L’Algérie a officiellement fixé, à travers la loi de finances 2026, les budgets alloués à son réseau diplomatique et consulaire à l’étranger. Les montants ont […]
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« J'ai combattu le bon combat, j'ai achevé la course, j'ai gardé la foi », Timothée 4, 7.
Les familles BAKYONON et BAYALA à Kyon, Bonyolo, Réo, Ouagadougou, Bobo –Dioulasso, Abidjan, Koudougou ;
La famille ZABSONRE à Tenkodogo, Ouagadougou, Bobo – Dioulasso ;
BATIONO N'Da Epilou à Kyon ;
BATIONO Balibié Dagrai à Kyon ;
Les frères et sœurs BAKYONON Antoine, Pierre, Enseignants à Réo, Jacques à Réo et Maria à Fada Gourma ;
L'épouse BAKYONON Sabine ZABSONRE, Professeur certifiée de Sciences de la Vie et de la Terre, en retraite ;
Lieutenant BIVANDO Carelle Yidia Bernadette BAKYONON, Service de Communication de la Brigade Nationale des Sapeurs-Pompiers ;
Ont le profond regret de vous informer du décès de leur fils, époux, père, oncle, frère, cousin et grand père : BAKYONON Ambroise, Professeur Certifié de Lettres à la retraite, ancien Haut-Commissaire de la Province de la Sisssili, Ancien Directeur Régional de l'Enseignement secondaire de la Boucle du Mouhoun, ancien Directeur de l'Enseignement secondaire, ancien Directeur de l'Imprimerie du Ministère des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique, ancien Coordonnateur de la Cellule d'appui de la Formation professionnelle, ancien Direction Général de la Formation professionnelle, ancien Chef de Département des Affaires sociales et culturelles au Premier Ministère, décès survenu des suites de maladie le samedi 13 décembre 2025 à 1 H 07 à son domicile à Somgande / Ouagadougou, à l'âge de 65 ans.
Très touchés par les nombreuses marques de compassions et de solidarité lors dudit décès et de l'inhumation intervenue le lundi 16 décembre 2025 à Ouagadougou au cimetière de Tourbeweogo, suivie de la prière de levée de deuil le mercredi 17 décembre à Kyon dans la province du Sanguié ;
Ils expriment leur gratitude profonde et sincère à tous ceux qui de près ou de loin leur ont apporté soutien moral, matériel, spirituel et financier à l'occasion de cette douloureuse épreuve, tout en s'excusant de ne pouvoir citer de noms de peur d'en oublier. Que Dieu le Tout Puissant vous retourne en grâces tous vos bienfaits.
Ils vous informent par ailleurs que des messes seront célébrées pour le repos de l'âme du défunt suivant le programme ci-après :
L’équation change pour des centaines de milliers d’automobilistes algériens. Longtemps présenté comme une solution économique face à l’essence et au gasoil, un carburant très répandu […]
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Les grandes familles FOFANA, OUATTARA à Ouagadougou, Diébougou, Côte D'Ivoire, Guinée Conakry, Allemagne, France.
La grande famille COULIBALY à Ouagadougou et Diébougou,
La grande famille DIASSO, SOME, KABORE, KOTE à Ouagadougou, Dedoudou et Diebougou,
La grande famille FOFANA, TRAORE à Ouagadougou, Oury, Safané, Tieriba et Bobo -Dioulasso,
La grande famille DRABO DAO à Ouagadougou et Pomoyé,
La grande famille KAMARA à Ouagadougou et Bobo Dioulasso,
La grande famille SANGARE à Bobo Dioulasso et Yorokoko,
La grande famille LOUGUE à Ouagadougou et Oury,
La grande famille TOE à Ouagadougou,
La grande famille NIEKIEMA à OUAGADOUGOU et Tanghin Dassoury,
La grande famille KONE à Ouagadougou et Banfora,
Les familles alliées : Feu OUATTARA Yelli et enfants, EL Hadj Inoussa OUATTARA à Diébougou, El Hadj Amidou OUATTARA à Diébougou et leurs frère et sœurs ,
Ont le regret de vous faire part du décès de leur mère, grande mère, tante, sœur, épouse, belle-mère, FOFANA née FOFANA Hadja Zeha née le 01- 01-1943 décès survenu le samedi 10 janvier 2026 à Ouagadougou des suites d'une maladie.
Le Programme des obsèques est le suivant :
Vendredi 16 janvier 2026 :
10h00 : Levée du Corps à l'hôpital Bogodogo transfert de la dépouille au domicile familial a Pissy,
12h50 : Prière à la mosquée de vendredi à Pissy,
14h00 : Enterrement de la dépouille au domicile familial à Pissy
Dimanche 18 janvier 2026
08h00 : Doua du 7eme jour au domicile familial à Pyssi
ALLHA LUI ACCORDE SA MISERICODE- UNION DE PRIERE
Une autre étoile pour UBA Bénin ! La filiale du Groupe United Bank for Africa au Bénin a bouclé l'année 2025 de fort belle manière : Elle remporte pour la deuxième année consécutive, le prix de Banque de l'année 2025 au Bénin. Ceci vient porter à 4 son palmarès des prestigieux « Bank of the Year Awards ».
UBA BENIN, Banque de l'année 2025 ! Belle performance pour la filiale du Groupe United Bank for Africa au Bénin. Malgré la forte concurrence de certains grands noms, UBA a une nouvelle fois été élue Banque de l'année au Bénin, en reconnaissance de la qualité de son service à la clientèle.
UBA Bénin s'est classée première dans une enquête menée par KPMG auprès des 20 filiales de la banque, qui a évalué les performances sur des critères tels que l'accès et les conditions de la politique de crédit, la numérisation et le temps de traitement des transactions en espèces. Au-delà de l'enquête, UBA Bénin a mené des enquêtes de satisfaction en ligne, organisé des forums clients et des journées de reconnaissance des clients pour les entreprises.
La banque a également amélioré sa solution de paiement mobile Bestcash Money (B-Mo) en y ajoutant plusieurs nouveaux services à valeur ajoutée, notamment des liens plus faciles entre les comptes bancaires et les portefeuilles mobiles, ainsi que des options pour le paiement des abonnements au câble, des factures d'eau et d'énergie.
UBA a également créé une plateforme bancaire de point de vente basée sur B-Mo afin d'offrir des services bancaires (notamment des dépôts, des retraits, des paiements de frais et des virements instantanés) via le réseau de partenaires de la banque. Ce service a déjà été utilisé par plus de 50 000 étudiants pour le paiement de leurs frais de scolarité, et offre également des solutions de collecte complètes pour les agences partenaires de la banque qui ne souhaitent plus traiter d'espèces.
La banque a permis à ses clients de transférer instantanément de l'argent depuis leur portefeuille vers tous les portefeuilles de l'Union économique et monétaire ouest-africaine, de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale et du Nigeria, ainsi que vers des comptes bancaires dans des pays tels que le Nigeria, Chine, Liban et Inde.
Au cours de la période considérée, le produit de prêt de UBA pour la zone de libre-échange continentale africaine, lancé pour fournir des financements aux entreprises opérant dans des secteurs liés au développement durable, a connu une croissance. Au cours des 12 mois précédant la fin mai 2025, la banque a accordé un financement de 990,4 millions de francs CFA (1,8 million de dollars) à 74 petites entreprises, dont 13 dirigées par des femmes.
Deuxième sacre en 2025
UBA Bénin se positionne aujourd'hui comme une banque leader en matière de digitale avec une part de marché de 50%. Ce dynamisme aura permis de décrocher le prix de la « Meilleure banque digitale au Bénin » en 2024. Pour le compte de l'année 2025, UBA Bénin décroche en Avril 2025, le trophée du ”Leader de la transformation digitale ».
A propos de UBA Bénin
UBA Bénin est la filiale Béninoise du Groupe UBA Plc présente dans 20 pays en Afrique, en France, au Royaume-Uni, aux USA et aux Emirats Arabes Unis. Elle dispose de 16 agences et joue un rôle crucial dans le secteur bancaire Béninois. UBA Bénin propose une gamme complète de produits bancaires destinés aux grandes entreprises locales, aux particuliers et aux sociétés multinationales. Elle apporte sur le marché des produits électroniques inédits et facilitent ainsi les transactions financières.
A propos du Prix “Bank of the year”
Depuis 1926, le prix Bank of the Year distingue les meilleures banques et est considéré comme la plus importante reconnaissance pour l'excellence bancaire et l'édition 2020 met en évidence les institutions qui ont dépassé leurs consœurs en termes de performance, d'initiatives stratégiques et de réponse au Covid -19.
A propos de “The Banker”
The Banker qui est détenu par le Financial Times traite de l'actualité financière et des services bancaires au plan international. Existant depuis 1888, The Banker est la référence en matière de banque internationale pour les décideurs de haut niveau.
Ce mardi 13 janvier 2026, Lefaso.net est allé à la rencontre de Burkinabè pour recueillir leurs impressions sur le récent remaniement ministériel annoncé par le ministre secrétaire général du gouvernement la veille, le 12 janvier. Entre satisfaction, interrogations et encouragements, les citoyens partagent leurs attentes face à cette nouvelle équipe.
Le remaniement apporte quelques changements notables : le ministère des Sports, de la jeunesse et de l'emploi est désormais dirigé par Annick Pikbougoum Zingue Ouattara, tandis que le ministère de l'Enseignement secondaire et de la formation technique est confié à Moumouni Zoungrana. Le ministère de la Défense prend désormais le nom de « Guerre et défense patriotique », le ministère de l'Urbanisme devient le « ministère de la Construction de la patrie » et le ministère du Travail est rebaptisé « ministère des Serviteurs du peuple ».
Pour Mohamed Tidiane Traoré, staffeur, le remaniement est globalement positif, mais certaines reconductions suscitent des interrogations.
« Le remaniement a été bien fait dans l'ensemble, il n'y a pas de problème là-dedans », apprécie-t-il, tout en s'interrogeant sur le ministère du commerce qui, selon lui, n'a pas vraiment tenu ses promesses vis-à-vis des Burkinabè. « Une baisse du prix du sucre était annoncée. Il devait passer de 1 000 à 800 francs. Mais cela n'a jamais été fait. Même le prix des motos devait être revu à la baisse, mais au contraire, il a flambé », déplore-t-il. (La Brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes (BMCRF) a engagé depuis quelques mois une lutte contre les prix "abusifs" des motos, Ndlr. »
Mohamed Tidiane Traoré note toutefois quelques avancées : « Il faut reconnaître aussi ce qui a été fait de positif. Dieu merci, le prix du riz a diminué et nous le remercions pour cela. Mais pour le reste, comme le prix de l'huile ou de la viande, tout a augmenté. »
Sur le changement au ministère des Sports, il se montre plus confiant : « Si c'est pour le sport, il n'y a pas de problème. Nous avons des femmes qui sont des sportives de haut niveau et elles peuvent apporter beaucoup. Dans le cadre de l'émancipation de la femme, je pense qu'il n'y a pas lieu de polémiquer sur le sexe. »
Pour Elie Ouédraogo, informaticien, ce remaniement s'inscrit dans une logique normale de gestion gouvernementale : « Chaque gouvernement a sa vision. Les changements permettent d'évaluer ce qui va et ce qui doit être amélioré. Ce n'est pas parce qu'une personne est incapable qu'elle est remplacée, c'est pour donner à chacun la possibilité de s'exercer et de s'impliquer dans la gestion du pays. »
Elie Ouédraogo, informaticien, estime que les changements ministériels sont une étape normale pour évaluer les performancesErnest Windsouri, laveur de motos, se réjouit des fusions et changements opérés : « Je trouve que le remaniement d'hier soir est une bonne chose. Les changements ne sont pas énormes en dehors des trois nouveaux ministres. Les fusions opérées visent à diminuer les postes et c'est avantageux pour tous. Le fait que le nouveau ministre des Sports soit une femme n'est pas mauvais, elle connaît bien le milieu sportif. Nous attendons juste de voir comment elle va s'en sortir. Parce qu'il y a changement quand la personne qui est en place n'est plus capable d'assurer son rôle. Si elle ne peut pas assurer son rôle, elle sera changée. »
Ernest Windsouri, laveur de motosPour Germain Djiguemdé, riverain de la gare de Tampouy, le remaniement doit surtout se traduire par des résultats concrets : « J'accueille bien ce remaniement. Je souhaite que l'accent soit mis sur le sport, un secteur où le président a beaucoup investi. La nouvelle ministre est du domaine, elle peut relever ce défi. Je félicite aussi le ministre de l'agriculture, le commandant Sombié, pour son travail. Je souhaite bonne chance à tout le gouvernement. »
Germain Djiguemdé, riverain, félicite le ministre de l'agriculture pour son travailEnfin, Ali Kiébré adopte un point de vue encourageant : « Je ne peux qu'encourager le nouveau gouvernement et lui souhaiter bonne chance. Certains ont été reconduits, d'autres nommés, nous attendons qu'ils fassent de leur mieux pour le bon développement du pays. »
Qu'ils aient accueilli le remaniement avec satisfaction ou scepticisme, ces témoignages montrent que les Burkinabè espèrent que cette nouvelle équipe saura tenir ses promesses et promouvoir le développement du pays.
Lefaso.net
Dans un communiqué publié, le lundi 12 janvier 2025, la Fédération Burkinabè de Football (FBF) est revenue sur le parcours des Étalons qui s'est arrêté en huitièmes de finales. « Partis à cette Coupe d'Afrique des Nations avec l'ambition légitime de faire mieux que lors de la précédente édition, les Étalons du Burkina Faso ont vu leur parcours s'arrêter en huitièmes de finale, à l'instar de la CAN passée », a informé le communiqué de la FBF.
La Fédération indique que l'élimination est " survenue dans des conditions difficiles, tant par le score que par une prestation en-deçà des attentes, ne reflète ni la qualité intrinsèque de l'effectif, ni la confiance placée en lui par le peuple burkinabè".
Elle a cependant déclaré que l'opinion sera informée des décisions et conclusions à venir. « La FBF rassure l'opinion nationale qu'elle ne ménagera aucun effort pour tirer toutes les leçons nécessaires de cette CAN et l'informer, dans les meilleurs délais, des conclusions et décisions qui en découleront », a précisé le communiqué.
Dans sa note, la FBF a par ailleurs exprimé sa profonde gratitude aux plus hautes autorités du pays pour leur accompagnement constant, ainsi qu'à l'ensemble du public sportif burkinabè pour son soutien indéfectible avant, pendant et après la compétition.
Ce communiqué intervient quelques heures après cette sortie de l'entraîneur des Etalons, Brama Traoré : « Dans les moments difficiles comme dans les moments de joie, restons unis derrière notre équipe nationale. Cette génération a encore un avenir et nous continuerons à travailler avec humilité, rigueur et détermination pour porter haut les couleurs du Burkina Faso. La déception est grande, mais la fierté demeure ».
Lefaso.net
Source : Fédération Burkinabè de Football
À Pékin, capitale de la République populaire de Chine, des centaines de vélos sont alignés devant les grands lieux de fréquentation tels que les stations de métro, les parcs et autres espaces publics. Ces engins, communément appelés « vélos partagés », incarnent l'innovation technologique chinoise et ont profondément transformé le transport urbain, en offrant un moyen de déplacement écologique, pratique et non polluant.
Alors que nous flânions avec quelques confrères devant la station de métro de Jianguomen le 7 décembre 2025, en attendant d'autres collègues pour une journée de shopping, nous avons observé un ballet incessant d'usagers recourant à ces vélos pour poursuivre leur trajet. Certains garent leurs bicyclettes avant de s'engouffrer dans la station de métro, tandis que d'autres, tout juste sortis des rames, en enfourchent une pour continuer leur course.
Ces Chinois arrivent à la station de métro avec les vélos partagésGrâce à leur téléphone portable, les utilisateurs déverrouillent les deux-roues en quelques secondes via une application mobile. Une fois arrivés à destination, ils verrouillent simplement le vélo et le laissent à l'endroit prévu à cet effet. Ce système numérique permet une utilisation fluide et rapide, sans borne fixe.
Les vélos partagés se déclinent principalement en deux couleurs : le jaune et le bleu, correspondant à différentes entreprises opératrices. L'abonnement mensuel coûte environ 12 yuans, soit moins de 1 000 FCFA, un tarif accessible à la majorité des usagers. Sans abonnement valide, le système empêche tout déverrouillage du vélo.
Très prisés à Pékin, les vélos partagés s'intègrent pleinement dans les habitudes de déplacement quotidien des habitants. À côté de ces bicyclettes, on retrouve également des motos électriques partagées, fonctionnant selon le même principe technologique.
Des motos partagéesCette innovation a ainsi révolutionné la mobilité urbaine dans la capitale chinoise, en contribuant à la réduction de la pollution, à la fluidité du trafic et à l'amélioration du cadre de vie des citadins. Les vélos partagés permettent aussi d'arriver à des endroits non desservis par le bus ou le métro, favorisant du coup un gain de temps. Par ailleurs, certains citadins les utilisent à des fins d'exercices physiques.
Serge Ika KI
Lefaso.net
Dans de nombreux établissements scolaires, lycées et collèges notamment, la récréation rime souvent avec achats de jus, de pains ou de petits plats rapides. Pour les élèves, ces moments de pause sont l'occasion de calmer la faim. Pour les vendeuses, c'est un moyen de subsistance. Mais derrière cette pratique largement répandue, la question de l'hygiène et de la qualité nutritionnelle des aliments continue de susciter débats et inquiétudes.
Dans un contexte où tous les ménages ne peuvent pas toujours préparer un goûter à la maison, la nourriture vendue à l'école apparaît comme une solution pratique. « Tous les enfants n'ont pas forcément un goûter à la maison », reconnaît Nafissata Barry, parent d'élève. Cette réalité sociale explique en grande partie la forte affluence autour des vendeuses à chaque pause.
Dans certains établissements, la vente de nourriture se fait à l'intérieur même de l'enceinte scolaire, avec l'accord de l'administration. Ces vendeuses, souvent présentes depuis plusieurs années, revendiquent une connaissance du milieu scolaire et un sens des responsabilités accru.
Hélène Bancé/Yabré, vendeuse de jus dans un collège de la place depuis plus de vingt ans, fait partie de ces figures bien connues des élèves. Chaque jour, elle propose une variété de jus locaux : bissap, tamarin, gingembre, petit mil, baobab, ainsi que des crèmes glacées. Elle insiste sur la rigueur de ses pratiques. « Quand nous fabriquons les jus, personne n'a le droit de mettre la main à l'intérieur. Chaque jus a son plat et son tamis. Les contenants sont stérilisés avant la mise en bouteille et conservés au frais », explique-t-elle. Elle souligne également le rôle de la direction, qui « contrôle régulièrement la qualité et la propreté » des produits vendus.
Hélène Bancé/Yabré, vendeuse de jus dans un collège de la placeUne organisation similaire est décrite par Alizèta Kaboré, vendeuse de pain au soja dans un collège. Présente depuis une dizaine d'années, elle rappelle que l'installation au sein de l'établissement ne se fait pas au hasard. « C'est la direction qui choisit les personnes autorisées à vendre. Avant, nous passons des examens de sang et de selles pour vérifier que nous n'avons pas de maladies contagieuses », confie-t-elle. Elle précise que la vente est limitée à certaines heures et que toute prolongation nécessite une autorisation. Convaincue de la qualité de ses produits, elle affirme utiliser des matières premières saines et assure que « les enfants ne se sont jamais plaints ».
Alizèta Kaboré, vendeuse de pain au soja dans un collègeDans les écoles primaires, la relation entre vendeuses et élèves repose souvent sur la confiance. Felicia Ouédraogo, plus connue sous le nom de Yaadga, vend des jus naturels depuis quatre ans. Elle propose notamment du bissap, du tamarin et du gingembre, sans additif ni colorant, tient-elle à préciser. « Tous les enfants savent que Yaadga ne vend pas du n'importe quoi », affirme-t-elle avec assurance. Elle dit faire de la propreté une priorité et rappelle qu'elle exerce avec l'autorisation de l'école.
Felicia Ouédraogo, alias Yaadga, vendeuse de jus dans une école primaireDes parents attentifs, parfois inquiets
Si les vendeuses se veulent rassurantes, les parents d'élèves portent un regard plus critique sur la situation. Pour Rabiatou Komboïgo/Baguian, la question de l'hygiène est étroitement liée à l'environnement. « Quand les femmes vendent au bord des routes poussiéreuses, ce n'est pas prudent. Il y a des risques de maladies et d'infections », explique-t-elle. Elle estime que la solution serait de permettre à un nombre limité de vendeuses d'opérer à l'intérieur des établissements, où les conditions seraient plus contrôlées.
Rabiatou Komboïgo/Baguian préconise un encadrement strict des ventesElle encourage par ailleurs les parents à privilégier les goûters faits maison, même si elle reconnaît que cela n'est pas toujours possible.
Nafissata Barry partage cette prudence. Si elle reconnaît l'utilité de ces ventes pour les enfants qui n'ont rien à manger à la maison, elle affirme avoir déjà constaté des maux de ventre chez son enfant après la consommation de certains aliments achetés à l'école. « Depuis, je préfère qu'il apporte son goûter de la maison. La santé est primordiale », tranche-t-elle.
Des élèves aux expériences contrastées
Chez les élèves, les témoignages reflètent des réalités diverses. Certains consomment régulièrement sans incident. Ariane Kaboré, élève en classe de 6ᵉ, raconte qu'elle achète souvent du jus, du pain et des gâteaux pendant la récréation. « Je n'ai jamais eu de problème. La tantie qui vend les jus est très propre et ses jus sont bien faits », assure-t-elle.
Ariane Kaboré consomme régulièrement des jus et du pain pendant la récréationD'autres, en revanche, évoquent des expériences moins positives. Assia Niampa, en classe de 5ᵉ, dit consommer du pain au soja, du pain au foie et des jus pendant la récréation. « Je n'ai jamais eu de problème sauf avec le pain au soja, qui m'a déjà donné des maux de ventre », confie-t-elle.
Adila Roamba, collégienne, raconte quant à elle avoir changé ses habitudes après un malaise. « J'ai eu mal au ventre en buvant du zoom-koom et depuis ce jour, je n'en achète plus », explique-t-elle.
Nourrir l'estomac ne suffit pas
Pour la diététicienne Yasmine Zerbo, l'enjeu va bien au-delà de la simple hygiène visible. Elle rappelle qu'un enfant en âge scolaire a besoin d'une énergie durable, de protéines de bonne qualité, de fer pour prévenir l'anémie, très fréquente au Burkina Faso, de vitamines A, B et C, ainsi que d'une hydratation saine et non sucrée, indispensable au fonctionnement du cerveau.
Or, les aliments consommés autour des écoles apportent surtout « du sucre, du gras et du sel », mais très peu de fer, de vitamines, de protéines et de fibres. Cette alimentation déséquilibrée favorise déjà, selon elle, plusieurs problèmes de santé observés chez les enfants burkinabè, notamment en milieu urbain : surpoids et obésité précoces, anémie, fatigue chronique, baisse de l'immunité, caries dentaires et difficultés de concentration en classe.
Adila Roamba a changé ses habitudes alimentaires pendant la récréation après un malaise lié à un jus acheté à l'écoleLa spécialiste attire particulièrement l'attention sur les boissons très sucrées consommées quotidiennement par de nombreux élèves : bissap très sucré, jus de gingembre sucré, sirops dilués, sodas et « jus glacés ». Ces boissons provoquent une excitation passagère, suivie d'une chute d'énergie et d'une baisse de l'attention en classe. À long terme, elles augmentent le risque de caries sévères, de prise de poids excessive et même de diabète précoce.
Elle alerte également sur les conditions de fabrication de certains « jus glacés », parfois préparés avec de l'eau non potable, ce qui accroît les risques de maladies infectieuses.
Au-delà de la nutrition, les risques sanitaires restent importants. Les aliments vendus à l'air libre sont exposés à la poussière, aux mouches, à la pollution et à la forte chaleur. L'absence de chaîne du froid pour certains produits, notamment les yaourts locaux, les jus artisanaux, les œufs, le poisson et la viande, peut entraîner diarrhées, vomissements, salmonellose, fièvre typhoïde ou parasitoses. La diététicienne met également en garde contre l'utilisation répétée des huiles de friture, toxiques pour le foie et le système cardiovasculaire.
La diététicienne Yasmine Zerbo appelle à une amélioration de la qualité nutritionnelle des aliments vendus autour des écoles, sans pour autant supprimer cette activitéAméliorer sans interdire
Pour Yasmine Zerbo, l'objectif n'est pas de supprimer la vente de nourriture autour des écoles, mais d'en améliorer la qualité. Elle recommande la promotion de boissons plus saines comme l'eau potable, le bissap et le tamarin peu sucrés, les jus frais de mangue, de pastèque ou de papaye, ainsi que le lait ou les yaourts bien réfrigérés. Côté en-cas, elle suggère des fruits locaux de saison, des bouillies enrichies, de la patate douce cuite ou des sandwichs simples au poisson.
« Ce qui se vend aujourd'hui nourrit l'estomac. Ce qu'il faut promouvoir demain doit nourrir le cerveau et l'avenir du pays », résume-t-elle, rappelant que la malnutrition au Burkina Faso n'est pas seulement une question de quantité, mais avant tout de qualité nutritionnelle.
Au-delà des habitudes bien ancrées et de la nécessité économique, la nourriture vendue dans les établissements scolaires interroge la responsabilité collective face à la santé des enfants. Si ces ventes répondent à un besoin réel, elles ne peuvent plus rester en marge de toute réflexion sanitaire et nutritionnelle. Mieux encadrer, mieux contrôler et mieux sensibiliser apparaît aujourd'hui comme une urgence, afin que le goûter scolaire, loin d'être un risque invisible, devienne un véritable soutien à l'apprentissage et au développement des élèves.
Hanifa Koussoubé / Anita Mireille Zongo
Lefaso.net