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Updated: 3 days 9 hours ago

Mamadou Karambiri : Un souverainisme missionnaire africain

Mon, 29/12/2025 - 23:45

Au Burkina Faso, le pasteur Mamadou Karambiri incarne depuis une quarantaine d'années une forme singulière de souverainisme missionnaire chrétien fondé sur l'autonomie africaine. En promouvant une mission chrétienne conçue, portée et déployée par des Africains, le fondateur du Centre international d'évangélisation / Mission intérieure africaine (CIE/MIA) défend une vision autonome, structurée et résolument tournée vers la transformation spirituelle et sociale du continent, selon cet article que lui consacre le site regardsprotestants.com et que nous reprenons en intégralité.

Au Burkina Faso, le souverainisme ne se limite pas à la politique. Depuis les années 1980, le pasteur Mamadou Karambiri porte un souverainisme missionnaire chrétien fondé sur l'autonomie africaine, aujourd'hui au cœur d'une dynamique religieuse en forte expansion.
Le souverainisme est à la mode, notamment au Burkina Faso, « pays des hommes intègres ». Dans le domaine politique, il se traduit, en 2025, par les priorités politiques définies par le chef de l'État, le très populaire Ibrahim Traoré.

On entend par « souverainisme » une volonté de reprendre le contrôle sur ses ressources, de réduire les dépendances et les vulnérabilités à l'égard de l'extérieur. Il s'agit, dans ce but, de responsabiliser et d'autonomiser la population, actrice de sa prospérité. Ce souverainisme existe aussi dans le domaine religieux.
A Ouagadougou, capitale du Burkina Faso, le grand représentant du souverainisme missionnaire, en terrain chrétien, n'est autre que le pasteur pentecôtiste le plus renommé du pays, dénommé Mamadou Karambiri (né en 1947), qui a aussi le titre d'apôtre (1). Bien avant que ce soit la mode, il a développé, à partir de 1987, une « Mission Intérieure Africaine » faite par, et pour les Africaines et les Africains.

Ce souverainisme missionnaire, dans les années 1980, était assez rare. Les missions venues d'Europe ou des Etats-Unis se targuaient encore souvent, à l'époque, de porter le fardeau missionnaire pour l'Afrique. Mamadou Karambiri, économiste et ancien directeur général de la plus grande entreprise publique du Faso (à l'ère de Thomas Sankara) a défendu, dès l'origine de son appel, un souverainisme missionnaire qui s'est avéré visionnaire. On peut le définir comme une affirmation d'un apostolat chrétien porté depuis l'intérieur des sociétés africaines, qui vise non seulement l'expansion spirituelle mais aussi une transformation sociale autonome, sans dépendre à l'excès des modèles occidentaux.

La démarche est exempte de xénophobie : grand voyageur, habitué des réseaux francophones, et au-delà, Mamadou Karambiri aime aussi accueillir. Il le fait très bien, avec générosité, humour et disponibilité. Le patriarche pentecôtiste du Faso et de l'Afrique francophone accueille aussi volontiers les partenariats, dès lors qu'ils ne cachent pas d'instrumentalisation ou de paternalisme néocolonial. L'accent ne porte pas sur le rejet de l'autre, mais au contraire sur les conditions d'une rencontre authentique, à partir d'une autonomisation des moyens qui permet de remplacer la relation inégalitaire par un partage d'égal à égal.

Pour y parvenir, la ressource puise dans les immenses forces vives d'une jeunesse africaine douée, motivée, décomplexée, et largement socialisée dans les Églises. Prête à partir en mission, dans toute l'Afrique, et au-delà.
Sur les dix dernières années, cet axe souverainiste, nourri à partir d'une robuste argumentation biblique, est visible à travers plusieurs dimensions de l'action de Mamadou Karambiri, de son épouse la très talentueuse pasteure Hortense Karambiri, et du CIE/MIA (3). Dix ans après une première rencontre sur place, en 2015, le fondateur de cette œuvre a partagé, lors d'une nouvelle rencontre, début décembre 2025, quelques éléments de son bilan décennal.

Année des « conquérants moissonneurs » (2025)

En matière d'implantations, l'œuvre missionnaire qu'il a initiée depuis Ouagadougou compte désormais plus de 1400 Églises locales, dont 400 au Burkina Faso et 100 dans la seule capitale du Faso. Déclarée l'année des « conquérants moissonneurs », l'année 2025 a accueilli, à dater de début décembre 2025, 26 nouvelles Églises locales rattachées au CIE/MIA, ce qui revient à une implantation réussie tous les 14 jours. Cette stratégie prosélyte d'ouverture d'Eglises locales s'inscrit dans une dynamique de longue durée axée sur la mission. Au cours de la dernière décennie, malgré les graves turbulences qu'a connu le pays, le CIE/MIA a consolidé et étendu son réseau d'églises locales et de missions au-delà du Burkina Faso, en Afrique (Niger, Bénin, Côte d'Ivoire, Guinée, Ghana, RDC, etc.), jusqu'en Afrique anglophone -comme en Tanzanie et au Kenya- et en Europe et Amérique du Nord.

Ce déploiement n'est pas subordonné à des structures missionnaires étrangères. il s'opère avec ses propres cadres et pasteurs locaux, sur la base d'un principe ainsi rappelé par l'apôtre Karambiri : HSO, pour « Humilité, Sainteté, Obéissance ». Le bling-bling ? Non merci. Les disciples formés à l'école de « Papa Karambiri » préfèrent la discipline à la brillantine. « Ici, il n'y a pas de star », rappelle le fondateur. Sage avertissement, face à la mode des prophètes auto-proclamés, adeptes du « marketing de soi ».

Le CIE/MIA a par ailleurs continué à structurer des départements spécialisés (évangélisation individuelle, prisons, hôpitaux, jeunes, etc.), et a développé des programmes de formation biblique et ministérielle, en misant de plus en plus sur les réseaux sociaux et les médias numériques, désormais incontournables. Dans un contexte international et sahélien tendu, ces initiatives visent plus que jamais à former des leaders locaux autonomes, capables de continuer l'œuvre missionnaire sans dépendre de facilitation extérieure. Au-delà de la prédication, l'œuvre du CIE/MIA a renforcé, ces dernières années, ce que d'aucuns qualifient de mission holistique : l'aide sociale est pleinement intégrée à la dynamique missionnaire. Le soutien aux personnes vulnérables, et la solidarité concrète aux populations, est un volet majeur de l'œuvre.

Par exemple, le CIE/MIA a mis en place des campagnes de solidarité touchant des milliers de personnes déplacées internes, veuves et orphelins, notamment lors de fêtes comme Noël en 2024, où plus de 5 000 bénéficiaires ont reçu des aides matérielles et alimentaires. La pasteure principale, Hortense Karambiri, coordonne, trois jours par semaine, la distribution de milliers de repas aux prisonniers. Mesure-t-on bien, en Europe, l'ampleur immense d'un tel engagement hebdomadaire au service des réprouvés ? En cette année 2025, le mouvement CIE/MIA a également coordonné une vaste opération de visites et dons dans plus de 50 hôpitaux à travers le Burkina Faso, alliant soutien spirituel et assistance matérielle aux malades et au personnel de santé. De quoi faire taire baisser d'un ton les critiques, y compris dans la sphère évangélique, « milieu compétitif » non dénué de concurrence et de jalousies de toutes sortes (4).

Le torrent d'Ézéchiel

Avec une telle logique d'impact, il n'est pas étonnant, de constater, de visu, une affluence très considérable au culte dominical du siège à Dassasgho (Ouagadougou). Le tabernacle Béthel Israël a rassemblé au moins 8000 à 10.000 fidèles les dimanches 1er et 7 décembre 2025. Sans compter les dizaines de milliers de connections. Enfin, un élément important de la décennie 2015-2025 a été la préparation de la relève, avec la transmission progressive de charges à une nouvelle génération de responsables, à commencer par Dr. Hortense Karambiri, pasteure principale du Tabernacle Béthel-Israël (megachurch principale) cheffe de file de la relève missionnaire du CIE et autrice de nombreux ouvrages.

Après avoir guéri en 2020, avec son épouse, de la Covid-19, Mamadou Karambiri n'exclut rien. Pourquoi ne pas vivre jusqu'à 120 ans, âge limite selon Genèse 6 3 (Bible) ? Les sceptiques fronceront les sourcils. Il reste qu'à 78 ans, « Papa Karambiri » affiche une indéniable vitalité et une énergie communicative. Ses propos, largement tournés vers l'avenir, ne respirent pas la nostalgie, mais l'espoir. Nul doute que les fidèles du CIE/MIA, rencontrés en ces mois de novembre et décembre 2025, plébiscitent ce scénario des 120 ans, tant la figure du fondateur fait l'unanimité. Mais l'apôtre de la mission africaine, désireux de « décoloniser la théologie », n'en prépare pas moins la relève, souhaitant pérenniser la mission au-delà de la première génération, dans une logique de souveraineté interne au mouvement.

Le discours de Mamadou Karambiri est toujours écouté, depuis près d'un demi-siècle, jusqu'au plus haut sommet de l'État burkinabè, et au-delà, par bien des chefs de l'État en Afrique. Il continue à souligner l'importance d'une identité chrétienne normée et structurante, capable de répondre aux défis spirituels, économiques et sociaux contemporains sans renier les valeurs locales. Lors de la Journée internationale d'évangélisation et de mission du 7 mars 2025, il souligne ainsi la nécessité de former des disciples et d'impulser une mission qui engage les chrétiens dans leur propre milieu. Afin, dit-il, d'irriguer comme le torrent d'Ézéchiel (cf. Ézéchiel 47) : le filet d'eau, dans la prophétie biblique, devient un immense torrent qui arrose de nombreux arbres fruitiers.

Il finit par raviver la mer morte, faisant abonder la vie. Une vision inscrite dans la perspective plus large du « Royaume » qu'aurait prêché un certain…. Jésus de Nazareth. Féru de pédagogie et de slogans mobilisateurs, le fondateur du CIE/MIA définit chaque décennie par une formule. La séquence actuelle est ainsi décrite comme la « décennie de l'expansion gracieuse » (2020-2030). Une expansion qu'il ne restreint pas à l'oeuvre missionnaire elle-même, mais qu'il applique aussi aux sociétés, aux Etats, et aux économies africaines. Dans les travées du Tabernacle Béthel Israël de Ouagadougou, cette rhétorique performative fait vibrer toutes les générations, au service d'une Afrique postcoloniale qui croit, aujourd'hui, que « son temps est venu ». Plus que jamais, à suivre !

regardsprotestants.com

(1) Lire « Mamadou Karambiri, ex-musulman devenu « apôtre » au Burkina Faso », Fil-info Francophonie, Regardsprotestants, 7 novembre 2014, et « Changer de religion ? Entre islam et christianisme au Burkina Faso », Fil-info Francophonie, Regardsprotestants, 4 mars 2016

(2) Centre International d'Évangélisation / Mission Intérieure Africaine, fondé en 1987 par Mamadou Karambiri (Burkina Faso)

(3) Hortense Karambiri, l'expertise et la foi », Fil-info Francophonie, Regardsprotestants, 29 juillet 2918

(4) Jörg Stolz et alii, Le phénomène évangélique, analyses d'un milieu compétitif, Genève, Labor et Fides, 2013

Categories: Afrique, European Union

Ratification des accords de financement par ordonnances : Le gouvernement obtient le feu vert de l'ALT

Mon, 29/12/2025 - 23:30

Du 1ᵉʳ janvier au 31 décembre 2026, le gouvernement burkinabè est autorisé à ratifier, par voie d'ordonnances, les accords et conventions de financement conclus avec les Partenaires techniques et financiers (PTF). Cette habilitation a été accordée par l'Assemblée législative de transition (ALT), lors de sa séance plénière du 29 décembre 2025 à l'hémicycle, à Ouagadougou.

À l'issue des débats, le projet de loi a été adopté par 66 députés, tandis que deux se sont abstenus sur les 68 votants du jour.
Selon le gouvernement, le recours à cette loi d'habilitation vise d'une part à réduire les longs délais d'obtention des documents juridiques indispensables à l'entrée en vigueur des accords et au démarrage effectif des projets et programmes de développement, et d'autre part à mobiliser, à bonne date, les ressources nécessaires à la couverture des besoins de financement du budget de l'État, notamment pour les investissements publics.

Pour la ministre déléguée chargée du budget, Fatoumata Bako, cette loi permettra au gouvernement de lever plus rapidement des ressources sur le marché international. « Nous signons des accords de prêt avec les partenaires techniques et financiers. Pour l'entrée en vigueur de ces accords, il existe tout un processus à suivre. Il est ressorti que ce processus peut prendre entre six et treize mois, ce qui retarde considérablement la date de mise en œuvre effective des projets », a-t-elle expliqué.

Selon la ministre, la loi d'habilitation contribuera à raccourcir ces délais, à accélérer l'exécution des projets de développement et à mobiliser plus efficacement les ressources nécessaires pour faire face aux déficits budgétaires.

La ministre chargée du budget, Fatoumata Bako, a salué cet accompagnement du gouvernement

À entendre le gouvernement, cette loi de finance entre dans le cadre de la mise en œuvre de la politique nationale de développement. À cet effet, explique-t-elle, le gouvernement a recours à plusieurs sources de financement dont les principales sont entre autres : les ressources propres du budget de l'Etat ; les aides de projets financées sur ressources extérieures des partenaires au développement du Burkina Faso ; les appuis programmes ou appuis budgétaires financés également par les Partenaires techniques et financiers (PTF).
Pour rappel, le gouvernement a adopté ce projet de loi d'habilitation lui permettant de ratifier, par voie d'ordonnances, les accords et conventions de financement conclus avec les partenaires techniques et financiers lors du conseil des ministres du 9 octobre 2025.

Encore faut-il le rappeler, ce type d'ordonnance n'est pas le premier du genre. En 2022, l'Assemblée nationale avait adopté aussi la loi portant habilitation du gouvernement à prendre des mesures dans le cadre des sujétions liées aux nécessités de la défense nationale pour lutter contre le terrorisme.

Serge Ika Ki
Lefaso.net

Categories: Afrique, European Union

Frappe américaine au Nigeria : Sécurité, religion et stratégie

Mon, 29/12/2025 - 23:15

Les frappes américaines au Nigeria le jour de Noël relancent le débat sur la stratégie de Washington en Afrique de l'Ouest. Entre « protection des populations chrétiennes », selon les arguments brandis par le président américain, enjeux électoraux et diplomatie transactionnelle, Donald Trump organise un retour offensif des États-Unis dans le Sahel. Décryptage avec Oumar Zombré, Journaliste, écrivain, consultant en relations internationales et spécialiste en communication.

Le jeudi 25 décembre, les habitants de l'État de Sokoto, au nord-ouest du Nigeria, où sévit depuis quelque temps le groupe terroriste Lakurawa, transfuge de l'État Islamique, ont été réveillés par le fracas assourdissant de bombardements américains. Ces frappes qui visaient des positions de ce groupe armé auraient fait plusieurs morts parmi des chefs terroristes ciblés.

S'exprimant auprès du média Politico, Donald Trump a affirmé que « tous les camps » djihadistes visés par l'armée américaine au Nigeria avaient été « décimés ».
Ces frappes constituent la concrétisation d'une menace formulée publiquement à l'encontre des groupes terroristes sévissant au Nigeria. Dans un message récent sur les réseaux sociaux, Donald Trump avait averti que des frappes seraient menées si « les exactions contre les populations chrétiennes » se poursuivaient. Il y promettait une attaque « rapide, brutale et efficace », rapporte The New York Times. Donald Trump l'avait annoncé, il l'a fait.

Frappes coordonnées ou menées à l'insu de l'État nigérian ?

La question de la coordination avec les autorités nigérianes a rapidement émergé. Abuja affirme avoir été associée à ces frappes de bout en bout. Selon les autorités, les coordonnées des cibles ont été obtenues grâce à la coopération militaire entre les États-Unis et le Nigeria.
Le ministre nigérian des Affaires étrangères, Yusuf Tuggar, a indiqué avoir échangé à deux reprises avec le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, avant le lancement de l'opération.

« Au total, 16 munitions de précision guidées par GPS ont été déployées à l'aide de plateformes aériennes sans pilote MQ-9 Reaper, neutralisant avec succès des éléments de l'EI (État islamique) qui tentaient de pénétrer au Nigeria depuis le corridor sahélien », a indiqué le ministre nigérian de l'Information, Mohammed Idris dans un communiqué.
L'opinion publique nigériane est quant à elle divisée sur la portée d'une telle action offensive. Si d'autres applaudissent, certains quant à eux évoquent des questions de souveraineté du pays.

Trump, défenseur des chrétiens du Nigeria ?

Le fait que ces frappes soient intervenues un 25 décembre, jour de Noël, perçu par Donald Trump comme un « cadeau » offert aux chrétiens de Sokoto, suscite de nombreuses interrogations. Pourquoi maintenant ? Pourquoi pas plus tôt, alors que la menace terroriste est ancienne ?
Le timing de cette action militaire interpelle. Pour beaucoup d'observateurs, Donald Trump n'a fait que mettre ses menaces à exécution, offrant un répit, certes temporaire, à une communauté chrétienne régulièrement prise pour cible par des groupes armés au Nigeria. À travers cette action, Donald Trump cherche aussi à s'ériger en défenseur de la foi chrétienne.

Il envoie ainsi un signal fort au monde, mais surtout à son électorat aux États-Unis. Selon l'Arizona Christian University, en 2024, les chrétiens ont constitué le pilier central de la victoire électorale de Donald Trump, représentant 78 % de ses électeurs. Bien qu'ils composent environ 72 % de l'électorat national, leur poids est encore plus marqué dans l'électorat trumpiste, où ils représentent plus de trois voix sur quatre.

En frappant au Nigeria pour « sauver les chrétiens », l'enjeu est surtout électoral : consolider sa base en vue des élections de mi-mandat prévues en 2026. Les Américains voteront dans quelques mois pour le renouvellement des deux chambres du Congrès, un scrutin déterminant pour le parti au pouvoir. L'enjeu dépasse donc largement la seule lutte contre le terrorisme qui endeuille le Nigeria depuis plus de vingt ans. Cette action vise donc à repositionner Donald Trump auprès de son électorat chrétien.

Donald Trump annonce le retour militaire américain en Afrique de l'Ouest

La politique militaire de l'US AFRICOM sous Donald Trump entend aussi marquer la présence américaine dans un espace devenu hautement concurrentiel, où s'affrontent des puissances mondiales telles que la Chine, la France, la Russie et les États-Unis.

Ces frappes constituent l'un des rares cas documentés de bombardements américains contre des groupes terroristes sur le sol nigérian. Ce changement de paradigme s'explique sans doute par l'évolution rapide des alliances dans la sous-région.
Les États-Unis entendent montrer qu'ils restent un acteur présent et un allié fiable pour le Nigeria. Pour l'homme d'affaires devenu président, les relations internationales ne relèvent plus de l'idéalisme diplomatique : place à la diplomatie transactionnelle.

Le média Arabnews rapporte que, début juillet, Rudolph Atallah, conseiller de Donald Trump en matière de sécurité et de lutte contre le terrorisme, s'est rendu au Mali pour proposer la « solution américaine » face à l'insécurité. Cette offre inclurait le renseignement et l'élimination des principaux chefs terroristes en échange d'un accès privilégié aux ressources naturelles.
Selon Ulf Laessing, directeur du programme Sahel à la Fondation Konrad Adenauer, cité par le même média, « Washington a proposé d'éliminer les chefs des groupes armés en échange d'un accès au lithium et à l'or pour les entreprises américaines ».

Donald Trump repositionne ainsi l'Amérique auprès des pays du Sahel et, plus largement, sur l'échiquier africain. Il cherche à ouvrir la voie aux entreprises américaines, considérant que les relations internationales doivent désormais être lues sous un prisme économique. « Le commerce, pas l'aide ». L'outil militaire devient alors un levier visible pour préparer le terrain aux industries américaines, notamment dans les secteurs de la défense et de l'extraction minière.

Bombardement au Nigeria : une démonstration de force

Au-delà de ces lectures, ces frappes peuvent aussi être interprétées comme une simple démonstration de force dans une région qui n'avait jusque-là jamais été ciblée par des missiles américains contre des positions terroristes.

Avant ces frappes, la France avait mené des opérations similaires au Mali, au Niger et au Burkina Faso. Avec le départ des forces françaises et le rapprochement des pays du Sahel avec la Russie, l'intervention américaine, alliée militaire mais concurrente économique de Paris, rebats les cartes.
Donald Trump cherche à afficher la puissance américaine et à ouvrir un nouveau théâtre d'opérations pour l'US AFRICOM, en complément de la Corne de l'Afrique, déjà instable depuis plusieurs décennies.

Categories: Afrique, European Union

CASEM du ministère de la Transition digitale : 78 % d'exécution du plan annuel, La Poste Burkina en bonne progression mondiale

Mon, 29/12/2025 - 23:10

La deuxième session ordinaire 2025 du Conseil d'administration du secteur ministériel (CASEM) du ministère de la Transition digitale, des postes et des communications électroniques s'est tenue ce 29 décembre 2025 à Ouagadougou dans un contexte marqué par de multiples défis. À la date du 30 novembre 2025, le département enregistre un taux d'exécution physique global de 78,05 %, tandis que La Poste Burkina Faso améliore significativement ses performances et son positionnement international.

Le ministère de la Transition digitale, des postes et des communications électroniques a tenu la deuxième session ordinaire de son Conseil d'administration du secteur ministériel (CASEM). Cette rencontre stratégique, placée sous le thème « Modernisation des réseaux postaux, inclusion financière et numérique : construire la Poste de demain au service du citoyen », a servi de cadre pour évaluer les interventions menées au cours de l'année 2025 et examiner les perspectives pour 2026.

Dans son discours d'ouverture, la ministre en charge du département, Dr Aminata Zerbo Sabané, a rappelé que le CASEM constitue un espace privilégié de concertation, de redevabilité et d'orientation stratégique. Il permet non seulement d'évaluer les engagements pris, mais aussi d'identifier avec lucidité les insuffisances et les difficultés rencontrées dans l'exécution des activités, afin d'y apporter les ajustements nécessaires.

« C'est par la force de l'unité et la constance dans l'action que nous saurons transformer nos ambitions en réalités tangibles », a indiqué la ministre Aminata Zerbo Sabané

Un contexte difficile, mais des résultats encourageants

L'année 2025 a été marquée par la persistance des crises sécuritaire et humanitaire, ainsi que par le renchérissement du coût des technologies à l'échelle mondiale. Malgré ce contexte contraignant, le ministère a poursuivi avec détermination la mise en œuvre de ses actions prioritaires, portées par une amélioration progressive de la situation sur le terrain, rendue possible grâce à l'engagement des forces de défense et de sécurité. Pour structurer son action, le département a identifié douze chantiers stratégiques constituant la feuille de route de la transformation digitale du Burkina Faso à l'horizon 2030. Parmi ces priorités figure le chantier « zéro zone blanche », pilier de l'inclusion numérique. À ce titre, les réseaux mobiles haut débit 3G et 4G ont été déployés dans 126 localités, tandis que les travaux ont été lancés dans 750 autres localités identifiées comme zones blanches. Cette dynamique vise à réduire la fracture numérique et à améliorer l'accès des populations aux services essentiels.

Toujours dans la logique de l'inclusion, le ministère a engagé la mise en œuvre des Zama tchey, ou Maisons du citoyen. Deux infrastructures sont en cours de construction à Ouagadougou et à Kaya, grâce à la contractualisation déjà effective. Par ailleurs, l'adoption du contrat-plan État. La Poste Burkina Faso permettra, dès 2026, la construction de nouvelles Maisons du citoyen dans quatre chefs-lieux de région et vingt communes rurales.

Sur le plan de l'e-gouvernance, des avancées notables ont été enregistrées avec l'interconnexion de 88 nouveaux bâtiments publics au réseau RESINA, la dématérialisation de plus de 60 procédures administratives, dont 36 déjà opérationnelles, ainsi que la généralisation de plateformes de gestion financière dans respectivement 197 et 146 structures publiques. Ces actions visent à renforcer la transparence, l'efficacité administrative et la gestion rationnelle des ressources publiques.

Des progrès significatifs ont également été réalisés en matière de souveraineté numérique. Le ministère a finalisé la construction d'un mini data center, tandis que celle d'un second est à un stade très avancé. Ces infrastructures traduisent la volonté de l'État d'héberger et de sécuriser ses données au niveau national. Dans le même élan, la sécurisation du cyberespace national a été renforcée à travers l'adoption de trois décrets d'application de la loi sur la sécurité des systèmes d'information et la délivrance de 338 agréments techniques, contribuant ainsi à instaurer la confiance dans l'écosystème numérique.

Les travaux du CASEM vont concerner essentiellement l'examen et l'adoption du Plan de travail annuel 2026

Une Poste burkinabè en pleine mutation

Le CASEM a également permis de faire le point sur les performances de la Poste Burkina Faso. Malgré une baisse du volume du courrier traditionnel, le chiffre d'affaires est en progression continue depuis 2020, avec un bond significatif en 2024, selon le directeur général, Ibrahim Saba. « Entre 2020 et 2025, le nombre d'agences postales est passé de 116 à 130, portant la couverture postale à 37 %. Sur le plan international, la Poste Burkina Faso enregistre une progression remarquable. Elle est classée 86ᵉ sur 180 pays avec un score de 52,6 sur 100 et un niveau 6 de maturité des activités. En 2024, elle occupait la 104ᵉ place mondiale, soit un gain de 45 places entre 2023 et 2025. À l'échelle africaine, elle se positionne désormais au 10ᵉ rang. Cette performance, marquée par un bond de 20,8 points par rapport à 2024, est portée par les innovations numériques et le développement de services postaux électroniques », a-t-il fait à travers une présentation.
Au terme de l'exercice, l'ensemble des actions mises en œuvre a permis d'atteindre, au 30 novembre 2025, un taux d'exécution physique global de 78,05 %.

Ces résultats sont le fruit de l'engagement collectif des acteurs du secteur, de la synergie entre services centraux, structures rattachées, projets et programmes, ainsi que de l'appui des partenaires techniques et financiers. Toutefois, la ministre a souligné que ces acquis, aussi appréciables soient-ils, invitent à redoubler d'efforts face aux défis persistants. Il s'agit notamment du renforcement de la souveraineté de l'État à travers la transition digitale, de l'amélioration de la gouvernance sectorielle, du développement de l'administration électronique, de l'accès équitable aux services de communications électroniques, de la modernisation du secteur postal et de la sécurisation durable du cyberespace national.

Les travaux du CASEM se sont poursuivis avec l'examen et l'adoption du Plan de travail annuel 2026, appelé à consolider les acquis, corriger les insuffisances et accélérer la transformation numérique du Burkina Faso au service du bien-être des populations.

Farida Thiombiano
Lefaso.net

Categories: Afrique, European Union

Burkina/Musique : DAMSSI 32GB, une voix qui galvanise les forces combattantes

Mon, 29/12/2025 - 23:10

Il s'inscrit désormais sur la liste des artistes qui prêtent leurs voix pour galvaniser les forces combattantes. DAMSSI 32GB, puisque c'est de lui qu'il s'agit, fait de la musique engagée dans « Tond zaabré » (Notre guerre en langue mooré).

À l'état civil, il s'appelle Adama Séré, né le 4 juin 1998. Très tôt, il tombe amoureux des arts, surtout de la musique et de la danse. Déjà, durant son enfance, il se fait remarquer lors des fêtes de fin d'année scolaire, des activités de vacances et des animations communautaires. C'est dans ces espaces qu'il développe ses premières expériences scéniques et affine son sens du spectacle.

DAMSSI 32GB est convaincu que la réussite artistique et humaine repose sur l'endurance, la foi en soi et la fidélité à ses racines

À l'adolescence, Adama Séré commence à écrire et à composer ses premières chansons. Autodidacte et curieux, il s'initie progressivement à la production musicale et aux techniques de création sonore. C'est à cette période qu'il adopte le nom d'artiste DAMSSI 32GB. En parallèle à sa passion pour la musique, il endosse une autre casquette : celle de coiffeur. Avec aujourd'hui huit années de parcours, il travaille sans relâche pour s'imposer sur la scène musicale.

Mélomanes et professionnels des médias ont savouré le clip « Tond zaabré »

Pour y parvenir, DAMSSI 32GB se perfectionne continuellement. Il est à la fois chanteur, compositeur, beatmaker, danseur et performeur scénique. L'année 2025 marque un tournant décisif dans sa carrière. Il remporte le concours national Mic d'Or, organisé par Yirvièl Productions. À la suite de cette victoire, il est officiellement signé et produit par cette structure. Sa carrière professionnelle est ainsi véritablement lancée.
Adama Séré évolue dans le registre des musiques urbaines, avec des textes inspirés de son vécu quotidien et de la réalité du Burkina Faso. Le samedi 27 décembre 2025 reste une date marquante : devant les médias et les mélomanes, il présente officiellement son premier clip professionnel intitulé « Tond zaabré ».

Contexte sécuritaire oblige, il choisit pour cette première grande sortie de chanter pour les forces combattantes. Conscient des sacrifices consentis pour la libération du pays des hommes intègres, il leur rend hommage à travers un titre aux accents dancehall, dans lequel il exhorte les populations à soutenir les soldats engagés sur le terrain.

Infoline : (+226) 72 13 59 97 / 05 77 99 88

« Cette chanson est dédiée à nos frères qui se battent jour et nuit pour nous. Nous devons obligatoirement les encourager, leur montrer que nous sommes à leurs côtés et leur donner la force de continuer le combat. Nous refusons la honte ; nous préférons mourir que vivre dans la honte », explique l'artiste.
À la suite de ce clip, DAMSSI 32GB compte proposer prochainement un album aux mélomanes. En attendant, il reste disponible pour des prestations artistiques.

Le clip est disponible ici :

Samirah Bationo
Lefaso.net

Categories: Afrique, European Union

Projet de gestion durable des paysages communaux pour la REDD+ : Du matériel au profit des structures partenaires

Mon, 29/12/2025 - 22:00

Dans l'optique de renforcer les capacités opérationnelles des acteurs au quotidien, du matériel a été remis aux structures partenaires du Projet de gestion durable des paysages communaux pour la REDD+ (PGPC/REDD+). La cérémonie de remise s'est déroulée dans l'après-midi de ce lundi 29 décembre 2025, au ministère de l'Environnement, de l'Eau et de l'Assainissement, en présence du ministre Roger Baro.

Le matériel acquis en 2024 et 2025 est composé de douze véhicules pick-up, de trois véhicules station wagon, de treize ordinateurs de bureau, de 55 ordinateurs portables, de 24 imprimantes, de onze photocopieuses, de cinq vidéoprojecteurs, de deux scanners, etc.

Il est réparti entre différentes structures, dont plusieurs relèvent du ministère de l'Environnement. Il s'agit, entre autres, du Secrétariat permanent de la REDD+ ; de la Direction générale de l'économie verte et du changement climatique (DGEVCC/MEEA) ; de la Direction des ressources humaines (DRH/MEEA) ; de la Direction des affaires juridiques et du contentieux (DAJC/MEEA) ; de la Direction du développement institutionnel et de l'innovation (DDII), du Laboratoire citoyenneté, de l'Unité de gestion de projet et ses antennes régionales (UGP/antennes régionales), etc.

« La remise de matériels représente une étape concrète dans la réalisation des objectifs du PGPC/REDD+ », a laissé entendre Soumaïla Bernard Tougma, coordonnateur du PGPC/REDD+

Dans son allocution, Soumaïla Bernard Tougma, coordonnateur du PGPC/REDD+, a fait comprendre que ces équipements ont été pensés pour répondre aux besoins réels des structures bénéficiaires dans le but d'améliorer leurs conditions de travail et de garantir un meilleur service aux bénéficiaires finaux. Il a par ailleurs invité les bénéficiaires à en faire usage judicieux en veillant au respect du bien public.

« Ce matériel est avant tout un outil. Son impact dépendra de l'entretien qui lui sera accordé et de l'engagement collectif à en tirer profit. Nous encourageons donc les structures bénéficiaires à utiliser ces équipements de manière responsable dans l'esprit du respect du bien public », a-t-il exhorté.
D'un montant total de 861 000 000 FCFA, ce matériel va permettre d'optimiser la qualité des services rendus aux populations bénéficiaires et de garantir la pérennité des actions du projet sur le terrain.
Tout en remerciant l'ensemble des donateurs, les bénéficiaires, à l'instar de Joséphine Compaoré/Simporé, DRH au sein du ministère en charge de l'environnement, confient que ces équipements vont permettre une certaine fluidité et améliorer leur service.

Joséphine Compaoré/Simporé, DRH au sein du ministère en charge de l'environnement, remercie les donateurs pour ce geste symbolique qui va contribuer à améliorer leur condition de travail

« Nous avons reçu des ordinateurs portables qui vont nous permettre de mettre en œuvre notre plan de formation élaboré par le ministère avec l'appui du PGPC/REDD+ », a-t-elle confié.
Même son de cloche chez Dr Christian Somda, directeur général de l'économie verte et du changement climatique. Pour lui, le matériel reçu à leur niveau servira essentiellement à exécuter les différentes activités terrain entrant dans le cadre du projet.

Dr Christian Somda, directeur général de l'économie verte et du changement climatique, invite les autorités à continuer dans cette dynamique de refondation

« Les véhicules que nous avons acquis vont essentiellement servir pour les missions terrain, surtout dans un contexte où nous sommes appelés à être proches des populations », a-t-il laissé entendre.
Il invite aussi les autorités à continuer dans cette dynamique de refondation, toute chose concourant au bien-être des populations.

Du reste, le ministre en charge de l'environnement Roger Baro a exhorté les bénéficiaires à faire en sorte que l'utilisation de ce nouveau matériel se traduise par des résultats tangibles de leurs activités sur le terrain.
Pour mémoire, le Projet de gestion durable des paysages communaux pour la REDD+ a été lancé en 2023 et a érigé 60 municipalités en communes REDD+. Par ailleurs, 540 000 000 FCFA ont été injectés dans ces communes à la date du 30 avril 2025, à travers des projets de développement intégrés communaux pour la REDD+.

Le ministre en charge de l'Environnement Roger Baro attend des bénéficiaires un travail rapide avec plus de qualité avec le matériel reçu

Il s'agit d'un projet qui a pour objectif de renforcer la gestion durable des paysages et d'améliorer la génération de revenus dans les zones forestières ciblées au Burkina Faso. Exécuté en plusieurs phases, le projet a pour finalité d'impacter 96 communes réparties dans 08 régions. Notamment l'ex-Est, les ex Centre-est, Centre-sud, Centre-ouest, Boucle du Mouhoun, Hauts-Bassins, Sud-ouest et Cascades. Après deux ans et demi de mise en œuvre, le projet a touché 396 320 bénéficiaires directs et indirects, dont 206 423 femmes (52%) dans 156 villages.

Muriel Dominique Ouédraogo (stagiaire)
Lefaso.net

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Élections législatives en Côte d'Ivoire : Le parti au pouvoir remporte la majorité

Mon, 29/12/2025 - 22:00

En Côte d'Ivoire, le parti du président Alassane Ouattara a remporté la majorité des sièges à l'Assemblée nationale, à l'issue des élections législatives du 27 décembre dernier.

Selon les résultats cumulés et publiés par la Commission électorale indépendante, le RHDP vient largement en tête avec 197 sièges remportés dans 155 circonscriptions. Il est suivi de loin par le PDCI-RDA, qui remporte 32 sièges dans 25 circonscriptions.

Les candidats sans étiquette politique décrochent, pour leur part, 23 sièges dans 22 circonscriptions.
Le FPI de Pascal Affi N'Guessan, l'UNPR et le mouvement « Le Buffle » se partagent la quatrième place du classement avec un siège chacun.

Ces élections ont également été marquées par la victoire de plusieurs membres influents du gouvernement, notamment le vice-président Tiémoko Meyliet Koné, élu à Tafiré, le ministre d'État Kobénan Kouassi Adjoumani, élu à Tanda, le Premier ministre Robert Beugré Mambé, qui reconquiert la commune de Songon, ainsi que le président de l'Assemblée nationale, Adama Bictogo, vainqueur dans la commune de Yopougon.
Les élections législatives se sont déroulées dans un climat généralement paisible, avec un taux de participation estimé à 35,04 %.

Samira Ouédraogo
Abidjan
Lefaso.net

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Burkina/Santé : La gouvernance et l'innovation au cœur de la deuxième session 2025 du conseil d'administration du secteur ministériel

Mon, 29/12/2025 - 19:47

Le ministère de la Santé et de l'hygiène publique tient, ce lundi 29 décembre 2025 à Ouagadougou, la deuxième session ordinaire de l'année du Conseil d'administration du secteur ministériel santé (CASEM) de l'année 2025. Les travaux se déroulent autour du thème : « Gouvernance sanitaire et innovations : quels mécanismes pour améliorer la qualité des soins et des services de santé ? »

Cette rencontre constitue un cadre stratégique d'échanges et d'orientation des politiques sanitaires nationales. À l'ouverture des travaux, le ministre de la santé, Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, a souligné la pertinence du thème retenu, qui invite à une réflexion collective sur l'amélioration de l'efficacité et de l'efficience du système de santé. Selon lui, les enjeux actuels imposent une gouvernance renforcée et l'adoption d'approches innovantes afin d'offrir des soins de qualité aux populations.

« Ce deuxième CASEM 2025, en plus d'être un cadre de réflexion, est un espace où nous devons collectivement identifier les blocages, proposer des solutions réalistes, innovantes et définir les mécanismes concrets qui feront progresser notre système de santé au cours des années à venir. Je suis convaincu que grâce à la qualité de vos expertises et à la diversité de vos expériences, nous serons en mesure d'ouvrir de nouvelles perspectives et de tracer ensemble la voie d'un système de santé performant, plus résilient et véritablement centré sur le patient », a indiqué le ministre Kargougou.

Le ministre de la santé Robert Lucien Jean-Claude Kargougou

Pour répondre aux besoins des populations en termes de prise en charge sanitaire, le gouvernement prévoit la construction de neuf nouveaux centres hospitaliers universitaires au niveau régional, a fait savoir le ministre.

Faisant le bilan de l'année 2025, il a relevé plusieurs acquis majeurs enregistrés par son département. Il s'agit notamment du passage à l'échelle de la vaccination contre le paludisme, de la mise en œuvre élargie du WHOPEN (WHO Package of Essential Non-communicable Diseases), ainsi que du renforcement des ressources humaines dans le cadre de l'initiative présidentielle pour la santé 1000x5, avec l'organisation de l'Examen classant national (ECN) et le recrutement de plus de 200 enseignants hospitalo-universitaires. L'année a également été marquée par l'inauguration de nouvelles infrastructures sanitaires sur le territoire national et la mise en service effective du Service d'aide médicale urgente (SAMU) à Bobo-Dioulasso, contribuant à l'amélioration de la prise en charge des urgences médicales.

Le ministère entend consolider ces acquis et aller plus loin. À cet effet, il ambitionne d'accélérer l'intégration de solutions innovantes, notamment des systèmes d'information performants pour soutenir une prise de décision fondée sur des données fiables, des outils modernes d'audit et de contrôle afin d'optimiser l'utilisation des ressources, ainsi que des mécanismes participatifs favorisant l'implication active des communautés. L'accent est également mis sur le recours aux technologies de santé capables de réduire les inégalités d'accès aux soins et d'améliorer la continuité des services, en particulier au profit des populations les plus vulnérables.

Une vue des participants

D'après le premier responsable du département en charge de la santé, ils se sont également engagé sur plusieurs chantiers dans le domaine du numérique dont : la création et la mise en fonction d'une plate-forme de dysfonctionnement et de gestion des plaintes, la digitalisation du programme de travail et des gardes, la digitalisation des plans d'action opérationnels structures, l'automatisation de l'annuaire statistique du ministère, la poursuite du déploiement du dossier patient informatisé et la mise en service de la plateforme E-Flux financier.

Le ministre Kargougou a félicité l'ensemble des agents de santé pour leur engagement, qui a permis d'atteindre ces résultats. « Une pensée très particulière à l'endroit de nos collègues qui travaillent dans les zones d'accès difficile et qui, malgré l'adversité, font en sorte que tous les Burkinabè, où qu'ils se trouvent sur le territoire national, continuent d'avoir un accès équitable à des soins et services de santé et de nutrition de qualité », a-t-il laissé entendre.

Il a réaffirmé l'engagement des autorités du pays à accompagner toutes les initiatives visant à améliorer la gouvernance sanitaire et la qualité des soins. « Le gouvernement restera un partenaire constant et déterminé pour que les réformes que nous portons deviennent des réalités tangibles pour nos populations », a-t-il insisté.

Rama Diallo
Clémentine Koama (stagiaire)

Lefaso.net

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Burkina/Sécurité routière : L'ONASER forme des techniciens aux normes de la signalisation routière à Bobo-Dioulasso

Mon, 29/12/2025 - 19:44

L'Office national de la sécurité routière (ONASER) organise, les 29 et 30 décembre 2025, un atelier de formation sur les normes de la signalisation routière au siège de son antenne ouest à Bobo-Dioulasso. Cette session de renforcement de capacités, destinée aux techniciens de l'administration et aux acteurs impliqués dans la gestion de la circulation, vise à harmoniser et professionnaliser la signalisation routière sur le territoire national. L'ouverture officielle des travaux a été présidée par le commissaire principal de police Moïse Ouédraogo, directeur du suivi des opérations et de l'évaluation à l'ONASER, représentant le directeur général de l'institution.

Prévu pour durer deux jours, l'atelier est consacré aux normes de la signalisation routière et aux principes d'implantation des panneaux. Il s'inscrit dans une dynamique de lutte contre l'insécurité routière, un phénomène préoccupant qui continue de faire de nombreuses victimes au Burkina Faso. À travers cette formation, l'ONASER entend apporter des solutions concrètes aux insuffisances constatées sur le terrain, notamment en matière de conformité et de lisibilité des panneaux de signalisation.

Le présidium lors de la cérémonie d'ouverture des travaux de l'atelier

Dans son allocution d'ouverture, le commissaire principal de police Moïse Ouédraogo n'a pas manquer de souligner que « la sécurité routière est un enjeu majeur pour nos collectivités, nos infrastructures et surtout pour la protection de la vie humaine ». Selon lui, la signalisation routière constitue un élément essentiel de la prévention des accidents de la circulation.

Créé pour promouvoir la sécurité routière et améliorer les conditions d'exploitation du réseau routier national, l'ONASER joue un rôle central dans la régulation et le contrôle des dispositifs de signalisation. Parmi ses missions essentielles figurent la protection du patrimoine routier, la réalisation d'audits et d'inspections de sécurité routière, ainsi que la certification de la conformité de la signalisation aux normes et aux bonnes pratiques en vigueur.

Ils sont une trentaine de participants à prendre part à cette session de formation

Toutefois, les inspections menées récemment par l'office ont révélé un constat préoccupant : la prolifération de panneaux de signalisation non conformes. Selon Moïse Ouédraogo, certains panneaux présentent des anomalies flagrantes, telles que des formes ou des dimensions inappropriées, à l'image de panneaux « STOP » circulaires, en contradiction avec les normes en vigueur. « Ces anomalies ne sont pas anodines. Elles créent de la confusion chez les usagers, augmentent les risques d'accident et compromettent la fluidité du trafic », a-t-il averti.

C'est pour faire face à ces « dérives » que l'ONASER a initié cet atelier de formation, destiné à renforcer les compétences des techniciens de l'administration générale, des collectivités territoriales et des forces de sécurité. Au cours des deux jours de travaux, les participants seront outillés pour maîtriser la typologie des panneaux de signalisation routière, comprendre et appliquer les principes d'implantation conformes aux normes, s'approprier les dispositions réglementaires notamment en matière de signalisation et adopter les bonnes pratiques pour une circulation plus sûre et mieux organisée.

Selon le commissaire principal de police Moïse Ouédraogo, la signalisation routière constitue un élément essentiel de la prévention des accidents de la circulation

L'ambition affichée par l'ONASER est claire à savoir, harmoniser, professionnaliser et sécuriser la signalisation routière sur l'ensemble du territoire national, en commençant par les collectivités représentées à cet atelier. « La signalisation routière est le langage de la route. Lorsqu'elle est claire, cohérente et conforme, elle sauve des vies », a dit le directeur du suivi des opérations et de l'évaluation.

A l'en croire, ils sont une trentaine de participants à prendre part à cette session de formation. Ils proviennent des arrondissements, mairies, directions techniques, de la police municipale, de la police nationale ainsi que de la gendarmerie nationale. Une diversité d'acteurs que Moïse Ouédraogo considère comme une véritable richesse, car, selon lui, la sécurité routière est une responsabilité partagée. « Ensemble, nous pouvons réduire les accidents, protéger nos concitoyens et améliorer la mobilité dans nos villes et nos campagnes », a-t-il déclaré.

Une vue des participants à l'atelier de formation sur les normes de la signalisation routière

Revenant sur les attentes de l'ONASER à l'issue de cette formation, le commissaire principal de police a précisé que l'objectif est de corriger les décalages souvent observés entre l'intention recherchée lors de l'implantation d'un panneau et le message réellement perçu par les usagers. « La signalisation doit être parlante, suffisamment explicite pour guider et sécuriser les usagers de la route », a-t-il expliqué, ajoutant que les participants sont appelés à appliquer strictement la réglementation en vigueur dans leurs interventions futures.

À travers cet atelier, l'ONASER réaffirme ainsi son engagement en faveur d'une meilleure gouvernance de la sécurité routière au Burkina Faso. En renforçant les compétences des acteurs techniques, l'institution espère contribuer durablement à la réduction des accidents de la route et à la protection des populations. C'est sur cette note d'espoir que Moïse Ouédraogo a déclaré ouverts les travaux de l'atelier de formation sur les normes de la signalisation routière au profit des techniciens de l'administration.

Romuald Dofini
Lefaso.net

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Burkina : Le président du Faso exprime sa gratitude aux blessés de l'infirmerie militaire de Bobo-Dioulasso

Mon, 29/12/2025 - 13:30

Le ministre du Commerce, Serge Gnaniodem Poda, a transmis ce 29 décembre 2025, au nom du capitaine Ibrahim Traoré, président du Faso, un message de reconnaissance et d'encouragement aux soldats blessés admis à l'infirmerie militaire de Bobo-Dioulasso, indique l'Agence d'information du Burkina.

« Le président du Faso vous transmet toute sa gratitude. Il vous exprime ses vœux de prompt rétablissement et souhaite une longue vie à chacun de nous afin que nous continuions le combat. Votre travail est accompli pour tout le peuple burkinabè. Vous avez tous ses encouragements. Vous avez accepté de mener ce combat pour le Burkina Faso. Merci beaucoup », a déclaré le ministre. Par ce message, le chef de l'État réaffirme le soutien de la Nation aux forces combattantes engagées pour la défense de l'intégrité territoriale et la sécurité du Burkina Faso.

www.lefaso.net
Source :
Agence d'information du Burkina

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Législatives en Côte d'Ivoire : Assalé Tiémoko conteste les résultats à Tiassalé

Mon, 29/12/2025 - 12:46

Candidat aux élections législatives dans la circonscription de Tiassalé (Sud ivoirien), Assalé Tiémoko a contesté les résultats provisoires du scrutin qui donnent le candidat du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) vainqueur. Il affirme avoir remporté l'élection et qualifie le processus de « braquage ».

« C'est juste un braquage. Ils savent qu'ils ne peuvent pas me battre dans les urnes à Tiassalé. Alors, ils ont créé de faux PV et annulé les résultats dans quatre bureaux de vote. J'avais gagné dans trois de ces quatre bureaux de vote, résultats annulés au motif que les enveloppes contenant les PV n'étaient pas scellées. Ils ont juste fait exprès de ne pas sceller les enveloppes », a écrit le fondateur du parti politique ADCI (Aujourd'hui et Demain la Côte d'Ivoire), sur sa page Facebook.

Il affirme avoir remporté les élections avec près de 1300 voix d'écart.
Au lendemain du scrutin, l'honorable avait publié plusieurs vidéos sur son compte Facebook où des électeurs de la commune de "Songon" auraient été envoyés à Tiassalé pour voter.

Selon les chiffres de la CEI, Assalé Tiémoko est arrivé deuxième du scrutin avec 8 489 voix, soit 45,88 % des suffrages exprimés face à 8 557 voix, soit 52,42 % pour son rival Dramane Alpha Sanogo, du RHDP.
Assalé Tiémoko a indiqué son intention de saisir la Commission électorale indépendante (CEI) afin de contester les résultats proclamés. Aucune réaction officielle de la CEI ou du RHDP n'a été rapportée à ce stade.

Samira Ouédraogo
Lefaso.net

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Match Burkina Faso-Algérie : Ambiance palpitante à Abidjan

Mon, 29/12/2025 - 12:40

Les Étalons du Burkina Faso ont concédé une courte défaite (1-0) face à l'Algérie, le dimanche 28 décembre 2025, lors de leur deuxième match de la phase de groupes de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) Maroc 2025. A Abidjan, les supporters se sont ressemblés un peu partout pour suivre la rencontre. Dans le quartier de Sanfil, commune de Marcory, la correspondante de LeFaso.net, Samira Ouédraogo, a récolté les pronostics des supporters de même que leurs avis après le match.

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Burkina/Musique : Pasco ODG présente son premier album « Lawa Barka »

Mon, 29/12/2025 - 11:30

L'artiste musicienne Pasco ODG a procédé à la dédicace de son tout premier album intitulé « Lawa Barka » (Merci Seigneur en langue san). C'était le dimanche 28 décembre 2025 à Ouagadougou.

À travers cet opus, elle rend grâce à Dieu pour ses bienfaits, tout en abordant plusieurs thématiques sociales. Pasco ODG dénonce certaines tares de la société, prodigue des conseils et fait la promotion du vivre-ensemble et de la paix.

De son vrai nom Pascaline Ouédraogo/Toé, l'artiste est également sage-femme de profession

L'album est composé de 9 titres, chacun portant un message particulier :

« Nawaasaamin », qui parle de la vie en général et encourage à persévérer malgré les difficultés, car demain peut être meilleur, la volonté de Dieu étant différente de celle des hommes » ; « Louange », une action de grâce adressée à Dieu pour ses bienfaits et une invitation à placer sa confiance en lui ; « Mariage », qui met en lumière le caractère sacré de l'union entre deux êtres et exhorte les conjoints à respecter les engagements pris devant Dieu et les hommes ; « Sages-Femmes Maïeuticiens », un hommage rendu à toutes ces femmes qui œuvrent chaque jour pour accompagner les mères à donner la vie ; « Lawa wa yanko si », une prière pour le pardon des péchés, rappelant l'imperfection humaine et la nécessité de la miséricorde divine ; « Maman Marie », un chant dédié à la Vierge Marie pour son amour et son intercession quotidienne ; « FDS/VDP », un hommage aux forces combattantes engagées pour la libération du Burkina Faso, avec un appel au retour de la paix ; « Soala wende barka », chanté en reggae, qui remercie Dieu pour ses grâces et bénédictions ; Et « La réussite », qui invite à ne jamais baisser les bras et à croire en la réussite malgré les obstacles.
Pour ce premier « bébé musical », Pasco ODG a opté pour un mélange de variété et de musique traditionnelle. Elle veut ainsi offrir une palette sonore accessible à un large public.

Les proches de l'artiste étaient présents pour la soutenir à cette dédicace

« Cet album est pour moi une forme d'action de grâce. À travers cette œuvre, j'ai voulu rendre grâce au Seigneur, parce qu'il a accompli des miracles dans ma vie. Je vais bientôt me rendre à Toma, dans mon village, pour en assurer la promotion. Par la suite, j'espère organiser des concerts ou effectuer des tournées afin de continuer cette promotion », a fait savoir Pasco ODG. L'album, au format clé USB, est disponible au prix de 5 000 FCFA.

La chanteuse en pleine prestation

Samirah Bationo
Lefaso.net

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UNITED STATES EMBASSY OUAGADOUGOU : vente aux enchères de biens déclassés appartenant au gouvernement américain

Mon, 29/12/2025 - 11:00

UNITED STATES EMBASSY OUAGADOUGOU

NOTICE OF PUBLIC AUCTION

The Embassy of the United States of America, located at Ouaga 2000, Avenue Sembene Ousmane, not far from the Ministry of Agriculture, is organizing an auction of property belonging to the US government. These include shipping containers, household furniture, appliances, and computer equipment. The sale will take place on Tuesday, January 6, and Wednesday, January 7, from 9:00 a.m. to 4:00 p.m. at the Embassy Warehouse located Ouaga 2000 Extension Sud at the intersection of the Centre omnisports des Etalons (COMET) and the road leading to SALITAS.
To participate, all bidders must register in advance and obtain a participant card at the Embassy Warehouse located at Ouaga 2000. Registration and visits will take place on Monday, January 5th, 2026 – from 9 a.m. to 4 p.m.

• Participation will be by auction. The items for sale are grouped into lots and will be sold as is.
• The Embassy reserves the right to withdraw any item from sale.
• Only cash payments will be accepted.
• Payments are non-refundable. Payments for items purchased will be made to the Embassy cashier on site.

• All successful bidders must take their lots away immediately.
• For household items – Successful bidders must pay a 9% tax in addition to the winning bid before removing the lot. If no payment is received within fifteen (15) minutes after the auction, the lots will be put back up for sale, and the successful bidders will lose their rights and be excluded from the sale.
For more information, please call : +226 25 49 54 18 / +226 25 49 54 07 / +226 25 49 54 06
AVIS DE VENTE AUX ENCHERES PUBLIQUES

L'Ambassade des Etats-Unis d'Amérique, sis à Ouaga 2000, Avenue Sembene Ousmane, non-loin du ministère de L 'Agriculture, organise une vente aux enchères de biens déclassés appartenant au gouvernement américain. Il s'agit notamment de conteneurs maritimes, de mobilier de maison, d'appareils électroménagers et du matériel informatique. La vente aura lieu respectivement les Mardi 6 Janvier et Mercredi 7 Janvier 2026, de 9h00 à 16h00 dans les locaux de l'Entrepôt de l'Ambassade sis à Ouaga 2000 Extension Sud à l'Intersection du Centre omnisports des Etalons (COMET) et la voie menant vers SALITAS.

Pour participer, tout soumissionnaire doit s'inscrire au préalable et obtenir une carte de participant dans les locaux de l'Entrepôt de l'Ambassade sis à Ouaga 2000. Les inscriptions, et les visites se feront le Lundi 5 Janvier 2026 – de 9h à 16h ;

• Le mode de participation sera à la criée. Les articles en vente sont constitués en lots, et seront vendus en l'état.
• L'Ambassade se réserve le droit de retirer tout article en vente.
• Seuls les paiements en espèces seront acceptés.

• Les sommes versées sont non-remboursables. Les paiements des montants adjugés se feront auprès du caissier de l'Ambassade sur place. Tout adjudicataire devra emporter ses lots séance tenante.
• Pour les articles ménagers – Les adjudicataires devront s'acquitter d'une taxe de 9% en plus du montant adjugé avant l'enlèvement du lot. Si aucun paiement n'est reçu dans un délai de quinze (15) minutes après adjudication, les lots seront remis en vente, et les adjudicataires perdront leurs droits et exclus de la vente.
Pour plus d'informations, appelez-le : 25 49 54 18 / 25 49 54 07 / 25 49 54 06

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VILLA A VENDRE

Mon, 29/12/2025 - 11:00

une villa construite sur une superficie de 385m² à la cité SOCOGIB , une zone résidentielle très calme .
La maison dispose d'un grand salon et de (03) chambres dont (02) avec placards et une salle de bain/wc.
Une très grande cour qui dispose de toilettes visiteur une dépendance assez spacieuse à l'arrière.
Les arbres plantés dans la cour font d'elle une cour bien ombrageuse donc agréable à vivre.
NB : Démarcheurs s'abstenir.

numéros : 58459041 / 65242529

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Avis de recrutement d'un Spécialiste en suivi évaluation et apprentissage

Mon, 29/12/2025 - 10:30

Le Coordonnateur d'un programme financé par la Banque Mondiale et à exécution nationale souhaite renforcer son équipe en ressources humaines. Le Cabinet Compétence Recrutement Intérim mandaté pour la recherche de ce talent, lance le présent avis de recrutement pour pourvoir au poste de Spécialiste en suivi évaluation et apprentissage.

Intitulé du poste

Spécialiste en suivi évaluation et apprentissage

Attributions, Formation, Expérience et connaissances et compétences

1. MISSIONS DU POSTE :
Sous la supervision directe du chargé de projet, le/la Spécialiste en suivi évaluation et apprentissage aura pour mission principale, le suivi de la mise en œuvre des activités et de l'évaluation des activités du projet.

2. FORMATION :
Être titulaire au minimum d'un diplôme de niveau BAC + 4 en démographie, statistiques, santé publique, économie, sciences sociales ou tout autre domaine équivalent.

3. EXPERIENCE PROFESSIONNELLE :
Avoir un minimum de sept (07) années d'expérience en suivi évaluation d'apprentissage ;
Avoir une expérience avérée dans la conception, la planification, la mise en œuvre et le suivi-évaluation et d'apprentissage des activités de projet.

1. Conditions Générales :
Être de nationalité Burkinabè ;
Jouir de ses droits civiques et être de bonne moralité.
2.Nature du contrat : CDD d'une (01) année renouvelable en fonction des performances ;
3.Date de prise de service : immédiate
4.Lieu d'affectation : Ouagadougou
5.Composition du dossier :

Une lettre de motivation de deux pages maximums, datée et signée adressée à Monsieur le coordonnateur du programme ;

Un curriculum vitae détaillé muni des Noms et contacts de trois (03) personnes de référence ;
Une copie légalisée du diplôme exigé ;
Une copie légalisée de la Carte Nationale d'Identité Burkinabè en cours de validité ;
Une copie du (des) attestation (s)/certificat (s) de travail ;
Une copie des attestations de formation ou de stage en lien avec le poste ;
Une copie légalisée de l'acte de naissance ;
Une demande manuscrite (timbre fiscal) adressée à Monsieur le coordonnateur du programme (pour les candidats présélectionnés).

6.Dépôt des dossiers de candidature : Les candidats (es) intéressés(es) sont priés(es) de créer leur compte candidat et postuler via la plateforme www.criburkina.com en cliquant sur le poste concerné et joindre tous les documents exigés en version PDF. Les documents autres que le CV, le diplôme et la lettre de motivation doivent être scannés en un seul fichier.
7.Date limite de dépôt des dossiers : Samedi 03 janvier 2026
8.Procédure de recrutement : présélection sur dossier, test écrit et entretien oral.

NB :
 L'avis de recrutement détaillé est également disponible sur le site www.criburkina.com ;
 Les dossiers non conformes, les attestations d'admissibilité et les attestations de niveau ne sont pas recevables ;
 Les expériences non attestées ne seront pas prises en compte ;
 Pour toute information complémentaire, appeler le +226 25 47 64 01 ou 51 22 46 39.

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