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Updated: 3 weeks 1 day ago

Décès de ZOMBRE AIME : Remerciements

Mon, 24/08/2026 - 14:30

Sa majesté Naaba SANEM RIIMA de Ouargaye ; les Grandes familles ZOMBRE et TOUGMA à Ouargaye , Gounghin , Tenkodogo , Koudougou , Cinkansé , Ouagadougou et à l'étranger ;

Les familles alliées , amis et connaissances très touchées par les nombreuses marques de compassion de solidarité et de soutien multiformes manifestées à la suite du rappel à Dieu de leur frère , époux , père , oncle , neveu et parent :

Monsieur ZOMBRE AIME précédement Administrateur des affaires sociales à la retraite, le Jeudi 13 Août 2026 au Centre Hospitalier Universitaire de Bogodogo,
expriment leur profonde gratitude à tous ceux qui, de près ou de loin leur ont apporté soutien et réconfort.

Nous ne saurons citer de noms de peur d'en omettre.

Que Dieu dans son infinie bonté vous le rende au centuple.

Que par la miséricorde de Dieu, l'âme de notre cher regretté repose en Paix.

Categories: Afrique

AES : Le Parlement burkinabè participe à la première session confédérale des Parlements à Niamey

Mon, 24/08/2026 - 14:24

Le président de l'Assemblée législative du peuple (ALP), Dr Ousmane Bougouma, conduit une délégation de parlementaires burkinabè à Niamey. C'est ce qu'annonce le communiqué de presse de l'ALP.

L'objectif est de prendre part à la session inaugurale et à la première session ordinaire des sessions confédérales des Parlements de l'Alliance des États du Sahel (AES). Cette rencontre prévue du 23 au 29 août 2026, marque une étape majeure dans la mise en place des institutions parlementaires de la Confédération.

Les travaux s'ouvrent ce lundi 24 août 2026 avec la session inaugurale des sessions confédérales des Parlements de l'AES.

En sa qualité de président des sessions confédérales, le Dr Ousmane Bougouma présidera la cérémonie d'ouverture et procédera à l'installation des députés confédéraux issus des Parlements du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Cette première phase des travaux se déroulera jusqu'au 25 août. Elle sera consacrée notamment à l'adoption du programme de la session ainsi qu'aux travaux en commission.

La première session confédérale ordinaire débutera, quant à elle, le 26 août 2026 au Centre international de conférences Mahatma Gandhi de Niamey. Les travaux seront placés sous la présidence du général Abdourahamane Tiani, président de la République du Niger.

Au-delà de son caractère inaugural, cette rencontre vise à intégrer pleinement les institutions parlementaires dans le processus de construction de la Confédération des États du Sahel.

Elle doit permettre de mettre en place un cadre permanent de représentation, de coopération, de délibération et de diplomatie parlementaires entre les trois États membres.

Lefaso.net
Source : Assemblée législative du peuple

Categories: Afrique

Mali : L'Armée frappe des positions terroristes au sud-ouest de San

Mon, 24/08/2026 - 14:17

Les Forces armées maliennes (FAMa), appuyées par leurs partenaires, ont annoncé avoir frappé le dimanche 23 août 2026, plusieurs positions de groupes armés terroristes au sud-ouest de San, dans le cadre de l'opération Dougoukoloko.

Les frappes précisent-elles, ont ciblé des regroupements abritant notamment des motos, des véhicules armés et des stocks logistiques.

L'État-Major Général des Armées indique que cette opération s'inscrit dans les missions permanentes de surveillance, de contrôle et de sécurisation du territoire national menées par les FAMa.

Les forces maliennes disent avoir localisé les différentes positions grâce à des renseignements précis. Les regroupements identifiés abritaient, selon elles, d'importants moyens matériels susceptibles d'être utilisés dans les activités des groupes armés terroristes.

L'Armée souligne que les frappes ont permis de traiter avec succès ces différentes positions. Si aucune information sur le bilan n'est pour l'instant disponible, elle affirme que les opérations de surveillance et de reconnaissance se poursuivent dans la zone, afin d'évaluer les effets des frappes et d'établir un bilan consolidé.

Lefaso.net
Source : Forces armées maliennes

Categories: Afrique

Décès de KAFANDO/TONTOROGBO MARIAM CÉCILE : Remerciements

Mon, 24/08/2026 - 14:00

« Je ne meurs pas, j'entre dans la vie » Sainte Thérèse de Lisieux

Sa Majesté le Naaba Saaga de Zitenga dans la province du Bassitenga ;
Sa Majesté le Naaba Ligdi de Wemtenga à Ouagadougou ;

Les grandes familles : KAFANDO, COMPAORE et OUEDRAOGO à Zitenga, Kombissiri, Ouagadougou ;

Les familles alliées : TONTOROGOBO, OUEDRAOGO, SAWADOGO, DA, SAVADOGO, ZARE, SANGARE, ADDO, TROIVAUX, SIMPORE, NANA, KABORE et YAMEOGO à Kaya, Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, États Unis, France ;

Les filles et petits enfants de la défunte ;

très touchés par vos nombreuses marques de solidarité et de compassion manifestées lors de la période de maladie et de rappel à DIEU de leur mère, belle-mère, grand-mère KAFANDO/TONTOROGBO MARIAM CÉCILE,

décès survenu le 15 août 2026, suivi des obsèques tenant lieu de funérailles chrétiennes le 21 aout 2026 à Ouagadougou ;

vous expriment leurs sincères remerciements. La famille se garde de citer des noms de peur d'en oublier.

Que DIEU dans son infinie bonté vous rende au centuple vos bienfaits.

Que Dieu dans sa divine miséricorde accorde le repos éternel à notre très chère mère KAFANDO/TONTOROGBO MARIAM CÉCILE.

Categories: Afrique

Produits de grande consommation à Ouagadougou et Bobo-Dioulasso : Le ministère du Commerce rappelle les prix plafonds de vente

Mon, 24/08/2026 - 14:00

Le ministère en charge du Commerce a rappelé les prix plafonds de vente au détail de plusieurs produits de grande consommation applicables à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso, ce lundi 24 août 2026. L'objectif est de renforcer le respect de la réglementation sur les marchés.

Parmi les prix rappelés, le bidon de 5 litres d'huile Savor est vendu à 5 250 FCFA, tandis que le paquet de 1 kg de sucre SN-SOSUCO en morceaux est vendu à 800 FCFA, et le sachet de 1 kg de sucre SOSUCO granulé à 650 FCFA.

Le communiqué fixe également à 3 000 FCFA le prix du plateau de 30 œufs, soit 100 FCFA l'unité, et invite les acteurs concernés à respecter les prix réglementaires.

Les détails dans le communiqué ci-après.

Lefaso.net
Source : Ministère de l'Industrie, du commerce et de l'artisanat

Categories: Afrique

Burkina Faso : Les groupes terroristes recourent à l'enrôlement de mineurs

Mon, 24/08/2026 - 13:50

Les groupes terroristes recourent de plus en plus à l'enrôlement de mineurs pour tenter de compenser les lourdes pertes qu'ils subissent face aux forces combattantes au Burkina Faso. C'est ce que rapporte l'Agence d'information du Burkina (AIB), ce lundi 24 août 2026. Selon l'AIB, des enfants parfois âgés de 10 à 14 ans sont recrutés, formés à la hâte et utilisés pour diverses missions, notamment comme guetteurs, espions, opérateurs radio ou combattants.

Le recrutement s'appuie sur la vulnérabilité des enfants. Les groupes armés exploitent notamment leur naïveté, leur situation de précarité ou leur peur pour les enrôler, parfois par la ruse et parfois sous la contrainte.

Le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM) est notamment présenté comme particulièrement actif dans cette pratique.

Les enfants peuvent être affectés à des missions de surveillance, de collecte d'informations ou de transmission de renseignements.

Leur jeune âge peut permettre aux groupes armés de les faire circuler plus facilement dans certaines localités sans éveiller immédiatement les soupçons.

Les conditions dans lesquelles ces enfants évoluent restent particulièrement difficiles. Les chefs terroristes, confrontés à des difficultés pour assurer leurs propres besoins, peinent à fournir une alimentation et des soins convenables aux mineurs enrôlés.

Ils peuvent également les abandonner lorsqu'une opération des forces combattantes intervient, privilégiant leur propre fuite.

Des opérations de démantèlement de bases terroristes ont ainsi permis aux forces armées burkinabè de récupérer plusieurs mineurs. Certains enfants, âgés de 10 à 14 ans, ont livré des témoignages faisant état des violences et des conditions difficiles auxquelles ils auraient été soumis.

Au-delà de la lutte contre les groupes armés, le phénomène pose donc un important enjeu de protection de l'enfance. La récupération de ces mineurs par les forces combattantes ouvre la voie à leur mise à l'abri et à une prise en charge adaptée à leur situation.

L'enrôlement de mineurs rappelle enfin la nécessité d'une vigilance accrue des familles et des communautés face aux stratégies de recrutement des groupes terroristes. La protection des enfants apparaît ainsi comme un enjeu indissociable de la reconquête et de la sécurisation des territoires.

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Source : AIB

Categories: Afrique

Décès de SEDOGO née ILBOUDO Suzane : Faire-part

Mon, 24/08/2026 - 13:30

Sa majesté Naaba Kaonga de Kouila, Chef du village de Kouila, le Ipèn Naaba, et le Tengsoaba de Barkouitenga,

La grande famille SEDOGO et alliées à Kouila, Ouagadougou et Ziniaré,

La grande famille ILBOUDO, OUEDRAOGO à Barkouitenga

Les enfants et petits-enfants Justin, Albertine de Fidèle, Xavier

Ont la profonde douleur de vous annoncer le décès de leur épouse, mère et grande mère
Mme SEDOGO née ILBOUDO Suzane à Kouila /Ziniaré, le dimanche 23 Août 2026 à l'âge de 69 ans.

Programme des obsèques
Lundi 24 Août
16 h00 : Levé de corps à la morgue du CHR de Ziniaré
20h00 : Veillée de prière à domicile à Kouila
Mardi 25 août 26
08h00 : Messe d'absoute à la Paroisse Saint Paul de Guiloungou suivi de l'inhumation à domicile à Kouila

Que par la miséricorde de Dieu, l'âme de Maman repose en paix !

Categories: Afrique

Chine : Des professionnels africains des médias sur les traces de Mao Zedong à Shaoshan

Mon, 24/08/2026 - 13:11

À Shaoshan, dans la province du Hunan, les professionnels africains des médias en immersion en Chine ont découvert le village natal de Mao Zedong. Entre maison familiale, statue monumentale, musée et cérémonies de dépôts de fleurs, le site donne à voir la place qu'occupe encore la mémoire du fondateur de la République populaire de Chine dans la société chinoise.

À plusieurs centaines de kilomètres de Beijing, dans la province du Hunan, le paysage change. Les gratte-ciels et les grandes artères urbaines cèdent progressivement la place aux espaces ruraux et aux paysages verdoyants. C'est dans cet environnement que se trouve Shaoshan, village natal de Mao Zedong, devenu au fil des années l'un des principaux hauts lieux du « tourisme rouge » (en Chine).

Pour les professionnels africains des médias participant au séminaire organisé en Chine, cette étape constitue une immersion dans une autre dimension du pays : celle de son histoire politique et révolutionnaire. À l'entrée du site, les drapeaux rouges donnent immédiatement le ton. Des visiteurs affluent vers les différents espaces consacrés à Mao Zedong. Certains viennent en familles, d'autres en groupes organisés. Dans les espaces de mémoire, les couronnes de chrysanthèmes jaunes et rouges témoignent du caractère symbolique de la visite.

Shaoshan, sur les traces du fondateur de la Chine nouvelle

Né le 26 décembre 1893 à Shaoshan, Mao Zedong a grandi dans cette région du Hunan avant de devenir l'une des principales figures de l'histoire politique chinoise du XXe siècle. Il dirige le Parti communiste chinois lors de la révolution qui aboutit à la proclamation de la République populaire de Chine, le 1er octobre 1949. Il dirige ensuite le pays jusqu'à sa mort, en 1976.

À Shaoshan, les visiteurs peuvent notamment découvrir la maison natale de Mao. Construite en terre et en bois, cette demeure rurale contraste fortement avec l'ampleur du dispositif mémoriel développé autour du personnage. La résidence familiale est aujourd'hui l'un des principaux points d'attraction du site. Non loin de là, une imposante statue de Mao domine les lieux. Inaugurée en 1993 à l'occasion du centenaire de sa naissance, elle mesure 10,1 mètres de hauteur. Son piédestal en granit rouge, provenant du Hunan, renforce le caractère monumental de l'ensemble. Le site comprend également des espaces muséaux et une place où les visiteurs déposent des fleurs et des couronnes en hommage à l'ancien dirigeant.

Une mémoire entretenue par le tourisme

Shaoshan est devenu un symbole majeur du tourisme chinois, cette forme de tourisme consacrée à la découverte des lieux liés à l'histoire révolutionnaire du pays. L'affluence enregistrée sur le site illustre l'importance accordée à cette mémoire. Plusieurs millions de personnes s'y rendent chaque année, notamment autour de dates symboliques comme le 26 décembre, jour de naissance de Mao, et le 9 septembre, date de son décès.

La présence de générations différentes est particulièrement visible. Des personnes âgées côtoient des jeunes, des enfants et des familles entières. Pour certains, la visite relève du recueillement et de la transmission de la mémoire. Pour d'autres, elle constitue une découverte historique ou touristique. Cette fréquentation montre surtout comment la Chine associe patrimoine, histoire et tourisme pour entretenir la connaissance de son passé.

Une expérience qui interpelle les professionnels africains

Pour les journalistes africains, la visite de Shaoshan dépasse ainsi le simple cadre touristique. Elle permet d'observer concrètement la manière dont un pays valorise ses figures historiques et transforme des lieux de mémoire en espaces de transmission. Pour Herman Ouédraogo, directeur de publication de La Lettre du Faso, la découverte du village natal de Mao constitue une expérience particulièrement marquante. « J'ai toujours été édifié par l'histoire politique de la Chine. Avoir l'occasion de visiter le village natal du père de la révolution de la Chine, Mao Zedong, à Shaoshan dans le Hunan est un honneur », confie-t-il.

Le journaliste relève notamment le contraste entre la simplicité de l'environnement dans lequel Mao a grandi et l'importance historique accordée aujourd'hui au lieu. Il estime que cette politique de valorisation peut également nourrir une réflexion au Burkina Faso sur la préservation et la mise en valeur de la mémoire nationale. Cette réflexion renvoie notamment à la figure du capitaine Thomas Sankara, dont l'héritage historique et politique suscite toujours un intérêt important au Burkina Faso.

Daouda Kinda, rédacteur en chef du journal Le Quotidien, retient pour sa part « une véritable immersion dans la mémoire de la Chine ». Il dit avoir été frappé par le contraste entre la simplicité de la maison familiale et l'ampleur du dispositif culturel et touristique construit autour de l'histoire de Mao. « Des familles entières, des enfants, des jeunes et des personnes âgées parcourent le site pour s'imprégner de leur propre histoire », observe-t-il. Pour Aboubacar Traoré, autre participant à la visite, Shaoshan est également un lieu à forte dimension pédagogique. « C'est vraiment un lieu émouvant qui retrace l'histoire de la révolution chinoise », estime-t-il, soulignant ainsi l'intérêt de découvrir sur place le parcours et la pensée de Mao.

Avec Shaoshan, les professionnels africains découvrent ainsi une Chine différente de celle des technologies de pointe, de l'intelligence artificielle, des usines modernes et des grands groupes médiatiques visités durant leur séjour. Pour eux, cette étape constitue donc autant une découverte historique qu'une source de réflexion sur la manière dont les sociétés africaines peuvent, elles aussi, mieux documenter, préserver et valoriser leur propre mémoire.

Romuald Dofini depuis Beijing en Chine
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Categories: Afrique

Burkina Faso : De l'appellation « Camarade » dans le discours officiel

Mon, 24/08/2026 - 12:52

Pour l'acteur de la société civile Jonas Hien, « refuser d'être appelé « Camarade » voudrait dire qu'on n'est pas dans le même engagement pour la Nation ». Lui qui prend le soin de préciser que « Camarade » ne veut pas dire « camaraderie ». Tribune !

Depuis quelques temps, un mot revient de plus en plus dans le langage officiel au Burkina Faso : « Camarade ». On l'entend dans les discours, dans les cérémonies et surtout dans les communications de l'administration publique. Pour certains, ce mot paraît nouveau.

Pour d'autres, il rappelle une période de notre histoire : celle de la Révolution Démocratique et Populaire (RDP) de 1983 conduite par le Capitaine Thomas Sankara. Mais on constate parfois une mauvaise compréhension de cette appellation. Certains assimilent le mot « Camarade » à la « camaraderie ».

Ainsi, un jeune hésite à appeler un aîné ou une personne âgée « Camarade » car il ne sait pas quel effet cela pourrait produire. Il faut donc comprendre que « Camarade » ne veut pas dire « camaraderie ». Ce n'est pas la même chose. Il est donc utile de s'arrêter sur ce mot afin de comprendre ce qu'il signifie dans le contexte révolutionnaire actuel afin de désamorcer certaines réticences ou certains qui refusent qu'on les appelle « Camarade ».

Le mot « Camarade » est une appellation qui porte une idée. Dans le langage courant, il peut désigner une personne avec qui on partage une activité, une classe, un travail, un corps de métier ou un engagement. Mais dans un contexte politique, syndical ou révolutionnaire, le mot prend une dimension particulière. Au Burkina Faso, pendant la Révolution Démocratique et Populaire, le terme « Camarade » faisait partie du vocabulaire politique de l'époque. Il exprimait notamment la volonté de réduire les distances symboliques entre les citoyennes, les citoyens, entre les gouvernants et les gouvernés et rappeler l'existence d'un destin collectif.

Cette logique réapparaît aujourd'hui dans le cadre de la Révolution progressiste populaire (RPP) sous la conduite du Capitaine Ibrahim Traoré. Le Premier ministre a instruit les membres du gouvernement et les institutions d'harmoniser l'usage du terme « Camarade » dans les correspondances administratives, les prises de paroles et les discours officiels. Il s'agit de dire que le langage officiel doit refléter l'esprit d'égalité, de fraternité combattante et de solidarité active entre les dirigeants et le peuple.

Autrement dit, lorsqu'une autorité ou une personne dit « Camarade Président », « Camarade Ministre », « Camarade Directeur » ou « Camarade Citoyen », elle ne dit pas que toutes les personnes concernées ont la même fonction, le même pouvoir ou les mêmes responsabilités. Non, ce n'est pas ce que cela veut dite. Elle utilise une appellation qui rappelle leur appartenance à une même Nation, à une même communauté nationale et, dans le cadre révolutionnaire, leur engagement dans un même processus collectif.

Le terme « Camarade » ne veut donc pas dire que nous avons le même rang. C'est ici que se trouve l'une des principales sources de confusion. Dire « Camarade » ne signifie pas que le Ministre et l'agent qu'il supervise occupent le même poste. Cela ne signifie pas non plus que le Directeur et le chauffeur, le Gouverneur et le citoyen, le chef de service et son collaborateur ont les mêmes responsabilités administratives. Non, ce n'est pas ce que ça veut dire. Tout le monde est « Camarade » mais les fonctions restent différentes. C'est pourquoi on précise « Camarade Président », Camarade Ministre », « Camarade Directeur général », etc.

Prenons un exemple simple. Dans une équipe de football, tous les joueurs portent le même maillot mais ils n'occupent pas la même position sur le terrain. Il y a le gardien, des défenseurs, des milieux et des attaquants. Ils portent le même maillot parce qu'ils défendent les mêmes couleurs nationales, mais leurs rôles sur le terrain de jeu ne sont pas identiques.

Le mot « Camarade » peut alors être compris dans cette logique : c'est le même engagement, le même destin commun. Refuser d'être appelé « Camarade » voudrait dire qu'on n'est pas dans le même engagement pour la Nation et qu'on n'a pas le même destin commun. Le même engagement collectif n'efface donc pas la répartition des responsabilités. Dans l'administration, la hiérarchie demeure intacte au fonctionnement de l'Etat. Un Directeur général reste le Directeur général. Un Ministre reste le Ministre. Un agent reste l'agent. Un responsable administratif demeure responsable de ses décisions et de ses actes. L'appellation « Camarade », pour s'adresser à une personne, à un responsable, ne supprime pas la fonction qu'elle exerce. Il faut donc distinguer les deux mots « Camarade » et « camaraderie » que leur proximité peut facilement faire confondre. Je répète, un « Camarade » est une personne que l'on désigne comme partageant un engagement collectif.

La « camaraderie », quant à elle, désigne plutôt une relation de solidarité, de proximité, de bonne entente et surtout de familiarité entre des personnes. Retenez bien « familiarité entre des personnes ». C'est en cela que « Camarade » ne veut pas dire « Camaraderie ». C'est en cela que le Ministre et le Directeur général sont « Camarade » sans entretenir une relation personnelle l'un, l'autre. Je dis bien que le Ministre et le Directeur général sont « Camarade » et ne sont pas des camarades. C'est totalement différent.

Lorsqu'une administration demande à ses responsables d'utiliser le terme « Camarade », elle ne leur demande pas de devenir des amis de toutes celles et de tous ceux auxquels ils s'adressent. Il serait donc dangereux de comprendre l'appellation « Camarade » comme une invite à la familiarité, au tutoiement ou à l'abandon des règles de respect et de discipline. Ces règles demeurent intactes.

Le Burkina Faso est un Etat organisé avec des institutions, des ministères, des administrations, des collectivités territoriales, des forces de défense, des forces de sécurité intérieure, différents corps professionnels. Chaque entité a ses règles. Appeler quelqu'un « Camarade » ne change rien à cette organisation.

Un agent public ne peut pas dire « comme le Ministre et moi, nous sommes « Camarade », il faut que je l'envoie me faire quelques courses. N'gaow ! Vous êtes « Camarade » mais vous n'êtes pas des camarades.

Un soldat qui dit « héï Camarade Colonel, viens vite ici là ! », qu'il ne se mette pas, durant des semaines, dans son sommeil profond, à crier et à répéter « Affirmatif ! », « Négatif ! » obligeant Madame à demander : « c'est quoi « affirmatif », « négatif », chaque fois que tu dors ?
Madame, il a confondu « Camarade » et « camaraderie » au camp !

Jonas Hien

Categories: Afrique

Côte d'Ivoire : L'humoriste Zoumana est décédé à Abidjan

Mon, 24/08/2026 - 11:00

Le comédien ivoirien Gbizié Troupa Bruno, plus connu sous le nom de Zoumana, est décédé le samedi 22 août 2026 à Abidjan, laissant derrière lui plusieurs décennies de carrière dans le théâtre, l'humour, les séries télévisées et le cinéma.

Révélé au grand public notamment à travers la série « Faut pas fâcher », diffusée sur la Radiodiffusion télévision ivoirienne (RTI), Zoumana s'était imposé comme une figure majeure du rire ivoirien et avait marqué plusieurs générations par ses personnages, son jeu et son sens de la scène.

C'est la ministre ivoirienne de la Culture et de la francophonie, Françoise Remarck, qui a annoncé sa disparition et salué la mémoire d'une icône et d'un grand homme de culture. Elle a souligné notamment son engagement dans la transmission et sa contribution au développement des arts et du spectacle en Côte d'Ivoire.

Reconnu par les pouvoirs publics pour son parcours, Zoumana avait été élevé en 2023 au grade d'Officier dans l'ordre du mérite culturel ivoirien. La ministre a présenté au nom du président de la République et du gouvernement, ses condoléances à sa famille, notamment à son épouse Gbizié Liliane Aka, ainsi qu'à l'ensemble du monde culturel.

Avec sa disparition, la Côte d'Ivoire perd une voix emblématique de son humour populaire, tandis que ses personnages et ses prestations demeurent dans la mémoire de plusieurs générations de spectateurs.

Lefaso.net
Source : RTI

Categories: Afrique

Chine/BIRTV 2026 : L'intelligence artificielle au cœur de la révolution des médias

Tue, 18/08/2026 - 23:28

De la conception d'un programme à sa diffusion, en passant par le montage, la production virtuelle et la personnalisation des contenus, l'intelligence artificielle s'invite désormais dans presque tous les maillons de la chaîne audiovisuelle. À l'ouverture du séminaire thématique de la 33e édition du Beijing International Radio, TV & Film Exhibition (BIRTV), ce mardi 18 août 2026 à Beijing, professionnels chinois et internationaux ont dessiné les contours d'un paysage médiatique en pleine mutation. Avec une conviction partagée : l'IA ouvre des possibilités inédites, mais impose aussi de nouvelles exigences en matière de sécurité, de gouvernance et de responsabilité.

Dans une salle où se côtoient professionnels des médias, industriels, chercheurs et acteurs de l'audiovisuel venus de plusieurs horizons, un mot revient avec insistance : intelligence artificielle. À BIRTV 2026, l'IA n'est plus présentée comme une technologie lointaine ou expérimentale. Elle est désormais décrite comme un outil qui transforme concrètement la manière dont les médias conçoivent, produisent et diffusent leurs contenus. Le thème même de cette 33e édition donne le ton : « Tous médias, ultra-haute définition, intelligence renforcée ». L'exposition entend présenter, sur l'ensemble de la chaîne, les innovations technologiques et les nouveaux usages du secteur audiovisuel.

De l'homme-machine à « l'homme-intelligence »

Dans les médias traditionnels, la production reposait principalement sur l'intervention humaine. Aujourd'hui, ce modèle évolue. Selon les intervenants chinois, l'industrie audiovisuelle entre progressivement dans une nouvelle phase, caractérisée par la collaboration entre l'homme et la machine. L'ambition affichée va même plus loin, passer de la simple collaboration homme-machine à une forme de « coexistence » entre intelligence humaine et intelligence artificielle. Cette mutation concerne pratiquement toute la chaîne de production.

L'intelligence artificielle peut désormais intervenir dans la planification des programmes, la recherche d'idées, la génération de contenus, l'organisation des grilles, le montage, la production virtuelle ou encore la diffusion. Autrement dit, l'IA ne se limite plus à assister le journaliste ou le technicien sur une tâche précise. Elle commence à devenir un véritable outil transversal de production audiovisuelle. Pour les professionnels chinois, cette évolution permet notamment de réduire les coûts de production et de raccourcir les délais de réalisation. Le secteur audiovisuel voit ainsi apparaître ce que les intervenants présentent comme une nouvelle productivité fondée sur l'intelligence technologique.

Quand le média apprend à connaître son audience

La transformation ne s'arrête toutefois pas au studio ou à la salle de montage. Elle touche également la diffusion. En s'appuyant sur le big data et les grands modèles d'intelligence artificielle, les médias disposent de nouvelles possibilités pour analyser les comportements des publics, mieux comprendre leurs attentes et adapter les contenus. L'objectif affiché est alors de passer de la diffusion traditionnelle à une diffusion intelligente, capable de mieux atteindre les audiences. La technologie pourrait ainsi permettre aux médias de ne plus seulement produire un contenu pour un public indistinct, mais de mieux déterminer quel contenu proposer, à quel public et dans quel contexte. Une évolution qui pourrait profondément modifier les stratégies éditoriales des chaînes de télévision, des radios et des plateformes numériques.

L'autre visage de l'IA : le risque des deepfakes

Mais à BIRTV, le discours ne se limite pas à l'enthousiasme technologique. Les intervenants chinois insistent également sur la nécessité de construire une intelligence artificielle « sûre, fiable et contrôlable ». Cette exigence passe notamment par le renforcement des mécanismes de supervision des systèmes d'IA, l'identification des contenus générés artificiellement ainsi que le développement des capacités de détection et de vérification des deepfakes.

L'enjeu est de taille pour les médias. À mesure que les outils d'intelligence artificielle deviennent capables de produire des images, des voix et des vidéos de plus en plus réalistes, la frontière entre contenu authentique et contenu artificiellement généré devient plus difficile à établir. Pour les professionnels de l'information, la question n'est donc plus uniquement de savoir comment utiliser l'IA, mais aussi comment contrôler les contenus qu'elle produit. La gouvernance de l'intelligence artificielle devient ainsi un enjeu éditorial à part entière. Les responsables chinois appellent donc à un équilibre entre innovation et prévention des risques, avec l'objectif affiché de promouvoir une IA « bénéfique » et accessible au plus grand nombre.

L'ABU : « La technologie seule ne suffit pas »

Cette vision trouve un écho dans l'intervention du représentant de l'Asia-Pacific Broadcasting Union (ABU), Ahmed Nadeem. Dans son message, il souligne que l'intelligence artificielle transforme déjà la manière de créer, produire, distribuer et personnaliser les contenus. À cette révolution de l'IA s'ajoutent les progrès de l'ultra-haute définition et des technologies de production légère, qui offrent aux professionnels de nouvelles possibilités pour raconter des histoires avec davantage d'efficacité et de créativité.

Ahmed Nadeem, secrétaire général de Asia-Pacific Broadcasting Union

Mais le représentant de l'ABU apporte une nuance essentielle. La technologie, à elle seule, ne suffit pas à produire de grands contenus. La véritable richesse de l'espace audiovisuel asiatique réside, selon lui, dans sa diversité culturelle, ses langues, sa créativité et surtout ses populations. La technologie doit donc rester un moyen au service de la création et de la narration. L'enjeu est de permettre aux professionnels de raconter des histoires locales authentiques, capables de toucher leurs propres audiences tout en trouvant un écho auprès du public international.

Pour l'ABU, la transformation numérique doit également être inclusive, responsable et centrée sur l'humain. Cela implique de réduire les écarts technologiques et les écarts de connaissances entre les professionnels et les régions, mais aussi de renforcer la coopération internationale. Cette préoccupation rejoint largement le discours chinois sur la gouvernance de l'IA. « Car derrière la course aux performances technologiques se dessine une autre bataille : celle de la maîtrise des usages », a-t-il expliqué.

Qui contrôle les outils ? Qui vérifie les contenus ? Comment identifier une vidéo générée artificiellement ? Comment préserver la confiance du public ? Et surtout, comment éviter que la puissance de l'IA ne fragilise davantage l'écosystème informationnel ? Autant de questions auxquelles les professionnels des médias devront désormais apporter des réponses.

Romuald Dofini
Lefaso.net

Categories: Afrique

Décès de OUANGO Daporé Maxime : Remerciements et faire-part

Tue, 18/08/2026 - 22:00

« Il essuiera toute larme de leurs yeux. Il n'y aura plus de mort, ni deuil, ni lamentation, ni douleur car l'ancien monde s'en est allé. » Apocalypse 21:4

Les grandes familles OUANGO, OUEDRAOGO, NIODOGO, KIMA, NOBA et SAWADOGO à Nakaba, Koupéla, Bitou, Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, France ;

Les familles alliées : KONE, BENON,BENAO, YAMEOGO, KABORE, et TOUGMA

Le Professeur OUANGO Ganda Jean Gabriel ;

NIODOGO Kibsa Charles ;

Les frères et sœurs du défunt ;

Son épouse OUANGO/KONE Josiane ;

Les enfants Hervé et Laure ;

Les petits-enfants, Chérubin, Dylan, Maxime, Ashlyn ; Joseph ;

Adressent leurs sincères remerciements aux parents, amis, anciens collègues, voisins et connaissances pour leurs soutiens multiformes lors du retour à Dieu le 07 août suivi de l'inhumation le 10 août 2026, de leur frère, époux, père, fils, oncle et grand-père,

OUANGO Daporé Maxime, Adjudant-chef major de gendarmerie à la retraite.

Les familles tiennent à remercier toutes les personnes qui les ont accompagnés durant cette épreuve douloureuse, en particulier :

la hiérarchie militaire ;
les autorités administratives, coutumières et religieuses ;
monsieur le directeur général de la décentralisation et du développement local ainsi que tous les collègues de service ;
Monsieur les curés et vicaires des paroisses de Koupela et Baskouré ;
les prêtres, religieuses et religieux ;
la coordination Saint Joseph de Kilwin ;
les valets de Marie du champ Saint Augustin de Bissighin ;
la CCB sainte Véronique de Birghuin ;
la communauté musulmane de Kilwin ;
les voisins de quartier ;
les anciens, les hommes, les femmes et les jeunes résidents ou ressortissants de Nakaba ;
la 22ème promotion des élèves gendarmes ;
les amis et collègues de service ;
les diplomates et anciens collaborateurs du consulat du Burkina Faso à Bouaké (RCI) ;
la BNSP de Koupela
le personnel du CHU Yalgado OUEDRAOGO, pour les soins et l'accompagnement apportés au défunt et sa famille ;
Tous les amis et promotionnaires ;

Les familles s'excusent de ne pouvoir citer nommément toutes les personnes qui ont compati à leur chagrin. Sachez que vos précieuses marques de sympathie, d'affection, de prière, de soutien, vos beaux gestes nous ont tenu chaud au cœur et réconfortés lors de cette douloureuse épreuve qui nous affecte tant.

Veuillez trouver à travers ce communiqué l'expression de notre reconnaissance émue et de nos remerciements.

Que le Seigneur de l'espérance et de toutes grâces exauce nos prières pour Daporé Maxime OUANGO et comble chacun au-delà de ses attentes.

« Donne-lui, Seigneur, le repos éternel et que la lumière sans fin brille sur lui ».

Communion de prières !

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Décès du Révérend Pasteur Patriarche Koudgou Dénis DIPAMA : Remerciements et faire-part

Tue, 18/08/2026 - 12:03

Promotion céleste du Révérend Pasteur Patriarche Koudgou Dénis DIPAMA

Les grandes familles DIPAMA, COMPAORÉ, KABORÉ, KONKOELE, BAGA, TARBANGDO, SAWADOGO et GUIGMA, BOUDA à Boura, Sougou, Manga, Ouagadougou, Tema, France, États-Unis d'Amérique et Canada.

Les familles alliées TIENDRÉBÉOGO, TOBOUA, DABRÉ et NADEMBEGA à Manga, Ouagadougou, Beguedo et Tenkodogo.

• Madame Madeleine SAWADOGO, veuve du Révérend Pasteur Patriarche Koudgou Dénis DIPAMA


Les enfants :
• Le Pasteur Jean DIPAMA et son épouse ;
• Wennengoudi Jean-Baptiste DIPAMA, Chargé de mission à la Primature du Burkina Faso, et son épouse ;

• Bouinzemwendé Jacques DIPAMA et son épouse, résidant aux États-Unis d'Amérique ;

• Les belles-filles, gendres, petits-enfants et l'ensemble de la famille,
profondément touchés par les nombreuses marques de compassion, de solidarité, de soutien moral, spirituel, matériel et financier reçues à l'occasion de la promotion céleste de leur très regretté père, époux, grand-père, frère, beau-père et patriarche,
Révérend Pasteur Patriarche Koudgou Dénis DIPAMA
rappelé à Dieu le 18 juillet 2026,
adressent leurs sincères et profondes gratitudes à toutes les personnes, institutions et communautés qui les ont accompagnés durant cette douloureuse épreuve.

Les familles expriment leur reconnaissance toute particulière :

• au Bureau Exécutif National de l'Église de la Mission Apostolique du Burkina Faso ;

• au Bureau Exécutif National des Églises des Assemblées de Dieu du Burkina Faso ;
• à l'ensemble des responsables nationaux, régionaux et locaux de l'Église de la Mission Apostolique du Burkina Faso ;

• à l'ensemble des responsables nationaux, régionaux et locaux des Églises des Assemblées de Dieu du Burkina Faso ;

• à l'Église locale des Assemblées de Dieu Temple Salem de Silmissin, sise à Kalgondin (Ouagadougou),

• à l'ensemble des pasteurs de la province du Zoundwéogo ;
• au personnel de la Primature du Burkina Faso ;

• à la communauté burkinabè vivant aux USA,
• à l'association des ressortissants du Zoundwéogo vivant à New-York,

• à l'église des Assemblées de Dieu Sinaï de New-York et à toute la communauté évangélique burkinabè vivant à New-york,

• à la 15e Promotion des journalistes et techniciens de l'audiovisuel de l'Institut des Sciences et Techniques de l'Information et de la Communication (ISTIC),
• aux anciens élèves du Lycée Provincial Naaba Baongo de Manga ;

• à l'ensemble des pasteurs de la région du Kadiogo et du Nazinon ;
• aux Pasteurs et aux différents fidèles de la province du Passoré ;

• aux pasteurs et responsables des différentes dénominations chrétiennes ;
• aux communautés religieuses de la région du Nazinon ainsi qu'à leurs responsables et leaders religieux ;

• à l'ensemble des fidèles des différentes Églises ;

• aux autorités administratives, coutumières, religieuses et aux leaders communautaires de la province du Zoundwéogo et de la région du Nazinon ;

• à la population de Boura, Sougou, Manga, de toute la province du Zoundwéogo, de la région du Nazinon ainsi que des localités environnantes ;

• aux ressortissants, parents, amis et connaissances venus de près comme de loin, du Burkina Faso, de France, des États-Unis d'Amérique et du Canada, qui ont effectué le déplacement ou manifesté leur soutien de diverses manières ;

• aux différentes structures des jeunes, femmes, hommes, de l'Église et à toutes les bonnes volontés qui ont contribué à l'organisation et au bon déroulement des obsèques.

Votre présence, vos prières, vos témoignages, vos messages de réconfort, vos contributions multiformes et les nombreux hommages rendus à la mémoire du Révérend Pasteur Patriarche Koudgou Dénis DIPAMA ont été pour toute la famille une source de consolation et de réconfort.

Dans l'impossibilité de citer individuellement toutes les personnes qui les ont soutenus, la famille prient chacune et chacun de trouver, à travers ce communiqué, l'expression de leur profonde gratitude et de leur reconnaissance.

Que le Seigneur Tout-Puissant, qu'il a fidèlement servi tout au long de son ministère, vous bénisse abondamment, vous garde et vous rende au centuple toutes les marques de générosité, d'affection et de solidarité que vous avez manifestées envers la famille.

« J'ai combattu le bon combat, j'ai achevé la course, j'ai gardé la foi. Désormais la couronne de justice m'est réservée … » 2 Timothée 4:7-8

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Burkina/Concours directs 2026 : Dans le Kadiogo, cinq présumés fraudeurs à la MACO, une candidate expulsée pour refus d'enlever son voile

Tue, 18/08/2026 - 00:30

Le secrétaire général du ministère des Serviteurs du peuple a, avec ses collaborateurs, animé, ce lundi 17 août 2026 à Ouagadougou, une conférence de presse sur le bilan de l'administration des épreuves sur table des concours directs de la fonction publique et la suite du processus, session 2026.

Il s'est agi pour les organisateurs d'informer l'opinion publique, en particulier les candidats, du déroulement des compositions qui se sont tenues du 15 au 22 juillet 2026 sur l'ensemble du territoire national, des incidents relevés ainsi que des différentes étapes qui conduiront à la publication des résultats.

L'administration des épreuves écrites sur table des concours directs a été lancée officiellement le mercredi 15 juillet 2026 à Djibo, qui accueillait pour la première fois un centre secondaire de composition, rappelle le secrétaire général du ministère des Serviteurs du peuple, Rodrigue Oboulbiga, président du comité de pilotage des concours, principal intervenant à la conférence.

L'administration des épreuves s'est donc déroulée du 15 au 22 juillet dans les treize centres de composition, à savoir Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Banfora, Dédougou, Dori, Fada N'Gourma, Gaoua, Kaya, Ouahigouya, Manga, Koudougou, Ziniaré et Tenkodogo.
Ce sont 108 concours qui ont été, conformément au calendrier officiel, effectivement administrés, « dans des conditions globalement satisfaisantes », indique-t-il.

L'opération a mobilisé environ 3 300 jurys (dont 949 dans la seule ville de Ouagadougou), 92 997 surveillants, 21 507 membres de jurys (dont 7 408 personnels de soutien), 9 645 personnels de sécurité.

Le scannage des copies a, lui, pris fin le 1ᵉʳ août 2026 et la correction électronique des copies, qui a débuté le 29 juillet, se poursuit jusqu'à épuisement de toutes les copies de tous les concours. La délibération se fait au fur et à mesure de la correction, de même que la publication des listes d'admissibilité par ordre de mérite suivant les notes obtenues par les candidats.

« À titre d'information sur l'avancement actuel du traitement des copies et de la délibération, il importe de souligner que nous disposons de 155 concours administrés sur table, intégrant les concours avec options au niveau de l'enseignement secondaire et les concours à quota réservé. Le bilan de progression suivant peut être communiqué : 62 concours ont d'ores et déjà été intégralement corrigés, tandis que 93 concours sont actuellement en cours de correction. S'agissant de la phase de délibération et de publication, 40 concours ont eu leurs résultats d'admissibilité publiés et 22 concours sont actuellement en cours de délibération ou en phase de vérification des données avant publication des listes d'admissibilité », a détaillé le conférencier, précisant qu'après la publication des admissibilités, les candidats déclarés admissibles seront invités à déposer leurs dossiers physiques de candidature, conformément aux communiqués d'ouverture du concours.

À l'issue de cette phase de dépôt, les jurys se réuniront de nouveau pour le traitement des admissions, sur la base des admissibilités et des communiqués d'ouverture des concours.

Mention à la mobilisation exemplaire des différents acteurs

Les organisateurs invitent les candidats à la plus grande vigilance dans la constitution de leurs dossiers physiques et à se référer exclusivement aux communiqués d'ouverture, car tout dossier jugé incomplet ou non conforme entraînera l'écartement du candidat concerné. « Il peut s'agir d'un diplôme ne correspondant pas au profil exigé, de l'absence de la CNIB (Carte nationale d'identité burkinabè : Ndlr), de l'absence de l'extrait d'acte de naissance ou de toute autre pièce manquante ou non conforme », détaille M. Oboulbiga avant d'évoquer des cas antérieurs où le candidat a fourni par erreur l'extrait d'acte de naissance de son père ou le diplôme de son grand-frère.

« Dans ce cas de figure, le dossier est déclaré non conforme, et pour des raisons d'équité, le jury n'est pas autorisé à rappeler un candidat pour compléter ou corriger son dossier », souligne le secrétaire général du ministère des Serviteurs du peuple, président du comité de pilotage des concours de la fonction publique.

Le secrétaire général salue la mobilisation exemplaire des différents acteurs qui a ainsi permis un bon déroulement de l'opération.

Cependant, relève le président du comité de pilotage, en dépit du rappel formel des consignes avant le début de chaque épreuve, quelques incidents ont été recensés au cours des compositions. Il s'agit notamment de tentatives par certains candidats d'emporter des épreuves après la composition ; de tentatives d'utilisation de téléphones portables par des candidats durant la composition de certaines épreuves (les présumés coupables ont été arrêtés et la police poursuit les investigations pour démasquer d'éventuels réseaux) ; de tentatives de non-respect de la consigne relative au non-port de voile, foulard, bonnet, casquette, etc.

Sur ces incidents, le commissaire principal Hamadou Tassembédo, commissaire central de police de la ville de Ouagadougou, membre du comité de pilotage, a présenté la situation de la région du Kadiogo (capitale). Ils concernent cinq cas de fraude et une expulsion.
Les cas de fraudes sont relatifs à l'usage de téléphone, faux et usage de faux en écritures publiques (des candidats pris avec des récépissés qui ne sont pas reconnus) et détention frauduleuse de copie (un candidat qui sort à la fin avec sa copie). « Les investigations se poursuivent pour les cinq cas et les intéressés ont été tous déférés à la Maison d'arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO) », renseigne le commissaire Tassembédo.

Le seul cas d'expulsion, poursuit-il, concerne une dame, « qui a carrément refusé de soulever le voile » pour que les surveillants puissent clairement l'identifier. La dame a tenu mordicus, s'opposant à ce qu'on lève le voile pour l'identifier, rapporte le commissaire de police, précisant qu'elle n'a simplement pas composé (elle n'a pas été déférée, comme les cinq autres).

O.L. et Elysée Nikiéma
Lefaso.net

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Le Faso Digital 2026 lance son Concours d'innovation digitale : faire émerger les solutions d'un Burkina digital pour tous

Tue, 18/08/2026 - 00:29

Ouagadougou, [17 août 2026] – Après une première édition placée sous le signe de la résilience, Le Faso Digital franchit une nouvelle étape. Dans le cadre de sa deuxième édition, le comité d'organisation annonce le lancement de l'appel à candidatures pour le Concours d'innovation digitale 2026, l'un des rendez-vous majeurs de la Foire virtuelle.

Organisée cette année autour du thème « Inclusion, souveraineté, innovation : Vers un Burkina digital pour tous », l'édition 2026 porte une ambition claire : faire du numérique un levier de développement accessible à tous, capable de réduire les fractures, de renforcer notre autonomie technologique et de faire émerger des solutions conçues à partir des réalités et des besoins du Burkina Faso.

Le Concours national d'innovation digitale constitue l'une des traductions concrètes de cette ambition. Il part d'une conviction : les talents, les idées et les solutions capables de contribuer à la transformation du Burkina Faso existent. Il faut les identifier, les révéler, les connecter aux opportunités et leur donner les moyens de grandir.

Inclusion, souveraineté, innovation : trois ambitions au cœur du concours

Partout au Burkina Faso, dans les startups, les universités, les laboratoires, les entreprises, les administrations et parfois autour d'un simple ordinateur, des femmes et des hommes imaginent des solutions numériques pour répondre aux défis de leur environnement. Le Concours national d'innovation digitale Le Faso Digital 2026 veut aller à leur rencontre.
Cette année, les innovations seront notamment appréciées à travers les trois grandes ambitions qui structurent Le Faso Digital 2026.

1. INCLUSION : Faire du numérique une opportunité pour tous
L'innovation doit contribuer à réduire les fractures plutôt qu'à en créer de nouvelles. Le concours accordera ainsi une attention particulière aux solutions qui facilitent l'accès au numérique des populations, des territoires ou des catégories sociales encore insuffisamment desservis.
Solutions accessibles aux populations rurales, services adaptés aux personnes vivant avec un handicap, technologies utilisant les langues nationales, outils d'éducation et de formation, services numériques destinés aux femmes et aux jeunes, innovations permettant l'accès aux services essentiels : le numérique doit pouvoir profiter à tous.

2. SOUVERAINETÉ : Concevoir et maîtriser nos propres solutions
La transformation digitale pose également une question stratégique : celle de notre capacité à maîtriser nos outils, nos infrastructures, nos données et notre avenir technologique. Le concours souhaite ainsi mettre en lumière les innovations qui renforcent les capacités technologiques nationales, valorisent les compétences locales et proposent des réponses adaptées aux réalités burkinabè.
Cybersécurité, intelligence artificielle, solutions de paiement, cloud, plateformes numériques, logiciels métiers, valorisation des données, technologies éducatives ou agricoles : la souveraineté numérique passe aussi par notre capacité à concevoir et développer localement les solutions dont nous avons besoin.

3. INNOVATION : Transformer les défis en solutions
Innover, ce n'est pas nécessairement inventer une technologie spectaculaire. C'est d'abord apporter une réponse nouvelle, pertinente et efficace à un problème concret. Le Faso Digital 2026 souhaite donc révéler des solutions capables d'améliorer les services publics, de créer des emplois, de renforcer la compétitivité des entreprises, d'accroître la productivité, d'améliorer les conditions de vie des populations ou de transformer durablement un secteur d'activité. L'innovation recherchée est une innovation utile, accessible et porteuse d'impact.

Quels sont les objectifs du concours ?

À travers cette deuxième édition, le Concours national d'innovation digitale ambitionne de :
identifier et récompenser les innovations numériques qui répondent concrètement aux besoins du Burkina Faso ;
stimuler la créativité technologique, la recherche et l'entrepreneuriat numérique ;
promouvoir les solutions locales et les compétences burkinabè ;
encourager le développement d'innovations inclusives et accessibles au plus grand nombre ;
favoriser l'émergence de solutions contribuant à la souveraineté numérique nationale ;
rapprocher les innovateurs des administrations, entreprises, investisseurs, incubateurs et partenaires techniques et financiers ;
offrir une visibilité nationale et internationale aux projets les plus prometteurs ;
contribuer à la construction d'un écosystème numérique national plus dynamique, compétitif et souverain.

Toutes les innovations numériques peuvent trouver leur place

Le concours est ouvert aux solutions numériques innovantes apportant une réponse concrète à un besoin économique ou social. Les projets peuvent notamment concerner : l'intelligence artificielle, l'agriculture et l'élevage, la santé, l'éducation et la formation, la fintech et les services financiers numériques, l'administration électronique, la cybersécurité, le commerce électronique, les industries culturelles et créatives, les transports et la mobilité, l'environnement, l'énergie, l'emploi, l'inclusion numérique, les technologies destinées aux personnes vulnérables, ainsi que tout autre domaine dans lequel le numérique peut contribuer au développement.

Au-delà de la sophistication technologique, une attention particulière sera accordée à l'utilité de la solution, son caractère innovant, son accessibilité, son impact potentiel, son adaptation au contexte burkinabè et ses possibilités de passage à l'échelle.

Qui peut participer ?

Le concours est ouvert notamment aux :
startups et entreprises technologiques ;
développeurs, ingénieurs et designers ;
étudiants et jeunes diplômés ;
chercheurs et enseignants-chercheurs ;
porteurs de projets innovants ;
équipes issues d'universités, de laboratoires ou d'incubateurs ;
organisations de la société civile ;
structures publiques et privées développant une innovation numérique.
Une attention particulière sera accordée aux candidatures portées par les jeunes, les femmes et les innovateurs proposant des solutions favorisant l'inclusion numérique.

Plus qu'un concours : une vitrine pour les innovateurs

Le Faso Digital veut aller au-delà d'une compétition ponctuelle. Les projets sélectionnés bénéficieront de la visibilité offerte par la Foire virtuelle Le Faso Digital 2026 et son écosystème médiatique. Ils pourront présenter leurs solutions, leurs usages et leur potentiel à un public composé de citoyens, de décideurs publics, de chefs d'entreprise, d'investisseurs, de chercheurs, de partenaires techniques et financiers ainsi que de membres de la diaspora.
Un jury composé de professionnels du numérique, d'entrepreneurs, d'experts et de représentants d'institutions partenaires évaluera les projets soumis.

Le concours veut ainsi devenir un pont entre l'innovation et l'opportunité : permettre à une bonne idée de rencontrer un partenaire, à un prototype de trouver un marché, à une startup d'accéder à de nouveaux réseaux et à une solution locale de changer d'échelle.

Des récompenses, mais surtout des opportunités

À l'issue du processus de sélection, les meilleures innovations seront distinguées lors de Le Faso Digital 2026. Au-delà des récompenses, les organisateurs souhaitent favoriser la mise en relation des lauréats avec les institutions publiques, les entreprises, les investisseurs, les incubateurs et les partenaires susceptibles d'accompagner le développement, l'expérimentation ou le déploiement de leurs solutions.

Comment participer ?

Les innovateurs intéressés sont invités à soumettre leur candidature à travers la plateforme officielle de Le Faso Digital.
Ouverture des candidatures : [18 août 2026]
Date limite de candidature : [30 septembre 2026]

Lien d'inscription : [https://lefasodigital.net/prix/]

Vous avez développé une application, une plateforme, un service ou une technologie qui facilite la vie des populations ?
Votre innovation contribue à rendre le numérique plus accessible ?
Elle permet de mieux maîtriser nos données, nos technologies ou nos infrastructures ?
Elle apporte une réponse originale à un problème concret du Burkina Faso ?
Ce concours est le vôtre.
Innovez. Candidatez. Faites connaître votre solution.
Et ensemble, faisons de l'innovation un moteur de l'inclusion, de la souveraineté et de la transformation du Burkina Faso.
………………………….

À propos de Le Faso Digital

Initiée par Lefaso.net, média pionnier de la presse en ligne professionnelle au Burkina Faso, Le Faso Digital est une plateforme de valorisation des solutions, des entreprises, des institutions, des talents et des initiatives qui participent à la transformation numérique du Burkina Faso.

Après une première édition consacrée au rôle du numérique dans la résilience nationale, Le Faso Digital 2026 est placé sous le thème : « Inclusion, souveraineté, innovation : Vers un Burkina digital pour tous »

À travers sa Foire virtuelle, ses conférences et panels, son Concours national d'innovation digitale, ses rencontres professionnelles, ses contenus éditoriaux et la série « Les 100 Visages du Burkina Digital », l'initiative veut contribuer à bâtir un écosystème numérique burkinabè dynamique, inclusif et souverain, capable de mobiliser les intelligences, de connecter les talents et de créer des opportunités durables pour tous.

Contacts presse et informations
Le Faso Digital 2026
E-mail : contact@lefasodigital.net
Téléphone : (+226) 70 74 07 51
Site web : lefasodigital.net

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Les 100 Visages du Burkina Digital : Émile Yaogo, aux sources de l'Internet burkinabè

Tue, 18/08/2026 - 00:28

À 60 jours de l'ouverture de Le Faso Digital 2026, nous poursuivons notre série consacrée aux femmes et aux hommes qui ont contribué à écrire l'histoire du Burkina numérique. Aujourd'hui, nous remontons aux premières heures de l'Internet au Burkina Faso avec Émile Yaogo, ingénieur réseaux et télécommunications, entrepreneur et expert DNS, dont le parcours relie les débuts de la connexion du pays aux grands enjeux actuels de résilience et de souveraineté numériques.

Pour toute une génération, Internet semble avoir toujours existé. Pourtant, il y a moins de trente ans, se connecter au réseau mondial depuis le Burkina Faso relevait encore de la nouveauté. Il fallait construire les infrastructures, proposer les premiers abonnements, créer des messageries électroniques, héberger les premiers sites et familiariser les utilisateurs avec un univers alors largement inconnu.
Émile Yaogo appartient à la génération de techniciens et d'entrepreneurs qui ont participé à cette aventure.

1997, aux premières heures de l'Internet burkinabè

L'année 1997 constitue un tournant dans son parcours. Émile Yaogo crée River Telecom, fournisseur d'accès Internet qui figure parmi les premiers opérateurs du secteur au Burkina Faso aux côtés de l'ONATEL et du Cenatrin.

River Telecom propose alors des services qui paraissent aujourd'hui ordinaires mais qui, à l'époque, ouvrent une nouvelle fenêtre sur le monde : abonnements d'accès à Internet, messagerie électronique, noms de domaine et hébergement de sites web. Dans un Burkina Faso où le numérique en est encore à ses balbutiements, cette initiative contribue à installer les premières briques d'un écosystème Internet national.

Émile Yaogo participe également à un important projet de construction d'artères numériques interurbaines de transmission pour l'acheminement des images de télévision et du téléphone. Pour le compte de l'équipementier américain Lucent Technologies, il supervise notamment l'installation des multiplexeurs de trafic et la télésurveillance des équipements.

Quinze ans au service des infrastructures Internet nationales

Son rôle dans le développement de l'Internet burkinabè ne s'arrête pas à l'entrepreneuriat. Pendant quinze ans, Émile Yaogo assure le support technique des services Internet de l'ONATEL. Ses missions touchent à plusieurs composantes essentielles du fonctionnement du réseau : gestion du domaine national .bf, messagerie électronique des abonnés, hébergement de sites web ou encore lutte contre le spam. Des activités peu visibles du grand public, mais indispensables au fonctionnement quotidien d'Internet.

Son parcours rappelle ainsi une réalité souvent oubliée : derrière les sites web, les applications et les services numériques se trouve toute une infrastructure technique qu'il faut administrer, sécuriser et faire évoluer en permanence.

Vingt-sept années au cœur de France Télécom et Orange

L'expérience d'Émile Yaogo prend ensuite une dimension internationale. Pendant vingt-sept ans, il évolue au sein de France Télécom/Orange France, où il exerce notamment comme architecte technique dans une équipe chargée de l'architecture des projets complexes. Son métier consiste alors à traduire les besoins des organisations en solutions techniques capables d'accompagner leurs projets de transformation.

Il développe également une expertise approfondie du DNS, ce système essentiel qui permet notamment de traduire les noms de domaine utilisés par les internautes en adresses compréhensibles par les machines. Au sein du département DNS d'Orange France, il travaille sur l'analyse en temps réel des flux afin d'identifier les comportements anormaux, d'améliorer la qualité de service et de détecter des abonnés dont les équipements sont infectés par des logiciels malveillants.

Une expertise qui dépasse les frontières

Cette longue carrière lui permet d'intervenir dans différents environnements technologiques et industriels. Il effectue des missions de formation et de transfert de compétences à New Delhi auprès d'Orange India et intervient également chez Airbus à Hambourg.

Son parcours professionnel révèle par ailleurs une polyvalence assez singulière. Au sein de France Télécom Recherche et Développement, il participe à la conception d'outils de calcul de charge, de performance et de supervision des réseaux. Il intervient aussi comme consultant chez Renault dans le domaine du calcul de structures automobiles et chez le constructeur informatique Bull pour le développement d'un système expert destiné au pilotage de hauts-fourneaux dans l'industrie sidérurgique. Derrière l'expert télécom apparaît ainsi un ingénieur habitué à faire dialoguer informatique, réseaux, mathématiques et problématiques industrielles complexes.

Le retour au Burkina, près de trente ans plus tard

En juillet 2024, Émile Yaogo revient s'installer au Burkina Faso. Ce retour ouvre un nouveau chapitre de son parcours. Près de trois décennies après la création de River Telecom, les enjeux ont profondément changé. Il ne s'agit plus seulement de connecter le Burkina à Internet. Il faut désormais rendre cet Internet plus robuste, plus sécurisé et davantage maîtrisé localement. Il crée alors Standards Libres, une entreprise destinée à promouvoir l'utilisation des logiciels et standards libres au Burkina Faso, avec un intérêt particulier pour le DNS, IPv6 et les mécanismes d'authentification forte. Le pionnier des premiers accès Internet revient ainsi sur un terrain qu'il connaît bien, mais avec les problématiques d'une nouvelle époque.

DNSSEC, IPv6 : préparer l'Internet burkinabè de demain

Cette nouvelle étape de sa carrière est fortement orientée vers le transfert de compétences. Expert DNS, Émile Yaogo assure notamment des formations sur le DNS, DNSSEC et la cryptographie pour le compte de l'Alliance Burkinabè des Domaines Internet (ABDI), dont Standards Libres est membre. Son engagement dans ce domaine est salué le 5 décembre 2025 par une attestation de reconnaissance de l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), à l'occasion du lancement de DNSSEC au Burkina Faso.

Derrière ces acronymes techniques se jouent pourtant des questions stratégiques. DNSSEC contribue à renforcer la sécurité du système des noms de domaine, tandis qu'IPv6 prépare Internet à la multiplication continue des équipements et services connectés. Former des compétences nationales dans ces domaines revient donc à préparer les infrastructures sur lesquelles reposera une partie du Burkina numérique de demain.

Un parcours entre deux âges de l'Internet

Le parcours d'Émile Yaogo possède une particularité rare. Il a connu l'époque où l'enjeu était de faire arriver Internet et il participe aujourd'hui à celle où il faut mieux le sécuriser, le maîtriser et préparer son avenir. Entre les deux, près de trois décennies d'expérience dans les réseaux et télécommunications, dont vingt-sept années au sein de France Télécom/Orange France.

Sa formation reflète d'ailleurs cette double culture. Émile Yaogo est titulaire d'un diplôme d'ingénieur Réseaux Télécom de l'Université Paris 6-Jussieu et d'un diplôme de statisticien-économiste de niveau master de l'Institut Technique de Prévision Économique et Sociale de Paris. Une combinaison entre ingénierie et analyse qui accompagne un parcours consacré aux infrastructures invisibles sans lesquelles aucune transformation numérique n'est possible.

Pourquoi fait-il partie des 100 Visages du Burkina Digital ?

Parce qu'il appartient à la génération des pionniers qui ont contribué à introduire et développer l'Internet au Burkina Faso.
Parce qu'en créant River Telecom dès 1997, il a participé à l'émergence des premiers fournisseurs d'accès Internet du pays et à la diffusion de services alors nouveaux : connexion Internet, courrier électronique, noms de domaine et hébergement web.
Parce qu'il a consacré quinze années au support technique des services Internet de l'ONATEL et vingt-sept années à France Télécom/Orange France, développant une expertise pointue des réseaux et du DNS.
Parce qu'après une longue carrière internationale, il a choisi de revenir au Burkina Faso pour transmettre son expertise et contribuer aux nouveaux chantiers que sont DNSSEC, IPv6, l'authentification forte et les standards logiciels libres.
Et parce que son parcours dessine, à lui seul, une boucle remarquable de l'histoire numérique du pays : avoir contribué hier à connecter le Burkina à Internet et travailler aujourd'hui à rendre cet Internet plus sûr, plus résilient et mieux maîtrisé.

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