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Diplomacy & Defense Think Tank News

Natasa Pirc Musar devient la première femme présidente de la République de Slovénie

Fondation Robert Schuman / Publication - Mon, 14/11/2022 - 01:00
La tradition a été respectée en Slovénie où les forces de gauche ont conservé la présidence de la République, un poste qu'elles occupent depuis l'indépendance du pays le 25 juin 1991. Natasa Pirc Musar a remporté l'élection présidentielle le 13 novembre lors du 2e tour de scrutin avec 53,86% des suf...

Feministische Außenpolitik - Wenn Utopie auf Realpolitik trifft

SWP - Sun, 13/11/2022 - 12:49
„Feministische Außenpolitik“ ist im Koalitionsvertrag der Ampel festgeschrieben. Es geht darum, alle Perspektiven wahrzunehmen, politische Mitsprache zu ermöglichen und Ressourcen gerecht zu verteilen. Doch es hagelt Kritik von allen Seiten.

Lula 2023-2027, quelle politique étrangère ?

IRIS - Sat, 12/11/2022 - 18:32

Lula a emporté sur le fil les présidentielles brésiliennes le 30 octobre dernier. Le Brésil devrait bientôt entrer en alternance politique. Le changement attendu est multiforme. Il est démocratique, et sans doute social. Mais sera-t-il aussi diplomatique ?

La politique extérieure n’est jamais au cœur des campagnes électorales. Qu’il s’agisse du Brésil, de la France ou de tout autre pays du monde. Malgré tout, elle figure toujours en bas de page, en queue de débats, voire au hasard d’initiatives et de publications consacrées à d’autres sujets. La question concernant le Brésil mérite cela dit une attention particulière. Lula, de 2003 à 2010, pendant donc ses deux mandats présidentiels, avait attiré l’attention des médias et des chancelleries en raison de son activisme international. Son ex-ministre des affaires étrangères, Celso Amorim, lui avait trouvé une appellation d’origine révélatrice : celle de « política externa ativa e altiva ». Dénomination que l’on pourrait traduire de la façon suivante, « une politique active et ambitieuse [1]».

La formule a été revendiquée pendant cette campagne tout à la fois par Celso Amorim et par Lula. Dans sa « Lettre pour le Brésil de demain [2]», publiée le 27 octobre, trois jours avant le deuxième tour, le candidat du PT, réaffirme en effet en paragraphe 12, la nécessité pour le Brésil, « de retrouver une politique extérieure souveraine active et ambitieuse ».

Il est difficile d’interpréter à partir de là, le cap que pourra prendre la politique extérieure brésilienne. Le point 12 de la lettre adressée par Lula aux électeurs du deuxième tour reste en effet très général. Le Brésil, est-il annoncé, dialoguera « démocratiquement » et en « respectant l’autodétermination des peuples » avec, dans l’ordre, « les BRICS [3], les pays africains, l’Union européenne, et les États-Unis ». Il agira pour « l’intégration régionale », plus particulièrement celle du Mercosur. Suivent ensuite des engagements non précisés sur « le commerce extérieur, la coopération technologique, des relations plus justes et démocratiques entre pays, le développement durable dans le cadre de la Convention du climat ».

Son conseiller diplomatique et ex-ministre des Affaires étrangères Celso Amorim a donné quelques explications de texte, permettant de nourrir le point 12 de la Lettre au Brésil de demain« Quelles seront les grandes lignes de la politique extérieure de Lula » lui a demandé un journaliste espagnol [4] au lendemain de la courte victoire du candidat pétiste ». Réponse du diplomate, « Elle ne sera pas très différente de celle qu’elles ont été dans le passé, défense du multilatéralisme, bonnes relations avec les États-Unis, mais aussi avec l’Union européenne, la Chine, avec les BRICS (principales économies émergentes), tout comme avec l’Afrique, si importante pour le Brésil, (..) et le plus important l’intégration sud-américaine, de bonnes relations avec les voisins. La lutte contre le changement climatique sera un aspect clef (..), la pandémie, les droits humains et la justice sociale internationale ».

En réponse à d’autres questions et à d’autres sollicitations, l’ex-ministre a apporté quelques compléments, en particulier sur les BRICS et l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Ces additifs arrondissent quelque peu les propos tenus par Lula le 5 mai 2022. « Ce gars-là », avait-il dit en parlant de Zelensky, « est aussi responsable que Poutine (..) Comme Saddam Hussein était aussi coupable que Bush ». Les BRICS selon Celso Amorim, peuvent jouer un rôle positif dans le règlement du conflit entre la Russie et l’Ukraine, des BRICS renforcés par l’adhésion de l’Argentine [5]. L’invasion, a-t-il expliqué, doit être condamnée parce qu’elle rompt les principes fondamentaux de la Charte des Nations unies. Cela dit, la Russie « a de sérieux motifs permettant de comprendre son désagrément ». C’est pourquoi les BRICS peuvent jouer un rôle positif, parce que la Russie est l’une des parties au conflit et la Chine, qui a une forte influence, pourrait avec les Européens et le Brésil agir en recherche de paix.

L’intégration, a-t-il confirmé, est celle de l’Amérique du Sud. Elle peut être accélérée par le renforcement du Mercosur et son élargissement à la Bolivie. D’autant plus que beaucoup de gouvernements sont à gauche. Il va être plus facile aujourd’hui par exemple de dialoguer avec la Colombie de Gustavo Petro, qu’avec hier celle d’Álvaro Uribe. D’autre part, conséquence de la guerre en Ukraine, les États-Unis et l’Europe ont besoin du pétrole vénézuélien. Ce qui va « ouvrir la voie à une négociation, quelle qu’elle soit » conduisant ces pays à « ne plus insister dans les stratégies de reconnaissance d’un quelconque nouveau Juan Guaidó [6]».

La mise en musique reste à mettre en partition. Celso Amorim se dit prêt à répéter sur la crise russo-ukrainienne, son geste médiateur de 2011 sur le nucléaire iranien. Mais les contraintes sont aujourd’hui bien nombreuses. Intérieures tout d’abord, politiques, parlementaires, comme économiques et sociales. Elles vont accaparer l’agenda gouvernemental. Mais extérieures aussi. Européens et Nord-américains ont jusqu’ici ignoré l’hypothèse BRIC pour résoudre le conflit européen.

En revanche ils pressent Lula de préserver la forêt amazonienne. Le représentant des États-Unis à la COP 27, Al Gore, par exemple, se référant à la victoire de Lula s’en est félicité, parce qu’a-t-il dit « le peuple brésilien a choisi d’arrêter la destruction de l’Amazonie ». Zelensky et Poutine, quant à eux, ont de concert mais parallèlement envoyé des télégrammes de félicitations au vainqueur. Côté intégration latino-américaine les choses méritent décantation. Andrés Manuel López Obrador (AMLO) du Mexique a invité Lula, comme il l’a fait au lendemain de l’élection du Chilien Gabriel Boric à faire le pari de la zone de libre-échange de l’Alliance du Pacifique. Alors que l’Uruguay, faisant fi de la solidarité Mercosur, négocie bilatéralement un accord commercial avec la Chine .

 

Cet article est une republication du site Nouveaux espaces latinos.

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[1] Celso Amorim, Teerã, Ramalá e Doha, memórias da política externa ativa e altiva », São Paulo, Benvira, 2015

[2] Carta para o Brasil do Amanhã

[3] C’est à dire la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud

[4] Sebastián Fest, « El futuro de Brasil, la entrevista », El Mundo, 1er novembre 2022, p 22

[5] Flavia Marreiro, Brad Haynes, « Amorim defende Argentina nos BRICS », Reuters, 19 octobre 2022

[6] In Nueva Sociedad, n°301, septembre-octobre 2022

 

G20-Gipfel im Schatten des Krieges

SWP - Sat, 12/11/2022 - 11:40
Friedensstifter, Vermittler? Welche Rolle Gastgeberland Indonesien einnehmen will

Après les élections de mi-mandat, qu’attendre de la présidence Biden ?

IRIS - Fri, 11/11/2022 - 11:20

Les « midterms » de 2022 étaient le premier scrutin aux États-Unis depuis la tentative d’insurrection au Capitole, le 6 janvier 2021.

C’était un test pour la démocratie : autant la présidentielle de 2020 avait été marquée par une participation record (66,8 %), autant l’incertitude planait cette année. Or, l’électorat s’est fortement mobilisé : il s’éleverait à environ 48 %, soit un peu moins des 51,8 % de participation aux midterms de 2018, ce qui était très élevé pour ce type de scrutin – rappelons qu’aux États-Unis le taux de participation est calculé par rapport au nombre de personnes ayant le droit de vote et non par rapport au nombre d’inscrits sur les listes électorales.

Le deuxième test portait sur la résistance des Démocrates, et celle-ci fut inattendue : même si, à ce stade, les résultats définitifs ne sont pas encore connus, Joe Biden n’a pas été la victime du vote sanction qu’on lui prédisait. Les Démocrates conservent même leur majorité au Sénat après leur victoire dans le Nevada.

Fin limier de la politique américaine, Biden dispose d’une très bonne connaissance des rouages électoraux et des attentes de son électorat. Il demeure sous-estimé, y compris dans son propre camp. L’inflation n’a pas eu raison de lui et il est probable également que les énormes réformes qu’il a engagées, par la voie législative, en faveur des infrastructures, des emplois verts ou de la relance économique post-Covid, auxquelles il faut ajouter la décision d’annuler en partie la dette étudiante pour plus de quarante millions d’Américains, ont été plus récompensées que prévu.

Une fois encore, la démocratie a résisté aux attaques

À droite, force est de constater que le trumpisme marque le pas.

C’était le troisième test. Il est loin d’avoir disparu puisqu’il persiste sous les traits du plus grand rival de Donald Trump à ce jour, le gouverneur de Floride Ron DeSantis, triomphalement réélu et tout aussi extrémiste que Trump sur le fond, et puisque des dizaines de « deniers » – ceux et celles qui nient le résultat de la présidentielle de 2020 – ont gagné.

Ils et elles sont cependant beaucoup moins nombreux qu’on le redoutait. Trump ne serait-il donc pas le faiseur de rois (et de reines) que beaucoup pensaient ? Dans les meetings qu’il a tenus aux côtés de candidates et candidats qu’il avait choisi de soutenir – plus en raison de leur flagornerie et leurs excès que pour leur compétence –, il a surtout parlé de lui-même et de son obsession de « l’élection volée » (selon lui) il y a deux ans. Mais gagner une primaire républicaine, où c’est surtout la base la plus fervente qui vote, n’est pas la même affaire que remporter une élection face à une ou un adversaire démocrate. La leçon de l’extrémisme du Tea Party de 2010, qui avait déjà plombé les Républicains deux ans plus tard avec la réélection de Barack Obama, n’a, semble-t-il, pas été retenue, tant le culte de la personnalité de Trump l’a emporté.

Le rejet de Trump et du trumpisme et du danger que l’ancien président fait courir à la démocratie (limitation de l’accès au vote des minorités, refus de certifier des élections si elles sont perdues, etc.) a, ainsi, mobilisé les Démocrates, et notamment les femmes – sans doute aussi les jeunes, à l’échelle nationale.

Depuis l’annulation de l’arrêt Roe vs Wade par la Cour suprême le 24 juin dernier, plusieurs États fédérés (Californie, Kentucky, Vermont, Michigan) ont mis au vote, le 8 novembre, des référendums pour inscrire, ou au contraire supprimer le droit à l’avortement dans la loi ou leur Constitution. Chaque fois, c’est le camp des pro choice qui l’a emporté.

Au-delà des référendums, les sondages de sortie des urnes indiquent que la préservation de ce droit a très largement motivé les Démocrates à voter pour un ou une candidate qui garantirait aux femmes cette liberté. « Les femmes ne sont pas sans pouvoir politique ou électoral », écrivait (ironiquement ?) le juge ultra-conservateur à la Cour suprême Samuel Alito dans l’arrêt « Dobbs v. Jackson Women’s Health Organization » en juin dernier. Il ne croyait pas si bien dire.

Biden appelle à renforcer le compromis avec les Républicains

Si les Républicains remportent la Chambre (les Démocrates conservent le Sénat, leur marge sera bien moindre qu’attendu.

Le président Biden, qui a profité des deux premières années de son mandat pour faire voter une série de grandes réformes, aura toutefois beaucoup plus de difficultés désormais parce qu’il est peu probable que les nouveaux élus républicains – qui prendront leurs fonctions en janvier 2023 – lui facilitent la tâche, à un peu plus d’un an de la prochaine campagne présidentielle.

C’est pourtant bien le sens de l’appel que Biden leur a lancé, le 9 novembre au soir : il estime que le compromis politique est une attente de la société, et a toujours dit faire du combat contre la polarisation politique du pays une priorité. Comme pour conjurer la perspective de deux années de paralysie institutionnelle, voire celle de possibles shutdowns (blocage du fonctionnement de plusieurs administrations fédérales) si jamais le plafond de la dette ne pouvait être relevé en cas de besoin ou si le budget de la nation ne parvenait pas à être voté en 2023 et 2024. En effet, c’est la Chambre des représentants qui donne le « la » sur les dépenses.

Le président devra encore renforcer ses efforts en matière de négociations et de tractations avec l’opposition parlementaire pour poursuivre la mise en œuvre de son programme – non seulement sur le plan socio-économique, mais aussi, et ce sera plus difficile, en matière de protection environnementale. Les Républicains le contraindront, de leur côté, à faire des compromis sur la fiscalité.

Selon le New York Times, il est cependant peu probable que Biden modifie son cap économique : la transition énergétique, qui nécessite de renoncer progressivement aux énergies fossiles, l’effort de réindustrialisation du pays dans la course avec la Chine sur les hautes technologies, la création d’emplois durables, la défense du pouvoir d’achat, la préservation des acquis de l’Obamacare, la lutte contre l’augmentation des prix des médicaments, le combat contre les inégalités sont sur sa feuille de route, surtout dans la perspective d’une possible récession l’an prochain. En revanche, plusieurs grandes lois fédérales promises à l’électorat démocrate pour, notamment, pallier les vides juridiques sur l’immigration, réguler la vente et la circulation d’armes à feu, combattre les discriminations raciales dans l’accès au vote, n’ont aucune chance d’aboutir d’ici fin 2024.

Midterms : le républicain Kevin McCarthy rêve de présider la Chambre des représentants, France 24 9 novembre 2022.

Il est un autre chantier délicat : celui de l’aide militaire à l’Ukraine. Sur le papier, un Congrès en partie républicain peut s’opposer à de nouvelles dépenses décidées par la Maison Blanche, ou voter des coupes (mais le président possède un droit de veto sur les lois). Dans les faits, le scénario le plus probable à ce stade est que les Républicains exigent davantage de transparence sur l’utilisation des moyens débloqués. Il n’empêche qu’en matière de dépenses militaires en général, la cohérence gagnerait à s’imposer dans les deux partis, démocrate et républicain : avec un budget de plus de 800 milliards de dollars, il est légitime de s’interroger sur le poids que ces dépenses font peser sur le contribuable dans une période inflationniste comme aujourd’hui.

Et 2024 ?

Une fois les derniers résultats des midterms connus (cela peut prendre encore quelques jours pour la Chambre), la course sera lancée pour la présidentielle de 2024. Même s’il laisse entendre le contraire, il est peu probable que Joe Biden, qui aura alors alors 82 ans, se représente. Qui, alors, pour lui succéder ?

Plusieurs leaders démocrates émergeront après leur élection ou réélection de la semaine dernière, sans oublier la vice-présidente Kamala Harris, qui devront continuer à composer entre une aile gauche et son électorat impatient (les jeunes en particulier) mais mobilisé donc incontournable, d’une part, et une culture de parti plus modérée d’autre part.

Chez les Républicains, le trumpisme nouvelle formule de Ron DeSantis s’imposera-t-il ou bien la doctrine plus traditionnelle l’emportera-t-elle, par pragmatisme ? À la Chambre, les Républicains mettront, dès janvier 2023, un terme à l’enquête parlementaire sur l’attaque du Capitole, comme si rien ne s’était passé. Mettront-ils leurs menaces à exécution en lançant de nouvelles enquêtes, sur les conditions du retrait de l’Afghanistan, et sur le business du fils de Joe Biden, Hunter ? Cela ne parviendra pas à masquer le fait que, lors de ces midterms, les Républicains ont raté leur coup et que pour espérer l’emporter en 2024, ils doivent également se concentrer sur une question majeure : avec ou sans Trump ?

 

 

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

Cosco-Einstieg in Hamburg: Kein Vergleich mit dem Hafen von Piräus

SWP - Fri, 11/11/2022 - 10:42

Seit mehr als einer Dekade investieren chinesische Staatsunternehmen in europäische Häfen. In Deutschland hat die China Ocean Shipping Company (Cosco) bereits 2020 in den Jade-Weser-Port in der Nähe von Wilhelmshaven investiert und war bis zum Juni 2022 am Bau eines weiteren Container-Terminals im Duisport beteiligt, dem größten europäischen Binnenhafen in Duisburg.

Chinas Investitionen unterstreichen seine langfristige Hafenstrategie in Europa: die maritime Vernetzung der Transportinfrastruktur. Cosco steht dabei stellvertretend für Staatsunternehmen, welche die Anbindung an und Integration in die Neue Seidenstraße, dem Globalprojekt der chinesischen Staatsführung unter Präsident Xi Jinping, vorantreiben.

Das Ansinnen von Cosco, im Hamburger Hafenterminal Tollerort eine Minderheitsbeteiligung anzustreben, hat innerhalb der Bundesregierung und in der Öffentlichkeit zu einer kontroversen Debatte mit Blick auf die kritische Infrastruktur geführt. Im Rahmen dieser Diskussion wird das Vorgehen von Cosco im griechischen Hafen von Piräus häufig als Vergleich herangezogen.

Der Hafen von Piräus als Einfallstor für China

Cosco ist mit 67 Prozent Mehrheitseigentümer der Betreibergesellschaft im Hafen von Piräus, der sogenannten Piräus Port Authority (OLP). Diese Zweidrittelmehrheit eines chinesischen Investors an einer Hafengesellschaft ist bisher einmalig in Europa. Es waren allerdings einzelne Reedereien aus Griechenland, die vor mehr als einer Dekade Cosco die Tore nach Piräus öffneten. Diese Familienunternehmen ließen ihre Tankerflotte in Südkorea und China bauen, während sich Peking in Europa auf den Erwerb von Häfen und maritimen Transportkapazitäten konzentrierte.

2008 schloss Cosco einen langfristigen Leasing-Vertrag zum Betreiben von Container-Terminals mit der griechischen Regierung ab. Als Deutschland und andere EU-Mitgliedsländer im Rahmen der finanziellen Rettungspakete über einen eventuellen »Grexit« stritten, war es Cosco, die Investitionspotentiale in Griechenland erkannte. 2016 erfolgte der Verkauf von 51 Prozent der OLP-Anteile durch die griechische Regierung an Cosco. Die zusätzlichen 16 Prozent erwarb das chinesische Unternehmen im vergangenen Jahr.

Diese Entwicklung wird in der öffentlichen Debatte häufig vergessen. Es waren Privatisierungsauflagen der internationalen Kreditgeber und das Ausbleiben von anderen Wettbewerbern für den Hafen von Piräus – einzig die dänische Unternehmensgruppe Maersk gab ein vorläufiges Angebot ab – welche Cosco das »Einfallstor nach Europa« weit öffneten, so der damalige chinesische Premierminister Li Keqiang bei einem Besuch in Athen.

Durch das strategische Investment von Cosco ist Piräus seit 2019 der größte Containerhafen im Mittelmeer, berechnet nach dem Volumen der abgefertigten Container, und seit 2020 der viertgrößte in Europa, nach Rotterdam, Antwerpen und Hamburg. Ende Oktober veröffentlichte die Betreibergesellschaft OLP die Neun-Monatsbilanz für 2022. Die Einnahmen stiegen um mehr als 28 Prozent im Vergleich zum Vorjahr. Die Profitabilität erhöhte sich im gleichen Zeitraum um 49 Prozent. OLP verwies insbesondere auf das gestiegene Anlegen von Kreuzfahrtschiffen im Hafen von Piräus; ein Hinweis auf die erfolgreiche Touristensaison in Griechenland, obwohl zwei der zahlungskräftigsten Reisegruppen fehlten – und zwar aus China und Russland.

Hamburg ist nicht Piräus

Die strategische Investition in den Hafen von Piräus ist Teil eines wachsenden maritimen Portfolios. Der chinesische Fokus lag zunächst auf Südosteuropa und dem östlichen Mittelmeer. Seit 2007 ist Cosco im Suezkanal präsent. Es folgten 2015 Hafenbeteiligungen in der Türkei (Kumport) und Israel (Haifa durch die Shanghai International Port Group). In Bulgarien ist die China Harbor Engineering Company seit 2018 in den Schwarzmeerhäfen von Varna und Burgas präsent. Der Versuch, im kroatischen Hafen von Rijeka Fuß zu fassen, ist vorerst gestoppt. Aber chinesische Unternehmen schielen bereits auf den Wiederaufbau des Beiruter Hafens im Libanon.

2018 wurde Griechenland Mitglied in der chinesischen Seidenstraßeninitiative (Belt and Road). Ein Jahr später folgte der Beitritt Athens zum 16+1 Netzwerk, einer Kooperationsplattform ost- und zentraleuropäischer Länder mit China. Beide Entscheidungen unterstreichen die Bereitschaft von Wirtschaft und Politik in Athen, erweiterte Handlungsspielräume Richtung Asien zu identifizieren.

Dabei fällt auf, dass es im griechischen Parlament und in der Öffentlichkeit kaum eine kritische Auseinandersetzung zum wachsenden Engagement mit Peking gibt. Einflussnahme in kritische Infrastruktur? Fehlanzeige in Athen. Es ist weitgehend Konsens in Griechenland, die wirtschaftliche, politische und kulturelle Kooperation mit China auszubauen, einschließlich weiterer Millionen-Investitionen Coscos im Großraum des Hafens von Piräus. Der sogenannte Master-Plan des chinesischen Staatsunternehmens sieht neue Hotels und ein Kongresszentrum vor, ein weiteres Container-Terminal soll gebaut sowie erweiterte Gewerbeflächen und Lagerkapazitäten geschaffen werden. Ende Oktober 2022 wurde dieser Modernisierungsplan vom griechischen Staatsrat akzeptiert. Cosco bekam die Auflage, einen umfassenden Verkehrswegeplan zu erarbeiten, der die Hafenerweiterung in die lokale Transportinfrastruktur integriert.

Die chinesische Staatsrederei ist innerhalb einer Dekade zu einem institutionellen Referenzpunkt in der europäischen Hafeninfrastrukturpolitik geworden. Das geplante Engagement in Hamburg ist ein weiterer Baustein in dieser Strategie. Das Beispiel im Hafen von Piräus zeigt, welche Entwicklung und Vernetzung möglich ist. Dies an Bedingungen zu knüpfen oder gegenüber chinesischen Investoren auch einmal „Nein“ zu sagen, ist in Athen eher selten. In Berlin ist die Debatte darüber nun voll im Gange.

The Challenge of Decarbonisation and EU-Turkey Trade Relations

SWP - Fri, 11/11/2022 - 01:00

The implementation of the European Union’s (EU) Green Deal to reduce emissions by 2030 and to achieve climate neutrality by 2050 will have an impact on the EU’s trade policy and on its trade relations with its non-EU partners. With the ongoing decarbonisation process of European economic sectors, the EU’s climate policy will be in­creasingly integrated into its trade policy through measures such as the Carbon Bor­der Adjustment Mechanism (CBAM) and by strengthening the environment chapters of its trade agreements. Therefore, the debate on the future of Turkey-EU trade rela­tions should focus on future prospects for decarbonisation and trade if both sides are keen to maintain or deepen their trade relations. In the current context, which is rife with geopolitical and energy security considerations, a long-term vision and a holistic approach are needed now more than ever.

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