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Diplomacy & Defense Think Tank News

Iwobi named on Football Black List alongside Carter and Eze

BBC Africa - Tue, 24/03/2026 - 01:04
England defender Jess Carter, Arsenal attacker Eberechi Eze and Fulham midfielder Alex Iwobi are on the 2025 Football Black List.

Les pays du Golfe entraînés malgré eux dans la guerre en Iran

IRIS - Mon, 23/03/2026 - 18:45

En signant des accords de défense avec les États-Unis, la plupart des États du Golfe se croyaient à l’abri de la menace iranienne. En contrepartie de ces accords, les États de la région avaient consenti l’installation de bases états-uniennes ou d’infrastructures sur leur territoire. Certains pays comme les Émirats arabes unis ont par ailleurs rejoint les accords d’Abraham en 2020 et ont poussé très loin leur coopération avec Israël.  

Les États arabes du Golfe (Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Qatar, Bahreïn, Koweït et Oman) ont cherché à entretenir de bonnes relations avec leur voisin iranien même s’ils regardaient avec appréhension l’encerclement qui se mettait en place dans un croissant chiite qui allait de l’Irak au Yémen en passant par le Liban et la Syrie. La chute du régime d’Assad en décembre 2024 et le coup sévère porté au Hezbollah libanais à l’automne 2024 avaient été accueillis avec un certain soulagement par l’Arabie saoudite et les autres pays de la région. Depuis, Riyad est devenu, avec la Turquie, le principal soutien du président syrien Ahmed Al-Charaa.

Une normalisation des relations teintée de méfiance et d’arrière-pensées

Depuis quelques années, les relations entre les États du Golfe et leur voisin perse étaient sur la voie de la normalisation. Les accords de mars 2023 signés à Pékin visaient à rétablir un semblant de relations de bon voisinage entre l’Arabie saoudite et l’Iran. Depuis cette date, la relation entre les deux pays s’était nettement apaisée et des hauts responsables iraniens, notamment Ali Larijani, s’étaient rendus en Arabie saoudite à deux reprises (en juillet et en septembre 2025).

Le sultanat d’Oman qui occupe une place particulière, puisqu’il partage le contrôle du détroit d’Ormuz avec son voisin iranien, a depuis longtemps joué un rôle essentiel de facilitateur de la relation entre Téhéran et les Washington. Les échanges de visites au plus haut niveau ont été fréquents ces dernières années (visite du président Raïssi à Mascate en mai 2022, visite du sultan Haïtham à Téhéran en mai 2023, visite du président Pezchkian à Mascate en mai 2025). Oman était très impliqué dans les négociations sur le nucléaire iranien, tant sur son territoire qu’à Genève. Ali Larijani avait notamment fait le voyage au sultanat pour échanger des propositions avec la partie états-unienne.

Tous les pays de la région conscients des conséquences d’une attaque massive contre l’Iran avaient cherché à dissuader le président Trump d’une intervention contre ce pays. Surtout qu’elle ne semblait pas justifiée au stade des négociations en cours et que de sérieux progrès avaient été réalisés dans les discussions comme le souligne Sayyid Badr dans un article publié par The Economist.

Un coup sévère porté à l’attractivité des pays de la région

L’attaque massive du 28 février 2026 contre l’Iran a pris de surprise tous les pays de la région. La riposte iranienne et sa capacité à atteindre des terminaux pétroliers et gaziers, des raffineries, des usines de dessalement d’eau de mer et d’autres infrastructures comme les aéroports de Dubaï, Abou Dabi et Doha qui sont devenus ces dernières années des hubs régionaux très importants pour le trafic aérien entre l’Europe et l’Asie, a porté un coup sévère à l’économie de ces pays.

L’image écornée qui en résulte est peut-être même plus encore dommageable pour les monarchies pétrolières de la région qui, fortes de leur rente quasi inépuisable, avaient réussi à construire un modèle de modernité et de vie aseptisée qui avait séduit de nombreuses de personnes à Dubaï et ailleurs dans le Golfe.

Les pays du Golfe, entre sidération et passivité

En frappant durement ses voisins, l’Iran met en exergue leur vulnérabilité. En bloquant le détroit d’Ormuz et en empêchant le transit du pétrole, du gaz, des engrais et de bien d’autres produits comme l’aluminium, Téhéran prive ses voisins de leurs principaux revenus. Il existe plusieurs explications à cela, l’une pourrait être qu’en agissant ainsi les autorités iraniennes souhaitent obliger les pays de la région à faire pression sur les États-Unis pour que cessent les attaques contre l’Iran. L’autre explication serait celle de démontrer la fragilité du socle sur lequel reposent les modèles de développement adoptés.

La passivité des pays de la région étonne. Ces États ont acquis au cours des dernières années pléthore de matériel militaire auprès des États-Unis, ainsi que des pays européens dont la France et d’autres pays asiatiques. Pour l’instant, ils se sont bien gardés de les utiliser ou de riposter aux attaques. Est-ce une façon de préserver l’avenir ou un aveu de faiblesse sur l’incapacité d’assurer une défense crédible ?

Pourquoi l’Iran a-t-il pris le risque de détériorer durablement sa relation avec ses voisins immédiats après des années de tentative de rétablissement d’un semblant de relations de bon voisinage ? Pourquoi s’en prendre à l’Arabie saoudite, au Qatar alors que ces pays semblaient vouloir s’accommoder de ce voisinage ? L’Arabie saoudite par la voix de son ministre des Affaires étrangères a déclaré que : « la confiance entre l’Iran et ses voisins était rompue et que ces attaques auront des conséquences à long terme ».

L’après-conflit pourrait modifier profondément la donne

Conscients de la vulnérabilité et de leur dépendance au détroit d‘Ormuz, les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) pourraient envisager des alternatives. Le blocus du détroit impacte les pays de la région à des degrés divers. Si le Bahreïn, le Qatar et le Koweït n’ont pas d’autres alternatives que de faire transiter leur pétrole par Ormuz, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et Oman en sont moins dépendants. L’Arabie saoudite pourrait exporter son pétrole par l‘oléoduc de 720 km qui traverse le pays et débouche en mer rouge. Cet oléoduc a une capacité de 5 millions de barils/jour. Le Tapline qui permettait d’exporter le pétrole saoudien et d’autres pays du Golfe jusqu’en Méditerranée ne fonctionne plus depuis des décennies, mais il pourrait un jour être ressuscité.

Les capacités du terminal pétrolier de Fujaïrah sur la mer d’Oman sont estimées à 1,5 million de barils/jour. Elles pourraient être renforcées. À plus long terme, le projet de chemin de fer trans-Golfe qui stagne depuis des années pourrait être mis en œuvre. Des routes existantes comme la route de quelques 700 Kms qui traverse le Rub Al-Khali et qui relie l’Arabie à Oman pourraient voir son trafic s’intensifier.

L’autre conséquence de ce conflit aura été le réchauffement des relations entre l’Arabie saoudite et Abou Dabi. Dès le lendemain des attaques, les deux chefs d’État se sont entretenus alors que les relations entre les deux pays traversaient une période de gel.

Si les objectifs de l’attaque israélo-américaine contre l’Iran (changement de régime et destruction des capacités nucléaires) n’étaient pas atteints, certains pays de la région comme les Émirats arabes unis pourraient être tentés de réviser leur politique vis-à-vis d’Israël

Les États de la région ont pris conscience de leur vulnérabilité et devront agir en conséquence pour construire une défense crédible capable de dissuader leur puissant voisin, mais en ont-ils les moyens humains pour le faire ?

Cette « guerre » courte ou longue soit-elle aura sans doute des conséquences durables dans les années à venir.

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Abécédaire de la guerre des systèmes

IRIS - Mon, 23/03/2026 - 18:17

Dans un environnement marqué par la superposition des crises, l’intensification des interdépendances et le retour assumé du rapport de force, les vulnérabilités des systèmes – énergétiques, informationnels, économiques, climatiques, logistiques – ne sont plus seulement des facteurs de fragilité : elles deviennent tout autant de leviers de conflictualité. Intitulé « Guerre des systèmes : un abécédaire de la résilience », le dossier de La Revue internationale et stratégique n° 141 propose d’interroger cette « guerre des systèmes » en articulant trois exigences complémentaires : évaluer les risques systémiques, comprendre la manière dont des acteurs peuvent instrumentaliser des systèmes interdépendants, et penser les conditions d’une résilience opératoire, au croisement des sphères civile et militaire. Conçu comme un abécédaire, il offre des entrées thématiques autonomes qui composent, par leur enchaînement, un continuum analytique.

Cet « Abécédaire de la guerre des systèmes » prolonge cette logique. Il prend la forme d’un corpus de sources issues de la science, du monde académique ainsi que de documents officiels, auxquels s’ajoutent des recommandations culturelles plus larges. En proposant pour chaque mot-clé une sélection de réflexions issues de la recherche, des assurances, du monde militaire et de la fiction, il a pour objectif de croiser les regards et d’enrichir le corpus constitué par le dossier, selon de multiples entrées consultables de manière indépendante.

À télécharger

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Nigerian heritage key to my success - Itauma

BBC Africa - Mon, 23/03/2026 - 16:34
Moses Itauma, one of heavyweight boxing's brightest prospects, says he found the answers to questions about his identity on a trip to his father's village in Nigeria.

DRAFT RECOMMENDATION on the proposal for a Council decision on the conclusion, on behalf of the European Union, of the Political, Economic and Cooperation Strategic Partnership Agreement between the European Union and its Member States, of the one part...

DRAFT RECOMMENDATION on the proposal for a Council decision on the conclusion, on behalf of the European Union, of the Political, Economic and Cooperation Strategic Partnership Agreement between the European Union and its Member States, of the one part, and the United Mexican States, of the other part
Committee on Foreign Affairs
Committee on International Trade
Borja Giménez Larraz, Javi López

Source : © European Union, 2026 - EP

Super Bowl 2026 : quand Bad Bunny redéfinit l’Amérique

IRIS - Mon, 23/03/2026 - 15:16

Comment la mi-temps du Super Bowl est-elle devenue un espace de recomposition géopolitique des Amériques ? La performance de Bad Bunny au Super Bowl 2026 illustre une reconfiguration symbolique des rapports centre/périphérie au sein des Amériques et met en tension l’hégémonie culturelle des États-Unis sur l’ensemble du continent. Sur la plus grande scène télévisuelle du pays, la mi-temps du Super Bowl, le chanteur propose bien plus qu’un concert spectaculaire à Santa Clara (Californie) : une mise en scène dans laquelle Porto Rico, l’Amérique latine et les diasporas contribuent à redessiner, le temps d’un spectacle, la cartographie habituelle du pouvoir nord-américain.

À télécharger

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Frederiksen en passe d’obtenir un troisième mandat alors que le Danemark se rend aux urnes

Euractiv.fr - Mon, 23/03/2026 - 15:00

Le pari des élections anticipées semble sur le point de porter ses fruits, malgré le recul de la popularité des sociaux-démocrates de la Première ministre danoise

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Iran : une couverture médiatique très contestable

IRIS - Mon, 23/03/2026 - 11:51

Nous sommes entrés dans la quatrième semaine de la guerre lancée par Israël et les États-Unis contre l’Iran. Cette guerre occupe la une des journaux et domine les débats. Pourtant, la couverture médiatique qui en est faite soulève de sérieuses questions : partialité, biais pro-israélien et pro-américain, absence de regard critique sur les conséquences humaines et géopolitiques…

Pourquoi les médias reprennent-ils majoritairement l’argumentaire israélien et américain sans l’interroger ? Pourquoi les civils iraniens et libanais, premières victimes de cette guerre, sont-ils si peu évoqués ? Pourquoi les experts militaires qui dénoncent une opération mal préparée sont-ils peu présents sur les plateaux, par rapport aux « experts civils » dont l’expertise semble surtout servir à justifier l’intervention ?

Cette guerre rappelle en cela celle d’Irak en 2003 : mêmes promesses de « libération », mêmes accusations contre ceux qui osent douter, mêmes dérives du droit international. Pourtant, l’histoire a montré que ces interventions ne mènent ni à la paix ni à la démocratie.

Mon analyse dans cette vidéo.

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ÄNDERUNGSANTRÄGE 1 - 195 - Entwurf eines Berichts Bekämpfung transnationaler Repression – Eine EU-Strategie für den Schutz der Souveränität und der demokratischen Werte Europas - PE785.284v01-00

ÄNDERUNGSANTRÄGE 1 - 195 - Entwurf eines Berichts Bekämpfung transnationaler Repression – Eine EU-Strategie für den Schutz der Souveränität und der demokratischen Werte Europas
Ausschuss für auswärtige Angelegenheiten
Hannah Neumann

Quelle : © Europäische Union, 2026 - EP

Gezielte Entlastung statt Umverteilung

Wie der Staat wirtschaftspolitisch auf den Iran-Krieg reagieren muss – und was er lassen sollte, Es wird immer wahrscheinlicher, dass nicht nur der Irankrieg und das damit verbundene Leid in der Region anhalten und sich verschärfen. Auch die wirtschaftlichen Kosten dürften weltweit deutlich zunehmen – vor allem für die ärmsten Länder im globalen Süden, aber zunehmend auch für reiche Länder wie ...

Latest news - AFET committee meetings - Committee on Foreign Affairs

Next AFET committee meeting will be held on:

  • Wednesday 15 and Thursday 16 April, room SPAAK 3C50, Brussels
Meetings are webstreamed with the exception of agenda items held "in camera".


AFET - DROI calendar of meetings 2026
Meeting documents
Webstreaming
Source : © European Union, 2026 - EP

Wir brauchen eine radikale Wende in der Wohnungspolitik

Mieterschutz senken und höhere Mieten im Bestand zulassen: Was klingt wie eine Lösung, um wieder Bewegung in den Wohnungsmarkt zu bringen, ist falsch. Ein Gegenvorschlag , Wohnen ist eine der drängendsten sozialen Fragen unserer Zeit. Doch die öffentliche Debatte fixiert sich zu sehr auf das fehlende Angebot. Das greift zu kurz. Denn günstiger Wohnraum fehlt auch, weil der vorhandene Wohnraum höchst ineffizient verteilt ist. Vor allem junge Familien suchen größere ...

'Peace is a gradual thing': How land, cattle and identity fuel a deadly Nigerian conflict

BBC Africa - Sun, 22/03/2026 - 01:55
How a lack of justice and trust in the security forces perpetuates deadly violence in Plateau state.

Rwanda batter becomes youngest women's T20 centurion

BBC Africa - Sat, 21/03/2026 - 20:02
Rwanda's Fanny Utagushimaninde says it was like "a dream" after becoming the youngest woman to make a T20 international century at the age of 15 years and 223 days.

Israël – Hezbollah : les ressorts d’une escalade et ses implications pour le Liban

IRIS - Fri, 20/03/2026 - 15:05

Ce 2 mars à l’aube, le Hezbollah a lancé six missiles et huit drones en direction d’Israël, précipitant une réponse de grande ampleur de la part de Tel-Aviv. Comment expliquer cette décision ?

Tout d’abord, cette décision illustre la volonté du mouvement chiite libanais de se tenir aux côtés de Téhéran dans l’agression qu’il subit de la part de Washington et Tel-Aviv depuis le 28 février 2026. En plus de son rôle de pourvoyeur financier et matériel du Hezbollah, la République islamique d’Iran demeure une référence idéologique et religieuse centrale pour le mouvement et une partie des chiites au Liban. L’attaque a d’ailleurs été présentée par le Hezbollah comme un acte de « vengeance » à l’assassinat du Guide suprême iranien, Ali Khamenei, dont l’élimination avait auparavant été qualifiée de « ligne rouge » par les cadres du parti.

Cependant, dès le déclenchement de l’opération israélo-américaine, des canaux de discussions avaient été ouverts entre l’exécutif libanais et le mouvement pour le convaincre de ne pas s’engager. De même, des fuites dans la presse émanant de responsables du parti indiquaient que ce dernier ne s’impliquerait qu’en cas d’agression israélienne sur le sol libanais. Il est probable que l’appareil militaire du Hezbollah ait cherché à entretenir une forme d’ambiguïté stratégique afin de prendre Tel-Aviv par surprise, alors même que plusieurs médias israéliens faisaient état de préparatifs en vue d’une opération de grande envergure au Sud-Liban.

Notons également que de nombreuses interrogations entourent le commandement opérationnel du Hezbollah. Une heure et demie de silence a séparé l’attaque de sa revendication par le parti. Ce délai suggère une décision prise dans la précipitation, sinon un désaccord interne au sein du mouvement. En effet, depuis plusieurs mois, plusieurs signaux laissent entrevoir des dissensions entre sa branche politique, incarnée par l’actuel secrétaire général Naïm Qassem, ainsi que d’autres membres issus du parti d’émanation irakienne al-Dawaa, et sa branche militaire, proche des Gardiens de la Révolution iraniens. À présent, la communication du mouvement est soigneusement verrouillée et les figures dites « réformatrices » du Hezbollah se sont unanimement rangées derrière la décision d’engager la confrontation avec Israël.

Enfin, ce choix pourrait être de nature purement stratégique et viserait à sortir le Hezbollah de l’impasse dans lequel il se trouvait. Depuis la signature du cessez-le-feu en novembre 2024 entre Israël et le Liban, le parti a fait de nombreuses concessions politiques et a accepté, dans le cadre du plan de désarmement mené par les autorités libanaises, le démantèlement de ses structures militaires dans le sud du pays, refusant toutefois son application sur le reste du territoire tant que des assurances concrètes n’auraient pas été fournies pour stopper les attaques israéliennes et qu’une stratégie nationale de défense, élaborée avec l’exécutif, ne serait pas mise en place. Malgré cela, aucune garantie ne lui a été donnée par la France et les États-Unis, chargés de superviser l’application de l’accord. Tel-Aviv n’a cessé ses violations systématiques (environ 15 000), ciblant ses dirigeants ainsi que ses structures civiles et économiques, et a maintenu son occupation. Le Hezbollah, quant à lui, s’est abstenu de toute réponse militaire.

À présent, il cherche à modifier le rapport de force par ce qui a fait son succès en 2000 et en 2006 : la guérilla. Le terrain du Sud-Liban, propice aux combats asymétriques, combiné à l’expérience opérationnelle du Hezbollah dans ce domaine, pourrait transformer toute incursion israélienne de plus grande envergure, en une guerre d’usure prolongée, politiquement et militairement difficile à soutenir pour Tel-Aviv.

Réuni en Conseil des ministres dès le lendemain de l’attaque, le gouvernement libanais a prononcé l’interdiction de toutes actions militaires et sécuritaires du Hezbollah et a chargé l’armée libanaise de mener à bien son désarmement « par tous les moyens nécessaires ». Quelles sont les conséquences politiques d’une telle mesure ? L’armée libanaise est-elle capable de mener à bien cette mission ?

En offrant à Israël le prétexte tant attendu pour déclencher cette riposte disproportionnée et sanglante, le Hezbollah a opéré un choix stratégique qui sera lourd de conséquences. Le drame humanitaire auquel nous assistons aujourd’hui au Liban, avec plus d’un million de déplacés, 2584 blessés et 1001 morts selon les autorités libanaises, risque d’en affecter durablement l’image. A fortiori, le choix d’une réponse à l’assassinat de Khamenei nourrit la perception chez certains Libanais, de plus en plus nombreux, que le parti est un acteur déstabilisateur, affilié à des intérêts qui sont extérieurs au Liban et dont le maintien de l’arsenal menace sa population plus qu’il ne la protège.

La nouveauté dans la séquence actuelle réside dans la stratégie israélienne de cibler massivement et de manière systématique des zones majoritairement peuplées par des chiites. Là où la campagne de 2024 visait principalement à détruire les stocks d’armes et à décapiter le mouvement, les ordres d’évacuations massives de la banlieue sud de Beyrouth et du Sud visent à isoler le Hezbollah de sa base sociale et à démanteler sa « société de résistance ». Israël sait également qu’il ne peut éradiquer un mouvement de résistance par la seule supériorité militaire, et cherche donc à accroître la pression sur le gouvernement libanais afin qu’il engage des mesures concrètes visant au démantèlement du mouvement, tant sur le plan militaire que politique. L’annonce du Premier ministre libanais répond directement à ces pressions, ainsi qu’à celles formulées par certaines chancelleries – notamment les États-Unis, et dans une moindre mesure la France et l’Arabie saoudite – impliquées dans le dossier libanais.

Elle confirme également que le Hezbollah est plus que jamais isolé sur la scène politique libanaise. Son alliance avec le parti chrétien Courant patriotique libre, déjà considérablement affaiblie par la guerre de 2024, semble à présent durablement compromise. Plus significativement encore, son partenariat historique avec Amal, l’autre parti chiite libanais, laisse entrevoir des fissures. Bien qu’il se soit pour l’instant abstenu d’exprimer publiquement des critiques, l’approbation de ses ministres à la décision d’interdire les activités de la milice témoigne d’un certain malaise au sein du « tandem chiite ». Le Hezbollah se sait de plus en plus marginalisé et tente de maintenir une présence institutionnelle. Lors de la réunion du cabinet du 3 mars, ses ministres ont fait le choix de rester présents, tout en exprimant ses réserves.  

En ce qui concerne l’armée libanaise, de grandes incertitudes pèsent sur sa capacité à mener à bien le désarmement. Sur ordre de l’exécutif, elle s’est retirée d’une partie du Sud après la riposte israélienne et s’est positionnée à différents points sur les axes reliant la région à Beyrouth pour procéder à l’arrestation d’individus armés. Mais ces mesures demeurent pour l’instant limitées, du fait de ses faibles capacités en matériels et en hommes. De même, la demande de désarmer « par tous les moyens » suscite une certaine crainte parmi l’état-major, qui redoute à juste titre les conséquences dévastatrices sur le plan de l’équilibre libanais d’une confrontation directe entre l’armée et des citoyens affiliés au Hezbollah.

Rodolphe Haykal, le chef des Forces armées libanaises (FAL), a d’ailleurs ouvertement exprimé son scepticisme en Conseil des ministres. Le 7 mars, il a tenu une réunion exceptionnelle regroupant des officiers de haut rang, en marge de laquelle il a insisté sur l’importance de l’arrêt de l’agression israélienne, tout en évitant de nommer le Hezbollah. Cette prise de position le place au centre des critiques, des informations faisant même état d’un possible limogeage du chef militaire. Au Liban, l’armée est la garante de la paix civile et elle a en souvenir l’épisode douloureux du 6 février 1984, lorsque l’ordre lui fut donné de bombarder la banlieue sud et d’affronter les miliciens d’Amal, entraînant une vague de désertions de soldats chiites qui affecta profondément l’institution alors plongée en pleine guerre civile.

Les accusations visant le chef de l’armée libanaise alimentent une rhétorique relayée depuis Tel-Aviv, dénonçant l’inefficacité de la troupe et sa supposée « collaboration » avec le Hezbollah. Ce discours trouve un certain écho aux États-Unis, qui demeurent le principal fournisseur des FAL. Début février, alors que Rodolphe Haykal était en visite à Washington, une audition au Congrès de chercheurs du think tank néoconservateur Washington Institute for Near East Policy a mis en lumière la volonté de l’administration américaine de conditionner son aide en direction de l’armée libanaise à ses résultats dans le désarmement du Hezbollah. Certains sont allés jusqu’à critiquer le choix de l’institution de « prévaloir la stabilité sur la souveraineté».

Alors que les tentatives de médiation émergent, notamment sous l’impulsion de la France, les initiatives en faveur d’un cessez-le-feu sont-elles susceptibles d’aboutir à court terme ?

La France, garante de l’accord de cessation des hostilités de 2024 et acteur historique au Liban, se place en première ligne pour tenter d’établir un cessez-le-feu. Si Paris pouvait jusqu’ici se targuer d’entretenir une communication directe avec le Hezbollah, ce canal semble aujourd’hui rompu, ce qui limite sa capacité de médiation. Dans ce contexte, l’initiative française s’appuie sur la proposition avancée par le président libanais Joseph Aoun, qui préconise un arrêt des frappes israéliennes, un renforcement de l’aide à l’armée libanaise pour lui permettre de se déployer sur l’ensemble du territoire, en vue de lancer un processus de négociation « directe » entre Beyrouth et Tel-Aviv. Des discussions seraient en cours au Liban en vue de former une délégation incluant des représentants des quatre grandes communautés du pays (chrétienne, sunnite, druze et chiite), la désignation de la personnalité chiite appelée à y siéger faisant toutefois l’objet de blocages.

Mais il reste encore à convaincre les principaux acteurs à s’installer autour de la table, ce qui paraît pour l’heure impossible. Premièrement, le Hezbollah refuse de s’engager dans des pourparlers. Le mouvement a tiré l’enseignement suivant : la voie diplomatique ne lui a fourni aucune garantie qu’Israël stoppe son agression. Son secrétaire général Naïm Qassem a récemment déclaré que la diplomatie avait échoué et qu’il fallait s’attendre à « une confrontation longue ». Israël, de son côté, n’a toujours pas donné suite à l’initiative franco-libanaise et considère qu’elle dispose d’un levier de pression suffisant pour ne pas encore s’engager dans des discussions. Son ministre de la Défense, Israël Katz, a par ailleurs menacé directement l’État libanais de frapper ses infrastructures en cas d’inaction face au Hezbollah.

Enfin, la grande inconnue demeure l’implication des États-Unis. Ces derniers mois, les envoyés spéciaux états-uniens au Liban se sont enchaînés, signe d’une forme d’impatience au sein de l’administration états-unienne vis-à-vis de l’exécutif libanais. Selon le média Axios, les autorités libanaises auraient sollicité l’administration américaine pour entamer des négociations directes avec Israël, avant d’essuyer une fin de non-recevoir de la part de l’ex-envoyé spécial Tom Barrack, aujourd’hui en charge du dossier syrien.

Toujours est-il que les options mises actuellement sur la table semblent souffrir des mêmes limites que l’accord de 2024. Celui-ci avait contraint le Liban à accepter un cessez-le-feu dont les garants extérieurs se sont révélés incapables de faire cesser les violations israéliennes, voire directement alignées sur ses intérêts stratégiques, tandis que le cadre onusien était progressivement marginalisé. Aujourd’hui, les initiatives de médiation visent à instaurer des négociations directes entre Tel-Aviv et Beyrouth, malgré un rapport de force asymétrique et l’absence de contrôle des autorités libanaises sur les actions du Hezbollah. Beyrouth risquerait ainsi de se retrouver une nouvelle fois contraint de négocier sous le feu, sans réelle capacité à mettre en œuvre les exigences israéliennes, tandis qu’Israël ne serait guère incité à faire des concessions et continuerait d’exploiter son avantage militaire.

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BERICHT on Global Gateway -– past impacts and future orientation - A10-0045/2026

BERICHT on Global Gateway -– past impacts and future orientation
Ausschuss für auswärtige Angelegenheiten
Entwicklungsausschuss
Hildegard Bentele, Chloé Ridel

Quelle : © Europäische Union, 2026 - EP

Desperate for food, drought-stricken Kenyans turn to the gingerbread tree

BBC Africa - Fri, 20/03/2026 - 01:06
Some 26 million people are "facing extreme hunger" in Kenya, Ethiopia and Somalia, warns humanitarian organisation Oxfam.

Study - Addressing the nature and impact of organised crime in the international scene - PE 783.608 - Committee on Foreign Affairs

The purpose of this study is to enhance the evidence base on how organised crime groups (OCGs) have evolved into transnational geopolitical actors, to evaluate the suitability of international legal frameworks for holding them accountable, and to offer policy recommendations to strengthen this accountability. The study finds that international law fails to adequately define or reflect the transformation of OCGs into geopolitical actors. Instead, it relies on outdated conceptions of criminal hierarchies, which confine organised crime to the transnational rather than international legal domain . International law is therefore restricted in its ability to categorise these groups as legal entities, even where their actions resemble crimes against humanity in their intent and scale . This definitional oversight has practical consequences: EU external action efforts generate relatively little information on geopolitical threats tied to OCGs, and the international criminal, humanitarian, and human rights infrastructure is unable to directly confront the actions of these groups. The study calls for the redefinition of OCGs as part of a new Directive, as well as practical measures to refine criminal justice mechanisms, improve cross-border cooperation, update EU external action threat assessments and support existing international legal frameworks to more effectively account for the geopolitical behaviours and impacts of OCGs.
Source : © European Union, 2026 - EP

Denounce 'abject' Afcon decision - senior Caf member

BBC Africa - Thu, 19/03/2026 - 18:12
Caf executive committee member Augustin Senghor says the decision to strip Senegal of the 2025 Afcon title is "unacceptable, abject and we have to denounce it".

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