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Updated: 1 week 4 days ago

Logements modernes : La CNSS lance la construction d'un complexe immobilier

Wed, 11/03/2026 - 23:07

La Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) a procédé, ce mercredi 11 mars 2026 à Ouagadougou, au lancement officiel des travaux de construction de son complexe immobilier. La cérémonie s'est tenue sous le patronage du président de l'Assemblée législative de transition, Ousmane Bougouma.

Adossé à une vision moderne de l'habitat, ce projet immobilier vise à offrir aux Burkinabè des logements de qualité ainsi que des espaces commerciaux et récréatifs. Le complexe sera érigé sur un site de 9 000 m² situé dans le quartier Ouaga 2000. Il est précisément entre l'échangeur de Ouaga 2000 et le monument des Martyrs de Ouagadougou.
Selon le directeur général de la CNSS, Hermann Yacouba Nacambo, le concept architectural du projet répond à la nécessité d'optimiser l'espace tout en offrant un cadre de vie moderne et propice à l'épanouissement des occupants, notamment les familles.

Le directeur général de la CNSS, Hermann Yacouba Nacambo

Le complexe sera constitué de trois bâtiments de type R+8 avec sous-sol et divers aménagements. Il comprendra notamment 88 appartements de type F4 d'environ 200 m² chacun, 72 appartements d'environ 150 m², 16 plateaux commerciaux couvrant une superficie totale de 1 445 m² et 20 plateaux de bureaux d'une superficie de 5 705 m². L'infrastructure comportera également un gymnase de 205 m², une piscine de 75 m² ainsi que des aménagements paysagers et des espaces récréatifs. L'entreprise en charge du projet a 36 mois, soit trois ans, pour finir le complexe.

D'après le directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale, cet investissement s'inscrit dans la politique de gestion des fonds de réserve de l'institution. « Nous faisons cet investissement pour le placement de nos fonds de réserve. Nous avons un certain nombre de fonds que la loi nous autorise à placer sous forme d'investissement pour assurer leur rentabilité. C'est dans ce cadre que nous faisons souvent des investissements limités. Ce projet s'inscrit dans notre politique d'investissement qui vise à disponibiliser des logements de qualité au service des Burkinabè », a-t-il indiqué. Et d'ajouter « le complexe immobilier, c'est pour tous les Burkinabè. Lorsque les travaux seront très avancés, nous allons lancer les souscriptions pour permettre à tous les Burkinabè qui sont intéressés de venir vers nous pour se renseigner sur les conditions afin de souscrire. Aucun Burkinabè ne sera mis de côté. C'est un projet pour tous les Burkinabè ».

Photo de famille

Le ministre des serviteurs du peuple, Mathias Traoré, n'a pas manqué de rappeler que la capitale burkinabè connaît une croissance soutenue. Ce qui génère simultanément une pression croissante sur le foncier, sur les infrastructures et sur l'offre de logements. De ce fait, le besoin de logement demeure considérable et s'accentue d'année en année. « Face à cette réalité, il appartient à l'État et à ses démembrements de prendre leurs responsabilités et d'agir avec détermination. C'est précisément dans cette dynamique de responsabilité et d'action que s'inscrit ce projet que nous lançons aujourd'hui. Le gouvernement a posé les jalons d'un cadre législatif et réglementaire favorable à l'essor de la promotion immobilière. La loi portant promotion immobilière au Burkina Faso constitue à cet égard une avancée décisive. Elle crée les conditions juridiques nécessaires pour favoriser l'émergence d'initiatives structurantes, attirer les investisseurs sérieux et garantir la protection des acteurs. Ces dispositifs législatifs, conjugués à la volonté affirmée du gouvernement d'accélérer la mise en œuvre de la politique nationale du logement, offrent un environnement propice aux projets de grande envergure tels que celui de la Caisse nationale de sécurité sociale que nous lançons aujourd'hui. Le complexe immobilier dont nous lançons les travaux aujourd'hui est un projet structurant à plus d'un titre. Ce projet contribuera de manière tangible à stimuler l'activité économique locale et nationale, à renforcer la chaîne des valeurs du bâtiment et des travaux publics, à créer des emplois directs et indirects qualifiés et non qualifiés, à générer des recettes fiscales et parafiscales au bénéfice de l'État et à offrir à terme aux Burkinabè des logements alliant confort, modernité et accessibilité », a souligné le ministre.

Le ministre des Serviteurs du peuple, Mathias Traoré

Pour lui, ce projet constitue également une référence architecturale qui s'inscrit durablement dans le paysage urbain de Ouaga 2000 et de toute la capitale. Ce qui témoigne de la capacité collective à « bâtir grand, à bâtir bien pour les générations futures ».
À travers ce projet, la Caisse nationale de sécurité sociale entend ainsi contribuer à l'amélioration de l'offre de logements modernes dans la capitale burkinabè tout en assurant une gestion rentable et durable de ses ressources.

Rama Diallo
Lefaso.net

Categories: Afrique, European Union

Burkina Faso : La revue annuelle 2026 du cadre sectoriel Justice et droits humains lancée à Ouagadougou

Wed, 11/03/2026 - 23:06

Ce mercredi 11 mars 2026, se tient la revue annuelle 2026 du cadre sectoriel de dialogue justice et droits humains. Il réunit les acteurs du ministère de la Justice, et se veut une instance de dialogue, mais aussi, un dispositif de pilotage et de suivi de la mise en œuvre du Plan RELANCE ; un cadre efficace pour le renforcement du dialogue entre acteurs d'un même secteur de planification en vue de garantir la redevabilité, la transparence dans les résultats engrangés et la gestion des ressources publiques. La cérémonie d'ouverture a été présidée par le ministre de la justice, Edasso Rodrigue Bayala.

« Les travaux de cette journée seront consacrés à l'examen des projets de rapport de performance sectorielle 2025 et du plan d'action sectoriel 2026-2028. De manière spécifique, il s'agira pour nous : d'examiner et de valider le bilan d'exécution des produits du CSD au titre de l'année 2025 ; d'examiner l'efficacité du financement du secteur de l'année 2025 ; d'examiner les difficultés liées à la réalisation de certaines activités et au fonctionnement du CSD ; d'examiner et de valider les cibles des extrants inscrits dans le Plan d'action sectoriel (PAS) du secteur pour la période 2026-2028 ; de recueillir des recommandations et suggestions en vue d'améliorer la mise en œuvre des actions et le fonctionnement du CSD », a décliné le ministre en charge de la justice.

Son discours a été en sus marquée par des félicitations à l'endroit des acteurs qui œuvrent nuit et jour pour l'atteinte des résultats que s'est fixé l'institution. « Je salue la performance du secteur qui se traduit par un taux d'exécution physique des produits de 91,44% contre 88,38% en 2024 et un taux d'exécution financière global de 81,12% contre 88,11% en 2024 », a-t-il laissé entendre à ce propos.

Des réalisations, il relève entre autres : « la réouverture du TGI de Nouna à son siège portant à cinq (05) le nombre de TGI réinstallés ; la création de 02 unités spéciales judiciaires dans les TGI de Ziniaré et de Nouna ; la création auprès de chaque TGI, d'un tribunal de travail pour rapprocher davantage la justice du justiciable dans la matière sociale ; le jugement de plus 8 000 dossiers dans le cadre de l'opération casiers vides ; le jugement de plus de 150 dossiers criminels en 2025, portant le nombre sur la période 2021 à 2025 à plus de 1 300 ; le jugement de 100 dossiers par le pôle anti-terro ; le jugement de près de 140 dossiers par les pôles et chambres ECOFI en 2025, portant le nombre à plus de 570 sur la période 2021-2025. »

Par ailleurs, on note la tenue des audiences des Hautes Cours ayant permis de rendre plus de 480 arrêts en 2025 et à plus de 3 300 sur la période 2021-2025 ; l'assistance judiciaire au profit de 1 870 personnes en 2025 portant le nombre à plus de 6 100 personnes sur la période 2021-2025 ; le développement et l'opérationnalisation en 2025 des plateformes e-permis-communiquer, e-actes-rccm, justice-pénale et « Justice SIRA » ; le recouvrement de plus de 5 milliards de FCFA au titre des avoirs saisis et confisqués ; le recouvrement de plus de 800 millions au titre des amendes pénales. A cela s'ajoutent des formations au profit de bon nombre d'acteurs, mais aussi, des productions céréalières, le traitement de certains conflits.

En image, les acteurs mobilisés pour la revue annuelle de l'année 2026

« On enregistre la production de plus de 350 tonnes de céréales en 2025 dans le cadre de l'intensification de la production pénitentiaire, portant la quantité totale à 649,08 tonnes de céréales produites sur la période 2021-2025 ; le placement de plus de 1 000 personnes au TIG en 2025 ; la formation de 849 FDS en droits humains et en DIH ; la sensibilisation de plus de 4 000 000 de personnes lors des journées nationales d'engagement patriotique et de participation citoyenne ; le renforcement des capacités de plus de 3 200 membres des démembrements de l'ONAPREGECC en 2025 portant le nombre à plus de 9 700 sur la période 2021-2025 ; la sensibilisation de plus de 60 000 jeunes, femmes et responsables des mouvements et associations sur le civisme, la citoyenneté et l'extrémisme violent en 2025 ; le recrutement et le placement de plus de 52 000 volontaires sur les chantiers du développement ; le traitement de plus de 9 500 conflits individuels de travail en 2025 et plus de 32 000 sur la période 2021-2025 », a égrené Rodrigue Bayala.

En dépit de tous ces acquis, bon nombre de défis restent à relever. De ces derniers, on cite la réduction des durées moyennes de traitement des dossiers et de délivrance des actes ; l'apurement des stocks de dossiers en attente de jugement dans toutes les matières ; l'amélioration du fonctionnement des juridictions à travers leur renforcement en moyens humains, matériels et financiers ; le renforcement de l'application des mesures alternatives à l'emprisonnement ferme ; la poursuite de la digitalisation des procédures judiciaires ; la dynamisation des juridictions de proximité que sont les TD/TA ; le recouvrement optimal des amendes pénales et des créances de l'Etat ; l'amélioration du recouvrement et de la gestion des biens saisis ou confisqués ; le renforcement de la collaboration entre le gouvernement et les institutions parlementaires et non parlementaires ; la réduction de la surpopulation carcérale ; le renforcement de la réinsertion sociale des détenus ; le renforcement de l'efficacité de l'administration pénitentiaire face aux enjeux sécuritaires.

"Je salue le secrétariat exécutif national de la politique nationale de développement pour son accompagnement... dans le processus d'élaboration et de suivi de nos actions prioritaires", Rodrigue Bayala

L'occasion a donc été pour lui, d'appeler à une analyse rigoureuse des éléments qui seront débattus au cours de cette journée en ces termes : « je sais compter sur l'engagement de tous, pour formuler des propositions pertinentes à même de nous permettre de réaliser les objectifs du secteur. Je vous invite donc à examiner sans complaisance les différents documents soumis à votre sanction et à porter une analyse critique sur les résultats atteints, afin que nous abordions avec sérénité les échéances prochaines. Concernant particulièrement les activités planifiées pour la période 2026-2028, je vous exhorte à questionner leur pertinence en termes de capacité à apporter des changements réels et durables dans le secteur "Justice et droits humains". Car nous devons œuvrer à apporter aux besoins des populations en la matière, des réponses adaptées, efficaces et qui durent dans le temps. »

Erwan Compaoré
Lefaso.net

Categories: Afrique, European Union

Quelle est la véritable spécificité de la diplomatie chinoise ?

Wed, 11/03/2026 - 23:05

Quels sont les piliers d'une approche qui mise sur la stabilité ? De la médiation historique entre l'Iran et l'Arabie saoudite aux grandes initiatives comme la « Communauté de destin pour l'humanité », découvrez avec Zhang Shanhui comment la Chine entend jouer un rôle de stabilisateur dans un monde fragmenté.

Categories: Afrique, European Union

Burkina/Sécurité routière : La Police municipale sévit sur la route de Dankibargou

Wed, 11/03/2026 - 23:03

La Police municipale de Fada N'Gourma a mené une opération de contrôle et de sensibilisation sur la route de Dankibargou, ce mercredi 11 mars 2026. Elle s'est effectuée à la suite d'une interpellation citoyenne relayée sur les réseaux sociaux dénonçant le non-respect de la réglementation routière sur ce tronçon. L'intervention a été conduite sur instruction du président de la délégation spéciale communale, Kampadiba Jérôme Idani, dans l'attente de la construction de ralentisseurs dont la compétence relève de la Direction provinciale des infrastructures du Gourma.

Au cours de l'opération, les agents municipaux ont d'abord mené des séances de sensibilisation à l'endroit des conducteurs, des commerçants et des riverains, les invitant au respect strict du code de la route et à la libération des emprises illégalement occupées sur la voie publique. Cette action visait à rétablir l'ordre et à renforcer la sécurité des usagers sur ce tronçon particulièrement exposé aux accidents.

Les contrôles ont également donné lieu à plusieurs sanctions pour diverses infractions constatées. Au total, 16 personnes ont été convoquées pour non-respect de la distanciation légale, six personnes interpellées pour embarras de la voie publique, 18 motos saisies pour excès de vitesse et une moto pour transport de viande non couverte. Selon le directeur de la Police municipale, l'inspecteur Yacouba Nakarey, cette intervention s'inscrit dans une dynamique continue de prévention des accidents et de promotion d'une circulation plus sûre.

Face à la recrudescence des accidents sur cette route, les autorités communales invitent les usagers à respecter la vitesse réglementaire, à éviter toute occupation des emprises de la voie publique et à se conformer aux règles d'hygiène lors du transport de marchandises

Lefaso.net
Source : Mairie de Fada

Categories: Afrique, European Union

Burkina/Constatation des accidents par drone : La Police nationale présente son innovation aux assureurs

Wed, 11/03/2026 - 23:00

Le directeur général de la Police nationale, l'inspecteur général de police Thierry Dofizouho Tuina, a présidé ce mercredi 11 mars 2026, une rencontre avec une délégation de l'Association professionnelle des sociétés d'assurance du Burkina (APSAB). L'objectif a été de présenter une nouvelle méthodologie de constatation des accidents à l'aide de drones et de recueillir leurs impressions sur son utilisation dans la gestion des sinistres routiers.

Avant les échanges, les membres de la délégation de l'APSAB ont assisté à une démonstration pratique de constatation d'accident réalisée à l'aide d'un drone. En quelques minutes seulement, l'appareil a permis de capturer des images aériennes précises de la scène simulée, illustrant ainsi la rapidité et l'efficacité de ce nouvel outil.

Cette démonstration a permis aux participants de mieux appréhender les possibilités offertes par cette technologie, notamment en matière de collecte et de traitement des informations sur les lieux d'un accident.

Au cours de la séance interactive qui a suivi, les responsables de la Police nationale ont apporté des explications détaillées sur la manière dont les images recueillies par le drone permettent d'établir un croquis numérique précis de l'accident.

Selon eux, cette méthode présente plusieurs avantages majeurs dont la réduction significative du temps d'intervention des agents chargés des constats, la production de données numériques fiables et exploitables, ainsi qu'une meilleure conservation des informations pour les analyses ultérieures et les expertises.

Grâce à ces données aériennes, les enquêteurs peuvent reconstituer plus fidèlement la configuration des lieux et les positions des véhicules impliqués, renforçant ainsi la qualité des rapports d'accident.

La délégation de l'Association professionnelle des sociétés d'assurance du Burkina a salué cette initiative qu'elle considère comme une avancée majeure dans la gestion des accidents de la circulation.

Lefaso.net
Source : Police nationale du Burkina

Categories: Afrique, European Union

Décès de NABOLE / TRAORE Mariam Eliane Marie Isabelle : Faire part

Wed, 11/03/2026 - 21:30

Le Naaba SIGRI, chef de Saponé et ses notables,
La grande famille NABOLE, COMPAORE, DOAMBA, ILBOUDO, ZOUNGRANA, NIKIEMA à Saponé (Karkuidighin), Ouagadougou et ailleurs,
Les familles alliées TRAORE, BONKOUNGOU, SANFO, Ouagadougou,
M. COMPARE Souleymane, PDG de Sahel Industries,
M. NABOLE Jean de Dieu, douanier à la retraite.

Les sœurs :
• Mme ZONGO / NABOLE Jeanne Françoise,
• NABOLE Bibiane,
• NABOLE Christiane,
• NABOLE Justine,
• Sœur NABOLE Emilienne à la Paroisse de Saaba.

M. NABOLE Francis, douanier à la retraite et enfants : Wilfried, informaticien au ministère de l'agriculture, Rodrigue, logisticien à la MABUCIG, Serge Stanislas, agent de banque à la banque de l'union, madame MANTORO/NABOLE Jocelyne et Handy à Ouagadougou, Bobo-Dioulasso et États-Unis.

Tous les frères et sœurs ont la profonde douleur de vous informer du décès de Mme NABOLE / TRAORE Mariam Eliane Marie Isabelle.
Décès survenu le dimanche 08 mars 2026 à Ouagadougou des suites d'une courte maladie.
Le programme des obsèques est le suivant :

Dimanche 15 mars 2026 :
• Levée de corps au CHU de Tengandogo à 16H00,
• Veillée de prières au domicile mortuaire à la Patte-d'oie à partir de 20H00.

Lundi 16 mars 2026 :
• Messe d'absoute à l'église notre dame des apôtres de la Patte-d'oie à 8H00,
suivie de l'inhumation à Saponé (Karkuidighin).
Par ailleurs, ils vous informent de la messe de requiem qui aura lieu le dimanche 22 mars 2026 à la paroisse notre dame des apôtres de la Patte-d'oie à 7H00.
Union de prière !

Categories: Afrique, European Union

Appel d'Offre/Local Ouvert pour la fourniture, la livraison et le déchargement des Equipement Solaire

Wed, 11/03/2026 - 21:30

REF : CIPA-BEF/PRAG/SUPPLIES/06/2026

Le CIPA - (Centre International Pour la Paix Entre les Peuples), lance une procédure dans le cadre de la mise en œuvre du projet « BEF Burkina Faso, Formation emploi, outils de création d'emplois », financé par l'Agenzia Italiana per la Cooperazione allo Sviluppo (AICS) AID 13244/08/0 et cofinancé par l'Otto per Mille de l'Eglise Valdoise.

Service à fournir :
L'objet de la présente procédure d'appel d'offres est l'exécution de la fourniture suivante :
la fourniture, la livraison et le déchargement des Equipement Solaire destinées aux n.16 ateliers de formation sur l'énergie solaire (n.15 laboratoires appartenant à la DGEFPT, n.1 laboratoire chez le Centre Régional de Formation Professionnelle de Koudougou -CRFP/K- appartenant à la BSB.

Disponibilité des documents d'appel d'offres :
Le dossier d'appel d'offres sera disponible sous forme électronique en utilisant le lien suivant : Appelle d'Offre_CIPA_Equipement Solaire Correspondant au lien suivant :
https://drive.google.com/drive/folders/1itfM4OMiINpvdr5w_D_H8pVIU1wuKGxw?usp=sharing

Alternativement, les soumissionnaires peuvent récupérer la version électronique du dossier de l'appel d'offre, en personne au siège de la CIPA Parcelle 11, lot 08, section EP, secteur 13, Zone du Bois, Ville de Ouagadougou, tell 71328309/ 71 29 70 95 (à condition d'apporter une clé USB).

Les soumissionnaires éligibles doivent présenter leur offre dans les délais requis.
La date limite de soumission des offres est le 10/04/2026 a 12h00.
Les soumissions envoyées après la date limite ne seront pas prises en considération.

Categories: Afrique, European Union

Appel à candidatures pour le recrutement d'entreprises exerçant dans le transport routier pour bénéficier du mécanisme de renouvellement du parc de véhicules dans le cadre du Projet Régional de Corridor Economique Lome–Ouagadougou–Niamey (PCE-LON)

Wed, 11/03/2026 - 21:30

Dans le cadre de la mise en œuvre du mécanisme de renouvellement du parc de véhicules lancé par le Projet Régional de Corridor Économique Lomé–Ouagadougou–Niamey (PCE-LON), financé par la Banque mondiale et l'Etat burkinabè, la Maison de l'Entreprise du Burkina Faso (MEBF) souhaite recevoir des candidatures pour la sélection de Petites et Moyennes Entreprises (PME) et Grandes Entreprises (GE) évoluant dans le transport routier de marchandises diverses, de matières dangereuses (hydrocarbures et gaz), d'agrégats, d'excrétas et d'ordures.

Accompagnement offert par le PCE-LON :
L'accompagnement du PCE-LON est composé d'une assistance technique pour la mobilisation de financement et d'un appui financier sous forme de subvention non remboursable.

L'assistance technique est constituée de :
un appui à l'élaboration de plan d'affaires ;
un appui à la constitution des dossiers de demande de crédit ;
un suivi des dossiers auprès des structures de financement ;
une formation sur le coaching bancaire et l'éducation financière.
L'appui financier est composé de :
une subvention de 30% du coût d'acquisition des véhicules ;
une prime à la casse des véhicules hors limite d'âge allant de 5 à 10 millions par véhicule mis à la casse.

Critères d'éligibilité :
Peuvent prendre part à cet appel à candidatures les entreprises remplissant les conditions suivantes :
être une Petite ou Moyenne Entreprise (PME) ou une Grande Entreprise (GE) de transport public légalement constituée (SA, SARL, GIE, EI, etc.) au Burkina Faso ;
détenir une licence de transport de type T1 dans l'une des trois catégories de transport concernées : i) transport routier de marchandises diverses, ii) transport routier d'agrégats, d'excrétas et d'ordures ; iii) transport routier de matières dangereuses (hydrocarbures et gaz) ou être disposé ( e) à l'obtenir au cours de l'accompagnement ;

posséder au moins un véhicule hors limite d'âge fonctionnel à renouveler et disposant des pièces réglementaires afférentes à la circulation : cartes grises des véhicules et/ ou les certificats d'authenticité y afférents, certificats de visite technique, cartes de transport en cours de validité, attestations d'assurance en cours de validité ;
être disposé (e ) à mettre à la casse un nombre de véhicules usagés équivalent au nombre de véhicules sollicités ;
disposer d'un apport personnel d'au moins 10 % du montant du projet ;
être disposé (e) à contracter un crédit bancaire et avoir des garanties suffisantes pour l'obtention du crédit bancaire ;

fournir une facture pro-forma des véhicules à acquérir.
Pour les transporteurs ayant été victimes de destruction de véhicules suite aux attaques terroristes, dans le cadre de l'approvisionnement du pays, les exigences suivantes ne sont pas applicables :
la possession d'au moins un véhicule hors limite d'âge pour le renouvellement ;
la mise à la casse des véhicules usagés correspondant au nombre de véhicules sollicités ;
la fourniture des photocopies des pièces afférentes aux véhicules.
Toutefois, l'opérateur de transport devra apporter la preuve du sinistre : un acte de constat fourni par une autorité habilitée (la police, la gendarmerie ou l'armée)

Types de véhicules éligibles :
Les types de véhicules éligibles sont :
les tracteurs routiers ;
les camions « monoblocs » ;
les véhicules articulés.

Les critères pour les véhicules à acquérir sont :
véhicules de 0 à 10 ans pour les véhicules répondant aux normes de pollution Euro 5 ou 6 ;
véhicules de 0 à 05 ans pour les véhicules aux normes de pollution Euro antérieures à Euro 5 ;
véhicules neufs pour les véhicules SINOTRUK HOWO ou tout autre véhicule de marque chinoise.

Modalités de candidature :
La candidature se fait en remplissant un formulaire d'inscription précisant les pièces à joindre. Ce formulaire est disponible sur le site de la MEBF : www.me.bf , au siège de la MEBF et au niveau de 13 de ses représentations à travers les Centres de Formalités des Entreprises (CEFORE).
Les dossiers complets sont recevables du jeudi 5 mars au mardi 31 mars 2026 au siège de la MEBF et au niveau des CEFORE localisés à Banfora, Bobo Dioulasso, Dori, Dédougou, Fada N'Gourma, Gaoua, Kaya, Koudougou, Koupéla, Manga, Ouahigouya, Tenkodogo et Ziniaré.

Pour toute information complémentaire, bien vouloir contacter mes services techniques aux contacts ci-après :
Banfora 51 53 37 37/Bobo Dioulasso 20 98 20 30 - 72 66 55 93/Dori 51 12 19 01/Dédougou 60 42 39 22/Fada N'Gourma 60 07 08 33/Gaoua 71 60 78 07/Kaya 52 93 22 00/Koudougou 61 29 41 52/Koupéla 52 60 73 13/Manga 53 67 06 60/Ouahigouya 24 55 25 00-71 80 64 21/Ouagadougou 70 32 39 80-70 56 90 78-70 70 97 55/Tenkodogo 53 18 47 27/Ziniaré 72 21 87 32.
NB : La MEBF ne perçoit aucun frais dans le cadre de cet appel à candidatures

Me Souleymane OUEDRAOGO

Categories: Afrique, European Union

Décès de Hamado Gabriel Honoré OUEDRAOGO : Remerciements

Wed, 11/03/2026 - 19:41

« Mon âme exalte le Seigneur » (Luc 1, 46)

Sa Majesté Naaba SIGRI Dima de Boussouma,

Les Grandes Familles OUEDRAOGO, ZABRE, SANA à Songodin Boussouma, Mané, Kaya, Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, en Côte d'Ivoire, au Ghana, en France, en Belgique, au Canada et aux Etats-Unis ;

Monseigneur Prosper KONTIEBO, archevêque métropolitain de l'Archidiocèse de Ouagadougou ;

Son Éminence le Cardinal Philippe OUEDRAOGO, Archevêque émérite de l'Archidiocèse de Ouagadougou ;
La famille de feu El-Hadj Tembkièta Abdoul-Kadré à KAYA, Secteur 03 Balonguin ;

La famille de feu OUEDRAOGO Souleymane à Kaya, secteur 03 Balonguin ;

La famille SAWADOGO à Dahisma et à Ziniaré ;

La famille BANGRE à Kaya, Korsimoro et Bobo-Dioulasso ;

Les frères et sœurs du défunt : OUEDRAOGO Zakaria, OUEDRAOGO Assane, Mme SAWADOGO née OUEDRAOGO Antonine, Mme SANKARA née OUEDRAOGO Habibou Clémence, Mme BIDIGA née OUEDRAOGO Absatou, Mme OUEDRAOGO née OUEDRAOGO Zaharatou, Monsieur OUEDRAOGO Abdoul-Malick en service à Ziniaré,

Monsieur OUEDRAOGO Philippe ; Monsieur SOMDA Paul ; Monsieur TRAORE Salif ;

Les cousins et cousines à Kaya, Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Fada, en Côte d'Ivoire, au Ghana, en France, en Belgique, au Canada et aux Etats-Unis

Les enfants Maïmouna Daniella, Aïda, Aziz Pascal, Antha Marie Michelle, Assita, Aicha Karen, Rissalatou Ange Marie, Aminata Camille Marie, les petits enfants et arrières petits enfants ;

Les familles alliées et amies COMBOIGO, MANGASSOUBA, KABORE, NONGUIERMA, NIGNON, OUOBA, SAWADOGO, BIKIENGA, KARGOUGOU, CONGO, BIDIGA, LOMPO, ZABRE, OUEDRAOGO, BELEMVIRE, ROUAMBA, DIENDERE.

Très sensibles aux nombreuses marques de compassion, de solidarité ainsi qu'au soutien moral, spirituel, matériel et financier reçu lors du rappel à Dieu le dimanche 15 février 2026 et de la célébration des obsèques, le samedi 21 février, de leur très cher et regretté :
Hamado Gabriel Honoré OUEDRAOGO,
conseiller de santé, chargé de planification et de formation au CREPA, à la retraite
adressent leurs sincères remerciements :

● Aux autorités coutumières, religieuses, administratives.
● Aux parents, amis, voisins et connaissances ;
● Aux communautés chrétiennes, mouvements et associations ;
● À toutes les personnes qui, de près ou de loin, les ont soutenus et accompagnés durant cette douloureuse épreuve.

Ne pouvant citer de nom de peur d'en oublier, ils prient le Dieu Tout-Puissant, de rendre à chacun, le centuple de ses bienfaits.

Que Dieu, dans sa miséricorde infinie, accorde le repos éternel à l'âme de papa Hamado Gabriel Honoré OUEDRAOGO et bénisse abondamment tous les bienfaiteurs.

Communion de prières

Categories: Afrique, European Union

Décès de KABORE S.Lamoussa : Remerciements

Wed, 11/03/2026 - 17:48

LE NAABA KAONGO CHEF DE SOURGOUBILA
La grande famille KABORE à Sourgoubila et à Ouagadougou.
La famille KABORE à TOUKIN ;
Monsieur KABORE ALAIN, KABORE PIERRE, KABORE Fulgence, Kabore Felix KABORE JULES, KABORE Denis.
Les enfants KABORE Eric, Delphine, Jules, Julien, Arnaud.
Ses petit Fils, Doriane Imelda YANN, Levis Nadia KENZO Sender, Aniel, Enis, Orlia, Abidine, Noella, Karenne, OWEN, Mariane, Sanchel.

Les familles Alliéés, KOMKOBO, BAMBARA, SOUGUE, KAFANDO, NIKIEMA, DELMA.
Adresse ses sincères remerciement à tous les parent amis voisin de Toukin le chef de Toukin toutes la jeunesse de Toukin et Somgandé les chefs de IPELCE de NIOKO2 le chef de Kouanda le chef de Tampouy Prince Zoetaba et frère à Sakoula. Le chef de Yagma.
Le colonel de la gendarmerie à la retraite Mamadou TRAORE.

Le colonel à la retraite Gabriel KABORE et ses frères. Les collègues de service Somisa(Forage et exploration), la famille du feu KABORE Paul Raimon à Somgandé ,les sociétés de forage CAMUX, JMS, Christ Forage .La population et ressortissant de sourgoubila et village environnant ; Les oncles et Tantes maternel. La famille KOMKOBO à Bobo Dioulasso.

L'association de la 9em promotion de la gendarmerie.
Pour les nombreux marques de compassion de soutien moral, spirituel, matériel et financier qu'elle a reçues lors du décès de leur regretté père, frère, grand père, KABORE S.Lamoussa Gendarme à la retraite survenu le 04-03-26 suivi de son inhumation le 06-03-26 à Sourgoubila.
Vos prières, vos visites, vos messages et votre présence réconfortante nous ont profondément touchés et nous ont aidé à traverser cette douloureuse épreuve.
Que Dieu vous bénis abondamment et vous rend au centuple tout le bien que vous nous avez témoigné.
La famille reconnaissante.

Categories: Afrique, European Union

Burkina : L'explosion d'un camion-citerne fait une victime et d'importants dégâts matériels à Koladougou

Wed, 11/03/2026 - 16:00

La Brigade nationale de sapeurs-pompiers est intervenue à Koladougou, à environ 45 km de Banfora, à la suite de l'explosion d'un camion-citerne survenue dans cette localité. C'était le mardi 10 mars 2026.

Alertée, la 5e Compagnie d'incendie et de secours basée à Banfora a rapidement déployé ses équipes sur les lieux. Grâce à la promptitude et à l'efficacité de l'intervention, les soldats du feu ont pu circonscrire puis éteindre l'incendie, évitant ainsi une propagation du sinistre et limitant l'ampleur des dégâts.

Le bilan fait toutefois état d'une victime décédée et d'importants dégâts matériels. À la suite de cet incident, la Brigade nationale de sapeurs-pompiers appelle à davantage de vigilance dans la manipulation et le transport des matières dangereuses, afin de prévenir de nouveaux drames.

Lefaso.net
Source :
Brigade nationale de sapeurs-pompiers

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Burkina/Protection du cheptel asin : Le Gouvernement met en garde contre l'exportation frauduleuse d'ânes

Wed, 11/03/2026 - 15:20

Le ministère de l'Agriculture, de l'eau, des ressources animales et halieutiques a alerté l'opinion publique sur les risques croissants d'exportation frauduleuse d'ânes vers certains pays limitrophes. Dans un communiqué en date du 9 mars 2026, le ministre d'État Ismaël Sombié a indiqué que plusieurs États voisins ont récemment mis en service des abattoirs dédiés aux ânes, alors même qu'ils ne disposent pas de ressources asines significatives.

Selon le ministère, cette situation pourrait encourager le trafic et compromettre les efforts de sauvegarde et de préservation du cheptel asin au Burkina Faso. Les autorités rappellent ainsi que l'exportation des ânes et de leurs produits est formellement interdite, conformément au décret n°2016-0857 du 7 septembre 2016 portant réglementation de l'abattage et de l'exportation des asins, des équins et de leurs produits.

Face à cette menace, les Forces de défense et de sécurité ont été instruites d'interpeller toute personne impliquée dans le transport ou le convoyage de plus de trois têtes d'ânes sur le territoire national en violation de la réglementation en vigueur, et de les traduire devant les juridictions compétentes.

Le ministre d'État appelle par ailleurs, les populations à faire preuve de vigilance et à collaborer avec les autorités en dénonçant tout cas suspect de trafic ou d'exportation illégale d'ânes, afin de préserver cette ressource importante pour les activités rurales et l'économie nationale.

Lire le communiqué ci-dessous.

Lefaso.net
Source :
Ministère de l'Agriculture, de l'eau, des ressources animales et halieutiques

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Lutte contre la fraude : Des produits de consommation d'une valeur de plus de 63 millions de francs CFA saisis

Wed, 11/03/2026 - 15:05

La Coordination nationale de lutte contre la fraude (CNLF) a présenté un important lot de produits frauduleux, saisis lors de récentes opérations de contrôle menées sur le territoire national. C'est ce qu'a rapporté l'Agence d'information du Burkina, ce mercredi 11 mars 2026, à Ouagadougou.

Au total, les produits interceptés sont estimés à plus de 63 millions de francs CFA. L'on note parmi les marchandises saisies 30 tonnes de riz d'une valeur d'environ 12 millions de francs CFA, 4 649 cartouches de cigarettes évaluées à 46,5 millions de francs CFA, ainsi que 1 250 poulets impropres à la consommation estimés à près de 5 millions de francs CFA. Ces produits ont été présentés à la presse lors d'une opération de communication visant à informer l'opinion publique sur les résultats des actions de lutte contre la fraude.

À travers ces saisies, la Coordination nationale de lutte contre la fraude réaffirme sa détermination à intensifier les contrôles afin de protéger l'économie nationale, préserver la santé des consommateurs et lutter contre les circuits de commercialisation illicites. Ces opérations s'inscrivent dans la stratégie des autorités visant à renforcer la régulation des marchés et à assainir les activités commerciales sur l'ensemble du territoire.

Lefaso.net
Source :
Agence d'information du Burkina

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Es-tu capable de retirer ton bien à ta copine ou à ton copain après une rupture de relation ?

Wed, 11/03/2026 - 13:22

À travers ce micro-trottoir, nous avons interrogé des Burkinabè sur une situation délicate mais fréquente : lors d'une rupture amoureuse, seriez-vous capable de retirer un bien offert à votre copine ou copain ?

Les réponses recueillies révèlent des perceptions contrastées, entre ceux qui estiment qu'un cadeau reste un cadeau, et ceux qui pensent qu'il est légitime de reprendre ce qui a été donné.

Au cœur de ce débat se dessinent des réflexions sur la valeur des biens matériels, la symbolique des gestes amoureux et la dignité dans la séparation.

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Et si une femme dirigeait le Burkina Faso ? : La série « Une femme à Kosyam » bouscule les codes

Wed, 11/03/2026 - 12:35

La projection, suivie d'une conférence de presse de la série « Une femme à Kosyam », a eu lieu le mardi 10 mars 2026 à Ouagadougou. À cette occasion, des journalistes et des professionnels du monde du cinéma ont pu découvrir le premier épisode de cette fiction du réalisateur Serge Armel Sawadogo.

Suzanne Traoré est la première femme à diriger le Burkina Faso. Eh bien, vous ne rêvez pas… ou presque : c'est l'intrigue de la série « Une femme à Kosyam ». Dans cette fiction, le Burkina Faso découvre que son sous-sol regorge de pétrole. Le pays subira-t-il la malédiction de l'or noir, comme c'est le cas dans d'autres pays d'Afrique ? Suzanne Traoré, confrontée au sexisme, parviendra-t-elle à déjouer tous les complots ?
Cette série du réalisateur Serge Armel Sawadogo aborde les questions du leadership féminin, des intrigues du pouvoir, de la souveraineté et de la corruption. Pour une fois, l'histoire du pouvoir est écrite par des femmes. Elles prennent les rênes au plus haut sommet de l'État.

Quarante techniciens et 200 figurants ont travaillé sur cette première saison

Selon Serge Armel Sawadogo, la série repose d'abord sur une réflexion autour du leadership. Pour lui, le leadership repose avant tout sur des principes qui peuvent être portés aussi bien par des femmes que par des hommes. Toute personne qui applique ces principes est capable de diriger. C'est dans cette logique qu'il a imaginé cette série, qui interroge la possibilité d'un leadership partagé et inclusif. Le second axe du récit concerne la question du pétrole. Le réalisateur explique avoir été interpellé par certaines prophéties évoquant l'éventuelle découverte de pétrole au Burkina Faso. Le pasteur Mamadou Karambiri avait annoncé, lors de l'un de ses prêches, que du pétrole va être découvert dans le pays. Cette prophétie a conduit Serge Armel Sawadogo à se demander comment le Burkina Faso pourrait s'y préparer.

Le réalisateur a confié que des pourparlers sont en cours afin que la série soit diffusée à la télévision nationale

À travers la série « Une femme à Kosyam », il souhaite ainsi susciter une réflexion sur la gestion future des ressources naturelles. L'objectif de la fiction est également d'anticiper les défis liés à l'exploitation du pétrole, afin d'éviter la « malédiction de l'or noir », observée dans plusieurs pays producteurs. La série se veut donc aussi une invitation à réfléchir à la manière dont le Burkina Faso pourrait mieux gérer ses ressources au bénéfice de la population.

Les acteurs de la série ont affirmé avoir apprécié la thématique abordée

Pour susciter des vocations chez les filles et les femmes

Le rôle de la présidente est joué avec maestria par l'actrice Georgette Paré. Elle espère que son personnage créera un déclic au sein de la société. « On peut rêver, mais la plupart du temps, on dit que ce qui naît de l'imaginaire peut aussi devenir réalisable. Aujourd'hui, on constate que les mentalités évoluent et que les femmes sont de plus en plus nombreuses à s'engager dans ce type de carrière. Il est vrai que, même dans nos sociétés d'autrefois, nous avons connu de grandes figures féminines. Certes, il n'était pas forcément question de présidence à l'époque, mais il existait déjà des femmes qui dirigeaient, même si la majorité restait en retrait. Aujourd'hui, il est donc important de redonner confiance et de montrer que le pouvoir n'est pas réservé uniquement aux hommes. Les femmes peuvent également gouverner, à condition que les préjugés reculent. Il y a des femmes présidentes dans certains pays. Alors, pourquoi pas ici aussi ? L'idée est de montrer aux jeunes, et particulièrement aux femmes, que tout est possible », a déclaré celle qui incarne le rôle de présidente, Suzanne Traoré.

La série a été sélectionnée au FESPACO 2025

Et de renchérir : « Une femme peut, un jour, devenir présidente du Faso. Pendant longtemps, les femmes ont été reléguées au second plan à cause de leur condition. Pourtant, voir une femme accéder au pouvoir peut aussi contribuer à mieux prendre en compte certaines questions liées à la condition féminine et au genre. Bien sûr, une présidente ne gouverne pas seule. Mais elle peut être plus attentive à certains défis que rencontrent les femmes et contribuer à briser certains tabous. Elle peut aussi encourager les femmes à s'affirmer davantage, aider les jeunes filles à poursuivre leurs études et à s'engager dans des carrières ambitieuses. Pour moi, l'arrivée d'une femme à la présidence pourrait contribuer à lever certains tabous et surtout à donner davantage de confiance aux jeunes filles d'aujourd'hui, afin qu'elles osent s'affirmer, aller de l'avant et ne pas avoir peur de s'engager, y compris en politique », a espéré Georgette Paré.

Georgette Paré a invité les femmes et les filles à ne pas se fixer de barrières et à exercer des professions exigeantes, notamment en politique

La première saison d'« Une femme à Kosyam » compte 7 épisodes de 52 minutes chacun. Voir le premier épisode de la série ici :
https://youtu.be/MAA7H6AT4GY?si=1pkwtvceWKF5OIKe

Le tournage s'est étalé sur 5 mois.

Cliquez ici pour voir l'intégralité de la série :
https://bit.ly/4rPCXbL

Samirah Bationo
Lefaso.net

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Ramadan et Carême : Nestlé Burkina célèbre l'unité à travers une rupture collective

Wed, 11/03/2026 - 09:47

Ouagadougou, le 6 mars 2026 – À l'occasion du mois de Ramadan et du Carême chrétien, Nestlé
Burkina Faso, à travers sa marque NIDO, a organisé dans la soirée du vendredi 6 mars 2026 une
rupture collective de jeûne à Ouagadougou. La rencontre, tenue sur l'esplanade du Centre aéré de
la BCEAO à Ouaga 2000, a réuni plus de 400 personnes issues de différentes confessions religieuses
et de divers horizons sociaux.

Musulmans, chrétiens et animistes se sont retrouvés autour d'une même table pour partager un
moment de convivialité, de fraternité et de solidarité, dans un esprit de respect mutuel et de
communion. Au-delà des appartenances religieuses, les participants ont vécu ensemble un temps
fort de rapprochement et de partage, avant de regagner leurs domiciles.

Cette initiative s'inscrit dans la volonté constante de Nestlé Burkina Faso, à travers NIDO, de
promouvoir le vivre-ensemble, de renforcer la cohésion sociale et de contribuer au dialogue
interreligieux, dans un contexte national marqué par de nombreux défis.
S'exprimant à cette occasion, le Directeur Général de Nestlé Burkina Faso, Monsieur Boureima
Drabo, a souligné la portée symbolique et citoyenne de cette rencontre :
« Nous sommes honorés de vous accueillir pour ce moment de partage, à la croisée du Ramadan et du Carême chrétien. Votre présence aujourd'hui est un signe fort de respect, d'engagement et de fraternité.

En ces temps difficiles pour notre pays, nous avons plus que jamais besoin d'être unis et solidaires. »
Pour le Directeur Général, cette union doit se traduire concrètement par l'amour du prochain, le
respect mutuel et l'attachement profond aux valeurs religieuses et culturelles qui fondent la société
burkinabè.

« Cette union se manifeste dans l'amour entre nous, l'amour pour notre pays et le respect profond de
nos religions. Des moments comme celui-ci montrent notre capacité de résilience et rappellent
l'importance de la tolérance et du partage. »

Monsieur Boureima Drabo a par ailleurs exprimé sa reconnaissance aux autorités administratives,
aux représentants de la commune, aux leaders religieux, ainsi qu'aux partenaires, distributeurs,
fournisseurs et parents de famille qui accompagnent Nestlé Burkina au quotidien.
« Nestlé vous aime et reste pleinement engagée pour le vivre-ensemble, le respect et la cohésion sociale. »

Dans cette dynamique, les leaders religieux présents ont rappelé les valeurs communes de
tolérance, de fraternité et de paix prônées par les livres saints, invitant les fidèles à cultiver l'amour
du prochain et la solidarité, particulièrement en ces périodes de pénitence.

S'exprimant au nom des différentes confessions religieuses, l'abbé Étienne Ganga, curé de Toécé, a
salué un fort symbole de fraternité interreligieuse :
« C'est une joie pour nous, croyants de différentes religions, de nous retrouver autour d'un même plat,
comme les fils d'un même père. Accepter de s'asseoir autour d'une même table, c'est accepter de se
rapprocher, de reconnaître l'autre comme soi-même et de construire la paix ensemble. »
Il a félicité Nestlé Burkina Faso pour cette initiative fédératrice et appelé à la multiplication de tels
espaces de brassage, essentiels pour la paix au Burkina Faso et dans le monde.
La rencontre a également été marquée par des prières collectives en faveur de la paix et de la
réconciliation nationale.

Les participants ont unanimement exprimé leur souhait de voir les cœurs se
rapprocher et la paix s'installer durablement au sein de la société burkinabè.
L'événement a enfin enregistré la présence de plusieurs acteurs du monde culturel burkinabè, parmi
lesquels la réalisatrice Apolline Traoré, les artistes Wedra, Sofiano, Sissao et ATT, ainsi que les
comédiens El Présidente et La Jaguar, venus témoigner de leur attachement aux valeurs de paix, de
solidarité et de cohésion sociale.

À propos de Nestlé au Burkina Faso :

Nestlé croit en la force d'une bonne alimentation pour améliorer la qualité de vie de tous aujourd'hui,
ainsi que celle des générations futures. Nestlé Burkina Faso est une filiale de Nestlé. Présents au
Burkina Faso depuis 2009, nous contribuons à créer de la valeur pour les consommateurs et les
communautés.

Omaro KANE

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In memoria : Kaboré Séverin Gilles Venceslas

Wed, 11/03/2026 - 08:30

12 mars 2025 - 12 mars 2026
En ce douloureux anniversaire du rappel à Dieu de Kaboré Séverin Gilles Venceslas,
Les grandes familles Kaboré, Sawadogo, Ilboudo ;
Les familles alliées et amies ;
Monsieur Kaboré André et son épouse Kaboré/Ilboudo Florence à pissy, leurs enfants et petits-enfants ;

très touchés par les nombreuses marques de compassion, de solidarité, de soutien moral, spirituel et matériel qui leur ont été témoignées lors du rappel à Dieu de leur fils, frère et oncle, vous renouvellent leurs sincères remerciements.

À l'occasion du premier anniversaire de son rappel à Dieu, elles vous informent que des messes seront dites pour le repos de son âme le jeudi 12 mars 2026 à l'église Christ Roi de pissy à 5h45 et 18h30.
« Le juste, même s'il meurt prématurément, trouvera le repos. » Sagesse 4:7
Union de prières.

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Burkina Faso : Blogueurs, activistes et influenceurs appelés à une communication numérique responsable

Wed, 11/03/2026 - 00:00

À l'heure où les réseaux sociaux façonnent de plus en plus l'opinion publique, les autorités burkinabè entendent renforcer le dialogue avec les acteurs du numérique afin de promouvoir une parole citoyenne responsable. C'est dans cette dynamique que s'est tenue, ce mardi 10 mars 2026 à Ouagadougou, une rencontre d'échanges entre blogueurs, activistes, influenceurs et « wayiyans » autour du thème : « Responsabilité sociale des acteurs du numérique pour une communication citoyenne au Burkina Faso ». La rencontre était placée sous la présidence du président du Conseil supérieur de la communication (CSC), Wendingoudi Louis Modeste Ouédraogo. Elle s'est déroulée en présence du ministre de la Communication, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, et du commandant de la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC), commissaire principal de police Bantida Samire Yoni.

Les échanges avec les différentes parties prenantes s'inscrivent dans une série de concertations engagées par les autorités avec les différents acteurs du paysage médiatique et numérique afin de promouvoir un usage responsable des plateformes digitales. En ouvrant la rencontre, le président du Conseil supérieur de la communication a d'abord salué la présence et l'engagement des participants, tout en rappelant que cette initiative fait suite aux échanges tenus le 25 février dernier avec les patrons de presse et les directeurs de la communication des ministères et institutions.

« Après les discussions fructueuses menées avec les responsables des médias et les directeurs de la communication, nous avons jugé utile de poursuivre la dynamique avec d'autres acteurs, tout aussi importants, évoluant dans le secteur de la communication numérique », a expliqué Wendingoudi Louis Modeste Ouédraogo.

Des participants à la rencontre d'échanges entre blogueurs, activistes, influenceurs et « wayiyans »

Selon lui, blogueurs, activistes et influenceurs constituent aujourd'hui un maillon essentiel de la circulation de l'information au Burkina Faso. Grâce à leur audience souvent massive sur les réseaux sociaux, ces nouveaux acteurs disposent d'un pouvoir d'influence considérable sur l'opinion publique.

« Le paysage médiatique burkinabè a connu une mutation profonde avec l'émergence d'un nouveau type d'acteurs : influenceurs, web-activistes, blogueurs et leaders d'opinion digitaux », a-t-il souligné, notant que leur capacité de mobilisation et leur proximité avec les populations en font désormais des relais d'opinion déterminants pour la stabilité sociale et le soutien aux institutions.

Les défis de la désinformation et des discours de haine

Si l'essor du numérique offre de nouvelles opportunités d'expression citoyenne, il comporte également des risques majeurs. La diffusion rapide d'informations non vérifiées, la propagation de fausses nouvelles ou encore les discours de haine constituent aujourd'hui des préoccupations croissantes pour les autorités.

Le président du CSC, Louis Modeste Ouédraogo, a ainsi alerté sur « les risques majeurs de désinformation, de fake news, de discours de haine, d'intolérance religieuse et de stigmatisation » qui peuvent découler d'un usage non maîtrisé des plateformes numériques

Pour les organisateurs, ces dérives sont souvent liées à une méconnaissance des textes qui encadrent la communication au public. D'où la volonté conjointe du CSC et du ministère en charge de la Communication de sensibiliser et d'accompagner les acteurs du web afin de promouvoir un espace numérique apaisé et constructif.

Vers la sanction

Devant les blogueurs, activistes, influenceurs et « wayiyans », le ministre de la Communication, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a insisté sur la place désormais incontournable des créateurs de contenus dans l'écosystème de l'information au Burkina Faso. Après les rencontres tenues avec les journalistes et les communicants institutionnels, il a estimé nécessaire d'associer également ces acteurs du numérique à la réflexion sur la qualité de l'information. « Vous êtes en droit d'avoir la bonne information, vous êtes en droit de partager la bonne information et vous êtes en devoir, en tant que citoyens, de combattre la désinformation », a-t-il déclaré.

Le ministre a également rappelé que lors de son adresse à la Nation du 31 décembre 2025, le président du Faso, Ibrahim Traoré, avait rendu hommage aux créateurs de contenus pour leur contribution à la circulation de l'information et à l'animation du débat public. Saluant à son tour « le travail formidable » accompli par ces acteurs, il les a toutefois invités à faire preuve d'esprit critique et à reconnaître leurs insuffisances afin de renforcer l'efficacité de leur engagement.

Dans le même esprit, le ministre a mis en garde contre les dérives qui fragilisent l'espace numérique, notamment la prolifération de fausses pages et les commentaires malveillants susceptibles d'engager la responsabilité des administrateurs de comptes. Il a indiqué que, dans le cadre de la collaboration avec le Conseil supérieur de la communication et la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité, des conseils pratiques seraient partagés afin d'aider les acteurs du web à mieux sécuriser leurs plateformes et à signaler les contenus illicites.

Tout en prévenant que l'application des textes en vigueur pourrait entraîner des interpellations et des sanctions en cas de manquements, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo a privilégié une approche fondée sur la coopération.

Pour le ministre de la Communication, Gilbert Ouédraogo, l'enjeu dépasse la simple régulation, il s'agit de gagner « la guerre de l'information et de la communication », en mobilisant patriotisme, vigilance et sens des responsabilités

Le ministre a enfin assuré les participants de la disponibilité de son département à poursuivre le dialogue, convaincu que ces acteurs du numérique sont désormais des partenaires essentiels pour accompagner le pays sur la voie du progrès.

Promouvoir une communication citoyenne et patriotique

Placée sous le thème de la responsabilité sociale des acteurs du numérique, la rencontre a visé plusieurs objectifs, comme rappeler le cadre juridique régissant la communication au Burkina Faso. Mais aussi sensibiliser sur les dangers de la désinformation, instaurer un canal de dialogue direct avec les autorités, et recueillir les préoccupations des créateurs de contenus non professionnels.

Deux communications ont ainsi nourri les échanges. La première, présentée par le Conseil supérieur de la communication, a porté sur les cas de dérapages constatés sur les réseaux sociaux. La seconde, assurée par la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité, a abordé les comportements illicites les plus répandus dans le cyberespace et les mécanismes de répression prévus par la loi.

« Nous saluons cette initiative et invitons tous ceux qui veulent soutenir les actions de l'État à se former pour ne pas véhiculer des messages qui sont de nature à nuire », Ousmane Bamogo, président de l'association des influenceurs digitaux du Burkina

Pour Wendingoudi Louis Modeste Ouédraogo, il ne s'agit nullement de restreindre la liberté d'expression, mais plutôt d'en garantir la qualité et la responsabilité. « Nous devons collectivement réfléchir, non pas pour restreindre la parole, mais pour en garantir la qualité et l'expression dans la légalité et le respect de la dignité humaine », a-t-il insisté.

Un appel à la responsabilité dans un contexte national sensible

Dans un contexte national marqué par des défis sécuritaires et sociaux, les autorités appellent les acteurs du numérique à mesurer l'impact de leurs publications. « Chaque mot qui sort de notre bouche, chaque phrase que nous écrivons, chaque image que nous publions doit exhorter, encourager et édifier, et non diviser ou installer la psychose et le découragement », a rappelé le président du CSC.

« Nous allons davantage travailler à ne pas publier ni diffuser des informations tendant à mettre à mal la cohésion sociale et à fragiliser la paix au sein de nos communautés », Gaston Djiguemdé, artiste musicien

Il a également souligné que les contenus publiés sur les réseaux sociaux peuvent contribuer à consolider la résilience nationale et soutenir les efforts de développement du pays. « Chaque mot ou chaque image que nous choisissons avec soin, avec rigueur et responsabilité est aussi un geste en faveur de la paix, un acte de construction nationale », a-t-il affirmé.

Dans cette optique, le Conseil supérieur de la communication a développé plusieurs initiatives d'éducation aux médias et à l'information. Parmi elles figure notamment un guide intitulé « Les dix conseils pour un usage responsable des réseaux sociaux », largement diffusé à travers des conférences publiques dans différentes régions du pays.

Cependant, malgré les progrès observés, l'institution note un certain relâchement dans les comportements de certains usagers du numérique, d'où la nécessité de poursuivre les actions de sensibilisation. Le président du CSC a exhorté les participants à s'approprier les recommandations issues de la rencontre afin de contribuer activement à la construction d'un espace numérique responsable et patriotique.

« Nous devons faire preuve d'une plus grande responsabilité sociale et d'un engagement citoyen qui contribuera à promouvoir un espace civique numérique au service de la paix », a-t-il déclaré. Avant de conclure par un appel à accompagner la vision des plus hautes autorités du pays, notamment celle du président du Faso, Ibrahim Traoré, pour un Burkina Faso fondé sur la résilience, la souveraineté nationale et la cohésion sociale.

Hamed Nanéma
Lefaso.net

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Burkina/Transport routier : Reprise des activités de STAF, soulagement dans les gares

Tue, 10/03/2026 - 23:53

Suspendues depuis le 16 février 2026, les activités de la Société de transport Aorèma et Frères (STAF) ont officiellement repris ce mardi 10 mars 2026. Après plus de trois semaines d'arrêt, les gares de la compagnie à Ouagadougou retrouvent progressivement leur animation habituelle. Sur place, travailleurs, commerçants et conducteurs de taxi expriment leur soulagement après une période difficile.

Aux premières heures de la matinée de ce mardi 10 mars, l'atmosphère est bien différente de celle qui régnait ces dernières semaines dans les gares de la compagnie STAF à Ouagadougou. Devant les guichets, des voyageurs attendent leur tour pour acheter un ticket ou envoyer un colis. Des agents orientent les passagers pendant que, dans la cour, certains autocars se préparent déjà à prendre la route.

Après plusieurs jours de silence et d'inactivité, la gare retrouve progressivement son rythme habituel. Une reprise rendue possible par la levée de la suspension des activités de la compagnie annoncée par le ministère de l'Administration territoriale et de la mobilité.

Pour rappel, le gouvernement avait décidé, par arrêté signé le 12 février 2026, de suspendre temporairement les activités de transport routier de la Société de transport Aorèma et frères à compter du 16 février 2026. La mesure faisait suite à des « manquements répétés aux prescriptions du code de la route, notamment en matière de limitation de vitesse et de respect des normes de sécurité », selon le gouvernement.

Des voyageurs attendent leur tour de passage au guichet

Durant cette période, la société était tenue de soumettre l'ensemble de son parc automobile à une inspection technique approfondie et de produire un plan de mise en conformité. Selon le communiqué du ministère levant la suspension, 219 autocars ont été soumis au contrôle du Centre de contrôle des véhicules automobiles (CCVA), dont 208 ont été déclarés conformes.

C'est à la suite de ces diligences que les autorités ont décidé de lever la suspension à compter de ce mardi 10 mars 2026.

Une reprise très tôt dans la matinée

Dans les gares visitées, les activités ont repris dès 5h du matin. Les premiers départs ont été enregistrés très tôt dans la matinée.

Agent de la gare, Amado Ouédraogo explique que tout a été préparé pour assurer une reprise effective. « La fermeture des gares STAF nous incombait à tous. Mais comme c'était pour un but bien précis, on ne peut que remercier Dieu et espérer que tout aille bien. Nous avons tout mis en place pour assurer le confort, le respect et la sécurité des voyageurs. Ce temps de fermeture nous a tous pénalisés, surtout ceux qui comptent sur les activités de la gare pour vivre au quotidien. Tout était déjà opérationnel depuis 5h du matin pour les voyages comme pour les envois de courrier », confie-t-il.

« Nous avons tout mis en place pour assurer le confort et la sécurité des voyageurs », Amado Ouédraogo, agent de la gare

Autour des gares, les conducteurs de taxis ressentent déjà les effets positifs de la réouverture. Pour eux, la fermeture de la compagnie avait considérablement réduit leur clientèle. Pour Amidou Tiendrebéogo, conducteur de taxi, la réouverture de la gare représente un véritable soulagement. « Pour dire vrai, nous sommes très heureux de la réouverture de la gare. Sa fermeture avait engendré beaucoup de problèmes pour nous car c'est ici que la plupart de nos clients sortaient. Nous saluons cette décision des autorités parce qu'elle nous soulage beaucoup, nous et nos familles », explique-t-il.

Amidou Tiendrebéogo, conducteur de taxi se dit être soulagé par la réouverture de la gare

Son collègue Ali Nikiema, partage également le même sentiment. « Nous n'avons pas assez de mots pour exprimer notre joie. Nous remercions le gouvernement ainsi que les responsables de la gare STAF qui ont tout mis en œuvre pour permettre la réouverture. Nous leur demandons surtout de continuer à suivre les recommandations du gouvernement concernant les limitations de vitesse et le respect des passagers », affirme-t-il.

Ali Nikiema, taximan, appelle au respect des limitations de vitesse afin d'éviter de nouvelles sanctions dans le secteur du transport routier

Les commerçants reprennent espoir

Au-delà des transporteurs, la fermeture de la gare avait également affecté les petits commerçants installés aux abords des lieux. Beaucoup d'entre eux vivent essentiellement de l'affluence des voyageurs. Vendeur de lunettes, Mohamed Keïta raconte les difficultés rencontrées pendant cette période. « Avec la fermeture de la gare, nos affaires ne marchaient plus. Pendant les premiers jours, on venait quand même en espérant avoir de la clientèle, mais les gens venaient seulement récupérer leurs derniers colis. Nous sommes très heureux de la réouverture et nous prions pour que les choses se passent bien, parce que la fermeture nous a vraiment tous pénalisés », dit-il.

Pour Moussa Konvolbo, vendeur de prêt-à-porter installé dans la zone depuis plusieurs années, la présence progressive des voyageurs redonne déjà espoir.

Moussa Konvolbo, vendeur de prêt-à-porter, se réjouit du retour progressif des voyageurs

« La fermeture de la gare a rendu les choses très difficiles pour nous. Au début, on venait mais il n'y avait presque aucun client. La réouverture est donc une source de joie pour tous ceux qui travaillent ici. Rien qu'en voyant le monde présent aujourd'hui, nous sommes confiants que nous allons recommencer à avoir ce que nous avions l'habitude de gagner », explique-t-il.

Si la réouverture est saluée par les différents acteurs rencontrés, beaucoup espèrent que les mesures prises permettront d'améliorer durablement la sécurité dans le secteur du transport routier.

Dans son communiqué, le ministère de l'Administration territoriale et de la mobilité a d'ailleurs rappelé que tout manquement aux règles en vigueur expose les transporteurs à des sanctions prévues par la réglementation.

En attendant, dans les gares STAF de Ouagadougou, la reprise des activités redonne vie à un espace qui fait vivre quotidiennement des centaines de travailleurs et de petits commerçants.

Anita Mireille Zongo
Lefaso.net

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Réseaux sociaux : Djamila Diallo, l'art d'utiliser l'influence numérique pour se positionner en entrepreneuriat

Tue, 10/03/2026 - 23:44

Le nom pourrait prêter à confusion car sur les réseaux sociaux, une autre Djamila Diallo s'est déjà fait connaître comme créatrice de contenu et influenceuse. Même si elles partagent la nationalité et la présence numérique comme points communs, leurs trajectoires restent bien différentes. La Djamila Diallo dont il est ici question est surtout une entrepreneure qui s'appuie sur les possibilités offertes par le digital pour sortir la tête de l'eau. Derrière les photos, les vidéos et les publications “parfaites” qui rythment son quotidien numérique, se cache une stratégie patiente et une vision travaillée. Son parcours bien que précoce illustre comment les “likes” et les abonnements peuvent devenir un véritable capital relationnel et économique.

« C'est à l'université pendant mes études de droit que j'ai commencé à faire la vente en ligne des vêtements que je prenais avec une dame. Quand les gens commandaient je partais récupérer pour remettre aux clients. Après je me suis lancé dans le maquillage parce la dame avec laquelle je collaborais m'a encouragé. Elle trouvait que je me maquillais bien donc je me suis formée et maquillait mes clientes que je connaissais déjà. Donc je maquillais je coiffais et je continuais à vendre les habits en ligne », relate la jeune influenceuse.
Peu à peu, ses activités se multiplient avec le maquillage, la coiffure et la vente de vêtements qui se développent en parallèle. Et c'est en 2020, qu'elle devient véritablement active sur ces plateformes.

À cette période, ses publications sont encore spontanées car elle y partage des images de ses réalisations, filme certaines séances de maquillage et documente son quotidien professionnel. L'objectif initial était de montrer ce qu'elle fait afin d'attirer de nouvelles clientes. Très vite, Djamila Diallo comprend un aspect essentiel du fonctionnement des réseaux sociaux : le public s'intéresse autant au processus qu'au résultat. Montrer le travail en off, expliquer les étapes ou partager des moments authentiques crée une proximité avec les abonnés. Cette proximité devient progressivement l'un des piliers de sa présence digitale.

Pour Djamila Diallo tous les détails comptent : les tenues, le maquillage, les photos. Il ne faut rien prendre à la légère

Construire une identité et une communauté

Au fil du temps, Djamila Diallo affine sa manière d'utiliser les réseaux sociaux. Elle comprend qu'au-delà de la simple promotion, il est nécessaire de construire une véritable identité numérique qui fait rêver. Sa notoriété selon elle, ne repose pas sur un phénomène viral ou un “buzz”. Elle s'est construite à travers son travail, les retours positifs de ses clientes et sa présence régulière dans différents événements. « Aujourd'hui je peux me définir comme un entrepreneur qui a sa vision propre à elle. J'impacte comme je peux les jeunes même si je sais que tout le monde ne peut pas t'aimer sauf si tu es faux. Moi j'identifie mes pages comme étant professionnelles mais aussi avec pour but de motiver les personnes à croire en elle, pour dire que tu peux venir d'une famille modeste et te construire. »

Pour Djamila, l'image publique doit avant tout refléter la réalité du parcours. Dans cet univers numérique souvent dominé par l'apparence, elle privilégie le fait de montrer toujours son travail, ses réalisations mais aussi sa participation à de grands évènements. « Ce sont les témoignages de clientes et les collaborations professionnelles qui ont progressivement construit ma crédibilité en ligne », ajoute-t-elle.

« Les messages et les publications se travaillent en groupe. J'ai un manager mais souvent aussi j'interviens personnellement quand je veux faire une publication de motivation et d'impact. »

Aujourd'hui, la jeune entrepreneure dispose d'une communauté de plus de 110 000 abonnés sur Facebook, 381 000 sur TikTok et près de 4 600 sur Instagram. Cette audience constitue un véritable levier économique. Ses publications permettent de présenter ses produits, d'interagir avec les clientes et de susciter l'intérêt autour de nouvelles offres. Les réseaux facilitent également le « bouche-à-oreille numérique », un facteur essentiel dans le développement d'une activité commerciale, pense-t-elle. « De la vente en ligne j'ai ouvert une boutique à Bobo Dioulasso puis à Ouagadougou et à Abidjan. Et je suis en train de me lancer sur l'import export en Chine donc je remercie Dieu qui a permis d'acheminer les choses », se réjouit-elle. Les réseaux sociaux jouent également un rôle dans l'expansion internationale de son activité. C'est notamment grâce à ses plateformes numériques qu'elle a pu établir une première collaboration en Côte d'Ivoire. Une représentante y a commercialisé ses produits pendant plusieurs années, lui permettant de construire une clientèle locale avant de s'installer.

« Si tu n'es pas forte mentalement, les propos négatifs peuvent t'emmener à abandonner les réseaux sociaux »

Cependant, la visibilité numérique s'accompagne également de nombreuses contraintes. Être suivie par de nombreuses personnes implique une exposition permanente, parfois difficile à gérer. « Au départ les réseaux sociaux auraient pu diminuer ma confiance en moi car si tu n'es pas forte mentalement, les propos négatifs peuvent t'emmener à abandonner les réseaux sociaux. J'entend tout et ce n'est pas toujours facile pour une jeune fille. Mais aujourd'hui honnêtement ça ne me dit plus rien. Cette exposition sur les réseaux sociaux n'a pas changé ma manière de voir les choses parce que je savais pourquoi je suis venue là-bas », détaille Djamila Diallo. Elle évoque surtout la pression psychologique que peut générer cette exposition. Les informations négatives circulent souvent rapidement, et certaines personnes peuvent porter des jugements sans vérifier les faits. Pourtant, les critiques, explique-t-elle, peuvent devenir une source de motivation et de renforcement personnel.

Djamila Diallo est une grande supportrice des Étalons

Aujourd'hui, son regard se tourne vers la Chine où elle entend tenter l'aventure de l'import-export. Elle souhaite également participer à des conférences et des panels aux côtés d'entrepreneurs et de décideurs économiques pour partager ses connaissances et son expérience. Au-delà de sa volonté de réussir, elle souhaite contribuer au développement économique du Burkina Faso. Pour elle, chaque jeune peut jouer un rôle dans cette dynamique peu importe sa classe sociale. Son conseil aux jeunes filles qui souhaitent entreprendre est de croire en elles, persévérer et accepter les difficultés du début. Elle affirme que dans l'univers digital comme dans la vie réelle, la constance reste la clé.

Farida Thiombiano
Lefaso.net

Categories: Afrique, European Union

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