You are here

Lefaso.net (Burkina Faso)

Subscribe to Lefaso.net (Burkina Faso) feed Lefaso.net (Burkina Faso)
L'information en temps réel du Burkina, Médias, journaux, infos, direct, les dernières nouvelles, politiques.
Updated: 2 weeks 5 days ago

Burkina/Énergie : L'ARSE mise sur le partage d'expériences pour renforcer son dispositif de protection des consommateurs

Mon, 10/08/2026 - 23:50

L'Autorité de régulation du secteur de l'énergie (ARSE) organise, les 10 et 11 août 2026 à Ouagadougou, un atelier virtuel de partage d'expériences entre des régulateurs ouest-africains sur la protection des consommateurs d'énergie. La rencontre, qui réunit plusieurs pays, vise à permettre au Burkina Faso de s'inspirer des mécanismes et bonnes pratiques développés ailleurs afin de renforcer durablement son dispositif national de protection des consommateurs.

Le partage d'expériences constitue un élément essentiel pour contribuer à l'amélioration des pratiques de régulation au profit des consommateurs. C'est dans cette dynamique que se tient à Ouagadougou un atelier virtuel de partage d'expériences entre régulateurs francophones ouest-africains de l'énergie sur la protection des consommateurs, organisé par l'ARSE.

Prévu pour deux jours, cet atelier se déroule à la fois en présentiel et en ligne. Il réunit plusieurs acteurs du secteur de l'énergie ainsi que des représentants des consommateurs de sept pays à savoir le Burkina Faso, le Mali, le Niger, le Bénin, la Côte d'Ivoire, le Sénégal et le Togo.

L'objectif général de cette rencontre est de permettre à l'ARSE de s'imprégner des mécanismes mis en place par des régulateurs frères de la sous-région en matière de protection des consommateurs d'énergie, afin d'identifier les outils appropriés et les meilleures pratiques susceptibles d'améliorer son propre dispositif.

« Je suis convaincu que les recommandations contribueront à consolider les mécanismes de protection des consommateurs dans chacun de nos pays », déclare Kalifa Romuald Dao, secrétaire général, représentant le président de l'ARSE.

Pour le secrétaire général Kalifa Romuald Dao, représentant le président de l'ARSE, la protection des consommateurs constitue une mission majeure de l'ARSE. Elle revêt, a-t-il soutenu, une importance particulière dans un contexte où les usagers souhaitent mieux être informés, être davantage écoutés, voir leurs préoccupations prises en compte dans des délais raisonnables et bénéficier de mécanismes de recours accessibles, transparents et efficaces.

Durant ces 48 heures, les communications permettront d'examiner les approches développées par plusieurs autorités de régulation africaines. Les échanges porteront notamment sur les cadres réglementaires, les outils et les mécanismes généraux et spécifiques de protection des consommateurs, ainsi que sur les dispositifs de gestion des plaintes. Ils aborderont également les outils, modalités et procédures de règlement des litiges entre consommateurs et opérateurs, les mécanismes de collaboration entre régulateurs et consommateurs, ainsi que les actions mises en œuvre et leurs effets sur l'amélioration de la prise en compte des intérêts des usagers.

A l'issue des échanges, l'ARSE entend capitaliser les enseignements et s'inspirer des meilleures pratiques, tout en tenant compte des réalités du contexte national, afin de renforcer durablement son dispositif de protection des consommateurs.

Sié Kévin Sou, secrétaire chargé des relations extérieures du Réseau national des consommateurs du Faso (RENCOF), confie que la majorité de leurs préoccupations est prise en compte.

Du côté des consommateurs, cet atelier est salué à sa juste valeur et perçu comme une occasion de renforcer leurs connaissances et de partager les expériences vécues au Burkina Faso avec celles des autres pays. A ce propos, Sié Kévin Sou, secrétaire chargé des relations extérieures du Réseau national des consommateurs du Faso (RENCOF), s'est réjoui de l'invitation de l'ARSE et espère pouvoir restituer les enseignements tirés aux autres Burkinabè à l'issue des échanges. En plus de cela, il espère repartir de l'atelier avec de nouvelles connaissances et des outils susceptibles d'améliorer leurs actions.

« C'est un vrai plaisir pour nous en tant que consommateurs d'être invités à cet atelier. Nous espérons que ça sera un cadre de partage, d'appropriation des connaissances et des expériences des autres pays afin que nous puissions également faire remonter ces informations aux autres camarades consommateurs du Burkina. Nous espérons que cela nous amènera à avoir d'autres visions et surtout à sortir d'ici mieux outillés qu'avant », a-t-il souhaité.

Parlant de la collaboration entre l'ARSE et les consommateurs, Sié Kévin Sou souligne une collaboration satisfaisante, avec la prise en compte de leurs préoccupations. À l'entendre, cette dynamique, jugée satisfaisante, doit se poursuivre pour une meilleure consolidation des relations entre l'ARSE et les consommateurs.

Damba Ouoba, directeur des consommateurs, invite les participants nationaux à s'ouvrir aux communicateurs.

« Nous pouvons dire que la collaboration entre l'ARSE et les consommateurs est très bien car à chaque activité nous sommes invités. Nous faisons aussi remonter nos préoccupations, nos plaintes et nos attentes et si aujourd'hui nous devons faire une estimation, nous pensons que beaucoup de nos préoccupations ont été prises en compte », a-t-il expliqué.

Du reste, Damba Ouoba, directeur en charge des consommateurs de l'ARSE, encourage les différents communicateurs à partager largement leurs expériences, sans réserve. Il a invité les participants à saisir cette occasion pour poser toutes les questions susceptibles de contribuer à l'amélioration du dispositif de protection des consommateurs. « Alors à l'endroit de nos frères régulateurs, nous attendons qu'ils nous viennent sans réserve avec tout ce qu'ils ont, comme outils, mesures, dispositifs de protection des consommateurs. Et nous attendons également au niveau national ceux-là qui sont présents qu'ils s'ouvrent vers les communicateurs à travers toutes les questions dont les réponses nous permettront vraiment de pouvoir améliorer notre dispositif ici au niveau national, au niveau du continent », a-t-il dit.

Pour mémoire, l'Autorité de régulation du secteur de l'énergie (ARSE) est une autorité administrative indépendante dotée de la personnalité juridique et de l'autonomie financière et de gestion. Elle assure la régulation, le contrôle et le suivi des activités des exploitants et des opérateurs du secteur de l'énergie.

Muriel Dominique Ouédraogo
Lefaso.net

Categories: Afrique

Camp Vacances Faso Mêbo 2026 : 1 500 jeunes scolaires à l'école du patriotisme dans la 3ᵉ région militaire

Mon, 10/08/2026 - 23:48

Le Camp Vacances Faso Mêbo 2026 a officiellement été lancé ce lundi 10 août 2026 à Ouagadougou, dans la 3ᵉ région militaire. La cérémonie a été présidée par le Commandant de la 3ᵉ région militaire, le Lieutenant-Colonel Armand Michel Ouédraogo, par ailleurs parrain régional, en présence du Directeur général de l'Agence Faso Mêbo, le Commandant Zoodnoma Ahmed Sakandé.

Placée sous le slogan « Je m'instruis et je participe à la construction de ma Nation. La Patrie ou la Mort, nous Vaincrons ! », cette initiative réunit près de 1 500 jeunes scolaires dans la capitale. Durant dix jours, les campeurs seront sensibilisés à la discipline, au civisme et au patriotisme, avec pour objectif de faire d'eux des ambassadeurs des valeurs nationales.

« La construction de la Patrie n'a pas d'âge. Tout le monde est un acteur majeur et doit participer avec ses capacités », a déclaré le Lieutenant-Colonel Armand Michel Ouédraogo. Il a ainsi insisté sur l'importance de former une jeunesse consciente, responsable et engagée dans la construction de la Nation.

Pour sa part, le Directeur général de l'Agence Faso Mêbo, le Commandant Zoodnoma Ahmed Sakandé, a mis en avant la particularité de cette édition. « Nous allons conter aux campeurs l'histoire du Burkina Faso et l'histoire des Noirs, racontées par nous-mêmes. Ils verront qu'ils sont les descendants de grands Hommes et qu'ils doivent être fiers de leur identité », a-t-il expliqué.

Organisé simultanément dans les six régions militaires du pays, Camp Vacances Faso Mêbo 2026 vise à renforcer chez les jeunes les valeurs de patriotisme, de civisme et d'engagement, en s'inspirant notamment des idéaux de la Révolution progressiste populaire.

Lefaso.net
Source : DCRP Présidence du Faso

Categories: Afrique

Chat et mystique : Konomba Traoré nous dévoile quelques secrets

Mon, 10/08/2026 - 23:45

Premier chasseur, animal protecteur, voyant, voire incarnation supposée de forces mystiques : le chat est au cœur de nombreuses croyances traditionnelles. Dans cet entretien, Konomba Traoré, trésor humain vivant, lève le voile sur les symbolismes attribués au félin. Pourquoi est-il considéré comme un chasseur hors pair ? Pourquoi certaines personnes redoutent-elles le chat noir ? Que signifie son départ soudain d'une maison ? Et pourquoi certaines traditions recommandent-elles des précautions avant de l'adopter ? Autant de questions auxquelles il apporte ses réponses.

Categories: Afrique

Agression et vol d'une moto à Marcoussi, Ouagadougou

Mon, 10/08/2026 - 23:34

Dans la nuit du 9 août 2026, une jeune fille a été victime d'une agression à Marcoussi, à Ouagadougou. Au cours de cette agression, les individus impliqués ( deux hommes sur une moto Sirus de couleur noire) ont emporté sa moto.

La moto emportée est de couleur noire, marque YAMAHA, modèle GEAR.
Toute personne ayant aperçu cette moto, disposant d'informations susceptibles de permettre sa localisation ou ayant constaté sa présence dans les jours qui ont suivi les faits est invitée à se manifester.

Numero de Châssis : SJ002356

Pour toute information utile, veuillez contacter les numéros suivants : 77-08-00-27- 73-12-06-83

Categories: Afrique

Rentrée académique 2026-2027 : Les inscriptions sont ouvertes à l'Institut Supérieur de la Communication et du Multimédia (ISCOM)

Mon, 10/08/2026 - 23:15

L'Institut Supérieur de la Communication et du Multimédia (ISCOM) porte à la connaissance des nouveaux bacheliers, des étudiants, des professionnels ainsi que des parents que les inscriptions et réinscriptions sont ouvertes pour la rentrée académique 2026-2027.

Fidèle à sa mission de former les acteurs du numérique de demain, l'ISCOM propose des formations alliant théorie et pratique, dispensées par des enseignants, chercheurs et des professionnels reconnus.

FORMATIONS EN LICENCE :
• Journalisme numérique ;
• Communication numérique ;
• Création publicitaire numérique ;
• Informatique

NOUVEAU : OUVERTURE DU CYCLE MASTER
L'ISCOM ouvre également les inscriptions pour son Master en Communication digitale, destiné aux titulaires d'une Licence en sciences sociales souhaitant approfondir leurs compétences, développer leur expertise et accéder à des postes de responsabilité dans les domaines de la communication, du marketing digital etc.

CONDITIONS D'ADMISSION EN LICENCE
• Journalisme numérique, Communication numérique des organisations et Création publicitaire numérique : titulaires d'un Baccalauréat séries A, D ou G.
• Informatique : titulaires d'un Baccalauréat séries C, D, F ou H.

CONDITIONS D'ADMISSION EN MASTER
Le cycle Master est ouvert aux titulaires d'une Licence dans les domaines des sciences sociales ou de tout diplôme jugé équivalent.

DEBOUCHES PROFESSIONNELS
Journalisme numérique : Journaliste, Web-journaliste, Rédacteur web ; Blogueur professionnel ; Content manager ; Data-journaliste, etc.
Communication numérique des organisations : Community manager ; Chargé de communication ; Attaché de presse ; Chargé des relations publiques ; Social Media Manager etc.
Création publicitaire numérique : Web-marketeur ; Concepteur-rédacteur ; Média-planneur ; Responsable marketing digital ; Chef de publicité ; Chargé de création publicitaire ; Infographiste, etc.
Développement web : Développeur Front-end ; Développeur Back-end ; Développeur Full Stack ; Intégrateur web ; Développeur d'applications web ; Administrateur de sites web, etc.

MODALITES D'INSCRIPTION
Effectuer une préinscription sur la plateforme Campus Faso ;
Se présenter ensuite à l'Institut Supérieur de la Communication et du Multimédia (ISCOM) pour finaliser l'inscription physique, munis des pièces constitutives du dossier.

PIECES A FOURNIR POUR LE NIVEAU LICENCE
Le dossier d'inscription doit comprendre les pièces suivantes :
• Une (01) photo d'identité récente ;
• Une (01) copie légalisée de l'attestation de succès au baccalauréat ;
• Une (01) copie légalisée du relevé de notes du baccalauréat ;
• Un (01) extrait d'acte de naissance ;
• Une (01) copie de l'attestation d'immersion patriotique ou de l'attestation d'exemption (selon le cas) ;
• Les frais d'inscription et le premier versement des frais de scolarité.

PIECES A FOURNIR POUR LE NIVEAU MASTER
• Une (01) photo d'identité récente ;
• Un (01) extrait d'acte de naissance ;
• Une copie du curriculum vitae ;
• Une (01) copie conforme du diplôme de Licence.

NB : Les effectifs sont limités à 30 étudiants par promotion afin de garantir un encadrement de qualité.
Pour tout renseignement : +226 72 83 05 05 / 56 91 75 75

Site web : www.iscom-bf.net

Categories: Afrique

Projet Ngourdam Pro-ARIDES : rectificatif à l'appel d'offres pour la construction de deux parcs de vaccination

Mon, 10/08/2026 - 21:00

Avis d'Appel d'offres N°05-06-07-08-09/SNV/Projet Ngourdam Pro-ARIDES

Information complémentaire sur les travaux de réalisation de d'AEP solaire, des travaux de réalisation de parcs de vaccination, des travaux de construction d'un fenil de grande capacité et des travaux de réalisation de champs fourragers munis d'AEPS.

Dans le cadre de la mise en œuvre du Projet Ngourdam Pro-ARIDES, SNV Organisation Néerlandaise de Développement au Burkina a lancé en ligne sur Lefaso.net un avis d'appel d'offres composé de 5 DAO téléchargés dans 5 liens d'accès pour faciliter le retrait du dossier gratuitement aux entreprises éligibles et intéressées.

Dans le lien du DAO N°01, une erreur a emmené à y télécharger le DAO N°04 sur les travaux d'aménagement de pistes à bétails en lieu et place du DAO des travaux de construction de 02 parcs de vaccination.

Par la présente, SNV informe les entreprises éligibles et intéressées que cette erreur a été corrigée. Le DAO convenable, celui des travaux de construction de 02 parcs de vaccination, a été téléchargé dans le lien qui sied (Lien N°01). Ledit DAO peut être également retiré par les entreprises dans le lien suivant : https://urlz.fr/vfEx

Pour tous renseignements complémentaires, veuillez adresser à email bguiro@snv.org en mettant en copie syonli@snv.org

Ouagadougou le 10/08/2026 juillet 2026

La Directrice Pays

Categories: Afrique

Décès du Pasteur Jean Séni CONGO : Remerciements et faire-part

Mon, 10/08/2026 - 20:30

Sa Magesté le Mogho Naaba Baongo,

Le Naaba KOANGA Chef Coutumier de Saaba

La grande famille CONGO, COMPAORE, ZOUNGRANA à Ouagadougou, Nobéré, Sambraogo, Bobo Dioulasso, Côte D'Ivoire, et États-Unis,

La grande famille OUEDRAOGO ( Segnogho) à Ouagadougou, France, Canada, État Unis et à Saaba.

Les familles alliées

Vous renouvellent leurs sincères remerciements

Pour les innombrables témoignages de compassion, de sympathie et de soutiens multiformes à leur égard, lors de la promotion céleste le 24 juillet 2026 de leur fils, frère, gendre, époux, beau frère, père, oncle, neveu, et cousin.

Le Pasteur Jean Séni CONGO.

Puisse Dieu vous le rende au centuple.

(1 Thessaloniciens 5/8 « Mais nous qui sommes du jour, soyons sobres, ayant revêtu la curasse de la foi et de la charité et ayant pour casque l'espérance du salut ».)

Categories: Afrique

Faso Loto : Résultat du tirage du 10 août 2026

Mon, 10/08/2026 - 18:00
Categories: Afrique

Académie technologique du Faso : 250 candidats admis pour la première cohorte

Mon, 10/08/2026 - 17:00

L'Académie technologique du Faso (ATF) a dévoilé, ce lundi 10 août 2026, les résultats du recrutement de sa première cohorte. Au total, 250 candidats, titulaires des séries C, D, E, F1, F2, F3 et F4, ont été déclarés admis, tandis que 28 autres ont été inscrits sur une liste d'attente.

Voir la liste des candidats admis ici :

Categories: Afrique

Décès de NIKIEMA Gomkoudougou Rosalie : Remerciements

Mon, 10/08/2026 - 15:46

Très touchés par les nombreuses marques de compassion, de réconfort, de soutien spirituel, moral, matériel et financier que vous leurs avez témoigné lors du rappel à Dieu de leurs mère, fille, sœur, cousine, tante, épouse, belle sœur

L'épouse du feu TAPSOBA Tibnoaga Joseph, NIKIEMA Gomkoudougou Rosalie arrachée à leur affection le dimanche 19 juillet 2026 à l'âge de 77 ans, suivi de l'inhumation le jeudi 23 juillet 2026 au cimetière de gounghin.

Nos remerciements vont en particulier au :

 Goungha Naaba, le Baloum Naaba ;
 Wedanghin Naaba frères et sœurs ;
 Zong-naaba, ses frères et sœurs ;
 Au curé de la paroisse Saint Pierre de Gounghin ;
 A l'ensemble des fidèles ;
 Aux voisins ;
 Aux beaux ;
 Aux amis (es) et proches de la famille ;
 Aux collègues des enfants et petits-enfants ;
 A tous ceux qui de près ou de loin dont leurs noms n'ont pas pu être cités.

Que Dieu rende à tous et à chacun le centuple de leurs bienfaits et que l'âme de NIKIEMA G Rosalie repose dans la paix

Categories: Afrique

Ouverture d'un concours de recrutement de cent soixante (160) élevés ingénieurs pour complément d'effectifs au profit de l'institut -du génie des systèmes industriels et textiles (IGSIT) et de l'institut du génie informatique et télécommunications ...

Mon, 10/08/2026 - 12:49

Le Directeur général de l'Ecole Polytechnique de Ouagadougou (EPO) porte à la connaissance du public, qu'il est ouvert sur la plateforme Campusfaso https://www.campusfaso.bf, au titre de l'année académique 2026-2027, un concours de recrutement de cent soixante (160) élèves ingénieurs au profit de deux (02) instituts de formation et de recherche de l'EPO en raison de cent quinze (115) élèves ingénieurs à recruter sur test écrit et quarante-cinq (45) autres élèves ingénieurs à recruter sur titre, dans sept filières de formation regroupant neuf (09) spécialités.

I. Instituts et filières de formation
I.I. Institut du Génie des Systèmes Industriels et Textiles (IGSIT)
Génie industriel : vingt (20) élèves dont quinze (15) élèves sur test écrit et cinq (05) élèves sur titre Génie des textiles : quinze (15) élèves dont dix (10) élèves sur test écrit et cinq (05) élèves sur titre
Génie mécanique : vingt (20) élèves dont quinze (15) élèves sur test écrit et cinq (05) élèves sur titre •
Génie des procédés miniers : quinze (15) élèves dont dix (10) élèves sur test écrit et cinq (05) élèves sur titre.
1.2. Institut du Génie Informatique et Télécommunications (IGIT)
Génie des Télécommunications : vingt (20) élèves dont quinze (15) élèves sur test écrit et cinq (05) élèves sur titre
Génie Informatique option Génie Logiciel : quinze (15) élèves dont dix
(10) élèves sur test écrit et cinq (05) élèves sur titre
Génie Informatique option Intelligence Artificielle et Science des
Données : vingt (20) élèves dont quinze (15) élèves sur test écrit et cinq
(05) élèves sur titre •
Génie Informatique option Sécurité Informatique : vingt (20) élèves dont quinze (15) élèves sur test écrit et cinq (05) élèves sur titre •
Electronique, Systèmes Embarqués et Objets connectés : quinze (15) élèves dont dix (10) élèves sur test écrit et cinq (05) élèves sur titre.

II. Conditions de candidature

Peut faire acte de candidature, toute personne remplissant les conditions suivantes

11.1. Pour l'Institut du Génie des Systèmes Industriels et Textiles (IGSIT)
Avoir terminé la deuxième année d'une filière scientifique des Classes Préparatoires d' Entrée dans les Grandes Ecoles (CPGE) •
Ou être titulaire d'un BTS, d'un DTS ou d'un DUT dans l'une des filières suivantes
Electricité industrielle
Maintenance industrielle
Génie mécanique et (ou productique • Technologies textiles , Génie des Procédés.
Ou être titulaire d'une licence dans l'une des filières suivantes .
Sciences exactes et appliquées (Chimie, Mathématiques, Physique) ; Génie électrique ;
Génie industriel, option maintenance industrielle
Génie mécanique et /ou productique ; Technologies textiles Génie des Procédés.
2
11.2. Pour l'Institut du Génie Informatique et Télécommunications (IGIT)
Avoir terminé la deuxième année d'une filière scientifique des Classes Préparatoires d'Entrée dans les Grandes Ecoles (CPGE)
Ou être titulaire d'un BTS, d'un DTS ou d'un DUT dans l'une des filières suivantes
Electronique et/ou informatique industrielle ,
Réseaux Informatiques et/ou Télécommunications Système d' information et/ou réseaux
Génie électrique
Systèmes embarqués.
Ou être titulaire d'une licence dans l'une des filières suivantes :
Sciences exactes et appliquées (Physique, Mathématiques,

Informatique) ;
Electronique et/ou informatique industrielle
Réseaux informatiques et/ou Télécommunications •
Système d'information et/ou réseaux
Génie électrique ,
Génie logiciel ,
Systèmes embarqués,
NB : Pour le recrutement sur test, la limite d'âge est de vingt-six (26) ans au plus à la date du 31 décembre 2026.

III. Composition du dossier de candidature
La composition du dossier à renseigner sur la plateforme Campusfaso est la suivante
1. Une copie légalisée d'un extrait d'acte de naissance ou de jugement supplétif tenant lieu ,
2. Une copie légalisée du 'diplôme ou de l'attestation requis ,
3. Les copies légalisées de l'intégralité des relevés de notes du cursus, constituées en un seul document.

NB : Les trois (03) documents mentionnés ci-dessus doivent être téléversés sur la plateforme Campusfaso au lieu indiqué (https://www.campusfaso.bf).
IV. Frais d'examen du dossier et de participation au concours
Les frais de gestion du dossier et de participation au concours s'élèvent à 15 500 F CFA pour le recrutement sur test et aussi 15 500 F CFA pour celui sur titre, payables sur la plateforme Campusfaso par Faso Arzèka.
NB : Les frais de dossier ne sont pas remboursables.

V. Lieu et date de dépôt des dossiers
La réception des dossiers se fera en ligne sur la plateforme Campusfaso au lien htt12s ://www.campusfaso.bf/formations/candidature aux dates suivantes :
du lundi 10 au mercredi 23 août 2026 pour le recrutement sur test écrit ; du jeudi 10 au samedi 12 septembre 2026 pour le recrutement sur titre.

VI. Déroulement du test écrit, de l'inscription sur titre et rentrée académique
Pour le test
Phase de présélection sur dossiers : du lundi 24 au mardi 25 août 2026 avec proclamation des résultats le mercredi 26 août 2026.
Phase écrite du concours : du jeudi 03 au vendredi 04 septembre 2026 sur le site des CPEI de l'Ecole Polytechnique de Ouagadougou, sis à Ouaga 2000.
Les matières concernées sont :
Matières communes •
Mathématiques : durée 4h Physique : durée 4h
Anglais • durée Th.
Matières spécifiques à I'IGSIT e Chimie (uniquement pour le génie des textiles et le génie des procédés miniers) : durée 03h Matières spécifiques à l'IGIT o Informatique : durée 03h.
Proclamation des résultats : vendredi 11 septembre 2026. Rentrée académique 2026-2027 : jeudi 01 octobre 2026.

Pour l'inscription sur titre
Phase de sélection sur dossiers : lundi 14 au mardi 15 septembre 2026
Proclamation des résultats ; mercredi 16 septembre 2026
Rentrée académique 2026-2027 : jeudi 01 octobre 2026.
1. Aucun dossier incomplet ne sera accepté.

2. Un candidat peut choisir plusieurs filières et ou options au sein du même institut uniquement. Dans ce cas, le candidat doit déposer autant de dossiers de candidatures que de filières choisies et payer uniquement pour le dossier de son premier choix.

3. Les candidats admis au test, seront bénéficiaires de la bourse nationale et seront d'office dispensés des frais de formation mais devront s'acquitter des frais d'inscription qui s'élèvent à cinquante-un mille cinq cent francs (51 500) F CFA et payable uniquement via Faso Arzeka sur la plateforme Campusfaso.
4. Les candidats non retenus au test écrits, désireux de s inscrire sur titre doivent déposer un nouveau dossier pour les inscriptions sur titre.
5. Les frais de formation pour les élèves inscrits sur titre sont consignés dans le tableau ci-dessous.

Pour tous renseignements complémentaires, contactez les numéros suivants : +226 66 02 28 31 ; +226 63 34 73 41 ; +226 70 24 38 96 ; +226 74 45 10 39 ,
+226 76 58 00 87 ; +226 74 85 51 51.

Categories: Afrique

Bobo-Dioulasso : Le renversement d'un camion de boissons fait un mort à Kélesso

Tue, 04/08/2026 - 13:08

‎La Deuxième Compagnie d'Incendie et de Secours (CIS2) de Bobo-Dioulasso est intervenue le lundi 3 août 2026 sur l'axe routier Bobo-Dioulasso–Diébougou, à hauteur du village de Kélesso, à la suite du renversement d'un camion transportant des caisses de boissons.

‎ La Brigade nationale de sapeurs-pompiers (BNSP) a indiqué sur sa page Facebook que l'accident a causé le décès d'une personne. Les circonstances exactes du drame n'ont pas été précisées. Les sapeurs-pompiers se sont rendus sur les lieux afin de porter secours et de sécuriser la zone. À la suite de cet accident, la BNSP appelle les usagers de la route à la prudence et au strict respect du Code de la route. Elle rappelle que l'adoption de comportements responsables au volant demeure essentielle pour réduire les risques d'accidents et préserver des vies humaines.

‎Lefaso.net
‎Source :
Page Facebook BNSP

Categories: Afrique

Goulouré : Le barrage reconstruit est mis en eau

Tue, 04/08/2026 - 12:10

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a procédé, le samedi 1er août 2026 à Goulouré, dans la province du Boulkiemdé, région de Nando, à la mise en eau du barrage reconstruit. Construit en 1956 grâce à la mobilisation des populations, sous l'impulsion du Naaba Boulga, le barrage avait été détruit en 1998 à la suite de fortes crues. Après plusieurs années sans ouvrage fonctionnel, sa reconstruction répond aux attentes des populations de Goulouré et des localités environnantes, désormais dotées d'une infrastructure moderne adaptée aux besoins du développement local.

Réalisés par l'Office national des barrages et des aménagements hydroagricoles (ONBAH), sur financement du budget de l'État, exercice 2025, les travaux ont été exécutés en neuf mois. Ils ont permis la reconstruction complète de l'ouvrage, dont la capacité de stockage est passée de 80 000 à 1 023 000 m³ d'eau.

Categories: Afrique

Fusion du CSC et de la CIL : L'Assemblée législative du peuple adopte la loi portant création de l'ARCOD

Tue, 04/08/2026 - 00:35

Réunis en séance plénière, les 71 députés présents à l'Assemblée législative du peuple (ALP) ont adopté à l'unanimité, ce lundi 3 août 2026, le projet de loi organique portant dénomination, attributions, composition, organisation et fonctionnement de l'organe de régulation de la communication et de la protection des données à caractère personnel. Il s'agit de l'Autorité de régulation de la communication et du traitement des données à caractère personnel (ARCOD).

Dénommée Autorité de régulation de la communication et du traitement des données à caractère personnel (ARCOD), cette nouvelle institution est issue de la fusion du Conseil supérieur de la communication (CSC) et de la Commission de l'informatique et des libertés (CIL). Elle reprend les compétences de ces deux organes, conformément aux dispositions de la constitution révisée du 20 janvier 2026.

Selon le ministre de la justice, Edasso Rodrigue Bayala, l'adoption de cette loi organique marque une étape décisive dans la mise en œuvre de la réforme institutionnelle engagée à travers la révision constitutionnelle. La nouvelle constitution prévoit en effet la création d'une autorité unique chargée d'assurer à la fois la régulation de la communication et la protection des données à caractère personnel.

À travers cette réforme, le gouvernement entend doter le pays d'un cadre institutionnel mieux adapté aux défis de la transformation numérique, à l'essor des technologies de l'information et de la communication ainsi qu'aux nouveaux enjeux liés à la protection des données personnelles.

Le ministre en charge de la justice, Me Edasso Rodrigue Bayala, a salué l'adoption de cette loi organique par les députés

Des innovations majeures

La loi organique fixe les attributions de l'ARCOD, sa composition, son organisation administrative ainsi que les modalités de son fonctionnement.

Parmi les principales innovations figure l'instauration d'un pouvoir réglementaire propre, assorti d'un pouvoir de sanction dont les modalités d'exercice seront précisées par décret pris en conseil des ministres. Le texte renforce également les prérogatives des agents chargés des enquêtes, des vérifications et des contrôles. Il confère en outre au président de l'ARCOD le pouvoir de prendre des mesures conservatoires immédiates lorsque les circonstances l'exigent.

Sur le plan de la gouvernance, l'institution sera dirigée par un collège de onze conseillers désignés par l'exécutif, le parlement, le conseil constitutionnel, les professionnels des médias ainsi que ceux des technologies de l'information et de la communication (TIC). Ces conseillers exerceront un mandat de cinq ans, non renouvelable, et bénéficieront d'une immunité fonctionnelle.

Le projet de loi renforce également le dispositif de protection des données à caractère personnel en habilitant les agents de contrôle à mener leurs missions en toute autonomie. Il prévoit aussi la création éventuelle de services déconcentrés afin de rapprocher l'institution des citoyens.

Autre innovation, l'ARCOD pourra recourir au règlement non juridictionnel des différends, s'autosaisir de certaines affaires, publier ses décisions, recommandations et avis au Journal officiel, et transmettre chaque année un rapport public au président du Faso.

Le président de l'ALP, Dr Ousmane Bougouma

Le texte adopté comprend huit chapitres répartis en 74 articles. Ceux-ci définissent notamment les missions de l'institution, sa composition, son organisation, ses ressources, les procédures de contrôle, les sanctions applicables ainsi que les dispositions transitoires et finales.

À l'issue du vote, le président de l'Assemblée législative du peuple, Dr Ousmane Bougouma, a rappelé que la loi organique devra être soumise au contrôle de conformité du Conseil constitutionnel avant sa promulgation et son entrée en vigueur.

Pour rappel, le Conseil supérieur de la communication, créé en 1995, est l'organe de régulation des médias et de la communication publique. La Commission de l'informatique et des libertés (CIL) est une autorité administrative indépendante créée le 20 avril 2004 portant protection des données à caractère personnel.

Serge Ika Ki
Lefaso.net

Categories: Afrique

Les 100 Visages du Burkina Digital : Dr Borlli Michel Jonas Somé, le chercheur qui prépare le Burkina Faso à l'ère de l'intelligence artificielle

Tue, 04/08/2026 - 00:33

Les révolutions numériques les plus durables naissent dans les laboratoires de recherche, les amphithéâtres universitaires et les centres de formation. Elles prennent forme grâce à des enseignants-chercheurs qui, bien avant que les technologies ne deviennent des réalités économiques, forment les compétences, développent les connaissances et ouvrent de nouveaux champs d'innovation. Au Burkina Faso, Dr Borlli Michel Jonas Somé appartient à cette catégorie de bâtisseurs.

Enseignant-chercheur, Maître de conférences en informatique, spécialiste des bases de données, des systèmes d'information et, plus récemment, de l'intelligence artificielle appliquée aux langues africaines et à la santé numérique, il consacre depuis plus de vingt ans son expertise à la formation des ingénieurs et à la production de connaissances scientifiques. Son parcours, qui conjugue excellence académique et responsabilités administratives, fait aujourd'hui de lui l'une des figures majeures de la recherche informatique au Burkina Faso. Depuis avril 2025, il occupe les fonctions de Secrétaire général du Ministère de la Transition Digitale, des Postes et des Communications Électroniques, où il met son expérience universitaire au service des politiques publiques du numérique.

Une vocation construite autour de l'informatique

Le parcours de Borlli Michel Jonas Somé débute avec une passion précoce pour les sciences exactes. Après un baccalauréat série E au Lycée technique de Ouagadougou, il poursuit ses études au Maroc, où il obtient successivement une licence en informatique, un Diplôme d'Études Supérieures Approfondies en réseaux informatiques, puis un doctorat en sciences appliquées, spécialité informatique, à l'École Mohammadia d'Ingénieurs de l'Université Mohammed V de Rabat.

Cette solide formation scientifique lui permet d'acquérir une maîtrise approfondie des systèmes d'information, des bases de données et des architectures informatiques, à une période où les technologies numériques commencent à transformer profondément les administrations et les entreprises africaines.

Former plusieurs générations d'informaticiens

Depuis octobre 2005, Dr Somé est enseignant-chercheur permanent à l'École Supérieure d'Informatique (ESI) de l'Université Nazi BONI. Affilié au Laboratoire d'Algèbre, de Mathématiques Discrètes et d'Informatique (LAMDI), il dispense des enseignements couvrant l'algorithmique, la programmation, les systèmes d'information, les bases de données, les technologies web et XML, ainsi que l'administration et la sécurité des bases de données.

Au fil des années, il contribue à former plusieurs générations d'ingénieurs, de développeurs et de chercheurs qui occupent aujourd'hui des responsabilités importantes dans les administrations, les universités, les entreprises technologiques et les startups du Burkina Faso. Pour lui, la souveraineté numérique commence par la maîtrise des compétences.

Bâtir une école de référence

Au-delà de son activité d'enseignant, Borlli Michel Jonas Somé joue un rôle majeur dans le développement institutionnel de l'École Supérieure d'Informatique. Après avoir exercé les fonctions de Directeur adjoint entre 2009 et 2013, il devient Directeur de l'ESI de septembre 2023 à avril 2025.

À la tête de cette école, il accompagne le renforcement de la qualité des formations, le développement de la recherche scientifique et l'ouverture de l'établissement vers les nouveaux domaines du numérique, notamment l'intelligence artificielle et les sciences des données. Cette responsabilité prolonge un engagement ancien en faveur de l'excellence académique.

Quand l'intelligence artificielle parle les langues africaines

L'un des aspects les plus remarquables du parcours de Dr Somé réside dans son orientation vers des recherches qui répondent directement aux réalités africaines. Ses travaux portent aujourd'hui sur les bases de données, les ontologies et le Web sémantique, les plateformes d'e-learning, l'intelligence artificielle, le traitement automatique des langues naturelles (Natural Language Processing – NLP).

Sous sa direction, plusieurs thèses explorent des problématiques inédites, comme la reconnaissance des émotions et le traitement automatique de la parole en mooré, la traduction vocale entre le mooré et l'anglais, ou encore le développement de jeux sérieux pour la transmission des savoirs endogènes. Ces recherches démontrent que l'intelligence artificielle peut être mise au service de la valorisation des langues nationales et des connaissances locales, un enjeu essentiel pour un développement numérique inclusif.

L'intelligence artificielle au service de la santé

Dr Somé s'intéresse également aux applications de l'intelligence artificielle dans le domaine de la santé. Il dirige actuellement plusieurs travaux doctoraux portant sur l'automatisation du diagnostic de la malaria grâce à l'apprentissage automatique, l'utilisation des grands modèles de langage (LLMs) pour intégrer les terminologies biomédicales locales aux standards internationaux, les technologies mobiles destinées à améliorer la littératie en santé dans les zones défavorisées. À travers ces recherches, il contribue à faire émerger une intelligence artificielle adaptée aux réalités africaines, capable d'améliorer concrètement les services de santé.

Une recherche reconnue à l'international

Les travaux de Dr Borlli Michel Jonas Somé sont publiés dans plusieurs revues et conférences scientifiques internationales. En 2025, il codirige notamment les actes de la première conférence internationale AFRI² – Africa Data, Artificial Intelligence and Innovations, consacrée aux données, à l'intelligence artificielle et aux innovations africaines, publiés chez Springer.

Ses publications récentes portent notamment sur la traduction vocale des langues africaines par Deep Learning, les jeux de données pour les langues à faibles ressources, les outils d'annotation audio et vidéo en langues africaines, l'e-santé, la littératie numérique en santé, les technologies mobiles destinées aux populations vulnérables. Ces travaux contribuent à renforcer la visibilité internationale de la recherche burkinabè en intelligence artificielle.

De l'université à la gouvernance du numérique

Le parcours de Dr Somé ne se limite pas à la recherche. Entre 2014 et 2016, il occupe les fonctions de Secrétaire général de l'Agence nationale de promotion des TIC (ANPTIC), où il participe à la mise en œuvre de plusieurs programmes de développement numérique. Depuis avril 2025, il est Secrétaire général du Ministère de la Transition Digitale, des Postes et des Communications Électroniques. À ce poste, il contribue à la coordination administrative et stratégique des politiques publiques relatives à la transformation digitale, aux infrastructures numériques et à l'innovation. Cette double expérience, académique et institutionnelle, lui permet de rapprocher le monde de la recherche des besoins concrets de l'administration.

Former les chercheurs de demain

Au-delà de ses propres travaux, Dr Somé est un bâtisseur d'équipes de recherche. Il dirige ou codirige plusieurs thèses de doctorat dans des domaines aussi variés que l'intelligence artificielle, le Deep Learning, le traitement automatique de la parole, la santé numérique, les systèmes d'information, les jeux sérieux appliqués aux savoirs endogènes. À travers cet encadrement, il contribue à faire émerger une nouvelle génération de chercheurs capables d'apporter des réponses africaines aux défis numériques contemporains.

Une vision du numérique fondée sur la recherche et l'innovation

Chez Dr Borlli Michel Jonas Somé, le numérique ne peut être durable que s'il s'appuie sur une recherche scientifique de qualité. Former des ingénieurs, produire des connaissances, développer des solutions adaptées aux réalités locales et rapprocher l'université des politiques publiques : telle est la ligne directrice de son parcours. Cette vision rejoint pleinement les ambitions de Le Faso Digital 2026, qui place l'intelligence artificielle, la recherche et l'innovation au cœur de la souveraineté numérique du Burkina Faso.

Pourquoi fait-il partie des 100 Visages du Burkina Digital ?

Parce qu'il est l'un des principaux artisans de la formation des compétences informatiques au Burkina Faso.

Parce qu'il contribue, depuis plus de vingt ans, à développer une recherche de haut niveau dans les domaines des systèmes d'information, des bases de données et de l'intelligence artificielle.

Parce qu'il œuvre à faire des langues africaines, de la santé numérique et des connaissances endogènes de nouveaux champs d'application de l'intelligence artificielle.

Et parce qu'il incarne cette génération d'universitaires qui mettent la science, la recherche et l'innovation au service de la transformation numérique du Burkina Faso.

www.lefasodigital.net

Categories: Afrique

Université Nazi Boni : La fin des retards académiques célébrée, une nouvelle ère s'ouvre pour l'enseignement supérieur

Tue, 04/08/2026 - 00:30

L'Université Nazi Boni (UNB) a officiellement tourné une page importante de son histoire. À l'occasion de la clôture de l'année académique 2025-2026, les autorités universitaires, gouvernementales et régionales ont célébré, ce lundi 3 août, la normalisation complète des années académiques, mettant ainsi fin aux retards et chevauchements qui affectaient l'institution depuis plusieurs années. La cérémonie, placée sous la présidence du ministre en charge de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation, le Pr Adjima Thiombiano, a eu lieu sur le site de l'INSSA, à Bobo-Dioulasso.

La journée a débuté par la cérémonie solennelle de montée des couleurs nationales, présidée par le ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, le Pr Adjima Thiombiano, en présence du ministre de la Construction de la patrie, Mikaïlou Sidibé, et de la gouverneure de la région du Guiriko, Mariama Konaté/Gnanou. Responsables administratifs, forces de défense et de sécurité, étudiants, enseignants et personnels de l'université ont honoré les couleurs nationales au son du Ditanyè interprété en langue dioula.

Prenant la parole lors de la cérémonie de clôture, le président de l'université Nazi Boni, le Pr Hassane Nacro, a salué « un tournant décisif dans l'histoire de l'université ». Il a annoncé avec satisfaction que toutes les offres de formation sont désormais revenues à un calendrier académique normalisé. « Ce résultat est le fruit d'un engagement collectif exceptionnel des enseignants-chercheurs, des chercheurs, du personnel administratif, technique et de soutien, des organisations estudiantines ainsi que des étudiants, qui ont accepté de travailler durant les week-ends, les congés et les vacances pour rattraper les retards accumulés », a reconnu le premier responsable de l'université Nazi Boni.

Des participants lors de la cérémonie

Le président de l'UNB a également rendu hommage aux partenaires institutionnels, aux autorités régionales et aux structures ayant accompagné l'université en mettant des infrastructures, des moyens logistiques et divers appuis à sa disposition. Il a eu une pensée particulière pour les professionnels des médias, dont l'accompagnement a permis de valoriser les efforts entrepris par l'institution tout au long du processus de normalisation.

Pour le ministre en charge de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, le Pr Adjima Thiombiano, cette réussite constitue l'un des principaux défis relevés par son département. Il a félicité les enseignants, les chercheurs, le personnel ATOS et surtout les étudiants, qu'il a qualifiés de « héros », pour les sacrifices consentis afin de mettre définitivement fin aux chevauchements des années académiques. Il a toutefois insisté sur la nécessité de préserver cet acquis à travers la discipline, le travail et la responsabilité, en cohérence avec les ambitions de la Révolution progressiste populaire (RPP) pour bâtir un enseignement supérieur performant.

Le ministre de l'enseignement superieur invite l'ensemble des acteurs a consolidé ces acquis

La gouverneure du Guiriko, Mariama Konaté/Gnanou, marraine de la cérémonie, a pour sa part salué une victoire collective rendue possible grâce à l'engagement des plus hautes autorités, de la communauté universitaire et des partenaires. Elle a invité les étudiants à faire preuve de patriotisme, de discipline et d'engagement afin de contribuer activement au développement du Burkina Faso.

La gouverneure au micro des journalistes

Au-delà de la célébration, cette normalisation marque le début d'une nouvelle étape pour l'université Nazi Boni, désormais appelée à consolider ses acquis et à renforcer son ambition d'excellence en matière de formation, de recherche et d'innovation.

Djaryigo Diarra
Lefaso.net

Categories: Afrique

Souveraineté numérique/Domestication des noms de domaine : « L'idée, c'est que Internet soit un monde et surtout que chacun sache s'y reconnaître » (Wilfried Quenum, SIPEN-UEMOA 2026)

Tue, 04/08/2026 - 00:28

Au cours du IVᵉ Salon international des professionnels de l'économie numérique de l'UEMOA (SIPEN-UEMOA) 2026, tenu les 14 et 15 juillet à Ouagadougou, et dans la volonté d'une souveraineté africaine en la matière, il a également été question de domestication des noms de domaine. Dans cet esprit, des participants, spécialistes du numérique, ont jeté les bases d'une alliance ouest-africaine. L'un des principaux artisans de la dynamique, Wilfried Quenum, CEO IT-NUM, président du FGI Bénin, situe sur les enjeux et contours du sujet.

Lefaso.net : En tant que professionnel du domaine du numérique, comment appréciez-vous ce cadre, le SIPEN-UEMOA ?

Wilfried Quenum : C'est justement ce genre de cadres que nous recherchons, pour pouvoir exporter nos voix dans plusieurs pays. C'est aussi l'occasion de rencontrer différents pairs. Cela n'a pas de prix.

Il est également question de la perspective d'Alliance ouest-africaine des noms de domaines (AOAN), sur laquelle vous venez de livrer une communication. De quoi s'agit-il, concrètement ?

Effectivement, nous sommes à l'origine de l'initiative sur l'Alliance ouest-africaine des noms de domaine. C'est une initiative qui permettra aux pays de s'intéresser davantage à la question, de pouvoir s'unir pour mener le même combat de développement des noms de domaine. De façon concrète, elle va permettre de renforcer les capacités et de mutualiser les expertises, de promouvoir les CCTLD nationaux dans l'espace régional, d'avoir une représentation régionale dans les fora internationaux, etc. C'est ce que j'ai présenté et à la fin, ça a fait l'unanimité. Maintenant, il faut passer à la phase opérationnelle et j'espère que cela va se poursuivre.

Quel est l'intérêt d'avoir un tel cadre, y a-t-il nécessité d'avoir des noms de domaine locaux ?

L'idée de fond de ce cadre commun, c'est que tous ont le même problème en matière de noms de domaine, très peu l'utilisent, et face aux difficultés techniques, économiques, aucun n'arrive, seul, à se développer convenablement. Donc, unir les forces pour faire face au même problème que chacun subit, je crois que c'est une bonne initiative. C'est comme à l'époque du COVID, chacun n'est pas resté seul dans son pays pour lutter contre l'épidémie, il y a eu une alliance de tous les pays du monde. C'est ainsi qu'on est parvenu à trouver la solution. C'est pareil dans ce domaine également.

Est-ce vraiment un enjeu pour les pays ?

Tout à fait ! Ce d'autant qu'on parle de souveraineté, d'identification. Je pourrais reconstituer la question en disant : est-ce que le passeport est un enjeu pour un État ? Est-ce que la nationalité est un enjeu pour un État ? Si oui, alors le nom de domaine l'est également, car il est l'équivalent du passeport sur internet. Quand quelqu'un a un site web.bf, on sait systématiquement qu'il a un lien direct avec le Burkina. Quand par exemple on a un site web.sn, on sait qu'il a un lien avec le Sénégal. Donc, c'est une identification forte. Aussi, il permet de savoir qui fait quoi et comment, pour qu'il y ait un environnement sécurisé, sain et de confiance.

La question de fiabilité et de qualité n'est-elle pas un préalable à la domestication des noms de domaine ?

Oui et non ! Prenons la chose autrement, la nourriture locale, par exemple. On a une bonne dame qui fait du riz dans une rue, et il y a un hôtel cinq étoiles qui fait également du riz. Est-ce pour cela que l'activité de la bonne dame va disparaître parce qu'on ne mangera que le riz préparé dans un cinq étoiles ? Non, le riz local, la cuisine locale a toute sa force. C'est l'identification. J'ai découvert aujourd'hui le « gonré », un plat local qui fait la fierté nationale. Le poulet flambé, c'est l'identité du Burkina ! Mais vous n'allez pas effacer ces identités pour dire qu'il y a un risque dans la cuisine, est-ce qu'il n'y a pas de microbes, etc. ? Là n'est pas la question. La question, c'est de valoriser. S'il y a des points faibles, on va les corriger. Mais on ne va pas rejeter le poulet flambé, qui est la particularité du Burkina. On ne va pas rejeter le « gonré », qui est l'identité nationale. Ce n'est pas parce que c'est fait par la bonne dame que ce n'est pas sain. Ce n'est pas parce que c'est fait par quelqu'un qui n'est pas riche que ce n'est pas mangeable. Donc, essayons de valoriser cela et que chacun s'y retrouve. C'est cela l'identification. L'idée, c'est qu'internet soit un monde et surtout que chacun sache s'y reconnaître.

Internet offre certes beaucoup de possibilités, mais il y a aussi le revers de la médaille, surtout quand on établit le lien avec la jeunesse africaine. Quel conseil donneriez-vous pour qu'il soit davantage un outil d'opportunités ?

Justement, c'est pour cela qu'on parle de cadre de gouvernance de l'internet ; c'est savoir comment façonner internet pour qu'il soit un espace sécurisé pour tout le monde. Donc, je dis à tout le monde de contribuer sur la manière de façonner internet. Aujourd'hui, on a l'impression que tout le monde pense qu'internet est fait pour construire, personne ne se dit qu'elle peut modifier la manière de faire fonctionner internet. Et c'est cela le cadre juridique. On peut décider de définir comment Internet sera exploité dans un pays, comment il sera mieux orienté. Et cela fait partie des lots de réflexions de l'alliance que nous sommes en train de mettre en place, pour faire passer le message aux dirigeants, aux intéressés, pour dire qu'on peut faire les choses de telle manière plutôt que de subir comme si on ne peut rien modifier. À titre illustratif, aujourd'hui, beaucoup de pays se plaignent de TikTok, en indexant la prolifération des comportements qui choquent les mœurs, c'est devenu un réseau problématique. Justement, quand on sait contrôler, on peut être en train de réguler ces contenus, la manière dont cela sera. Ça se discute autour d'une table, dont le sujet sera « gouvernance de l'Internet ». Et la gouvernance de l'internet inclut les noms de domaine, l'utilisation, le fonctionnement, etc. Donc, ce n'est pas mauvais ; en toute chose, il y a un bon et un mauvais côté, il faut savoir corriger le mauvais côté.

En un mot, l'Afrique doit donc paramétrer internet pour convenir à ses réalités et besoins ?

Exactement ! On doit réguler internet qui fonctionne suivant nos besoins et non qu'on l'utilise tel qu'on le connaît pendant les années, fait par les autres. Aujourd'hui, internet peut être construit suivant nos réalités et suivant nos besoins et urgences.

Une volonté politique, donc ?

La volonté de tout le monde : politique, privé, simples utilisateurs, etc. Tout le monde peut faire modifier le fonctionnement de l'internet.

Entretien réalisé par O. L.
Lefaso.net

Categories: Afrique

Pages