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14-Juillet : un défilé XXL aux couleurs de l'Ukraine et de ses alliés

France24 / France - Tue, 14/07/2026 - 05:27
Emmanuel Macron a présidé, mardi, pour la dernière fois, le traditionnel défilé militaire du 14-Juillet. Cette édition 2026 voulue "massive", a mis à l'honneur l'Ukraine et ses alliés, essentiellement européens. 
Categories: France

La forêt de Fontainebleau parcourue par les flammes, le point sur la situation

France24 / France - Tue, 14/07/2026 - 03:06
L'incendie en forêt de Fontainebleau, près de Paris, continue sa progression lundi soir. Il a parcouru plus de 1 300 hectares en 24 heures. "Les dégâts matériels sont pour l'heure limités, un entrepôt d'une mairie aurait pris feu", rapporte le journaliste de France 24 Jean Barrère, sur place. Il fait état de deux feux sur la zone qui ont entraîné un millier d'évacuations et d'importants dispositifs mobilisés. 
Categories: France

Antonia Mulvey on the Pursuit of Justice in Myanmar

TheDiplomat - Tue, 14/07/2026 - 02:57
"In the short term, the likelihood of Myanmar’s military leadership appearing before a court is low, but not impossible."

Indonesia’s Capital Problems

TheDiplomat - Tue, 14/07/2026 - 02:43
The country needs something that works better than Jakarta, but at what cost?

Ratings Agency Maintains Indonesia Credit Rating, Predicting Economic Recovery

TheDiplomat - Tue, 14/07/2026 - 02:39
The news will no doubt come as a relief for the Prabowo administration, whose economic policymaking has spooked international investors.

Afro Pari

24 Heures au Bénin - Tue, 14/07/2026 - 01:30
Categories: Afrique

Afro Pari

24 Heures au Bénin - Tue, 14/07/2026 - 01:30
Categories: Afrique

Les 100 Visages du Burkina Digital : Issifou Sorgho, faire du numérique un outil d'inclusion pour tous

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 14/07/2026 - 01:02

À moins de 100 jours de l'ouverture de Le Faso Digital 2026, nous poursuivons notre série consacrée aux femmes et aux hommes qui bâtissent le Burkina numérique. Cent personnalités, cent parcours, cent inspirations. Aujourd'hui, nous mettons à l'honneur Issifou Sorgho, entrepreneur social, formateur en informatique accessible et Parrain de Le Faso Digital 2026.

Son parcours rappelle une évidence : l'innovation n'a de sens que lorsqu'elle est accessible à tous.

Devenu malvoyant en 1992, Issifou Sorgho aurait pu voir son avenir se refermer. Il a choisi d'en faire une force. Depuis plus de dix ans, il œuvre pour que les technologies numériques deviennent un puissant levier d'autonomie, de formation et d'insertion professionnelle pour les personnes vivant avec un handicap visuel.

Coach en entrepreneuriat, spécialiste de l'informatique accessible et promoteur de l'innovation sociale, il accompagne des jeunes entrepreneurs, des associations et des porteurs de projets dans la concrétisation de leurs idées, tout en développant des solutions numériques adaptées aux besoins des personnes déficientes visuelles.

À travers SOBATIC SAS, qu'il préside, il conçoit des outils numériques favorisant l'accessibilité des personnes non voyantes et dispense des formations en informatique adaptée. À l'Institut Régional des Aveugles des Hauts-Bassins, il forme également de futurs professionnels à l'utilisation des technologies numériques, démontrant que le handicap ne constitue pas une limite à l'apprentissage ni à l'innovation.

Lauréat de plusieurs programmes d'incubation et de soutien à l'entrepreneuriat, il intervient aussi comme coach auprès de jeunes créateurs d'entreprises, notamment dans l'élaboration de modèles économiques et de plans d'affaires. Son engagement en faveur de l'entrepreneuriat inclusif illustre sa conviction que les solutions les plus innovantes naissent souvent de celles et ceux qui transforment les difficultés en opportunités.

Son parcours est également marqué par un engagement associatif de longue date. Ancien président de l'Association des élèves et étudiants handicapés du Burkina Faso, puis du Comité national pour l'insertion professionnelle des diplômés handicapés visuels, il milite depuis de nombreuses années pour une société plus inclusive, où les compétences priment sur les limitations physiques.

Lors de la première édition de Le Faso Digital, il avait déjà marqué les esprits en animant une conférence consacrée aux innovations favorisant l'inclusion numérique des personnes non voyantes au Burkina Faso, rappelant que la transformation digitale ne sera véritablement réussie que si elle n'oublie personne.

En le choisissant comme Parrain de Le Faso Digital 2026, le comité d'organisation a voulu adresser un message fort : l'inclusion n'est pas un thème secondaire, elle est au cœur de la transformation numérique.

Le parcours d'Issifou Sorgho démontre que les technologies numériques peuvent réduire les inégalités, ouvrir de nouvelles perspectives professionnelles et permettre à chacun de participer pleinement à la construction du Burkina de demain.

Il incarne parfaitement l'esprit de cette édition : un numérique qui rassemble, qui émancipe et qui crée des opportunités pour tous.

Pourquoi fait-il partie des 100 Visages du Burkina Digital ?

✔ Il est un pionnier de l'informatique accessible au Burkina Faso.

✔ Il développe des solutions numériques au service des personnes vivant avec un handicap visuel.

✔ Il forme et accompagne les jeunes entrepreneurs et les innovateurs.

✔ Il fait de l'inclusion numérique un levier d'autonomie, de dignité et de développement.

✔ Il rappelle que la transformation digitale doit bénéficier à tous les citoyens, sans exclusion.

Sa conviction : « Un Burkina digital ne sera véritablement moderne que lorsque chaque citoyen, quelles que soient ses capacités, pourra accéder aux opportunités offertes par le numérique. »

Categories: Afrique

Citoyenneté et cohésion sociale : « Être intègre, c'est être d'une droiture absolue, incorruptible et honnête », Ibrahim Traoré, directeur régional des Droits humains des Tannounyan

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 14/07/2026 - 01:00

Face aux défis sociaux actuels, Ibrahim Traoré, juriste et directeur régional des Droits humains et de la promotion de la citoyenneté et de la paix des Tannounyan (ex-région des Cascades), rappelle que les valeurs telles que l'intégrité, la tolérance, la solidarité et le patriotisme constituent le socle du vivre-ensemble. Dans cet entretien, il explique pourquoi leur transmission aux jeunes est aujourd'hui une nécessité.

Lefaso.net : Qu'entend-on par valeurs sociales au Burkina ?

Ibrahim Traoré : Alors, il faut dire que valeur sociale, c'est toute fait ou toute pratique sociale ou culturelle conforme à la raison, à la nature de l'homme et qui répond positivement aux besoins fondamentaux des membres d'une communauté humaine par son développement.

Quelles sont les principales valeurs sociales du Burkina Faso ?

Il y en a plusieurs ! Il y a notamment la solidarité et l'entraide. Dans les zones rurales, il y a par exemple l'aide mutuelle dans les champs et lors de cérémonies aussi bien heureuses que malheureuses. Il y a aussi la tolérance et le respect mutuel. La tolérance, c'est tout simplement le fait d'accepter et de respecter l'autre dans sa différence. La différence peut être du point de vue ethnique, du point de vue religieux ou du point de vue social.

La cohabitation pacifique aussi des communautés, le dialogue et le compromis en cas de conflit sont des valeurs de chez nous. Et surtout la tolérance est le ciment du vivre-ensemble. Il y a aussi l'intégrité qui est une valeur reconnue dans nos cultures. C'est avoir le sens de la parole donnée, dire la vérité, quoi qu'il en coûte, et demeurer déterminé face aux défis, comme dans le contexte actuel. Être intègre, c'est être d'une droiture absolue, incorruptible et honnête.

Il y a le respect du bien public, c'est-à-dire tout simplement utiliser rationnellement le matériel public, éviter l'abus, le gaspillage, s'abstenir de tout acte de vandalisme, poser des actes en faveur de la protection, de la restauration et de la réhabilitation en cas d'usure ou de dégradation. Je parlerai aussi du patriotisme qui est le fait d'aimer sa patrie. C'est le dévouement du citoyen envers le pays qu'il considère comme sa patrie, la terre de ses ancêtres. Au Burkina Faso, il y a le pardon. Ce sont des comportements liés également aux valeurs qui permettent de renoncer à toute vengeance en raison d'un tort subi et de surmonter les déchirures liées à un conflit pour une bonne cohésion sociale.

Pourquoi est-il important de transmettre les valeurs sociales aux jeunes générations aujourd'hui ?

Il est important de transmettre ces valeurs, comme vous l'avez si bien dit, surtout à la jeune génération pour plusieurs raisons. D'abord, la raison première, c'est de préserver notre identité culturelle. Vous savez, les valeurs comme le respect des aînés, la solidarité, l'hospitalité permettent de conserver l'héritage culturel du Burkina Faso. Et ça permet aussi de renforcer la cohésion sociale, le vivre-ensemble, la cohabitation pacifique en partageant les mêmes valeurs. Les citoyens vivent plus facilement dans l'entente, le respect mutuel et la paix. Les valeurs traditionnelles encourageant l'honnêteté, le travail, la discipline, le sens des responsabilités qui sont des qualités essentielles pour le développement de notre pays. Ça permet aussi de prévenir les comportements négatifs, qui nuisent à la jeunesse.

Quels sont les principaux canaux de transmission des valeurs sociales ?

Alors, les principaux canaux de transmission, c'est déjà la famille, parce que tout commence dans la famille. Il y a aussi l'école, les leaders traditionnels, religieux, la communauté, les cérémonies, les pratiques culturelles et les rites traditionnels que nous avons. On peut transmettre ces valeurs tout simplement par l'éducation des enfants. On peut transmettre ces valeurs à travers aussi l'information, la formation et la sensibilisation des populations.

Peut-on dire qu'il y a aujourd'hui une diminution des valeurs sociales ?

Oui, malheureusement, il y a une crise profonde et préoccupante des valeurs sociales à plusieurs niveaux, notamment à travers les manifestations. Par exemple, il y a des propos et discours des jeunes avec des injures, des humiliations sur les médias, les réseaux sociaux contre des citoyens, y compris même malheureusement les personnes âgées. Il y a aussi des attitudes avilissantes envers les citoyens ou les communautés que l'on remarque. Il y a aussi des actes de corruption souvent, ça concerne aussi bien le secteur privé que le secteur public. On voit des actes d'incivisme en milieu scolaire, en circulation routière, sur le plan économique et sur d'autres aspects importants du quotidien.

Quels mécanismes votre direction a-t-elle mis en place pour former des citoyens responsables ?

Alors, il faut dire que la direction régionale en charge de la promotion de la citoyenneté de chaque région a pour attribution la promotion de ces valeurs sociales. Nous passons généralement par le renforcement de l'éducation civique et morale. Nous travaillons aussi à valoriser le rôle de la famille, comme nous l'avons dit un peu plus tôt, et à sensibiliser les parents à leur responsabilité de transmission de ces valeurs.

Et nous encourageons aussi les populations à promouvoir le civisme à travers les médias en diffusant des campagnes de sensibilisation sur la citoyenneté, le civisme et la protection des biens. À la direction, nous travaillons, encourageons le développement de l'éducation numérique, à former les enfants à l'usage responsable des réseaux sociaux afin de lutter contre la désinformation.

À votre avis, quel rôle concret chaque citoyen peut-il jouer dans la transmission des valeurs sociales ?

Chaque citoyen peut jouer plusieurs rôles dans la transmission des bonnes valeurs sociales. Mais l'élément premier, c'est que chacun de nous puisse montrer le bon exemple autour de lui. À travers sa façon de faire et de pratiquer le respect et la tolérance envers les autres. Si vous voulez que l'on vous respecte, il faut aussi rendre le respect aux autres. Il faut éduquer également les plus jeunes dans ce sens pour qu'ils fassent preuve d'intégrité. Aussi éduquer les gens à utiliser les réseaux sociaux de façon très responsable. Chacun de nous peut donc jouer un rôle dans la chaîne de transmission.

Est-ce que vous avez un message à ajouter particulièrement aux gens de la région des Tannounyan ou à l'ensemble des Burkinabè sur la question de la citoyenneté ?

Alors, à tous les Burkinabè et spécifiquement aux populations de notre région des Tannounya, je les exhorte à s'inscrire dans une dynamique de tolérance et de patriotisme. Que chacun soit dans une dynamique d'utilisation responsable des réseaux sociaux en respectant autrui, aussi bien de façon physique qu'en ligne. Savoir que les réseaux sociaux ne sont pas des zones de non-droit.

Ce sont des zones aussi où la loi s'applique rigoureusement et strictement. Et aussi, s'inscrire dans la dynamique d'intégrité parce que le Burkinabè, c'est celui-là qui a le sens de la parole donnée. Le jeune Burkinabè que l'on souhaite est celui qui respecte les personnes âgées. Celui qui se respecte et respecte ses pairs. Et je pense qu'avec ce comportement nous atteindrons les objectifs de valeurs sociales souhaitables pour le Burkina.

Farida Thiombiano
Lefaso.net

Categories: Afrique

Rupture diplomatique avec la France : Les diplomates burkinabè de retour de Paris officiellement accueillis à Ouagadougou

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 14/07/2026 - 00:58

Les autorités burkinabè ont officiellement accueilli l'ensemble du personnel diplomatique et consulaire de l'ambassade et du consulat général du Burkina Faso en France, de retour au pays après la fermeture de la représentation diplomatique burkinabè à Paris. C'était ce lundi 13 juillet 2026, à Ouagadougou.

Cette arrivée met également fin aux rumeurs relayées ces derniers jours sur les réseaux sociaux, selon lesquelles certains diplomates auraient sollicité l'asile auprès des autorités françaises. Le ministère des affaires étrangères dément catégoriquement ces informations, précisant que l'ensemble des agents est rentré au Burkina Faso conformément à la décision de fermeture de la mission diplomatique.

Au total, douze diplomates et agents consulaires ont été reçus, dans l'après-midi de ce 13 juillet, au siège du ministère des affaires étrangères. Ils ont été accueillis par le ministre des affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, la ministre déléguée, Bêbgnasgnan Stella Eldine Kabré/Kaboré, ainsi que leurs proches collaborateurs.

Au cours de la cérémonie, l'ancien chargé d'affaires de l'ambassade du Burkina Faso à Paris, Jean Marie Bakouan, a procédé à la remise officielle du drapeau national qui flottait sur les locaux de la représentation diplomatique ainsi que des clés de l'ambassade au chef de la diplomatie burkinabè. Ce geste symbolique marque la fermeture effective de l'ambassade du Burkina Faso en République française.

Cet acte vient concrétiser la décision souveraine prise par les autorités burkinabè de mettre un terme aux relations diplomatiques avec la République française, décision annoncée le 26 juin 2026.

Prenant la parole, le ministre Karamoko Jean Marie Traoré a indiqué que le retour définitif des diplomates constitue une étape importante du processus de rupture des relations diplomatiques. Il a précisé que cette démarche englobe également plusieurs aspects administratifs qui se poursuivent.

Le chef de la diplomatie burkinabè a par ailleurs, salué la célérité avec laquelle le chargé d'affaires et son équipe ont assuré le traitement des différents dossiers relevant de leur compétence, un travail accompli dans un délai de sept jours.

De son côté, Jean Marie Bakouan a qualifié ce retour de « retour en toute dignité ». Il a expliqué que toutes les dispositions nécessaires avaient été prises afin d'informer et de rassurer les autres partenaires du Burkina Faso relevant de cette juridiction diplomatique, notamment les organisations internationales installées en France ainsi que les autres États couverts par l'ambassade de Paris.

L'ancien chargé d'affaires a également tenu à démentir avec fermeté les informations faisant état d'une prétendue demande d'asile déposée par les diplomates burkinabè auprès des autorités françaises. « Nous sommes rentrés fiers, fatigués mais pas malheureux », a-t-il déclaré.

Il a poursuivi en soulignant la fierté de l'équipe d'avoir regagné le Burkina Faso dans l'honneur, après avoir participé à l'exécution d'une décision souveraine prise par les plus hautes autorités du pays. « Nous sommes fiers de retrouver notre chère patrie avec tous les honneurs et fiers d'avoir contribué à mettre en œuvre une décision souveraine de nos plus hautes autorités », a-t-il ajouté.

S'agissant de la situation des ressortissants burkinabè vivant en France, l'ancien consul général du Burkina Faso à Paris, Éric Zoungrana, a assuré que des mesures ont été arrêtées en collaboration avec le Haut Conseil des Burkinabè de l'Extérieur afin d'assurer le traitement des dossiers encore en cours. Ces dispositions concernent notamment la remise des passeports déjà produits aux citoyens concernés.

Une synthèse de Erwan Compaoré
Lefaso.net

Source : Ministère des affaires étrangères

Categories: Afrique

Droit : "L'IA peut produire la forme. Elle ne peut pas produire le juriste", prévient Dr Julien Coomlan Hounkpe

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 14/07/2026 - 00:55

L'intelligence artificielle redéfinit les pratiques universitaires et interroge la pertinence des modes d'évaluation traditionnels. Dans la tribune ci-après publiée sur sa page Facebook, Dr Julien Coomlan Hounkpe alerte sur l'absence de règles encadrant l'usage de l'IA dans les universités africaines. Selon lui, l'enjeu dépasse la technologie : il s'agit de préserver la crédibilité de la formation, de l'évaluation et de la certification académique, surtout dans un domaine comme celui du Droit car dit-il : " L'IA peut produire la forme. Elle ne peut pas produire le juriste".

Le mémoire impressionne : plan rigoureux, style fluide, références abondantes. Le jury feuillette les pages avec l'attention satisfaite qu'on réserve aux bons travaux. Puis les questions commencent. Pourquoi ce choix méthodologique ? Silence. Comment interprétez-vous cette position doctrinale ? Hésitation. Pouvez-vous développer la référence citée en page 47 ? Nouveau silence. En quinze minutes, la soutenance révèle ce que cent pages avaient masqué : l'étudiant ne maîtrise pas son propre document.

En tant que membre du jury, je ne suis pas surpris. J'ai souvent vu la même scène, sous des formes différentes, depuis deux ans. Ce n'est pas une crise de la paresse étudiante. C'est une crise de gouvernance académique. Pour la première fois, les institutions universitaires font face à un outil capable de produire, en quelques minutes, un document qui ressemble exactement à ce qu'elles ont toujours demandé : plan structuré, style académique, références apparentes, argumentation cohérente en surface.

Le problème n'est pas que l'étudiant a utilisé l'IA. Le problème est que personne (ni l'université, ni la faculté, ni le jury) n'avait de règle claire sur ce qu'il avait le droit de faire. Et sans règle, l'absence de règle devient la règle. Pour les facultés de droit africaines, l'enjeu est particulièrement aigu. Un mémoire juridique n'est pas un exercice de style. C'est la démonstration d'une capacité à raisonner sur des normes, à interpréter des textes, à construire une argumentation qui résiste à l'examen critique.

L'IA peut produire la forme. Elle ne peut pas produire le juriste. Mais si nos dispositifs d'évaluation ne savent plus faire la différence, c'est l'ensemble de la certification universitaire qui perd sa valeur. La vraie question n'est pas si l'IA transforme l'université africaine. Elle le fait déjà. La question est de savoir si nos institutions vont subir cette transformation ou la gouverner.

Dr Julien Coomlan Hounkpe

Categories: Afrique

Les difficultés d'accès à l'eau potable et à l'électricité au cœur d'un forum provincial à Butembo

Radio Okapi / RD Congo - Tue, 14/07/2026 - 00:54


Un forum provincial s’est ouvert ce lundi à Butembo (Nord‑Kivu) pour réfléchir aux difficultés d’accès à l’eau potable et à l’électricité dans cette ville de plus de deux millions d’habitants.


Pendant deux jours, autorités, opérateurs du secteur, partenaires techniques et représentants des consommateurs échangent sur les solutions à mettre en place.


Objectifs du forum :

Categories: Afrique

SIPEN-UEMOA : Izaï Toé appelle les Burkinabè à adopter l'extension .bf pour renforcer la souveraineté numérique

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 14/07/2026 - 00:50

‎"En matière de noms de domaines, la règle est simple : premier arrivé, premier servi", c'est sur cette réalité, souvent méconnue, que Izaï Toé, directeur exécutif de l'Alliance burkinabè des domaines d'Internet (ABDI), a conclu sa communication lors de la première session de travail du Salon international des professionnels de l'économie numérique de l'UEMOA (SIPEN-UEMOA). Pour lui, réserver un nom de domaine en .bf n'est plus une simple formalité technique, mais un enjeu de souveraineté numérique, de visibilité et d'anticipation.

‎Placée sous le thème « Gouvernance de l'Internet, souveraineté numérique et coopération régionale des CCTLD dans l'espace UEMOA », cette première session permet aux participants de mieux comprendre les mécanismes qui régissent Internet ainsi que les défis auxquels les États de l'Union sont confrontés.

‎Pour poser les bases de son intervention, Izaï Toé est revenu sur l'histoire d'Internet. Il rappelle que le réseau mondial est né en 1969 d'une collaboration entre des chercheurs universitaires et des militaires américains souhaitant disposer d'un système de communication plus fiable. Au fil des décennies, les innovations technologiques ont transformé ce projet expérimental en une infrastructure mondiale reliant aujourd'hui près de cinq milliards d'utilisateurs.

‎Mais si Internet est désormais omniprésent dans la vie quotidienne, son fonctionnement reste largement méconnu du grand public. C'est précisément ce qui justifie, selon le directeur exécutif de l'ABDI, la nécessité de vulgariser la notion de gouvernance de l'Internet.

‎"Contrairement à une idée répandue, Internet n'appartient ni à un État ni à une entreprise. Sa gouvernance repose sur un modèle multipartite dans lequel interviennent les gouvernements, les entreprises privées, les organisations techniques, les universités, les chercheurs, les organisations de la société civile ainsi que les citoyens", précise Izaï Toé durant la session.

‎Cette approche, selon lui est essentielle pour garantir un développement équilibré du numérique. Les règles qui encadrent Internet doivent être élaborées collectivement afin de répondre aux attentes de tous les utilisateurs. Cette gouvernance collaborative constitue également un levier pour préserver un Internet ouvert, stable et accessible à tous, dans un contexte où les usages numériques ne cessent de se développer.

"Dans le futur, si vous n'avez pas votre parcelle sur Internet, vous n'avez pas prévu des parcelles sur Internet pour vos enfants, ils vont dire que vous n'avez pas été visionnaires", fait savoir Izaï Toé.


‎La cybersécurité, un défi devenu incontournable

‎L'intervenant a également insisté sur l'un des grands défis de la cybersécurité. Aujourd'hui, Internet irrigue pratiquement tous les secteurs de la société. Les administrations, les banques, les entreprises, les écoles, les hôpitaux et les particuliers dépendent quotidiennement des services numériques. Cette dépendance accrue expose cependant les utilisateurs à de nombreuses menaces : cyberattaques, vols de données, usurpations d'identités ou encore escroqueries en ligne. Selon lui, protéger les infrastructures numériques et sécuriser les utilisateurs est devenu une priorité pour les États. Cette protection passe aussi bien par des investissements techniques que par la sensibilisation des populations aux bonnes pratiques numériques.

‎Le .bf, une identité numérique encore sous-exploitée

‎L'un des points centraux de la communication concernait les Country Code Top Level Domain (ccTLD), c'est-à-dire les extensions nationales des noms de domaines. Chaque pays dispose de son propre espace numérique, à l'image de son territoire physique. Au Burkina Faso, cette identité est matérialisée par l'extension .bf. Le Sénégal dispose du .sn, la Côte d'Ivoire du .ci, le Niger du .ne, le Bénin du .bj ou encore le Togo du .tg. Pourtant, Izaï Toé constate que de nombreuses entreprises, institutions et organisations burkinabè continuent d'utiliser des extensions génériques telles que .com ou .org, au détriment du .bf.

‎Selon lui, promouvoir cette extension nationale contribue pourtant à renforcer la visibilité du Burkina Faso sur Internet, à affirmer son identité numérique et à mieux valoriser ses ressources digitales.

‎"Toutes les ressources numériques utilisées au Burkina devraient idéalement être hébergées dans notre espace numérique ", a-t-il expliqué, invitant les organisations publiques comme privées à privilégier le .bf.

‎Au-delà de l'aspect technique, cette démarche participe à la souveraineté numérique des États. Dans un monde où les échanges économiques, administratifs et sociaux passent de plus en plus par Internet, disposer d'une identité numérique forte devient un enjeu stratégique.

Les participants issus de la zone UEMOA ont posé les préoccupations liées à l'espace


‎Pour le directeur exécutif de l'ABDI, les noms de domaines nationaux constituent un patrimoine numérique qu'il convient de protéger au même titre que les autres ressources stratégiques d'un pays.

‎Il rappelle d'ailleurs que l'enregistrement d'un nom de domaine obéit à une règle universelle : premier arrivé, premier servi. Ainsi, si une institution tarde à réserver son nom en .bf, une autre personne pourrait légalement l'obtenir avant elle, ouvrant ensuite la voie à des procédures longues et parfois coûteuses pour récupérer cette identité numérique. Il prend l'exemple de l'UEMOA qui, selon lui, gagnerait à réserver ses différentes déclinaisons nationales, comme uemoa.bf ou uemoa.sn, afin d'éviter d'éventuels litiges.

‎Une coopération régionale pour peser davantage

‎"Face aux grands enjeux mondiaux de l'Internet, les États de l'UEMOA ne peuvent agir isolément", estime Izaï Toé.

‎Il plaide pour un renforcement de la coopération régionale entre les gestionnaires des domaines nationaux afin de défendre des positions communes dans les instances internationales chargées de la gouvernance de l'Internet. Une telle coordination permettrait également aux pays de mutualiser leurs expériences, d'améliorer la protection de leurs espaces numériques et de promouvoir ensemble leurs extensions nationales. Cette solidarité régionale apparaît d'autant plus nécessaire que les décisions prises au niveau international influencent directement le développement du numérique dans les pays africains.

‎Pour clore sa session, Izaï Toé a utilisé une image parlante pour illustrer l'importance des noms de domaine. "Les gens courent pour acquérir des parcelles physiques, mais ils oublient souvent leur parcelle sur Internet ", a-t-il fait remarquer. Selon lui, si l'espace numérique est invisible, il n'en demeure pas moins stratégique. Réserver dès aujourd'hui son nom de domaine, c'est protéger son identité, préparer son activité future et offrir aux générations suivantes une place dans l'économie numérique. Son plaidoyer s'adresse aussi bien aux administrations qu'aux entreprises, aux associations, aux médias et aux particuliers. Tous sont invités à considérer le .bf comme un outil de souveraineté, de crédibilité et de développement. Au-delà d'une simple extension web, le .bf symbolise désormais la présence du Burkina Faso dans le cyberespace.

Farida Thiombiano
‎Lefaso.net


Categories: Afrique

Burkina/Santé : « La dépression est multifactorielle, il n'y a pas qu'un seul facteur qui conduit à être dépressif », Dr Daniel Sorgho

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 14/07/2026 - 00:47

Souvent confondue avec un simple passage à vide, la dépression est pourtant une maladie qui peut avoir de lourdes conséquences lorsqu'elle n'est pas prise en charge. Dans cet entretien, le Dr Daniel Sorgho, médecin psychiatre au CHU Yalgado Ouédraogo, revient sur les causes, les signes d'alerte, les traitements disponibles et l'importance de briser les préjugés afin d'encourager les personnes concernées à demander de l'aide.

Lefaso.net : Qu'est-ce que la dépression et en quoi se distingue-t-elle d'une simple période de tristesse ou de découragement ?

Dr Sorgho : Pour bien comprendre la dépression, il faut d'abord mieux comprendre certaines notions, notamment la notion d'humeur et d'humeur normale. L'humeur, c'est cette disposition qu'on a à ressentir du plaisir ou à ressentir du déplaisir. Et l'humeur normale, généralement, c'est une humeur qui oscille entre les deux pôles, le plaisir et le déplaisir.

Le plaisir, quand on est dans une situation de développement heureux, l'humeur, naturellement, va être dans le pôle plaisir. Et le déplaisir, quand on est dans une situation stressante, l'humeur va osciller vers l'autre pôle, qui est donc le déplaisir. La dépression, quant à elle, est un trouble de l'humeur qui va être caractérisé par une tristesse pathologique, c'est-à-dire que l'humeur se fixe de façon durable dans le pôle du déplaisir.

Et cela se distingue de l'humeur ordinaire, du simple sentiment de découragement, parce qu'au-delà de cette tristesse pathologique qui dure depuis au moins 2 semaines, on va avoir d'autres signes qui vont être associés. Et le principal signe qui va être associé, c'est essentiellement cette perte durable de la capacité à éprouver du plaisir. C'est-à-dire que le sujet, à un moment donné, ne ressent plus de plaisir dans ses loisirs habituels. Et au-delà de cela, s'associent d'autres signes comme l'anxiété : la personne va se montrer un peu ralentie, elle va faire des choses de façon plus lente que d'habitude, ou au contraire, la personne va être beaucoup plus agitée. La personne peut se culpabiliser, peut avoir un sentiment de regret, de désespoir, l'avenir est beaucoup plus sombre.

Et à côté de cela, il y a d'autres symptômes qui sont généralement les signes par lesquels les gens se présentent à l'hôpital dans notre contexte. Ce sont des signes physiques, par exemple le fait de ne pas dormir, la personne aura la sensation d'être fatiguée en permanence, des maux de tête, un manque d'appétit, etc. Sur le plan de la sexualité, la personne peut présenter une baisse de libido, c'est-à-dire que la personne ne s'intéresse plus, n'a plus envie d'une relation sexuelle. La personne peut présenter aussi des idées suicidaires, avoir envie de mourir et, malheureusement, certains passent à l'acte. Le risque suicidaire constitue une complication majeure de la dépression.

Quels sont les principaux facteurs qui peuvent conduire un jeune à développer une dépression ?

La dépression est multifactorielle. Il n'y a pas qu'un seul facteur qui conduit à être dépressif. Généralement, on les regroupe en trois grands groupes que sont : les facteurs biologiques, les facteurs psychologiques et les facteurs sociaux. Parlant des facteurs biologiques, c'est essentiellement l'aspect génétique. Un jeune qui a des antécédents familiaux de troubles mentaux en général et de troubles de l'humeur en particulier va être plus susceptible de développer lui-même la dépression qu'un autre jeune qui n'a pas ces mêmes antécédents. En plus de cela, il y a des facteurs psychologiques. Un jeune qui a une faible estime de sa personne, qui a tendance à se dévaloriser, à avoir une mauvaise image de sa personne, est vulnérable par rapport à la dépression.

À cela s'ajoutent les traits de personnalité. Lorsqu'une personne a tendance à être pessimiste, qui a une hypersensibilité au stress ou qui a des difficultés à gérer ses émotions, est beaucoup plus vulnérable. La présence d'une maladie physique chronique ou d'une addiction avec substances (alcool, tabac, cannabis, etc.) ou sans substances, notamment la dépendance aux écrans, aux jeux de hasard en ligne (paris sportifs par exemple), etc., aggrave la vulnérabilité psychologique du jeune et peut favoriser la survenue d'une dépression.
Le troisième grand groupe, c'est essentiellement les facteurs sociaux. Et sur ce plan, il y a d'abord l'environnement familial, surtout si le climat familial est conflictuel, si le sujet a été victime de négligence ou vit dans un milieu marqué par des difficultés socioéconomiques. Ce sont des faits qui peuvent favoriser l'apparition de troubles dépressifs.

À cela s'ajoutent les questions de traumatismes (abus physiques, psychologiques ou sexuels), les échecs scolaires, le harcèlement à l'école ou le cyberharcèlement. Il y a aussi les évènements de vie négatifs comme le deuil, les ruptures amoureuses, l'isolement social, la stigmatisation qui accroissent le mal-être du jeune et le rendent vulnérable à la dépression. Un autre aspect non des moindres qui concerne les jeunes, c'est leur rapport aux réseaux sociaux. En effet, bien qu'ils puissent offrir du soutien, ils exposent également à une comparaison sociale constante. Le jeune peut alors avoir l'impression que sa vie est un échec tandis que celles des autres sont meilleures.

Quels sont les signes qui doivent alerter les parents et proches ?

L'un des premiers signes qui alertent, ce sont les plaintes d'insomnie. Lorsque la personne dit ne pas pouvoir dormir pendant des jours, c'est un signe à ne pas négliger. Aussi, lorsqu'un proche devient facilement irritable, a des crises de larmes à la moindre contrariété, il faut s'en inquiéter. Chez les jeunes en activité, la baisse du rendement scolaire ou académique, le désinvestissement professionnel ou lorsqu'il commence à s'isoler (se renferme à la maison, coupe les contacts), à ne plus prendre goût à ses loisirs habituels, cela doit interpeller. Il y a aussi la présentation physique. Lorsque la personne commence à ne plus prendre soin d'elle-même, se présente de façon négligée, le visage triste, cela doit questionner.

Quels comportements ou changements d'attitude peuvent indiquer qu'un jeune envisage de mettre fin à ses jours ?

Avant l'acte suicidaire généralement, il y a quand même des symptômes. Premièrement, ce sont les idées suicidaires. La personne va être de plus en plus obsédée par ces idées. Elle va à la limite même fantasmer le suicide, trouver que c'est la meilleure solution à son problème. Et la personne peut à ce stade déjà parler de ses intentions. Devant une personne qui présente une souffrance, il faut toujours l'écouter et parfois même aller chercher les informations notamment. Est-ce que la personne a des idées suicidaires ? Et ne pas banaliser ce que la personne dit. Si la personne verbalise des idées suicidaires, parle de son envie de mort, il ne faut pas négliger car ce sont des symptômes pré-suicidaires et il faut en prendre en compte.

Comment réagir lorsqu'un jeune confie qu'il se sent mal, désespéré ou qu'il pense au suicide ?

Il faut écouter la personne avec bienveillance, c'est-à-dire avec attention et sans jugement. Il faut l'encourager à verbaliser ses émotions dans un endroit calme qui garantit la confidentialité. Il ne faut surtout pas banaliser sa souffrance de l'autre et prendre au sérieux ses intentions suicidaires si elles sont communiquées. Les souffrances ne se comparent pas. Les gens ont tendance à dire : « Pour toi est mieux. Moi j'ai vécu pire que ça ».

Chacun de nous a ses forces et ses limites. Une autre chose à faire, c'est de se montrer disponible pour assister la personne. Surtout éviter de le laisser seul, surtout s'il pense au suicide. Veillez à mettre à distance les objets létaux, surtout si le sujet indique le moyen avec lequel il pense mettre fin à ses jours (arme à feu, arme blanche, corde, produits toxiques, médicaments…). Enfin, il faut surtout conduire la personne vers tout professionnel de santé en général et en particulier vers les professionnels de la santé mentale (psychiatre et psychologue) pour une prise en charge adéquate.

Est-ce qu'il y a un lien entre la dépression et les idées suicidaires ?

Oui ! Il y a un lien entre la dépression et les idées suicidaires. D'abord les différentes études montrent l'existence de ce lien. Il faut savoir que la dépression est la principale cause de suicide et de tentatives de suicide. On estime que 40 à 80 % des suicides et des tentatives de suicides sont directement liés à la dépression. Jusqu'à 60 % des personnes qui se suicident souffraient d'un trouble de l'humeur tel que la dépression, et la présence d'un trouble dépressif multiplie jusqu'à 30 fois le risque de suicide par rapport à la population générale.

Il faut noter que l'un des symptômes centraux de la dépression est le sentiment profond de désespoir et la conviction que la souffrance est insurmontable ou permanente. En plus de cela, la dépression s'accompagne d'une altération cognitive qui réduit la capacité de la personne à trouver des solutions alternatives à ses problèmes. L'un dans l'autre, le sujet aura tendance à voir la mort comme unique solution pour mettre fin à sa souffrance.

La dépression se soigne-t-elle ? Si oui, quelles sont les principales options de prise en charge disponibles ?

Oui ! la dépression se soigne. La prise en charge peut se faire en hospitalisation ou en ambulatoire selon la sévérité des symptômes. Deux options existent. Quand la dépression est de forme légère à modérée, la psychothérapie seule peut suffire à traiter le patient. Mais si elle est sévère, on associera un traitement médicamenteux à la psychothérapie. Il faut dire que les médicaments utilisés pour le traitement de la dépression dont nous disposons dans notre pays sont généralement bien tolérés. Et les résultats pour ceux qui observent bien le traitement sont satisfaisants.

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes qui souffrent en silence ainsi qu'à leurs proches pour prévenir les drames liés à la dépression ?

Pour les jeunes qui souffrent, l'un des meilleurs conseils, c'est de ne pas négliger une souffrance psychologique. Il faut la reconnaître et savoir demander de l'aide. Nul n'est à l'abri de la dépression. Demander de l'aide n'est pas une faiblesse, mais au contraire, c'est faire preuve d'une meilleure connaissance de sa personne, de ses limites. C'est une maladie qui peut toucher tout le monde. Certes nous n'avons pas les mêmes fragilités, mais il ne faut pas s'enfermer dans des clichés du genre « c'est une maladie des Blancs, c'est une maladie des personnes faibles ». Chacun est spécifique. Il faut se faire aider car la dépression a des répercussions énormes sur l'individu, son entourage, son travail, ses études.

Pour l'entourage, soyez à l'écoute de vos jeunes pour identifier ceux qui souffrent en silence. Il faut les conduire le plus rapidement possible, en consultation. Plus la consultation se fait tôt mieux on prévient l'apparition des complications dont le suicide. N'attendez pas de venir voir les professionnels que nous sommes, à un stade avancé de la maladie.

Entretien réalisé par Dominique Muriel Ouédraogo
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Finances : Le salaire, cet invité qui nous fuit comme la peste

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 14/07/2026 - 00:45

Le salaire est devenu l'un des visiteurs les plus étranges de notre quotidien. Il arrive avec beaucoup de bruit, reçoit un accueil chaleureux et disparaît avant même que son propriétaire n'ait eu le temps de lui offrir un verre d'eau. Il passe juste dire bonjour.

Le premier jour du mois, le salarié consulte son compte bancaire avec la fierté d'un Songhaï recevant des ambassadeurs. Pendant quelques heures, il se sent riche. Il salue le vigile avec un sourire inhabituel, promet un petit geste au chauffeur et ose même regarder le menu d'un restaurant sans commencer par la colonne des prix.

Il imagine quelques projets comme acheter de nouvelles chaussures, remplacer le ventilateur qui tousse depuis plusieurs mois ou, dans un moment d'optimisme, commencer enfin à épargner.

Mais le salaire a d'autres plans. À peine arrivé, il est accueilli par une longue file d'attente. Le loyer prend sa part. La facture d'électricité réclame la sienne. L'eau refuse d'être oubliée. Le carburant, le crédit téléphonique et le commerçant du quartier se présentent à leur tour.

Au Burkina Faso, le salarié prévoit même souvent les imprévus des autres. Dès que le virement tombe, un mystérieux signal semble être envoyé à toute la famille. Une tante du village a soudainement besoin d'argent pour ses ordonnances. Un cousin entrepreneur a trouvé une opportunité exceptionnelle qui nécessite une petite avance. Quant au grand frère, il ne demande rien, mais son silence vaut parfois une facture.

Refuser d'aider peut être risqué. On s'expose à des reproches ou à une réunion familiale destinée à discuter de son supposé manque de solidarité. Pendant ce temps, le salaire fond à vue d'œil. En moins de quarante-huit heures, il ressemble au crâne dégarni d'un vieux édenté de Garango. Le salarié tente alors une opération de sauvetage. Il ouvre un cahier et se transforme en Abdon Atangana, avec ses gros calculs.

Malheureusement, les dépenses imprévues arrivent toujours plus vite que prévu. Une panne de moto, une cérémonie familiale ou un ami en difficulté. À partir du 10 du mois, le salaire est officiellement porté disparu.

Commence alors la période de résistance. Les invitations aux mariages et aux baptêmes prennent soudain une autre dimension. Recevoir un faire-part le 15 du mois ressemble parfois à une mauvaise nouvelle. Entre le tissu uniforme et l'enveloppe de contribution, la note devient vite salée.

La vraie question n'est peut être pas de savoir où part l'argent. Elle est plutôt de comprendre pourquoi on continue, chaque mois, à être surpris par une histoire qui se répète toujours de la même façon. Les livres de développement personnel affirment que la richesse est avant tout un état d'esprit. C'est vrai pour leurs auteurs, qui s'enrichissent en vendant ce conseil.

Les jeunes influenceurs spécialistes de la liberté financière ont fait fortune en expliquant aux autres comment faire fortune, sans jamais l'avoir faite autrement.

Une pensée particulière pour tous ces jeunes salariés burkinabè qui continuent de travailler dans des entreprises accusant parfois plus de trois mois d'arriérés de salaire. Malgré les difficultés, ils avancent en silence. Avec dignité.

Fredo Bassolé
Lefaso.net

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Julien Koala, Nebraska (USA) : « Wendok Soccer Tournament se veut un moteur de mobilisation de la diaspora, de partenariats économiques, culturels et sportifs au bénéfice du Burkina »

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 14/07/2026 - 00:40

Après la première édition (juillet-août 2025) tenue sous l'égide de l'ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Burkina Faso aux USA, général Kassoum Coulibaly, place à l'acte 2 de « Wendok Soccer Tournament » (du 5 juillet au 2 août 2026) ; une compétition sportive entre les communautés africaines résidant au Nebraska, État du centre des USA. L'initiative est du jeune Burkinabè Julien Koala, assistant en chirurgie et promoteur de marque de sport.

Cette année, ce sont huit équipes, représentant huit communautés, qui rivalisent pour le trophée, confie le promoteur, Julien Koala. Il s'agit, cite-t-il, de l'ABN FC du Burkina, Team USA, Bana Mboka du Congo, Omaha Elites, Nebgam de la Gambie, 9JA FC du Nigeria, le Soudan et le Sud-Soudan. « Nous avons deux groupes de quatre équipes, et chaque équipe va disputer trois matchs et les deux meilleures de chaque groupe iront directement en demi-finales. On aura ensuite un match pour la 3ᵉ place et la finale qui va départager les deux finalistes, le 2 août prochain », déroule le promoteur, Julien Koala, avant de rappeler que cette initiative entre communautés africaines vise à, de façon générale, promouvoir l'esprit et des valeurs panafricains.

De façon spécifique, poursuit M. Koala, il s'agit de promouvoir l'image du Burkina Faso à l'international, par le leadership de réunir des équipes de plusieurs nationalités et en mettant en valeur la culture, les couleurs et les talents burkinabè auprès d'un public international. « Les autorités burkinabè considèrent de plus en plus le sport comme un levier de croissance économique, notamment grâce aux compétitions, aux partenariats et aux infrastructures. Le tournoi peut devenir une plateforme d'échanges culturels, éducatifs, économiques et sportifs. Aussi, il peut renforcer les liens de la diaspora burkinabè aux États-Unis, car le sport favorise son unité et facilite son engagement dans des projets de développement pour son pays d'origine. Cette logique est d'ailleurs encouragée par les initiatives officielles de mobilisation de la diaspora burkinabè. C'est dire donc que nous voulons créer des opportunités pour les jeunes sportifs, et ce tournoi peut servir de plateforme de détection de talents et ouvrir des passerelles entre des joueurs burkinabè et des clubs ou universités américains », motive Julien Koala, pour qui, en réunissant entrepreneurs, sponsors et leaders communautaires, le tournoi favorise un réseautage susceptible de déboucher sur des investissements dans le sport, l'éducation ou dans bien d'autres domaines d'entrepreneuriat au Burkina Faso.

Michael Bayala, parrain de la 2è édition de Wendok Soccer Tournament

C'est pourquoi M. Koala et ses collaborateurs disent avoir suscité, à côté du volet sport, des idées de fora d'affaires, d'expositions, de rencontres B2B, afin d'encourager les investissements au Burkina Faso et, partant, d'encourager l'entreprenariat.

Julien Koala et son staff rêvent donc grand, notamment en devenant le plus grand tournoi de la diaspora burkinabè en Amérique du Nord. « Cela pourrait attirer, chaque année, davantage d'équipes des États-Unis, du Canada et d'autres pays, faisant du Nebraska un rendez-vous incontournable pour la communauté burkinabè. Ça va donc servir de plateforme de diplomatie sportive, en réunissant des joueurs, des chefs d'entreprise, des représentants diplomatiques et des responsables communautaires. C'est très important, car le sport est reconnu comme un outil efficace de coopération internationale et de rapprochement entre les peuples », projettent-ils.

Le promoteur Julien Koala (à droite), remettant un maillot au secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Yirigouin Hermann Toé.

La présente édition est placée sous le patronage du suppléant du délégué du Haut conseil des Burkinabè de l'extérieur HCBE-Zone E, Moussa Guira, et le parrainage de Michaël Bayala, homme d'affaires résidant au Nebraska. Tous ont salué cette initiative portée par des jeunes de la diaspora burkinabè et souhaité qu'elle se consolide pour le rayonnement et l'image du Burkina Faso à l'international.

Moussa Guira, suppléant du Délégué du Haut Conseil des Burkinabè de l'Extérieur Zone E des Etats-Unis, Patron de la 2è édition.

Le lancement de cette deuxième édition de « Wendok Soccer Tournament » a été une occasion pour les organisateurs d'exprimer, une fois de plus, leur solidarité à la mère-patrie dans la lutte qu'elle mène depuis une décennie maintenant et de prier pour un retour rapide à la sécurité.

O.L.
Lefaso.net

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Bobo-Dioulasso : Les forces armées nationales accueillent un nouveau contingent de spécialistes

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 14/07/2026 - 00:35

La cérémonie de présentation au drapeau du contingent 2025 des forces armées nationales a eu lieu ce lundi 13 juillet 2026 au camp Ouézzin Coulibaly de Bobo-Dioulasso. Ce contingent mixte est composé de Militaires du rang (MDR) techniciens et de titulaires du BEPC. Présidée par le chef d'état-major de l'armée de terre, le colonel Hamed Hermann Rouamba, cette cérémonie marque l'entrée officielle de 1 520 nouvelles recrues dans les rangs de l'armée burkinabè.

La cérémonie de présentation au drapeau a été rythmée par plusieurs temps forts, notamment le cérémonial de la présentation au drapeau, la remise des épaulettes aux stagiaires, des démonstrations tactiques ainsi qu'une parade militaire qui a suscité l'admiration d'un public venu nombreux. Le commandant du Groupement d'instruction des forces armées (GIFA), le chef de bataillon Honoré Palm, a rappelé que cette cérémonie consacre l'aboutissement de cinq mois de formation militaire initiale au profit de jeunes engagés recrutés dans le cadre du statut de militaires du rang.

Une vue des officiels présents à cette cérémonie de présentation au drapeau

Le contingent est composé de 1 520 recrues, dont 766 militaires du rang techniciens, formés au GIFA de Bobo-Dioulasso, et 754 militaires du rang titulaires du BEPC, formés au 22e Régiment d'infanterie commando de Gaoua avant de rejoindre le GIFA pour deux semaines de cohésion et de consolidation des acquis. Selon le commandant Palm, les soldats techniciens sont majoritairement issus de filières professionnelles telles que la mécanique automobile et moto, l'électricité, la maçonnerie, l'électrotechnique, la comptabilité ou encore la conduite d'engins. Ils comprennent 585 hommes et 181 femmes. Quant aux recrues titulaires du BEPC, elles sont composées de 734 hommes et 20 femmes.

Les forces armées nationales accueillent un nouveau contingent de spécialistes

Répondre aux défis sécuritaires du Burkina Faso

Le chef du GIFA a expliqué que ce recrutement répond à un besoin stratégique des forces armées nationales d'accroître leurs capacités opérationnelles dans le contexte de la lutte contre le terrorisme. Au-delà des missions de combat, ces militaires renforceront les capacités de l'armée dans des domaines essentiels tels que la maintenance des équipements, la logistique, le génie militaire, le renseignement et l'appui au commandement.

Durant leur formation, les recrues ont été soumises à un programme intensif comprenant l'entraînement physique militaire et sportif, le combat classique et motorisé, le tir de combat, le maniement des armes individuelles et collectives, les techniques d'intervention opérationnelle rapprochée, les actions immédiates, les opérations particulières ainsi que la sensibilisation aux engins explosifs improvisés. « Ces jeunes recrues ont été façonnées par la discipline, la rigueur et la rusticité. Elles ont démontré leur résilience et leur vocation pour le métier des armes », a laissé entendre le commandant du GIFA.

Le commandant du Groupement d'instruction des forces armées, le chef de bataillon Honoré Palm

S'adressant aux futurs soldats, le chef de bataillon Honoré Palm les a exhortés à demeurer fidèles aux valeurs fondamentales de l'institution militaire. Il les a invités à faire de l'obéissance, du courage, de l'honneur, de la discipline et du sens du devoir les piliers de leur carrière. Rappelant la devise de l'armée de terre, « Le sacrifice pour la patrie », il les a encouragés à mettre leurs compétences techniques au service de la reconquête du territoire national.

La grande parade militaire qui a suscité l'admiration d'un public venu nombreux

Le chef d'état-major place de grands espoirs en cette promotion

Présidant la cérémonie, le chef d'état-major de l'armée de terre, le colonel Hamed Hermann Rouamba, a d'abord rendu un hommage aux soldats tombés sur le champ d'honneur ainsi qu'aux blessés des opérations militaires. Il a salué l'arrivée de ces 1 520 nouveaux soldats, estimant qu'ils viennent renforcer de manière significative les capacités des forces armées nationales. « Nos attentes vis-à-vis de ces soldats sont nombreuses : l'obéissance, la loyauté et la gloire. Nous avons besoin de cette gloire pour reconquérir notre territoire national », a-t-il indiqué.

Le cérémonial de la présentation au drapeau du contingent 2025

Selon lui, les profils spécialisés de cette promotion permettront d'apporter un appui indispensable aux unités engagées sur le terrain. Chacun, a-t-il indiqué, contribuera à sa manière au bon déroulement des opérations militaires. Le chef d'état-major a également rappelé que cette sortie s'inscrit dans la dynamique des recrutements massifs engagés ces dernières années afin de renforcer les effectifs des forces armées nationales face aux défis sécuritaires.

La remise officielle des épaulettes aux stagiaires

Au regard de la qualité des démonstrations observées lors de la cérémonie et du niveau de formation dispensé, il s'est dit confiant quant aux performances futures de ces soldats sur le théâtre des opérations.

Présidant la cérémonie, le chef d'état-major de l'armée de terre, le colonel Hamed Hermann Rouamba, a salué l'arrivée de ces 1 520 nouveaux soldats

« Nous sommes prêts à défendre la patrie »

Au nom des recrues, le soldat de deuxième classe Simon Sawadogo a fait savoir que cette formation restera marquée par des moments exigeants, notamment les réveils matinaux, les manœuvres nocturnes ainsi que les exercices d'endurance en terrain difficile. Pour lui, la présentation au drapeau constitue bien plus qu'une cérémonie protocolaire : elle représente l'engagement solennel des nouvelles recrues envers la nation. « Nous nous engageons à défendre la nation et à participer à la reconquête de notre territoire », a-t-il affirmé avec détermination.

Pour le soldat de deuxième classe Simon Sawadogo, la présentation au drapeau constitue bien plus qu'une cérémonie protocolaire

Par cette cérémonie, les forces armées nationales enregistrent ainsi l'arrivée de 1 520 nouveaux soldats spécialisés, appelés à mettre leurs compétences techniques et militaires au service de la défense de l'intégrité territoriale et de la restauration de la paix au Burkina Faso.

Romuald Dofini
Lefaso.net

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Burkina Faso : Les concertations sectorielles public-privé lancées

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 14/07/2026 - 00:30

En prélude à la rencontre Gouvernement-Secteur privé, les concertations sectorielles public-privé ont été officiellement lancées ce lundi 13 juillet 2026. Prévues jusqu'au 15 juillet, elles réunissent les représentants de l'administration publique, du secteur privé, de la société civile et des services techniques autour de six groupes thématiques qui vont examiner les préoccupations du monde des affaires en vue de proposer des solutions durables.

Les présentes concertations sectorielles font suite aux concertations régionales organisées du 11 au 25 mai 2026 dans les différentes régions du Burkina Faso. Venu représenter le ministre en charge du commerce et de l'industrie, le ministre de l'énergie, des mines et des carrières, Yacouba Zabré Gouba, a indiqué que ces assises ont pour objectif principal d'examiner les préoccupations qui n'ont pas reçu de réponses satisfaisantes lors des rencontres régionales. Elles doivent également permettre d'analyser les difficultés rencontrées par les opérateurs économiques dans leurs secteurs respectifs et de dégager des recommandations susceptibles d'améliorer durablement le climat des affaires.

Vue des participants

« Les préoccupations et recommandations recueillies lors des concertations régionales serviront de base de réflexion pour la poursuite des réformes en faveur de l'amélioration du climat des affaires », a-t-il souligné.
Durant trois jours, les participants se pencheront sur douze thématiques regroupées en six groupes de concertation. Le premier groupe à entamer les concentrations est intitulé Innovation et industrialisation, artisanat, lutte contre la fraude et la contrefaçon et autres pratiques illégales, promotion de la qualité.
Parmi les principales préoccupations évoquées par les acteurs du secteur privé figurent l'industrialisation, la transformation locale des matières premières, la disponibilité d'espaces pour l'implantation des unités de production ainsi que diverses problématiques propres aux différents secteurs d'activité.

Yacouba Zabré Gouba, ministre de l'énergie a indiqué que les concertations sectorielles vont permettre d'apporter des réponses aux préoccupations des acteurs du secteur privé

Les concertations se tiennent sur le thème « Civisme économique et engagement patriotique : rôle du secteur privé dans le processus de refondation de l'État ». Un thème qui, selon le ministre Yacouba Zabré Gouba, revêt une importance particulière dans le contexte de la Révolution progressiste et populaire. « Nous voulons un secteur privé nouveau, un secteur privé qui participe aux côtés de l'État au processus d'industrialisation du pays, à la lutte contre la fraude, à la promotion de la traçabilité et au civisme fiscal », a-t-il affirmé.

Le thème central est décliné en deux sous-thèmes. Le premier porte sur le civisme, l'engagement patriotique et leurs implications dans la conduite des affaires, notamment en matière d'éthique fiscale, de lutte contre la fraude, de promotion de la traçabilité et de participation citoyenne. Le second s'intéresse aux leviers, dispositifs réglementaires et mécanismes institutionnels permettant de renforcer la culture du civisme économique dans le cadre de la Révolution progressiste et populaire.

Zanga Seydou Sessouma, le deuxième vice-président de la délégation spéciale de la Chambre de commerce et d'industrie du Burkina Faso,

Présent à la cérémonie d'ouverture, le deuxième vice-président de la délégation spéciale de la Chambre de commerce et d'industrie du Burkina Faso, Zanga Seydou Sessouma, a salué la tenue régulière des concertations entre le gouvernement et le secteur privé. De son avis, les concertations sectorielles offrent l'opportunité de poursuivre l'examen des préoccupations qui n'ont pas trouvé de solutions au niveau régional avant leur transmission à la rencontre nationale. Il a également insisté sur la responsabilité du secteur privé dans l'accompagnement des réformes engagées par les autorités. « Nous devons être aux côtés de l'État pour l'accompagner dans ses différentes réformes afin d'atteindre la souveraineté économique », a-t-il déclaré.

Armelle Ouédraogo/Wassila Rouamba (stagiaire)
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Microfinance : La CODEC-Ouaga consolide ses performances sociales et financières au cours de l'année 2025

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 14/07/2026 - 00:18

L'Eglise-Famille, après cent ans d'existence, se doit d'œuvrer davantage à son auto-prise en charge. Dans cette optique, l'appel des Evêques du Burkina Faso du 28 février 1998 a été sans équivoque : « …il est certainement temps que nous donnions davantage des signes de maturité et d'auto-prise en charge. L'évangélisation et le développement ne peuvent plus continuer chez nous, en comptant d'abord sur les moyens d'autrui…C'est ensemble dans la solidarité et au nom de notre dignité que nous pouvons et devons relever le défi ».

C'est donc dans cette perspective que l'Eglise Famille de Ouagadougou a initié la mise en place d'une institution de microfinance au profit de la communauté du ressort territorial de l'Archidiocèse de Ouagadougou dénommée la Coopérative Diocésaine d'Epargne et de Crédit de Ouagadougou (CODEC-Ouaga), institution mutualiste créée en 2007.

A ce jour, sept (07) diocèses sur les treize (13) en disposent. Ainsi, chaque CODEC est indépendante et jouit donc d'une autonomie de gestion et de fonctionnement.

La mission institutionnelle de la CODEC-Ouaga vise à promouvoir le développement économique et l'auto-prise en charge de la communauté catholique et de tous ses membres selon l'esprit de l'Evangile.

La CODEC-Ouaga totalise neuf (10) agences (SIEGE, GOUNGHIN, CISSIN, GUILOUNGOU (ZINIARE), WAYALGHIN, TAMPOUY, PATTE D'OIE, SAABA, TENGANDOGO ET KOUBRI). La dixième agence a été ouverte le 04 mai 2026.

La CODEC-Ouaga est classée parmi les institutions de microfinance de grande taille régie par l'article 44 de la loi n°023/2009 du 14 Mai 2009 portant réglementation des Systèmes Financiers Décentralisés au Burkina Faso (actuel article 70 de la loi 001/2025 du 13 Février 2025 portant réglementation de la microfinance au Burkina Faso). En sus, elle est affiliée à l'Association Professionnelle des Institutions de Microfinances du Burkina Faso (APIM-BF).

Selon le rapport 2024 d'analyses des performances financières et sociales des membres de l'APIM-BF, publié le 21 décembre 2024, sur 120 institutions de microfinances, la CODEC-Ouaga occupe la troisième (3ème) place en termes d'encours d'épargne avec 26,285 milliards de FCFA et la cinquième (5ème) place en termes d'encours de crédit de 23,580 milliards de FCFA.

Le nombre de membres est passé de 31 933 en 2024 à 36 141 au 31 décembre 2025, soit un taux de variation de 13,18%.

Cette croissance est le reflet à la fois de l'adaptabilité de nos produits et services et de la confiance que nous témoignent nos membres consolidant ainsi les acquis en matière d'inclusion sociale et financière.

L'encours d'épargne a augmenté de plus de 31,83%, passant de 26,285 milliards FCFA en 2024 à 34,651 milliards FCFA en 2025.

L'encours de crédit a évolué de 23,580 milliards FCFA en 2024 à 32,947 milliards FCFA en 2025, soit un accroissement de plus de 39,72%.

Nonobstant ces résultats engrangés, la CODEC-Ouaga, à l'instar des autres institutions financières, fait face à des crédits impayés. Des efforts se poursuivent et se conjuguent au quotidien afin de renforcer le dispositif de gestion des risques et d'accentuer le processus de recouvrement en vue de réduire considérablement les impayés et d'améliorer les ratios.

Le total bilan au 31/12/2025 est de 44,55 milliards contre 32,77 milliards au 31/12/2024,
confirmant la rentabilité économique continue de la CODEC-Ouaga.

Les fonds propres et Assimilés s'élèvent à 7,391 milliards au 31 décembre 2025 et représentent 16,59% du total bilan ; ce qui renforce la capacité financière de l'institution à accompagner davantage ses membres.

Au 31/12/2025 la coopérative présente un résultat excédentaire de 1,740 milliards de FCFA, contre 914 ,100 millions de FCFA à la même période de l'année 2024.

Il faut noter que le Commissariat Aux Comptes (CAC) a certifié sans réserve les comptes de la CODEC-Ouaga exercice 2025. Cette certification des comptes sans réserve date depuis 2019.

Ce résultat est le fruit des efforts conjugués de tous les acteurs (membres, personnels, dirigeants, Etat, partenaires technique et financiers).

CODEC-OUAGA :« Lutter contre la pauvreté sous toutes ses formes »

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