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Justice : Un VDP écope de 11 ans de prison ferme pour le meurtre de deux jeunes à Silly

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 14/07/2026 - 00:15

La Chambre criminelle du Tribunal de grande instance (TGI) de Léo a vidé, ce mercredi 8 juillet 2026, le dossier mettant en cause quatre personnes, parmi lesquelles trois Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), poursuivies pour des faits de meurtre, de complicité de meurtre et de recel de cadavres. Au terme des débats, le principal mis en cause, identifié par les initiales S.I., a été condamné à une peine de 11 ans d'emprisonnement ferme.

Les faits trouvent leur origine en juin 2024 dans une forêt située à proximité de la commune de Silly. Deux jeunes hommes, K.A. et K.G., partis à la recherche de leurs bœufs disparus, avaient cessé de donner de leurs nouvelles. Après trois jours de recherches infructueuses, leurs proches avaient fini par découvrir qu'ils avaient été exécutés avant d'être enterrés.

Au cours des audiences, les déclarations des différents prévenus ont permis de retracer les circonstances du drame. Il est ressorti des témoignages que les deux victimes avaient été interceptées dans la forêt de Névry par un groupe de VDP de cette localité, qui les soupçonnaient d'appartenir à un groupe terroriste à la suite d'informations faisant état d'une attaque imminente dans la zone.

Les deux jeunes avaient pourtant expliqué aux VDP qu'ils étaient originaires d'un village voisin et qu'ils étaient simplement à la recherche de leurs animaux égarés.

Estimant ces explications insuffisantes, les VDP avaient décidé de les conduire au commissariat de police de Silly afin de poursuivre les vérifications. En chemin, ils avaient croisé S.I. et S.L., deux VDP de Silly qui se rendaient dans leurs champs avec leurs armes de dotation.

Selon les débats, S.I. aurait alors affirmé que les deux hommes étaient « très dangereux » et persuadé les autres VDP de renoncer à les remettre aux forces de police, soutenant que les personnes interpellées étaient souvent relâchées.

À la barre, S.I. a reconnu que pendant les échanges portant sur l'opportunité de conduire les deux suspects au commissariat de Silly, son collègue S.L. s'était éloigné du groupe. Il a également admis qu'après une décision prise collectivement d'exécuter les deux jeunes, il avait été le seul à faire usage de son arme contre eux.

Le condamné a indiqué avoir éprouvé des regrets après les faits. De son côté, N.K., présenté comme chef de mission, a reconnu avoir participé à l'interpellation ainsi qu'au premier interrogatoire des victimes, tout en affirmant avoir été surpris lorsque S.I. a ouvert le feu.

Pour sa part, N.B., chef de son village, a déclaré avoir procédé à l'inhumation des deux corps trois jours après les faits, à la demande de N.K., sans en informer les autorités compétentes.

Également poursuivi dans cette affaire, S.L. a rejeté toute implication. Il a soutenu s'être tenu à l'écart au moment des faits et a affirmé avoir été profondément choqué en apprenant que son binôme S.I. avait exécuté les deux jeunes hommes.

Dans son réquisitoire, le Procureur du Faso a d'abord rendu hommage au rôle des VDP dans la lutte pour le rétablissement de la sécurité au Burkina Faso, en particulier dans la province de la Sissili. Il a cependant regretté que certains comportements isolés viennent porter atteinte à l'image des forces engagées sur le terrain.

Considérant que la responsabilité de S.I., N.K. et N.B. était établie, le ministère public avait requis une peine de 20 ans de prison ferme contre S.I., 15 ans de prison ferme contre N.K. ainsi qu'une peine de 18 mois de prison avec sursis assortie d'une amende de 300 000 FCFA contre N.B. Il avait en revanche demandé la relaxe de S.L. au bénéfice du doute.

La défense, qui a reconnu la culpabilité de S.I., a néanmoins sollicité la clémence du Tribunal en invoquant plusieurs circonstances atténuantes. L'avocat a notamment insisté sur le contexte sécuritaire particulièrement tendu, dans lequel toute personne peut être considérée comme suspecte, le manque de formation des VDP, l'absence d'un cadre juridique suffisamment précis concernant la prise en charge des personnes soupçonnées de complicité avec des groupes terroristes, ainsi que les remords exprimés par son client.

Estimant qu'une sanction trop lourde pourrait affecter le moral des VDP et des Forces de défense et de sécurité (FDS), la défense a demandé que la peine soit ramenée entre cinq et dix ans d'emprisonnement, en s'appuyant sur les dispositions de l'article 217-4 du Code pénal.

Constituée par les frères des deux victimes, la partie civile a réclamé un milliard de francs CFA en guise de réparation pour le préjudice subi.

Après en avoir délibéré publiquement et contradictoirement en matière criminelle, la Chambre criminelle a déclaré S.I. coupable de meurtre et l'a condamné à 11 ans de prison ferme.

Concernant N.K., les juges ont requalifié les faits de complicité de meurtre en non-assistance à personne en danger avant de le reconnaître coupable de cette infraction.

Il a ainsi été condamné à 18 mois d'emprisonnement avec sursis ainsi qu'à une amende de 250 000 FCFA, également assortie du sursis. En revanche, S.L. et N.B. ont été relaxés, le tribunal estimant que les infractions qui leur étaient reprochées n'étaient pas constituées.

Cette dernière affaire inscrite au rôle des assises criminelles a également été l'occasion pour le président du Tribunal, François Kaboré, de féliciter l'ensemble de ses collaborateurs pour leur engagement depuis janvier 2026. Il a salué les efforts consentis, qui ont permis, selon lui, d'obtenir des résultats satisfaisants.

Le président du Tribunal a enfin remercié le public pour l'intérêt manifesté à l'égard de ces audiences, qu'il a qualifiées de pédagogiques.

Lefaso.net
Source : AIB

Categories: Afrique

Burkina : Le SIPEN-UEMOA offre du matériel informatique à l'agence Faso Mêbo en soutien à ses opérations

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 14/07/2026 - 00:12

À la veille de l'ouverture du Salon international des professionnels de l'économie numérique de l'UEMOA (SIPEN-UEMOA), les organisateurs ont remis, ce lundi 13 juillet 2026, un important lot de matériel informatique à l'agence Faso Mêbo. Ce geste, qualifié d'acte patriotique, vise à renforcer les capacités opérationnelles de la structure tout en illustrant l'engagement des acteurs du numérique en faveur du développement du Burkina Faso.

Les organisateurs de la quatrième édition du Salon international des professionnels de l'économie numérique de l'UEMOA (SIPEN-UEMOA) ont procédé à la remise d'un lot de matériel informatique à l'Agence Faso Mêbo. Ce don intervient à la veille de l'ouverture officielle du salon, prévue les 14 et 15 juillet à l'hôtel Silmandé autour du thème : « Refonder l'économie numérique au sein de l'UEMOA : intelligence artificielle, fintech et finance inclusive. »

Le président du comité d'organisation du SIPEN-UEMOA 2026, Évariste Tassembédo, remettant symboliquement le don de matériel informatique à l'agence Faso Mêbo.

Selon le président de la Fédération des acteurs du numérique du Burkina Faso (FED Numérique) et président du comité d'organisation du SIPEN-UEMOA 2026, Évariste Tassembédo, cette initiative traduit l'engagement des acteurs du numérique des huit pays de l'UEMOA à accompagner les efforts de développement du Burkina Faso.

« Ce don s'inscrit dans un acte patriotique. Avec l'ensemble des délégations présentes au Burkina Faso, notamment celles des sept autres pays de l'UEMOA, nous avons décidé d'offrir ce matériel informatique afin de témoigner notre soutien aux initiatives de développement engagées par les autorités », a-t-il déclaré.

Le président du comité d'organisation du SIPEN-UEMOA 2026 a réaffirmé l'engagement des professionnels du numérique à accompagner les initiatives nationales de développement.

Le matériel remis est composé d'imprimantes multifonctions, d'onduleurs, d'un système de gestion du temps de présence, d'un dispositif de visioconférence ainsi que de kits de communication (oreillettes et dispositifs mains libres). Ces équipements permettront d'améliorer les conditions de travail des équipes de l'Agence Faso Mêbo, de renforcer le suivi des activités, la gestion des ressources humaines, la communication interne ainsi que la production de statistiques fiables.

Le matériel remis comprend notamment des imprimantes multifonctions, des onduleurs, un système de visioconférence, un dispositif de gestion du temps et des kits de communication.

Pour Évariste Tassembedo, le choix d'offrir du matériel informatique répond à la volonté d'accompagner l'agence dans la modernisation de ses méthodes de travail, en complément des appuis déjà apportés à travers d'autres initiatives nationales.

Le SIPEN-UEMOA est le Salon international des professionnels de l'économie numérique de l'UEMOA. Organisée cette année à Ouagadougou, cette quatrième édition est coorganisée par le ROP-TIC et la FED Numérique, avec l'appui du ministère de la Transition digitale, des postes et des communications électroniques, de la Commission de l'UEMOA, du BOAD, du COGEF et de l'ARCEP.

Les responsables du SIPEN-UEMOA ont travaillé aux côtés des équipes de Faso Mêbo

Le salon réunira des décideurs publics, des experts, des entreprises et des partenaires techniques autour des enjeux du numérique. Plus de quarante exposants présenteront leurs innovations, tandis que plusieurs panels porteront notamment sur l'intelligence artificielle, la finance inclusive, la gouvernance numérique et les politiques publiques en matière de transformation digitale.

À travers ce geste, les acteurs du numérique de l'UEMOA réaffirment leur engagement en faveur du développement et de la modernisation des services publics au Burkina Faso.

À travers ce don à l'agence Faso Mêbo, les organisateurs entendent démontrer que le numérique constitue un levier concret au service de la modernisation de l'administration et du développement socio-économique.

Anita Mireille Zongo
Lefaso.net

Categories: Afrique

Dans la «kill zone», l’évacuation impossible des blessés ukrainiens

RFI (Europe) - Tue, 14/07/2026 - 00:10
Une vingtaine de soldats ukrainiens participent au traditionnel défilé militaire du 14-Juillet, sous le regard de Volodymyr Zelensky, invité par le président français. Depuis plus de quatre ans, l’armée ukrainienne résiste aux assauts russes sur quelque 1 200 kilomètres de front. À l’heure des drones et des frappes à longue portée, on oublie parfois les hommes qui tiennent les positions, au cœur d’une « kill zone » désormais saturée de drones FPV. Notre correspondant Lucas Lazo a accompagné, il y a quelques jours, une unité ukrainienne lors d’une évacuation de blessés au cœur de cette zone grise, sur le front de Zaporijjia, dans le sud du pays.
Categories: Union européenne

Burkina : Les appelés à l'immersion patriotique obligatoire convoqués sur leur site d'affectation le 27 juillet 2026 à 8h

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 14/07/2026 - 00:09

Dans le communiqué ci-après, la cellule d'orientation et de suivi du comité de coordination de la mise en oeuvre de l'immersion patriotique obligatoire, informe les bacheliers 2026 qu'ils sont tenus de se présenter sur leur site d'affectation le lundi 27 juillet 2026, à 8h. Le communiqué précise par ailleurs, les conditions à remplir pour les bacheliers 2025 n'ayant pas accompli l'immersion, ceux de nationalité étrangère entre autres.

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Lefaso.net

Categories: Afrique

Burkina/Frais de scolarité dans le privé : Le gouvernement fixe de nouveaux critères de réglementation

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 14/07/2026 - 00:00

Le ministère de l'Enseignement de base, de l'alphabétisation et de la promotion des langues nationales a adopté un arrêté portant réglementation des frais de scolarité dans les structures privées d'éducation préscolaire et d'enseignement primaire. Ce texte, pris en application du décret du 3 juillet 2026 sur les frais de scolarité dans l'enseignement privé, définit les composantes des frais exigibles ainsi que les critères qui encadreront leur fixation.

Selon l'arrêté, les frais de scolarité comprennent les frais d'inscription, la carte scolaire, l'inscription à la bibliothèque et la contribution en rame de papier.

Leur montant sera déterminé en fonction de trois principaux critères que sont la zone d'implantation de l'établissement, le niveau d'investissement réalisé en infrastructures et équipements, ainsi que la qualité de l'offre éducative.

Les autorités prennent notamment en compte les conditions d'accueil, les équipements disponibles, la qualification des enseignants, les résultats scolaires, les effectifs par classe et l'enseignement de disciplines telles que les TIC, l'anglais ou les langues nationales.

Cette réglementation vise à harmoniser les pratiques tarifaires des établissements privés tout en encourageant l'amélioration de la qualité de l'enseignement.

Plus de détails dans l'arrêté ci-dessous.

Lefaso.net
Source : Ministère en charge de l'Enseignement de base

Categories: Afrique

L’Afrique : entre dynamiques démographiques, intégration économique et affirmation géopolitique

IRIS - Tue, 14/07/2026 - 00:00

En quoi la géographie et la démographie du continent africain constituent-elles des opportunités, mais également des vulnérabilités pour son développement ?

La géographie et la démographie du continent représentent un potentiel important, mais sa valorisation peine à être concrétisée.

L’immensité et la diversité des ressources du continent (cobalt, terres rares, hydroélectricité…) sont de réelles opportunités et donnent à l’Afrique une valeur stratégique importante. Néanmoins, le faible nombre d’infrastructures de transport et d’énergie est une contrainte qui affecte de très nombreux États, et plus particulièrement les États enclavés. L’intégration régionale peut apporter une solution à ces nombreux obstacles, mais elle reste encore peu développée.

Si la démographie est un atout pour certains économistes (en termes de main-d’œuvre ou de jeunesse par exemple) et pourrait être un dividende, elle reste tributaire de systèmes éducatifs peu développés et de structures de santé insuffisantes. 2,5 milliards d’habitants d’ici 2050 représentent un potentiel important, mais cela devra s’accompagner d’un investissement massif dans l’emploi.

Le développement du continent sera lié à la réduction de l’écart entre le potentiel de la géographie et de la démographie et sa valorisation effective.

Quelle est la place de l’Union africaine sur la scène internationale et quels sont les défis internes auxquels elle fait face ? En quoi les objectifs de l’Agenda 2063 traduisent-ils la volonté des États africains de renforcer leur poids politique et diplomatique ?

La montée en puissance de l’Union africaine comme acteur diplomatique reconnu s’affirme depuis quelques années. Elle est devenue incontournable pour représenter le continent et siège au G20 depuis 2023. Elle enchaîne les sommets avec de très nombreux bailleurs (Union européenne, Chine, États-Unis, Japon, France…). Ses deux « bras armés », la Commission et le Conseil de paix et de sécurité, portent la voix du continent sur des enjeux globaux et sécuritaires.

Les défis restent néanmoins importants. Le financement de son budget est assuré à 60 % par des partenaires extérieurs. Comme toute union, elle est sujette aux intérêts nationaux divergents, mais aussi aux rivalités régionales (communautés économiques régionales (CER)[1]) qui l’affaiblissent. La gestion des crises majeures, qui impliquent 21 États africains, demeure le point faible de l’organisation africaine. Son poids institutionnel reste encore modeste face aux grandes puissances et aux institutions financières internationales.

L’Agenda 2063, est révélateur de la volonté des acteurs africains de penser l’avenir de leur continent. Cette ambition se heurte à plusieurs difficultés :

  • construire une union économique et monétaire à l’échelle de l’Afrique ;
  • la terre africaine reste l’un des hauts lieux crisogènes de la planète. Plus de 78 % des troupes de maintien de la paix des Nations unies sont déployées en Afrique ;
  • la bonne gouvernance tarde à arriver sur le continent.

En résumé, l’Agenda 2063 traduit clairement une ambition de peser davantage. Il revendique une Afrique « influente, unie et forte » et la volonté d’être un acteur des relations internationales.

Quels sont les principaux moteurs de la croissance économique en Afrique ? Dans quelle mesure les communautés économiques régionales (CER) et la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) contribuent-elles à renforcer l’intégration économique sur le continent africain ?

Les principaux moteurs de la croissance économique en Afrique sont les ressources naturelles, la démographie, les investissements directs étrangers (IDE) et le potentiel de l’agriculture. S’y ajoutent le potentiel des services et de la consommation intérieure.

L’intégration économique s’est construite par la montée en puissance de huit communautés économiques régionales majeures. Si elles ont permis des avancées réelles, la différence de niveau d’intégration au sein des CER est importante et ne facilite pas l’intégration du continent. De surcroît, la possibilité pour un État d’appartenir à plusieurs CER (fragmentées et inégales) complique l’intégration. En 2019, la Zone de libre-échange continentale africaine est créée. Elle réunit 54 États[2]. Seule l’Érythrée n’a pas adhéré à cette initiative économique majeure. Les objectifs sont l’augmentation du commerce intra-africain et une meilleure attractivité pour les investisseurs. Mais la mise en œuvre de la ZLECA reste lente et a été très ralentie par la pandémie de Covid-19 et les crises internationales qui se succèdent. Le manque d’infrastructures de transport participe à cette difficile mise en œuvre. L’affirmation de résultats positifs de la ZLECA prendra de nombreuses années. La question qui demeure posée pourrait être la suivante : quel sera l’avenir des CER lorsque la ZLECA sera pleinement opérationnelle ? Le mille-feuille des organisations économiques ne gagnerait-il pas à être réduit ?

Quels sont les principaux enjeux sécuritaires auxquels sont confrontés les États africains ? Quel rôle joue l’Union africaine dans la résolution des crises ? Quelles actions pourraient être mises en place pour renforcer la stabilité du continent ?

Ving-et-un États africains sont confrontés à une crise ou un conflit majeur (coups d’État, guerres civiles, terrorisme ou extrémisme violent). La criminalité organisée et les tensions liées aux ressources et au climat sont aussi des enjeux sécuritaires majeurs.

Dès le mois de février 2004, l’Union africaine s’est dotée d’une politique commune de défense et de sécurité. Deux principes fondamentaux sont à mettre en relief : la politique de non-ingérence dans les affaires intérieures d’un État, mais l’UA se réserve le droit d’intervenir en cas de crimes de guerre, de génocide ou de crimes contre l’humanité.

Un des programmes majeurs de l’UA réside dans l’Architecture africaine de paix et de sécurité (AAPS). Elle s’articule principalement autour du Conseil de paix et de sécurité (CPS), appuyé par la Commission de l’Union africaine. Seul le CPS peut autoriser des missions de soutien à la paix, imposer des sanctions, prendre des initiatives et des actions en réponse à des conflits éventuels ou réels. Il est composé de 15 membres, siégeant pour deux ou trois ans. Quatre outils sont importants au sein de l’AAPS : la Force africaine en attente (intervention), le Groupe des sages (médiation), le Système continental d’alerte rapide (information) et le Fonds pour la paix (financement).

L’AAPS demeure ralentie par le manque de moyens financiers et la rivalité décisionnelle entre le niveau continental et celui des CER.

L’Agenda 2063 reste une feuille de route intéressante. L’écart entre les ambitions affichées et la réalité du terrain reste important. L’intégration économique continentale, comme l’unité politique, ne pourront se réaliser qu’avec l’application du principe de base de la renaissance africaine : « Faire taire les armes en 2030 ».

[1] Elles sont au nombre de huit : la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), la Communauté économique des États d’Afrique centrale (CEEAC), l’Union du Maghreb arabe (UMA), la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), le Marché commun d’Afrique orientale et australe (COMESA), l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), la Communauté des États sahélo-sahariens (CENSAD) et la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC).

[2] Qui représentent un potentiel d’environ 1.5 milliard de consommateurs.

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Contracts for July 10, 2026

Globalsecurity.org - Mon, 13/07/2026 - 23:40
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Mondial 2026 : la fédération sénégalaise explique les raisons du départ de Pape Thiaw

France24 / Afrique - Mon, 13/07/2026 - 23:11
Au Sénégal, c'est l'heure des comptes après l'élimination controversée des Lions de la Teranga à la Coupe du monde 2026. La Fédération sénégalaise de football, qui s'est séparée du sélectionneur national Pape Thiaw pour des raisons sportives s'est expliquée ce lundi face à la presse.
Categories: Afrique

Trump Is Taking a Page Out of Iran’s Playbook

Foreign Policy - Mon, 13/07/2026 - 23:08
The White House vows to charge all commercial ships passing through the Strait of Hormuz.

Mengistu, le « Négus rouge » éthiopien, fantôme d’Harare

LeMonde / Afrique - Mon, 13/07/2026 - 23:00
« Chefs d’Etat africains en exil » (2/6). Autrefois colonel tout-puissant de la junte militaire éthiopienne, l’ancien despote Mengistu Hailé Mariam, aujourd’hui âgé de 89 ans, se terre depuis trente-cinq ans dans une villa cossue de la capitale zimbabwéenne.
Categories: Afrique

Ukraine à l’honneur et sécurité renforcée : ce qu’il faut savoir du défilé du 14-Juillet

France24 / France - Mon, 13/07/2026 - 22:17
Un important dispositif policier sera déployé mardi à Paris et en région parisienne pour sécuriser le défilé militaire du 14-Juillet, le dernier sous la présidence d'Emmanuel Macron. L'événement intervient dans un contexte particulier : en pleine canicule et le jour de la demi-finale de la Coupe du monde entre la France et l'Espagne.
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Russian Energy Is Now at Ukraine’s Mercy

Foreign Policy - Mon, 13/07/2026 - 22:10
Kyiv’s drone offensive against Russian oil facilities has found a sixth gear.

India’s Expanding SSBN Force and What It Means for Pakistan

TheDiplomat - Mon, 13/07/2026 - 22:10
As India’s expanding fleet of Arihant-class subs improves its second-strike capability, Islamabad has to pursue the development and deployment of its own SSBN force.

Près de 20 milliards FCFA pour le Musée d'art contemporain de Cotonou

24 Heures au Bénin - Mon, 13/07/2026 - 21:55

Les députés ont approuvé, le 10 juillet 2026, l'accord de financement conclu entre le gouvernement béninois et l'Agence Française de Développement (AFD) dans le cadre du projet de Musée d'art contemporain de Cotonou (MACC).

Après les projets muséaux lancés à Ouidah, Porto-Novo et Abomey, Cotonou s'apprête à accueillir un musée consacré à l'art contemporain, dont le financement a été entériné, vendredi 10 juillet 2026, par l'Assemblée nationale.

Le financement de l'Agence Française de Développement (AFD), comprend un prêt de 25 millions d'euros et une subvention de 5 millions d'euros, soit près de 19,7 milliards de FCFA.

Il couvrira la construction du Musée d'art contemporain de Cotonou (MACC), la conception de son parcours muséal, son lancement ainsi que des actions de formation au profit des professionnels du secteur culturel.

Le futur établissement s'inscrit dans la politique de valorisation du patrimoine culturel engagée par le gouvernement depuis 2016.

Lors des débats parlementaires, plusieurs députés ont appelé à une forte implication des entreprises et de la main-d'œuvre nationales afin que les retombées économiques bénéficient pleinement au pays. Ils ont également insisté sur la nécessité d'un suivi rigoureux de l'exécution du projet.

Pour le ministre de la Culture, des Arts et du Patrimoine, Yassine Latoundji, le MACC constitue un levier de développement économique autant qu'un équipement culturel. Selon lui, le projet doit stimuler les industries culturelles et créatives, favoriser la création d'emplois et accroître la visibilité des artistes béninois et africains grâce à un partenariat de long terme avec l'AFD.
M. M.

Categories: Afrique

Lubero : plus de 6 000 déplacés vulnérables face au risque d’Ebola

Radio Okapi / RD Congo - Mon, 13/07/2026 - 21:43


À Lubero‑Centre (Nord‑Kivu), plus de 6 256 ménages déplacés vivent dans une grande précarité. Privés de savon, de kits de lavage des mains et d’autres moyens de prévention, ils peinent à appliquer les mesures barrières contre Ebola, ce qui accroît leur vulnérabilité.


Le président de la société civile du territoire, Muhindo Tafuteni, alerte :

Categories: Afrique

La Cour constitutionnelle tire les leçons de la présidentielle de 2026

24 Heures au Bénin - Mon, 13/07/2026 - 21:32

La Cour constitutionnelle a ouvert, lundi 13 juillet 2026 à Grand-Popo, un séminaire consacré à l'évaluation de l'élection présidentielle d'avril 2026.

Pendant plusieurs jours, conseillers, cadres, assistants juridiques et rapporteurs adjoints à la Cour constitutionnelle passeront en revue le déroulement de l'élection présidentiel d'avril dernier.

Présidant la cérémonie d'ouverture, lundi 13 juillet 2026 à Grand-Popo, au nom du président de l'institution, empêché, le vice-président, Nicolas Assogba, a rappelé que la Cour est investie par la Constitution de la mission de veiller à la régularité de l'élection présidentielle, de connaître du contentieux électoral et de proclamer les résultats définitifs.

Il a salué le travail accompli par la haute juridiction tout au long du processus électoral, depuis l'examen des candidatures jusqu'à la proclamation des résultats et à la prestation de serment du président élu le 24 mai, en passant par le suivi des opérations de vote et le traitement des recours. Selon lui, ces différentes missions ont contribué à la transparence du scrutin et au renforcement de la confiance dans les institutions.

Le séminaire doit permettre d'identifier les points forts et les insuffisances du processus, de formuler des recommandations et de définir des outils destinés à améliorer l'organisation des futures consultations électorales.

Le secrétaire général de la Cour, Romuald Irotori, a indiqué que les participants travailleront également à l'élaboration d'une première version d'un manuel des procédures. Ce document, appelé à être enrichi puis adopté, doit servir de référence pour les futures interventions de la haute juridiction en matière électorale.

La première journée a été marquée par plusieurs communications techniques suivies de débats entre les participants.

Les travaux se poursuivent ce mardi avec de nouvelles sessions consacrées à la consolidation des recommandations issues des échanges.
M. M.

Categories: Afrique

Sénégal : qui pour succéder à Pape Thiaw à la tête des Lions de la Teranga ?

France24 / Afrique - Mon, 13/07/2026 - 21:30
Le Sénégal se cherche un sélectionneur après le limogeage de Pape Thiaw. Qui pour prendre la tête des Lions de la Teranga ? Les spéculations vont bon train.
Categories: Afrique

Une nouvelle loi pour moderniser la protection de l'environnement

24 Heures au Bénin - Mon, 13/07/2026 - 21:28

L'Assemblée nationale a adopté à l'unanimité, lundi 13 juillet, une nouvelle loi encadrant la protection de l'environnement au Bénin.

La loi n°2026-15 portant protection de l'environnement a été adoptée ce lundi 13 juillet 2026 par les députés. Le texte remplace la loi-cadre en vigueur depuis 1999 afin d'adapter la législation aux nouveaux défis environnementaux et aux engagements internationaux.

La réforme fixe un cadre juridique plus actuel pour la prévention des pollutions, la préservation des ressources naturelles, l'évaluation des impacts environnementaux ainsi que la répression des infractions.

Elle prévoit également une implication accrue des collectivités territoriales, du secteur privé et des organisations de la société civile dans la gouvernance environnementale.

Composé de 138 articles, le nouveau dispositif harmonise aussi les règles avec plusieurs textes en vigueur, notamment le Code pénal, le Code d'hygiène publique et d'autres lois sectorielles. Il intègre également les conventions internationales ratifiées par le Bénin en matière de protection de l'environnement.

L'une des principales nouveautés concerne le renforcement des sanctions. Selon la gravité des faits, les contrevenants s'exposent à des amendes allant de 50 000 FCFA à 10 milliards FCFA, ainsi qu'à des peines pouvant atteindre 20 ans de réclusion criminelle.

Au cours des débats, plusieurs députés ont plaidé pour une large vulgarisation de la loi, notamment dans les langues nationales. Ils ont aussi souhaité que les procédures d'obtention des certificats de conformité environnementale soient simplifiées et que l'application des nouvelles dispositions ne fragilise pas les petites et moyennes entreprises.

Présent au nom du gouvernement, le ministre de la Justice et de la Législation, Yvon Détchénou, a assuré que les évolutions prévues par la réforme ne remettent pas en cause l'existence des structures intervenant dans la gestion environnementale, même si leur organisation ou leur appellation pourraient évoluer.

M. M.

Categories: Afrique

Coupe du Congo : DC Virunga bat FC Puma 3-2 et rejoint Simba en demi-finales

Radio Okapi / RD Congo - Mon, 13/07/2026 - 21:20


Le DC Virunga de Goma s’est qualifié, lundi 13 juillet 2026, pour les demi-finales de la 60ᵉ édition de la Coupe du Congo de football. Le club gomatracien a battu le FC Puma de Kisangani sur le score de trois buts à deux, au stade Tata Raphaël de Kinshasa, en match comptant pour les quarts de finale. 


Les Vert et Blanc de Goma ont bien entamé la rencontre en prenant rapidement l’avantage au marquoir. Moïse Kaniki, s’est illustré en inscrivant un doublé, permettant à son équipe de mener 2-0 avant la pause.

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Le commissaire provincial de la Police de Kinshasa met en garde contre les abus et l’indiscipline

Radio Okapi / RD Congo - Mon, 13/07/2026 - 20:57


Lors d’une parade organisée le lundi 13 juillet au terrain annexe du Stade des Martyrs, le commissaire provincial de la Police nationale congolaise (PNC), Israël Kantu, a interpellé ses hommes sur divers abus et actes d’indiscipline constatés dans l’exercice de leurs fonctions.

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