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Que ce soient des plateformes numériques dans le domaine de l'éducation, de l'agriculture ou de l'art, de nombreux jeunes innovent. Très souvent des étudiants issus de filières diverses proposent des projets embryonnaires mais déjà viables, comme réponses aux défis du quotidien.
Étudiants en pharmacie, en biologie ou encore en sciences sociales. Rien ne les prédestinait forcément à s'intéresser au numérique. Pourtant, à partir d'observations de leur environnement et de vécus personnels, de jeunes Burkinabè ont décidé d'agir. Leurs projets ont en commun la volonté de mettre le numérique au service de solutions locales, dans des secteurs essentiels. Dans les domaines de l'éducation, l'artisanat et l'agriculture. Eduklink, KudumdéArt et Yilga sont des solutions digitales pensées par des étudiants. Récompensés lors d'un camp d'idéation dédié à l'innovation étudiante, ces porteurs de projets n'en sont qu'aux premières étapes. Mais déjà, leurs idées interrogent les modèles existants, ouvrent de nouvelles perspectives et posent la question de l'accompagnement durable de l'ingéniosité de la jeunesse afin qu'elle évolue du stade de l'idée à celui de la réalité.
Eduklink, repenser le suivi éducatif de l'élève du CP1 à l'université
Étudiant en deuxième année de licence en pharmacie à l'université Joseph Ki-Zerbo, Eugide Ouédraogo est également orateur universitaire et président fondateur de l'association Alliance verte pour l'environnement. C'est pourtant dans le champ de l'éducation qu'il a décidé d'innover, à travers Eduklink, un projet de plateforme éducative nationale qui lui a valu le premier prix du camp d'idéation. Eduklink ambitionne de centraliser l'ensemble des données scolaires d'un apprenant, depuis son entrée à l'école primaire jusqu'à l'université. Bulletins, attestations d'inscription, parcours académique, changements d'établissement : tout serait accessible via un lien unique, limitant ainsi les pertes de documents et les ruptures dans le suivi éducatif. Au-delà de la simple numérisation administrative, le projet se distingue par l'intégration de l'intelligence artificielle. À partir des notes, des absences et des données pédagogiques, la plateforme propose un suivi intelligent de l'élève. « L'objectif est d'anticiper les difficultés scolaires, d'alerter les parents en cas de risque d'échec et de proposer des solutions ciblées », explique le porteur du projet. Des contenus pédagogiques adaptés, comme des vidéos ou des supports numériques, pourraient ainsi être recommandés en fonction des lacunes identifiées.
Eugide Ouédraogo Eduklink est étudiant en deuxième année de licence en Pharmacie à l'université Joseph Ki-ZerboPour les parents, Eduklink se veut un outil de participation active à la vie scolaire de leurs enfants : accès aux emplois du temps, aux résultats, mais aussi à des analyses automatisées sur l'assiduité et les performances. Pour l'élève, la plateforme se positionne également comme un conseiller d'orientation capable d'aller au-delà de la seule note obtenue aux examens, afin de proposer des filières en adéquation avec ses compétences réelles. À long terme, Eduklink pourrait aussi servir les employeurs, via des CV académiques authentifiés, et l'administration éducative, en facilitant le suivi des établissements, des enseignants et des performances scolaires par région. Encore au stade de la conception, le projet fait cependant face à d'importants défis techniques et financiers. L'équipe, composée notamment de trois informaticiens, manque de ressources pour développer pleinement le volet intelligence artificielle. « Nous avons besoin de logiciels coûteux, de compétences supplémentaires et surtout d'un accompagnement institutionnel », reconnaît Eugide Ouédraogo. Le prix remporté leur apporte néanmoins une crédibilité nouvelle auprès de potentiels investisseurs.
KudumdéArt, une vitrine numérique aux artisans burkinabè
KudumdéArt est pensé par un groupe de cinq jeunes avec Eva Kazienga comme cheffe de projet. L'ambition est de créer une marketplace digitale dédiée aux artisans burkinabè, capable de connecter producteurs et acheteurs, au niveau national comme international. La solution prévoit un espace personnalisé pour chaque artisan, lui permettant de présenter et vendre ses produits. Pour attirer les clients, KudumdéArt entend aller au-delà d'une simple vitrine en ligne, en intégrant des mannequins en trois dimensions sur lesquels il serait possible de visualiser les créations avant achat. Si l'artisanat n'est pas leur domaine d'études, l'idée est née d'un constat partagé lors de rencontres de terrain. « Nous sommes allés échanger avec des artisans au village artisanal de Ouagadougou. Tous nous ont expliqué que depuis 2015, les ventes ont fortement chuté, notamment à cause de l'insécurité », explique la jeune Eva Kazienga. Faute de clients, beaucoup sont contraints de se déplacer à l'étranger pour participer à des foires internationales, avec des coûts souvent élevés. La plateforme se veut une réponse à cette difficulté d'accès au marché. Déjà doté d'un prototype fonctionnel, le projet est estimé à environ 60 % de son développement. Le reste dépendra essentiellement des moyens techniques et financiers que l'équipe pourra mobiliser. « Ce projet n'a pas été conçu uniquement pour gagner un prix. Nous sommes convaincus qu'il peut réellement aider les artisans », insiste la cheffe de projet, lançant un appel aux partenaires. Le camp d'idéation, au-delà de la récompense, leur a permis de structurer leur démarche et de renforcer leurs compétences entrepreneuriales.
« Ce projet n'a pas été conçu uniquement pour gagner un prix. Nous sommes convaincus qu'il peut réellement aider les artisans », insiste Eva Kazienga, lead du projet KudumdéArtYilga, optimiser la rentabilité agricole grâce à l'intelligence artificielle
Selon Jovani Brayan Sorgho, l'application Yilga s'adresse principalement aux grands et moyens agriculteurs du Burkina Faso. Optimisée par l'intelligence artificielle et des capteurs agricoles, Yilga permet de déterminer quelles cultures sont les mieux adaptées à un sol, à une zone climatique et aux tendances du marché. L'objectif est d'aider les producteurs à faire des choix éclairés afin d'augmenter leurs rendements et leurs revenus. L'idée trouve sa source dans une histoire personnelle. « Mon grand-père cultivait le cacao, mais à cause des fluctuations des prix, ses revenus restaient très faibles. Il ne savait pas quelles alternatives adopter », confie le jeune promoteur. Cette interrogation est devenue le socle du projet.
En plus des recommandations agricoles, Yilga propose des conseils en langues locales et intègre une marketplace destinée à faciliter l'écoulement des productions. Le projet a déjà franchi l'étape du prototypage. Les tests terrain des capteurs sont en préparation, tandis que l'application et la marketplace sont en phase d'optimisation. À terme, l'équipe, selon son leader Jovani Brayan Sorgho, espère permettre aux agriculteurs d'augmenter leurs profits d'au moins 30 %, afin de contribuer à améliorer les revenus ruraux et renforcer l'économie nationale.
Jovani Brayan Sorgho, du projet YilgaBien que différents dans leurs cibles et leurs usages, Eduklink, KudumdéArt et Yilga partagent une même réalité. Celle de projets portés par des étudiants, encore fragiles, mais profondément tournés vers des besoins du pays. Ces jeunes sont conscients que l'innovation seule ne suffit pas. Accès au financement, renforcement des compétences techniques, partenariats institutionnels et adoption par les utilisateurs finaux constituent leurs principaux défis. C'est pourquoi le camp d'idéation organisé par Incub@UO leur a offert une première reconnaissance à travers un cadre d'apprentissage et de partage. Ce type d'initiatives montre que les jeunes n'attendent plus d'avoir fini leurs études pour proposer des solutions.
Farida Thiombiano
Lefaso.net
Le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, est revenu sur l'extradition de l'ex-président Paul-Henri Sandaogo Damiba du Togo vers le Burkina Faso. Il l'a notifiée à travers un communiqué en date du 20 janvier 2026.
Lefaso.net
« À la suite de la dénonciation faite le 05 Janvier 2026 au parquet près le Tribunal de Grande Instance Ouaga I faisant état de l'implication d'un certain nombre de personnes, civiles et militaires dont le nommé Paul Henri Sandaogo DAMIBA dans l'accomplissement d'actes préparatoires d'une atteinte à la sûreté et à la sécurité de l'Etat, de détournement de deniers publics, d'incitation à la commission d'infractions, de blanchiment de capitaux, le Procureur du Faso a requis du juge d'instruction :
– d'ouvrir une information judiciaire ;
– de décerner mandat d'arrêt international contre Paul Henri Sandaogo DAMIBA ;
– de recourir à la coopération pénale internationale avec la République du Togo en vue d'obtenir l'extradition du susnommé vers le Burkina Faso.
Le 06 Janvier 2026, le juge d'instruction a effectivement ouvert une information judiciaire pour des faits de détournement criminel de deniers publics, d'enrichissement illicite criminel, de corruption, d'incitation à la commission de délits et crimes, de recel aggravé et de blanchiment de capitaux.
Ces faits sont prévus et punis par les articles 131-8, 331-1, 332-2, 332-17, 332-24, 614-1, 614-3 du code pénal burkinabè et les articles 9, 174, 184 à 187, 196 à 199 et 202 de la loi n°046-2024/ALT du 30 décembre 2024 relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et de la prolifération des armes de destruction massive au Burkina Faso.
Le juge d'instruction a, en conséquence, décerné à la même date un mandat d'arrêt international contre Paul Henri Sandaogo DAMIBA et soumis aux autorités compétentes de la République du Togo une demande d'extradition du susnommé vers le Burkina Faso.
Donnant suite à cette demande, la Chambre d'instruction de la Cour d'Appel de Lomé a rendu le 16 Janvier 2026 l'arrêt n°013/2026 qui a permis l'extradition effective de Paul Henri Sandaogo DAMIBA vers le Burkina Faso où il est parvenu le 17 janvier 2026 pour répondre des faits qui lui sont reprochés.
C'est le lieu de traduire, au nom du Gouvernement du Burkina Faso, toute notre reconnaissance aux autorités de la République sœur du Togo pour cette parfaite coopération judiciaire qui illustre les bonnes relations entre nos deux Etats. »
Fait à Ouagadougou, le 20 Janvier 2026
Le Ministre de la Justice
Maître Edasso Rodrigue BAYALA
Officier de l'Ordre de l'Etalon
En vue de contribuer à disponibiliser le gaz au profit des ménages pour leur usage quotidien, Sanando Anita Paré, ingénieure en eau et assainissement, a mis sur pied le projet Bioanigaz. À partir de déchets organiques, elle produit du biogaz qu'elle ambitionne de conditionner en bouteilles de 6 et 12 kg. Dans l'interview qu'elle nous a accordée, elle nous parle des avantages du biogaz et des travaux qu'elle réalise actuellement pour parfaire la qualité du biogaz qu'elle produit afin de le mettre sur le marché.
Lefaso.net : En termes simples, qu'est-ce que le biogaz ?
Anita Paré : Le biogaz est une énergie renouvelable locale qui est faite à base de déchets organiques, à savoir les bouses de vache, les restes de nourriture, tout ce qui est déchets organiques. Il est fabriqué dans un biodigesteur dans des conditions anaérobiques adéquates. On met donc les déchets dans un biodigesteur, qui est un système fermé, dans lequel ces déchets vont se décomposer pour produire un gaz. Et c'est ce gaz-là qui est appelé biogaz. Et quand on produit le biogaz, il y a le biogaz et aussi le digesteur qui est un engrais naturel. C'est un système qui peut être implanté au sein des ménages, à condition qu'ils aient assez de déchets. Parce que sans suffisamment de déchets, ils ne pourront pas produire du gaz. La famille doit aussi intégrer le tri de déchets.
Généralement dans les poubelles des ménages, il y a les sachets, les restes de nourriture, etc. Mais s'ils arrivent à avoir des poubelles de tri, une poubelle où ils mettent les restes de nourriture, une poubelle à part pour les plastiques, dans ce cas, ils pourront utiliser la poubelle qui contient les restes de nourriture, tout ce qui est organique, comme les épluchures de fruits et légumes pour produire le biogaz. Le biogaz peut être utilisé pour la cuisson des aliments et aussi pour l'éclairage. On peut le faire en électricité comme on peut l'utiliser comme le gaz.
Vous êtes la promotrice du projet Bioanigaz, dites-nous en quoi il consiste ?
Bioanigaz est une initiative que je porte depuis 2023 et qui vise à la transformation des déchets organiques en biogaz. Le projet est actuellement incubé au sein de l'incubateur et aussi du laboratoire de l'institut 2IE. Alors, l'innovation que Bioanigaz apporte, c'est l'embouteillage du biogaz, en bouteilles de 6 kg et 12 kg pour la population. Actuellement, nous sommes en phase de prototypage. Nous avons déjà fait la phase de production de biogaz. Il nous reste à faire les phases d'expérimentation. Nous travaillons actuellement au laboratoire pour faire les expérimentations pour optimiser la qualité du biogaz.
Dans votre projet, vous proposez d'embouteiller le biogaz et de le vendre sur le marché. De façon concrète, comment cela va-t-il se faire ?
Pour la phase de l'embouteillage, nous produisons d'abord le biogaz et ensuite nous le purifions. À cette étape de prototypage, nous avons établi un partenariat avec le marché du bétail, ce qui nous permet d'avoir les bouses de vache en grande quantité pour produire le biogaz. Pour la production à grande échelle, nous comptons établir des partenariats avec les fermes et aussi les grands restaurants et hôtels de la ville qui produisent assez de déchets organiques que l'on peut récupérer pour produire le biogaz.
Pour la dernière étape qui est l'embouteillage, nous procédons à des expérimentations afin d'optimiser la qualité du biogaz. À l'intérieur du biogaz, on retrouve plusieurs types de gaz, mais il n'y a que le méthane qui brûle. Nous voulons donc, à travers les expérimentations, avoir au moins 95 % de méthane afin d'optimiser la qualité du biogaz. Nous sommes également engagés dans le processus d'obtention des autorisations d'embouteillage afin de pouvoir lancer la production à grande échelle. Nous espérons avoir les autorisations à bonne date pour pouvoir mettre les bouteilles de biogaz sur le marché au cours de l'année 2026.
Comment vous est venue l'idée de produire du biogaz et de le proposer en bouteilles ?
L'idée m'est venue quand j'étais étudiante, j'avais beaucoup d'idées de projets. Une fois, je suis sortie pour recharger ma bouteille de gaz et il n'y en avait pas. J'ai fait plusieurs quartiers en vain. Et là, je me suis dit que ce n'était pas normal. C'est là que j'ai commencé à réfléchir et je me suis dit : pourquoi ne pas produire notre gaz ? Et comme j'ai étudié l'eau et l'assainissement, j'avais des notions en ce qui concerne la gestion des déchets organiques. J'ai vu que l'on peut produire le biogaz à partir des déchets organiques. C'est à partir de ce moment que j'ai commencé à rédiger le projet en question, à le monter, à le ficeler et à prendre des conseils. Et quand j'ai commencé à produire à petite échelle avec le prototype, je me suis dit que ce serait bien de l'embouteiller. Ce qui sera encore plus innovant parce qu'au Burkina, l'embouteillage du biogaz n'existe pas encore.
Est-ce que selon vous le biogaz peut constituer une alternative aux pénuries de gaz que vivent les ménages à certaines périodes de l'année ?
Le biogaz peut être une alternative, mais il ne pourra pas remplacer le gaz butane, parce qu'on ne peut pas avoir assez de déchets qui vont couvrir la demande de la population. Ça va aider la population. Par exemple, en cas de pénurie, si on a une alternative comme le biogaz embouteillé, cela va permettre à la population de ne pas sentir la pénurie. Donc, ça pourrait aider un peu.
Est-ce que les populations sont réceptives à l'idée d'utiliser le biogaz pour leurs besoins ?
Je dirai que la population a besoin de gaz. Ils ont besoin d'un gaz disponible et accessible. Et vu que nous faisons déjà la sensibilisation pour que la population découvre ce que c'est que le biogaz, on peut dire que de plus en plus les gens adhèrent, parce qu'ils connaissent maintenant l'utilité à travers les différentes sensibilisations sur les réseaux que nous faisons. Mais la population a principalement besoin de gaz disponible. Il faut noter que le biogaz permet également la réduction des gaz à effet de serre.
Du point de vue du coût, est-ce que le biogaz est accessible au plus grand nombre ?
Oui, le biogaz sera relativement plus abordable que le gaz butane parce qu'il est produit avec les déchets, principalement les déchets ménagers, les restes de nourriture. En travaillant en partenariat avec les restaurants, les entreprises agroalimentaires qui sont dans la transformation et qui produisent assez de déchets organiques, nous n'aurons pas à payer les déchets. Ce qui va nous permettre de vendre les bouteilles de biogaz à un prix abordable, pour pouvoir faciliter la vie de la population, surtout la femme, parce que c'est la femme qui souffre le plus quand il n'y a pas de gaz.
Avez-vous un appel à lancer ?
J'invite les premières autorités à encourager les initiatives locales, comme la production du biogaz. Aux ménages, penser à initier le tri des déchets dans la gestion des déchets. Ne pas mettre ensemble les sachets avec les déchets organiques. Je lance aussi un appel aux investisseurs : toute personne qui serait intéressée par le biogaz, et qui croit vraiment que l'innovation burkinabè peut changer la donne, qu'elle n'hésite pas à soutenir l'initiative Bioanigaz en investissant. Lorsque nous allons obtenir les autorisations, nous allons passer à la production à grande échelle, et nous aurons besoin d'investisseurs.
Propos recueillis par Armelle Ouédraogo
Crédit photo : Auguste Paré
Lefaso.net
À seulement deux années après son entrée à l'université, Mariam Hema incarne déjà l'image d'une jeunesse déterminée, créative et résolument tournée vers l'avenir. Étudiante en deuxième année de Sciences économiques et de gestion (SEG), cette jeune entrepreneure a très tôt fait le choix de ne pas attendre la fin de ses études pour se lancer dans le monde professionnel. Son parcours, marqué par la passion et la persévérance, illustre la capacité des jeunes filles à concilier études et entrepreneuriat malgré les difficultés.
L'aventure entrepreneuriale de l'étudiante débute bien avant l'université. Encore lycéenne, elle s'essaie à la vente de divers articles, notamment des draps, des vêtements et d'autres produits de première nécessité. Une activité modeste, mais révélatrice d'un esprit entreprenant déjà bien affirmé. « J'ai toujours aimé me battre pour avoir quelque chose par moi-même », confie-t-elle. Cette première expérience lui permet non seulement de subvenir à certains de ses besoins, mais aussi de développer un sens aigu du commerce et de la responsabilité.
Après l'obtention de son baccalauréat, Mariam décide de franchir un nouveau cap. Animée par une passion profonde pour l'esthétique et l'événementiel, elle choisit de se former dans le domaine de la décoration, notamment la décoration de mariages religieux et coutumiers, d'anniversaires et d'autres événements festifs. Une orientation qui ne doit rien au hasard. Depuis son enfance, Mariam est fascinée par le travail de l'une de ses tantes, décoratrice professionnelle. « L'amour de la décoration est né dès le bas âge. J'aimais voir ma tante transformer de simples espaces en lieux magiques », explique-t-elle avec émotion.
Une décoration réalisée par Mariam Hema pour une cérémonie de mariage coutumierAprès sa formation, elle se lance définitivement dans la décoration en août 2025. Depuis lors, la jeune femme multiplie les prestations, gagnant progressivement la confiance de sa clientèle. Malgré les contraintes liées à ses études universitaires, elle parvient à s'organiser pour honorer ses engagements professionnels. Un exercice d'équilibriste qu'elle assume avec courage. « Entreprendre et poursuivre ses études, c'est souvent difficile. Mais comme on le dit, vouloir c'est pouvoir. J'ai décidé d'être forte pour concilier les deux afin de vivre ma passion et continuer mes études », affirme-t-elle.
Au-delà de son activité actuelle, Mariam nourrit de grandes ambitions. Elle rêve de voir son nom s'imposer parmi les références du secteur de la décoration, non seulement au niveau national, mais aussi à l'international. « D'ici cinq ans, je veux être une décoratrice de renommée mondiale. Je veux décorer de grands événements et que mon travail soit apprécié de tous », confie-t-elle avec assurance. Consciente que l'excellence passe par l'apprentissage continu, elle ambitionne de se former davantage et de bénéficier des conseils des aînés du métier afin de perfectionner son art.
Une autre décoration de l'étudiante pour la cérémonie de mariage coutumierMais le message de Mariam Hema ne s'arrête pas à son parcours personnel. Engagée et lucide sur les réalités sociales, elle lance un appel à l'endroit des jeunes filles. Elle les invite à éviter « l'argent facile » et à privilégier le travail honnête et durable. « Je veux encourager les jeunes filles à se donner à une activité génératrice de revenus pour être financièrement indépendantes », souligne-t-elle. Pour elle, l'autonomie financière est un levier essentiel de l'émancipation féminine et de la dignité.
L'étudiante, décoratrice, Mariam HemaÀ travers son parcours, Mariam Hema démontre qu'avec de la volonté, de la discipline et une passion assumée, il est possible de bâtir son avenir tout en poursuivant ses études. Un exemple inspirant pour de nombreux jeunes, et particulièrement pour les jeunes filles, appelées à croire en leurs rêves et à travailler sans relâche pour les concrétiser.
Rama Diallo
Lefaso.net
La Commission des affaires générales, institutionnelles et des droits humains (CAGIDH) a présenté, le mardi 20 janvier 2026, à l'Assemblée législative de transition, son rapport sur le projet de loi constitutionnelle portant révision de la Constitution. Au cœur des débats figure la réorganisation du système d'administration du territoire, marquée par la réhabilitation de la déconcentration et des circonscriptions administratives. Tirant les leçons des limites de la décentralisation engagée depuis les années 1990, le rapport plaide pour un rééquilibrage en faveur d'une administration de proximité plus efficace, capable de renforcer l'autorité de l'État, la cohérence de l'action publique et l'égalité d'accès aux services publics.
« Le système de gouvernance administrative du territoire qui a fait preuve d'efficacité et de résultats probants dans notre pays a consisté à organiser le territoire national en des entités administratives pour favoriser l'exercice des compétences administratives sous le contrôle et l'autorité hiérarchique du gouvernement. L'application effective de ce système permettait d'assurer, par la proximité du terrain, une efficacité opérationnelle, une cohérence et une continuité de l'action publique ainsi qu'une égalité d'accès aux services publics à travers un rapprochement accru de l'administration aux citoyens tout en présentant des coûts de fonctionnement relatifs et compatibles avec les ressources disponibles. »
C'est par ces mots que débute le rapport de la Commission des affaires générales, institutionnelles et des droits humains (CAGIDH), relatif au projet de loi constitutionnelle portant révision de la Constitution, présenté ce mardi 20 janvier 2026 à l'Assemblée législative de transition. Cette partie du rapport traite précisément du remplacement de la déconcentration et, partant, des circonscriptions administratives, dans le système d'administration du territoire. Dans le rapport, on lit en effet qu'à partir des années 1990, le Burkina Faso s'est engagé dans la voie de la décentralisation. L'autonomie de gestion et le principe de libre administration ont, pour ainsi dire, été transférés aux entités territoriales appelées collectivités territoriales. Objectif : susciter une participation citoyenne dans la gouvernance locale.
« Au lieu d'être un maillon complémentaire à la déconcentration qui préserve l'unité de l'État, la décentralisation a plutôt favorisé le dénuement des structures déconcentrées dans les circonscriptions administratives. Cette approche a eu pour conséquences, entre autres, l'incapacité des structures déconcentrées à accompagner efficacement le processus de mise en œuvre de la décentralisation et la forte politisation de l'administration publique, affaiblissant ainsi l'autorité de l'État », clarifie le rapport, ceci pour expliquer la nécessité de rétablir la place de la déconcentration et partant des circonscriptions administratives dans le système d'administration du territoire.
Les révisions concernent le titre XI intitulé : « Des collectivités territoriales ». Il est désormais formulé comme suit : « De l'organisation du territoire ». L'article 143 de la Constitution a lui aussi été révisé. Au lieu de : « Le territoire du Burkina Faso est organisé en circonscriptions administratives et en collectivités territoriales », l'on lira désormais dans la constitution révisée : « Le Burkina Faso est organisé en circonscriptions administratives et en collectivités territoriales ». Quant à l'article 144 qui disposait : « La création, la suppression, le découpage des collectivités territoriales sont du ressort de la loi », le nouveau texte dispose : « Les circonscriptions administratives sont créées et supprimées par décret. Les collectivités territoriales sont créées et supprimées par la loi. »
Erwan Compaoré
Lefaso.net
Le président de l'Assemblée législative de transition (ALT) a accordé, ce mercredi 21 janvier 2026, une audience officielle à Mgr Éric Soviguidi, Nonce apostolique en poste à Ouagadougou, dans le cadre du carnet d'audience du président de l'ALT de transition.
Arrivé au Burkina Faso au début de sa mission, le 1ᵉʳ décembre 2025, Mgr Éric Soviguidi a indiqué avoir engagé, dès les premiers jours, une série de démarches institutionnelles. À cet effet, il a notamment adressé des lettres officielles au président du Faso le 5 décembre, marquant ainsi sa volonté d'établir des relations de travail solides avec les autorités du pays.
Au cours de l'audience, le Nonce apostolique a expliqué la vision et l'orientation qu'il souhaite donner à sa mission en tant que représentant du Saint-Père et du Saint-Siège au Burkina Faso. « J'ai rencontré les autorités du pays pour dialoguer et exprimer dans quelle direction je pense vivre ma mission », a-t-il confié.
Les échanges ont porté sur la contribution de l'Église à la cohésion sociale et à la pacificationLes échanges ont porté sur la collaboration entre les institutions de l'Église et les autorités nationales dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment l'éducation, la santé et l'assistance aux personnes déplacées. La coopération avec l'Assemblée législative de transition a également été abordée, en particulier dans le processus d'élaboration des lois. « Il s'agit de faire en sorte que les lois de la nation soient toujours des lois pour le bien des citoyens et qu'elles permettent à chacun d'apporter sa contribution de façon valable au bien-être de tous », a souligné Mgr Éric Soviguidi.
La contribution de l'Église aux efforts de cohésion sociale et de pacification a aussi été au cœur des discussions. Mgr Éric Soviguidi a mis en exergue l'engagement de l'Église dans l'accompagnement des populations déjà résilientes, confrontées à des situations difficiles dans certaines zones du pays.
Mgr Éric Soviguidi a salué la qualité du dialogue avec l'Assemblée législative de transitionSe félicitant de la qualité des échanges, le Nonce apostolique a salué une rencontre fructueuse dans un climat de grande cordialité. « Nous avons eu des échanges très enrichissants. Je peux dire que ça a été un contact très fructueux », a-t-il déclaré. Il a également souligné l'atmosphère positive ayant marqué la rencontre et s'est dit particulièrement heureux d'avoir échangé avec le président de l'Assemblée législative de transition.
Anita Mireille Zongo
Lefaso.net
La Police nationale congolaise (PNC) a présenté, mardi 20 janvier, un groupe de quinze présumés bandits devant la presse à Kisangani.
La présentation a eu lieu lors de la parade hebdomadaire organisée devant le commandement provincial de la PNC/Tshopo.
Le Burkina Faso et les États-Unis d'Amérique réaffirment leur volonté de maintenir un dialogue ouvert et sincère, malgré des points de désaccord. C'était lors d'une audience accordée dans la soirée du 20 janvier 2026 à Ouagadougou par le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, à l'Ambassadrice américaine, Joan Marie Lockard.
La diplomate américaine a réitéré l'engagement de Washington à poursuivre la coopération avec le Burkina Faso, notamment dans les domaines de la sécurité, de la santé et du commerce, en tenant compte des priorités définies par les autorités burkinabè.
Sur le plan économique, elle a indiqué que des efforts sont en cours pour renforcer les échanges commerciaux, en particulier à travers un partenariat accru entre les chambres de commerce et d'industrie des deux pays.
Prenant acte de cette volonté, le chef de la diplomatie burkinabè a rappelé l'ouverture du Burkina Faso à tout partenariat mutuellement bénéfique, tout en soulignant la nécessité d'une coopération fondée sur le respect, la sincérité et la prise en compte des choix souverains du pays.
Abordant la lutte contre le terrorisme, Jean Marie Traoré a insisté sur la nécessité d'une approche globale et proactive, estimant que l'appui des partenaires ne doit pas se limiter à des réactions ponctuelles liées à des enlèvements. Mais cet appui, précise-t-il, doit viser prioritairement la neutralisation durable des groupes terroristes, condition essentielle pour restaurer la sécurité et la stabilité.
Lefaso.net
Source : Ministère des Affaires étrangères
Deux personnes ont été tuées et quinze autres blessées à la suite des attaques armées survenues en l’espace d’une semaine sur l’axe routier Kiwanja-Rwindi-Kanyabayonga, sur la route nationale numéro 2, à l’intérieur du Parc national des Virunga, au Nord-Kivu.
Selon plusieurs sources dans le territoire de Rutshuru, le dernier incident en date s’est produit mardi 20 janvier, lorsque deux taxis ont été pris en embuscade près de Rwindi.
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