Le service départemental de l'Environnement de Dori a interpellé, le samedi 17 janvier 2026, un individu présumé auteur de l'empoisonnement d'une trentaine de vautours charognards, destinés à l'exportation à des fins mystico-commerciales, rapporte l'Agence d'information du Burkina.
Interrogé, le directeur régional de l'Environnement du Sahel, le colonel des Eaux et Forêts Dramane Fogo a indiqué que c'est suite à des informations fournies par des riverains que ses services ont été alertés d'un massacre à grande échelle de vautours charognards, dans la zone de l'abattoir de Dori. Sensibilisées à la protection de la faune, les populations ont rapidement signalé la présence d'oiseaux morts dans des conditions suspectes.
Alertés, les agents des eaux et forêts se sont rendus sur les lieux pour constater les faits et mener les investigations. Ils ont dénombré 22 vautours charognards retrouvés sans vie, vraisemblablement empoisonnés. Les premières constatations ont permis d'établir que ces rapaces avaient été intentionnellement tués en vue d'un trafic illicite.
Le présumé auteur, de nationalité étrangère selon les premiers éléments de l'enquête, a été appréhendé et placé en garde à vue. De sources forestières, il sera présenté devant un juge compétent afin de répondre de ses actes, conformément aux dispositions légales en vigueur. Aux dires du mis en cause lors de ses premiers aveux, les vautours charognards étaient destinés à l'exportation. Ils devaient être vendus pour des usages mystiques et commerciaux, une pratique illégale qui contribue fortement à la disparition de ces espèces protégées.
Le directeur régional de l'Environnement a rappelé que les vautours charognards sont intégralement protégés par la loi, en vertu des conventions internationales sur la biodiversité ratifiées par le Burkina Faso. Espèces en voie de disparition, leur destruction est sévèrement réprimée par les textes en vigueur. Ce type de trafic constitue donc une menace sérieuse pour la biodiversité, d'autant plus que les vautours charognards figurent parmi les espèces les plus touchées par les activités humaines illicites dans la sous-région. Il a insisté sur le rôle crucial que jouent les vautours charognards dans l'équilibre de l'écosystème. Se nourrissant de carcasses et de matières en décomposition, Il a indiqué que ces rapaces contribuent à l'assainissement de l'environnement et à la prévention des maladies, agissant comme de véritables « éboueurs naturels ».
Source : Agence d'Information du Burkina
La Brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes (BMCRF) a mené, ce lundi 19 janvier 2026, une opération coup de poing face au manque criard de gaz butane pour les ménages. Celle-ci a permis de découvrir des stocks de bouteilles dissimulés dans des dépôts de gaz butane, apprend-on sur la page Facebook de la BMCRF.
L'objectif de cette descente est de mettre un terme à la spéculation et aux pratiques frauduleuses autour de la distribution du gaz butane, un produit de première nécessité subventionné par l'État. L'opération a été dirigée par Pamoussa Tassembedo, Chef du Département du Contrôle de la Concurrence et des Prix, accompagné de ses contrôleurs. Ils ont découvert des centaines de bouteilles soigneusement cachées. Pris en flagrant délit, certains distributeurs ont tenté de se justifier en évoquant une supposée « consignation » des bouteilles par des consommateurs. Une explication balayée par le chef, qui dénonce une manœuvre inacceptable.
Pendant que des citoyens font la queue pour une bouteille introuvable, des bonbonnes sont volontairement mises à l'écart pour alimenter un marché parallèle aux prix exorbitants. Une spéculation honteuse qui met en péril le quotidien des ménages. Toutes les bouteilles dissimulées ont été immédiatement saisies. Mais avant leur confiscation, Pamoussa Tassembedo a tenu à ravitailler les consommateurs présents . Un geste salué par la population, soulagée de pouvoir enfin accéder à ce bien vital.
La BMCRF rappelle que le gaz butane est subventionné par l'État.
Les prix officiels sont :
– 2 000 FCFA pour la bouteille de 6 kg
– 5 500 FCFA pour la bouteille de 12,5 kg
Toute vente au-delà de ces tarifs est illégale et passible de sanctions.
Les marketeurs sont formels : il n'y a pas de pénurie de gaz. Le véritable problème réside dans la cupidité de certains acteurs qui détournent les circuits de distribution à leur profit.
Le Coordonnateur général de la BMCRF appelle la population à la vigilance et à signaler toute pratique suspecte ou frauduleuse aux numéros verts suivants :
80 00 11 84
80 00 11 85
80 00 11 86
Lefaso.net
Source : SCRP/BMCRF
La salle du Ciné Neerwaya du Burkina, avec une capacité de près de 1 000 places, a refusé du monde, dans la soirée du dimanche 18 janvier 2026, qui coïncidait avec la finale de la 35ᵉ édition de la Coupe d'Afrique des nations. C'était la toute première projection, grand public, du film documentaire sur les cent ans du Petit séminaire de Pabré (PSP).
Parents, enfants, anciens séminaristes et nouveaux, fidèles et personnes consacrées… Personne ne voulait se faire raconter ce film documentaire sur les cent ans du Petit séminaire de Pabré (PSP). Ils se sont tous mobilisés, et dans une salle pleine à craquer où certains étaient assis à même le sol, venus pour découvrir l'histoire du PSP.
C'est en effet un film documentaire d'une heure, selon le réalisateur Noël Koama, qui retrace les grands moments de la vie du PSP depuis sa création en 1925 à travers des témoignages d'anciens pensionnaires qui ont marqué la vie de la nation burkinabè. L'un des témoignages qui a d'ailleurs beaucoup fait réagir la salle, c'est celui du cardinal Philippe Ouédraogo, l'ancien archevêque métropolitain de Ouagadougou. Il est un des anciens pensionnaires du PSP, de la promotion 1959. Dans son témoignage, il raconte comment il est arrivé au PSP avec un « Douc », une façon atypique d'attacher ses habits dans un pagne comme une valise pour voyager, une technique ancestrale utilisée dans le passé en pays moaga. C'est d'ailleurs au PSP qu'il a eu sa première valise de vie qui lui avait été remise par un autre pensionnaire qui en avait deux en sa possession.
La chorale du PSP en prestation au Ciné NeerwayaUne révélation qui a donc fait éclater la salle de rire à l'exemple d'Éric Ziwaga, fidèle de la paroisse Christ Roi de Pissy, qui est lui aussi venu découvrir l'histoire du PSP. Selon lui, c'est bon de venir connaître la maison qui a formé ces personnalités qui ont marqué la vie de notre nation et surtout le parcours de chacun comme celui du cardinal Ouédraogo. « Cent ans dans la vie d'un homme, ce n'est pas petit et beaucoup de nos prêtres sont issus de cette maison et à travers le documentaire, on a vu les visages des vieux prêtres, tous ceux qui étaient là aux débuts, monseigneur Thévenoud. En tant que fidèle, nous sommes là pour les encourager », a-t-il dit.
Un autre témoignage marquant dans ce film documentaire, c'est celui de Prosper Kompaoré, professeur d'art dramatique à l'université Joseph Ki-Zerbo, ancienne université de Ouagadougou, qui est également le directeur des Ateliers théâtre burkinabè (ATB). Il fait aussi partie des personnalités passées par le PSP. Selon lui, quand on sort du PSP, même lorsqu'on n'est pas prêtre, on reste marqué à jamais. « Parce qu'il arrive que souvent, plusieurs années plus tard, quelqu'un vous dise : "Toi, tu as le comportement d'un ancien séminariste", et c'est de façon positive », a-t-il témoigné dans le film.
Une image d'archive dans le documentaire montrant un travail de groupe des séminaristesEn effet, la projection de ce film documentaire sur les cent ans du PSP a été un pari réussi selon le président du comité de pilotage, Joseph Tapsoba. « J'ai été très agréablement surpris qu'on fasse salle comble. Cela montre l'intérêt que les fidèles portent au PSP et le message est énorme, parce que le documentaire nous rappelle des moments d'émotion et on a les larmes aux yeux. On ressent ce que nous avons vécu et moi personnellement qui y ai passé cinq ans. Je dis que ce documentaire d'une heure ne peut pas retracer toute l'histoire du séminaire, mais au moins quelques parties qui rappellent aux uns et aux autres ce que nous avons vécu d'aussi intense, d'aussi beau, d'aussi grand au PSP », dit-il. Avant de poursuivre : « Croyez-moi, tous les anciens savent de quoi je parle. En 76, 77, j'ai dirigé la chorale du Petit séminaire de Pabré, donc c'est toujours avec autant d'émotions, autant de souvenirs qu'il nous rappelle ce que nous avons vécu. J'aime dire aux gens que les plus beaux moments de la vie d'un homme, ce sont les moments de l'enfance, ce sont des moments inoubliables et surtout à l'internat où vous n'êtes pas seuls. Au PSP, on était entre 200 et 230 et quand vous avez vécu dans ce milieu-là pendant cinq ans, ça laisse forcement des traces et des traces inoubliables ».
Pour sa part, le père supérieur du PSP, l'abbé Vincent Ilboudo, ajoute que l'objectif, c'était d'ouvrir les portes du PSP aux fidèles et aux personnes de bonne volonté à travers ce film documentaire et les chants. « Et vu la salle, nous sommes satisfaits, parce que les gens ont répondu favorablement à l'appel et cela montre leur intérêt et soutien au PSP », a-t-il reconnu.
Eric Ziwaga, cinéphile venu soutenir la projectionCette projection a été aussi marquée par un concert de la chorale du PSP qui a fait danser toute la salle, adultes comme enfants. Ces deux activités marquent ainsi l'avant-dernière activité de clôture du jubilé d'eau du PSP qui s'est tenue sur une période d'une année (janvier 2025-janvier 2026). Rendez-vous est pris pour l'apothéose, le samedi 24 janvier 2026 dans les locaux du PSP à Pabré.
Yvette Zongo
Lefaso.net
La Cellule Norbert Zongo pour le journalisme d'investigation en Afrique de l'Ouest (CENOZO) a organisé, du 12 au 14 janvier 2026 à Ouagadougou, un atelier de formation sur le thème : « Innovations éditoriales : l'IA dans la production de l'information ». Cette formation s'inscrivait dans le cadre du projet « Promouvoir la transparence et la bonne gouvernance par l'accès à l'information ». À cette occasion, Lefaso.net a tendu son micro à des journalistes afin de recueillir leurs avis sur l'utilisation de l'intelligence artificielle (IA) dans la pratique de leur métier.
Yvette Nadège Mossé, journaliste à Studio Yafa
« Je dirais que la relation entre l'intelligence artificielle et le journalisme est avant tout celle d'un couteau à double tranchant. L'IA représente à la fois un facilitateur et une véritable opportunité, à l'image de ce qu'a été internet en son temps, à condition toutefois de savoir l'utiliser de manière appropriée.
Aujourd'hui, par exemple, il devient difficilement envisageable de retranscrire mot à mot une interview de deux ou trois heures. Cela reste possible, mais l'exercice est particulièrement fastidieux. Grâce à l'intelligence artificielle, il est désormais possible de retranscrire une interview en quelques minutes, voire en une fraction de seconde, là où il fallait auparavant consacrer une heure, voire une journée entière. Cet aspect constitue un avantage indéniable.
Par ailleurs, les journalistes sont souvent confrontés à des difficultés de documentation. Autrefois, il fallait se rendre dans les bibliothèques, chercher des documents, les feuilleter longuement. Bien que la bibliothèque demeure une référence fondamentale et une source principale de savoir, l'intelligence artificielle permet aujourd'hui d'effectuer certaines recherches sans se déplacer. Elle offre également la possibilité de résumer des documents. Lorsqu'un journaliste doit traiter un sujet et se retrouve face à une importante quantité de dossiers à lire pour s'imprégner du thème, l'IA peut l'aider, faute de temps, à en comprendre rapidement les grandes lignes.
Tous ces éléments constituent des avantages réels. Toutefois, comme tout couteau à double tranchant, l'intelligence artificielle comporte des risques. Si le journaliste ne parvient pas à se l'approprier correctement, elle peut l'induire en erreur et le conduire là où il ne souhaite pas aller. C'est pourquoi il est essentiel de rappeler que nous restons les maîtres de l'intelligence artificielle. C'est à nous de l'orienter, de lui fournir les éléments nécessaires, de lui faire des propositions, afin qu'elle puisse, en retour, enrichir notre travail.
Enfin, il convient de souligner qu'un usage excessif de l'intelligence artificielle peut favoriser une certaine forme de paresse intellectuelle. En effet, l'IA ne remplacera jamais le cerveau humain. Elle ne saurait se substituer à notre culture générale ni à notre capacité de réflexion. Il nous revient donc de continuer à nous cultiver par nous-mêmes. L'intelligence artificielle demeure avant tout un outil de facilitation, et non une bibliothèque capable de remplacer notre esprit critique et notre savoir ».
Yvette Nadège MosséEmmanuel Gouba, journaliste à Info Nature
« Avant de répondre à votre question, j'aimerais rappeler que le journalisme reste avant tout une activité humaine, fondée sur l'investigation, l'analyse critique et l'éthique. Au Burkina Faso comme ailleurs, il implique la collecte d'informations fiables, la vérification des faits et leur mise en contexte pour le public. Le rôle du journaliste va au-delà de la simple transmission de nouvelles : il éduque, éclaire et, parfois, protège les citoyens en exposant les dérives et les injustices.
À présent, concernant la pratique journalistique et l'apport de l'intelligence artificielle, je pense qu'elle peut constituer une réelle valeur ajoutée. Comme nous l'avons rappelé, le journalisme repose majoritairement sur l'investigation, et qui dit investigation dit documentation. C'est dans ce sens que l'IA devient intéressante, car elle peut générer des contenus simples, des résumés ou des rapports statistiques en un temps record. Cela permet aux journalistes de se concentrer davantage sur l'enquête et l'analyse. L'IA favorise donc la rapidité et l'automatisation dans le traitement de la documentation.
Deuxièmement, l'IA peut faciliter l'analyse de données massives. En effet, les algorithmes sont capables de traiter de grands volumes de données, notamment celles liées aux marchés publics ou aux réseaux sociaux, afin de détecter des tendances ou des anomalies.
Troisièmement, l'IA facilite la vérification. Surtout dans notre contexte marqué par la prolifération des fake news et des deepfakes, certains outils d'intelligence artificielle peuvent aider à identifier les fausses informations ou les images manipulées. Cela permet de renforcer la crédibilité et la fiabilité des contenus journalistiques.
Malheureusement, l'IA ne présente pas que des avantages. En tant que jeune journaliste, je ressens parfois une certaine frustration, car avec l'IA, tout le monde peut désormais produire des textes bien rédigés. Il suffit de disposer des données et de demander à l'IA de rédiger un article. Je n'apprécie pas cette tendance. À long terme, elle pourrait conduire à l'émergence d'une génération de journalistes dont la qualité narrative serait amoindrie en l'absence de l'IA.
Quoi qu'il en soit, une dépendance excessive à l'intelligence artificielle peut réduire la capacité des journalistes à enquêter et à réfléchir de manière critique.
En conclusion, l'IA représente un outil puissant pour le journalisme moderne, mais elle ne doit en aucun cas remplacer le rôle central du journaliste. Au Burkina Faso, son utilisation doit être réfléchie, éthique et complémentaire de l'investigation humaine. L'idéal reste un équilibre : tirer parti de l'IA pour gagner en efficacité et en précision, tout en conservant l'analyse critique et le jugement humain comme fondements de la pratique journalistique ».
Rachid Assade Zongo, journaliste
« Ce qu'il convient de souligner, selon moi, c'est que l'intelligence artificielle est devenue un outil indispensable dans le travail journalistique. La problématique de la désinformation, qui constitue aujourd'hui un enjeu majeur, nous interpelle sur la nécessité de recourir à des ressources modernes, telles que l'intelligence artificielle, afin de faciliter et renforcer notre travail en tant que journalistes.
Toutefois, au-delà de son rôle d'outil essentiel, il ne faut pas perdre de vue que l'intelligence artificielle demeure un couteau à double tranchant. Si les journalistes peuvent l'utiliser pour améliorer leur efficacité et la qualité de leurs productions, elle est également exploitée, malheureusement, par certains acteurs à des fins malveillantes. Dans ce contexte, l'enjeu pour nous, journalistes, est de tirer le meilleur parti de ce que l'intelligence artificielle peut nous apporter, notamment pour professionnaliser davantage notre pratique.
Il est vrai que certains demeurent sceptiques quant à l'usage de l'intelligence artificielle dans le travail journalistique. Ces réticences peuvent se comprendre et se justifier. Néanmoins, il apparaît que cet outil peut contribuer à faciliter le travail journalistique, quel que soit le support, qu'il s'agisse de la presse écrite, de la télévision, de la radio ou d'autres médias ».
Rachid Assade ZongoSimplice Zongo du Reporter
« En tant que journaliste, je pense que l'intelligence artificielle facilite notre travail de collecte et de vérification de l'information. C'est un outil qu'il convient toutefois d'utiliser avec beaucoup de précaution, en restant vigilant face aux risques d'erreurs ou d'hallucinations. Malgré ces limites, l'IA demeure importante et permet, dans une certaine mesure, de nous soulager dans notre travail journalistique.
Certes, l'IA peut être utilisée, mais elle ne doit en aucun cas remplacer le journaliste. Il est essentiel de garder à l'esprit qu'elle reste un outil d'appui et non une fin en soi. Selon moi, il ne faut donc pas y recourir de manière systématique, sans réflexion préalable.
L'IA peut néanmoins être utile pour certaines tâches spécifiques, comme la reformulation de textes. Cela se pratique déjà dans les rédactions, notamment lors des phases de production et de correction des contenus. Utilisée dans ce cadre précis, elle peut constituer un appui intéressant et contribuer à améliorer l'efficacité du travail journalistique ».
Les participants à la formationPropos recueillis par Samirah Bationo
Lefaso.net
Jeter des sachets d'eau, des mouchoirs usés ou toutes sortes de déchets en pleine circulation est devenu, au fil des années, un comportement tristement banal à Bobo-Dioulasso. Une pratique largement décriée, souvent attribuée à l'incivisme de certains citoyens, même si d'autres évoquent le manque de poubelles accessibles dans les espaces publics. Désormais, cet argument ne tient plus. La ville de Sya amorce en effet un tournant visible dans la lutte contre l'insalubrité urbaine.
Si vous êtes à Bobo-Dioulasso, vous avez surement constaté, ces derniers temps, l'installation de bacs à ordures dans certaines artères de la ville. Offrant ainsi aux populations des points de collecte accessibles et visibles afin de freiner un tant soit peu les comportements inciviques. Au centre-ville, le changement est visible. Une innovation qui ne passe pas inaperçue et qui traduit la volonté de certains acteurs du privé de répondre concrètement à la problématique de la salubrité urbaine. Des poubelles urbaines ont été installées à intervalles réguliers, de part et d'autre de la chaussée. Une initiative saluée par les usagers et qui s'étend progressivement à d'autres grandes artères, avenues et ronds-points de Bobo-Dioulasso.
La gestion des déchets ménagers demeure l'un des défis majeurs des autorités municipales. Chaque jour, plusieurs centaines de tonnes d'ordures sont produites, dont une part importante n'est pas collectée à temps. Résultat : des dépotoirs sauvages prolifèrent, notamment dans les ravins de la ville, accentuant aussi les risques environnementaux et sanitaires. Les inondations survenues il y a deux ans dans le centre-ville, aggravées par l'obstruction des canalisations par les déchets, ont été un signal d'alarme.
Des poubelles urbaines pour freiner l'incivisme et assainir la ville de Bobo-DioulassoDes poubelles pour responsabiliser les citoyens
C'est dans ce contexte que l'Initiative communautaire de développement a initié le projet « Initiative communautaire pour l'assainissement de Sya », un plan d'urgence axé à la fois sur la prévention, la sensibilisation et l'action concrète. C'est ainsi qu'elle a lancé une vaste opération d'installation de poubelles urbaines afin d'offrir aux citoyens des points de collecte accessibles, et adaptés aux réalités urbaines. Au-delà de l'aspect infrastructurel, cette initiative vise aussi à interpeller les consciences.
En mettant des poubelles à la disposition des populations dans les lieux publics, les acteurs entendent réduire les comportements inciviques et encourager une gestion responsable des déchets. Désormais, jeter un déchet par terre ne saurait être justifié par l'absence de poubelle à proximité. Ces corbeilles urbaines jouent un rôle essentiel dans la propreté des rues, des trottoirs, des chaussées piétonnes et des voies de circulation. À travers cette action, les acteurs affichent clairement leur ambition qui est de faire de la cité de Sya une ville propre, moderne et attractive.
Un projet aux fondements environnementaux, sanitaires et économiques
Économiste de formation et spécialiste dans la planification du développement, Ben Abdallah Sanon, coordonnateur dudit projet, explique que l'initiative repose sur trois piliers essentiels : l'environnement, la santé publique et l'économie. « L'État et les collectivités investissent énormément dans l'assainissement, mais nous restons souvent dans un cercle vicieux. On nettoie nos rues aujourd'hui et le lendemain, la situation redevient la même », constate-t-il.
Pour Ben Abdallah Sanon, coordonnateur du projet, la première phase du projet cible prioritairement le centre-villeAu-delà des impacts environnementaux et sanitaires, l'insalubrité pèse également sur les ménages à travers les maladies qu'elle engendre. À l'inverse, le secteur de la gestion des déchets offre de réelles opportunités en matière de création d'emplois et de nouvelles sources de revenus.
A l'en croire, le chemin parcouru n'a pas été facile, « il a été fait de défis et de contraintes ». Qu'à cela ne tienne, il a salué l'engagement de tous les collaborateurs directs ou indirects, les partenaires, qui a permis la réalisation du projet. Il a également rendu hommage aux anciens maires de la commune pour leur appui-conseil, ainsi qu'aux chefs coutumiers. « Aussi, il fallait prendre en compte les notabilités coutumières qui ont beaucoup apporté à ce projet. Voilà pourquoi le projet porte le nom Programme social de la chefferie coutumière de Sya, en voulant leur rendre hommage », a-t-il confié.
Initialement conçu pour 2 000 poubelles, le projet a rapidement été revu à la hausse pour atteindre 10 000 bacs à ordures, afin d'assurer un maillage territorial progressif de toute la ville, y compris les 36 villages rattachés à la commune. Chaque poubelle, fabriquée en fer galvanisé et dotée de trois couches de peinture (dont une anti-rouille), coûte 50 000 FCFA. Le financement repose essentiellement sur la responsabilité sociale des entreprises. Au-delà de cette responsabilité sociale, il fallait aussi proposer une contrepartie qui est la visibilité.
Au-delà de l'installation des bacs, le projet met un accent particulier sur la sensibilisation« Voilà pourquoi nous sommes partis sur la base de poubelles publicitaires publiques. Pour le processus de mobilisation de fonds, nous partons vers les partenaires et chaque bac à ordures a une couleur bien définie et des spécificités de l'entreprise ayant financé la production », a-t-il expliqué. A ce jour, plusieurs sociétés ont déjà répondu à l'appel, sans oublier des particuliers engagés. En contrepartie, les bacs servent de supports publicitaires combinant assainissement et embellissement urbain.
Responsabiliser pour une ville durable
La première phase du projet cible prioritairement le centre-ville, zone à forte concentration humaine et économique. Le périmètre couvre notamment l'avenue Châlons-en-Champagne, c'est-à-dire de la place de la Femme au rond-point du Cinquantenaire, en passant par la maison de la Culture. Du rond-point du Cinquantenaire à la place de la Nation, puis à la place Thomas Sankara et le boulevard de la Révolution, etc. Une stratégie pensée pour que la sensibilisation diffuse du centre vers les quartiers et les ménages.
Selon le coordonnateur, l'accueil des populations a été largement positif. « Le sentiment que nous avons, c'est un sentiment de satisfaction. Les commerçants et les riverains se sont approprié le projet. Certains ménages sollicitent même des poubelles privées », se réjouit-il. Avant d'indiquer que l'installation de ces poubelles a suscité un changement de mentalité au sein de la population, en matière d'insalubrité.
Pour Ben Abdallah Sanon, l'installation de ces poubelles a suscité un changement de mentalité au sein de la population, en matière d'insalubritéAu-delà de l'installation des bacs, le projet met un accent particulier sur la sensibilisation. « Il faut que les riverains sachent que lorsque je décide de jeter un sachet d'eau dans un bac à ordures, il faut d'abord le vider. Et lorsque je décide aussi d'y mettre des aliments périssables, il faut tenir compte de la putréfaction, donc du coup, trouver un sachet dans lequel on peut attacher les aliments périssables avant de les mettre dans les bacs à ordures », a -t-il expliqué.
Un comité de suivi assure également l'entretien périodique des poubelles afin d'en prolonger la durée de vie. Pour les initiateurs, ces bacs sont désormais des biens publics qui appellent à la responsabilité collective. « Une ville propre ne se construit pas seulement avec des poubelles, mais avec des citoyens engagés », rappelle Ben Abdallah Sanon.
L'ambition affichée est de faire de Bobo-Dioulasso une ville propre, moderne et attractive, tout en contribuant à réduire le budget communal consacré à l'assainissement et à soutenir les efforts du gouvernement. L'Initiative communautaire de développement appelle d'ailleurs d'autres entreprises et citoyens au mimétisme. « Car, au final, la lutte contre l'insalubrité est l'affaire de tous », a-t-il conclu.
Romuald Dofini
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Le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, a reçu ce lundi 19 janvier 2026 en audience, le président de la Commission de l'Union économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), Abdoulaye Diop, indique la direction de la communication de la Présidence.
Le président de la Commission a dressé un bilan positif de la vie de l'UEMOA au Président du Faso. Il a indiqué que le Burkina Faso se distingue particulièrement par ses performances dans la croissance économique, la maîtrise de l'inflation, la gestion de la dette, l'équilibre des comptes extérieurs et la consolidation du solde budgétaire.
Abdoulaye Diop a aussi loué la forte capacité de mobilisation des ressources publiques, ces deux dernières années par le pays des Hommes intègres. « C'est une expérience que nous avons notée et qui doit être partagée. Cette capacité à mobiliser des ressources qui permettent de consolider les comptes publics et de donner plus d'espace budgétaire pour faire face aux besoins des populations et aux différents engagements », a-t-il souligné.
Parmi les bonnes pratiques évoquées et mises en exergue, figurent les Initiatives présidentielles que M. Diop trouve alignées sur le plan stratégique Impact 2030 de l'UEMOA. Cette audience a été également une occasion pour M. DIOP d'exprimer la solidarité de l'Union face à la situation sécuritaire dans l'espace communautaire et de saluer les efforts du gouvernement et du Peuple burkinabè pour sortir victorieux.
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Source : Présidence du Faso
L'ambassade du Japon au Burkina Faso et l'association Arbre à palabre pour le développement au Burkina Faso ont signé un accord de don en faveur de l'école primaire publique de Nemnin de Silmiyiri, située dans la commune de Ouagadougou. La signature a eu lieu ce lundi 19 janvier 2026, à Ouagadougou.
L'accord a été paraphé par Nagashima Jun, ambassadeur du Japon au Burkina Faso, et Adama Ouédraogo, président de l'association Arbre à palabre pour le développement. Il porte sur un montant de 110 601 euros, soit plus de 72 millions de francs CFA. Ce montant est destiné à la réalisation d'infrastructures éducatives au profit de l'établissement.
Selon Adama Ouédraogo, président de l'association Arbre à palabre, ce financement permettra la construction d'un bâtiment scolaire, de latrines ainsi que d'un forage équipé d'un système de pompage à énergie solaire, afin d'améliorer l'accès à l'eau potable au sein de l'école. À ces infrastructures s'ajoute la fourniture d'équipements scolaires, comprenant 101 ensembles de tables-bancs pour les élèves, quatre étagères et 68 chaises destinées à la salle de réunion.
Le président de l'association, Adama Ouédraogo« Cette réalisation permettra à l'école d'accueillir davantage d'élèves, et, surtout, d'offrir une continuité pédagogique. La salle de réunion à vocation multifonctionnelle qui sera construite contribuera au rayonnement de l'école.
Grâce à cette salle, l'école pourra même devenir un centre important au sein de la circonscription d'éducation de base, en accueillant diverses activités. Aussi, la réalisation du forage équipé permettra de garantir l'accès à l'eau potable et de réduire la tâche laborieuse que représente la corvée d'eau pour les élèves », a indiqué l'ambassadeur du Japon au Burkina Faso.
L'ambassadeur du Japon et le président de l'association échangent les paraphesEt d'ajouter : « La signature de cet accord de don aujourd'hui n'est pas qu'une formalité administrative, mais un acte de foi en l'avenir. Au Japon, nous disons que le savoir est un trésor qui suit son propriétaire partout, c'est pourquoi nous avons décidé de soutenir ce projet inclusif qui permettra aux élèves, notamment déplacés internes, d'acquérir le savoir. Au Burkina Faso, il est dit que le savoir est une richesse que l'on ne peut pas voler. Ainsi nos deux cultures, bien que géographiquement distantes, partagent la conviction que l'éducation est le socle de tout développement ».
Nagashima Jun a invité l'association à respecter les termes du contrat mais aussi à veiller à ce que les infrastructures soient de qualité afin que les élèves puissent bénéficier d'un bon encadrement.
Pour le président de l'association, Adama Ouédraogo, ce don vient à point nommé car l'école Nemnin de Silmiyiri est dans le besoin. Il pense que cela va contribuer à l'amélioration des conditions d'enseignement et d'apprentissage dans cette zone de la capitale burkinabè.
L'association a une année pour finaliser les travaux. Mais son président a rassuré que les travaux seront exécutés dans un délai accéléré de six mois, afin d'améliorer les conditions d'éducation des enfants et de soutenir les enseignants.
À cette occasion, il a aussi exprimé sa gratitude envers le Japon et promis de ne pas trahir la confiance accordée.
Ce don s'inscrit dans le cadre de l'appui aux projets locaux dénommé « Don aux micro-projets locaux contribuant à la sécurité humaine », un mécanisme de financement du gouvernement du Japon. À travers ce programme, le Japon apporte un soutien aux organisations non gouvernementales et aux associations à but non lucratif œuvrant pour l'amélioration des conditions de vie des populations burkinabè, en particulier celles des communautés de base.
Diallo Rama
Clémentine Koama (stagiaire)
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Ce lundi 19 janvier 2026, la Confédération paysanne du Faso (CPF) a remis du riz et du ciment en soutien à l'initiative présidentielle Faso Mêbo. La cérémonie officielle de remise a eu lieu sur le site situé au sein du lycée Philippe Zinda Kaboré, à Ouagadougou.
Ce geste s'inscrit dans la volonté de la CPF de contribuer à l'édification du pays tout en apportant une aide concrète et utile à la mise en œuvre des travaux de construction du Burkina Faso, signe de son engagement patriotique.
Composé de cinq tonnes de riz local et de cinq tonnes de ciment, ce don est le fruit d'un engagement collectif des membres de la confédération dans le but de participer, à leur tour, à l'embellissement et au développement urbain du pays. « Si nous sommes là ce matin, c'est pour prouver notre acte patriotique, notre contribution à la nation », confie Laurent Domboué, président du conseil d'administration du CPF.
« L'acte que nous avons posé ce matin, c'est au nom de l'ensemble des producteurs du Burkina, et nous allons continuer à le faire », affirme Laurent Domboué, président du conseil d'administration du CPFTout en soulignant que cet acte a été posé au nom de tous les producteurs du Burkina, il invite les citoyens burkinabè à aussi s'engager pour la construction du Burkina Faso.
« L'acte que nous avons posé ce matin, c'est au nom de l'ensemble des producteurs du Burkina, et nous allons continuer à le faire, dans nos régions, dans nos provinces et aussi dans nos communes. Donc, j'invite tout un chacun à poser soi-même un acte de patriotisme, aussi petit soit-il, et à ne pas attendre d'avoir beaucoup », a-t-il poursuivi.
La valeur du don s'élève à environ trois millions de francs CFA. En dehors du don remis, les agents de la CPF ont activement participé aux travaux sur le site, notamment la fabrication des pavés.
En rappel, notons que la Confédération paysanne du Faso est une organisation paysanne créée en novembre 2002. Elle est une plate-forme d'organisations de producteurs agricoles qui regroupe plusieurs fédérations nationales et compte plus de 36 000 groupements et coopératives de base. La CPF a pour mission d'être un cadre d'échanges et de concertation ; d'assurer la défense des intérêts matériels et moraux des organisations membres et d'accompagner la professionnalisation des agriculteurs et des agricultrices.
Muriel Dominique Ouédraogo
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La Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) a, à travers un communiqué rendu public ce 19 janvier 2026, annoncé qu'elle va recourir aux procédures légales auprès de la Confédération Africaine de Football (CAF) ainsi que de la Fédération Internationale de Football Association (FIFA).
Cela, dans le but de statuer sur le retrait de l'équipe nationale sénégalaise du terrain lors de la finale face à l'équipe nationale marocaine, ainsi que sur les événements qui ont accompagné cette décision, suite à l'annonce par l'arbitre d'un penalty jugé correct à l'unanimité des spécialistes.
La FRMF indique que cette situation a eu un "impact significatif" sur le déroulement normal de la rencontre et sur la performance des joueurs.
Elle n'a pas manqué de remercier le public marocain pour sa présence massive et son soutien inconditionnel à l'équipe nationale pendant l'ensemble des matchs ainsi que des autres rencontres.
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Dans un communiqué en date du 19 janvier 2026, la Confédération Africaine de Football (CAF) dit condamner le comportement " inacceptable" de certains joueurs et officiels lors de la finale de la Coupe d'Afrique des Nations qui s'est jouée entre le Maroc et le Sénégal dans la soirée du 18 janvier 2026 à Rabat. " La CAF condamne fermement tout comportement inapproprié pendant les matchs, en particulier ceux visant l'équipe arbitrale ou les organisateurs du match", peut-on lire dans le communiqué.
La CAF a par ailleurs indiqué qu'elle examine toutes les images et soumettra l'affaire aux instances compétentes afin que des mesures appropriées soient prises à l'encontre des personnes reconnues coupables.
Medicus Mundi Italia souhaite recevoir la candidature pour le marché référencé MMI/FO/AOL/2026/001 afin d'attribuer un CONTRAT CADRE DE FOURNITURE DE PRODUITS ALIMENTAIRES – SOUMBALA, POISSON SEC, PÂTE D'ARACHIDES dans la région du CENTRE et de NANDO (ex - Centre OUEST) du Burkina Faso. Ce marché est divisé en 6 lots
Lot 1 : Soumbala – Région du Centre
Lot 2 : Soumbala – Région du Nando (ex-Centre-Ouest)
Lot 3 : Poisson sec – Région du Centre
Lot 4 : Poisson sec – Région du Nando (ex-Centre-Ouest)
Lot 5 : Pâte d'arachide – Région du Centre
Lot 6 : Pâte d'arachide – Région du Nando (ex-Centre-Ouest)
Le dossier d'appel d'offres peut être obtenu en s'adressant à l'adresse suivante : procurement.bf@medicusmundi.it
La date limite de soumission des offres est fixée au 19.02.2026 à 16h00.
AFRIK LONNYA SA est une société anonyme de droit burkinabè au capital de 200 000 000 FCFA créée en 2008. Elle intervient dans les domaines de l'énergie (construction, transport et distribution d'énergies conventionnelle et solaire) de l'informatique (génie logiciels, réseaux et systèmes d'information, infogérance, vente de matériel, maintenance…), des télécommunications (solutions d'interconnexion par FO et FH, internet par VSAT, téléphonie IP, visioconférence, etc.) et de l'appui institutionnel (renforcement des capacités des structures, assistance en maîtrise d'ouvrages, études et réalisation de plans d'urbanisation, Système d'information…).
Le siège social de la Société est situé à Ouagadougou, 335, Av. Tangsoaba, secteur 6 (ex-sect. 8 Gounghin), Adresse : 17 BP 352 Ouagadougou 17 ; E-mail : contact@afriklonnya.com.
En vue de renforcer la conformité légale et règlementaire de ses activités, la Société recherche un (e) juriste correspondant à la description suivante :
I. Description du poste :
Sous l'autorité hiérarchique de l'Administrateur général, le ou la candidat (e) retenu (e) sera chargé (e) de :
– assister la direction générale et les différents services sur toutes les questions de droit ;
– assurer une veille juridique permanente pour anticiper les évolutions législatives et réglementaires impactant la société ;
– participer à l'élaboration des stratégies de l'entreprise en garantissant leur conformité juridique ;
– contribuer à l'efficacité des processus de négociation et la conclusion des contrats ;
– rédiger, analyser et négocier divers contrats (partenariats, fournisseurs, clients, prestataires, etc.) ;
– sécuriser les engagements contractuels de l'entreprise et prévenir les risques de contentieux ;
– représenter et défendre l'entreprise en cas de litige ;
– gérer les relations éventuelles avec les avocats, huissiers et autres conseils externes ;
– assurer le suivi des procédures judiciaires et administratives ;
– mettre en place et contrôler les procédures internes afin de garantir la conformité légale et règlementaire ;
– assurer la conformité légale et règlementaire ainsi que la gestion des risques se rapportant aux activités de la société ;
– sensibiliser les équipes aux bonnes pratiques juridiques et au respect des obligations légales et règlementaires ;
– aassurer l'accompagnement des projets stratégiques (développement international, acquisition, restructuration, etc.) ;
– réaliser toute autre tâche à lui confiée par l'Administrateur général.
II. Profil exigé :
2.1. Formation : diplôme de niveau Bac + 5 en droit des affaires ou diplôme équivalent.
2.2. Expérience professionnelle : au moins trois (3) années acquises à un poste similaire.
2.3. Compétences techniques : (i) une maîtrise des procédures de passation des marchés) ; (ii) des compétences en analyse et sécurisation des contrats (marchés publics, contrats commerciaux, partenariats techniques), (iii) une bonne aptitude à la gestion des contentieux et précontentieux (rédaction de mémoires, suivi des litiges, représentation juridique…) (iv) une maîtrise du droit des affaires et du droit OHADA ; (v) une capacité à la veille juridique dans les secteurs d'intervention de la Société.
III. Conditions générales :
3.1. Âge requis : être âgé de dix-huit (18) ans au moins et de quarante-cinq (45) ans au maximum au 31 décembre 2025.
3.2. Qualités personnelles : (i) sens de l'organisation, (ii) facilité d'adaptation, (iii) esprit d'équipe et (iv) bonne moralité et (v) esprit d'initiative.
3.3. Procédure de recrutement : Le recrutement se déroulera en deux (2) phases comme suit : (i) une phase de présélection des candidats sur la base d'évaluation des dossiers et (ii) un test de sélection suivi d'un entretien.
Seuls les candidats dont les dossiers ont été retenus, à l'issue de la phase de présélection, seront autorisés à concourir. Les épreuves porteront sur une épreuve technique et une épreuve de rédaction administrative.
Acte de candidature :
Les candidatures comprenant : (i) un curriculum vitae actualisé daté et signé, (ii) un extrait du casier judiciaire datant de moins de trois (3) mois, (iii) une copie certifiée conforme du diplôme requis, (iv) des justificatifs d'expérience (attestations de travail et/ou certificats de travail ), (v) d'éventuelles certifications devront parvenir à l'adresse recrutement@afriklonnya.com au plus tard le vendredi 31 janvier 2026 à 23 heures 59 minutes.
Les grandes familles Metouolè représentées par Monsieur PODA Basile à Ouagadougou, très touchées par vos élans de solidarité, d'amitié et de compassion, vous remercient du fond du cœur pour vos soutiens multiples et multiforme, à l'occasion du rappel à Dieu de leur fils, frère, cousin, neveu, petit fils
SOME Montou Alphonse,
Administrateur des services financiers, précédemment en service à la Direction générale de la Coopération.
Nos sincères remerciements vont particulièrement à l'endroit :
– de Madame la Ministre déléguée auprès du Ministre de l'économie et des finances chargée du Budget ;
– de Monsieur le Directeur général de la Coopération et son personnel ;
– de Monsieur le Directeur général du Bureau Burkinabè du Droit d'Auteur et son personnel ;
– de l'Aumônerie de l'Hôpital Yalgado OUEDRAOGO ;
– de la Promotion 2003-2007 de l'UFR-SEG ;
– de la Promotion 2010-2012 des Administrateurs des services financiers de l'ENAREF ;
– des familles alliées, amis, collègues et connaissances.
PROGRAMME DES MESSES POUR LE REPOS DE SON ÂME
– La Paroisse universitaire Saint Albert le Grand de la Rotonde (messe de 13heures)
Du 26 au 30 janvier et du 02 au 06 février 2026
– La Paroisse Saint Camille 1200 lgts et la Paroisse Saint François d'Assise Karpala (messe de 09heures)
Les dimanches 1er, 8, 15 et 22 février et le dimanche 1er mars 2026
– La Chapelle du Collège de la Salle en face de la cathédrale de Ouagadougou (messe Dagara à 10h30mn) les derniers dimanches des mois de janvier-février-mars-avril-mai et juin.
Les grandes familles SIRIMA, DIALLO, à Timperba, Niangoloko, Soubakaniedougou, Safané, Banfora, Orodara, Bobo-Dioulasso, Ouagadougou, Abidjan, Bamako, Dakar, Canada et aux USA,
Les grandes familles COULIBALY, YE, GOUO, SERE, DIAKITÉ, SAKIRA, KAMANDOZO, KARANTAO, KOTE, SENDE, DRABO, SAGNON, HEMA, OUATTARA, SOULAMA, COMPAORE, ZABRE, TRAORE, FOFANA, HEBIE, GUIRO, KABORE, SOMA, KARAMA, KOAMA, SOURABIE, BARRO, FAYAMA, KONATE, SOME, DABIRE, LANKOANDE, HARO, TAMPANGA, ROUAMBA, KANTAGBA, YODA, GUEYE, OUEDRAOGO à Niangoloko, Banfora, Orodara, Bobo-Dioulasso, Ouagadougou, Fada, Bogande, Koupéla, Pouytenga, Ouangolodougou, Kimini, Safané, Ouahabou, Abidjan et Bamako,
Les familles alliées BAMBARA, DIOP, KYELEM, BENDJO à Garango, Dakar, Koupéla, et Abidjan,
Les frères, sœurs, cousins, cousines, nièces et neveux,
La veuve SIRIMA née DIALLO Messita,
Les enfants :
BAMBARA/SIRIMA Safiatou Estelle, SIRIMA Tansi Moussa Arnaud, KYELEM/SIRIMA Yahsmina Sandrine, BENDJO/SIRIMA Faridah Diane,
Les petits-enfants : Maria, Ethan, Zoé, Nicolas Abdel Shakur, Amir Terry, Paul Owen, Aaron,
Profondément touchés par vos prières, vos marques de compassion, de sympathie et de solidarité, ainsi que par vos nombreux soutiens multiformes dont vous leur avez témoigné lors du rappel à Dieu, le 06 décembre 2025 à Ouagadougou, suivi de l'inhumation le 13 décembre 2025 à Niangoloko, de leur regretté époux, père, grand-père, oncle, frère, fils, neveu, beau-frère et beau-père,
Monsieur SIRIMA Bissiri Joseph
Conseiller des Affaires Économiques à la retraite,
Ancien Ministre délégué à la Présidence chargé des Réformes Économiques,
Ancien Secrétaire Technique Permanent du Programme d'Ajustement Structurel (STP-PAS),
Ancien Coordonnateur National du Millennium Challenge Account (MCA-BF),
Ancien Député à l'Assemblée Nationale,
Grand Officier de l'Ordre de l'Etalon
réitèrent leur gratitude et sincères remerciements :
A Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Ancien Président du Faso, et à sa délégation ;
A la Grande Chancellerie des Ordres Burkinabè ;
A Monsieur Ismaël SOMBIE, Ministre d'Etat, Ministre de l'Agriculture, des Ressources animales et halieutiques ;
A Monsieur Serge Gnaniodem PODA, Ministre de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat ;
A Monsieur le Président de la Cour des Comptes ;
Aux Honorables Députés de l'Assemblée Législative de Transition (ALT) ;
A Messieurs les Anciens Premiers Ministres ;
A Mesdames et Messieurs les Anciens Ministres ;
A Mesdames et Messieurs les Anciens Députés de l'Assemblée Nationale ;
Aux membres de la délégation du Conseil National du Patronat Burkinabè ;
Au Président de la Délégation Spéciale Consulaire de la Chambre de Commerce et d'Industrie et à sa délégation ;
Aux opérateurs économiques de la région du Kadiogo, du Guiriko et du Tannounyan
A Son Excellence le Larlé Naaba ;
Au Nabaa Saaga kiib woubda, Chef de Simbo ;
A Mgr Lucas Kalfa SANOU, Évêque du Diocèse de Banfora ;
Au Grand Imam de Niangoloko ;
Aux chefferies coutumières de Niangoloko, Banfora et Diarabakoko ;
A l'Abbé Thomas HEMA, à Niangoloko ;
A la Coordination Saint Mathieu de la CCB Saint Étienne ;
Aux Sœurs religieuses et à la CCB de Niangoloko ;
A la communauté chrétienne de la paroisse Notre-Dame du Perpétuel Secours de Niangoloko
A la Communauté chrétienne de Banfora et de Niangoloko ;
A la Communauté musulmane de Banfora et de Niangoloko
Au Président de la Délégation Spéciale de Niangoloko et à sa délégation ;
Aux Autorités politiques, administratives, coutumières et religieuses ;
Aux Forces de défense et de sécurité et les Volontaires pour la défense de la patrie de la région de Tannounyan ;
Aux responsables et militants du Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP) ;
A la délégation de la banque UBA Burkina ;
Aux anciens collaborateurs du Millenium Challenge Account Burkina Faso ;
Aux anciens collaborateurs du STP/PAS ;
Aux délégations venues de la Côte d'Ivoire et du Mali ;
A la délégation venue de Bogandé ;
A la grande famille de la parenté à plaisanterie ;
Aux ressortissants du Djôro, du Guiriko et de Tannounyan ;
A la population de Niangoloko et des villages environnants ;
Aux voisins et jeunes du quartier Gounghin de Ouagadougou ;
Au Directeur Général du CHU-Bogodogo ainsi qu'à son personnel ;
Au responsable de la Clinique Saint-Jean ainsi qu'à son personnel ;
Au responsable de la Clinique du Bois ainsi qu'à son personnel ;
Au Docteur Jean-Paul KABORE, cardiologue ;
Aux hommes et femmes de médias ;
Aux parents, amis et connaissances du défunt ;
Aux amis, collègues et connaissances des différentes familles ;
Aux collègues, amis et connaissances des enfants ;
Aux délégations socioprofessionnelles ;
A toutes celles et à tous ceux qui, de près ou de loin, ont apporté leur soutien moral, matériel et spirituel ;
Ils s'excusent auprès de toutes les personnes dont les noms n'ont pu être cités.
Que Dieu, le Tout-Puissant, rende à chacun au centuple ses bienfaits.
« J'ai mené le bon combat, j'ai achevé ma course, j'ai gardé la foi. Et je n'ai plus qu'à recevoir la couronne de la justice. » 2 Timothée chapitre 4, verset 7 à 8
UNION DE PRIERE
PROGRAMME DES MESSES
L'UEMOA se réjouit de la victoire du Sénégal en finale de la CAN 2025 à Rabat et adresse ses chaleureuses félicitations aux Lions de la Teranga pour cet exploit qui honore toute la région de l'UEMOA.
Communiqué
C'est avec un réel plaisir que j'ai suivi la belle victoire de l'équipe nationale de football du Sénégal ce 18 janvier 2026 à Rabat au Royaume du Maroc. En remportant la prestigieuse Coupe d'Afrique des Nations édition 2025, LES LIONS DE LA TERANGA honorent l'ensemble des populations de l'espace de l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA).
Je leur adresse, au nom de l'ensemble des Membres et Personnel des Organes de l'UEMOA, nos chaleureuses félicitations.
Abdoulaye DIOP
Secteur d'activité : Mutualité sociale
Secteurs d'activités additionnels : Santé et prestations sociales
Spécialité concernée : Agent de soutien.
Niveau du poste : cadre moyen.
Nombre de poste : 01.
Recruteur : Mutuelle des Agents des Finances (MUAFI).
Structure bénéficiaire : Mutuelle des Agents des Finances (MUAFI).
Type de contrat : Contrat à durée déterminée (CDD).
Lieu d'affectation : Ouagadougou.
Période de dépôt des candidatures : mardi 16 décembre 2025 au mercredi 24 décembre 2025 à 23 heures 59 minutes.
Nombre de candidatures réceptionnées : soixante-huit (68) dossiers.
Nombre de candidatures recevables : six (06) dossiers.
Sous réserve d'un contrôle approfondi, les candidats dont les noms suivent sont présélectionnés par ordre alphabétique au recrutement d'un(e) Agent (e) de Bureau au profit de la Mutuelle des Agents des Finances (MUAFI).
Ce sont :
Arrêté la présente liste à six (06) présélectionnés.
Les candidats présélectionnés sont informés que la phase pratique et l'entretien oral se tiendront le dimanche 25 janvier 2026 à l'Institut des Finances Publiques du Burkina ‘IFPB) ex ENAREF sis à Wayalghin à Ouagadougou.
L'appel des candidat (e) s aura lieu à 6h30 mn.
NB : La Mutuelle des Agents des Finances (MUAFI) se réserve le droit de donner une suite ou pas à ce processus de recrutement.
Le Président du Conseil d'Administration
Mahamadou DRABO./-
La grande finale du concours musical Faso Academy 2025 s'est tenue dans la soirée du vendredi 16 janvier 2026 à Ouagadougou, marquant l'apothéose d'une édition de relance fortement attendue. À l'issue des délibérations du jury, Rahaynatou Ouédraogo a été sacrée lauréate avec une moyenne de 17,33, au terme d'une compétition jugée de haut niveau.
La cérémonie a enregistré la présence du ministre de la communication, de la culture, des arts et du tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, venu témoigner le soutien de l'État à cette initiative culturelle portée par la Radiodiffusion télévision du Burkina (RTB). Sa participation a donné un cachet particulier à cette finale, symbole de la relance effective de Faso Academy après plusieurs années d'interruption.
Pour cette édition 2025, la RTB a sillonné les régions du Burkina Faso, dans une volonté affirmée d'inclusivité et de valorisation des talents à l'échelle nationale. Environ quarante candidats ont pris part au concours. La finale a opposé cinq candidats issus des régions du Kadiogo, du Guiriko, du Nando et des Koulsé. Au terme des prestations finales, Rahaynatou Ouédraogo, représentant la région du Kadiogo, s'est imposée face aux autres finalistes.
Rahaynatou Ouédraogo entend intégrer les corrections du jury pour s'améliorer et proposer des œuvres de qualitéLe jury, composé de Greg Burkimbila, Maï Lingani et ATT, a évalué les candidats sur plusieurs critères : la justesse de la voix, la synchronisation, la maîtrise du texte et l'expression scénique. La lauréate repart avec un trophée, un chèque d'un million de francs CFA, un bon de consommation de 250 000 FCFA offert par Intérieur Maison, une moto, ainsi que divers gadgets.
Visiblement émue, Rahaynatou Ouédraogo a salué l'esprit de camaraderie qui a marqué cette aventure artistique. « C'est un soulagement et un gros sentiment de joie, même si mes camarades n'ont pas démérité. Je suis très contente parce que c'était une aventure riche en émotions et en expérience. J'ai eu des difficultés sur ma deuxième prestation, ce qui m'a un peu fait peur. La prochaine étape, c'est de mettre en pratique les conseils du jury pour m'améliorer et me lancer dans la musique », a-t-elle confié.
Le prix du public est revenu à Julia Baki, candidate de la région des Koulsé, originaire de Kaya. Elle a recueilli 1 044 voix, soit 55,88 % des suffrages exprimés.
Au cours de la soirée, le ministre Pingdwendé Gilbert Ouédraogo a salué l'engagement de l'ensemble des acteurs ayant permis la relance de Faso Academy. Il a également fait plusieurs annonces majeures, tant à l'endroit des finalistes que pour les programmes à venir de la RTB, qualifiée de « chaîne au cœur des grands événements ».
Dans les semaines à venir, la télévision nationale prévoit la diffusion de nouveaux programmes, notamment des dessins animés “made in Burkina”, de nouvelles séries burkinabè et des émissions inédites, dans une dynamique de promotion de la création locale.
En plus des prix déjà attribués, le département de la Culture offre aux candidats finalistes un bon d'enregistrement d'album pour leurs compositions personnelles. Il est également prévu la réalisation d'un clip vidéo d'une chanson des finalistes, en hommage aux vaillantes forces combattantes.
le public s'est fortement mobilisé pour la finaleDe son côté, le directeur de la Télévision nationale, Pascal Kané, s'est réjoui de la qualité de la finale. « Nous sommes satisfaits de ce que nous avons vu ce soir. C'était une finale de haut niveau jusqu'à la fin, au point qu'on se demandait qui allait remporter. Nous avons fait le tour de toutes les régions du Burkina pour nous retrouver aujourd'hui. Nous sommes très ravis de ce résultat et nous avons tenu à ce que toutes les régions puissent participer à ce concours », a-t-il déclaré.
Le ministre a aussi invité les Burkinabè à soutenir les médias publics, à la fois pour leur rôle de vecteur de promotion culturelle et pour le travail quotidien qu'ils accomplissent afin de répondre aux aspirations du peuple en matière de souveraineté, de liberté et de dignité, dans une perspective de développement endogène durable.
Farida Thiombiano
Lefaso.net
Le projet de loi portant statut de la chefferie coutumière et traditionnelle, adopté ce mercredi 14 janvier 2026, rappelle que toute investiture doit strictement respecter les règles coutumières établies, excluant toute forme d'autoproclamation. Il institue l'obligation de procès-verbaux transmis aux autorités compétentes, affirme la neutralité de l'administration publique et précise les mécanismes disciplinaires pouvant conduire à la déchéance d'un chef. Ces dispositions visent à renforcer la légitimité, la transparence et la stabilité des chefferies coutumières et traditionnelles.
L'investiture ou l'intronisation d'une personne se fait conformément aux formes de dévolution établies par les règles coutumières et traditionnelles de sa communauté. L'autoproclamation est à ce propos de nul effet et passible de sanction. Par ailleurs, l'investiture, la désignation ou l'intronisation devra faire l'objet d'un procès-verbal, adressé à l'autorité coutumière ou traditionnelle immédiatement supérieure ou compétente. Toutefois, le procès-verbal du chef traditionnel ou coutumier ne relevant pas d'un autre devra être établi par I'instance de désignation, d'intronisation ou d'investiture et transmis à l'autorité administrative compétente dans le délai d'un mois, précise l'article 10.
Aux termes de l'article 13, « chaque entité coutumière ou traditionnelle codifie les règles de dévolution et de perte du pouvoir de sa chefferie qu'elle transmet au chef de circonscription administrative compétent. Les règles de dévolution et de perte du pouvoir des différentes chefferies coutumières ou traditionnelles sont compilées dans un répertoire établi par voie règlementaire. »
« L'État accompagne au besoin les autorités coutumières et traditionnelles compétentes dans l'exécution des sanctions », souligne l'alinéa 3 de l'article 15Par ailleurs, l'administration publique observe une neutralité dans la procédure de désignation, d'intronisation et d'investiture des chefs coutumiers et traditionnels, souligne l'alinéa 1 de l'article 14.
« Toutefois, les autorités coutumières ou traditionnelles habilitées à désigner, introniser ou investir peuvent recourir aux pouvoirs publics en vue du maintien ou du rétablissement de l'ordre public », lit-on dans le texte, précisément à l'alinéa 2 de l'article 14. Au sujet de la déchéance, on retient, conformément à l'article 15, que les autorités coutumières et traditionnelles investies du pouvoir de nomination des chefs coutumiers et traditionnels exercent à l'égard de ces derniers un pouvoir disciplinaire. L'autorité coutumière ou traditionnelle compétente prononce les sanctions, de même que la perte de la qualité et du titre de chef coutumier ou traditionnel.
Rappelons, à la lecture de l'article 16, que « la perte de la qualité de chef coutumier ou traditionnel ou la déchéance du chef coutumier ou traditionnel fait l'objet d'un procès-verbal établi par l'instance coutumière ou traditionnelle compétente et transmis au chef de circonscription administrative compétent dans le délai d'un mois. » Et à l'article 17 de conclure : « Tout chef coutumier ou traditionnel déchu de ses fonctions ou de son titre ne peut être nommé par une autre autorité coutumière ou traditionnelle. »
Erwan Compaoré
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Dans les marchés de Kalgondin et de Patte d'Oie, à Ouagadougou, les étals de charbon se font de plus en plus rares. Depuis le mois de novembre, la pénurie de charbon de bois conjuguée à une hausse vertigineuse des prix met à rude épreuve des vendeuses et des ménages déjà fragilisés par la vie chère et la pénurie de gaz domestique.
Vendeuse de charbon depuis cinq ans au marché de Kalgondin, Alimata Drabo vit aujourd'hui une situation qu'elle qualifie de « très difficile ». Avant, le sac de charbon de 100 kg s'achetait entre 4 250 et 5 500 francs CFA. « Actuellement, le prix varie entre 9 750 et 11 000 francs CFA. Et si tu ne connais pas quelqu'un, tu ne peux même pas avoir du charbon », confie-t-elle.
Le charbon contenu dans le sceau est à 500 francs CFAFace à cette situation, la vendeuse de charbon explique être contrainte de réduire la quantité de charbon vendue pour 100 francs CFA afin de limiter les pertes. « Moi, je continue de vendre à 100 francs CFA, mais beaucoup ont augmenté à 200 francs. Malgré ça, on vend souvent à perte », déplore-t-elle. Certains jours, elle n'a même rien à proposer à ses clients. « J'ai passé des jours sans avoir de quoi vendre. Ce n'est que le samedi que j'ai pu avoir quelques sacs », raconte-t-elle.
Le charbon de chaque boîte à 200 francs CFAMère de six enfants, Alimata dit n'avoir aucune autre source de revenus. « Si je ne vends pas, je ne peux pas nourrir mes enfants. Mon mari ne s'en sort vraiment pas », ajoute-t-elle. Elle évoque même une perte récente sur un sac de charbon : « Quand j'ai fini de vendre, il manquait 750 francs. Donc sur le sac, j'ai perdu environ 750 francs CFA. »
Alimata Drabo, vendeuse de charbonLa situation est similaire au marché du 15, à la Patte d'Oie, où Salimata Ouédraogo, également vendeuse de charbon, assure être restée inactive durant tout le mois de décembre. « Je n'ai pas vendu pendant les fêtes. Il n'y avait pas de charbon. J'étais à la maison », témoigne-t-elle. Selon elle, plusieurs raisons expliquent cette pénurie. « Les grossistes disent que l'insécurité fait que les populations rurales ne peuvent plus aller en brousse. Il y a aussi les Eaux et forêts qui interdisent la coupe des arbres. Tout cela fait que le charbon devient de plus en plus difficile à avoir », explique Salimata. Quand elle parvient à s'approvisionner, les prix restent élevés. « J'ai acheté chaque sac à 10 000 francs CFA. Pour faire un bénéfice, je suis obligée de réduire la quantité de ce que je vends, comme les autres vendeuses », précise-t-elle. Face aux plaintes des clients, elle se défend : « Les ménages se plaignent, mais ce n'est pas de notre faute. Si on n'augmente pas, on vend à perte. »
Salimata Ouédraogo, vendeuse de charbonCette flambée du charbon pèse lourdement sur les ménages. Bibata Ouédraogo, cliente régulière d'Alimata Drabo, explique dépenser désormais 800 francs CFA par jour uniquement pour le charbon. « Mon mari me donne 1 500 francs CFA par jour pour la popote. Depuis décembre, j'achète pour 800 francs de charbon chaque jour », confie-t-elle. Une situation qu'elle juge intenable, d'autant plus que le gaz domestique est quasiment introuvable. « On sillonne les points de vente et de recharge, mais zéro. Il n'y a pas de gaz. Nous sommes obligées d'acheter du charbon cher pour cuisiner », regrette-t-elle. En cette période d'harmattan, les dépenses augmentent encore. « Il faut chauffer l'eau pour les enfants et pour soi-même. C'est vraiment difficile à supporter », ajoute-t-elle.
Bibata Ouédraogo, cliente de Alimata DraboMême constat chez Rokiatou Sawadogo, une autre cliente rencontrée au marché de Kalgondin. « Je viens d'acheter du charbon pour 500 francs CFA, mais ça ne va pas suffire. Le soir, je vais encore en acheter », explique-t-elle. Selon elle, le gaz reste la solution la plus pratique, mais son indisponibilité complique le quotidien. « Il faut souffrir pour avoir le gaz. L'argent de popote n'augmente pas, mais les dépenses augmentent », s'inquiète-t-elle.
Dans des marchés de Ouagadougou, vendeuses et clientes partagent ainsi la même inquiétude : comment continuer à subvenir aux besoins des familles si la pénurie de charbon et de gaz persiste, alors que les prix ne cessent de grimper ?
Rama Diallo
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