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Diplomacy & Defense Think Tank News

Mobiltelefone im Journalistenalltag

Konrad Adenauer Stiftung - Wed, 17/07/2019 - 16:58
Saskia Gamradt 2019-07-17T14:58:00Z

Libra, Hydra ou Activa ? Les enjeux mondiaux de la cryptomonnaie imaginée par Facebook

Institut Montaigne - Wed, 17/07/2019 - 12:53

Le 18 juin, l’association de droit suisse "Libra Association" présentait un projet de cryptomonnaie destiné à offrir au monde dès 2020 "une monnaie digitale sûre et stable", le Libra, pour en faire "l’internet de la monnaie". L’annonce serait passée inaperçue, si l’association n’incluait pas Calibra, filiale ad hoc de Facebook et une trentaine d’organisations allant d’entreprises comme Mastercard, Visa, Paypal, Booking, Uber, Spotify,…

Finale CAN : les Égyptiens, entre rivalité sportive et solidarité politique

IRIS - Wed, 17/07/2019 - 12:29

Il serait intéressant de voir quelle équipe les spectateurs égyptiens vont supporter vendredi pour la finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN).

Vont-ils être du côté du Sénégal en vertu d’une mémoire sportive collective qui les oppose frontalement à l’Algérie ? Ou vont-ils soutenir cette dernière par procuration, car elle représente une équipe en phase avec le vaste mouvement de contestation du pouvoir, contestation interdite aux Égyptiens ? Qui de l’antagonisme sportif ou de la solidarité politique va l’emporter ?

On sait que les supporters de foot algériens ont été à l’avant-garde de la contestation contre Bouteflika, mettant à mal le poncif éculé de « football, opium du peuple ». De nombreux joueurs et l’entraîneur de l’équipe nationale ont pris publiquement parti en faveur du mouvement de contestation. Ils ont même entonné un chant anti-régime dans les vestiaires après leur qualification pour la finale. « C’est grâce au peuple que nous sommes en finale. Sans leur appui, on ne serait sans doute pas là, on tient à leur dire merci », déclarait le capitaine algérien Riyad Mahrez au journal l’Équipe après la victoire contre le Nigéria.

Al-Sissi, de son côté, espérait redorer son blason avec l’organisation de la CAN. Le joueur vedette Mohamed Salah est la fierté d’un peuple qui n’a guère de raisons de s’enthousiasmer. Hélas, il est plus brillant à Liverpool qu’avec l’équipe nationale et la déception de la CAN est venue s’ajouter au fiasco de la Coupe du monde. Les « ultras » égyptiens ont eux aussi été à la pointe de la contestation du régime Moubarak en 2011, notamment les supporters de l’Al Ahly SC. 74 d’entre eux avaient été tués lors d’un match dans un guet-apens en 2012 à Port-Saïd, où les forces de sécurité semblaient avoir voulu se venger d’eux.

Le football a opposé l’Égypte et l’Algérie pour la qualification de la Coupe du monde 2010. Le 14 novembre 2009 se jouait la dernière journée du groupe qui devait déterminer la place qualificative. L’Algérie, avant le match, avait 3 points d’avance et devait gagner sauf si elle perdait par 2 buts d’écart. En allant au stade, le bus de l’équipe algérienne avait été caillassé par les supporters égyptiens avec la passivité évidente de la police égyptienne, d’ordinaire plus réactive. Trois joueurs avaient alors été blessés. À la 96e minute, l’Égypte marquait un 2e but, signe d’une égalité parfaite entre les deux équipes, il fallait dès lors organiser un match de barrage que l’Algérie allait gagner 4 jours plus tard à Khartoum. Entre temps, les dirigeants des deux pays avaient monté le ton. Les Algériens s’étaient pris à des intérêts économiques égyptiens en Algérie et certains d’entre eux avaient été pris à partie en Égypte. Loin de calmer le jeu, Bouteflika et Moubarak, tous les deux en difficulté politique et confrontés au problème de leur succession, montaient le ton pour essayer de rassembler le peuple derrière eux et de créer un ennemi extérieur. La rivalité était d’autant plus grande qu’il s’agissait de déterminer quel serait le seul pays représentant le monde arabe à la Coupe du monde. L’Égypte et son équipe des Pharaons se voyaient comme le phare du monde arabe pour des raisons historiques ou stratégiques : la révolte de Nasser contre la Grande-Bretagne et la France après la nationalisation du Canal de Suez déclenchant le réveil du monde arabe. Les Algériens estimaient qu’ils ne devaient leur indépendance qu’à eux-mêmes. Pour eux, après le virage pro-occidental pris par l’Égypte avec les accords de Camp David, ils représentaient le véritable nationalisme arabe – et ce malgré des liens très forts avec les États-Unis. Cette rivalité du leadership arabe se greffait sur une rivalité sportive. L’Algérie ayant privé l’Égypte d’une qualification pour la Coupe du monde 1982 et les deux équipes avaient été éliminées conjointement au profit du Sénégal pour l’édition 2002. Les Algériens rappellent également que lorsque l’équipe du FLN existait, de 1958 à 1961, préfigurant l’indépendance et permettant de montrer le drapeau algérien avant l’existence de l’État, l’Égypte avait refusé de jouer contre elle pour ne pas braquer la FIFA. Et par peur de perdre, ajoutaient les Algériens.

La sécurité des supporters algériens sera-t-elle assurée ? On peut l’espérer. Tout incident grave viendrait démentir la thèse des autorités égyptiennes selon laquelle elles tiennent fermement le contrôle du pays.

Souhaitons, en tous les cas, une belle finale entre deux magnifiques équipes, représentantes de deux peuples avec lesquels les liens affectifs, humains et historiques sont nombreux.

 

 

[En chiffres] Un monde de classes moyennes

Institut Montaigne - Wed, 17/07/2019 - 10:00

Alors que le sommet du G7, qui se tiendra à Biarritz du 24 au 26 août prochains, aura pour thème les inégalités, celles-ci sont un enjeu de préoccupation mondiale - et française - constante. Dans un monde irrigué de fausses informations, où l’émotion l’emporte souvent sur la raison, il convient de dépassionner le débat public sur ce sujet, en particulier en France où les perceptions sont souvent éloignées de la réalité, dans un pays particulièrement passionné…

Taïwan : « L’élection de janvier 2020 sera une lutte à distance entre Pékin et Washington »

IRIS - Tue, 16/07/2019 - 16:49

 

L’élection présidentielle de Taïwan qui aura lieu en janvier 2020 opposera la présidente sortante Tsai Ing-wen à un candidat de l’opposition nouveau venu, replaçant de nouveau la relation Taipei-Pékin dans la campagne. En ces temps de tension avec Pékin suite à des commandes d’armes américaines, quels sont les enjeux de ce scrutin ? Éclairage par Barthélémy Courmont, directeur de recherche à l’IRIS.

Le candidat de l’opposition (KMT, nationaliste) à la présidentielle de Taïwan de 2020 vient d’être désigné, il s’agit de Han Kuo-yu, maire relativement peu connu jusqu’ici. Qualifié de populiste pro-Pékin, que révèle sa percée sur la scène politique taïwanaise ? Les relations entre Taipei et Pékin vont-elles être remises au cœur du débat ?

Assez peu connu du grand public en effet il y a encore peu de temps, Han Kuo-yu a remporté en 2018 l’élection municipale de Kaohsiung, deuxième ville du pays, et bastion du DPP (le parti démocrate progressiste) depuis 1998. Cette victoire l’a propulsé parmi les présidentiables au KMT, mais il n’a décidé de se lancer dans les primaires que très tardivement, début juin. Une campagne expresse donc, et couronnée de succès face à Terry Gou, le fondateur de Foxconn, et Eric Chu, le maire de New Taipei City. Sa percée politique traduit un manque de leadership au KMT et de grandes difficultés à définir une nouvelle ligne politique depuis la fin de la présidence de Ma Ying-jiou, en 2016. D’ailleurs, Han s’est montré à plusieurs reprises très critique de Ma, qui soutenait de son côté Gou. Le parti historique de Chiang Kai-chek n’avance pas en ordre de bataille vers l’élection présidentielle de janvier 2020, et pourtant ses chances de succès sont réelles.

Il faut cependant se montrer prudent quant aux qualificatifs de « populiste » et « pro-Pékin » dont les médias américains, le New York Times en tête, se sont immédiatement emparés pour décrire la personnalité de Han. Gou semble en effet davantage correspondre à cette description, avec notamment la révélation de la déesse Mazu ayant justifié son entrée en politique, ou encore son engagement auprès d’un rapprochement inter-détroit. Sans doute d’ailleurs ces excès n’ont pas plu à une grande partie de ses supporters. De son côté, Han n’est pas un nouveau venu en politique, puisqu’il fut parlementaire de 1992 à 2002, avant une carrière dans le monde agricole et ce retour remarqué. Il fut également candidat à la présidence du KMT en 2017. Concernant sa proximité avec Pékin, il convient d’abord de signaler que « pro-Pékin » ne signifie pas grand-chose à Taïwan, ou en tout cas ne doit pas être entendu de la même manière qu’à Hong Kong. Si Han met en avant un discours « pro-Pékin » (à savoir une volonté d’unification politique), ses chances de victoire seront quasiment nulles. En revanche, si son propos consiste à rechercher un partenariat accru avec la Chine, économique et commercial en particulier, comme sa visite à Hong Kong, Macao, Shenzhen et Xiamen en mars dernier en fut l’objet (sur les questions agricoles), son discours se rapproche de celui de Ma Ying-jiou, président de 2008 à 2016. Il est donc encore trop tôt pour juger des intentions de ce candidat. Mais il est certain que, comme les scrutins précédents, celui de janvier 2020 se fera dans l’ombre de la relation avec la Chine continentale.

Taïwan a récemment conclu une nouvelle commande d’armes avec les États-Unis. La Chine a annoncé le 12 juillet des sanctions envers les entreprises américaines impliquées dans cette transaction. Que signifient ces menaces pour Washington et Taipei ?

Les États-Unis sont, avec la Chine, l’autre grand acteur qui va jouer un rôle dans cette élection taïwanaise, et une fois encore, l’article du New York Times ne fait que le démontrer. S’il est inutile de revenir ici sur la longue relation entre Washington et Taipei, il est en revanche important de signaler quelques faits récents. D’abord l’échange téléphonique entre Tsai Ing-wen et Donald Trump au lendemain de l’élection de ce dernier, en novembre 2016, et conséquence d’un balai d’élus républicains à Taïwan entre l’élection de Tsai en janvier et celle de Trump en novembre. Cet échange téléphonique très médiatisé était une première, et un geste symbolique fort, puisque le président américain, peu au fait des réalités géopolitiques asiatiques, avait ensuite critiqué le statu quo inter-détroit. Ensuite, les (énièmes) ventes d’armes américaines à Taïwan, justifiées par la défense face aux velléités chinoises. Enfin, et de manière plus événementielle, la visite de Tsai Ing-wen aux États-Unis (non officielle, statut de Taïwan oblige) et ses appels répétés, et sans doute justifiés, à un plus grand soutien des États-Unis. Le contexte politique dans la région et sur le sujet de la relation avec la Chine est celui que l’on connaît, avec des pressions diplomatiques et économiques que Pékin fait peser sur Taipei, et la question de Hong Kong, dont l’incidence sur le scrutin taïwanais sera évidente. Les États-Unis, par ailleurs engagés dans un bras de fer sur tous les sujets avec la Chine (et qui a débuté bien avant l’arrivée au pouvoir de Donald Trump), vont chercher à favoriser l’élection du candidat qu’ils estiment le plus hostile à Pékin, et c’est Tsai Ing-wen.

Taïwan est considérée comme une province sécessionniste par Pékin et reste peu reconnue au niveau international. La Chine n’excluant pas une réunification par la force, quelles sont ses velléités pour les années à venir ? Taïwan aurait-elle les moyens de résister ?

S’il est nécessaire de faire mention des manœuvres américaines à Taïwan, justifiées par les ventes d’armes et la lutte d’influence avec Pékin, c’est évidemment surtout du côté de la Chine que les regards inquiets se tournent. Depuis l’élection de Tsai Ing-wen, la Chine s’est engagée dans une vaste campagne de dénigrement de l’exécutif taïwanais, et c’est la Chine qui a rompu les contacts. Isolement diplomatique accru, humiliations récurrentes dans les instances internationales, limitation du nombre de touristes chinois à Taïwan, ou encore l’annonce de mesures de rétorsion contre des entreprises travaillant avec Taïwan dans des secteurs jugés hostiles à Pékin sont la concrétisation d’une politique de sabotage. Les discours va-t-en-guerre, notamment celui de Xi Jinping début janvier, s’ajoutent à ces manœuvres délétères et attisent un nationalisme chinois qui reste obsédé par la question taïwanaise. Les élections municipales en 2018 avaient déjà été marquées par une ingérence de Pékin, et cette tendance ne va que s’amplifier avec le scrutin présidentiel. Pour la Chine, l’équation est simple, le KMT (jugé plus conciliant) doit revenir au pouvoir. L’élection de janvier 2020 sera ainsi, en plus d’une traditionnelle confrontation démocratique entre deux visions de Taïwan et sa société, une lutte à distance entre Pékin et Washington.

Algorithmes, données et biais : quelles politiques publiques ?

Institut Montaigne - Tue, 16/07/2019 - 10:00

Nos décisions ont toujours été biaisées. Nous avons tous des préjugés, des idées reçues, fruit de notre histoire, de notre culture, de nos expériences, qui guident inconsciemment nos choix. Pourquoi en serait-il autrement pour les algorithmes ? Dans cet article, Anne Bouverot, présidente de Technicolor et présidente de la Fondation Abeona et Thierry Delaporte, directeur général délégué du groupe Capgemini, expliquent pourquoi les biais des algorithmes sont…

[En chiffres] Pauvreté dans le monde, pauvreté en France

Institut Montaigne - Tue, 16/07/2019 - 10:00

Alors que le sommet du G7, qui se tiendra à Biarritz du 24 au 26 août prochains, aura pour thème les inégalités, celles-ci sont un enjeu de préoccupation mondiale - et française - constante. Dans un monde irrigué de fausses informations, où l’émotion l’emporte souvent sur la raison, il convient de dépassionner le débat public sur ce sujet, en particulier en France où les perceptions sont souvent éloignées de la réalité, dans un pays particulièrement passionné…

„Es ist nicht die Stunde kleingeistiger Eitelkeiten“

Konrad Adenauer Stiftung - Mon, 15/07/2019 - 16:16
Saskia Gamradt 2019-07-15T14:16:00Z

The Row over France’s Digital Tax Signals a New Chapter in US-EU Trade Bargaining

IRIS - Mon, 15/07/2019 - 12:49

The introduction of a revenue-based tax on digital giants by the French government has sparked condemnation on the part of the U.S. administration, and threats of trade retaliation, starting with an official investigation. European divisions had already led to the abandonment of an EU-wide digital tax. While EU-US tensions had so far centred on German exports, how will this new episode affect the political dynamic in Europe on trade issues? An interview with Rémi Bourgeot, economist and associate fellow at IRIS.

While the US administration threatens to retaliate against countries that would put in place a digital tax harmful to its tech giants, Donald Trump seems to also have in mind trade negotiations with the EU in general and a reform of international taxation. Is the procedure against France’s digital tax part of that broader strategy?

So far, US trade tensions with the EU had centred on Germany’s car exports and its trade surplus in general. Against this background, Donald Trump has also accused the ECB of excessively weakening the euro’s exchange rate, through its unconventional policies. Although the digital tax appeared to be a minor topic in EU-US relations compared with the dispute over the euro’s exchange rate and the trade surplus, the US administration has nevertheless been critical of European plans to implement a digital tax on revenue since the debate was initiated among EU member states.

While those vocally opposing the digital tax in Europe were mostly smaller northern member states, the US stance seemed to find a particular echo in Berlin, where the government, despite adhering to a plan devised with France, showed caution in order to avoid escalating trade tensions with the Trump administration over car exports. Since EU-wide plans for a digital tax have been ditched, it is not surprising to see Donald Trump oppose similar plans at the national level, notably in France.

Until last year, whenever the US president criticized Germany for its trade surplus, French ministers were among the first to reply and rebuke the accusations. Meanwhile, Franco-German relations entered a delicate phase when it became clearer that French-led plans for a deeper integration of the Eurozone were being rejected by Berlin. A show of European cohesion against Donald Trump’s attacks on France’s digital tax is therefore unlikely. Similarly, Emmanuel Macron’s government will probably be less inclined in the coming months to defend Germany’s trade surplus. Europe’s increased divisions could give the US administration more room to try and accelerate trade talks with the EU, the idea of which Emmanuel Macron however rejected three months ago, arguing that the US would first have to re-join the Paris climate accord.

The digital tax, whether at the EU or national level, has been criticized as it targets revenues rather than profits and raises issues of double taxation. Although it has turned into a political symbol, it was designed as a mere intermediate step until a broader and more sustainable deal is reached in order to reform international taxation. While the introduction of a digital tax by various governments is intended as a levy in these talks, Donald Trump’s attacks are similarly meant to neutralize this possible advantage, having in mind negotiations both on trade and taxation.

His administration has shown some willingness to open a negotiation on international taxation which promises to focus, at least initially, on US companies like Amazon. While tackling the French and European projects to tax digital revenues, Donald Trump however often appears critical of digital giants in the US.  The strategy seems to consist in accepting the principle of these negotiations in order to quickly extend their scope beyond the issue of the digital economy, arguing that the borders between economic sectors are now very porous, and thus to engage in a much broader bargaining, on the taxation of international economic exchanges in general.

Talks on taxation and trade are therefore closely related. The US administration has raised the idea, in order to indirectly take into account the commercial activities of international companies in a given country, of developing a tax dependent on marketing expenditure for that country. This idea evokes more a transitional mechanism, like digital taxes introduced elsewhere, than a long-term model at the global level. From a European perspective, while this approach naturally frustrates major exporting countries such as Germany, targeting marketing spending could also be problematic for other countries and sectors, particularly for French and Italian luxury goods.

The OECD, which has a clear authority in the study of tax evasion, has succeeded in involving a very large number of countries in the process of initiating negotiations on international taxation. However, it is necessary to appreciate the complexity of the negotiations on this issue, especially since it is coupled with trade. While governments finally share a common will to preserve their tax base, with sometimes similar concerns, the very definition of the scope of the negotiation is still far from being resolved.

The EU had previously suspended the project for a European digital tax, leading instead to a series of national initiatives. How much divided are EU member States on this issue?

Four northern European countries (Denmark, Sweden, Finland, Ireland) expressed their strong opposition to the proposed European tax on the turnover of large companies in the digital sector. On the other hand, a majority of member states, the largest ones in particular, supported this tax. However, they were less united than at first sight, which made it all the more difficult to achieve the unanimity required in fiscal matters. The tax plan that was rejected in March was already a reduced version of the scheme that had already been discussed at the end of last year. Despite retaining the 3% rate, this version excluded from the tax base revenues from data sale and platform fees and focused on advertising revenues alone.

The four countries opposed to the digital tax have a small domestic market and are highly dependent on exports or international revenues more generally, which, under the current system, overshadow the very limited revenues that the European digital tax would have offered them. Sweden also sought to defend the success of its national digital companies, based on the model of music streaming companies like Spotify, while pointing to the general risk of double taxation. As for Ireland, it was a matter of preserving its model consisting in hosting the European headquarters of large international groups by means of a low corporate tax rate, which encourages companies to declare a significant portion of their profits in Ireland rather than in the European countries where the gain is generated.

Several countries such as France, the United Kingdom, but also Italy and Spain have worked on the introduction of a digital tax at the national level. What are the different approaches to this issue?

The European countries which have at some point made preparations for a national digital tax (France, Italy, Spain, United Kingdom, Austria) have considered variants relatively close to what had been discussed at the EU level in the months before the development of what appeared, before its rejection, to be a short-term consensus solution. These governments have considered thresholds similar to those of the European initiative and a broader set of services than advertising revenues alone, including data sales and platform fees in particular. The French government, which intends to make the tax retroactive to the start of the year, expects tax revenues of around 400 million euros this year and just over 600 million by 2021. These estimates, however modest the figures might already be, are often considered overoptimistic.

Governments embarking on this type of taxation naturally seek to engage in a negotiation both with the global companies concerned, and with other governments, against the backdrop of the negotiations that will take place within the OECD framework. A diverse group of countries in the world are following this path, whether the EU member states mentioned above, Australia, New Zealand, India, or Singapore – which indicates the general nature of the concerns behind digital taxation.

The difficulties and then the confirmation of the failure of the intermediate stage in Europe led to a preference for a global negotiation at the OECD rather than a new European initiative. In any case, the ultimate aim is to redefine the distribution of digital-related tax revenues among governments, but according to a model that should probably continue to be based on profits, or at least to take them into account. Despite the idea of trigger thresholds in current digital tax projects, the concept of revenue-based taxation raises fundamental problems that led most governments to set it aside at some point in their economic history. The current tax should therefore be considered as no more than a temporary tool.

On the one hand, digital tax projects have an important political dimension, in that, despite the relatively small amounts at stake at this stage, governments can find an opportunity to send an equalitarian message to the public. On the other hand, policy makers must address a longer-term economic question about fiscal models in a context of upheaval in commercial activities and their geographical anchoring. In this perspective, the digital tax represents the beginning of a more general debate. The current superposition of digital tax plans and the more general ambition to review international tax models in the longer term does, however, create a great deal of confusion.

Trios gagnants ? La Chine et la coopération dans les marchés tiers

Institut Montaigne - Mon, 15/07/2019 - 10:51

Les entreprises étrangères peuvent-elles tirer profit des projets d'infrastructure chinois à l'étranger ? Ont-elles besoin d'un soutien politique pour y parvenir ? Ces deux questions irriguent les débats en matière de coopération dans les marchés tiers, débats qui ont lieu dans plusieurs capitales et dans de nombreux sièges d'entreprises. La Chine a signé des accords de coopération marchés tiers avec la France, les Pays-Bas, la Belgique, l'Espagne, l'Autriche, le…

Markenkern von CDU und CSU

Konrad Adenauer Stiftung - Mon, 15/07/2019 - 02:30
Christine Bach 2019-07-15T00:30:00Z

« Le monde en cartes – Méthodologie de la cartographie » – 3 questions à Matthieu Alfré et Christophe Chabert

IRIS - Fri, 12/07/2019 - 12:46

Matthieu Alfré est diplômé d’HEC, de Sciences Po et de la Sorbonne, il enseigne actuellement en classes préparatoires et conseille des entreprises privées avec Alma Conseils. Christophe Chabert, diplômé d’HEC, est le fondateur du site www.mindthemap.fr. Ils répondent aux questions de Pascal Boniface à l’occasion de la parution de leur ouvrage « Le monde en cartes – Méthodologie de la cartographie » aux éditions Autrement.

La cartographie est-elle indispensable pour les enseignants ?

La cartographie est un outil indispensable pour tous les enseignants en histoire, en géopolitique et, à plus forte raison, en géographie. En disant cela, nous faisons notamment référence à la pensée de Philippe Pinchemel qui rappelle à juste titre que « pendant des siècles les géographes étaient des cartographes » (Géographie et cartographie, réflexions historiques et épistémologiques). La cartographie apparaît aussi indispensable pour les enseignants à deux niveaux, d’abord, dans le rapport conceptuel à leur propre discipline, ensuite, dans le rapport personnel à leur style d’enseignement.

D’une part, la cartographie conserve toute sa pertinence pour parfaire et actualiser l’appréhension des matières que nous enseignons avec passion. Croiser les cartes des journaux, des revues spécialisées et des meilleurs cercles de réflexion, comme l’IRIS, nous permet de bien documenter les évolutions récentes du monde. En outre, et nous l’avons remarqué en concevant et réalisant Le monde en cartes, produire nos propres cartes nous fait gagner autant en clarté qu’en pertinence pour appréhender encore mieux nos propres disciplines.

D’autre part, en nous appuyant sur cette approche cartographique, nous sommes plus à même de gagner en impact auprès des étudiants. D’abord, parce que les cartes restent l’un des meilleurs vecteurs de compréhension pour eux. Dans notre civilisation de l’instantané, nos étudiants sont sensibles à la « rhétorique de l’image » décrite par Roland Barthes. Ensuite, parce qu’elles leur permettent de s’entraîner à bien des épreuves écrites et orales qu’ils auront à connaître. Qu’il s’agisse de réaliser un croquis au baccalauréat, autant qu’à HEC Paris, ou de commenter des documents géographiques à l’oral de l’agrégation, les occasions de préparer les étudiants avec des cartes sont nombreuses.

Indispensable, édifiante et percutante, la cartographie demeure le support privilégié pour réaliser notre mission dans l’enseignement et la formation.

Comment définir une bonne carte ?

Les cartes font partie de notre quotidien. Il en existe une grande variété dont les objectifs peuvent être très divers. La réalisation de cartes ou croquis est une épreuve souvent redoutée dans la mesure où il est attendu des candidats de démontrer de multiples compétences. Nous allons ici passer en revue certains éléments permettant d’évaluer la qualité d’une carte dans le cadre des concours.

Avant toute chose, quatre éléments sont indispensables : un titre, une orientation (indiquer le nord), une légende organisée et une échelle (le fameux « TOLE »). Il est important de rappeler qu’il s’agit d’un travail de représentation de phénomènes. Les éléments choisis devront rendre compte de la structure et de l’organisation de l’espace ainsi que des dynamiques des territoires.

La légende se doit d’être rigoureuse, synthétique et de répondre au sujet posé. On jugera la carte sur sa lisibilité, sa clarté et la précision des localisations (nom de pays, de villes, mers et océans, massifs montagneux etc.). Le choix des figurés et des couleurs avant la réalisation de la carte est une étape essentielle qui demande un peu d’entraînement, et de bon sens. Il faut éviter les superpositions hasardeuses d’éléments rendant la carte illisible, respecter certaines conventions (s’en tenir aux formes géométriques de base pour les figurés ponctuels par exemple) et veiller à la symbolique des couleurs (libéralisme en bleu, communisme en rouge etc.).

Une carte est un élément visuel qui répond à des logiques différentes d’un texte. Elle doit attirer l’œil par son esthétisme, d’où la nécessité de s’appliquer. Une excellente carte permet au lecteur de saisir les messages principaux et les grandes dynamiques représentées avant même la lecture du contenu de la légende. Surtout, elle donne envie de se plonger dans le sujet, d’en savoir davantage et de se questionner.

Une carte est un instantané à un moment t, rapidement caduque. Son message est toujours biaisé par les choix faits par le cartographe. En définitive, la bonne carte est celle qui suscite le débat et appelle à en réaliser d’autres !

Quelle est la bonne articulation entre le commentaire et la carte ?

L’articulation entre le commentaire et la carte s’apparente à un dialogue fécond qu’il appartient au commentateur de construire avec intelligence. Pour réaliser au mieux le commentaire d’une carte, il ne faut ni produire une paraphrase servile de la carte, ni s’enfuir dans un découplage stérile entre les mots et les images. Le commentateur peut se donner pour fil directeur de toujours conjuguer le poids des mots avec le choc des cartes.

Conscient de cet impératif d’équilibre, nous proposons une approche intégrée du commentaire de cartes dans Le monde en cartes – Méthodologie de la cartographie. Ainsi, l’introduction de la section (« Les enjeux ») explique la raison d’être de nos choix de cartes. Chaque chapitre est subdivisé en cinq cartes essentielles et complémentaires. Chaque carte est introduite par une justification du sujet, préparée par une explicitation de la problématique, analysée par un commentaire soulignant les faits marquants et, enfin, prolongée par des perspectives plus larges. Alors que le commentaire est centré sur des enjeux et des défis, la carte les met en image avec des illustrations choisies.

Quelle(s) énergie(s) pour l’Afrique ?

Institut Montaigne - Fri, 12/07/2019 - 09:57

645 millions, c’est le nombre d’Africains qui n’ont pas d’accès à une source d’électricité. Et ce chiffre continuera mécaniquement d’augmenter du fait d’une croissance démographique supérieure aux nouvelles capacités de production d’électricité. Afin de répondre aux besoins futurs de ces habitants, le développement rapide de la production d’électricité est indispensable. Quelle place occupent les énergies renouvelables dans le mix énergétique du continent…

Au retour de la mission Clemenceau, le porte-avions Charles de Gaulle comme outil de puissance et d’influence

IRIS - Thu, 11/07/2019 - 17:35

Alors que le porte-avions Charles de Gaulle avait été immobilisé pendant près de 19 longs mois entre février 2017 et septembre 2018, son premier déploiement opérationnel de longue durée, la mission Clemenceau aura suscité un intérêt certain. Escorté par un groupe aéronaval conséquent (GAN), la Task Force 473, composée des frégates Forbin, Latouche-Tréville et Provence, du bâtiment de commandement et de ravitaillement (BCR) Marne et d’un sous-marin nucléaire d’attaque, le porte-avions Charles de Gaulle a ainsi parcouru la Méditerranée et l’océan Indien pour contribuer au rayonnement des armées françaises.

Si la mission Clemenceau ne constituait évidemment pas le premier déploiement long de ce type du Charles de Gaulle – on se souviendra de l’opération Bois-Belleau et des missions Arromanches –, elle représentait pour la Marine nationale et l’ensemble des armées françaises un enjeu conséquent, le porte-avions devant faire la démonstration de ses capacités renouvelées après un arrêt technique majeur (ATM2) ayant mobilisé, à travers l’entreprise Naval Group, la Direction générale de l’armement (DGA) et le Service de soutien de la flotte (SSF), jusqu’à 2 100 personnes, pour un budget avoisinant les 1,3 milliard d’euros. Adapté au « tout Rafale » après le retrait des derniers Super Etendard Modernisés (SEM) en 2016 et désormais doté de capacités mises à jour, le porte-avions Charles de Gaulle a retrouvé son rôle de navire amiral de la Marine nationale.

La mission Clemenceau contribuait à trois objectifs concomitants. Il s’agissait d’une part et comme évoqué plus tôt, d’acter la remontée en puissance du Charles de Gaulle, ce bâtiment constituant toujours l’unique porte-avions n’employant pas d’avions à atterrissage vertical d’Europe, mais aussi, d’autre part, de multiplier les exercices aux côtés de marines militaires alliées et partenaires. Enfin, la Task Force 473 aura directement contribué à l’action de la France au Levant en participant à l’opération Chammal, son groupe aérien embarqué (GAE) représentant 25 aéronefs, dont 20 Rafale Marine prenant part aux opérations aéronavales françaises dans la région, encore une fois aux côtés de marines alliées et avec le soutien de la frégate antiaérienne danoise Niels Juel.

Dans l’ensemble, la mission Clemenceau aura été placée sous le signe de la diplomatie navale en assurant, à travers diverses missions, la promotion et la sauvegarde des intérêts français via le déploiement des bâtiments de la Task Force 473. La participation de bâtiments militaires européens à cette mission, en ce sens, peut être interprétée comme une démonstration de l’attachement de la France au multilatéralisme. De la même façon, les exercices Varuna et La Pérouse de mai 2019 aux côtés des marines indienne, australienne, japonaise et états-unienne ont permis, tout en contribuant à l’amélioration des capacités opérationnelles françaises, de mettre en scène les bonnes relations qu’entretient Paris avec une série de puissances de l’Indopacifique.

La diplomatie navale française est une déclaration : elle repose sur une démonstration de force censée illustrer l’attachement de l’État français à certains principes internationaux incontournables et en l’occurrence au droit de la mer, tel qu’encadré par la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (CNUDM ou UNCLOS) à laquelle adhèrent 150 pays à ce jour. De nombreux États considèrent aujourd’hui les actions entreprises par Pékin en mer de Chine comme une violation directe du droit de la mer, la construction d’îlots artificiels devant conduire la Chine à revendiquer in fine une souveraineté exclusive sur de larges espaces maritimes dans l’Indopacifique. En ce sens, la mission Clemenceau, dans sa dimension pacifique, s’inscrit dans une opposition directe à la politique du fait accompli, le déploiement du porte-avions Charles de Gaulle, navire amiral de la Marine nationale, attestant du sérieux de la position française sur le sujet. Par ailleurs, la présence française dans l’Indopacifique n’est pas seulement liée à des considérations internationales : dans le sillage de l’essor dans la région de nouvelles puissances navales, la France doit assurer la sécurité de ses territoires ultramarins et des zones économiques exclusives (ZEE) qui en dépendent.

Entre autres illustrations de cet état de fait, la participation de la ministre des Armées, Florence Parly, au Shangri-La Dialogue (SLD) en parallèle d’une escale du Charles de Gaulle à Singapour, témoigne bien de la façon dont un outil militaire peut appuyer, par sa seule présence, une action diplomatique plus conventionnelle. La mission Clemenceau, en ce sens, illustre l’intérêt croissant de la France pour l’Indopacifique, un espace maritime représentant une part conséquente des échanges commerciaux mondiaux où se jouerait, à travers la réémergence de la Chine et la multiplication des tensions internationales, le destin du monde. La France s’oriente ainsi vers un approfondissement de ses relations avec l’Inde, l’Australie et les États-Unis, mais aussi avec le renforcement de sa coopération avec le Vietnam et le Japon, dans l’objectif de contenir l’émergence d’une Chine bleue convaincue de la nécessité de s’imposer sur les mers. La France entretient d’ores et déjà avec deux de ces acteurs une relation privilégiée : avec l’Inde à laquelle elle fournit des Rafale et surtout avec l’Australie, qui s’équipera à l’avenir de Barracuda, un modèle de sous-marins d’attaque comparables aux futurs Suffren français, mais disposant d’une propulsion conventionnelle.

Important succès pour la diplomatie navale française, la mission Clemenceau aura vu le déploiement d’une demi-douzaine de bâtiments et de plus d’un millier de personnels militaires français pour quatre mois. Pour autant, ce succès ne peut totalement occulter les limites de la stratégie de défense française dans l’Indopacifique où les effectifs et les moyens français d’être réduits malgré de récents efforts. Pour être viabilisée, la présence française dans l’Indopacifique devra nécessairement s’appuyer sur le déploiement renouvelé de forces permanentes, un effort que la France ne pourra consentir sans revoir au préalable à la hausse ses dépenses militaires pour pouvoir se doter, in fine, de nouveaux bâtiments, de nouveaux systèmes, mais aussi de nouveaux équipages.

Pourquoi un défilé militaire le 14 Juillet ?

IRIS - Thu, 11/07/2019 - 16:19

Pascal Boniface, directeur de l’IRIS, évoque le débat autour de la parade militaire du 14 juillet.

« L’Iran a montré qu’il respectait le droit international, pas les États-Unis »

IRIS - Thu, 11/07/2019 - 15:05

Pourquoi l’Iran a-t-il décidé de violer l’accord sur le nucléaire iranien ?

La stratégie iranienne vis-à-vis de l’accord sur le nucléaire iranien a changé depuis que les États-Unis se sont retirés de l’accord, en mai 2018. Malgré les sanctions économiques réimposées par Washington, Téhéran a continué à respecter l’accord durant un an, tout en continuant à demander de l’aide aux Européens pour contourner les sanctions. Sans réponse de leur part, l’Iran, dans une crise économique profonde, a donc mis en place un nouveau rapport de force même si la situation ne lui est pas très favorable. L’objectif de cette posture plus agressive est double : montrer aux États-Unis que leur politique a un coût et que la passivité de l’UE ne peut plus durer.

Les Européens peuvent-ils encore réagir ?

L’Iran est l’un des seuls pays à avoir respecté l’accord depuis le début et les Européens en sont conscients. Ils doivent donc prendre les mesures nécessaires vis-à-vis des Américains car l’Iran n’attend pas que des paroles, mais aussi des actes. Les Européens, en particulier l’Allemagne et la France, sont au pied du mur et ont un rôle-clé à jouer.

Qui soutient l’Iran aujourd’hui ?

Contrairement au discours narratif des États-Unis, l’Iran est beaucoup moins isolé qu’il y a quarante ans même si ses alliances ont changé. Aujourd’hui, Téhéran peut compter sur l’Irak, le régime de Damas, le Qatar, le Pakistan, l’Inde, ou encore son allié traditionnel chinois, seul pays à lui acheter du pétrole. L’Iran a gagné en crédibilité car il a montré qu’il respectait le droit international, contrairement aux États-Unis.

Combien de temps l’Iran peut-il tenir si les sanctions économiques restent les mêmes ?

L’Iran, qui possède près de 100 milliards de dollars de réserves, va essayer de « tenir » jusqu’aux prochaines élections présidentielles américaines. Aujourd’hui, la seule chose qui pourrait faire bouger les choses, c’est que les États-Unis annoncent officiellement une levée des sanctions tout en revenant dans l’accord. A part cela, les Iraniens ne vont pas céder. Il faudrait notamment que les Iraniens voient leurs exportations pétrolières, qui ont reculé de 2,3 millions barils par jour en 2017 à 400000 en juin 2019, se redresser.

Il semble peu probable que les États-Unis reviennent dans l’accord…

Oui. Donald Trump reste effectivement sur la même ligne et c’est très dangereux.

La posture de Donald Trump rappelle d’autres guerres comme celle d’Irak en 2003. Ces deux situations sont-elles comparables ?

Pas vraiment. Les Américains voulaient faire la guerre contre l’Irak après les attentats du 11 septembre, ce qui n’est pas le cas avec l’Iran aujourd’hui. En revanche, certains éléments dans l’entourage de Donald Trump sont particulièrement inquiétants. Le Conseiller à la Sécurité nationale, John Bolton, qui a encouragé la guerre contre l’Irak en 2003, ne rêve par exemple que d’une attaque contre l’Iran. Le Secrétaire d’Etat Mike Pompeo, dont la logique anti-iranienne est absolue, adopte pour sa part une position très « va-en-guerre ». Lors d’une allocution au Congrès, il a d’ailleurs récemment affirmé que l’Iran était allié au groupe Al-Qaïda. Or, selon la loi américaine, il n’y a pas besoin d’autorisation du Congrès pour attaquer un groupe lié à cette organisation terroriste. La stratégie américaine est dangereuse. On commence à préparer la guerre et n’importe quel incident pourrait dégénérer.

Cette période dangereuse profite-t-elle aux radicaux en Iran ?

Oui. Les radicaux ont en plus en plus de pouvoir, en partie grâce à la stratégie américaine. Le président modéré Hassan Rohani a été élu sur la promesse de sortir son pays de la crise économique et nucléaire, notamment grâce à la négociation. Or, l’économie s’est effondrée et le taux d’inflation dépasse désormais les 40%. Les Etats-Unis ont « piétiné »a stratégie des modérés iraniens qui n’existent plus politiquement. En revanche, les radicaux, qui ont toujours mis en garde contre un piège américaine et qui se sont toujours opposés à la signature de l’accord, gagnent en popularité. Les faits leur ont malheureusement donné raison.

Freihandelsabkommen EU-MERCOSUR

Konrad Adenauer Stiftung - Thu, 11/07/2019 - 13:13
Juliane Liebers 2019-07-11T11:13:00Z

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