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Updated: 16 hours 49 min ago

Alphabétisation : La campagne en langue nationale San officiellement lancée à Toma

Tue, 13/01/2026 - 22:40

Le Haut-commissaire de la province du Nayala, Honoré Frédéric Paré, a procédé, le lundi 12 janvier 2026 à Toma, au lancement de la campagne d'alphabétisation en langue nationale San. La cérémonie s'est déroulée en présence des autorités administratives, des acteurs de l'alphabétisation et des animateurs, avec pour objectif de renforcer la lutte contre l'ignorance et de promouvoir les langues nationales. L'information a été donnée par l'AIB.

Le Haut-commissaire du Nayala, Honoré Frédéric Paré, a encouragé les apprenants, animateurs et superviseurs à faire preuve d'assiduité et de persévérance afin d'atteindre un taux de réussite de 100 %.

Il a exprimé le vœu que l'année 2026 soit une année de paix, de santé et de prospérité, tout en rendant hommage aux forces de défense et de sécurité pour leurs efforts en faveur du retour de la paix.

Le Directeur provincial de l'éducation préscolaire, primaire et non formelle, Thomas Garané, a félicité les femmes et l'ensemble des acteurs pour leur engagement dans la lutte contre l'ignorance.

Il a souligné les performances de la campagne précédente, avec un taux de réussite de 97 % au certificat et un taux de déperdition de 11 %.

Grâce à ces résultats, 33 nouveaux centres d'alphabétisation ont été attribués au Nayala pour la campagne 2026, a ajouté M. Garané.

La responsable de l'Association nationale pour la traduction de la Bible et l'alphabétisation (ANTBA), Suzanne Ki-Zerbo, a retracé l'historique de l'alphabétisation en langue San, depuis l'opération Bantarè dans les années 1986-1987, l'apprentissage de la transcription du San en 1989 à Tougan, jusqu'à la collaboration avec le Fonds national pour l'alphabétisation et l'éducation non formelle (FONAENF) à partir de 2003.

Elle a salué l'engagement des autorités et la vision du capitaine Ibrahim Traoré pour la valorisation des langues nationales.

Lefaso.net

Source : AIB

Categories: Afrique

Organisation de la coopération islamique : La migration et les réfugiés, un défi humanitaire majeur débattu à Ouagadougou

Tue, 13/01/2026 - 22:37

Dr Ousmane Bougouma a officiellement ouvert les travaux de la réunion du comité spécialisé permanent des affaires politiques et des relations extérieures de l'Union parlementaire des États membres de l'organisation de la coopération islamique (UPCI). Le président de l'Assemblée législative de transition (ALT), a ainsi donné le ton de cette rencontre en présence du secrétaire général de l'UPCI, Mouhamed Khouraichi Niass et de son adjoint, Dr Ali Asghar Mohammadi Sijani. Ces échanges qui se tiennent les mardi 13 et mercredi 14 janvier 2026, à Ouagadougou, sont consacré à la protection des migrants et des réfugiés. L'évènement est ainsi placé sous le thème : « La migration et les réfugiés ».

Au nom du peuple burkinabè et de l'ALT, le chef de l'institution parlementaire a souhaité la bienvenue aux délégations venues des pays membres, rappelant que le Burkina Faso demeure une « terre de tradition d'accueil des réfugiés et des migrants ». Pour étayer ses propos, il a convoqué l'histoire et la mémoire africaine, citant les travaux du Pr Joseph Ki-Zerbo. « Comme le rappelle le Pr Joseph Ki-Zerbo dans ces écrits, lorsque la force colonisatrice arrivait dans notre pays, elle avait envoyé des précurseurs étrangers pour informer le Mogho Naaba, empereur de l'époque, qu'il doit se soumettre.

Le roi rétorqua en ces termes : “vous avez de la chance ! vous êtes des envoyés étrangers, sinon je vous aurai fait trancher les têtes », a-t-il relaté.
Un épisode marquant de l'époque précoloniale, démontrant pour le président de l'ALT, que la protection des étrangers était déjà solidement ancrée dans les sociétés africaines bien avant la colonisation. Dès lors, a-t-il souligné, le choix du Burkina Faso pour abriter une telle réflexion n'a rien de fortuit.

« L'hydre terroriste occasionne au niveau de l'Alliance des Etats du Sahel, des déplacements de population qui sont aujourd'hui des réfugiés dans leurs propres pays », Dr Ousmane Bougouma, président de l'Assemblée législative de transition

De tous les maux divers que l'homme inflige à l'homme, les souffrances des migrants et des réfugiés, demeurent dans l'histoire parmi les plus cruels et les plus persistants, selon le Dr Bougouma. Il a rappelé que le prophète Mahomet lui-même, harcelé par ses persécuteurs, a dû chercher refuge à Médine en 622. Et sa fuite ou hégire, poursuit-il, marque le point de départ du calendrier musulman. Depuis lors, guerres, persécutions et misères continuent de contraindre des millions de personnes à quitter leurs terres, leurs repères culturels et familiaux, souvent pour affronter une nouvelle précarité.

Le terrorisme, l'une des causes des migrations forcées

Le président de l'ALT a insisté sur le fait que la question migratoire concerne directement de nombreux États membres de l'OCI, qu'ils soient pays d'origine, de transit ou d'accueil. Il a salué la cohérence des travaux du comité inspirée des cadres internationaux, notamment le Pacte mondial sur les réfugiés, et l'engagement commun en faveur d'une migration « sûre, ordonnée et régulière », ainsi que d'une protection efficace et digne des réfugiés.

Des participants à la réunion du comité spécialisé permanent des affaires politiques et des relations extérieures de l'UPCI

Abordant les causes profondes des migrations forcées, le Dr Ousmane Bougouma a mis en exergue la situation du Burkina Faso et des pays de l'Alliance des États du Sahel. Le terrorisme, a-t-il affirmé, constitue aujourd'hui le facteur le plus immédiat et le plus brutal du déracinement des populations, engendrant une crise humanitaire marquée par l'augmentation des personnes déplacées internes. Ces dernières, qu'il qualifie de « réfugiés de l'intérieur », vivent une détresse sociale, économique et humaine comparable à celle des réfugiés franchissant les frontières. Dans cette perspective, la lutte contre le terrorisme et le soutien aux États affectés relèvent aussi d'une action préventive contre les migrations forcées.

Dans son allocution, le secrétaire général de l'UPCI, Mouhamed Khouraichi Niass, a salué le retour de l'institution parlementaire islamique au Burkina Faso, rappelant que le pays avait déjà accueilli, en janvier 2020, la 15ᵉ session de la Conférence de l'Union parlementaire des États membres de l'OCI. Exprimant sa profonde gratitude aux autorités burkinabè, il a particulièrement remercié le président de l'Assemblée législative de transition, le Dr Ousmane Bougouma, pour son invitation et pour l'appui constant apporté aux activités de l'UPCI.

« Nous espérons sortir de nos travaux avec des recommandations pertinentes qui permettront de maintenir nos jeunes en Afrique tout en les épargnant de tomber dans les mains des trafiquants », Mouhamed Khouraichi Niass, secrétaire général de l'UPCI

Le secrétaire général a rendu un hommage appuyé au peuple burkinabè et à ses institutions, soulignant leur résilience et leur sens élevé de l'hospitalité, malgré les épreuves persistantes liées au terrorisme, à l'extrémisme violent et à l'insécurité, tout en continuant d'accueillir avec générosité des milliers de réfugiés et de personnes déplacées internes.

Environ 122 millions de personnes déplacées à travers le monde

Mouhamed Khouraichi Niass a insisté sur l'urgence et la portée mondiale de la question migratoire. « En 2024, le nombre de personnes déplacées dans le monde était estimé à environ 122 millions, tandis que le nombre de migrants était presque deux fois plus élevé. Ces dernières années, le monde a été témoin de vagues croissantes de déplacements et de migrations à cause des guerres et des conflits armés, du terrorisme et de l'extrémisme, des crises économiques, du changement climatique, outre les défis persistants de la pauvreté et du chômage », a-t-il indiqué.

Dr Ali Asghar Mohammadi Sijani, secrétaire général adjoint de l'UPCI

Mouhamed Khouraichi Niass a appelé les Parlements membres de l'UPCI à faire de cette problématique une priorité politique, à coordonner leurs positions dans les instances internationales et à défendre fermement les droits des réfugiés. Convaincu que l'Oumma islamique peut offrir un modèle exemplaire de solidarité fondé sur la miséricorde, la justice et la fraternité, le secrétaire général a réaffirmé l'engagement de l'UPCI à promouvoir une vision parlementaire unifiée, capable de s'attaquer aux causes profondes des migrations et de renforcer la coopération humanitaire entre les États membres.

Explorer des mécanismes endogènes de financement

L'intervention du président de l'ALT a également attiré l'attention sur la vulnérabilité accrue des enfants, des femmes et des personnes âgées. Face à la baisse des financements extérieurs, il a invité l'UPCI et ses États membres à explorer des mécanismes endogènes de financement, capables d'assurer une prise en charge durable des migrants et réfugiés, dans le respect de leur dignité et de leurs droits fondamentaux.

En conclusion, le Dr Ousmane Bougouma a souhaité des travaux « féconds, courageux et porteurs d'actions concrètes », fondés sur une approche globale, la promotion des droits humains, la lutte contre la xénophobie et la construction de sociétés inclusives. Il a formulé le vœu que cette rencontre débouche sur des recommandations parlementaires fortes, au bénéfice de toutes les victimes de déplacements forcés.

Ainsi, face aux drames silencieux des migrations et des déplacements forcés, l'indifférence n'est plus une option. À travers la mobilisation de l'UPCI et l'engagement renouvelé de ses Parlements membres, la rencontre appelle à transformer les paroles en actes, la solidarité en politiques concrètes et la fraternité en protection effective des plus vulnérables. Dans un monde en quête de repères humains, l'espace de l'OCI entend rappeler que derrière chaque migrant et chaque réfugié, il y a une dignité à préserver et un avenir à reconstruire collectivement.

Hamed Nanéma
Crédit photos : Bonaventure Paré
Lefaso.net

Categories: Afrique

Saveurs du Mali : à la découverte du Lakh

Tue, 13/01/2026 - 22:35

Dans cette émission, nous partons à la découverte du Lakh, un plat traditionnel originaire du Mali, très apprécié pour sa simplicité et sa richesse nutritionnelle. À travers les différentes étapes de sa préparation, nous mettons en lumière le savoir-faire culinaire malien, les ingrédients locaux et l'importance culturelle de ce plat dans le quotidien des familles. Une immersion gourmande au cœur des saveurs et des traditions du Mali.

Categories: Afrique

ONECCA-BF : clarification sur le retrait de ZENITH EXPERTISE ET AUDIT SARL du tableau de l'Ordre

Tue, 13/01/2026 - 22:31

Ouagadougou, le 09 janvier 2026

COMMUNIQUE DE L'ORDRE NATIONAL DES EXPERTS COMPTABLES ET DES COMPTABLES AGREES DU BURKINA FASO (ONECCA-BF)

Il nous a été donné de lire sur leFaso.net un avis de sollicitation d'un avocat par la Société d'Expertise Comptable ZENITH EXPERTISE ET AUDIT SARL SOCIETE EN LIQUIDATION pour le recouvrement de créances de plus de 12 milliards de FCFA auprès de l'ONECCA-BF.

Par ce communiqué, nous tenons à informer le public que le Conseil National de l'ONECCA-BF en sa séance du 24 novembre 2025 a procédé, sur demande de la gérante de ladite société en date du 06 novembre 2025, au retrait définitif du tableau de l'Ordre de la Société d'Expertise Comptable « ZENITH EXPERTISE ET AUDIT SARL » et de sa gérante.

Par conséquent, la Société « ZENITH EXPERTISE ET AUDIT SARL » et sa gérante, Madame BERTE Grâce, ne peuvent se prévaloir des titres de société d'expertise comptable et d'Expert-comptable au Burkina Faso.
Par ailleurs, conformément à l'article 83, de la loi 048-2005/AN du 20 décembre 2005 portant création d'un ordre national des experts comptables et des comptables agréés et réglementant les professions d'expert-comptable, de comptable agréé et l'exercice du mandat de commissaire aux comptes « l'exercice illégal des professions d'expert-comptable ou de comptable agréé, ainsi que l'usage abusif de ces titres et du titre d'expert-comptable diplômé, ou l'appellation de « société d'expertise comptable » ou de « société de comptabilité », ou du titre d'expert- comptable stagiaire, ou de titres quelconques tendant à créer une similitude ou une confusion avec ceux-ci, constituent un délit puni par les dispositions du code pénal sur l'usurpation de titres ou fonctions, sans préjudice des sanctions qui peuvent éventuellement être prononcées par les juridictions disciplinaires de l'Ordre.

Le Conseil national de l'Ordre peut saisir par voie de citation directe ou autre des délits prévus par le présent article, sans préjudice pour l'Ordre de la faculté de se porter, s'il y a lieu, partie civile dans toute poursuite de ces délits intentés par le ministère public ».

Yacouba TRAORE
Président du Conseil National de l'ONECCA-

Categories: Afrique

Décès de NIGNAN Dabahan Bidan Francis : Faire-part

Tue, 13/01/2026 - 21:30

La grande famille Nignan à Toné, Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Poura et Fara, les familles alliées Yensé, Yé, Barro, Ouattara, Dahourou, Ouédraogo, Youma, la veuve NIGNAN/YE Kadidia Odile, les enfants, ont la profonde douleur de vous annoncer le décès de leur père, grand-père, frère, oncle, époux, Monsieur NIGNAN Dabahan Bidan Francis, Professeur permanent à l'Ecole Nationale d'Administration et de Magistrature (ENAM) à la retraite, survenu le samedi 10 janvier 2026 à Ouagadougou.

Les obsèques se dérouleront selon le programme suivant :

Jeudi 15 janvier 2026
• 15h00 : Levée du corps à la morgue du CHU de Bogodogo pour le domicile familial, sis côté Ouest de l'école primaire de Somgandé B, secteur 19, Ouagadougou.
• 20h00 : Veillée de prière au domicile familial à Somgandé.

Vendredi 16 janvier 2026
• 7h45 : Levée du corps
• 08h30 : Messe d'absoute à la chapelle Saint-Gabriel de Somgandé
• 11h00 : Inhumation au domicile du défunt.

Samedi 17 janvier 2026
• Funérailles chrétiennes.

Union de prières !
« Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort. » (Jean 11 ; 25-26)

Categories: Afrique

In memoriam : Aldophe Ludovic SORGHO

Tue, 13/01/2026 - 21:30

Sa Majesté le DJIGUEMPOLE, Dima Zoungratenka

Les Grandes familles :
SORGHO, OUEDRAOGO, TASSEMBEDO, BALIMA, OUANGRAWA, COMPAORE
à Ouagadougou, Tenkodogo, Poedogo, Gourcy, Bobo-Dioulasso, France, Canada, Espagne ;

Monsieur SORE BALIMA et famille,
Monsieur SORGHO Siméon et famille,

Familles alliées :
BIDIMA, SOURWEIMA, MINOUNGOU, KONE, COMPAORE, CONGO, SOW,
YABRE, KIERO, SANDWIDI, ILBOUDO, OUEDRAOGO, ZARE, OUATTARA,
YAMEOGO, TRAORE ;

Les Frères et sœurs :
Clotilde, Noélie, Félicité, Elisabeth, Guy, François, Emmanuel, Lucien, Joseph,
Lionel, Loïc

Madame Veuve SORGHO/OUEDRAOGO Haoua

Les enfants :
Feue CAROLE BIENVENUE et YAN MATHEO
Les Petits-enfants :
ASTRIDE et ARIELLE

Vous renouvellent leurs sincères remerciements pour les nombreux témoignages de compassion, de soutien et de sympathie reçus lors du rappel à Dieu, le 14 octobre 2023, de leur fils, neveu, frère, époux, père, beau-frère, beau-fils, oncle, beau-père, grand-père,

Aldophe Ludovic SORGHO

Ils vous invitent à vous unir à eux pour la messe de requiem selon le programme ci-dessous :

Église Notre Dame de Fatima à Dassasgho

Vendredi 16 janvier 2026
19h30 : Veillée de prière

Samedi 17 janvier 2026
08h00 : Messe

Union de prière
« Seigneur, donne-lui le repos éternel,
et que brille sur lui la lumière de ta face. »

Categories: Afrique

Décès de KABORÉ née NONGUIERMA Hélène Jacqueline : Remerciements et faire-part

Tue, 13/01/2026 - 21:00

« Dieu t'a rappelée à Lui, nous laissant pour toujours la richesse de tes enseignements et la douceur de ton souvenir ».

Le lallé Naaba GUIGUEMDE à Koudougou,

La grande famille KABORE à Ouagadougou, Lallé, Toésin, Pyssin (Siglé), Le doyen KABORE Abel et famille à Ouagadougou,

Les enfants : Josiane Marie Olga, Dakiswende Eude Patrice et son épouse Virginie, Herman Sidibe Alexandre et son épouse Roukiatou Noémie, Oriane Marie Raïssa, à Ouagadougou, Kaya et Etats-Unis,

Les petits enfants : Michael, Shalom, Lirane, Meira, Giovani, Hadriel, Ornela, Marwan et Liam, Le Naaba BOULGA II de Komsilga,

La Grande famille NONGUIERMA à Komsilga et Ouagadougou,

Madame BANDAOGO/NONGUIERMA Adèle et famille au Canada et Abidjan, Madame ZONGA/NONGUIERMA Odette, époux et famille à Ouagadougou,

La famille de feue COMPAORE/NONGUIERMA Albertine à Ouagadougou et Belgique, La famille de feu PAFADNAM Xavier à Bousma, Kaya, Ouagadougou, Abidjan et France, Les familles alliées : BANDAOGO, COMPAORE, ZONGA, KABORE, OUEDRAOGO, BARRO, NEBIE, ZONGO, OUOBA, ROUAMBA et GUISSOU.

Les familles amies : Patoin Albert OUEDRAOGO, FIAN Daniel, SIB SIE Faustin, le YILGOU Naaba OUEDRAOGO Alain, le OUIDI Naaba KAARFO Tinga DOUAMBA, Bernard KONYAOLE.

au Burkina Faso, France, Canada, Belgique, États-Unis, Angleterre, Côte d'Ivoire et Tunisie. Ont la profonde douleur, mais dans l'espérance chrétienne, de vous inviter aux funérailles de celle qui fut une bâtisseuse de consciences et un pilier d'amour :

Maman KABORÉ née NONGUIERMA Hélène Jacqueline Institutrice à la retraite.

Arrachée à notre affection le 11 octobre 2025 , Maman Hélène Jacqueline laisse derrière elle le souvenir d'une vie consacrée à la bonté et à la transmission.

Très touchées par l'élan de solidarité manifesté lors de son rappel à Dieu, les familles vous renouvellent leur profonde gratitude et vous convient à vous unir à elles pour l'ultime hommage qui lui sera rendu à la Paroisse Saint-Pierre de Gounghin, selon le programme suivant :

• Le vendredi 16 Janvier 2026 : Une veillée de prière et de recueillement se tiendra à l'église dès 20 heures.
• Le samedi 17 Janvier 2026 : La grande messe de funérailles sera célébrée à 08 heures, suivie de la bénédiction finale.

Après la célébration eucharistique, la famille sera honorée de vous recevoir pour un moment de partage et de souvenirs au domicile familial situé à Gounghin, sur l'avenue du Conseil de l'Entente, face à la pharmacie Maré.

Puisse son âme reposer en paix, et que la lumière du Seigneur brille sur elle.

UNION DE PRIÈRES.

Categories: Afrique

Décès de YAMEOGO/ZOMA Sibiri Suzanne : Faire-part

Tue, 13/01/2026 - 21:00

La grande famille YAMEOGO à Zinguedeghin (Koudougou), Ouagadougou, Bobo-Dioulasso et en Côte d'Ivoire ;
La famille ZONGO à Villy (Koudougou), Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, en Côte d'Ivoire et en France ;
La famille ZOMA à Rabilyiri (Koudougou), Ouagadougou et Bobo – Dioulasso ;

Les familles alliées : ZONGO, GUISSOU, BALIMA, ZIBA, NIKIEMA, ILBOUDO, GUIGMA, MOYENGA, KABORE à Koudougou, Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Kombisssiri, Tenkodogo, en Côte d'Ivoire et en France ;
Les enfants : Bintou, Dieudonné, Noélie, Georgette, Blandine, Thomas et Thérèse
Les petits-enfants, arrière-petits-enfants, neveux et nièces ;
Ont la profonde douleur de vous annoncer le décès de leur épouse, mère, tante, belle-mère, belle-sœur, grand-mère, arrière-grand-mère, Madame YAMEOGO/ZOMA Sibiri Suzanne, le dimanche 11 janvier 2026 à 07 H 30 des suites de maladie à l'âge de 84 ans.
Le programme des obsèques se présente comme suit :
Mercredi 14 janvier 2026 :
– 17 H 00 : Levée de corps à la morgue de l'hôpital de Yalgado OUÉDRAOGO pour le domicile familial à Dapoya ;
– 17 H 45 : Recueillement devant la dépouille mortuaire ;
– 19 H 30 : Veillée de prière au domicile familial à Dapoya ;
Jeudi 15 janvier 2026 :
– 8 H 30 : Levée de corps pour l'Eglise de la Paroisse Sacré Cœur de Dapoya ;
– 9 H 00 : Messe et absoute à l'Eglise de la Paroisse Sacré Cœur de Dapoya, suivies de l'inhumation au cimetière municipal de Gounghin à Ouagadougou.

« Heureux, dès à présent les morts qui meurent dans le Seigneur. Oui, dit l'Esprit, qu'il se reposent de leurs travaux, car leurs œuvres les suivent ! ». Apocalypse 14 :13
Union de prière !!!

Madame YAMEOGO/ZOMA Sibiri Suzanne
1942 - 11 janvier 2026

Categories: Afrique

In memoriam : Kando Alice

Tue, 13/01/2026 - 21:00
Categories: Afrique

Décès de LANKOANDE GOUDIBOIBA : Remerciements

Tue, 13/01/2026 - 21:00

Les grandes familles LANKOANDE, COULDIATY, HANRO, BADINI et alliées, ainsi que les familles KABORE, ILBOUDO et alliées ;

La veuve LANKOANDE née KABORÉ Fatoumata, accompagnée de ses enfants : Assiya Potiamo, Yemboama Idriss et Bapiampalou Assim, les frères et sœurs du défunt.

Expriment leur profonde gratitude pour les innombrables marques d'amitié, de compassion et les soutiens précieux (spirituel, moral, matériel et financier) reçus lors du rappel à Dieu de leur fils, époux, père, frère et neveu :

LANKOANDE GOUDIBOIBA

Décédé le 30 novembre 2025
Inhumé le 13 décembre 2025
Votre présence bienveillante durant cette douloureuse épreuve a été un réconfort inestimable.
Remerciements particuliers à :

• Parents, amis, voisins et connaissances venus de tous horizons
• La communauté burkinabè de Madagascar et son président le docteur YE Maurice
• L'UNICEF Madagascar et UNICEF Burkina Faso, avec tout leur personnel
• Les collègues des Universités Joseph KY ZERBO et Thomas SANKARA
• Le personnel de la Direction de la Nutrition de Ouagadougou
• Les camarades politiques
• Toutes les confessions religieuses
• Les autorités Administratives, Religieuses, Coutumières, et toutes les associations représentées.

Que le Tout-Puissant vous le rende au centuple.

Categories: Afrique

In memoriam : Ouédraogo Jean Bernard

Tue, 13/01/2026 - 11:40
Categories: Afrique

Funérailles Chrétiennes de KINDA Almissi Constant Blaise : Remerciements et faire part

Tue, 13/01/2026 - 10:30

« J'ai combattu le bon combat, j'ai achevé la course, j'ai gardé la foi. Désormais la couronne de justice m'est réservée, le Seigneur, le juste juge, me le donnera en ce jour-là, non seulement à moi, mais encore à tous ceux qui auront aimé son avènement » (2 Timothée 4.7-8).
Le Kourita de Rollo,
Le Patriarche de Rollo et de la famille KINDA,

Les grandes familles KINDA, POUGMA, KANGOYE, BOENA, ZALLE, SOMTORE, ZAGRE, NIAMPA, SAYORE, ZOUMBRI, ZAMBO, OUEDRAOGO, TALL, ZAONGO, DERMA, NACANABO, SANA, SARBA, SAWADOGO, TAPSOBA, YAMEOGO, à Rollo, Sitougo, Séguénéga, Kongoussi, Pabré Ouagadougou, Bobo Dioulasso, Koudougou, Abidjan, Accra, Bamako, New York,,
La grande famille OUERMI,
La grande famille KAGONE,
Les familles alliées,
Les enfants, petits-enfants et arrières petits-enfants,

Vous réitèrent leurs sincères remerciements et leur profonde gratitude pour l'immense marque d'amitié, de solidarité, de compassion et de soutiens multiformes manifestés à leur égard lors du rappel à Dieu le 02 juin 2025 suivi de l'inhumation le 05 Juin 2025 à Ouagadougou, de leur époux, père, frère, oncle, grand père et arrière-grand-père :

KINDA ALMISSI CONSTANT BLAISE
Précédemment Assistant FJA à la retraite au Ministère de l'Agriculture, des Ressources Animales et Halieutiques.

Les familles adressent des remerciements en particulier :
aux Autorités Politiques, Administratives, Religieuses et Coutumières, les délégations venues de Ouagadougou et d'ailleurs.
aux Curés, aux Prêtres, aux Religieux et Religieuses des différentes congrégations et fraternités sacerdotales du défunt ;

aux fidèles chrétiens de la Communauté Chrétienne de Base Saint Gabriel, de la Coordination Saint Pierre de Sig-noghin et de la Chorale de Saint Thérèse de Sig-noghin ;
à la Communauté Musulmane de Tampouy ;
aux collègues et amis du défunt ;
aux Forces de Défense et de Sécurité ;

à l'ensemble du personnel du Groupe CORIS ;
à l'Association LAGME-MANEGUE à Ouagadougou ;
aux voisins du quartier et à la jeunesse de Tampouy ;
aux amis, collègues et connaissances des familles.

Les familles expriment également leur profonde reconnaissance à toutes les personnes qui se sont associées à leur peine et dont les noms n'ont pu être cités, mais dont le soutien, les prières et les contributions ont été inestimables. Que le Seigneur dans son immense bonté récompense tout un chacun au centuple de ses bienfaits.

Les familles vous prient d'honorer de votre présence aux funérailles chrétiennes qui seront organisées en sa mémoire à Ouagadougou selon le programme :

Vendredi 16 janvier 2026, veillée de prière à la Coordination Saint Pierre de Sig-Noghin à 20h00,
Samedi 17 janvier 2026, grande messe à la paroisse Saint Jean Marie Vianney de Tampouy à 08h00.

« Vous donc aussi, vous êtes maintenant dans la tristesse, mais je vous reverrai et votre cœur se réjouira et nul ne vous ravira votre joie ».

Jean 16:22
Notre père ! Reçois KINDA Almissi Constant Blaise dans ton royaume, là où il n'y a ni péché, ni mal, là où ta Sainte volonté est inébranlable. Que brille sur lui la lumière de ta face. Amen
Union de prières !

Categories: Afrique

Décès de OUÉDRAOGO née KAFANDO Marie Madeleine : Programme des funérailles chrétiennes

Tue, 13/01/2026 - 10:21

Je suis la résurrection et la vie, celui qui croit en moi, même s'il meurt vivra et quiconque vit et croit ne moura jamais. Jean 11 : 25-26

La grande famille Ouédraogo à Yako, Sassa, Ouagadougou, Côte d'Ivoire, Canada, Allemagne.

Feu Ouédraogo Sibiri Boniface ; ses enfants : Mathieu, Monique,
Jeanne Françoise, Alphonse, Antoinette et Sonia.

La grande famille Kafando, Kaboré, Yanogo à Boassa, Ouagadougou. Ouédraogo Antoine et familles alliées à Ouagadougou.
Kaboré Dieudonné et familles alliées en Côte d'Ivoire et au Burkina.

Les petits enfants et les arrières petits-enfants.

Les familles alliées Kientega, Tapsoba, Zabré, Ouedraogo, Kabré,
Abo...

Les familles amies Ouattara, Bationo, Seouni, ...

Vous renouvellent leur profonde et sincère reconnaissance pour les différents élans de compassion, de fraternité, d'amitié et de solidarité manifestés à leur égard lors du rappel à Dieu le jeudi 14 Août 2025 et de l'inhumation le mardi 18 Août 2025 de MADAME OUÉDRAOGO née KAFANDO MARIE MADELEINE,
à l'âge de 88 ans dans la paix du Seigneur à Ouagadougou.

Programme des funérailles chrétiennes

Les familles vous informent que la grande messe tenant lieu de funérailles chrétiennes de leur très chère regrettée OUÉDRAOGO née KAFANDO Marie Madeleine aura lieu à Ouagadougou selon le programme suivant :
Programme :
Vendredi 16 Janvier 2026
20h00 : Veillée de prière à la Paroisse Notre Dame des Apôtres de la Patte D'Oie

Samedi 17 Janvier 2026
08h : Grande messe à la Paroisse Notre Dame des Apôtres de la Patte d'Oie

Elles vous invitent à vous associer à elles dans la prière et le recueillement

« Les morts ne sont vraiment morts que lorsque les vivants les ont oubliés »
(Proverbe malgache)

Union de Prière

Categories: Afrique

Burkina Faso : Un léger remaniement ministériel opéré dans le gouvernement

Mon, 12/01/2026 - 23:32

Le ministre secrétaire général du gouvernement, reçu au journal de 20h a annoncé, ce lundi 12 janvier 2026, un remaniement ministériel. Le ministère des Sports, de la Jeunesse et de l'Emploi est désormais sous la conduite de Annick Lydie Djouma Pikbougm Zingue Ouattara. Elle remplace Roland Somda.

Le ministère de l'Enseignement secondaire et de la Formation technique passe sous la houlette de Moumouni Zoungrana qui remplace Boubacar Savadogo. Le ministère de la Défense et des Anciens combattants prend désormais la dénomination de ministère de la "Guerre et de la défense patriotique".

Sur la liste publiée, on note l'absence du ministère des "Infrastructures et du Désenclavement" et celui de l'Habitat et de l'Urbanisme. A la place, un nouveau ministère de la "Construction de la patrie".

Le ministère en charge du Travail et de la Protection sociale devient le "ministère des Serviteurs du peuple".

Le ministère de la "Justice et des Droits humains" devient ministère de la "Justice". Le ministère de "l'Action humanitaire et de la Solidarité nationale" devient ministère de la "Famille et de la Solidarité" avec à sa tête… le lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kaboré.

Le ministère des "Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l'extérieur "devient le ministère des "Affaires étrangères".

Le département de l'Agriculture, des Ressources animales et halieutiques fusionne avec le ministère de l'Environnement, de l'Eau et de l'Assainissement, pour former le ministère de l'Agriculture, de l'Eau, des Ressources animales et halieutiques.

On enregistre donc les départs de Luc Adama Sorgho (Infrastructures) et de Roger Baro (Environnement). Mikaïlou Sidibé (Habitat) et le commandant Ismaël Sombié (Agriculture) voient eux leurs charges s'étoffer.

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Logement : « On peut construire grand, beau et moderne avec la terre », foi de Mathias Yaméogo, ingénieur et expert en construction bioclimatique

Mon, 12/01/2026 - 23:30

Spécialiste de la construction avec des matériaux biologiques, Mathias Yaméogo nous propose dans cette interview des solutions innovantes qui allient performances techniques et durabilité face à l'urgence climatique. L'ingénieur et expert en éco-bâtiments défend une autre manière de construire. C'est-à-dire, construire des bâtiments moins polluants et renouvelables. Il s'agit d'une approche innovante qui pourrait redéfinir les fondations de la construction de demain. Lisez plutôt !

Lefaso.net : Présentez-vous à nos lecteurs.

MY : Je suis Mathias Yaméogo, promoteur d'une entreprise Sarl qui intervient dans l'éco-bâtiment. Nous offrons des solutions à base de matériaux locaux allant dans le sens de préserver l'environnement, mais aussi de traduire l'identité culturelle du Burkina Faso.

Vous parlez de l'architecture bioclimatique. De quoi s'agit-il ?

Nous portons depuis 2022 un projet de valorisation de l'architecture bioclimatique. Quand on dit bioclimatique, c'est tout simplement tout type de construction qui va dans le sens de la préservation de l'environnement. Ou tout simplement tout bâtiment permettant de réduire la consommation de l'énergie électrique, mais aussi de faire ce qu'on appelle l'immersion thermique. C'est-à-dire qu'avec les matériaux utilisés, c'est fait de telle sorte que quand il fait trop chaud, cela régule la température à l'intérieur du bâtiment. Il y a également d'autres principes que nous utilisons qui ne sont pas très connus sur le marché, notamment le sable de verre ou les briques en sachets plastiques recyclés.

Pouvez-vous revenir en détail sur les différents matériaux que vous utilisez dans ces types de construction ?

Premièrement, il y a la brique en latérite que tout le monde connaît. La latérite taillée et la latérite compactée. Et il y a une différence entre ces deux briques. La latérite compactée, c'est quand on extrait la terre et qu'on utilise une machine pour compacter cette terre pour la transformer en brique. Il y a la latérite qui est taillée au niveau de la carrière.

Quel type de bâtiment peut-on construire avec ces matériaux en terre ?

Je peux dire tout type de bâtiment. Même des R+. C'est-à-dire des duplex, de petites maisons, des infrastructures et autres. Bien sûr qu'il faut préciser que cela ne sera pas sans le ciment. Parce qu'il y a du ciment dans le mélange, mais en petite quantité. Sinon, on ne peut pas s'en passer.

Ces maisons ou bâtiments construits avec ces matériaux biologiques sont-ils résistants ?

Je dirai que c'est durable et c'est écologique. En plus, cela traduit notre identité culturelle. Parce qu'on fait des plans qui reflètent l'identité culturelle du Burkina. C'est vraiment sur cet aspect même que je voudrais attirer l'attention des entrepreneurs du même domaine ou des architectes surtout, sur la nécessité de réorienter les modèles de bâtiment : quand on se promène dans la ville de Ouagadougou, on voit qu'il y a des bâtiments qui ne reflètent pas notre identité. On a l'impression que ce sont des bâtiments européens implantés chez nous. Pourquoi on ne penserait pas à nous inspirer de nos modèles de bâtiments traditionnels pour moderniser ? Ce n'est pas parce que c'est traditionnel que ce n'est pas moderne. Ce n'est pas parce que c'est la terre que ce n'est pas moderne. On peut construire grand, beau et moderne avec la terre. C'est possible, il suffit seulement de définir le plan et le type de matériau et de prendre le soin de le réaliser de façon professionnelle comme il faut avec des professionnels avec la technicité moderne qui va avec et de faire la finition comme il faut.

En termes de coût, c'est plus ou moins cher que le ciment ?

En matière de coût, c'est vraiment relatif et puis cela dépend de plusieurs aspects. Quand on veut réaliser un bâtiment de type F+2 comparativement à un bâtiment de type R+1 ou un duplex, les coûts ne seront pas les mêmes et cela dépend aussi des plans qu'il faut exécuter et des matériaux utilisés. Est-ce qu'il s'agit des briques en sachets plastiques recyclés ou par exemple en sable de verre ? Les prix sont fixés en fonction de tous ces aspects pris en compte.

Justement, est-ce qu'on peut en savoir plus sur les briques en sachets plastiques recyclés et en sable de verre ?

Il faut dire que ces types de briques sont un peu rares. Pour les avoir, c'est souvent sur commande à l'endroit de ceux qui font de la récupération ou du recyclage en sachets plastiques. S'agissant du sable de verre, nous collectons tout ce qui est objet en vitre, en verre ou en bouteille et nous les transformons en agréments pour la construction. Cela peut se faire en plusieurs types de matériaux utilisés non seulement pour la réalisation, la construction, mais aussi pour la finition.

Mais est-ce que vos modèles de maisons sont accessibles à tous ?

Oui, je dirai même que c'est ce qu'il faut promouvoir pour le citoyen lambda. Parce que cela permet le développement inclusif et de rehausser l'identité culturelle du pays. Quand on prend l'exemple des zones rurales du pays, avec le modernisme, les gens pensent que construire avec du ciment en zone rurale c'est l'idéal. Mais quand vous remontez l'histoire du pays ou des autres pays, vous allez voir que les gens construisaient avec de la terre et ils construisaient solide et durable. Quand vous arrivez dans certains pays et que vous voyez les modèles de bâtiments, vous n'avez pas besoin qu'on vous dise que c'est quel pays. À titre d'exemple, on a le palais du Mogho Naaba, le musée de la musique, et autres qui ont été construits avec de la terre depuis des années qui sont toujours là. Donc, je pense qu'un citoyen gagnerait à construire moins cher avec de la terre et c'est possible.

Votre mot de fin ?

Mon mot de fin, c'est vraiment un appel à l'endroit de l'État à faire ce qu'on appelle de la valorisation. C'est-à-dire valoriser vraiment le domaine de l'architecture au niveau du Burkina, notamment l'architecture bioclimatique, l'éco-bâtiment. Il faut vraiment que nous mettions en place un programme de valorisation de ces éco-bâtiments, parce qu'en réalité souvent, c'est parce que ce n'est pas divulgué ou promu que les gens ne s'y intéressent pas. Donc je pense que si on arrivait à faire cette valorisation, cela sensibiliserait la population à comprendre l'importance de ces types de bâtiments. On gagnerait à promouvoir notre identité culturelle et à préserver l'environnement.

Interview réalisée par Yvette Zongo
Photo et vidéo : Auguste Paré

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Immersion patriotique au Burkina : La première cohorte de chercheurs et attachés baptisée "Les guerriers du savoir"

Mon, 12/01/2026 - 23:28

Le ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation a présidé ce lundi 12 janvier 2025, la cérémonie de sortie officielle de la première cohorte de nouveaux enseignants chercheurs et attachés en immersion patriotique, au Service national pour le développement (SND). Ils sont au total 199 a avoir effectué ce service un mois durant avec brio. Des valeurs acquises, on note le sens du patriotisme, du civisme, de la solidarité, la culture permanente de la discipline et de l'intégrité. C'est ce que Pr Adjima Thiombiano a invité ces appelés à l'immersion patriotique à incarner tout au long de leur vie. La promotion a été baptisée "Mi Bâanma Djakoanda (les guerriers du savoir)."

Sceptiques au départ, c'est haut les mains que ces cadres de l'administration ont pris part à la première immersion patriotique au profit des chercheurs et attachés de recherche. La cohorte, composée de 169 assistants, 17 assistants hospitalo-universitaire, 13 attachés de recherche, soit 199 au total, a reçu ses attestations ce lundi 12 janvier 2025, au cours d'une cérémonie dédiée à cet effet, présidée par le ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation, avec à ses côtés, le ministère de l'enseignement de base, de l'alphabétisation et de la promotion des langues nationales, mais aussi, celui de la santé.

Quelques membres du gouvernement présents à cette cérémonie

Deux volets essentiels ont constitué le corpus de cette immersion qui aura duré un mois. "D'une part, la formation civique et patriotique. D'autre part, les connaissances militaires. La pédagogie universitaire en lien avec leurs missions académique et scientifique a complété ce programme. Ni la densité, ni la diversité du contenu de la formation n'ont entamé la volonté, l'engagement et la détermination de ces hauts cadres, toute chose qui a permis de renforcer la culture de discipline, de respect de l'autorité, l'intégrité et la capacité d'action collective dans un contexte de défis sécuritaire" a laissé entendre le colonel Moctar Haidara Traoré, directeur général du SND.

Colonel Moctar Traoré à l'extrême gauche de la photo

Des propos confirmés par le délégué général de la promotion, Dr Francis Ouédraogo, qui estime que ces formations renforcent leur engagement à œuvrer pour un Burkina meilleur. "La rigueur de l'épreuve physique a forgé notre résilience. Nous avons découvert la force qui se cache dans l'effort collectif, la valeur de la ponctualité, et la discipline pour accomplir de grandes choses. Sur les plans intellectuel et professionnel, le centre de formation et de production de Loumbila (dirigé par le capitaine Daouda Dao) ne se limite pas à former des citoyens. Il façonne des bâtisseurs de l'action, désormais outillés de notions militaires et initiés au maniement des armes" a-t-il confié quant aux acquis de cette immersion, qui les disposent à faire face aux défis qui les attendent.

"Nous ... faisons la promesse solennelle, de ne jamais trahir la confiance et l'espoir placés en nous", Dr Francis Ouédraogo

Des mots qui ravissent le cœur du ministre en charge de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation, président la cérémonie, qui rappelle par la même occasion, l'importance d'une telle initiative. "La simple formation habituelle axée sur la pédagogie universitaire était devenue insuffisante au regard de la vision actuelle de la Révolution progressiste populaire (RPP). Nous avons besoin d'hommes et de femmes compétents certes, mais avec une bonne dose de patriotisme, aguerris des défis actuels de notre société mais surtout incarnant l'ordre et la discipline dans tous les milieux" s'est-il exprimé, avant de saluer le SND pour l'accompagnement tout au long de cette aventure qui a débuté le 14 décembre 2025.

"Le Burkina attend de vous une transformation profonde des mentalités... partout où vous passez", Pr Adjima Thiombiano

Erwan Compaoré
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Assasinat de Viviane Yolande Compaoré : Le procureur du Tribunal de grande instance Ouaga II lance un appel à témoins

Mon, 12/01/2026 - 23:25

Dans un communiqué en date du 12 janvier 2026, le procureur du Tribunal de grande instance Ouaga II lance un appel à témoins, à l'endroit de toute personne disposant d'informations ou de renseignements utiles permettant de retrouver les auteurs du meurtre de Viviane Compaoré, le 10 janvier 2026 au quartier Karpala de Ouagadougou.

Dans le communiqué, le procureur a rappelé les faits. Il a indiqué que le 10 janvier 2026 à 13h 40 minutes, le Commissariat de Police de l'Arrondissement 12 de la Ville de Ouagadougou a été informé qu'un corps sans vie a été découvert dans une maison d'habitation au secteur 51 de ladite ville au quartier Karpala. Une équipe composée du Parquet près du Tribunal de grande instance Ouaga II, de la Police judiciaire, de la Police scientifique et technique et d'un médecin légiste s'est transportée sur les lieux aux fins de constatations. Les premiers éléments recueillis sur la scène de crime révèlent que la victime du nom de Compaoré/Ouédraogo Viviane Yolande a été agressée et assassinée à son domicile.

Une enquête a donc été immédiatement ouverte afin de retrouver les auteurs et éventuels complices de ce crime. L'enquête suit son cours avec une grande mobilisation et une détermination particulière des enquêteurs. D'ores et déjà, des réquisitions ont été adressées au service de médecine légale et à d'autres personnes qualifiées afin d'apporter une expertise technique aux investigations en cours.

L'appel à témoins s'inscrit dans le même ordre d'idées. Toute personne disposant d'informations ou de renseignements utiles aux investigations est invitée à prendre attache avec le service du procureur, celui du Commissariat de Police de l'Arrondissement 12 de la ville de Ouagadougou ou tout autre service de police judiciaire pour apporter son concours à la découverte des auteurs, coauteurs et complices de ce crime odieux.

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Open Data : « Les données ouvertes ne sont pas une menace, mais une opportunité », Nnenna Nwakanma, figure militante du numérique en Afrique

Mon, 12/01/2026 - 23:25

Actuellement membre du Conseil consultatif pour la communauté d'Afrique francophone des données ouvertes (CAFDO), Nnenna Nwakanma milite pour une meilleure intégration des données ouvertes dans les politiques de gouvernance. Pour elle, l'ouverture des données n'est ni un slogan, ni une menace, mais un levier de confiance, d'investissement et de développement. Nnenna Nwakanma a cofondé le Réseau africain des acteurs de la société de l'information et la société civile africaine pour la société de l'information dont elle est membre. Elle est également vice-présidente du Fonds de solidarité numérique. De passage à Ouagadougou, elle a accordé un entretien à Lefaso.net, dans lequel elle plaide pour une Afrique unie, compétente et capable de se construire par l'éducation, l'infrastructure et la bonne gouvernance.

Lefaso.net : Pourquoi les données ouvertes sont-elles aujourd'hui un levier stratégique pour améliorer la gouvernance et la transparence en Afrique ? ‎

N‎nenna Nwakanma : Les données ouvertes nous aident dans la traçabilité des faits et des actions. Les données ouvertes nous aident dans la responsabilité. Les données ouvertes nous aident dans la redevabilité. Les données ouvertes nous aident à répondre aux questions : qui, quoi, où, comment, avec combien et surtout pour qui. Donc voici un peu les choses qui rendent la transparence très attractive.‎

‎Et selon vous, quels sont les secteurs qui devraient être prioritaires quand on parle d'ouverture de données ?

‎La vie humaine ! En d'autres termes, la santé d'abord. Je peux dire aussi l'éducation, l'agriculture, l'économie et les finances et, pourquoi pas, la dette publique. Donc ces cinq-là, je pense qu'ils sont prioritaires pour moi. C'est vrai, chacun peut intervenir selon ses perspectives, mais je pense que la santé, l'éducation, l'agriculture, l'économie et la dette publique sont les socles de la souveraineté d'une nation, d'un continent, d'un peuple.

‎Selon vous, comment peut-on convaincre les États que l'ouverture des données ne constitue pas une menace, mais plutôt une opportunité de développement ?

‎L'enjeu de l'ouverture des données, c'est avant tout un enjeu de construction nationale. Le gouvernant, au sens large, est un décideur. Et nous le sommes tous à un certain niveau : sur le plan gouvernemental mais aussi communautaire, voire familial. Or, lorsqu'on est ouvert et transparent dans la gestion des affaires publiques, le premier capital que l'on gagne, c'est la confiance. La confiance de celles et ceux que l'on gouverne. Les citoyens se disent alors : « Ce qu'il dit correspond aux données, donc il est honnête. » Et cette confiance, une fois installée, s'inscrit dans la durée. Mais la confiance citoyenne ne s'arrête pas là.

Elle se traduit très concrètement en investissements, en dollars ou en euros. Pourquoi investissons-nous, y compris en Afrique, dans des pays où tout est clair et bien organisé ? Aujourd'hui, des pays comme l'Estonie attirent des entrepreneurs africains qui vont y créer leurs entreprises. Pourquoi ? Parce que l'information nécessaire pour entreprendre, obtenir un agrément ou lancer une activité y est accessible, fiable et transparente. En tant qu'investisseur, on va naturellement là où les règles sont claires. La transparence attire. Un pays transparent dans sa gouvernance attire l'investissement, tout simplement parce que l'investissement aime la transparence. À cela s'ajoute l'efficacité administrative.

Combien de citoyens perdent un temps précieux à courir derrière des services administratifs, à qui l'on répond : « Revenez plus tard, ce n'est pas clair, ce n'est pas disponible » ? Or, ce sont précisément des informations qui pourraient être ouvertes, libérées, pour permettre aux citoyens d'être servis rapidement et de se consacrer à des activités productives. L'ouverture des données permet ainsi de réduire les pertes de temps, d'améliorer la productivité et de rendre l'administration plus efficace. En définitive, pourquoi un gouvernant ou un administrateur devrait-il s'inscrire dans la dynamique des données ouvertes ? Pour trois raisons essentielles : bâtir la confiance, attirer l'investissement et améliorer l'efficacité de l'action publique. À mon sens, il n'y a plus d'hésitation à avoir : il faut y aller.

‎‎Les données africaines sont souvent hébergées et exploitées hors du continent. Pensez-vous que l'Afrique dispose aujourd'hui des capacités techniques, juridiques et humaines pour reprendre le contrôle de ses données ?

‎Lorsque l'on parle de l'Afrique en matière d'autonomie, il faut d'abord reconnaître une réalité : il n'existe pas une seule Afrique. Malheureusement ou heureusement, l'Afrique est plurielle. Je suis africaine, je me considère africaine, et je connais plusieurs pays du continent : le Burkina Faso, le Nigeria, le Ghana, le Togo, la Tunisie, l'Éthiopie. J'ai aussi vécu au Cameroun. Chaque pays a ses réalités, ses dynamiques et ses défis propres. ‎ L'autonomie d'un pays repose avant tout sur son peuple, sur la matière grise, le niveau d'éducation, la capacité des citoyens à se prendre en charge.

Elle repose également sur des éléments très concrets : l'électricité, les infrastructures, l'autonomie alimentaire, les compétences disponibles et la qualité de la gouvernance. Les données, à elles seules, ne sont pas les seules ressources hébergées ailleurs. Beaucoup d'autres choses le sont aussi. Nous envoyons nos enfants étudier à l'étranger. Nous prenons des billets d'avion sur des compagnies qui ne sont pas africaines. Une grande partie de la valeur produite quitte le continent. Tout ne se résume donc pas aux données. ‎

Ce que je dis est simple : il ne suffit pas de vouloir être autonome pour l'être réellement. Il ne suffit pas de vouloir être souverain pour devenir souverain. Il faut en avoir les moyens. Et ces moyens passent d'abord par des infrastructures solides, un peuple éduqué et scolarisé, une autonomie alimentaire réelle, des compétences locales capables de gérer les systèmes, et une gouvernance efficace. Si nous rapatrions nos données alors qu'il n'y a pas d'électricité, que faisons-nous ? Si nous rapatrions nos données sans disposer du matériel nécessaire pour les stocker, où allons-nous ? La question n'est donc pas seulement celle de la volonté, mais celle de la capacité. Il ne s'agit pas seulement de vouloir ; il s'agit de pouvoir.

Nnenna Nwakanma est une activiste classée parmi les 100 femmes les plus influentes d'Afrique selon Avance Media. Elle n'est plus à présenter dans le domaine des TIC en Afrique.

‎Quel est l'apport spécifique de la Communauté d'Afrique francophone des données ouvertes (CAFDO) dont vous êtes membre consultatif dans l'écosystème numérique africain ? ‎

‎La CAFDO est avant tout une communauté et ses activités sont menées dans plus de 25 pays en Afrique. C'est d'abord un espace d'expertise. Certes, c'est une organisation à but non-lucratif, mais cela ne signifie pas que nous soyons une ONG de charité. Nous ne sommes pas là pour faire de l'assistance sociale ou pour « nous occuper des pauvres ». Notre rôle est d'apporter une expertise de haut niveau dans les domaines du digital, de la technologie et du numérique.

La première mission de la CAFDO, c'est donc l'apport d'expertise. Une expertise pointue, structurée, fondée sur l'expérience. Nous intervenons notamment dans la formation, en collaboration avec des universités, y compris à l'international. Nous travaillons par exemple avec une université au Canada. À travers ces actions, la CAFDO se positionne comme un véritable levier de formation pour des millions d'Africains. Il y a également le plaidoyer. Nous menons un plaidoyer stratégique, constructif. Nous allons là où il faut aller, nous rencontrons les bonnes personnes pour poser les bonnes questions et proposer des solutions concrètes.

Ce plaidoyer n'est pas un plaidoyer de confrontation. Vous ne verrez pas la CAFDO dans la rue avec des pancartes. Notre approche consiste à dire : « Ceci fonctionne mieux que cela », et à apporter l'expertise nécessaire pour passer d'un point A à un point B. La CAFDO œuvre aussi à la promotion des bonnes pratiques. Vous l'avez constaté lors de nos rencontres : nous travaillons en communauté pour identifier ce qui fonctionne bien afin que d'autres puissent s'en inspirer. Lorsqu'une initiative donne de bons résultats au Togo, nous voulons que la Côte d'Ivoire puisse en tirer des enseignements. Quand une expérience est réussie au Burkina Faso, nous souhaitons que la RDC en bénéficie. Et lorsqu'un modèle fonctionne au Bénin, il peut aussi inspirer le Maroc.

C'est cette circulation des savoirs et des pratiques qui fait la force de la CAFDO. Nous accordons également une place centrale à l'usage des données. Nous ne pouvons pas demander l'ouverture des données sans les utiliser nous-mêmes. Nous sommes à la fois producteurs et utilisateurs. Les données ouvertes servent à innover et à résoudre nos propres problèmes. La CAFDO développe et soutient des initiatives d'innovation fondées sur l'exploitation responsable des données. Enfin, il y a l'appui aux projets portés par la communauté. Cela peut être des financements modestes ou plus conséquents. Nous bénéficions de l'appui de partenaires, et nous jouons un rôle d'interface entre les grands bailleurs et les initiatives locales. C'est aussi cela la CAFDO : un pont entre les ressources, l'expertise et les communautés africaines.

‎À quoi ressemblerait, selon vous, une Afrique véritablement souveraine sur le plan numérique dans les prochaines années ? ‎

‎Lorsque l'on regarde la carte du monde, l'on se rend compte que l'Afrique est le plus grand bloc terrestre de la planète. Nous sommes un peuple. Et comme le disait quelqu'un, depuis l'espace, on ne voit pas les frontières : ce sont des constructions humaines. À l'origine, nous n'avions pas de frontières entre nous. ‎ Je crois profondément en cette Afrique unie, une Afrique d'un seul marché numérique, une Afrique libre, où je peux circuler de Le Caire au Cap, de Djibouti à Dakar, en passant par Nairobi et Lagos. C'est cette Afrique que je vois : une Afrique des libertés, de la mobilité, du peuple et surtout de la connaissance. ‎ Je rêve d'une Afrique dotée d'infrastructures solides.

Une Afrique où l'on mange bien chez soi, où l'on se soigne correctement, où les enfants sont bien scolarisés. C'est déjà cela, l'Afrique qui gagne. Une Afrique respectueuse des droits humains. Si nous parlons aujourd'hui de données ouvertes, c'est parce que l'accès aux données est une composante essentielle du droit à l'information. Vous qui êtes des professionnels de la communication et de l'information, vous savez à quel point l'information est vitale pour la vie d'une nation, d'une communauté et d'un continent tout entier. ‎ Je rêve donc d'une Afrique où les droits humains sont promus, protégés et respectés. Une Afrique dotée d'une véritable autonomie financière, afin que nos frères, nos sœurs et nos enfants n'aient plus à risquer leur vie en traversant la Méditerranée. Une Afrique capable de se gérer elle-même, grâce aux compétences de ses propres citoyens. ‎

Certes, on parle souvent de nouvelles technologies. Il y aura toujours des innovations, toujours de nouveaux outils. Mais c'est à nous de nous former, de rattraper le temps qui avance. La formation reçue il y a 20 ans n'est plus suffisante aujourd'hui. Il faut donc continuellement renforcer les connaissances et les compétences. ‎ C'est pourquoi je crois en une Afrique des infrastructures, une Afrique du respect des droits, une Afrique de l'autonomie financière et alimentaire, une Afrique des compétences, une Afrique fière de son identité, et surtout une Afrique de la bonne gouvernance. Une Afrique où les dirigeants rendent compte : « Vous m'avez confié un mandat, voici ce que j'ai accompli. »

Nous, Africains, ne rêvons pas de coloniser les autres. Nous n'avons pas pour ambition de dominer ou de brimer d'autres continents comme cela a été fait dans l'histoire. J'adresse ici un message aux Américains et aux Européens : n'ayez pas peur de l'Afrique, n'ayez pas peur de son développement. Nous ne viendrons pas vous coloniser, nous ne voulons pas vous remplacer chez vous. Nous voulons simplement être bien chez nous. ‎ Car lorsque l'Africain est bien chez lui, il n'a aucune raison d'aller chercher ailleurs. Ce que nous voulons, c'est le bien-être de nos populations : la santé, la sécurité, la suffisance alimentaire. C'est pouvoir mettre nos enfants au monde, les envoyer à l'école et les soigner lorsqu'ils sont malades. Voilà ce que nous voulons. Le bien-être africain, pour moi, c'est cela l'Afrique qui gagne. ‎

Protection des données, égalité numérique, égalité des sexes, open data, transparence gouvernementale, leadership féminin dans le secteur technologique, sont autant de domaines d'expertise de Nnenna Nwakanma.

‎Que diriez-vous aux jeunes Africains qui veulent s'engager dans les domaines des données ouvertes et de l'innovation technologique ?

‎La première chose à retenir, c'est que le numérique nous facilite la vie. Pendant longtemps, on pensait que les Africains n'allaient pas réussir à tirer parti du développement numérique. Pourtant, nous nous sommes plutôt bien débrouillés. Avec nos téléphones, nous faisons aujourd'hui énormément de choses. Le message que je souhaite adresser à chacun, c'est donc d'être ami avec le numérique. Il faut le comprendre, se l'approprier, car il permet de résoudre beaucoup de nos problèmes.

Souvenez-vous : autrefois, on se déplaçait de loin pour voir quelqu'un en ville, et à l'arrivée, on nous disait que la personne était repartie. Aujourd'hui, nous communiquons instantanément. Le numérique a changé nos réalités. À vous qui m'écoutez ou me lisez, je dirais d'abord : faites alliance avec le numérique. Il apporte des solutions concrètes, notamment en matière d'emploi et de formation. Ensuite, il y a un principe fondamental : la formation tout au long de la vie. La formation à vie. J'ai plus de 50 ans et je suis toujours étudiante. J'apprends et j'enseigne en même temps. On ne peut plus dire aujourd'hui : « J'ai un doctorat, c'est bon. » Ce n'est plus possible.

Un doctorat correspond à un travail de recherche tel qu'on le faisait il y a 20 ans. Aujourd'hui, avec l'intelligence artificielle, ce qui prenait cinq ans peut parfois se faire en quelques semaines, voire en quelques jours. Le monde avance vite, et il faut rester au diapason. Cela signifie qu'il faut continuellement se former, apprendre, s'adapter. Les données, par exemple, sont comme l'uranium. On peut savoir que vous en possédez, mais si vous n'en faites rien, elles ne servent à rien. Si vous les exploitez intelligemment, les retombées peuvent être extraordinaires. En revanche, si vous les utilisez mal, les conséquences peuvent être désastreuses. Il est donc essentiel de savoir manier les données de manière responsable, afin de créer de la valeur. Grâce aux données, nous pouvons construire un monde meilleur. Exploitons les données avec discernement.

La transparence attire la confiance, et la confiance attire les opportunités. Aujourd'hui, l'intelligence artificielle repose sur les données. L'IA se nourrit des données. Il est donc crucial d'apprendre à lire les chiffres, à transformer les données en information, puis à convertir cette information en richesse. Et c'est de cette richesse-là dont nous avons besoin. Je rêve d'une jeunesse, d'un jeune homme et d'une jeune femme qui soient comme moi : bien dans leur tête, bien dans leur corps, bien dans leurs poches et confiants dans leur avenir. Parce que l'Afrique, c'est nous. L'Afrique, c'est moi. Et son avenir dépend aussi de moi.

Propos recueillis par Farida Thiombiano
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