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24 Heures au Bénin

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Webzine, Quotidien Béninois indépendant, d'analyses et d'information en ligne
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Bénin de 2016 à 2026, Ce que je retiens

Mon, 02/03/2026 - 17:29

Lorsque, en décembre 2022, je consignais quelques réflexions sur la situation socio-économique et politique du Bénin, il ne s'agissait point d'assigner au réel une direction qu'il n'aurait pas encore empruntée, mais d'observer, avec la prudence qu'impose toute exigence intellectuelle, les manifestations initiales d'un processus dont la pleine intelligibilité ne pouvait relever que de la durée. Car il est dans la nature même des transformations nationales de ne se révéler qu'à ceux qui acceptent de les contempler avec le recul nécessaire, c'est-à-dire à distance des passions immédiates et des impatiences superficielles.
Or, la décennie qui s'étend désormais sous notre regard présente cette singularité d'avoir conjugué la persistance de l'ordre constitutionnel avec l'accélération d'une recomposition économique, institutionnelle et symbolique dont les effets excèdent déjà les contingences qui les ont vu naître.
Cette trajectoire ne s'est nullement déployée dans l'abri d'un environnement régional stable. Bien au contraire, les années récentes ont été marquées, en Afrique de l'Ouest, par des ruptures institutionnelles, des reconfigurations sécuritaires et des incertitudes dont l'onde de choc n'a épargné aucune conscience politique attentive. L'événement du 7 décembre 2025, qui porta un instant l'ombre de la discontinuité sur l'édifice républicain béninois, doit être appréhendé avec la gravité qu'exigent ces moments où l'histoire hésite. Que cette tentative ait trouvé sa résolution dans le maintien de la légalité constitutionnelle n'est pas un fait anodin : il atteste que l'État béninois, loin d'être une abstraction fragile, est devenu une réalité suffisamment intériorisée pour opposer à la tentation de la rupture la force silencieuse de sa propre légitimité.
De l'économie comme langage de la permanence :
Les mutations les plus profondes des nations se lisent rarement dans les proclamations ; elles se discernent dans la structure même de leurs équilibres économiques. À cet égard, les analyses de la Banque mondiale indiquent que la croissance du produit intérieur brut béninois, établie à 3,3 % en 2016, s'est élevée à 7,5 % en 2024, avec des perspectives de consolidation à un niveau supérieur à 7 %. Plus révélateur encore est le niveau de l'investissement, désormais supérieur à 35 % du produit intérieur brut, signe d'un État qui n'a point choisi la facilité de la préservation, mais l'exigence de la construction. Cette orientation a trouvé son prolongement naturel dans l'accès renouvelé aux marchés financiers internationaux, notamment à travers l'émission d'un Sukuk souverain de 500 millions de dollars, dont la portée excède sa seule dimension budgétaire — car emprunter avec crédibilité, pour une nation, c'est attester qu'elle inspire confiance au-delà d'elle-même.

La dette publique, qui s'établit autour de 50 % du produit intérieur brut, doit être comprise à l'aune de cette logique : non comme le signe d'une dérive, mais comme l'empreinte comptable d'une volonté d'édification.
De la transformation du territoire comme expression de la souveraineté :
L'autorité d'un État se manifeste également dans sa capacité à organiser son propre espace et à inscrire sa présence dans la géographie qu'il administre. Les infrastructures réalisées ou engagées au cours de la décennie écoulée — axes routiers, corridors logistiques, modernisation portuaire — participent pleinement de cette entreprise de structuration territoriale, qui est, au fond, une manière pour la puissance publique de rendre le territoire plus intelligible et plus habitable.
Le dédoublement de la liaison Sèmè-Porto-Novo, accompagné d'un nouvel ouvrage d'art destiné à abolir les lenteurs anciennes, constitue, à cet égard, un soulagement tangible pour nombre de béninoises et de béninois qui, par nécessité professionnelle ou par attachement légitime, empruntent quotidiennement cet itinéraire longtemps éprouvant. Il représente, par ailleurs, une opportunité historique pour Porto-Novo, dont l'accessibilité accrue crée les conditions préalables à un développement économique, administratif et symbolique plus conforme à son rang institutionnel.
Le Centre hospitalier international de Calavi, par l'ambition de son plateau technique et la portée de sa vocation, marque une étape supplémentaire dans l'affirmation d'une capacité sanitaire autonome, réduisant progressivement la dépendance extérieure en matière de soins spécialisés. Dans le même mouvement, les logements sociaux de Ouèdo traduisent l'effort de conciliation entre l'expansion urbaine, désormais irréversible, et l'exigence fondamentale de dignité résidentielle, qui demeure l'un des fondements silencieux de la stabilité sociale.
Il serait cependant intellectuellement périlleux de taire les tensions inhérentes à toute transformation d'envergure. La réorganisation du marché Dantokpa, l'un des plus importants pôles commerciaux de la sous-région ouest-africaine, a suscité des inquiétudes légitimes et des épreuves humaines qu'aucune analyse sérieuse ne saurait ignorer. Mais l'histoire économique enseigne, avec constance, que toute mutation structurelle suppose, à un moment donné, de substituer à l'ordre spontané, souvent saturé par sa propre croissance, un ordre repensé, conçu et structuré.
La véritable interrogation ne réside donc pas dans le principe de cette modernisation, mais dans sa pleine réussite. Les nouveaux marchés modernes, conçus comme instruments de désengorgement et de rationalisation — notamment le marché dit de « Gros », appelé à accueillir une part substantielle des activités commerciales — devront impérativement atteindre un niveau de vitalité économique au moins équivalent à celui des espaces qu'ils remplacent, et, au-delà, les surpasser. Car la légitimité ultime d'une réforme ne procède ni de son intention ni de son architecture, mais de sa capacité effective à recréer, dans un cadre renouvelé, les conditions de la prospérité qu'elle entend organiser.
De la culture comme réappropriation de soi, Du ciel retrouvé : Amazone
La renaissance culturelle observée à Ouidah, notamment à travers les Vodun Days et la restitution des 26 œuvres royales, procède d'une démarche plus profonde qu'une simple politique événementielle. La construction du musée internationale du Vodun à Porto-Novo n'est pas anodine — il s'agit de restaurer une culture, non un culte, culture longtemps jetée aux pilories. En clair, cette renaissance participe d'une réconciliation avec l'épaisseur historique de la nation, condition préalable à toute projection sereine dans l'avenir.
Retrouvé sa culture, oui, le Bénin veut retrouver également son ciel. L'accréditation d'une compagnie aérienne nationale « Amazone » s'inscrit dans cette même logique d'affirmation. Le retour d'un pavillon béninois dans l'espace aérien international ne saurait être réduit à une simple opération économique. Il constitue l'une de ces manifestations discrètes mais essentielles par lesquelles un État affirme sa continuité symbolique.
De la jeunesse comme dépositaire du temps à venir :
Toute œuvre politique véritable ne trouve sa pleine justification que dans sa capacité à se transmettre, c'est-à-dire à survivre à ceux qui l'ont initiée pour devenir un bien commun durable.
La perspective de l'élection présidentielle de 2026, organisée dans le respect scrupuleux du principe constitutionnel de limitation des mandats, ouvre à cet égard une séquence nouvelle, dont l'importance excède la seule alternance des personnes pour toucher à la continuité même de l'État. La figure de Romuald Wadagni, dont la responsabilité dans la conduite des finances publiques s'est exercée au cœur de cette décennie de transformation, incarne, pour une part significative de la jeunesse béninoise, la possibilité d'une continuité éclairée par le renouvellement, c'est-à-dire d'une fidélité aux acquis conjuguée à la promesse d'une intensification lucide des réformes.
Les résultats des élections législatives et municipales de janvier 2026 s'inscrivent, du reste, dans cette dynamique générationnelle. L'émergence de jeunes maires à la tête de collectivités majeures, notamment à Parakou et à Abomey-Calavi, ainsi que l'entrée de jeunes députés au sein de la représentation nationale, contribuent à faire naître une espérance nouvelle : celle d'un État dont la continuité ne serait pas la répétition du passé, mais son approfondissement conscient.
À l'examen des orientations esquissées par les deux candidats à l'élection d'avril 2026, il m'est permis de former, avec gravité mais sans réserve, l'espérance que le candidat Romuald Wadagni saura proposer un programme étoffé, à la mesure des fondations déjà posées, et capable de porter davantage encore le Bénin, monde de splendeurs — ce pays dont l'histoire, la culture et la stabilité composent déjà les linéaments d'une singularité ouest-africaine.
Car les nations qui s'élèvent durablement sont celles qui savent, au moment décisif, confier leur continuité à des mains capables d'en comprendre à la fois l'héritage et l'exigence.

En somme, la gouvernance Talon aura marqué des esprits, au Bénin comme au delà de nos frontières . Elle juxtapose routes neuves et controverses démocratiques, ratios budgétaires maîtrisés et dettes accrues, croissance rapide et inclusion graduelle. Presque dix ans après, le Bénin apparaît transformé — mais toujours traversé par cette interrogation fondamentale : comment convertir cette transformation en horizon collectif partagé ? C'est peut-être là que réside la substance véritable de la décennie : dans cette tension féconde entre l'élan et l'équilibre, entre la mesure des chiffres et l'épaisseur humaine qu'ils tentent — imparfaitement de raconter.

Me Mickaïl Jr BADAROU

Categories: Afrique

La HAAC renforce les capacités des journalistes sur la couverture des élections

Mon, 02/03/2026 - 17:22

Une formation itinérante sur la couverture médiatique de l'élection présidentielle de 2026 s'est ouverte ce lundi 2 mars 2026 à l'hôtel Sossa, à Cotonou. Organisée par la Haute Autorité de l'Audiovisuel et de la Communication (HAAC) avec le soutien de l'Organisation internationale de la Francophonie, cette formation réunit des professionnels des médias de la zone sud.

Du 2 au 5 mars, des journalistes participent à une session de renforcement des capacités consacrée à la couverture médiatique de l'élection présidentielle de 2026. Selon le Secrétaire général de la HAAC, il s'agit de rappeler les règles professionnelles du métier tout en se mettant à jour en fonction du type d'élection concerné, afin d'éviter les erreurs parfois constatées lors des précédents scrutins. François Awoudou a insisté sur la nécessité de s'adapter aux spécificités des scrutins, notamment en matière de contentieux électoral.

Les médias, acteurs clés de la paix et de la démocratie

Procédant au lancement officiel des travaux, le Vice-président de la HAAC a salué la forte mobilisation des journalistes. « Les élections, surtout présidentielles, constituent toujours un moment crucial dans la vie d'une nation. Dans ce contexte, le rôle du journaliste dépasse la simple diffusion de l'information », a déclaré Mohamed Barré.

À l'approche du scrutin présidentiel du 12 avril 2026, il a rappelé que les médias ont une responsabilité majeure dans la consolidation de la paix, de la transparence et de la confiance publique. « Il s'agit de garantir aux citoyens une information fiable, vérifiée, pluraliste et accessible afin qu'ils puissent exercer leur droit de vote en toute connaissance de cause », a souligné le Vice-président de la HAAC.

Face aux risques de désinformation, de manipulation et de discours susceptibles de fragiliser la cohésion sociale, la couverture des élections exige rigueur professionnelle, équilibre dans le traitement de l'information et strict respect des textes en vigueur.

Des thématiques clés au programme

Pendant quatre jours, les participants approfondiront plusieurs thématiques essentielles, notamment : le rôle des médias en période électorale ; la feuille de route du reporter en période électorale ; les défis de la logistique électorale.
Les échanges porteront également sur la centralisation des résultats électoraux dans le cadre de la présidentielle ; le contentieux électoral de l'élection présidentielle devant la Cour constitutionnelle du Bénin ; le contentieux répressif et les infractions électorales ; la gestion des réseaux sociaux ; le traitement des sources et les exigences déontologiques.

Au-delà des communications, les organisateurs entendent faire de cette formation un véritable cadre d'échanges et de partage d'expériences entre journalistes issus d'organes de presse aux réalités diverses. Le Vice-président de la HAAC a exprimé le vœu que cette initiative contribue à renforcer le professionnalisme des journalistes et à faire de l'élection présidentielle de 2026 un modèle de transparence et de maturité démocratique.

Categories: Afrique

Il risque cinq ans de prison pour outrage public à la pudeur via Internet

Mon, 02/03/2026 - 16:59

Au Bénin, le Tiktokeur Valère Noukonmè arrêté pour avoir publié en direct sur TikTok des actes sexuels risque désormais cinq ans de prison ferme pour outrage public à la pudeur et escroquerie via internet. C'est la réquisition du ministère public à la CRIET après la découverte de présumées données à caractère cybercriminel dans le téléphone du prévenu.

De présumées données à caractère cybercriminel retrouvées dans le téléphone d'un tiktokeur après son arrestation pour avoir diffusé en direct sur TikTok des actes sexuels. C'est l'histoire du tiktokeur Valère Noukonmè qui a été interpellé en octobre 2025 par les agents du Centre national d'investigations numériques (CNIN). Cette arrestation est liée à la publication en direct sur Tiktok de vidéos à caractère sexuel, avait indiqué le CNIN dans un communiqué. Au cours de sa garde à vue, l'analyse de son téléphone portable va permettre aux enquêteurs de la police de découvrir de présumées données à caractère cybercriminel.

Présenté au parquet spécial de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), le tiktokeur est placé en détention préventive. Il est ensuite poursuivi pour deux chefs d'accusation. Il s'agit des charges « d'outrage public à la pudeur et d'escroquerie via internet ». Jeudi 12 février 2026, son procès s'est poursuivi devant la chambre correctionnelle de la CRIET. À la barre, le prévenu ne reconnaît pas les faits. Il a essayé de se dédouaner sans succès.

Cinq ans de prison ferme requis par le parquet spécial

Dans ses réquisitions, le ministère public représenté par la cinquième substitut du procureur spécial près la CRIET a souligné que le tiktokeur Valère Noukonmè s'adonnait aux actes d'escroquerie en ligne et faisaut notamment dans l'escroquerie de plan love et plan cul. Le parquet spécial de la CRIET a souligné que le live tiktok confirme les données cybercriminelles à caractère érotique retrouvées dans son téléphone.

Pour ces faits, le ministère public a demandé à la Cour de retenir le prévenu dans les liens de prévention des faits d'escroquerie via internet et d'atteinte à la pudeur. Il a requis cinq (5) ans de prison ferme et une amende d'un million FCFA contre le tiktokeur. La confiscation de son téléphone mis sous scellé a été également sollicitée par le parquet. Le délibéré de son procès est fixé au jeudi 2 avril 2026, rapporte l'envoyé spécial de Libre Express.

https://www.libre-express.bj/justice/4934/criet-arrete-pour-un-direct-dune-video-a-caractere-sexuel-un-tiktokeur-risque-5-ans-de-prison-apres-des-donnees-cybercriminelles-retrouvees-dans-son-telephone

Categories: Afrique

La Finlande appuie l'autonomie du Sahara sous souveraineté marocaine

Mon, 02/03/2026 - 15:26

La Finlande a affirmé, dimanche 1er mars 2026, à Rabat, qu'"une autonomie véritable sous souveraineté marocaine pourrait constituer une solution des plus réalisables" pour le règlement de la question du Sahara marocain.

La position de la Finlande sur le Sahara marocain a été exprimée dans un Communiqué conjoint adopté à Rabat à l'issue de la rencontre entre le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger, Nasser Bourita, et la ministre finlandaise des Affaires étrangères, Elina Valtonen, qui effectue une visite officielle au Maroc.

La Finlande a "réitéré son soutien au Plan d'autonomie présenté par le Maroc", le considérant comme une bonne base sérieuse et crédible en vue de parvenir à une solution politique définitive et mutuellement acceptable, précise le Communiqué.

Les deux chefs de diplomatie ont "salué l'adoption de la résolution 2797 (2025) du Conseil de sécurité des Nations Unies" et réaffirmé leur soutien aux efforts du Secrétaire général des Nations Unies et de son Envoyé Personnel visant à parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable à la question du
Sahara marocain.

Categories: Afrique

La Belgique réaffirme son soutien à l'Initiative d'autonomie du Sahara sous souveraineté marocaine

Mon, 02/03/2026 - 14:19

Le Royaume de Belgique a réaffirmé, lundi 2 mars 2026, son soutien clair et constant à l'Initiative d'autonomie du Sahara sous souveraineté marocaine. Bruxelles considère ce plan comme "la base la plus adéquate, sérieuse, crédible et réaliste" pour parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable à ce différend régional autour du Sahara.

La position de Bruxelles sur le différend régional autour du Sahara a été exprimée lundi dernier par le Vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, des Affaires européennes et du Commerce extérieur du Royaume de Belgique, Maxime Prévot, à l'issue de sa rencontre à Rabat avec le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger, Nasser Bourita.

Au cours de l'entretien, M. Prévot a également souligné que ce soutien s'inscrit dans la continuité de la position exprimée dans la Déclaration conjointe signée à Bruxelles le 23 octobre 2025 et dans la reconnaissance de l'importance existentielle de cette question pour le Royaume du Maroc et place résolument la région du Sahara dans le cadre de la souveraineté et de l'unité nationale du Maroc.

Le ministre belge des Affaires étrangères a souligné qu'il entend agir en conséquence sur les plans diplomatique et économique et que cette position de la Belgique s'inscrit dans le respect du droit international.
Il a aussi annoncé que l'Ambassadeur belge à Rabat sera invité à effectuer prochainement une visite dans la région du Sahara afin de préparer et soutenir plusieurs initiatives économiques, comme la visite d'entreprises belges et l'organisation de foires économiques des trois agences régionales.

Concernant l'extension de la couverture consulaire des ressortissants belges résidant au Sahara et aux Belges de passage dans la région, le chef de la diplomatie a réitéré que son Consulat Général à Rabat est compétent pour le Royaume du Maroc dans son ensemble sans distinction régionale, y compris pour la région du Sahara.

La visite de M. Prévot s'inscrit dans la dynamique positive que connaissent les relations entre le Royaume du Maroc et le Royaume de Belgique, marquées par un dialogue politique régulier et une volonté partagée d'approfondir un partenariat stratégique, fondé sur le respect mutuel et la convergence des vues sur les questions d'intérêt commun.

Categories: Afrique

Des agents de la SBEE poursuivis pour vol de courant

Mon, 02/03/2026 - 14:09

A la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), le ministère public a requis une peine de 5 ans de prison contre un propriétaire de boutique et deux agents de la Société béninoise d'énergie électrique (SBEE). Les mis en cause sont poursuivis dans une affaire de vol de courant de la SBEE à Kpassè, dans la ville de Ouidah.

Au lieu de brancher directement ses appareils sur le compteur que la SBEE lui a attribué, un propriétaire de boutique sise à Kpassè dans la ville de Ouidah, a préféré piquer directement sur un poteau électrique. Avec ses 19 congélateurs selon les déclarations à la barre, il ne payait en moyenne que la somme de 15 000 francs CFA de facture. Ceci, avec la complicité d'un technicien de la SBEE et un agent releveur qui n'a pas cru devoir dénoncer la manœuvre.
Le pot aux roses a été découvert et les trois personnes mises aux arrêts. A la barre, le propriétaire de boutique n'a pas nié les faits mis à sa charge. Il a expliqué avoir bénéficié de l'appui du technicien et de l'agent releveur. Un second releveur, également poursuivi, a en revanche bénéficié d'une réquisition favorable.
Le parquet a demandé la restitution de la caution de 500 000 francs CFA versée pour sa mise en liberté provisoire.
Le préjudice causé à la société distributrice de courant électrique au Bénin, est estimé à environ 23 millions de francs CFA.
Dans ses réquisitions, le ministère public demande à la Cour de condamner le propriétaire de boutique et ses deux complices à une peine de 5 ans de prison ferme, et une amende de 2 millions de francs CFA d'amende. Le propriétaire de la boutique, principal accusé dans le dossier, devra payer selon les réquisitions du substitut du procureur, la somme de 23 millions de francs CFA au titre de dommages et intérêts à la SBEE. Le délibéré est attendu à la mi-mars.

F. A. A.

Categories: Afrique

La dangereuse montée des rodéos motorisés à Cotonou

Mon, 02/03/2026 - 12:14

Depuis quelques semaines, un phénomène préoccupant prend de l'ampleur dans la ville de Cotonou, la capitale économique du Bénin. Il s'agit des rodéos à motos où de groupes de jeunes roulent à grande vitesse sur les grands axes routiers, le plus souvent sans casque de protection, et en violation flagrante des règles de sécurité et de conduite urbaine.

Le phénomène de rodéos urbains à motos qui prend de l'ampleur dans la ville de Cotonou doit attirer l'attention de la hiérarchie policière et des autorités au plus haut niveau. Celles-ci doivent prendre les mesures urgentes pour mettre fin à cette trouvaille de la jeunesse béninoise qui présente de gros risques d'accident.
Les soirées en week-end, il est récurrent de voir les jeunes rouler en groupe sur les grands axes routiers, notamment le boulevard de la Marina, en s'adonnant à des dépassements anarchiques et risqués, ainsi qu'à des démonstrations risquées au milieu du trafic urbain. Fait assez grave au regard du danger qu'il présente.
Ce qui retient aussi l'attention dans ce phénomène de rodéo à motos, c'est la présence de jeunes adolescents et parfois mineurs parmi les clowns de rodéo. On se demande ainsi comment des parents ont pu laisser des enfants de cet âge sortir de la maison, sans casque de protection pour s'adonner à ces spectacles sur la voie publique.
La Police, dans son rôle de maintien de l'ordre et de sécurité des personnes et des biens devrait agir au plus vite pour le bonheur de tous.

F. A. A.

Categories: Afrique

La BAD investit 6,5 millions d'euros dans le fonds Saviu II

Mon, 02/03/2026 - 11:57

Le Conseil d'administration du Groupe de la Banque africaine de développement, a approuvé, le 27 février 2026 à Abidjan, une prise de participation de 6,5 millions d'euros au capital du fonds Saviu II afin de soutenir des start-up technologiques en phase d'amorçage et de première levée de fonds institutionnelle, majoritairement en Afrique de l'Ouest et du Centre francophone

Le Groupe de la Banque investira 4,5 millions d'euros en capitaux propres ainsi que deux millions d'euros sous la forme d'une tranche de couverture de première perte pour le compte de la Commission européenne dans le cadre du Programme Boost Africa. Cette participation de l'institution panafricaine permettra au fonds Saviu II d'accorder la priorité aux entreprises à forte composante technologique ou numérique.

Le fonds de capital-risque Saviu II a pour objectif de réaliser au moins 60 % de ses engagements dans les pays francophones d'Afrique de l'Ouest et du Centre : la Côte d'Ivoire, le Cameroun, le Bénin, le Sénégal, le Togo, le Burkina Faso et le Mali. Il peut également co-investir en Afrique de l'Est dans des entreprises technologiques prometteuses disposant d'une équipe et d'un modèle commercial solides, ayant pour stratégie de pénétrer le marché des pays francophones d'Afrique de l'Ouest et d'établir une forte présence dans la région.

Saviu II, le second véhicule d'investissement du Saviu Partners, prévoit notamment d'investir entre 500 000 euros et trois millions d'euros dans une vingtaine de start-up « B2B » technologiques ou à vocation technologique, en phase d'amorçage ou de première levée de fonds institutionnelle.

De plus, le fonds consacrera une enveloppe dédiée aux investissements de préamorçage, en apportant des tickets par entreprise pour des prises de participation minoritaires, généralement en co-investissement avec des studios, incubateurs ou autres partenaires de l'écosystème.

À propos du Saviu Partners

Créé en 2018, le fonds Saviu Partner a acquis une solide expérience en matière d'accompagnement des start-up technologiques en phase de démarrage en Afrique de l'Ouest et du Centre francophone. Le premier véhicule d'investissement du gestionnaire de fonds indépendant, Saviu I, lancé en 2018 avec une capitalisation de dix millions d'euros, illustre la stratégie d'investissement axée sur « l'amorçage et le développement » adoptée par le gestionnaire. Cette approche consiste à investir dans des start-up à fort potentiel et à leur fournir un soutien pratique dans des domaines tels que le développement commercial, le recrutement, l'expansion internationale et la levée de fonds. Le fonds Saviu I a investi dans 12 start-up basées principalement dans les pays francophones d'Afrique de l'Ouest.

Categories: Afrique

L'armée livre forages et salles de classe dans les 2KP

Mon, 02/03/2026 - 11:56

L'armée béninoise renforce son action sociale dans le nord du pays. Dans la région dite des 2KP, plusieurs villages disposent désormais d'eau potable. Des infrastructures scolaires ont aussi été livrées.

Depuis le 27 février 2026, les habitants de Makrou, Yinkinin, Becket et d'autres localités des communes de Kouandé et Kérou ont accès à de nouveaux forages.

Les ouvrages sont équipés de pompes solaires d'une capacité de 1.500 watts. Ils doivent améliorer l'approvisionnement en eau dans cette zone confrontée à des défis sécuritaires.

A Pehunco, le CEG 1 a reçu un module de trois salles de classe.

Plus de 400 tables et bancs ont été installés pour les élèves.

Ces réalisations ont été offertes par les Forces armées béninoises (FAB). Elles s'inscrivent dans les actions civilo-militaires de l'opération Mirador, déployée dans l'Atacora. Le projet a bénéficié de l'appui du Département américain de la Défense, de l'ONG Spirit of America et de Strategic Stabilization Advisors.

La cérémonie de remise s'est tenue à Pehunco. Elle a été précédée d'une visite des installations conduite par le colonel Adamasso Valère, commandant adjoint de l'opération Mirador, aux côtés du colonel Tassou Abdou Wassiou, responsable des actions civilo-militaires.

« Nous célébrons un pacte de confiance entre l'armée béninoise et les populations que nous avons pour mission de protéger », a déclaré le commandant adjoint. Selon lui, la sécurité durable « se construit avec les populations et pour les populations ». Il a souligné qu'aucune armée ne peut obtenir de résultats durables sans l'adhésion des communautés.

Autorités locales, chefs traditionnels et élèves ont pris part à la cérémonie. Le maire de Pehunco, Orou Maré Koto, a salué un geste « fort » en faveur du développement local. Le représentant du préfet de l'Atacora, Mohamed Bawa Cissé, a estimé que ces infrastructures contribuent à renforcer la résilience des habitants dans un contexte sécuritaire sensible.

Créée en mars 2025, la cellule des actions civilo-militaires de l'opération Mirador se veut un cadre permanent de concertation entre l'armée, les autorités et les communautés. L'objectif est de répondre aux besoins essentiels tout en consolidant la confiance dans les zones exposées aux menaces terroristes.

Categories: Afrique

Plusieurs étals scellés dans les marchés modernes à Cotonou

Thu, 26/02/2026 - 08:33

Dans plusieurs marchés modernes de Cotonou, des étals ont été scellés pour non-paiement des redevances. Entre la mévente persistante et l'obligation de s'acquitter des frais dans les délais, de nombreux commerçants disent être à bout de souffle et appellent les autorités à revoir à la baisse les droits d'occupation.

Le constat effectué, lundi 23 février 2026, dans les marchés de Wologuèdè et de Cadjèhoun laisse transparaître une ambiance peu reluisante. Dans ce marché, les alliées sont presque vides de clients. Les vendeuses, assises derrière leurs étals, attendent désespérément des acheteurs. « La vente est très difficile. Les clients viennent au compte-gouttes. On ne vend pas comme il faut », confie l'une d'elles.

Même son de cloche à Cadjèhoun, où une dizaine d'étals de produits divers sont scellés. Des rubans rouges de balisage sont apposés sur certains étals pour non-paiement de redevances. Pour plusieurs commerçants, cette situation aggrave davantage leurs difficultés financières.

Un étal scellé dans le marché moderne de Wologuédé (Cotonou)

Depuis juin 2024, le gouvernement béninois procède à l'ouverture des infrastructures marchandes construites aux normes et standards internationaux. Les occupants y exercent leurs activités économiques dans un cadre plus moderne, sain et sécurisé.

Dans les marchés urbains de Cadjèhoun, Aïdjèdo, Gbégamey, Mènontin, Midombo, Tokplégbé, Wologuèdè, Ganhi et Hlazounto, les occupants d'étals doivent s'acquitter d'une redevance de 600 FCFA par jour, soit 18 000 FCFA par mois. Ce montant couvre également l'eau, l'électricité, la sécurité, le nettoyage et l'assurance.

Après quelques mois de gratuité, le paiement des redevances a démarré en 2025. Face à la baisse des taux de recouvrement, l'Agence nationale de gestion des marchés (ANaGeM) a renforcé les mesures disciplinaires. Par une décision en date du 28 janvier 2026, portant renforcement des mesures disciplinaires, de contrôle et de sécurisation de la collecte des redevances dans les marchés urbains et régionaux, l'ANaGeM a durci les sanctions.

L'article 2 de ladite décision stipule : « Tout étal ou espace marchand scellé pour non-paiement de redevances est strictement interdit d'exploitation, d'occupation ou d'utilisation commerciale directe ou indirecte jusqu'à la régularisation complète de la situation administrative et financière de son titulaire. Toute activité commerciale exercée sur un étal scellé est réputée d'occupation frauduleuse et constitue une infraction grave aux procédures de l'ANaGeM ».

« Si on ne vend pas, comment payer ? »

Sur le terrain, les commerçants disent comprendre la nécessité de payer les redevances, mais dénoncent un manque de flexibilité face à la réalité économique actuelle. « Si on ne vend pas, ce sera difficile pour nous de payer les redevances. C'est 18 000 FCFA et même si tu restes devoir 1 000 FCFA, ta marchandise est scellée », explique une vendeuse sous anonymat.

Un étal scéllé dans le marché moderne de Cadjèhoun (Cotonou)

« Ils avaient déjà scellé mon étal. Après avoir payé, ils ont enlevé le ruban rouge de scellés. Nous sommes même endettés. On ne vend pas. Eux-mêmes peuvent descendre pour voir si nous vendons ou pas », suggère-t-elle. Certains marchands disent espérer une amélioration dans la vente avec l'installation progressive des occupants du grand marché Dantokpa dans les nouveaux marchés.

D'autres évoquent les charges supplémentaires liées au transport. « Je quitte Abomey-Calavi pour Wologuèdè. Tu prends le transport pour venir ici, mais tu ne vas rien vendre. J'ai des produits périssables et si on scelle ma marchandise comment vais-je faire ? », s'interroge B. A, vendeuse de produits divers.

Les doléances des marchands

Face à cette situation, les occupants d'étals formulent plusieurs doléances. Ils demandent principalement une diminution des redevances ou, à défaut, une révision progressive des montants. « Nous proposons qu'ils fixent un prix plus abordable et qu'ils augmentent à la longue », suggère dame Vignon.

Pour eux, le scellement systématique n'est pas la solution. « Si on scelle ton étal, comment peux-tu vendre et trouver de l'argent pour payer ? », déplore-t-elle. En attendant une réaction des autorités, les occupants des étals continuent de lutter, chaque jour, pour concilier survie économique et obligations administratives.

Categories: Africa, Afrique

La CCI Bénin outille les entreprises pour l'export

Thu, 26/02/2026 - 08:32

La Chambre de Commerce et d'Industrie du Bénin (CCI Bénin) a organisé, le mardi 24 février 2026 à son siège à Cotonou, une rencontre thématique sur le thème « Se préparer à l'export », dans le cadre de sa série de sensibilisation intitulée « Comment exporter ».

Animée par Irène ANANI AMEGBEDJI, point focal de l'activité à la CCI Bénin, la session a mis l'accent sur l'importance d'une préparation rigoureuse avant toute démarche d'exportation. Huit points clés ont été développés, notamment : l'engagement du dirigeant, le diagnostic de l'entreprise, l'étude de marché, l'adaptation du produit au marché cible, la maîtrise des règles du marché visé, le développement des compétences à l'export, l'identification des besoins de financement ainsi que les accords de distribution. Philippe TOKPANPOU, coordonnateur du PROPEX/ITC Bénin, a rappelé la nécessité d'anticiper les défis liés à l'exportation afin d'éviter les imprévus.

Les entreprises NATURA et WAPACK ont également partagé leurs expériences avec les participants. La session a connu la présence d'acteurs de l'écosystème entrepreneurial, notamment l'APIEx et l'ADPME.
Pour Rachidi LAWANI, gérant d'une société familiale, cette première rencontre a permis aux chefs d'entreprise de mieux comprendre les préalables à l'exportation. Convaincu par les connaissances acquises, il a exprimé ses remerciements à la CCI Bénin pour ses efforts en faveur de l'essor des PME au Bénin et s'est dit prêt à participer aux trois sessions restantes prévues en mai, août et novembre 2026.

F. A. A.

UBA, La Banque Africaine qui conquiert le monde

Wed, 25/02/2026 - 19:08

Il fut un temps où la banque africaine rima avec fragilité et dépendance.
United Bank for Africa (UBA) a choisi de réécrire cette histoire. Présente dans 20 pays africains et 4 centres financiers mondiaux, gérant 45 millions de clients et plus de 30 000 milliards de nairas d'actifs, UBA n'est plus simplement une
banque nigériane : c'est le portail financier de l'Afrique vers le monde...

Au commencement était…

L'histoire de UBA commence en 1948, bien avant les indépendances africaines. C'est en cette année-là que la British and French Bank Limited (BFB), filiale de la Banque Nationale de Crédit de Paris, avec des participations de
S.G. Warburg & Co. et Robert Benson & Co. ouvre ses portes au Nigéria. Une naissance franco-britannique sur le sol africain, emblématique de l'internationalisme qui va marquer l'ADN de la banque.
Le 23 février 1961, dans le sillage de l'indépendance, la BFB se transforme en United Bank for Africa. L'institution prend son envol : en 1970, elle est la première banque nigériane à s'introduire en bourse, sur le Nigerian Stock Exchange. En
1984, elle ouvre une succursale à New York, ancrant précocement sa vocation internationale.
Le tournant décisif survient en 2005. Tony Elumelu, à la tête de la Standard Trust Bank, orchestre la plus grande fusion bancaire de l'histoire de l'Afrique subsaharienne en absorbant UBA. Ce rapprochement crée un mastodonte financier qui va, en l'espace de cinq ans seulement, se transformer d'une
banque mono-pays en institution panafricaine présente dans 19 pays du continent.
Depuis lors, les acquisitions s'enchainent : Continental Trust Bank, Trade Bank, City Express Bank, Metropolitan Bank, African Express Bank, Gulf Bank, Liberty Bank… avant que la banque ne déploie ses drapeaux au Cameroun, en Côte
d'Ivoire, en Ouganda, au Gabon, au Tchad, et bien au-delà. En 2022, UBA s'installe à Dubaï. Aujourd'hui, le groupe opère dans 20 pays africains et 4 places financières mondiales (États-Unis, Royaume-Uni, France, Émirats arabes unis).

Ce que UBA vend et qui rend la promesse crédible

La proposition de valeur de UBA tient en une formule : « La banque africaine de renommée mondiale ». Une formule qui transcende le slogan pour décrire une réalité opérationnelle. UBA ne se contente pas de revendiquer une présence panafricaine. Elle la rend utile et concrète pour ses clients.

La couverture géographique comme infrastructure

Pour un exportateur sénégalais souhaitant ouvrir un compte à Nairobi, un industriel camerounais cherchant un financement en dollar à New York, ou une PME congolaise voulant recevoir un virement d'Europe, …UBA est l'institutioncapable de centraliser ces opérations sous un même toit. La banque est la
seule institution d'Afrique subsaharienne à détenir une licence bancaire aveccollecte de dépôts aux États-Unis, ce qui lui confère un avantage considérable dans le clearing en dollars et le financement du commerce international.
Une offre complète du « particulier » à « l'entreprise »UBA s'adresse à tous les segments de marché. Ses lignes de métiers couvrentla banque de détail et la banque de masse (comptes courants, épargne,crédit à la consommation), la banque d'entreprise et la banque commerciale pour les PME et ETI, la banque corporative et d'investissement pour les grandes entreprises et États, ainsi que les services de trésorerie et de marchés financiers.
Les secteurs stratégiques prioritaires incluent le pétrole et le gaz, le financement d'infrastructures, l'agriculture, les matières premières et les exportations.

La transformation digitale comme levier de masse

En 2024, plus de 70 % des transactions du groupe ont été traitées via l'application mobile UBA. Le groupe bancaire a déployé depuis 2010 des solutions comme Africash (transfert d'argent instantané entre agences) et (facilitation des paiements interbancaires). Sa stratégie digitale lui
permet d'atteindre les populations non bancarisées ; un marché colossal dans un continent où des centaines de millions de personnes n'ont toujours pas accès aux services financiers formels. Le portefeuille de prêts aux PME a crû de
27,4 % en 2024 dans cette logique d'inclusion financière.
Une philosophie de valeurs : le « Customer First »
Les 3 valeurs cardinales de UBA qui servent de terreau à la philosophie Costumer First (priorité au client) sont réunies sous le vocable de 3E : Esprit d'entreprise, Excellence et l'Exécution. Elles ne sont pas des abstractions d'entreprise. Elles structurent les processus internes, la formation des
collaborateurs et les critères d'évaluation des managers. L'objectif Être l'institution financière leader incontestée et dominante en Afrique. Sa mission :« servir de modèle aux entreprises africaines en créant une valeur supérieure
pour toutes les parties prenantes. »
“Nous ne construisons pas seulement une banque. Nous construisonsl'infrastructure financière du siècle africain ”
, déclarait avec force convictionM. Tony Elumelu, Président du Conseil d'Administration du Groupe UBA.

Suite de l'article à suivre…

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L'axe Cotonou-Luanda se solidifie à l'Assemblée

Wed, 25/02/2026 - 16:01

Le président de l'Assemblée nationale du Bénin, Joseph Fifamin Djogbénou, a reçu ce mercredi 25 février 2026 à Porto-Novo l'ambassadeur de l'Angola près le Bénin, José Bamoquina Zau. Les échanges étaient axés sur le renforcement des relations bilatérales, notamment au niveau parlementaire.

Joseph Djogbénou et José Bamoquina Zau ont passé en revue la coopération entre le Bénin et l'Angola. Un accent particulier a été mis sur la coopération entre les deux chambres législatives lors des échanges tenus, mercredi 25 février 2026 à Porto-Novo.

À l'issue de l'audience, le diplomate angolais s'est dit « très heureux » des discussions, saluant une atmosphère « très cordiale ». Il a transmis au président béninois les félicitations de son homologue angolais pour son élection à la tête de la 10ᵉ législature.

Selon José Bamoquina Zau, les deux pays, engagés dans des réformes institutionnelles, ont convenu de renforcer leur collaboration afin de consolider leurs acquis démocratiques. « Il est de bon ton que nous renforcions notre collaboration (…) pour tirer profit de ces échanges réguliers », a-t-il déclaré, se disant satisfait de la qualité des échanges.

Les deux parties entendent ainsi dynamiser la coopération interparlementaire, considérée comme un levier pour approfondir les relations entre Cotonou et Luanda.
M. M.

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Le nouveau président de la Cour d'appel installé

Wed, 25/02/2026 - 15:55

Thomas M. DASSI, nouveau président de la Cour d'appel de Parakou a été installé ce mardi 24 février 2026, au cours d'une audience solennelle présidée par le président de la Cour suprême, Victor D. ADOSSOU.

Un nouveau président à la Cour d'appel de Parakou. Thomas M. DASSI après sa nomination, est entré en fonction ce mardi 24 février 2026. Procureur général près cette même Cour de novembre 2022 à février 2026, il en maitrise les réalités, les rouages et les défis à relever.
Au cours de l'audience solennelle de son installation, le président de la Cour suprême a salué ses mérites et rappelé combien ses interventions lors des sessions du Conseil supérieur de la magistrature, l'ont toujours impressionné. Victor D. ADOSSOU a précisé que la Cour suprême portera désormais un regard plus attentif sur le fonctionnement de chacune des Cours d'appel. « Vous serez appréciés, Monsieur le Président, vous et tous les juges de votre juridiction, sur le rendement et sur le nombre de décisions que la juridiction rend chaque année », a-t-il indiqué.
Le président de la Haute juridiction a par ailleurs invité le nouveau président à promouvoir l'excellence et à sanctionner les manquements dans le strict respect des règles et de la dignité des personnes. « Vous devez être à l'écoute, sans faiblesse ; ferme, sans autoritarisme ; exigeant, sans perdre de vue la dimension humaine de votre mission », a recommandé le président de la Cour suprême.
Thomas M. DASSI succède ainsi à Florentin GBODOU, désormais ex président de la Cour d'appel de Parakou, promu au poste de directeur de cabinet du ministre de la justice et de la législation. Leur nomination s'inscrit dans une logique de continuité institutionnelle et d'efficacité administrative.

F. A. A.

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Un couple arrêté pour trafic de faux médicaments

Wed, 25/02/2026 - 15:51

Une opération policière a conduit, dimanche 22 février 2026, à l'arrestation d'un couple soupçonné pour leur implication dans la vente de médicaments contrefaits au quartier Gbodjo, commune d'Abomey-Calavi.

Informés de l'existence de points de vente de produits pharmaceutiques contrefaits, les agents de police ont effectué une descente au quartier Gbodjo dans la commune d'Abomey-Calavi le dimanche 22 février 2026.

D'importantes quantités de produits pharmaceutiques contrefaits ont été découverts dans une boutique située à quelques encablures de l'église catholique.

Les produits ont été saisis et la tenancière de la boutique a été interpellée.

Alors que les policiers s'apprêtaient à quitter les lieux, la tension est montée d'un cran. L'époux de la suspecte est arrivé, accompagné de plusieurs individus. Le groupe aurait tenté de faire obstacle à l'interpellation, provoquant des échanges vifs avec les agents.

La situation a été rapidement maîtrisée. Aucun blessé n'a été signalé

Le couple a été conduit au commissariat central pour être entendu.

Un homme identifié comme l'un des plus virulents lors de l'incident est actuellement recherché par la Police.
M. M.

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La professionnalisation des arbitres africains – progrès et défis

Wed, 25/02/2026 - 13:27

Les entraînements en nombre et la gestion des ligues locales contribuent au développement des arbitres en Afrique. Par ailleurs, l'intérêt croissant du public pour les statistiques et l'analyse des matchs, notamment via des plateformes comme https://1xbet.ci/fr, renforce l'importance de décisions arbitrales précises et transparentes.
Les arbitres assurent l'authenticité et la transparence des matches. La qualité des rencontres ainsi que la confiance des clubs et des supporters sont directement influencées par leur niveau de professionnalisation. Toutefois, des défis structurels subsistent en matière de financement, d'équipement et de soutien institutionnel.

Quel est le mouvement nouveau ?

Compétences et diplômes : Les arbitres sont aussi en mesure de communiquer et de gérer le stress. Les nouvelles technologies permettent aux arbitres de corriger leurs erreurs et de prendre des décisions plus précises. Le dialogue entre juges professionnels et apprentis permet de transmettre les bonnes pratiques et de standardiser les procédures à travers le continent. Cette transmission structurelle renforce la cohérence des décisions et réduit les écarts de compétence entre différentes régions sportives. Si les arbitres consolident leurs connaissances et leurs réflexes, ils améliorent la stabilité et la crédibilité des compétitions officielles.

Qu'est la formation de performance ?

Les cours pratiques combinent théorie et pratique pour mieux comprendre les situations complexes et prendre des décisions en situation pratique. Après avoir analysé les périodes de jeu et travaillé avec les arbitres assistants, ils limitent les infractions possibles et permettent un bon déroulement des matchs. La stimulation permet d'évaluer l'endurance et la concentration en combinant des tests de performance avec des exercices physiques quotidiens.

La formation psychologique et technique des arbitres renforce l'indépendance et la crédibilité des compétitions, tout en consolidant la confiance des clubs et du public. Dans un contexte où les supporters suivent attentivement les statistiques et les décisions via des plateformes comme https://1xbet.ci/fr/registration, la précision arbitrale devient encore plus importante. Une meilleure préparation aide les arbitres à être plus rapides, cohérents et rationnels dans des situations réelles.

La persistance des contraintes structurelles ?

La faiblesse des ressources à long terme freine encore la professionnalisation des arbitres. L'ensemble des programmes de formation et d'équipement ne peut pas être appliqué par les fédérations locales. Le manque d'infrastructures modernes et de technologies de pointe pour la surveillance des performances freine également la formation. Les écarts entre les pays ne permettent pas d'uniformiser les règles et de transférer les arbitres à travers le continent. L'importance du soutien institutionnel
Les organisations fédérales doivent être solidifiées et évaluer régulièrement les performances pour favoriser l'excellence. Si les fédérations mettent en place des programmes de mentorat et d'assurance qualité, l'ascension des arbitres augmente, la coopération avec les clubs et les ligues permet de créer un environnement professionnel où les normes sont appliquées de manière uniforme. Les outils digitaux et les analyses de données permettent d'évaluer les progrès et d'identifier les secteurs nécessitant une amélioration.

Quels sont les bons moyens aujourd'hui ?

Les arbitres sont toujours testés et notés par des examens physiques et vidéo pour corriger les erreurs. Ces ateliers collaboratifs ne se contentent pas de travailler en équipe, mais aussi d'apprendre ensemble. La coopération entre fédérations permet d'établir des standards internationaux et de créer des formes d'arbitrage nouvelles. La tension sur le terrain est réduite et la compétition est améliorée.

Nouveautés : formation intégrale et diplôme professionnel

  1. Des supports vidéo et audiovisuels pour améliorer la précision.
  2. Mentorat et commerce international.
  3. Training des arbitres physique et diplomatique.

Défis institutionnels : diminution continue du financement éducatif

  1. Le matériel moderne et les nouvelles technologies sont rares.
  2. Disparités entre pays et difficultés de standardisation.
  3. Une aide institutionnelle supplémentaire est nécessaire pour faciliter l'évolution et le mouvement des arbitres.

Formations, outils technologiques et évaluation continue contribuent au professionnalisme des arbitres en Afrique. Les défis structurels nécessitent encore une surveillance continue et une implication institutionnelle active. Les outils numériques peuvent améliorer l'efficacité et la justesse des arbitres et faciliter la coopération entre fédérations et clubs. Les arbitres formés et assistés sont indispensables à l'équité des matchs et à la croissance du football africain. L'avenir dépend de la stabilité financière, de la disponibilité des infrastructures existantes et de la diffusion des meilleures pratiques.

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L'armée béninoise renforce ses soldats aux gestes de survie en urgence

Wed, 25/02/2026 - 12:56

Dans le cadre du renforcement des capacités opérationnelles des Forces Armées Béninoises (FAB), une session de formation spécialisée s'est achevée mardi 24 février 2026. L'exercice a porté sur les techniques avancées de réanimation en milieu hostile.

115 militaires béninois de différentes unités dont 25 en présentiel ont été formés, du 23 au 24 février 2026, aux gestes de premiers secours critiques et à la prise en charge d'urgences vitales sur le théâtre des opérations.
Les modules ont couvert l'arrêt des hémorragies massives, la gestion des voies respiratoires et l'administration de soins de réanimation d'urgence sous pression.

Les militaires ont travaillé sur des mannequins de simulation afin de reproduire des situations proches de la réalité. L'objectif est de permettre aux soldats d'intervenir rapidement en cas d'accident ou de malaise, avant même l'arrivée d'une équipe médicale spécialisée.

La formation, organisée par la Direction Centrale du Service de Santé des Armées (DCSSA) a été conduite avec l'appui de la Fondation Alain Maffon et de l'organisation américaine Global FICCS.

Ces partenaires ont également remis du matériel pédagogique et médical pour assurer la continuité des apprentissages.
M. M.

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Un commerce de psychotropes sous couvert de ‘'bar à café" démantelé

Wed, 25/02/2026 - 12:56

Un point de vente de produits psychotropes opérant sous couverture dans le quartier Arconville, à Abomey-Calavi, a été démantelé le mardi 24 février 2026. L'opération s'est soldée par l'interpellation de 5 individus, dont le gérant des lieux.

Le Tramadol et d'autres substances illicites étaient servis aux clients dissous directement dans des tasses de café ou dissimulés sous forme de poudre dans des boîtes de conserve vides dans un ‘'bar à café'' opérant sous couverture au quartier Arconville dans la commune d'Abomey-Calavi.

Le pot-aux-roses a été découvert, mardi 24 février 2026, lors d'une descente des agents de police du commissariat de l'arrondissement central d'Abomey-Calavi.

12 comprimés de Tramadol dissimulés dans un paquet vide de cigarettes et dans le plafond de fortune du kiosque, ainsi que six boîtes contenant des substances en poudre et des feuilles séchées moulues ont été saisis lors de la perquisition.

5 personnes dont le gérant du ‘'bar café'' ont été interpellées.

Les suspects et les produits saisis ont été conduits au commissariat pour les besoins de l'enquête.

La police appelle la population à la vigilance et encourage le signalement de tout comportement suspect afin de renforcer la lutte contre la circulation de substances illicites.
M. M.

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Le pape Léon XIV visitera plusieurs pays africains, l'Espagne et Monaco

Wed, 25/02/2026 - 12:41

Le pape Léon XIV se rendra dans les prochains mois en Algérie, au Cameroun, en Angola, en Guinée équatoriale ainsi qu'en Espagne et à Monaco, a annoncé dans un bulletin le directeur du bureau de presse du Saint-Siège, Matteo Bruni.

"Répondant à l'invitation des chefs d'État et des autorités ecclésiastiques concernés, sa sainteté le pape Léon XIV effectuera un voyage apostolique en Algérie, au Cameroun, en Angola et en Guinée équatoriale du 13 au 23 avril."

Il séjournera en Algérie du 13 au 15 avril, au Cameroun du 15 au 18 avril, en Angola du 18 au 21 avril et en Guinée équatoriale du 21 au 23 avril, précise le bulletin du bureau de presse du Saint-Siège.

En outre, il se rendra en visite apostolique en Espagne du 6 au 12 juin, précise le bulletin. Les médias ont précédemment rapporté que le voyage inclurait la participation à la cérémonie d'inauguration de la tour de Jésus-Christ de la basilique catholique de la Sagrada Familia à Barcelone. L'évènement est prévu pour le 10 juin et sera consacré au 100e anniversaire de la mort de l'architecte espagnol Antonio Gaudi, dont le projet est en cours de réalisation depuis plusieurs décennies.

Le pape entamera son périple par une visite dans la principauté de Monaco le 28 mars. Des informations ont précédemment annoncé que Léon XIV effectuerait en outre plusieurs déplacements dans différentes villes d'Italie.

Après son accession au trône pontifical en mai dernier à la suite du décès de son prédécesseur François, Léon XIV a effectué sa première visite à l'étranger en novembre 2025 en Turquie et au Liban.

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500 cartouches de calibre 12 saisies à la frontière de Kassouala

Wed, 25/02/2026 - 12:33

Une opération conjointe entre la Police républicaine et les Douanes béninoises a permis, mardi 24 février 2026, l'interception d'une cargaison de munitions à la frontière de Kassouala.

La fouille d'une moto de marque Bajaj a conduit à la découverte de deux cartons contenant chacun 250 cartouches, soit un total de 500 munitions de calibre 12 à Kassouala.

L'intervention effectuée mardi 24 février 2026 s'inscrit dans le cadre des instructions de la hiérarchie policière relatives à la fouille systématique des véhicules et autres moyens de transport aux postes frontaliers.

Le conducteur de la moto, qui se présentait comme l'interprète de son coéquipier, a pris la fuite peu après la découverte.

Des recherches sont en cours pour retrouver le suspect.
M. M.

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