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Wie Urbanisierung die Politik in Afrika verändert

Die rasante Urbanisierung auf dem afrikanischen Kontinent ist ein Megatrend, der nicht aufzuhalten ist. Bereits jetzt lebt ungefähr die Hälfte aller Afrikanerinnen und Afrikaner in Städten und es wird geschätzt, dass 80 Prozent des Bevölkerungswachstums im Zeitraum von 2020-2050 in Städten stattfinden wird. Dies bringt nicht nur große Herausforderungen im Bereich der Infrastrukturentwicklung mit sich, sondern verändert auch fundamental das soziale und politische Miteinander.

Quels pays pourraient être dans le collimateur de Trump après le Venezuela ?

BBC Afrique - Tue, 06/01/2026 - 13:27
Trump a proféré de nombreuses menaces à l'encontre d'autres nations dans l'orbite de Washington.
Categories: Afrique

Match Burkina - Côte d'Ivoire : « L'équipe qui remportera la bataille du milieu de terrain aura l'ascendant », analyse Alain Traoré

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 06/01/2026 - 13:07

Un des matchs choc des 8e de finales de la CAN Maroc 2025, c'est sans nul doute Burkina Faso vs Côte d'Ivoire. Un duel au sommet en Afrique de l'Ouest. A quelques heures de cette rencontre prévue pour ce 6 janvier 2026 à 19h, l'ex international burkinabè et consultant à Canal+, Alain Traoré, nous livre son analyse. Lisons !

« Je pense que le match du Burkina Faso vs Côte d'Ivoire va être très disputé. Il va être un très bon match mais après, il va falloir être très efficace dans les deux surfaces. L'équipe qui arrivera à gérer cela remportera le match. Défensivement, il faut que le Burkina Faso soit costaud et concrétise les occasions qu'il va se procurer. Contre l'Algérie par exemple, on a beaucoup péché dans la finition.

On a été très costaud défensivement mais on a péché offensivement. Ce match, on ne devrait pas le perdre si on avait été efficace devant les buts. La moindre des choses c'était de se quitter sur un match nul. Je sais que contre la Côte d'Ivoire, la motivation sera au rendez-vous, les Etalons seront même surmotivés. Mais il faudra qu'ils gardent leur calme le plus longtemps possible dans la rencontre. La deuxième chose que je vois, c'est que tout se jouera au milieu de terrain.

L'équipe qui va gagner la bataille du milieu de terrain aura l'ascendant sur son adversaire. Alors que le gros problème des Étalons actuellement, c'est leur milieu de terrain. Je ne connais pas la composition que mettra en place le coach, mais il va falloir aligner des joueurs un peu plus habiles, qui peuvent garder le ballon même étant sous pression et servir les attaquants.

Je pense également qu'on est un peu plus forts que les Ivoiriens en attaque. Nos attaquants, c'est vraiment du haut niveau, de même qu'à la défense et dans les buts. Donc, la seule incertitude, c'est au milieu de terrain. C'est en fonction des joueurs alignés au milieu qu'on saura si le coach a opté pour défendre, ou si on est là pour produire du jeu. Mais il faut savoir qu'avec cette équipe ivoirienne, il faut produire du jeu pour les mettre en difficulté. C'est comme ça qu'on peut avoir le gain du match. »

Propos recueillis par Obissa Juste Mien
Lefaso.net

Categories: Afrique

Développement : « L'Afrique n'est ni en retard ni en stagnation, mais un continent en évolution et en pleine transformation »

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 06/01/2026 - 12:44

Longtemps réduite à une image de dépendance et de sous-développement, l'Afrique connaît aujourd'hui une mutation profonde. Forte de ressources naturelles abondantes, d'une jeunesse dynamique et d'une volonté croissante de souveraineté politique, économique et culturelle, elle s'impose progressivement comme un acteur central du développement mondial. Cette tribune de Khalid Cherkaoui Semmouni, directeur du Centre de Rabat pour les études politiques et stratégiques analyse les fondements et les perspectives de cette transformation historique.

L'Afrique est aujourd'hui un continent en profonde mutation, riche de ses ressources, de ses cultures et surtout de son capital humain. Longtemps perçue à travers le prisme de la dépendance et du sous-développement, elle s'affirme progressivement comme un acteur incontournable du développement mondial, engagé résolument sur la voie de l'indépendance politique, économique et culturelle.

En effet, l'Afrique dispose d'atouts naturels considérables. Elle concentre une part importante des ressources mondiales en pétrole, gaz, minerais stratégiques, or et diamants, sans oublier ses vastes terres agricoles fertiles ainsi que son immense potentiel hydraulique et solaire. Ces richesses constituent une base essentielle pour le développement économique du continent. De plus en plus, les États africains s'orientent vers la transformation locale de ces ressources afin de créer de la valeur ajoutée, de réduire la dépendance aux exportations brutes et de renforcer leurs économies nationales.

Au-delà de ses ressources naturelles, l'Afrique possède une richesse humaine exceptionnelle. Sa population est la plus jeune du monde, avec une majorité de jeunes dynamiques, créatifs et de plus en plus connectés. Cette jeunesse représente une opportunité historique pour le continent. Bien formée et accompagnée par des politiques publiques adaptées, elle peut devenir le moteur principal de l'innovation, de l'entrepreneuriat et d'une croissance durable et inclusive. Conscients de cet enjeu, plusieurs pays africains investissent déjà dans l'éducation, la formation professionnelle et le développement de nouvelles compétences afin de préparer l'avenir.

Sur le plan économique, de nombreux États africains enregistrent depuis plusieurs années des taux de croissance encourageants. Des secteurs clés tels que l'agriculture moderne, les énergies renouvelables, les infrastructures et le numérique connaissent un essor notable. L'Afrique figure aujourd'hui parmi les continents les plus dynamiques en matière de technologies mobiles. Les services numériques facilitent l'accès à l'éducation, aux soins de santé, aux services bancaires et à l'information, y compris dans les zones les plus reculées. Cette révolution technologique contribue à réduire certaines inégalités structurelles et à accélérer le développement socio-économique.

Parallèlement, le continent renforce progressivement son indépendance politique et stratégique. Depuis les indépendances, les pays africains s'efforcent d'affirmer leur souveraineté et de diversifier leurs partenariats internationaux. L'émergence d'organisations régionales et continentales, ainsi que la volonté de résoudre les défis africains par des solutions africaines, notamment dans le cadre de l'Union africaine (UA) et des organisations régionales telles que la CEDEAO, témoignent d'une nouvelle confiance collective. L'Afrique cherche désormais à parler d'une seule voix sur la scène internationale et à défendre plus efficacement ses intérêts légitimes.

En outre, l'indépendance africaine est également culturelle. De plus en plus, les peuples africains valorisent leurs langues, leurs traditions, leur patrimoine et leurs expressions artistiques. Cette renaissance culturelle renforce l'identité du continent et contribue à restaurer la fierté africaine. Elle permet aussi de transmettre aux jeunes générations une histoire et des valeurs propres, indispensables à la construction d'un avenir solide et autonome.

En conclusion, l'Afrique n'est ni un continent en retard ni en stagnation, mais un continent en évolution et en pleine transformation. Certes, les défis demeurent nombreux, mais les opportunités le sont tout autant. Grâce à ses ressources, à sa jeunesse et à sa volonté affirmée d'indépendance, l'Afrique avance avec détermination vers la prospérité. Reconnaître l'Afrique comme un continent en développement vers l'indépendance et la prospérité, c'est reconnaître son immense potentiel et son rôle central dans le monde de demain.

Khalid Cherkaoui Semmouni
Directeur du Centre de Rabat pour les Études Politiques et Stratégiques
Email : ceps2014@gmail.com

Categories: Afrique

CAN 2025/Match Étalons-Éléphants : Les Étalons appelés à briser le « sort »

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 06/01/2026 - 12:43

A quelques heures du choc Burkina Faso–Côte d'Ivoire, les attentes sont immenses du côté burkinabè. Entre confiance, pression populaire et désir de revanche historique, supporters et observateurs appellent les Étalons à livrer un match de référence face aux Éléphants.

Mohamed Ouattara : « Ce match sera un match très, très difficile et attendu. Le Burkina n'a pas encore battu la Côte d'Ivoire en match officiel de compétition à ma connaissance. Il y a comme un sort qu'il faut qu'on brise. On doit gagner ce match pour briser ce sort si je peux le dire ainsi. Nous avons une équipe en forme actuellement. Le match contre l'Algérie a montré que nos Étalons sont en forme cette année. Avec un peu d'efforts, nous pouvons battre les Éléphants. Nous avons un bon gardien. Notre défense est bonne. Mais, notre milieu n'est pas aussi bon que celui de la Côte d'Ivoire. Si notre équipe se concentre et joue collectivement, nous allons gagner ce match. Et nous allons battre les éléphants 2-1. Je demande à Bertrand, notre capitaine, de jouer comme il l'a fait face à l'Algérie. Dans cette compétition, notre capitaine nous montre qu'il mérite sa place. Avec l'Algérie, il a très bien joué. Il a joué comme milieu offensif. Je pense que si Bernard est utilisé comme milieu offensif, Dango ailier gauche et Minoungou ailier droit, nous allons battre les Éléphants ».

Zalissa Ouédraogo : « Moi j'attends la victoire des Étalons. Je refuse une quelconque défaite. Si nous ne gagnons pas ce sera la honte totale. Les Ivoiriens se moquent de nous sur les réseaux sociaux que nous n'avons pas d'étoiles sur notre maillot. Il faut que cette année les choses changent. Il nous faut la coupe cette année et les Étalons doivent montrer au peuple burkinabè qu'il peut compter sur eux. Il nous faut gagner la Côte d'Ivoire 2-0. Je demande à Bertrand, notre capitaine, de se surpasser dans ce match. Il doit galvaniser ses coéquipiers pour produire un bon match. Il faut que les Étalons sachent que le peuple est avec eux et ils n'ont pas le droit de perdre ».

Alexis Dabilgou

« Les Étalons doivent tout faire pour ne pas nous donner de crise cardiaque. Le match avec l'Algérie a révélé que notre équipe a des failles. Dango et Bertrand se sont échangés les postes ce n'est pas intéressant. Le match sera difficile mais nous allons gagner. Les Étalons n'ont pas droit à l'erreur sinon nous sommes foutus. Les Ivoiriens vont trop se moquer de nous ».

Safora Naré : « Que les Étalons sachent que nous attendons seulement la victoire. Nous voulons battre la Côte d'Ivoire 2-1. Les Étalons doivent nous rendre fiers. Ils doivent nous permettre d'être dans la joie et d'oublier un tant soit peu notre situation actuelle. Les Burkinabè ont besoin de cette victoire. Nous avons espoir en nos joueurs et ils doivent nous donner cette victoire ».

Parfait Zagré : « Nous allons gagner aujourd'hui les Éléphants de Côte d'Ivoire 2-1. Il faut que les Étalons sachent qu'ils doivent nous éviter la honte. Nous voulons être dans la joie à l'issue de ce match. Le peuple les regarde, qu'ils fassent tout pour gagner ».

Rama Diallo
Lefaso.net

Categories: Afrique

BUDGET BRIEF: A Mercosur bargain

Euractiv.com - Tue, 06/01/2026 - 12:30
CAP, European Council, rebates, own resources
Categories: European Union

Iran : bientôt la chute des mollahs ? | Les mardis de l’IRIS

IRIS - Tue, 06/01/2026 - 12:30

Chaque mardi, Pascal Boniface reçoit un membre de l’équipe de recherche de l’‪IRIS ‬pour décrypter un fait d’actualité internationale. Aujourd’hui, échange avec Thierry Coville, chercheur à l’IRIS, sur le mouvement de mobilisation en Iran qui a débuté le 28 décembre dans un contexte d’augmentation du coût de la vie et de durcissement de la répression.

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European steel buyers rage against planned import tariff hike

Euractiv.com - Tue, 06/01/2026 - 12:00
The EU move could cost billions downstream, ten lobbies warned
Categories: European Union

THE HACK: Commission dubs Grok spicy mode ‘disgusting’

Euractiv.com - Tue, 06/01/2026 - 11:52
In today's edition: EU-US visa deal hinges on citizens' fingerprints, Commission-Parliament's SEPs feud
Categories: European Union

Explained: Where the EU budget stands five months in

Euractiv.com - Tue, 06/01/2026 - 11:33
The Danish presidency's budget work ended in controversy, and negotiations will only grow more sensitive as Cyprus takes the lead
Categories: European Union

Coupe du club Zeems Taaba en pétanque 4e édition : Teega Wendé ne fait pas le poids devant l'AS Poste

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 06/01/2026 - 11:30

Le club de pétanque Zeems Taaba, grâce au promoteur et par ailleurs 2e vice-président (V P) de la Fédération burkinabè de pétanque(FBP), Lucien Zongo, a organisé le 4 janvier 2025 sa coupe 4e édition du genre. La coupe a réuni 121 triplettes émanant d'une quarantaine de clubs de la ligue du Centre et s'est jouée sur le terrain du club. La compétition a vu la victoire du club A S Poste face à Teega Wendé sur le score 13-6 en neuf mènes devant un nombreux public féru du jeu de boules et des invités. Cette édition 2025 était placée sous le parrainage de Ernest Roamba président du club de pétanque Kelglsin Sankuy et le co-parrainage de François Sawadogo, 1er V P de la FBP.

Le terrain du club Zeems Taaba sis à Karpala, a accueilli un grand monde venu suivre depuis la matinée du 4 janvier 2025, jusqu'en fin d'après-midi les éliminatoires qui comptaient 121 triplettes soit 363 joueurs, et a attendu son dénouement final. Les clubs A S Poste et Teega Wendé, sont parvenus en finale, et le nombreux public voulait voir lequel soulèverait dame coupe. La triplette de l'A S Poste était composée de Ibrahim Ouédraogo, Hermann Kisbédo, Jean-Jacques Bonkoungou, et celle de Teega Wendé, Mahamadi Tiemtoré, Zama Tiendrébéogo, Issouf Zangré.

Les Postiers entourés des officiels avec leur trophée.

La finale s'est jouée à 13 points gagnants, A S Poste prend le premier point, mais à la deuxième mène, Teega Wendé réplique de fort belle manière avec 4 points. L'on croyait donc que Teega Wendé resterait sur sa lancée, mais non, il ne pourra plus prendre de points les deux manches qui suivirent, sinon que deux points à la 5e mène. Après huit jeux, le score est de 11-6, en faveur des Postiers, soit à deux points du sacre. Teega Wendé pourra-t-il revenir ? Tout le monde s'impatientait de voir sa réaction au neuvième jeu, mais il n'en sera rien, c'est plutôt l'adversaire qui va valider son sacre en décrochant les deux points qui lui manquaient. 13-6 ça y est, AS poste est vainqueur, ses joueurs et ses supporters exultent.

Les joueurs de l'AS Poste en concertation avant le coup d'envoi.

Le vainqueur AS Poste est repartie avec 150 000 FCFA, le trophée et des médailles, Teega Wendé se console avec 100 000 FCFA et des médailles, les clubs Arc-en- ciel et une autre équipe de Teega Wendé 3e et 4e gagnent chacun 40 000 FCFA, les clubs classés 5e à 16e ont été aussi primés. Le promoteur Lucien Zongo se dit satisfait de la coupe, « Nous avons réussi à tenir la 4e édition, tout s'est bien passé avec une participation très appréciable de 121 triplettes, je remercie tous ceux-là qui nous ont accompagné dans cette organisation, notamment le parrain Ernest Roamba et le co-parrain, François Sawadogo1er VP de la FBP qui a représenté le président, la coupe prend de l'ampleur d'année en année », se réjouit -il.

Le finaliste malheureux Teega Wendé n'a remporté que deux jeux sur neuf.

Le parrain s'est dit honoré de parrainer la coupe, il a félicité et encouragé le promoteur et son équipe, pour leur œuvre de promotion de la pétanque, et toutes les vertus qu'il renferme. Au cours de cette coupe, la CAN s'est invitée, les officiels ont souhaité bonne chance aux Étalons dans leur match de ce mardi 6 janvier, et qu'ils ramènent le trophée au Burkina.

Barthélemy Kaboré
(Collaborateur)

Categories: Afrique

Quelles évolutions des rapports de forces géopolitiques au Moyen-Orient ?

IRIS - Tue, 06/01/2026 - 11:26

En Palestine tout d’abord. En dépit de l’irréductible volonté du peuple palestinien de rester sur sa terre et de résister, tant que faire se peut, il apparait assez clairement que le rapport de force est en faveur de l’État d’Israël. À Gaza, le cessez-le-feu du 10 octobre 2025 – qui n’est en rien un plan de paix contrairement à ce qui est répété en boucle par de nombreux responsables politiques et médiatiques – n’est pas respecté par Israël et l’on peut dénombrer plus de 400 victimes palestiniennes depuis sa proclamation. 58 % de la bande de Gaza reste sous contrôle de l’armée d’occupation israélienne, l’aide humanitaire parvient au compte-gouttes à la population qui vit dans un état de dénuement complet. Pour sa part, la fumeuse communauté internationale détourne pudiquement le regard et nous assistons à la poursuite d’un génocide programmé dont l’histoire se souviendra comme d’une tache indélébile sur des principes d’humanité plus guère respectés. En Cisjordanie, dans un contexte certes différent, le processus est en réalité identique : le déchainement de violences de colons radicalisés et fanatisés a pour but explicite d’expulser les Palestiniens de leurs terres et habitations pour procéder à une annexion pure et simple.

L’impunité dont jouit l’État d’Israël lui permet de pousser la réalisation de ses projets sans qu’il ne soit aucunement sanctionné alors qu’il foule méthodiquement aux pieds les principes du droit international. Pour cette raison, l’activisme du gouvernement israélien ne se cantonne pas au territoire palestinien et il a multiplié ces derniers mois d’autres opérations militaires extérieures, dont l’acmé fut la guerre des 12 jours contre l’Iran en juin 2025. Si les résultats ne sont pas aussi nets que s’en sont vantés Benjamin Netanyahou et Donald Trump – les experts considèrent en effet que le programme nucléaire iranien est ralenti, mais aucunement anéanti, et surtout les 440 kilos d’uranium enrichi à 60 % ne sont désormais plus contrôlés par l’AIEA –, il marque néanmoins un affaiblissement, probablement durable, de l’ « axe de la résistance » patiemment construit par la République islamique d’Iran depuis plusieurs décennies.

Ces quelques éléments signifient donc que les rapports de forces se modifient et que de profondes recompositions s’opèrent actuellement au Moyen-Orient. Trois puissances régionales s’affirment et veulent s’assurer de leur leadership : Israël, l’Arabie saoudite et la Turquie.

Comme expliqué précédemment, Israël exerce une indéniable domination militaire qui exprime sa force, mais aussi sa faiblesse. Aveuglé par sa radicalité, Tel-Aviv refuse d’envisager quelque forme de solution politique qui nécessiterait des négociations et l’élaboration de compromis. Cette politique extrémiste empêche, à ce stade, l’État hébreu de s’insérer et de se normaliser davantage dans la région. Tout en étant de facto protégée par l’inanité de la plupart des régimes arabes et leur manque d’initiative politique concrète, la volonté israélienne de réactiver et d’élargir le nombre d’États arabes partis aux accords d’Abraham reste pour l’instant vaine. Le refus saoudien d’y adhérer tant qu’un État de Palestine ne sera reconnu par Tel-Aviv est assez clair. En outre, si le soutien inconditionnel de Donald Trump à Israël ne fait guère en doute, des divergences existent néanmoins à propos de certaines initiatives israéliennes qui dérangent le président étatsunien dans la réalisation de ses objectifs. Le bombardement du Qatar, le 9 septembre 2025, en constitue un exemple puisque le président étatsunien a ensuite contraint Benjamin Netanyahou à présenter ses excuses à l’émir Tamim Hamad Al Thani. De même, Donald Trump a refusé qu’une référence à l’annexion des territoires palestiniens soit incluse dans son plan de cessez-le-feu en 20 points présenté à Washington, le 29 septembre 2025, aux côtés du Premier ministre israélien. Pour autant, n’en doutons pas, le soutien stratégique de Washington à Tel-Aviv restera entier.

L’Arabie saoudite, sous l’impulsion de Mohamed Ben Salman est en passe de s’imposer dans la région. Le prince héritier s’est rapidement moulé dans les habits d’un responsable politique de premier plan, ce qui marque une rupture patente avec les erreurs à répétition de ses premières années d’exercice du pouvoir. L’Arabie saoudite occupe désormais un rôle central dans le remodelage géopolitique du Moyen-Orient voulu et organisé par Donald Trump. Son rôle dans le parrainage et le soutien aux nouvelles autorités politiques syriennes dans leur réintégration régionale et internationale est ainsi d’une importance avérée. Plus révélatrice encore, en ces premiers jours de 2026, est la façon dont les forces armées saoudiennes ont promptement fait plier leurs homologues émiriens au Yémen. Mohamed Ben Zayed, président des Émirats arabes unis, qui a un temps été le mentor du jeune Mohamed Ben Salman, est désormais considéré par ce dernier comme un élément déstabilisateur. Les initiatives émiriennes au Soudan et au Yémen, ainsi que l’approfondissement de ce que l’on peut désormais qualifier de partenariat stratégique entre les Émirats arabes unis et Israël, apparaissent en effet aujourd’hui contradictoires avec les intérêts saoudiens. Désormais, les rapports de force se sont modifiés et Riyad semble fermement décidé à ne plus accepter qu’Abu Dhabi contrarie ses projets. En un mot, l’Arabie saoudite a plus que jamais besoin de stabilité politique régionale pour mener à bien ses projets de réformes intérieures et s’imposer comme leader des mondes arabes. En ce sens, il y a adéquation et convergence avec la politique de Donald Trump.

La Turquie enfin, tend à confirmer son rôle d’acteur régional incontournable. La proximité affichée de Recep Tayyip Erdoğan avec le président étatsunien semble se confirmer, tout en soulignant que l’imprévisibilité de Donald Trump ne peut pas donner un caractère d’alliance durable à la relation entre Ankara et Washington. Pour l’instant, la Turquie adhère à la vision de Donald Trump sur la région qui pour sa part lui reconnait quelque vertu. C’est particulièrement visible en Syrie, où la Turquie assume un important rôle, aux côtés de l’Arabie saoudite, dans la normalisation internationale du pays. De même, alors que par la radicalité verbale des condamnations de Recep Tayyip Erdoğan de la politique d’Israël à Gaza avait empêché la Turquie de jouer un rôle aux côtés du Qatar et de l’Égypte dans les complexes médiations entre le Hamas et Tel-Aviv, le retour remarqué de la Turquie sur ce dossier au cours des derniers mois de l’année 2025 est un indicateur que Washington a besoin d’Ankara. Ce qui au passage est un irritant supplémentaire entre Tel-Aviv et Washington.

Un mot particulier doit enfin être mentionné quant à l’Iran, considérablement affaibli par les sanctions étatsuniennes et internationales et par l’agression militaire dont il a été victime en 2025, comme déjà indiqué. Ces premiers jours de l’année 2026 voient en outre un nouveau mouvement de contestation intérieure contre la hausse des prix et la dégradation économique du pays aux conséquences préoccupantes pour la vie quotidienne des citoyens. À travers ces revendications, nous avons une preuve supplémentaire de la contradiction fondamentale entre les aspirations d’une grande partie du peuple iranien et la crispation du pouvoir sur ses prérogatives et privilèges. Nul ne sait quand et comment cette contradiction se dénouera mais, en dépit de ses graves difficultés, l’Iran restera, pour de multiples raisons, un des États déterminants dans les évolutions de la région à l’horizon d’une quinzaine d’années.

On le voit, les conséquences du 7 octobre 2023 couplées au retour de Donald Trump à la Maison-Blanche sont nombreuses dans la région. Au-delà des quelques lignes de force, ici brièvement rappelées, de nombreuses tensions, crises et guerres sont à craindre dans les mois à venir.

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Gestion 2016 du SIAO : La Cour des comptes condamne un ancien comptable pour plus de 230 millions francs CFA détournés

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 06/01/2026 - 11:25

La Cour des comptes du Burkina Faso a condamné M. K. S., ancien agent comptable du Salon international de l'artisanat de Ouagadougou (SIAO), le 27 février 2025 à Ouagadougou.

Il lui est reproché d'avoir collecté et non reversé plus de 230 millions francs CFA, à l'issue d'un contrôle de gestion transmis par l'Autorité supérieure de contrôle d'État et de Lutte contre la corruption (ASCE-LC) portant sur l'exercice 2016.

Reconnu coupable de fautes de gestion graves, l'intéressé a admis avoir utilisé les fonds publics à des fins personnelles et procédé à des paiements sans pièces justificatives conformes, ce qui lui a valu une nouvelle sanction assortie d'une amende de 700 000 francs CFA.

Il est rappelé en effet, que M. K. S avait déjà été condamné en 2017 par le Tribunal de Grande Instance de Ouagadougou, puis en appel en 2019, à de la prison ferme pour détournement de deniers publics.

Dans le même arrêt, la Cour a également sanctionné trois autres anciens responsables du SIAO pour divers manquements financiers. M. B L H, ancien régisseur, a été reconnu coupable d'un manquant de caisse de 555 105 francs CFA et de déblocages non justifiés de 185 000 francs CFA.

Il a par conséquent écopé d'une amende de 50 000 francs CFA. M. M H, ancien directeur de la promotion, a ordonné des déblocages non justifiés de 808 067 francs CFA au profit d'un organisateur d'un salon en Allemagne, sans pouvoir en fournir la justification. Il a lui aussi été condamné à une amende de 50 000 francs CFA. Tandis qu'un ancien caissier poursuivi pour complicité a été relaxé faute de preuves suffisantes.

Cette décision, notifiée le 13 novembre 2025, illustre la complémentarité des juridictions financières entre contrôle administratif et répression judiciaire, rappelant l'exigence de transparence et de responsabilité dans la gestion des grandes manifestations nationales.

Lefaso.net
Source : ASCE-LC

Categories: Afrique

Guinée équatoriale : Ciudad de la Paz devient la nouvelle capitale pour désengorger Malabo et rapprocher l'État du continent

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 06/01/2026 - 11:23

Depuis le 3 janvier 2026, la Guinée équatoriale a officiellement transféré sa capitale de Malabo à Ciudad de la Paz, une décision actée par décret présidentiel et mise en œuvre dans la province continentale de Djibloho, marquant un tournant historique dans l'organisation administrative du pays.

Cette réforme vise à désengorger Malabo, capitale historique mais enclavée sur l'île de Bioko, et à mieux répartir les services publics sur l'ensemble du territoire national. En choisissant Ciudad de la Paz, anciennement Oyala, les autorités entendent corriger les contraintes géographiques et infrastructurelles qui limitaient le fonctionnement optimal de l'État.

Située à proximité de l'aéroport international de Mengomeyén, la nouvelle capitale se distingue déjà par ses tours modernes, son palais présidentiel et ses premiers ensembles administratifs. Le projet ambitionne de bâtir une métropole de 200 000 habitants, appelée à accueillir l'ensemble des institutions gouvernementales.

Lancée en 2008 à l'initiative du président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, au pouvoir depuis 47 ans, la construction de Ciudad de la Paz répond à une logique stratégique de recentralisation continentale. Plus proche de villes économiques majeures comme Bata, la nouvelle capitale doit rapprocher l'administration des citoyens et améliorer l'accès aux services publics.

Financée principalement par les revenus pétroliers, Ciudad de la Paz dispose déjà d'infrastructures clés, notamment une université et un hôpital. Toutefois, le transfert effectif et complet des administrations, annoncé pour l'année à venir, constitue un défi majeur pour cette capitale encore en phase de développement.

Lefaso.net
Source : Africanews

Categories: Afrique

Présidentielle en Centrafrique : Faustin-Archange Touadéra reconduit pour un 3e mandat avec plus de 76% des voix

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 06/01/2026 - 11:22

Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a été déclaré vainqueur de l'élection présidentielle du 28 décembre 2025, en République centrafricaine, selon les résultats provisoires publiés lundi 5 janvier 2026, par l'Autorité électorale nationale, avec 76,15% des suffrages exprimés, confirmant ainsi sa reconduction pour un 3e mandat.

Élu une première fois en 2016, puis réélu en 2020 avec 53,16% des voix dès le premier tour, Faustin-Archange Touadéra bénéficie désormais du nouveau cadre constitutionnel issu du référendum de 2023, qui a supprimé la limitation des mandats présidentiels et allongé leur durée à 7 ans.

Âgé de 68 ans, cet ancien professeur de mathématiques a axé sa campagne sur les avancées sécuritaires enregistrées ces dernières années, qu'il attribue à ses alliances stratégiques avec des sociétés de sécurité russes issues de la restructuration du groupe Wagner et avec les forces rwandaises, ayant permis la reconquête de zones contrôlées par les groupes armés et la signature récente d'accords de paix.

Sur le plan du déroulement du scrutin, l'Union africaine et la Mission multidimensionnelle intégrée des nations unies pour la stabilisation en république centrafricaine (MINUSCA) ont salué une journée de vote globalement pacifique. Et ce, malgré le boycott du principal regroupement de l'opposition, le Bloc républicain pour la défense de la constitution (BRDC), qui a dénoncé un processus électoral jugé inéquitable.

Les candidats de l'opposition ayant pris part au scrutin, dont Anicet-Georges Dologuélé et Henri-Marie Dondra, ont pour leur part accusé les autorités d'avoir restreint la campagne électorale, évoquant notamment des limitations de déplacements dans certaines provinces.

Lefaso.net
Source : Africanews

Categories: Afrique

Effort de paix : La diaspora burkinabè du Togo et du Koweït mobilise 22 millions FCFA dès l'ouverture de l'année 2026

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 06/01/2026 - 11:20

Le ministre des Affaires étrangères, de la coopération régionale et des burkinabè de l'extérieur, Karamoko Jean Marie Traoré, a reçu une contribution financière et matérielle de 22 millions de francs CFA. Elle a été remise par les diasporas burkinabè du Togo et du Koweït, dans le cadre du soutien à l'effort de paix et à la reconstruction nationale, le lundi 05 janvier 2026 à Ouagadougou.

Cette cérémonie marque la première contribution officielle de l'année 2026, symbolisant l'engagement renouvelé des Burkinabè vivant à l'extérieur en faveur de la lutte contre le terrorisme et du développement du pays.

La diaspora du Togo a mobilisé 20 millions de francs CFA, issus d'une large mobilisation lors des Journées d'Engagement patriotique et de participation citoyenne, auxquels s'ajoutent des dons en nature d'une valeur de plus de 2 millions de FCFA destinés aux personnes déplacées internes.

De son côté, la diaspora burkinabè du Koweït a contribué à hauteur de 2 millions de francs CFA, répartis entre le Fonds de soutien patriotique et l'initiative présidentielle Faso mêbo, grâce aux collectes communautaires et à la caisse de solidarité de la représentation diplomatique.

Saluant cet élan de solidarité, le chef de la diplomatie burkinabè a rappelé que le Fonds de soutien patriotique, désormais érigé en instrument de finance publique, a permis de mobiliser plus de 212 milliards de francs CFA en 2025, grâce au sacrifice des Burkinabè attachés au retour de la paix et à la vision de la Révolution progressiste populaire.

Karamoko Jean Marie Traoré a enfin rassuré la diaspora sur les avancées significatives enregistrées sur les fronts sécuritaire et du développement, soulignant que ces résultats sont le fruit de l'engagement collectif des Burkinabè à prendre en main leur destinée.

Lefaso.net
Source : Ministère des Affaires étrangères

Categories: Afrique

Mariée à 40 ans : "Il n'y a pas d'âge pour trouver le grand amour"

BBC Afrique - Tue, 06/01/2026 - 11:01
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Bombing and Ballots, Myanmar’s Contentious Election

Africa - INTER PRESS SERVICE - Tue, 06/01/2026 - 10:41

A man walks past a campaign poster for the military’s proxy party USDP ahead of strictly controlled elections in Myanmar. Credit: Guy Dinmore/IPS

By Guy Dinmore
YANGON, Myanmar and BANGKOK , Jan 6 2026 (IPS)

With thousands of civilians killed in years of civil war and over 22,000 political prisoners still behind bars, no one was surprised that early results from Myanmar’s first but tightly controlled elections since the 2021 coup show the military’s proxy party speeding to victory.

“How can you hold elections and bomb civilians at the same time?” asked Khin Ohmar, a civil rights activist outside Myanmar who is monitoring what the resistance forces and a shadow government reject as “sham” polls.

The junta had already cleared the path towards its stated goal of a “genuine, disciplined multi-party democratic system” by dissolving some 40 parties that refused to register for polls, which they regard as illegitimate, with their leaders and supporters still in prison.

These include the National League for Democracy (NLD) and its leader, Aung San Suu Kyi, who won a landslide second term  in the 2020 elections – only for the results to be annulled by Senior General Min Aung Hlaing, a coup leader and self-appointed acting president. Mass street protests were crushed in early 2021 and war spread across Myanmar.

Although these elections will deliver just a façade of the legitimacy craved by some of the generals, they did succeed in projecting a power and authority that was quickly slipping away just two years ago as long-standing ethnic armed groups and newly formed People’s Defence Forces (PDFs) inflicted a series of humiliating defeats on the junta.

“The tide has turned in favour of the military,” commented a veteran Myanmar analyst in Yangon, crediting China, which reined in the ethnic groups on its shared border, fully embraced Min Aung Hlaing and, along with Russia, delivered the arms, technology and training needed to peg back the resistance.

Campaigners for the pro-military USDP canvas residents and check voters lists in Yangon ahead of the December 28 parliamentary election that excluded major anti-junta parties. Credit: Guy Dinmore/IPS

The regime’s air power and newly acquired drones have been deployed to ruthless effect, often hitting civilian targets in relatively remote areas where the resistance has grassroots support. Air strikes were stepped up as the elections approached. Major cities like Yangon were calm; people subdued.

Bombs dropped on Tabayin township in the Sagaing Region on December 5 killed 18 people, including many in a busy tea shop, AFP reported. On December 10, air strikes on a hospital in the ancient capital of Mrauk-U in Rakhine State were reported to have killed 10 patients and 23 others. The regime accused the insurgent Arakan Army and PDFs of using it as a base.

“I don’t think that anyone believes that those elections will be free and fair,” UN Secretary General Antonio Guterres stated while visiting the region ahead of the polls. He called on the junta to end its “deplorable” violence and find “a credible path” back to civilian rule.

In contrast, the Trump administration declared in November that the junta’s election plans were “free and fair” and removed Temporary Protected Status from Myanmar refugees in the US, saying their country was safe for them to return to.

“I’ll be jailed if I don’t vote,” said Min, a Yangon taxi driver, only half-joking on the eve of voting in Yangon, the commercial capital. “And what difference does it make? We are ruled by China and Xi Jinping, not Min Aung Hlaing,” he added.

With the polls spread over three stages, the first 102 townships voted on December 28. Others will follow on January 11 and January 25 to make a total of 265 of Myanmar’s 330 townships scheduled to vote for the bicameral national parliament and assemblies in the 14 regions and states.

Residents in downtown Yangon check their names on the electoral register and then cast their votes in a polling station on December 28. Credit: Guy Dinmore/IPS

No voting is to be held at all in the remaining 65 townships that the election commission deemed too unsafe.

Voting in the first round in Yangon, an urban and semi-rural sprawl of seven million people, proceeded calmly and slowly on a quiet Sunday – despite intense efforts, and sometimes threats, by the regime to boost the turnout.

In 2020 and 2015 – when Myanmar arguably held the region’s most open and fair elections and the military’s proxy Union Solidarity and Development Party (USDP), was soundly defeated – people gaily posted images of their ink-stained little fingers on social media as evidence of their vote after weeks of packed rallies and vibrant campaign rallies.

But not this time. Social media posts hurled insults, some comic and vulgar, at the regime. Those eager to support the resistance’s boycott but who were afraid of reprisals were relieved if they found their names had been omitted by mistake on electoral lists. Electronic voting machines in use for the first time made it impossible to leave a blank.

But as in past elections, a solid core of people close to the military and its web of powerful economic interests turned out to vote for the USDP.

“We are choosing our government,” declared one man exiting a polling station in central Yangon with his family, apparently USDP supporters. One proudly waved his little finger dipped in indelible ink.

How can you hold elections and bomb civilians at the same time? - Khin Ohmar, civil rights activist
Turnout for the first round was put by regime officials at 52 percent. This compares with about 70 percent in the past two elections. China’s special envoy – sent as an official observer, along with others from Russia, Belarus, Vietnam and Cambodia – praised the elections.

On January 2, the election commission unexpectedly issued partial results: the USDP, led by retired generals, had won 38 of 40 seats in the lower house where votes had been tallied to date. No one blinked.

The USDP campaign message focused on two main elements – get out and vote with all your family, and back a USDP government to restore stability and progress to Myanmar.

Its underlying message was a reminder that the last USDP administration, led by President Thein Sein introduced socio-economic and political reforms and ceasefire negotiations with ethnic groups after securing a large majority in the 2010 elections when the NLD and other opposition groups were also absent.

Aung San Suu Kyi, then under house arrest, was released just after the 2010 polls and went on to contest and win a seat in a 2012 by-election ahead of the NLD’s own sweeping victory in 2015. Aung San Suu Kyi governed in a difficult power-sharing arrangement with the military for the next five years and was thrown back into prison in the coup.

For now a large proportion of Myanmar’s population lives in areas under junta control, including all 14 of the state and regional capitals, swollen by an influx of people fleeing conflict.  The military also holds major seaports and airports and – to varying degrees – the main border crossings for China and Thailand.

But in terms of territory, over half of Myanmar is in the hands of disparate ethnic armed groups and resistance forces. Alliances are fluid and negotiable.

The shadow National Unity Government is trying to establish its own authority over liberated territory, looking to cement a consensus around the concept of a democratic and federal Myanmar free of the military’s interference – something that has eluded the country since independence from British colonial rule in 1948.

Front lines shift back and forth as the military struggles to regain control over the Bamar heartlands of central Myanmar, once considered their bastion, while stretched elsewhere after losing vast tracts of border areas since the coup. Several million people have fled the country or are internally displaced.

Once again there is some speculation that a “smooth” election and the formation of a USDP government in April will lead to a gesture signalling the military’s confidence, such as a possible ending of forced conscription and the release of some political prisoners. Project power, then collect legitimacy.

“Political prisoners are used as bait,” said Khin Ohmar, the civil rights activist in Bangkok. “The world would at least have to applaud.”

IPS UN Bureau Report

 


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