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Afrique

Accès au crédit en Algérie : ce que change la nouvelle convention bancaire signée à Alger

Algérie 360 - Wed, 21/01/2026 - 10:48

L’accès au financement reste l’un des principaux défis pour les petites et moyennes entreprises en Algérie. Face à cette situation, une nouvelle initiative vient renforcer […]

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Le Potentiel : « Uvira : le gouvernement lance un plan de restauration progressive de l’autorité de l’État »

Radio Okapi / RD Congo - Wed, 21/01/2026 - 10:15


Revue de presse kinoise du mercredi 21 janvier 2026.


La plupart des journaux parus ce mercredi à Kinshasa s’intéressent à la situation sécuritaire qui prévaut dans la ville d’Uvira, chef-lieu provisoire de la province du Sud-Kivu, après le retrait de l’armée rwandaise et de ses supplétifs de l’AFC/M23.

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« C'est une menace réelle » : Gustavo Petro s'exprime à la BBC sur la possibilité d'une intervention militaire américaine en Colombie et sur son appel avec Trump

BBC Afrique - Wed, 21/01/2026 - 09:39
Le président colombien a indiqué avoir également partagé des informations avec Trump concernant le trafic de drogue dans son pays. Ils prévoient de se rencontrer à la Maison-Blanche.
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Congo-Brazzaville: le premier tour de la présidentielle aura lieu le 15 mars

RFI /Afrique - Wed, 21/01/2026 - 09:36
Les électeurs congolais sont convoqués aux urnes le samedi 15 mars, pour le premier tour de l’élection présidentielle. La date arrêtée par le gouvernement a été communiquée mardi 20 janvier. Or, depuis un moment, les médias évoquaient la date du samedi 22 mars, qui n’était pas officielle, assure le gouvernement. 
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Voyager sans visa depuis l’Algérie : ces destinations où le divertissement fait partie du séjour

Algérie 360 - Wed, 21/01/2026 - 08:33

Les flux internationaux reprennent de la vigueur après plusieurs années de perturbations. Résultat : lle voyage sans visa s’affirme comme l’un des leviers majeurs de […]

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En Côte d’Ivoire, la filière cacao au bord de la crise : « Partout, c’est le blocage total »

LeMonde / Afrique - Wed, 21/01/2026 - 08:00
Dans les ports d’Abidjan et de San Pedro, des milliers de tonnes de fèves ne peuvent être exportés, voire pourrissent. Une situation qui oblige certains planteurs à brader leur stock ou détruire leur récolte dans les zones cacaoyères.
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Au moins 14 groupes armés actifs dans la chefferie de Babila à Mambasa(ONG)

Radio Okapi / RD Congo - Wed, 21/01/2026 - 06:34



L’ONG Convention pour le respect des droits humains (CRDH) alerte sur une dégradation alarmante de la situation sécuritaire dans le territoire de Mambasa (Ituri). Dans un rapport de monitoring publié ce mardi 20 janvier, l'organisation dénonce la présence d'au moins 14 groupes armés auteurs de graves violations des droits humains contre les civils.

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Claude Le Roy : « Les joueurs sénégalais ont été submergés par l’émotion et ont complètement perdu les pédales »

LeMonde / Afrique - Wed, 21/01/2026 - 06:30
Dans un entretien au « Monde », l’ancien sélectionneur du Sénégal, du Cameroun, du Ghana et du Togo revient sur la confusion qui a émaillé la finale de la CAN entre le Maroc et le Sénégal, et sur la gouvernance du football mondial.
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Vincent Duclert, historien : « Tout est permis avec le RN, y compris les pires insultes contre un million de morts tutsi »

LeMonde / Afrique - Wed, 21/01/2026 - 06:00
Les propos tenus le 15 janvier à l’Assemblée par le député d’extrême droite Frédéric-Pierre Vos, qui a comparé une taxation au génocide des Tutsi, au Rwanda, constituent un nouvel exemple de dévoiement de l’histoire par ce parti, analyse le chercheur dans une tribune au « Monde ».
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Météo extrême : pluies diluviennes, chutes de neige et rafales de vent frappent l’Algérie ce 21 janvier

Algérie 360 - Wed, 21/01/2026 - 03:25

Le pays continue de subir un épisode météorologique exceptionnel, marqué par des pluies diluviennes, des chutes de neige et des vents puissants. Selon l’Office national […]

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CAN 2025 : les Lions de la Teranga fêtés par des dizaines de milliers de Sénégalais

France24 / Afrique - Tue, 20/01/2026 - 23:30
Après une parade épique dans les rues survoltées de Dakar, l'équipe nationale sénégalaise, sacrée championne d'Afrique dimanche au Maroc, a reçu mardi soir les honneurs du président Bassirou Diomaye Faye qui a salué "la combativité sportive exceptionnelle" des hommes de Pape Thiaw pendant la compétition.
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Togo - Burkina Faso : Paul-Henri Sandaogo Damiba extradé vers Ouagadougou

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 20/01/2026 - 22:33

Les autorités togolaises ont procédé à l'extradition du lieutenant colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, à la suite d'une demande formulée par les autorités judiciaires du Burkina Faso. L'information a été donnée à travers un communiqué signé ce 19 janvier 2026, par le gouvernement togolais.

Selon le communiqué, la demande d'extradition a été reçue le 12 janvier 2026. Elle visait l'ex président Damiba. Il est poursuivi pour détournement criminel de deniers publics, enrichissement illicite criminel, corruption, incitation à la commission de délits et crimes, recel aggravé et blanchiment de capitaux.

Après examen de la régularité de la requête, les autorités togolaises y ont donné les suites prévues par la loi. Conformément à la procédure en vigueur au Togo en matière d'extradition, Paul-Henri Sandaogo Damiba a été interpellé le 16 janvier 2026, en exécution du mandat d'arrêt joint à la demande d'extradition, puis placé sous écrou.

Le dossier a ensuite été soumis à la chambre d'instruction de la cour d'appel de Lomé. À l'issue de son audience publique tenue le 16 janvier 2026, cette juridiction a émis un avis favorable à la requête d'extradition. Cet avis s'est fondé sur l'offre de réciprocité des autorités burkinabè, les instruments internationaux auxquels le Togo est partie, ainsi que les garanties apportées par les autorités du Burkina Faso quant au respect de l'intégrité physique et de la dignité de l'officier supérieur.

Les garanties concernent également le respect de ses droits tout au long de la procédure, notamment celui à un procès équitable, ainsi que l'absence de la peine de mort. À la suite de cet avis favorable, Paul-Henri Sandaogo Damiba a été remis aux autorités du Burkina le 17 janvier 2026.

En rappel, c'est depuis début octobre 2022, à la suite de l'arrivée au pouvoir du capitaine Ibrahim Traoré, que l'ex président Damiba s'est réfugié au Togo.

Lefaso.net

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Burkina : Vers une fusion du CSC et de la CIL ?

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 20/01/2026 - 22:31

En séance plénière ce mardi 20 janvier 2026, les députés de l'Assemblée legislative de transition (ALT) discutent sur le projet de loi constitutionnelle portant révision de la constitution. Le gouvernement est représenté par le ministre en charge de la justice, Edasso Rodrigue Bayala. Les débats eux, sont assurés par le Président de l'ALT, Dr Ousmane Bougouma.

Si le projet de loi est adopté, il devrait favoriser l'élargissement du domaine de la loi à l'organisation du territoire ; la reconnaissance, dans la Constitution, de l'organisation du territoire en circonscriptions administratives et en collectivités territoriales ; la consécration, dans la Constitution, de la création et de la suppression des circonscriptions administratives par décret.

D'autres innovations tiennent en la création d'un organe unique en charge de la régulation de la communication et de la protection des données à caractère personnel (fusion de la CIL et du CSC) ; l'institution d'un nouvel organe en remplacement de l'Autorité supérieure de contrôle d'État et de lutte contre la corruption (ASCE-LC) dont la dénomination, les attributions, la composition, l'organisation et le fonctionnement seront précisés par loi organique.

Rappelons que ce projet de loi était inscrit à l'ordre du jour du mardi 30 décembre 2025. Les débats ont été ramenés à ce jour, mardi 20 janvier 2026. Si ce projet de loi passe, il s'agira de la troisième révision de la constitution en l'espace de trois ans. Interrogé à ce propos lors des échanges avec la Commission des affaires générales, institutionnelles et des droits humains (CAGIDH), le ministre a évoqué l'urgence de la situation.

"Une relecture intégrale de la Constitution serait I'idéal pour une cohérence d'ensemble mais en attendant une telle relecture, chaque projet de loi constitutionnelle introduit par le gouvernement vise à répondre à un impératif précis et urgent. Le Gouvernement est convaincu que la valeur d'une Constitution réside plus dans sa flexibilité à répondre avec efficacité aux intérêts légitimes du peuple que dans son caractère immuable", a répondu Edasso Rodrigue Bayala à ce propos.

A la question de savoir s'il n'est pas plus indiqué d'opérer les réaménagements techniques dans la charte et de réserver les modifications constitutionnelles aux enjeux sociaux et politiques majeurs, sa réponse sera la suivante : " la Charte ayant une valeur constitutionnelle et prévalant sur la Constitution en cas de contrariété, entreprendre les réaménagements au niveau de la Charte reviendrait à la même situation mais aussi et surtout à créer une contrariété volontaire et expresse entre la Charte et la Constitution dès lors que la question y a été traitée."

Erwan Compaoré
Lefaso.net

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Réussite professionnelle face à la dépression, stress, chagrin d'amour : Miriam Kabré éclaire les étudiants de l'ISGE-BF sur les clés d'un succès durable

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 20/01/2026 - 22:30

Architecte du développement humain et de la performance organisationnelle, Miriam Kabré, a animé une conférence au profit des étudiants de l'Institut supérieur de génie électrique du Burkina Faso (ISGE-BF), le mardi 9 décembre 2025, à Ouagadougou. Devant un public estudiantin captivé, la spécialiste des sciences sociales, comportementales, et para-médicales a exploré un thème d'actualité intitulé « Réussite professionnelle et santé mentale : quand le succès durable et la santé mentale sont indissociables ». Sa communication s'est articulée autour de la légende personnelle, l'ikigaï, les conséquences de l'instabilité mentale, le TDAH et le TDA, la dépression, le trouble du stress postraumatique, et le chagrin d'amour. Une réflexion profonde qui invite à repenser la notion même de réussite, non plus comme une simple accumulation de compétences techniques ou de performances académiques, mais comme le résultat d'un équilibre harmonieux entre le corps, le mental et l'esprit.

Forte d'une expérience multidisciplinaire alliant psychologie, psychiatrie, naturothérapie, sciences de l'administration et sciences sociales, Miriam Kabré a rappelé que la performance professionnelle ne peut être dissociée du bien-être psychologique. Selon elle, la productivité, la créativité et la capacité d'innovation reposent sur un socle invisible mais essentiel, la stabilité intérieure. Elle a expliqué comment son approche holistique accompagne les individus et les organisations dans la construction d'un environnement où l'épanouissement personnel devient un moteur de performance durable.

La conférencière a souligné que dans un monde professionnel en constante évolution, marqué par l'exigence, la pression et l'incertitude, renforcer son équilibre mental n'est pas un luxe, mais une nécessité stratégique.

Légende personnelle et ikigaï : découvrir sa voie

Parmi les concepts clés de son intervention, la “légende personnelle'' et l'ikigaï ont suscité un vif intérêt. Miriam Kabré présente la légende personnelle comme la mission unique et profonde que chaque individu est appelé à accomplir durant son passage sur terre. Elle explique qu'il s'agit d'une force intérieure qui guide les choix, les efforts et les orientations de vie, bien au-delà des critères purement académiques. « Elle est très souvent à l'origine de grands succès », a-t-elle souligné, insistant sur la nécessité de reconnaître cette vocation intime pour avancer avec confiance. Pour la conférencière, la réussite ne se limite pas aux diplômes obtenus. Car certaines destinées, affirme-t-elle, émergent précisément à travers les épreuves que la vie impose. « Souvent la vie t'envoie des épreuves, et c'est de par ces épreuves-là que va émerger la réussite », a-t-elle confié, rappelant que les obstacles peuvent devenir des tremplins vers l'accomplissement personnel.

Abordant ensuite le concept d'ikigaï, Miriam Kabré l'a décrit comme une « raison d'être », une notion japonaise qui agit comme une boussole orientant chaque individu vers son idéal. Elle a insisté sur le caractère évolutif de ce concept, qui peut se transformer au fil des expériences et de la croissance personnelle. Pour donner une assise plus globale à sa réflexion, la spécialiste des sciences comportementales a rappelé la définition de la santé mentale selon l'OMS. « C'est un état de bien-être qui permet à chacun de réaliser son potentiel, de faire face aux difficultés normales de la vie, de travailler avec succès et de manière productive, et d'apporter une contribution à sa communauté », a-t-elle présenté. Une manière d'insister sur le fait que comprendre sa mission personnelle, identifier son ikigaï et préserver sa santé mentale sont trois piliers indissociables d'une réussite durable et harmonieuse.

Comprendre les troubles mentaux

Un autre volet essentiel de la conférence a porté sur les conséquences de l'instabilité mentale. Miriam Kabré a longuement expliqué les différences entre le TDAH et le TDA, deux troubles souvent confondus mais aux manifestations distinctes. Le TDAH, dit-elle, est un trouble héréditaire caractérisé par un déficit de l'attention accompagné d'hyperactivité. Parmi ses symptômes, l'on retrouve l'agitation, l'incapacité à rester assis, l'impression d'être « poussé par un moteur » ou encore une tendance à parler excessivement. Le TDA, quant à lui, se manifeste plutôt par une inattention marquée par la difficulté à se concentrer, les oublis répétés, les erreurs fréquentes et la procrastination. Miriam Kabré précise que ces troubles ne sont pas graves en eux-mêmes, mais leurs symptômes peuvent s'aggraver s'ils ne sont pas reconnus et correctement accompagnés.

La dépression

La conférencière a également abordé le sujet délicat de la dépression, un trouble de l'humeur qui se traduit par une tristesse persistante, un sentiment de vide et un profond désespoir. Parmi les différentes formes de dépression, elle a insisté sur la « dépression souriante », cette forme insidieuse où la personne semble aller bien extérieurement alors qu'elle souffre intensément en silence.

« Vous voyez la personne rire mais au fond d'elle, cette dernière souffre réellement », Miriam Kabré, architecte du développement humain et de la performance organisationnelle

Madame Kabré souligne la difficulté à détecter ce type de détresse psychologique. Elle a par ailleurs rappelé que nombre d'enfants hyperactifs à l'école sont souvent punis plutôt qu'accompagnés. « Dans les écoles primaires, il y a des enfants qui sont hyperactifs et n'arrivent pas à étudier. Et la solution que les adultes trouvent, c'est de les frapper. Alors que cela ne change rien », a-t-elle observé.

Attirer les bonnes opportunités et les bonnes personnes

Pour une évolution saine, Miriam Kabré insiste sur l'importance d'être fidèle à soi-même, afin d'attirer les bonnes opportunités et les bonnes personnes. Selon elle, l'erreur courante consiste à vouloir forcer un individu à suivre un chemin qui n'est pas le sien, ce qui conduit inévitablement à tourner en rond ou à s'épuiser. Elle recommande donc aux parents d'apprendre à observer leurs enfants pour repérer leurs talents naturels et les accompagner dans les domaines où ils excellent naturellement, plutôt que de les pousser vers des secteurs qui ne leur correspondent pas. Cette écoute et cette compréhension des aptitudes individuelles constituent, à son avis, un facteur essentiel d'épanouissement et de succès professionnel.

Des solutions temporaires

Dans sa quête de solutions naturelles pour accompagner la dépression, elle a évoqué la sérotonine, souvent appelée « hormone du bonheur ». Sa production, explique-t-elle, peut être stimulée par des gestes simples tels que l'écoute de musique, la méditation, la marche, une alimentation saine ou la gratitude. Elle recommande particulièrement la consommation d'aliments fermentés comme le yaourt nature, le soumbala, etc., qui favorisent la sécrétion de sérotonine, produite à 90% dans les intestins.

Elle met toutefois en garde contre certaines idées reçues, soulignant que la bière ou les soupes fermentées n'apportent pas cette hormone malgré leur fermentation. Pour éviter d'être constipé et avoir une bonne digestion, Mme Kabré recommande de consommer au quotidien, les aliments qui se laissent manger fermentés.
Elle conseille également d'éviter la consommation de soja chez les jeunes filles, car cela provoquerait, selon elle, un excès d'œstrogènes qui pourrait perturber l'équilibre mental.

« L'OMS a récemment classé les intra contraceptifs parmi les sources de cancer chez les femmes », Miriam Kabré, spécialiste en para-médicales

Le trouble du stress post-traumatique

Le trouble du stress post-traumatique (TSPT) selon la passionnée des sciences paramédicales, est un trouble mental qui se manifeste après l'exposition à un événement traumatisant ou à une période prolongée de stress intense. Ce trouble, souligne-t-elle, peut entraîner des conséquences physiques graves, telles que des ulcères ou même certains cancers, tant l'impact du stress extrême sur l'organisme peut être dévastateur. Elle énumère les principaux symptômes, que sont notamment la reviviscence des souvenirs traumatiques sous forme de flashbacks ou de cauchemars, l'évitement des situations rappelant le trauma, l'irritabilité, les sursauts fréquents, les troubles du sommeil, le sentiment de culpabilité, le détachement affectif et la perte d'intérêt pour les activités quotidiennes. À cela s'ajoutent des pensées négatives persistantes qui altèrent profondément la qualité de vie de la personne affectée.

Le chagrin d'amour

Abordant ensuite le chagrin d'amour, la spécialiste des sciences comportementales, le définit comme une profonde peine générée par une rupture sentimentale ou un amour non réciproque. Pour mieux comprendre ce phénomène émotionnel, elle explique que le cerveau a besoin de quelques piliers pour maintenir un équilibre émotionnel. Lorsque l'un de ces éléments fait défaut, le système hormonal peut se déséquilibrer, rendant l'individu plus vulnérable à la souffrance affective.

Miriam Kabré met en garde contre une erreur fréquente, celle d'abandonner sa vie personnelle une fois en couple. Elle explique qu'une personne qui néglige les quelques piliers au profit exclusif de la relation finit souvent par surproduire de l'ocytocine, l'hormone de l'attachement.. À force de concentrer toute son énergie sur le partenaire, le cerveau compense le manque en sécrétant excessivement l'ocytocine, ce qui crée une dépendance affective », a-t-elle argumenté.

C'est dans ce contexte, dit-elle, que naissent les peurs irrationnelles de perdre l'autre, car le manque ressenti lors d'une rupture devient potentiellement insupportable. Cette surproduction hormonale « pollue » alors le cerveau, explique-t-elle, menant à une passion obsessionnelle et à un profond déséquilibre émotionnel.

Au plan spirituel, Miriam Kabré affirme que les maris et femmes de nuit constituent, pour de nombreuses personnes, une source profonde de blocages et d'épreuves répétitives. Selon elle, ces entités spirituelles seraient à l'origine non seulement d'échecs, de relations amoureuses, récurrents mais également de difficultés touchant tous les aspects de la vie : finances instables, obstacles professionnels, relations sociales tendues ou encore contre-performances académiques. Elle précise que les causes de ces influences peuvent être multiples. Pour Miriam Kabré, il est donc essentiel de comprendre ces dimensions invisibles afin d'espérer retrouver l'équilibre et une dynamique de réussite.

« J'ai compris que si un étudiant souffre, celui-ci doit chercher la cause réelle de son mal pour trouver la solution adéquate », Alexis Nagalo, responsable pédagogique du cycle d'ingénieur de conception à l'ISGE

L'administration et les étudiants de l'ISGE-BF satisfaits

Le responsable de la pédagogie du cycle d'ingénieur de conception à l'ISGE, Alexis Nagalo, a salué la tenue de cette conférence, qui selon lui, a apporté un éclairage précieux sur des réalités souvent méconnues. « Cette conférence est une opportunité, car nos étudiants avaient besoin de cette sensibilisation sur la santé mentale », a-t-il souligné. Il affirme avoir compris que les difficultés rencontrées par certains apprenants dans leurs études peuvent avoir des causes multiples : une maladie, des influences spirituelles telles que les maris ou femmes de nuit, une déception amoureuse ou encore un quotient intellectuel qui ne correspond pas à la formation suivie. Pour lui, cette rencontre a été révélatrice et permettra une meilleure compréhension et un meilleur accompagnement des étudiants en situation de détresse ou de blocage.

Pour les futurs ingénieurs de l'ISGE-BF, les enseignements tirés de cette conférence revêtent une importance capitale, eux qui seront prochainement confrontés à des environnements techniques, organisationnels et humains d'une grande complexité. Comprendre les mécanismes de la santé mentale, apprendre à reconnaître ses limites, identifier les sources de stress ou de blocage et adopter des stratégies de résilience constituent désormais des compétences essentielles pour évoluer sereinement dans un monde professionnel exigeant.

« J'ai beaucoup aimé et appris de cette conférence sur la santé mentale », Djamilatou Dako, étudiante en 5e année option génie des systèmes numériques à l'ISGE-BF

Djamilatou Dako, étudiante en 5ᵉ année en génie des systèmes numériques, a exprimé sa satisfaction et celle de ses camarades, soulignant que cette conférence était très attendue. « J'ai compris qu'il y a certains traumatismes qui peuvent avoir un impact sur moi, notamment ma concentration, la procrastination. Et j'ai aussi pu obtenir des solutions pour gérer ces différents problèmes », a-t-elle confié.

Son camarade Josué Tiendrébéogo, également en 5ᵉ année dans la même filière, a abondé dans le même sens, en soulignant que les difficultés rencontrées en cours, ne traduisent pas toujours un manque de compétence. Selon lui, elles peuvent être liées à des troubles mentaux méconnus, et cette prise de conscience constitue un premier pas vers une meilleure compréhension de soi et une gestion plus efficace des défis académiques.

« Cette conférence a été bénéfique pour moi. Cela m'a permis de mieux comprendre certaines phases que je vis ou que je vivais afin de pouvoir optimiser mes résultats », Josué Tiendrébéogo, étudiant en 5e année option génie des systèmes numériques à l'ISGE-BF

Cette sensibilisation leur a ainsi offert des outils précieux pour mieux se préparer aux défis qui les attendent, tout en favorisant un équilibre personnel indispensable à une performance durable.
Derrière chaque trouble, a rappelé la conférencière, se cache une expérience humaine qui peut être comprise, accompagnée et apaisée. Elle a vivement encouragé les étudiants à se défaire des préjugés et à considérer la santé mentale comme une composante naturelle de la vie humaine.

À l'issue de la rencontre, les étudiants ont exprimé leur gratitude envers l'ISGE-BF pour avoir ouvert un espace de dialogue sur un sujet trop souvent négligé dans les milieux académiques et techniques. L'intervention de Miriam Kabré aura sans doute semé des graines, celles d'une génération de professionnels conscients que la réussite ne se résume ni aux compétences techniques, ni aux performances chiffrées, mais repose avant tout sur un être humain équilibré, confiant et aligné avec sa vocation.

Hamed Nanéma
Lefaso.net

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Finale de la CAN Maroc 2025 : « Il y a eu une mauvaise gestion de l'environnement, mais pas de mauvaise décision de l'arbitre », estime Juste Éphrem Zio, arbitre international

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 20/01/2026 - 22:26

La 35ᵉ édition de la Coupe d'Afrique des nations a livré son verdict le dimanche 18 janvier, avec une finale remportée par le Sénégal face au Maroc. Cette rencontre, point d'orgue de la fête du football africain, restera dans les annales tant par son contenu que par le spectacle offert. Dans cet entretien accordé à Lefaso.net, Juste Éphrem Zio, arbitre international et consultant sportif, dresse le bilan de l'organisation de la CAN au Maroc et livre son analyse sur les questions arbitrales qui ont suscité de nombreuses polémiques tout au long du tournoi.

Lefaso.net : Quel bilan global dressez-vous de la 35ᵉ édition de la Coupe d'Afrique des nations ?

Juste Éphrem Zio : Le bilan peut s'apprécier à plusieurs niveaux : sportif, infrastructurel et économique. Sur le plan sportif, la compétition s'est achevée avec un certain sentiment d'amertume, notamment en raison de la finale. L'équipe sénégalaise, bien que victorieuse, a eu le sentiment d'avoir été lésée par l'arbitrage, avec l'impression que tout était mis en œuvre pour favoriser le pays organisateur. Finalement, la meilleure équipe a remporté le trophée, à savoir le Sénégal.

Dès le début de la compétition, de nombreux observateurs estimaient que cette équipe était légèrement au-dessus des autres, grâce à un effectif complet, composé de joueurs expérimentés, et à un collectif plus mature. Le pays hôte a également réalisé un très bon parcours en atteignant la finale. On peut aussi souligner la présence des grandes équipes, avec le Nigeria et l'Égypte dans le dernier carré. Le Cameroun, que l'on n'attendait pas forcément à ce niveau, a atteint les quarts de finale, tandis que l'Afrique du Sud s'est arrêtée en huitièmes.

Dans l'ensemble, les grandes nations du football africain ont répondu présent. Le tenant du titre, la Côte d'Ivoire, a atteint les quarts de finale, ce qui est relativement rare, car les détenteurs sortaient souvent dès la phase de groupes ou en huitièmes. La Côte d'Ivoire a donc relevé le défi. Par ailleurs, cette CAN a montré qu'il n'existe plus de petites équipes en Afrique. Des sélections comme la Tanzanie, le Soudan ou encore le Bénin ont atteint les huitièmes de finale, alors qu'on ne les attendait pas forcément à ce stade. Sur le plan des infrastructures, le Maroc a considérablement rehaussé les standards d'organisation d'une CAN à 24 équipes. Ce que le pays a réalisé montre que, pour les prochaines éditions, seuls quelques pays africains seront en mesure d'organiser une compétition de ce niveau. Les infrastructures étaient de niveau mondial, capables d'accueillir une Coupe du monde. Enfin, sur le plan économique, on observe une plus-value de près de 80 %. La CAF a d'ailleurs revalorisé les indemnités allouées aux équipes. À tous les niveaux, on peut donc dire que cette CAN est une réussite.

Comment évaluez-vous la qualité de l'arbitrage tout au long de la CAN ?

En tant que spécialiste, j'ai constaté que de nombreux efforts ont été faits pour placer les arbitres dans de très bonnes conditions. La polémique autour de la finale donne l'impression que l'arbitrage a été mauvais, mais d'un point de vue technique, il n'y a pas eu de problème majeur. Il y a eu une mauvaise gestion de l'environnement par l'arbitre, mais pas de mauvaise décision arbitrale.

Lorsque l'arbitre siffle lors du premier duel entre le défenseur marocain et l'attaquant sénégalais, il s'agit d'une question d'appréciation. C'est à lui d'évaluer la situation. Lorsqu'il est ensuite interpellé par la VAR, cela relève du protocole. L'arbitre n'a pas vu la VAR l'interpeller. Dès l'instant où il est allé consulter la VAR, on savait qu'il y aurait une suite. Pour nous, techniciens, le véritable problème réside davantage dans l'environnement et le contexte, que l'arbitre n'a pas réussi à maîtriser.

Globalement, les arbitres étaient bien préparés physiquement et ont respecté les directives de la commission d'arbitrage de la CAF. On peut toutefois émettre un bémol concernant l'utilisation de la VAR. Les arbitres s'y sont parfois trop reposés, se déjugeant même lorsqu'ils étaient convaincus d'avoir pris la bonne décision. Or, être interpellé par la VAR n'oblige pas systématiquement à changer sa décision. Cette dépendance à la VAR a parfois faussé son utilisation, qui a été inégale d'un match à l'autre, entraînant diverses interprétations et donnant l'impression d'un arbitrage de moindre qualité. Pourtant, je peux affirmer que les arbitres ont globalement fait un très bon travail.

Quel regard portez-vous sur le but du Sénégal annulé dans le temps additionnel ?

Si l'on analyse l'action, l'arbitre estime qu'il y a une lutte entre deux joueurs et il siffle. Dès cet instant, le jeu est arrêté. Le but inscrit ensuite devient anecdotique, puisqu'il intervient après le coup de sifflet. Celui-ci a retenti avant le coup de tête qui a envoyé le ballon au fond des filets. À partir du moment où l'arbitre siffle, la VAR ne peut plus intervenir.

Si l'arbitre avait laissé l'action se poursuivre et sifflé après le coup de tête, on aurait pu lui reprocher de ne pas avoir respecté le protocole VAR. En revanche, dans la surface sénégalaise, lorsqu'un joueur ceinture par le cou un adversaire marocain, il y a bel et bien faute, comme le montrent les images. L'arbitre ne l'a pas vue et le jeu a continué. Le problème vient alors de l'utilisation de la VAR, car c'est pratiquement le joueur marocain qui réclame son intervention, exerçant une pression sur l'arbitre. Avec la pression du public et le contexte local, le jeu s'est arrêté. Cependant, le protocole VAR a été respecté : l'arbitre n'a pas vu l'action, la VAR l'a interpellé, il est allé consulter les images et il est revenu pour accorder le penalty.

Pensez-vous qu'il y avait effectivement faute sur le joueur marocain ?

Oui, la faute sur le joueur marocain est incontestable et indiscutable. En revanche, c'est la gestion de la situation qui n'a été très bonne, créant un environnement très défavorable. Depuis l'arrivée de l'équipe sénégalaise à Rabat, il y a eu de nombreux incidents perçus comme anti-sénégalais, ce qui a nourri un climat de suspicion autour de l'arbitrage. En quart de finale, le président de la Fédération camerounaise a été sanctionné pour avoir estimé que le Maroc avait été aidé. En demi-finale, les Nigérians se sont plaints, évoquant notamment le vol des serviettes de leur gardien. Tous ces petits faits isolés ont donné l'impression d'un coup de pouce arbitral en faveur du pays hôte. C'est cet environnement que l'arbitre, pourtant expérimenté, aurait dû mieux gérer.

Jean-Jacques Ndala est un arbitre chevronné, appelé à officier lors de la prochaine Coupe du monde. Il aurait donc dû mieux maîtriser cet incident. C'est regrettable, mais cela fait désormais partie de l'histoire de cette CAN.

Quelle est votre appréciation du geste de l'entraîneur sénégalais, qui a demandé à ses joueurs de quitter le terrain ?

Je condamne totalement ce geste. Il n'est ni sportif ni fair-play. Certes, il s'est produit dans le feu de l'action, sous le coup de l'émotion, car les Sénégalais ont eu le sentiment d'avoir été volés. Mais cela reste regrettable. L'arbitre est un acteur essentiel du match. Il fait partie intégrante du jeu et des erreurs d'arbitrage, il y en aura toujours. Quel message envoie-t-on au monde si, à chaque désaccord avec une décision arbitrale, une équipe quitte le terrain ? Va-t-on assister à des matchs systématiquement interrompus pour cette raison ? Aujourd'hui, le Sénégal estime avoir été lésé. Mais demain, une erreur d'arbitrage pourrait lui être favorable. L'adversaire devrait-il alors quitter le terrain ? C'est cette réflexion qui m'amène à condamner ce geste. Heureusement, le Sénégal est revenu sur le terrain. Sinon, quelle image aurait-il donnée au monde ? Quelle image du football africain et de ses arbitres ? Les arbitres ne seraient plus respectés, et la moindre erreur serait assimilée à de la corruption. Pourtant, l'arbitre est un être humain et peut se tromper. Pourquoi ne condamne-t-on pas Brahim Diaz, qui aurait pu transformer son penalty et offrir le titre au Maroc ? Pourquoi tout le monde s'acharne-t-il uniquement sur l'arbitre ? C'est la véritable question.

Ce type de situation s'est-il déjà produit lors de grandes compétitions internationales ?

C'est la première fois que cela se produit à la CAN, et qui plus est lors d'une finale. La Coupe d'Afrique des nations a désormais une dimension mondiale. Elle n'est plus organisée uniquement pour les Africains. La majorité des joueurs évoluent en Europe, ce qui impose des standards organisationnels plus élevés. Dans certaines sélections, la quasi-totalité des joueurs vient de l'étranger. Une équipe comme le Burkina Faso comptait des joueurs évoluant tous hors du pays. C'est une réalité à laquelle il faut être très attentif.

L'entraîneur sénégalais s'expose-t-il à des sanctions disciplinaires ?

Oui, il s'expose à des sanctions qui dépendront de la commission de discipline. La CAF a déjà publié un communiqué condamnant les incidents. La commission devra statuer et des sanctions sont à prévoir, probablement financières, mais aussi éventuellement sportives. Une suspension n'est pas exclue, même si des sanctions financières semblent plus probables. Il est important de donner une bonne image du football africain. L'entraîneur sénégalais est un modèle pour de nombreuses personnes. Afin de préserver cette image, des sanctions seront inévitables. Sinon, on ouvrirait la porte à toutes les formes de protestation et de retrait du terrain.

Dans quelles circonstances un arbitre peut-il recourir à la VAR ?

Il existe quatre situations principales. La première concerne une faute passible d'un carton rouge direct, lorsque l'arbitre a sanctionné par un jaune. La VAR peut alors l'interpeller pour lui signaler que la faute commise mérite un carton rouge direct. La deuxième concerne une erreur sur l'identité du joueur sanctionné. Le numéro 4 commet une faute et l'arbitre sanctionne le numéro 10. La VAR peut l'appeler pour lui dire qu'il y a erreur sur l'identité du joueur qui a commis la faute. La troisième porte sur les situations de hors-jeu lors d'un but. Les assistants doivent laisser l'action se dérouler jusqu'à son terme avant toute intervention. Dans le jargon de l'arbitrage, on dit généralement lorsque l'action est morte. Donc lorsque l'action est morte, la VAR intervient pour lui dire : monsieur l'arbitre, voilà ce qui s'est passé ici. Il y a une situation de hors-jeu. Tel joueur est en position de hors-jeu ou tel joueur influence, par sa position de hors-jeu, la phase de jeu.

Enfin, pour un but marqué ou refusé, l'arbitre doit vérifier que l'équipe n'a pas enfreint les règles depuis le début de l'action. Tant que le jeu n'a pas été arrêté ou repris, l'arbitre peut revenir sur sa décision après consultation de la VAR. C'est ce qui s'est produit lors de la finale, lorsque l'arbitre n'avait pas vu une faute dans la surface sénégalaise et que la VAR l'a interpellé.

Pourquoi, malgré la VAR, les décisions arbitrales suscitent-elles toujours autant de controverses ?

Parce que la VAR, censée aider les arbitres, crée parfois plus de problèmes qu'elle n'en résout. La pression est mise sur les arbitres par rapport à la VAR et les arbitres ne veulent plus prendre de décisions parce qu'ils estiment qu'il y a la VAR. Des arbitres se disent donc que comme il y a la VAR, ils ne prennent plus de décisions. Ou alors qu'ils peuvent prendre une décision et attendre simplement que la VAR les interpelle pour dire qu'ils se sont trompés et qu'ils doivent revenir sur leur décision. Or, le dernier mot revient toujours à l'arbitre. Consulter la VAR n'implique pas nécessairement de changer de décision.

La VAR doit intervenir en cas d'erreur manifeste susceptible de changer le résultat du match. Dans le cas du penalty accordé au Maroc, l'arbitre n'avait pas vu la faute, d'où l'intervention de la VAR. En revanche, mettre la pression sur l'arbitre pour l'obliger à consulter la VAR est une mauvaise utilisation de cet outil. Ce que le joueur marocain a fait, mettre la pression sur l'arbitre, est une mauvaise utilisation de la VAR. Donc la VAR a créé un problème. La VAR n'a pas résolu le problème. L'arbitre aurait pu lui dire simplement : « monsieur, j'ai pris ma décision, je ne reviens pas là-dessus et je continue ». Il faut qu'il s'assume. Et si l'arbitre ne s'assume pas, naturellement, on aura toujours des polémiques parce qu'une équipe se sentira lésée en fonction des circonstances qui se présentent.

Votre mot de fin ?

Je remercie Lefaso.net pour cette opportunité et pour nous avoir permis de revenir sur cette polémique. Avec l'intelligence artificielle, beaucoup de contenus peuvent aujourd'hui donner l'illusion de la réalité. Le football est un sport de passion, mais il est essentiel de dépasser les émotions et de laisser les techniciens s'exprimer de manière objective. Aussi dure soit-elle, la loi doit s'appliquer : Dura lex, sed lex.

Entretien réalisé par Hanifa Koussoubé et Jean Élysée Nikiéma (stagiaire)
Lefaso.net

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CAN-2025 : parade survoltée des Lions, fêtés par des milliers de Sénégalais

France24 / Afrique - Tue, 20/01/2026 - 22:22
Sacrés champions d'Afrique dimanche au Maroc, les joueurs de l'équipe de football sénégalaise ont achevé leur immense parade populaire de plusieurs heures à travers Dakar, durant laquelle leur triomphe a été célébré par des dizaines de milliers de supporters. Les Lions de la Teranga sont ensuite arrivés au palais présidentiel, dans le centre historique de la capitale sénégalaise.  Les joueurs ont rencontré le président Bassirou Diomaye Faye dans la soirée.
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Micro-monnaies et formation des prix : Une inflation silencieuse sur nos marchés africains

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 20/01/2026 - 22:22

Dans de nombreux pays africains, notamment au sein de la zone FCFA, l'absence quasi totale des micro-monnaies dans les échanges quotidiens constitue une distorsion monétaire aux effets économiques sous-estimés. En imposant des arrondis systématiques à la hausse dans la formation des prix, cette pratique alimente une inflation silencieuse qui pèse principalement sur les ménages à faibles revenus. Cette tribune de Théodore Nikièma, ingénieur statisticien, analyse les mécanismes de cette inflation non mesurée et interroge ses conséquences sur le pouvoir d'achat et le principe de la libre fixation des prix sur les marchés.

L'absence quasi totale des micro-monnaies (centimes, pence, 1 à 9 FCFA, etc.) dans les échanges quotidiens constitue une distorsion discrète mais structurelle du système économique de nombreux pays africains, en particulier ceux de la zone FCFA. En effet, bien que ces unités existent formellement, elles sont absentes de la pratique quotidienne des marchés.

Ainsi, les transactions débutent rarement en dessous de 10 FCFA, et très rapidement, l'échelle des prix saute à 25 FCFA, puis à 50 FCFA. Même les pièces inférieures à 50 FCFA, pourtant officiellement en circulation, sont peu utilisées, voire rejetées indirectement par les commerçants dans la fixation des prix sur les marchés. Cette discontinuité monétaire impose une logique d'arrondi systématique toujours à la hausse et la tendance actuelle tend de plus en plus vers un prix minimum de 100 FCFA pour les transactions sur les marchés.

Cet arrondi permanent agit comme une inflation mécanique, malheureusement non mesurée par les indices classiques. Lorsqu'un bien ou un service devrait théoriquement coûter 17 ou 18 FCFA, il est automatiquement proposé à 25 FCFA et ainsi de suite pour les transactions de 180 FCFA, 362,2 FCFA, etc. Multipliez cet effet par des milliers de micro-transactions quotidiennes sur les marchés, vous obtiendrez une augmentation réelle du coût de la vie, particulièrement pour les ménages à faibles revenus dont la consommation repose essentiellement sur de petites unités d'achat.

À l'inverse, dans les pays où l'usage de ces micro-monnaies est effectif, cela permet une granularité fine des prix qui favorisent la transparence et une meilleure correspondance entre valeur réelle et prix demandé. La prise en compte réelle de ces micro-monnaies dans les échanges de nos pays pourrait ainsi permettre de limiter les hausses artificielles de prix et de réduire les pertes de pouvoir d'achat liées aux arrondis.

Ainsi, le problème des micro-monnaies n'est pas à négliger car cela affecte négativement un des principes importants de l'économie, à savoir le principe de la libre fixation des prix entre les acteurs économiques sur les marchés. Tant que ces unités resteront absentes ou symboliques, nos marchés continueront de produire une inflation silencieuse, socialement régressive, et largement sous-estimée dans les débats économiques, tandis que les prix imposés aux consommateurs resteront déconnectés de la valeur réelle des biens et services échangés.

Théodore NIKIEMA, ingénieur statisticien
PhD Candidate in Data Science
+226 64966316

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Burkina/Justice : Une session du pôle spécialisé du TGI Ouaga I prévue du 23 janvier au 10 février 2026

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 20/01/2026 - 22:20

Le procureur du Faso près le Tribunal de grande instance (TGI) Ouaga I annonce la tenue d'une session de jugement du pôle spécialisé dans la répression des infractions économiques et financières ainsi que de la criminalité organisée. La session va se tenir du 23 janvier au 10 février 2026.

Les rôles d'audience seront affichés devant les salles d'audience à compter du 20 janvier 2026, afin de permettre aux différentes parties de prendre connaissance du calendrier. Les audiences étant publiques, le procureur du Faso invite les citoyens à y assister, dans l'optique de se familiariser avec le fonctionnement et les activités de la justice.

Selon un communiqué publié ce 20 janvier, cette session sera animée par deux chambres qui auront à examiner 28 dossiers. Parmi les affaires inscrites figure notamment le dossier ministère public contre Yake Camille Ye, Laure Zongo/Hien et autres.

Initialement programmé lors de la session précédente, ce dossier avait fait l'objet d'un jugement avant dire droit, ayant abouti à un sursis à statuer. Le tribunal avait alors renvoyé l'affaire à l'audience du 23 janvier 2026, en raison d'un recours en inconstitutionnalité introduit par les avocats de Laure Zongo/ Hien. Ce recours portait sur les articles 261-141 et 261-142 du Code de procédure pénale, relatifs à la limitation des droits d'appel de la personne mise en examen contre certaines ordonnances du juge d'instruction.

Par ailleurs, une partie du dossier avait été portée devant la chambre de l'instruction, suite à un appel formé contre l'ordonnance de clôture rendue par le juge d'instruction. Le communiqué précise qu'à ce jour, la chambre de l'instruction ainsi que le Conseil constitutionnel ont vidé leur saisine, permettant ainsi la reprise du jugement de l'affaire.

Au total, 120 prévenus comparaîtront au cours de cette session pour répondre, entre autres, de faits de détournement de deniers publics, trafic d'influence, fraude et simulation en matière de commande publique, concussion, fabrication de cachet d'autorité, abus de confiance, escroquerie, enrichissement illicite et blanchiment de capitaux.

Lefaso.net

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Burkina/Scoliose : Reconnaître les signes et agir avant qu'il ne soit trop tard

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 20/01/2026 - 22:16

La scoliose, déformation silencieuse de la colonne vertébrale, peut provoquer douleurs, complications et troubles posturaux si elle n'est pas détectée tôt. Le Dr Ahmed Camille Ouédraogo, spécialiste en médecine physique et réadaptation, explique dans cet entretien, comment reconnaître les premiers signes, l'importance d'un dépistage précoce et le rôle essentiel de la kinésithérapie pour limiter l'évolution de la maladie et préserver la qualité de vie.

Lefaso.net : Qu'est-ce que la scoliose et comment la définir simplement pour le public ?

Dr Ahmed Camille Ouédraogo : La scoliose est une déviation permanente de la colonne vertébrale liée à une rotation des vertèbres. Elle survient en général dans l'enfance et l'adolescence, mais elle peut se déclarer aussi un peu plus tard.

Existe-t-il différents types de scolioses et quelles sont les formes les plus fréquentes ?

Il existe plusieurs types de scoliose. Les principaux types de scolioses se classent en fonction de leur origine et de l'âge du patient. Selon l'origine, on distingue la scoliose idiopathique, dont la cause n'a pas été identifiée, et qui représente environ 80 % des cas. Viennent ensuite, les scolioses congénitales, qui sont découvertes à la naissance, puis les scolioses d'origine neuromusculaire et les scolioses dégénératives qui sont des scolioses acquises. La scoliose peut également être classée en fonction de l'âge d'apparition, en scoliose infantile, juvénile ou bien adulte.

A partir de quel âge la scoliose peut-elle apparaître ?

La scoliose peut apparaître à tout âge. La forme la plus fréquente est la scoliose idiopathique, dont la cause est inconnue. Elle présente un pic de fréquence à l'adolescence, généralement entre 10 et 16 ans, et touche majoritairement les filles. Toutefois, selon l'origine, la scoliose peut également être présente dès la naissance ou apparaître plus tard à l'âge adulte, notamment chez les personnes âgées.

Pourquoi ça touche principalement les filles ?

La scoliose touche principalement les filles, en raison de facteurs génétiques. Ces causes génétiques seraient notamment liées à des gènes portés par le chromosome X, ce qui explique une prévalence plus élevée chez les filles, compte tenu des mécanismes génétiques de la maladie.

Quelles sont les principales causes ou facteurs favorisant la scoliose ?

Parmi les facteurs favorisant la scoliose, on retrouve d'abord la prédisposition génétique. Viennent ensuite certaines maladies neuromusculaires, notamment la paralysie cérébrale chez l'enfant ou la dystrophie musculaire. Les malformations congénitales constituent également un facteur de risque, tout comme l'ostéoporose chez les personnes âgées. Chez les adolescents, la scoliose est plus fréquemment associée à des déséquilibres posturaux prolongés, liés à de mauvaises postures adoptées au cours de la scolarité ou à des habitudes quotidiennes inadaptées.

Quels sont les signes visibles ou symptômes qui doivent alerter ?

Les signes visibles, ou plutôt les signes d'alerte de la scoliose, reposent d'abord sur la recherche d'asymétries corporelles, notamment au niveau des épaules, des omoplates et des hanches. On peut également observer une taille décalée ou une tête légèrement mal alignée. Une bosse au niveau du dos peut aussi être constatée, particulièrement lorsque la personne se penche en avant. La scoliose peut par ailleurs se manifester par une fatigue inhabituelle et des douleurs persistantes au niveau du dos. Dans certains cas, une inégalité de longueur des membres inférieurs peut orienter le diagnostic. Toutefois, dans la majorité des situations, une consultation médicale est indispensable, et une évaluation radiologique peut être nécessaire pour confirmer le diagnostic.

À quel moment faut-il consulter et comment se fait le diagnostic de la scoliose ?

Le diagnostic de la scoliose est clinique. Il repose principalement sur l'observation de l'asymétrie au niveau du corps. On utilise un test qui s'appelle le test d'Adams. Il s'agit de se pencher en avant et de mettre en évidence cette gibosité, qui est une bosse qu'on voit dans le dos. La présence de cette gibosité signe une rotation vertébrale et fait le diagnostic. On peut compléter le diagnostic clinique par un examen neurologique avec un appareil qu'on appelle le scoliomètre. Très souvent, cet examen clinique est réalisé par un professionnel et confirmé par une radiologie, où on va mesurer un angle qu'on appelle l'angle de Cobb, qui permet de confirmer qu'il s'agit bien d'une scoliose et enfin, éventuellement, de pouvoir voir quelle est la gravité de la scoliose.

Quel est le rôle spécifique du kinésithérapeute dans la prise en charge de la scoliose ?

Le kinésithérapeute joue un rôle clé, notamment dans la surveillance de l'évolution de la scoliose et dans la prise en charge thérapeutique. Les objectifs du traitement kinésithérapique sont principalement de limiter la progression de la scoliose, de réduire la douleur, d'améliorer la posture et la mobilité, de renforcer et d'assouplir la musculature, ainsi que de travailler la respiration et l'équilibre. Le kinésithérapeute peut également recourir à des techniques spécifiques, telles que l'auto-agrandissement et des exercices ciblés visant à décomprimer la colonne vertébrale.

La kinésithérapie peut-elle corriger la scoliose ou seulement freiner son évolution ?

La kinésithérapie a pour objectif principal de freiner l'évolution de la courbure. Elle vise également à soulager la douleur, à améliorer la posture et la mobilité, et à optimiser la fonction respiratoire, tout en adaptant le traitement à l'âge et au type de scoliose afin d'améliorer la qualité de vie du patient. Dans la plupart des cas, la kinésithérapie constitue un complément à d'autres prises en charge.

A quel stade de la maladie la kinésithérapie est-elle la plus efficace ?

La kinésithérapie est indiquée à tous les stades de la scoliose, mais elle est particulièrement recommandée durant la période de croissance, étant donné que la scoliose idiopathique est plus fréquente chez les adolescents. C'est pendant cette période qu'un dépistage rapide et une prise en charge précoce sont essentiels. La kinésithérapie est souvent associée au port d'un corset afin d'améliorer la tolérance et l'efficacité du traitement. Bien qu'elle soit efficace, elle vise surtout à ralentir la progression de la scoliose dans les cas modérés et n'est généralement pas suffisante lorsque la déformation est sévère. En revanche, elle contribue de manière significative à améliorer la qualité de vie du patient et peut parfois prévenir le recours à la chirurgie ou au port prolongé du corset.

Existe-t-il des stades de la scoliose où la kinésithérapie ne peut plus rien faire ?

Il y a toujours un intérêt à recourir à la kinésithérapie. Les objectifs peuvent toutefois varier selon le stade de la scoliose. Il n'existe donc pas de stade où la kinésithérapie serait totalement inutile. L'objectif n'est pas toujours de redresser la colonne, mais parfois simplement d'améliorer la qualité de vie du patient et de réduire la souffrance qu'il peut ressentir.

Comment se déroule généralement un suivi kinésithérapique pour un patient atteint de la scoliose ?

Le suivi de la scoliose se fait généralement soit en parallèle avec le port d'un corset, soit sous forme d'un suivi médical basé sur des exercices personnalisés. Ces exercices, prescrits par le kinésithérapeute, visent à atteindre différents objectifs comme la reprogrammation posturale, l'auto-agrandissement, le renforcement musculaire, et parfois le travail respiratoire, notamment pour les scolioses situées haut dans la région thoracique. Il existe de nombreuses méthodes de kinésithérapie, et c'est le professionnel qui décide des techniques les plus adaptées en fonction des besoins spécifiques du patient.

Combien de temps peut durer la prise en charge et à quelle fréquence doit se faire les séances ?

La durée de la kinésithérapie varie considérablement selon les cas. Elle peut aller de quelques semaines à plusieurs mois, voire plusieurs années, en fonction de la sévérité de la scoliose, de l'ampleur de la déformation et du stade de croissance du patient. Le suivi d'un adolescent n'est pas comparable à celui d'un adulte ou d'une personne âgée.

La durée dépend également de l'objectif du traitement. Il peut s'agir de la surveillance d'un enfant pour éviter une aggravation, d'un suivi post-chirurgical, ou de la correction de mauvaises postures chez un enfant. Tous ces éléments déterminent la durée du suivi.
Quant à la fréquence des séances, elle est généralement de 2 à 3 fois par semaine, mais peut aller jusqu'à des séances quotidiennes si l'objectif est une rééducation intensive visant à corriger des déséquilibres posturaux.

Quelles peuvent être les conséquences d'une scoliose non prise en charge sur la santé et la vie quotidienne des patients ?

En général, une scoliose non traitée risque de s'aggraver avec le temps. Elle peut provoquer des douleurs chroniques, parfois handicapantes, ainsi que des raideurs musculaires difficiles à vivre. Des déformations visibles et des déséquilibres posturaux peuvent également apparaître. Chez la personne âgée, ces déséquilibres peuvent se traduire par une camptocornie, c'est-à-dire une posture penchée en avant.

La scoliose peut également entraîner des compressions nerveuses, qui se manifestent par des douleurs ou des engourdissements au niveau des doigts si la scoliose est haute, ou dans les jambes si elle est basse.
Dans les cas très sévères, des complications cardiaques ou respiratoires peuvent survenir, affectant fortement l'autonomie et la qualité de vie. C'est pourquoi il est essentiel de prendre en charge le patient dès que le dépistage est effectué.

Vous avez tantôt parlé de scoliose haute ou basse. Est-ce à dire qu'elle peut affecter tous les membres du corps ?

La scoliose est une déformation de la colonne vertébrale, qui se compose de plusieurs segments : la colonne cervicale, la colonne dorsale (thoracique) et la colonne lombaire. Selon le niveau où se situe la scoliose, les conséquences fonctionnelles peuvent varier.
Une scoliose thoracique peut affecter les organes intrathoraciques, notamment les poumons et le cœur, tandis qu'une scoliose lombaire peut avoir des répercussions sur les organes abdominaux, notamment la digestion. Ainsi, le niveau de la scoliose détermine le type et l'importance des complications qui peuvent en découler.

Peut-on prévenir la scoliose ou à défaut favoriser une détection précoce ?

La prévention de la scoliose repose d'abord sur un dépistage régulier. En général, il est recommandé de dépister la scoliose à partir de l'âge de 10 ans chez les filles et 13 ans chez les garçons. Toutefois, le dépistage peut également intervenir plus tard pour prévenir les complications une fois la scoliose identifiée. La prévention ne se limite pas au renforcement musculaire via des activités physiques, mais inclut le choix de sports adaptés, tels que la natation, le yoga ou la gymnastique. Une alimentation équilibrée, riche en calcium et en vitamine D, contribue également à une colonne vertébrale saine.

Quel message avez-vous à adresser aux parents, enseignants et jeunes pour une détection précoce ?

Pour les parents, il est important de rester vigilants face à un enfant qui se plaint de douleurs fréquentes au dos. Observer sa posture et détecter rapidement toute asymétrie ou inégalité est essentiel. En cas de doute, il faut consulter un spécialiste pour un diagnostic clinique, éventuellement confirmé par une radiologie. Quand aux enseignants, il faut écouter les élèves qui se plaignent de douleurs dorsales et les encourager à adopter des postures correctes essentielles pour la prévention. Aux adolescents et jeunes, éviter les mauvaises postures prolongées est crucial. Certaines scolioses peuvent être peu douloureuses tout en étant déformantes, donc la douleur n'est pas le seul signe d'alerte. Observer son corps dans un miroir pour détecter une asymétrie ou une inclinaison d'un côté ou de l'autre peut aider à consulter rapidement et vérifier qu'il ne s'agit pas d'une scoliose.

Constatez-vous une prise en charge et de conscience suffisante de la scoliose au Burkina Faso ?

Il existe une prise en charge de la scoliose, mais elle reste souvent insuffisante. Bien que de plus en plus de parents consultent, le problème principal est que la maladie est souvent détectée tard, à des stades où la déformation est déjà avancée ou lorsque des complications sont apparues. L'âge de dépistage est donc un facteur crucial pour garantir une prise en charge efficace et prévenir les complications. De manière générale, on peut dire que la prise de conscience reste encore insuffisante, tant chez les parents que dans le milieu scolaire ou le grand public.

Quelles sont les principales difficultés liées à la prise en charge de la scoliose dans nos structures de santé ?

Parmi les difficultés rencontrées dans la prise en charge de la scoliose, on peut d'abord citer la méconnaissance des parents concernant les implications fonctionnelles à long terme d'une scoliose mal suivie, ainsi que le retard dans le diagnostic et la prise en charge.

On note également l'insuffisance des centres de santé disposant de personnel qualifié pour le diagnostic et le référencement des patients vers les spécialistes de la rééducation. Les moyens de diagnostic et de traitement restent limités dans de nombreux centres de rééducation. Enfin, il existe un déficit de collaboration interdisciplinaire entre les différents acteurs impliqués dans la prise en charge, notamment les médecins, les kinésithérapeutes, les orthoprothésistes et les spécialistes des activités physiques adaptées pour les adolescents.

Que faudrait-il améliorer pour renforcer la prévention et la prise en charge de la scoliose dans notre pays ?

Pour renforcer la prévention de la scoliose, il est nécessaire de mettre en œuvre des stratégies efficaces de dépistage précoce, aussi bien dans les centres de santé que dans les établissements scolaires. Il est également essentiel de former les acteurs de santé au diagnostic et à la prise en charge de la scoliose, et de consulter les spécialistes dès que nécessaire afin de trouver la meilleure solution pour chaque patient.

Est-ce que vous avez un dernier mot ?

N'attendez pas que la scoliose ou qu'une asymétrie deviennent douloureuses pour consulter. Une scoliose, même non douloureuse, justifie une prise en charge rééducative.

Anita Mireille Zongo
Lefaso.net

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Disparition de Boum Boum : Le monde sportif rend hommage à une légende de la boxe burkinabè

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 20/01/2026 - 22:10

Il était l'une des plus grandes figures de la boxe burkinabè. Dramane Nabaloum, plus connu sous le nom de Boum Boum, a définitivement rangé ses gants le vendredi 15 janvier 2026. Une date qui restera gravée dans la mémoire des amoureux de la boxe africaine en général, et burkinabè en particulier, tant son parcours a été jalonné de succès retentissants. Au cours de sa carrière, Dramane Nabaloum a été triple champion d'Afrique et triple champion du monde version WBC. Quelques jours après la disparition de cet illustre représentant du noble art, des acteurs du monde sportif reviennent sur son parcours et évoquent certains faits marquants de sa carrière.

Abdoul Diallo, journaliste sportif à la retraite :

« Boum Boum a fait connaître le Burkina dans le monde entier »
« Boum Boum, je l'ai connu en 1991-1992 à la Maison des jeunes où il s'entraînait. C'est là que nous l'avons vu pour la première fois. Nous avons échangé parce qu'il me connaissait déjà comme présentateur du journal. J'ai eu la chance de le présenter au ministre d'alors, Théodore Hien, et nous avons essayé de voir ce que nous pouvions faire.

La Fédération, qui vivotait, a été prise en charge immédiatement par Patrice Tassembédo, qui l'a dynamisée. C'est dans cette dynamique qu'il a essayé de pousser Boum Boum, déjà néo-pro, vers le professionnalisme. C'est chose faite. En 1993, on le présentait au championnat d'Afrique des poids plumes. Il n'a pas hésité. Il a remporté son combat contre Joe Orewa, un Nigérian qui faisait partie des cracks ayant conservé ce titre pendant très longtemps. Boum Boum l'a battu à la cinquième reprise.

La boxe burkinabè a ainsi décollé. Il a livré plusieurs combats de défense de titre et aucun de ses adversaires n'a tenu plus de cinq reprises, aucun, sur près de quatre défenses de titre. En 1996, comme Boum Boum était déjà lancé, la Fédération burkinabè de boxe a estimé qu'on pouvait le présenter au championnat du monde.
Après une préparation sérieuse, avec un dernier combat pour la défense de son titre face à Sandé Okoli du Nigeria, un sergent-chef de l'armée nigériane, qu'il a frappé à la huitième reprise ici à Ouagadougou, Boum Boum a confirmé sa stature. Lorsque le boxeur s'est relevé, le visage tuméfié, déformé, à mon micro, il a dit, je cite :

“Ce boxeur est un très grand boxeur, je le respecte. Il m'a battu, il est plus jeune que moi, mais j'ai cru que ma résistance allait avoir raison de lui. Non, au contraire, il m'a vidé et il m'a terminé. Je le félicite, puisse Dieu l'accompagner.”
Boum Boum venait ainsi de confirmer tout le bien qu'on disait de lui. Depuis ce temps, il était connu à travers l'Afrique. Le jour où j'ai appris son décès, à 23 heures, j'ai passé une nuit blanche. Nous étions très proches. Je retiens de lui un grand boxeur. Boum Boum a fait connaître le Burkina dans le monde entier. Que Dieu l'accueille dans son paradis et que l'héritage qu'il a laissé profite à la jeune génération.

Abdoul Diallo

Gabriel Barrois, journaliste sportif à la retraite :

« Je retiens de Dramane Nabaloum l'image d'un boxeur prolifique des années 90 »

« Je retiens de Dramane Nabaloum l'image d'un boxeur prolifique des années 90, qui s'est illustré sur le ring grâce à sa puissance de bras, ce qui lui a valu son surnom de Boum Boum. Sa manière d'achever ses combats avant la limite ou de les mener à terme en a fait un triple champion d'Afrique.
Mais au cours de sa carrière professionnelle, c'est surtout son tempérament de tueur du ring qui lui a permis d'être sacré trois fois champion du monde version WBC. Cela montre qu'il ne se contentait pas seulement de ses poings pour remporter un combat. Il y mettait également de l'intelligence. À ce titre, on aurait pu parler de la science Boum Boum.

Il avait une bonne utilisation de ses poings et une excellente exploitation du ring. Sa capacité à jauger l'adversaire lui permettait de passer à l'action après un ou deux rounds d'observation. Boum Boum avait tout compris de la boxe. Il savait qu'il ne suffisait pas de se jeter sur un adversaire et de frapper sans relâche pour gagner.

Il avait assimilé l'enseignement d'un grand technicien comme Jean-Pierre Mayé, pour qui le coup de poing doit à la fois atteindre la cible et porter pour être consigné par les juges. Le Burkina Faso a connu de très grands boxeurs amateurs, comme Kélétigui Ouattara, Moussa Ouattara, Abdou Balima, Yassia ou encore Kinda Arouna. Mais celui qui a le mieux incarné la discipline au pays des hommes intègres est, de mon point de vue, Dramane Nabaloum. C'est ce qui lui a apporté une plus grande visibilité.

Il a inspiré de nombreux jeunes par sa tenue sur le ring. Pour avoir suivi toute sa carrière, c'est avec une immense tristesse que j'ai appris la nouvelle de sa disparition. Avant sa mort, je le voyais se consumer à petit feu, et cela me chagrinait profondément. Un grand champion s'en est allé, emportant avec lui toute une légende. Boum Boum, repose en paix. »

Gabriel Barrois

Mathias Napaongo, alias Le Fighter, boxeur burkinabè :

« Dramane Nabaloum dit Boum Boum était combatif corps et âme pour son pays »
« Ce que je retiens de Dramane Nabaloum dit Boum Boum, c'est qu'il était combatif corps et âme pour son pays. Je me rappelle très bien qu'il disait qu'il faut d'abord aimer son pays. C'est vrai qu'on ne peut pas vivre sans argent, mais quand on persévère avec l'amour de la nation, on réussit.
C'est Nabaloum qui a poussé la boxe, et même le sport burkinabè, vers le haut. Il y a eu des champions, c'est vrai, mais c'est lui qui a montré au monde entier que le Burkina Faso est un pays de courageux, de combattants. Quand j'ai appris la nouvelle, j'étais assis devant ma télévision. Je me rappelle qu'il avait l'habitude de m'appeler cousin. »

Mathias Napaongo

Jean Elysée Nikièma (stagiaire)
Lefaso.net

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