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Afrique

Au Burkina Faso, un bureau de Médecins sans frontières visé par des tirs lors d’une attaque de la ville de Djibo

LeMonde / Afrique - Fri, 19/07/2024 - 10:05
Située dans le nord du pays, non loin de la frontière avec le Mali, la ville est assiégée depuis près de deux ans par des groupes djihadistes.
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Disparition de deux opposants en Guinée : des avocats interpellent la CPI « en urgence »

LeMonde / Afrique - Fri, 19/07/2024 - 10:01
Oumar Sylla et Mamadou Billo Bah, responsables au sein du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), ont été arrêtés le 9 juillet.
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En Côte d’Ivoire, une succession de suicides ouvre le débat sur ce tabou

LeMonde / Afrique - Fri, 19/07/2024 - 09:43
Alors que plusieurs cas ont récemment fait la une des journaux, les professionnels de santé espèrent que cette médiatisation permettra une prise de conscience sur ce phénomène encore mal compris par l’opinion publique.
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La Prospérité : « Classement FIFA: les Léopards gagnent une place dans le monde, et se maintiennent en Afrique ! »

Radio Okapi / RD Congo - Fri, 19/07/2024 - 07:37


Revue de presse kinoise du vendredi 19 juillet 2024.


Comme à l’accoutumée à la fin de chaque semaine, Baya Ciamala, le sport roi, le football s’invite aux colonnes de plusieurs journaux. La presse kinoise de ce vendredi 19 juillet ne fait pas exception.

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Général Eddy Kapend : « Les soldats sont là pour protéger le pays à chaque fois que la menace est signalée »

Radio Okapi / RD Congo - Fri, 19/07/2024 - 06:16


« Les soldats sont là pour protéger le pays à chaque fois que la menace est signalée. Ils se mettent en ordre opérationnel pour répondre à un besoin spécifique. Les voir circuler n’est pas quelque chose d’extraordinaire », a déclaré jeudi 18 juillet, le commandant de la vingt-deuxième région militaire, le général Eddy Kapend.

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Au Kenya, l’empire économique et politique de Mama Ngina Kenyatta, « la fille du village »

LeMonde / Afrique - Fri, 19/07/2024 - 06:00
« Fortunes africaines » (2/3). Dans l’ombre, la femme de 91 ans, veuve et mère de président, a bâti l’un des plus gros conglomérats d’Afrique de l’Est en accumulant les terres, en créant un puissant groupe laitier et en se diversifiant dans la banque, l’hôtellerie, l’immobilier ou les médias…
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Banque d’Algérie et marché informel : Combien de dinars vaut un euro ce 19 juillet ?

Algérie 360 - Fri, 19/07/2024 - 01:45

Nombreuses sont les personnes qui manifestent un intérêt pour les taux de change des devises étrangères en Algérie, que ce soit pour l’euro, le dollar […]

L’article Banque d’Algérie et marché informel : Combien de dinars vaut un euro ce 19 juillet ? est apparu en premier sur .

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UDPS : des frondeurs destituent leur secrétaire général, Augustin Kabuya

Radio Okapi / RD Congo - Fri, 19/07/2024 - 01:10


Des frondeurs de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), parti présidentiel, ont destitué ce jeudi 18 juillet, Augustin Kabuya, de son poste de secrétaire générale du parti. Ils lui reprochent d’accaparer les postes au sein du Gouvernement à son profit, rapporte Adrien Kalenga, porte-parole, de l’UDPS.  

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Burkina/Sécurité routière : Les véhicules de transport en commun impliqués dans 1 303 accidents entre 2019 et 2024

Lefaso.net (Burkina Faso) - Fri, 19/07/2024 - 00:30

Le ministère des Transports et de la mobilité urbaine, a réalisé une étude sur l'implication des bus de transport en commun dans les accidents de la circulation, entre 2019 et le premier trimestre de 2024 les statistiques obtenues ont été présentées ce 18 juillet 2024 aux acteurs du monde du transport. En cinq ans, ce sont environ 324 personnes qui ont perdu la vie dans des accidents avec des véhicules de transport en commun. L'occasion a aussi été saisie pour les sensibiliser sur les bons comportements à adopter pour faire baisser le nombre d'accidents sur nos routes.

La route endeuille chaque jour de nombreuses familles. Certains accidents de la circulation, peuvent cependant être évités, pour peu que les usagers respectent le code de la route et fassent preuve de tolérance. Les transports en commun constituent un maillon important du secteur des transports, dont la contribution à une meilleure sécurité routière n'est pas à négliger. Face au triste constat du nombre important d'accidents impliquant les transports en commun, le ministère des Transports a jugé utile, de porter à leur connaissance les statistiques les concernant sur les accidents ainsi que les blessés et morts enregistrés.

Il ressort donc, selon la présentation du chef de bataillon des sapeurs-pompiers Didier Bazongo, qu'entre 2019 et le premier trimestre de 2024, ce sont au total 1 303 accidents de transports en commun qui ont été enregistrés, avec 901 blessés et 324 décès. Lorsque l'on regarde de plus près, on constate qu'une trentaine de petites compagnies de transport sans dénominations propres encore appelés "Dina", sont en tête du peloton avec 889 cas d'accidents, 356 blessés et 136 décès. Elles sont suivies immédiatement par STAF qui totalise en cinq ans 136 accidents, 191 blessés et 57 morts et TSR qui comptabilise 105 accidents, 164 blessés et 61 décès.

Photo de famille

D'autres sociétés comme la SOTRACO, Rakieta, Rahimo, SBTA, Saramaya, enregistrent des cas non moins importants d'accidents et de décès. Face au nombre élevé d'accidents constatés rien qu'au cours du premier trimestre 2024, le chef de bataillon Didier Bazongo dit craindre que l'année 2024 n'enregistre un nombre record d'accidents. Il relève que les principales causes des accidents sont le non-respect de la limitation de la vitesse, la conduite en état de fatigue ou d'ivresse ainsi que les défaillances mécaniques.
Le directeur général de l'Office national de sécurité routière (ONASER), le commissaire de police Edmond Zongo, est quant à lui revenu sur la règlementation qui encadre le transport des personnes. Il a rappelé l'importance pour les transporteurs, de respecter les textes et lois qui régissent leur activité et au strict respect du code de la route et de la limitation de la vitesse en agglomération et hors agglomération.

A l'issue des différentes présentations, les acteurs du secteur des transports ont pu échanger à bâtons rompus avec le ministre Roland Somda, et poser leurs préoccupations. Le ministre a laissé entendre que ce cadre d'échanges avec les transporteurs était important, car certains transporteurs disaient ne pas être au courant des textes régissant leur activité. Les échanges ont, à l'en croire, permis de vulgariser les textes pour qu'ils restent dans les consciences et soient appliqués pour pouvoir éradiquer l'insécurité routière sur les axes routiers. Roland Somda a ajouté que des contrôles permanents seront effectués dans les jours à venir, notamment en ce qui concerne la limitation de la vitesse.

Roland Somda, ministre des transports et de la mobilité urbaine

Les transporteurs ont à leur tour, salué la tenue d'une telle séance, qui, en plus de les édifier, leur permet de plaider pour l'amélioration de certaines de leurs conditions. Ils ont notamment invité le gouvernement à prendre des mesures pour mettre fin à l'occupation anarchique des chaussées par les commerces. En ce qui concerne la problématique de la boîte à pharmacie, les transporteurs ont demandé des délais pour se mettre à jour ainsi que des séances de formation à leur utilisation au profit de leurs chauffeurs.

Le ministre des transports a laissé entendre que ce délai leur sera accordé et sera porté à leur connaissance à travers un communiqué. « Le respect de la limitation de vitesse et du code de la route, demeurent d'application immédiate et systématique. Nous n'allons pas arrêter ces contrôles pour attendre qu'il y ait des morts de trop dus à l'excès de vitesse. J'interpelle l'ensemble du monde des transports à respecter scrupuleusement ces règles en la matière et à s'approprier les textes édités pour encadrer le monde des transports », a rappelé Roland Somda.

Yacouba Barro, président de la Faîtière unique des transporteurs du Burkina

Yacouba Barro, président de la Faîtière unique des transporteurs du Burkina, invite le ministère à mettre l'accent sur la sensibilisation de tous les usagers de la route, afin que tout le monde soit prudent et adopte des comportements responsables.

Armelle Ouédraogo
Lefaso.net

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Santé : Le vaccin contre la rage a « un double rôle à la fois préventif et curatif et cela dépend de comment il est utilisé », rappelle Dr Patrick Kafando

Lefaso.net (Burkina Faso) - Fri, 19/07/2024 - 00:25

Le secteur 9, dans l'arrondissement n°2 de Ouagadougou, a été déclaré infecté de rage. A Ouidi, quartier concerné par cette infection de rage, les chiens continuent d'errer dans les rues malgré l'interdiction. Dans cet article, le président de l'Ordre des pharmaciens du Centre, Dr Patrick Kafando, donne les informations sur le vaccin contre la rage.

La rage est une maladie contagieuse et mortelle, qui est causée par un virus qui s'attaque au système nerveux des mammifères, y compris les humains. « La rage est une atteinte au cerveau due à un virus qui est transmis accidentellement à l'homme par morsures, griffures ou léchage d'une plaie ou d'une muqueuse », selon Pr Apolline K. Sondo, infectiologue au CHU Yalgado Ouédraogo.

Selon les médecins, la rage n'est pas transmise uniquement par le chien ou le chat comme le pensent beaucoup de personnes. D'autres animaux transmettent également la rage. Il s'agit du mouton, de la chèvre, de l'âne, du cheval, du singe, du porc, du dromadaire, du chacal, de la panthère, du rat, etc.

Lorsqu'elle est déclarée, la rage est une maladie dont l'issue est inéluctable : la mort. Si elle est 100% mortelle, la rage est aussi 100% évitable pour peu qu'on prenne des précautions. Il faut noter également qu'il existe un vaccin contre la rage. « Le vaccin contre la rage est un vaccin fait à base du virus responsable de la rage qui est inactivé. L'objectif de cette technique est de permettre à l'organisme qui le reçoit de produire des anticorps (soldats) pour défendre pour attaquer éventuellement », explique Dr Patrick Kafando, le président de l'Ordre des pharmaciens du Centre.

Un vaccin à double rôles

À en croire le pharmacien, ce vaccin a un double rôle à la fois préventif et curatif et cela dépend de comment il est utilisé. « Préventif parce qu'il n'y a pas eu de contact par l'animal (morsure, griffures...) et l'organisme va produire des anticorps (soldats) prêts pour répondre à toute attaque. » Il est « curatif parce qu'il est injecté dans le corps à la suite d'un contact avec risque de contamination (morsure, griffure…) dans l'objectif aussi de provoquer la production des anticorps pour combattre les virus transmis. »

Ce qu'il faut aussi retenir, c'est qu'il existe un vaccin pour les animaux et pour l'homme, insiste Dr Patrick Kafando.

Au Burkina Faso, le vaccin est disponible, rassurent les médecins. « Mais il peut par moment manquer car lorsqu'il y a épidémie de rage, les besoins augmentent et les stocks peuvent ne pas suivre », indique Dr Patrick Kafando.

Toutefois, il précise que très rapidement, des solutions de réapprovisionnement sont trouvées pour pallier à l'insuffisance du vaccin.

Cryspin Laoundiki
Lefaso.net

Crédit photo : WOAH

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Burkina/Assemblée Législative de Transition : Les 12 députés représentant les partis politiques installés

Lefaso.net (Burkina Faso) - Fri, 19/07/2024 - 00:20

Les députés de l'Assemblée Législative de Transition examinent ce jeudi 18 juillet 2024, deux projets de loi, l'un portant code minier au Burkina Faso et l'autre relatif au contenu local dans le secteur minier au Burkina Faso.

En marge de cette séance plénière, les 12 députés représentant les partis et formations politiques ont vu leurs mandats validés par acclamation après le quitus du ministre en charge de la justice et celui en charge de l'administration territoriale.

Il faut noter qu'il n'y a plus de composantes comme l'ex APMP, l'ex CFOP et l'ex ONA à l'ALT, mais plutôt des partis politiques individuellement invités à siéger. 12 partis politiques qui ont été invités à choisir des représentants siègent désormais à l'Assemblée Législative de Transition.

On note ainsi l'arrivée de sept nouveaux députés à savoir Willéo Coulibaly, Adjaratou Ouédraogo, Badra Aly Ouédraogo, Mahamadou Salogo, Abdoulaye Sawadogo, Hermann Yelkouni et François Zangré.

En revanche, pas de trace des partis comme le MPP, l'UPC, le CDP, l'UNIR/MPS, le NTD, le RPI, l'ADF/RDA, etc.

Plus de détails à venir

Lefaso.net

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Burkina Faso : Les députés de l'ALT adoptent le projet de loi portant code minier et celui relatif au contenu local dans le secteur minier

Lefaso.net (Burkina Faso) - Fri, 19/07/2024 - 00:19

Réunis en séance plénière ce jeudi 18 juillet 2024, les députés de l'Assemblée législative de transition (ALT) ont adopté à l'unanimité deux projets de loi. Il s'agit du projet de loi portant code minier au Burkina Faso et celui relatif au contenu local dans le secteur minier au Burkina Faso.

À l'issue de la présentation de ces deux projets de loi, les avis des différentes commissions parlementaires, du débat général unique et des réponses du gouvernement, les 69 députés votants du jour ont passé au peigne fin les 310 articles du projet de loi portant code minier au Burkina Faso et les 34 articles contenus dans le projet de loi relatif au contenu local dans le secteur minier au Burkina Faso.

Après les votes article par article et les différents amendements, c'est autour de 22h30 GMT que les 69 députés votants du jour ont, à l'unanimité, donné leur quitus pour l'adoption de ces deux projets de loi portés par la Commission du développement durable (CDD) de l'ALT.

L'adoption de ce nouveau projet de loi portant code minier au Burkina permettra au gouvernement de la Transition de disposer d'un instrument juridique solide et actualisé pour mieux encadrer le secteur minier et faire générer des recettes au profit de la population dans la durée. Elle permettra également d'apporter une réponse urgente, efficace et efficiente à la crise sécuritaire et humanitaire et de contribuer à la lutte contre la fraude à la commercialisation de l'or et des autres substances minérales, etc.

L'adoption du projet de loi relatif au contenu local dans le secteur minier au Burkina Faso permettra de son côté, de promouvoir les entreprises et l'expertise nationales dans la gestion de la filière minière, de booster l'économie locale et nationale, de contribuer au développement économique et social du Burkina Faso à travers l'industrie extractive, etc.

La plénière du jour qui a débuté à 9h00 GMT, a été présidée par le président de l'ALT, Dr Ousmane Bougouma, en présence du ministre en charge des mines, Yacouba Zabré Gouba.

Lefaso.net

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Tentative d'assassinat de Donald Trump : Une balle lui transperce l'oreille et lui ouvre grandement les portes de la Maison blanche

Lefaso.net (Burkina Faso) - Fri, 19/07/2024 - 00:15

S'il voulait tuer Donald Trump, le jeune blanc et républicain, Thomas Matthew Crooks a raté sa cible mais a mis plein dans d'autres cibles qu'il ne visait pas : la campagne électorale et le spectateur qui est mort à Butler, le samedi 13 juillet 2024. Aujourd'hui, on ne voit pas comment la victoire va échapper au républicain ensanglanté levant le poing en l'air en criant « Fight, fight, fight ! » avec ses supporteurs répondant à son cri « USA, USA ! ». Le camp républicain est dans une séquence ascendante avec toutes les étoiles alignées pour lui. « C'est Dieu qui m'a sauvé, ils voulaient ma mort. » Les démocrates n'ont pas le beau rôle dans cette partie, leur candidat, qui n'a pas été bon lors du premier débat, n'a pas cette chance insolente de réchapper à un attentat, de se relever, chercher ses chaussures et lancer des mots d'ordre de bataille avec du sang sur la figure. Pour le symbole, pour la postérité, cela va peser en novembre, à moins d'une révolution, comme le vote contre l'extrême droite en France.

Cette élection présidentielle aux États unis est unique par la présence de deux candidats âgés, qui se sont déjà affrontés. Ce combat électoral prend des airs de revanche et de vengeance avec le candidat Trump qui n'a jamais reconnu sa défaite et dont les militants ont attaqué le Capitole pour faire un coup d'État. La violence était déjà présente dans le pays où elle est constitutionnalisée par le droit de posséder des armes. Par sa culture, son cinéma, son histoire, on peut dire que la violence est inscrite dans l'ADN des États unis. Voyons ensemble encore ce qu'est cette fédération des États unis d'Amérique et ce qui reste de sa démocratie menacée par la violence des mots et des armes. Le candidat démocrate Joe Biden qui n'a pas encore l'investiture de son parti est-il condamné à abandonner cette ultime bataille ?

Les migrants débarquaient en Amérique, à New York, selon la légende, où la liberté, symbolisée par une statue, les accueillait. Le pays s'est étendu à l'ouest, par la conquête du Far West qui s'est faite par la violence, le génocide et les armes à feu qui ont eu une place prépondérante dans cet épisode où certains disaient qu'un bon indien était un indien mort. Entendez par indien, les autochtones, les peuples qui vivaient en Amérique avant l'immigration massive des Européens. La violence, fait social entretenu par un lobby puissant la National Rifle Association (NRA) qui existe depuis 1871 et a popularisé les stands de tirs dans les lycées et universités depuis 1906 pour conquérir la jeunesse à l'amour des armes à feu.

Une bonne partie de la population en armes contre la population

Cette association revendique au moins 5 000 000 d'adhérents. Les États unis comptent, selon le Washington Post, 16 millions d'Américains possédant un AR-15, en majorité pour des questions d'autodéfense. Cela indique la popularité de ce fusil automatique et laisse envisager la quantité d'armes détenues par les Américains. Dans ce pays, acheter une arme à feu est aussi aisée qu'acheter un bonbon. Il n'est pas interdit aux moins de 21 ans d'en acheter. L'administration Biden a obtenu seulement que les marchands vérifient le profil des acheteurs en 2022. L'AR-15 est une arme de guerre et c'est l'arme utilisée par le jeune qui a blessé Donald Trump que les services de sécurité ont abattu sur le toit d'où il a tiré. L'AR-15 a été utilisé pour de multiples tueries aux États-Unis et malheureusement, cela ne désole seulement que les démocrates au plan politique.

Les armes à feu ont été utilisées par certaines personnes comme armes politiques pour mettre fin à la vie de certaines personnalités et dirigeants politiques. Ce fut le cas particulièrement en 1968, quand un extrémiste de droite abat le révérend Martin Luther King le 4 avril, alors qu'il est sur le balcon d'un hôtel à Memphis (Tennessee). Deux mois plus tard, le 5 juin 1968 après un discours de victoire à la primaire démocrate de Californie, un militant d'origine palestinienne tire sur le président des États unis Robert F Kennedy dans un hôtel de Los Angeles. Avant lui, c'est le président Abraham Lincoln qui a été assassiné. Avant Donald Trump six autres présidents ont essuyé des tirs lors de tentatives d'assassinat. Ce sont Andrew Jackson en 1835, Theodore Roosevelt en 1912, Franklin D. Roosevelt en 1933, Harry S. Truman en 1950, Gerald Ford en 1975, et Ronald Reagan en 1981.

Ces insurgés armés pour certains voulaient faire un coup d'État

Si aujourd'hui il est la victime, Donald Trump n'est pas pour autant une douce brebis. Sa campagne au slogan de MAGA pour Make America great again est d'une violence inégalée contre les pauvres et les étrangers. En refusant de reconnaître sa défaite contre Joe Biden, il a laissé ses partisans se lancer à l'assaut du Capitole le 6 janvier 2021 pour empêcher son investiture. Ces insurgés, armés pour certains, voulaient faire un coup d'État comme dans certains pays que Trump appelle « pays de merde ». L'Amérique est un pays d'une violence entretenue par des officines politiques complotistes et par des campagnes de désinformation, où la politique n'est plus un combat d'idées mais un véritable champ de bataille.

Peut-être le dernier discours de Joe Biden

Nous ne résistons pas au plaisir de vous proposer le discours de Joe Biden à ses compatriotes suite à la tentative d'assassinat de Donald Trump. Si chaque citoyen du monde pouvait l'entendre. « Nous avons la chance de vivre dans le meilleur pays au monde. Et j'y crois de toute mon âme, de tout mon être. Alors ce soir je demande à tous les Américains de s'engager à nouveau pour l'Amérique (…). Tout le monde doit être traité avec dignité, avec respect, et la haine ne doit pas trouver refuge ici, en Amérique. Nous devons sortir de nos bulles. Nous n'écoutons que ceux avec qui nous sommes d'accord, la désinformation est endémique, (…). Dès le début, nos fondateurs avaient compris le pouvoir de la passion. Alors ils ont créé la démocratie et ils ont donné à la raison et à l'équilibre une chance de prévaloir sur la force brute. C'est ça, l'Amérique. Nous devons être une démocratie où les arguments sont avancés de bonne foi. Dans la démocratie américaine, l'État de droit est respecté, la décence, la dignité et le fair-play ne sont pas de simples notions désuètes, mais des réalités vivantes (…). Ne perdons jamais de vue qui nous sommes. N'oublions pas que nous sommes les Etats-Unis d'Amérique. Il n'y a rien, rien, rien que nous ne puissions faire si nous le faisons ensemble. » … « Défendre notre Constitution, l'État de droit, l'appel à s'exprimer dans les urnes, pas par la violence dans nos rues. C'est ainsi que la démocratie doit fonctionner. Nous débattons et sommes en désaccord. Nous comparons le profil des candidats, les dossiers, les problèmes, les programmes, la vision de l'Amérique. Mais en Amérique, nous résolvons nos différends par les urnes. C'est comme ça que nous agissons, dans les urnes, pas avec des balles. Le pouvoir de changer l'Amérique devrait toujours reposer entre les mains du peuple, et non entre les mains d'un assassin potentiel. »

La campagne électorale a repris ses droits, mais Biden ne peut poursuivre la sienne pour cause de Covid. Son investiture comme candidat démocrate a été suspendue et les requêtes demandant son désistement ont repris de plus belle. Dans sa quarantaine, Biden va-t-il méditer sur son avenir, abandonner cette dernière bataille pour ne pas faire perdre son camp ? Ou continuer en croyant au miracle alors que sa santé est fragile ?

Sana Guy
Lefaso.net

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Burkina/Diplomatie : Le colonel-major Abdou Diallo nommé ambassadeur au Niger

Lefaso.net (Burkina Faso) - Fri, 19/07/2024 - 00:10

Le colonel-major Abdou Diallo est le nouvel ambassadeur du Burkina Faso au Niger. Il a été nommé en conseil des ministres, mercredi 17 juillet 2024. C'est une première pour le pays qui a décidé en début d'année d'ériger le consulat général du Burkina à Niamey en ambassade résidente.

Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Burkina Faso auprès de la République du Niger, avec résidence à Niamey. C'est désormais la nouvelle fonction du colonel-major Abdou Diallo.

En attendant de vous revenir avec plus d'infos sur l'officier, il faut rappeler qu'à l'avènement du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration 2 (MPSR 2), il a été nommé, le 16 novembre 2022, secrétaire général du ministère de la Défense nationale et des anciens combattants.

Mais, le 10 janvier 2024, il a été remplacé par l'intendant colonel-major Jean Baptiste Parkouda qui occupait le poste de directeur général des études et statistiques sectorielles au ministère en charge de la Défense.

Durant son parcours professionnel, le nouvel ambassadeur a également été Attaché de défense auprès de l'ambassade du Burkina Faso à Ryad, au Royaume d'Arabie Saoudite. Il a également dirigé l'Office national d'identification.

HFB
Lefaso.net
Crédit photo : Agence d'information du Burkina

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Journées de la transformatrice de mangue : La contribution des femmes dans la transformation, au cœur de la première édition

Lefaso.net (Burkina Faso) - Fri, 19/07/2024 - 00:00

Le Professionnel de la transformation de la mangue du Burkina Faso (PTRAMA-BF) organise, en collaboration avec Agrodev services, la première édition des Journées de la transformatrice de mangue du Burkina. Cette édition se tient les 18 et 19 juillet 2024 à la maison de la culture de Bobo-Dioulasso sous le thème : « Contribution des femmes dans la transformation de la mangue : état des lieux, stratégies et perspectives ». L'ouverture des travaux a eu lieu ce jeudi 18 juillet.

Une centaine de personnes prennent part à ces Journées de la transformatrice de mangue du Burkina. Il s'agit, entre autres, des autorités administratives ; des organisations professionnelles féminines de la filière mangue ; des organisations professionnelles de la transformation de la mangue ; les faîtières des SCOOP et associations des acteurs de la filière ; les partenaires au développement ; les structures techniques des ministères en charge du commerce, de l'agriculture, de l'environnement, des finances, du genre, de la recherche scientifique ; la population de Sya et des communes environnantes ; etc.

Les Journées de la transformatrice de mangue du Burkina visent à créer ainsi un cadre d'expression pour ces milliers de femmes promotrices et employées d'unités de transformation de mangue. Elles sont placées sous le thème : « Contribution des femmes dans la transformation de la mangue : état des lieux, stratégies et perspectives ». A travers cette édition, le PTRAMA veut valoriser la position de la femme dans la filière mangue du Burkina Faso.

Les acteurs de la filière mangue présents aux Journées de la transformatrice de mangue à Bobo

Plus spécifiquement, les deux jours de travaux vont permettre un partage d'expériences entre les actrices impliquées dans les chaînes des valeurs mangue du Burkina Faso ; favoriser l'adoption des mesures d'accompagnement des femmes impliquées dans la transformation de la mangue au Burkina Faso et de stimuler le leadership féminin dans les unités de transformation ainsi que la création de nouveaux emplois destinés aux femmes. Le choix des Hauts-Bassins pour abriter cet évènement n'est certainement pas fortuit. Il découle du fait que cette région est le premier producteur de la mangue du pays, avec une production estimée à 181 546 tonnes, suivie des Cascades avec 38 400 tonnes.

Les femmes au cœur de la filière mangue

Selon les statistiques du PTRAMAB, la production de la mangue du Burkina représente plus de 25% de la production ouest-africaine et constitue plus de la moitié de la production nationale de fruits. La filière emploie plus de 28 000 personnes avec un fort potentiel de transformation dominé par le séchage à 95%. Ainsi, le pays demeure le premier producteur mondial de mangue séchée biologique et premier producteur sous régional de mangue séchée. Selon la même source, la transformation de la mangue a créé, en 2023, une valeur brute estimée à plus de 15 milliards de FCFA dont plus de 10 milliards de FCFA par la mangue séchée et plus de 5 milliards de FCFA par la purée.

La photo de famille à l'issue de la cérémonie d'ouverture des travaux

On note aussi que 84% des employés des unités de séchage sont des femmes, mais seulement moins de 20% des unités de transformation sont détenues par des femmes. Les activités de conditionnement sont quasiment menées par le personnel féminin. Par ailleurs, les femmes représentent pratiquement 100% des détaillants de mangue et produits dérivés de mangue. Toutefois, malgré leur nombre, les femmes ne représentent que 21% des emplois permanents dans les unités de transformation. Une situation qui impacte également la répartition des revenus tirés de la transformation. C'est fort de ce contact que le PTRAMA a estimé qu'il était primordial de mener des actions de reconnaissance de l'importance de la femme dans la filière, particulièrement dans la transformation de la mangue.

D'où l'initiative d'organiser, pour la première fois et avec l'accompagnement d'Agrodev services, les Journées de la transformatrice de mangue du Burkina Faso. « Les femmes sont indéniablement au cœur de la transformation de la mangue au Burkina, d'où la nécessité de mettre en lumière leur impact et leurs différentes actions au sein du maillon transformation », a reconnu le président du professionnel de la transformation de la mangue du Burkina, Soumaila Ouattara. Il a affirmé que l'organisation de ces journées qui visent à valoriser la position de la femme dans la filière mangue est une nécessité.

Le président du PTRAMA, Soumaila Ouattara, affirme que l'organisation de ces journées vise à valoriser la position de la femme dans la filière mangue

Ces journées, dit-il, vont permettre aux acteurs de se pencher sur les défis de ces femmes ainsi que les perspectives futures, afin d'améliorer aussi bien leur conditions de travail que de vie pour leur plein épanouissement. « A travers ces journées, nous voulons rendre hommage à toutes ces femmes qui travaillent dans les unités de transformation, pour faire connaître leurs activités et surtout pour les magnifier pour ce qu'elles apportent au développement de la filière, notamment le côté transformation. Ce sont elles qui font l'essentiel du travail, et c'est pourquoi nous avons initié ces journées pour les mettre en avant. Mais aussi permettre à celle qui sont déjà dans le domaine, qu'elles puissent partager aussi leurs expériences avec les autres, afin de susciter des vocations d'autres femmes leaders », a-t-il dit.

La visite des stands d'exposition-ventes des produits de la mangue par les officiels

Plusieurs activités vont meubler ces deux jours de travaux, à savoir des panels et communications en lien avec le thème de cette édition. Ces communications ouvrirons des débats sur l'apport de la femme à l'activité de transformation et sur comment accompagner ces femmes pour qu'elles puissent mieux contribuer au développement de la filière. Il y aura une communication de la Caisse populaire sur les opportunités de financement dans le secteur de la filière mangue, etc. La cérémonie d'ouverture des travaux était placée sous la présidence du gouverneur de la région des Hauts-Bassins, représenté par son conseiller technique, Boubié Ido, qui a salué l'organisation de cette activité.

Le conseiller technique du gouverneur des Hauts-Bassins, Boubié Ido, a salué l'organisation de cette activité

L'initiative de l'activité saluée à sa juste valeur

« L'organisation de ces journées est une très belle initiative en ce sens qu'elles visent à promouvoir la filière, notamment la chaîne de transformation qui est une chaîne de plus-value. C'est elle qui permet de créer plus d'emplois, plus de richesses, au profit de ces braves femmes. Nous saluons ainsi les organisateurs de ces journées qui vont permettre de poser la réflexion pour que sortent de bonnes idées qui permettront de réserver de beaux jours à cette filière de transformation », a-t-il indiqué.

Cette édition est co-marrainée par Alice Riouall/Diallo et Sarata Bostal, deux figures incontournables de la mangue au Burkina Faso. Prenant la parole au nom des marraines, madame Riouall, directrice générale de l'entreprise Mango-so, a d'abord invité les femmes à persévérer, tout en prenant exemple sur son cas. « Étant moi-même partie de rien, je souhaite partager mon expérience avec les femmes afin qu'elles comprennent que ce rêve de réussite est accessible à toutes, à condition de s'en donner les moyens. Je suis partie de volontaire à chef d'entreprise aujourd'hui. Donc il y a de la place pour tout le monde et il va falloir que chaque femme accepte de travailler dur », a-t-elle partagé.

La marraine Alice Riouall/Diallo rappelant les difficultés rencontrées par la filière

Elle ne manque pas de souligner les difficultés rencontrées avec la filière. En effet, malgré le potentiel indéniable de la transformation et l'accompagnement de l'Etat, les acteurs font face à des défis qu'ils doivent surmonter. Bien que le Burkina Faso soit leader en matière de production de mangue séchée bio, les difficultés liées à la qualité, au coût de l'énergie, la concurrence et la baisse de la demande sur les marchés traditionnels de l'Europe, pour ne citer que cela, sont des éléments qui pourraient s'avérer préjudiciable dans le futur. Elle invite ainsi le gouvernement à jeter un regard sur la transformation.

Une vue des produits de la mangue exposés

« Il faut que les femmes se fassent entendre davantage au niveau du gouvernement parce que nous rencontrons beaucoup de difficultés dans la filière mangue. Cette année nous n'avons travaillé que deux mois. Nous n'avons pas atteint nos objectifs et nos clients ne sont pas satisfaits. Nous sommes inquiètes pour la campagne prochaine. C'est pourquoi nous saisissons cette occasion pour inviter les autorités à jeter un regard sur l'activité de la transformation de la mangue car elle est porteuse », a-t-elle laissé entendre. Avant d'adresser ses remerciements aux organisateurs dont le PTRAMAB et l'Agrodev services ainsi que tous les acteurs qui accompagne l'organisation de ces journées.

A l'issue de la cérémonie d'ouverture des travaux, les officiels ont saisi l'occasion pour visiter les exposition-ventes des produits de la mangue ainsi que des technologies y relatives.

Romuald Dofini
Lefaso.net

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Le « Livre Blanc » de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l'innovation présenté à la Banque mondiale

Lefaso.net (Burkina Faso) - Thu, 18/07/2024 - 23:05

Le 28 février 2024, le Ministre de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, le Pr Adjima Thiombiano, recevait officiellement la version finale du « Livre Blanc » de son département, ainsi que le plan d'action qui l'accompagne. Un peu moins de cinq mois après, soit le 17 juillet 2024, une rencontre s'est tenue au Bureau de la Banque mondiale à Ouagadougou, en présence des spécialistes du secteur de l'éducation de l'institution et d'universitaires, en vue d'échanger sur le précieux document.

Pour le Directeur de Cabinet, Dr Roger Honorat Charles Nebié, représentant le Ministre de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, son Ministère accorde une priorité aux conclusions du « Livre blanc » qui s'inscrit en droite ligne avec « L'initiative présidentielle pour une éducation de qualité pour tous » , adopté en Conseil des Ministres du 20 juin 2024.

Hamoud Abdel Wedoud Kamil, Représentant Résident de la Banque mondiale au Burkina Faso a quant à lui souligné dans son mot introductif, tout l'intérêt que son institution accorde au secteur de l'éducation ainsi que sa disponibilité à accompagner l'initiative du « Livre blanc ». Il a par ailleurs félicité les différents experts, pour la résilience dont fait preuve le système éducatif du Burkina Faso, qui paye un lourd tribut de la crise sécuritaire.

Le « Livre Blanc » présente un diagnostic holistique du système de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation du pays. Véritable boussole, il fait ressortir les forces et les faiblesses du système académique et propose des recommandations pour « un système éducatif démocratique, performant, inclusif et ouvert sur le monde, développant les compétences et l'expertise nécessaires et suffisantes pour le développement socioéconomique du Burkina Faso ». Le plan d'action qui en découle s'articule autour de quatre axes stratégiques à savoir : l'offre et la qualité de l'enseignement supérieur ; la promotion de la recherche et l'innovation ; la fourniture des services sociaux aux étudiants, et enfin l'amélioration de la gouvernance.

Il faut rappeler que le Burkina Faso, à travers le Ministère de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l'Innovation bénéficie de l'appui de la Banque mondiale dans le cadre du Projet d'Appui à l'Enseignement Supérieur (PAES). A ce titre, huit instituts d'enseignement supérieur et de recherche (IESR) ont déjà bénéficié de financements pour la mise en œuvre de leurs Contrats de performance 2021-2023, signés entre lesdits IESR et le Ministère.

La rencontre a été l'occasion de s'appesantir sur l'appui du PAES, qui a révolutionné le paysage de l'enseignement supérieur au Burkina-Faso, et a donné l'occasion à tous les acteurs de se tourner vers l'avenir tracé par le « Livre Blanc » qui requiert un financement de 115 milliards de FCFA.

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Prise en charge des enfants vulnérables et enfants en danger : L'ONG-D Le Soleil dans la main innove !

Lefaso.net (Burkina Faso) - Thu, 18/07/2024 - 23:00

L'ONG-D luxembourgeoise met en œuvre son programme d'appui à l'éducation et de protection de l'enfance depuis l'année 2022, et ceci jusqu'en 2026. Ce programme est destiné aux enfants et aux jeunes vulnérables dans les provinces du Bam et du Boulkiemdé au Burkina Faso avec plusieurs types d'accompagnements.
Pour ce faire, l'ONG a conçu un système digitalisé de collecte d'informations et de traitement des données, qui permet une plus grande équité dans la prise en charge des enfants et des jeunes.
Une innovation majeure, où le numérique permet d'aider les ONG à répondre aux besoins des populations avec précision.

Malgré le contexte politique et sécuritaire très instable, l'ONG continue à œuvrer pour le développement et investit à long terme avec le programme « BIIG VEENEM », qui se déroule de janvier 2022 à décembre 2026 les dans les provinces du Bam et du Boulkiemdé. Le budget du programme s'élève à près de 3 Milliards de Francs CFA et est financé à hauteur de 80% par le ministère des affaires étrangères du gouvernement luxembourgeois. Les 20% restants émanent des dons de citoyens luxembourgeois et européens, ainsi que d'autres organismes d'aide. Ce programme couvre la protection de l'enfance et l'appui à l'éducation. Nous aborderons dans cet article le volet digitalisation des méthodes de travail dans le social, ce qui constitue une véritable innovation.

Au Burkina Faso le seuil de pauvreté affecte énormément de foyers. Les enfants en subissent les conséquences avec une grande vulnérabilité qui se décline parfois par une difficulté à accéder à l'école, à bénéficier d'une prise en charge sanitaire, ou pire, de satisfaire les besoins alimentaires.
Au-delà - comme dans malheureusement toutes les sociétés - les enfants sont parfois victimes de violences : physique, psychique, morale ou sexuelle. Il faut alors agir et les protéger : c'est la mission que l'ONG remplit depuis 2009 avec le Centre Aide aux Enfants en Danger (CAED) Noomdo.
Depuis 2016, l'ONG vient également en aide aux enfants vivants en rue, un phénomène grandissant qui en dit long sur la vulnérabilité des enfants au Burkina Faso.

Pour faire face au grand nombre de demandes de prise en charge et éviter les analyses subjectives, l'ONG le Soleil dans la Main à mis en place un système digitalisé d'analyse des cas.

David Demange, Directeur de l'ONG, a imaginé cet outil numérique, afin de mettre la science et les avancées technologiques au service de l'humain et des enfants en danger. Conscient que la protection de l'enfance n'est pourtant pas une discipline scientifique, la protection de l'enfance étant une discipline complexe, empirique et imprécise comme l'est l'être humain. La complexité de cette innovation était donc de coupler l'approche humaniste et sensible avec une approche digitale et scientifique.

Pour cela M. Demange, s'est appuyé sur les expériences empiriques accumulées de l'ONG au Burkina Faso depuis 2002. En effet, l'ONG a été très souvent confrontée au défi d'identifier de la façon plus objective possible les bénéficiaires les plus vulnérables parmi les vulnérables. Les apports d'experts en sociologie, psychologie, sexologie, protection de l'enfance, statistiques, informatique ont été nécessaires pour développer de toute pièce l'outil d'analyse et de traitement des données le plus précis possible, afin répondre avec la plus grande efficience à la détresse et le danger des enfants. Les fonds étant limités, ce ciblage efficient à l'aide d'un outil digital permet tout simplement de n'oublier personne et d'éviter également les prises en charge inadaptées.

Prenons l'exemple d'un enfant en situation de vulnérabilité, mais dont la sphère affective est forte autour de l'enfant : un appui à gagner de meilleurs revenus pour les parents est préférable à une mise à l'abri et un placement de l'enfant dans un CAED.

Petite parenthèse sur l'équipe pluridisciplinaire qui a travaillé sur le sujet sous la direction de M. David Demange : Les questions ont été élaborées (2020-2022) par David Demange, Adeline Kafando psychologue, Isabelle Motel-Picard sexologue…
L'algorithme d'analyse a été programmé par Jean Luca Moralès, étudiant de l'université Paris Dauphine à Paris (2022). La programmation de l'application (2024) a été réalisée par Massahoud Kombassere, étudiant du Burkina Institute of Technology (B.I.T.) à Koudougou, sous la supervision du professeur Rachid Gaëtan Nabolle.

Comment fonctionne ce système ? C'est assez simple : l'enquêteur pose un cadre d'échange avec l'enfant propice à un échange de confiance. Ensuite, ce sont environ 120 questions qui sont posées à l'enfant pour comprendre dans quel contexte il vit. Contexte assez large, puisque les questions sont de plusieurs registres : affectif, social, familial, scolaire, sanitaire, alimentaire…

À partir des réponses aux 120 questions, portant sur des aspects factuels mais aussi sur des aspects sensibles et émotionnels, des scores sont attribués et des calculs sont réalisés pour situer les types de dangers que l'enfant subit ou encore des vulnérabilités auxquelles lui ou sa famille sont confrontés. L'algorithme de calcul permet de caractériser la vulnérabilité d'un enfant en la comparant à la vulnérabilité de l'ensemble des enfants interrogés. Cette méthode relative permet de sortir les cas les plus vulnérables par rapport à la moyenne rencontrée. Plus nous avons d'enquêtes réalisées, plus nous affinons les quantiles des seuils de vulnérabilité et donc des prises en charges nécessaires.

En complément, l'enquêteur - qui doit être un travailleur social qualifié - reste proactif en donnant son avis en fin d'entretien avec l'enfant.
Ainsi, l'enquête donne des résultats et l'enquêteur donne son analyse : les deux peuvent converger ou s'il y a une différence, alors il sera procédé à une visite complémentaire auprès de l'enfant pour trancher.
La convergence des points de vue subjectifs de l'agent enquêteur et des scores scientifiques de l'application constitue un gain de confiance, d'efficience, de transparence et d'équité de la prise en charge.

Ainsi, l'aide peut rapidement s'organiser avec différents types de prises en charge comme :
La prise en charge sanitaire d'urgence,
La mise à l'abri d'urgence,
L'appui en vivres de la famille,
La facilitation de l'accès à la scolarisation,
L'appui de la famille ou du jeune avec une AGR pour aider à l'autonomisation économique,

L'outil digital d'enquête SOLEIL est donc un outil d'aide pour l'identification et la classification des vulnérabilités et des dangers, mais cet outil ne remplace pas le professionnalisme des acteurs de la protection de l'enfance et la sensibilité humaine !

Nous publions cet article partager notre innovation avec les acteurs. Cette activité « prototypale » sera nous l'espérons démultipliée par d'autres acteurs privés ou publics. Nous tenons à disposition notre savoir-faire comme « open source ».

Espérant d'une part trouver des partenaires, pour développer l'outil à plus grande échelle et d'autre part pour trouver des financements afin aider encore davantage d'enfants en situation de détresse, pour qu'ils puissent porter un avenir meilleur pour leur pays : grandir dans de bonnes conditions ne peut être que bénéfique à toute la population.

Auteur
David Demange
Directeur des Activités
Architecte
ONG LE SOLEIL DANS LA MAIN
Luxembourg
www.soleil.lu

L'enquêteur et l'enfant – collecte des données digitalisées

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Comment prévenir le cancer ? Voici les 13 conseils pratiques d’un spécialiste !

Algérie 360 - Thu, 18/07/2024 - 22:21

Le cancer représente aujourd’hui l’un des défis majeurs de la santé publique mondiale. Chaque année, 18,1 millions de personnes reçoivent un diagnostic de cancer et […]

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