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Updated: 1 month 3 weeks ago

Médias et culture : « La culture vit au Burkina mais la met-on vraiment en pratique ?", s'interroge Baba Hama

Fri, 03/05/2024 - 00:39

Le Vice-président du Conseil supérieur de la Communication (CSC), Wendingoudi Louis Modeste Ouédraogo, a animé, ce jeudi 2 mai 2024 à Bobo-Dioulasso, une conférence publique sur le sujet « Régulation des médias et promotion culturelle, enjeux de souveraineté », la communication ». Les échanges ont été modérés par l'ancien ministre de la Communication, Baba Hama.

Selon le conférencier, la régulation des médias est un outil essentiel à la promotion « d'une société démocratique inclusive en garantissant la représentation de la diversité culturelle, la protection des valeurs démocratiques et la promotion de la culture nationale ».

A l'en croire, cette régulation qui est nécessaire pour assurer un équilibre entre liberté d'expression et responsabilité sociale des médias, devrait également contribuer davantage à la libre expression culturelle et à la protection des droits des créateurs dans cette société mondialisée de l'information.

« Cependant, prévient-il, la mondialisation de la communication bien qu'offrant des opportunités pour la promotion et la diffusion de la culture nationale, comporte également des risques pour sa diversité et son autonomie ». Raison pour laquelle le conférencier pense qu'il est crucial pour les gouvernements et les acteurs culturels de trouver « un équilibre entre l'ouverture aux influences internationales et la préservation de l'identité de la culture nationale. »

« C'est du reste le rôle important que le Conseil supérieur de la Communication doit jouer, pense le conférencier, en vue de concilier ces deux impératifs sans lesquels la souveraineté tant voulue resterait un vœu pieux ».

Selon Louis Modeste Ouédraogo, dans l'espace communautaire comme l'Alliance des Etats du Sahel (AES), « nous devons nous ouvrir aux cultures des autres pays de l'espace sans véritablement perdre notre identité culturelle. La conséquence à la fin serait d'avoir une identité culturelle commune qui n'est pas contraire à l'identité nationale ».

Dans sa communication, le conférencier a donné quelques pistes en vue de renforcer la régulation des médias et la promotion culturelle.

« Le CSC doit exercer un contrôle plus accru sur l'effectivité de la diversité des contenus diffusés et instaurer le contrôle du respect des quotas de diffusion de la musique burkinabè dans les paramètres de monitoring et rehausser ces quotas. Actuellement, ces paramètres ne font pas ressortir des statistiques claires sur le niveau de respect de ces quotas. C'est une insuffisance que le CSC va combler les jours et mois à venir », a laissé entendre le Vice-président du CSC.

En ce qui concerne les contenus étrangers, le conférencier note la nécessité de les contrôler davantage car « ils ne sont pas toujours adaptés à nos réalités culturelles ni conformes à nos valeurs ». « Mais, précise-t-il, cela doit se faire en étroite collaboration avec les autorités gouvernementales afin d' éviter les stratégies de contournement visant à importer certaines pratiques contraires à nos valeurs dans l'espace AES ».

Toujours selon Louis Modeste Ouédraogo, le CSC doit étendre la régulation aux nouvelles plates-formes numériques de partage des contenus audiovisuels. « Les mécanismes de régulation ne prennent pas suffisamment en compte les nouveaux supports de diffusion des programmes essentiellement étrangers et qui sont accessibles au public via internet », confie le conférencier.

Il reste convaincu que l'acculturation est aggravée par « le développement rapide de nouveaux services audiovisuels à péage accessibles au public de façon individualisée, notamment les OTT (technologie qui fournit du contenu en streaming via des appareils connectés à Internet, ndlr) ».

Pour Louis Modeste Ouédraogo, la culture n'est pas et ne doit pas être un simple levier de croissance. « Elle poursuit des objectifs politiques que seule une bonne régulation permettra d'atteindre. Comme l'atteste cette interrogation du Pr Serge Regourd : Peut-on penser la culture hors de ses enjeux politiques, et la politique hors de ses déterminants culturels ? ». C'est sur cette réflexion que le conférencier du jour a achevé sa communication, modérée par Baba Hama.

En tant que communicateur et homme de culture, le modérateur a indiqué que la défense de la culture est personnelle. « La culture vit au Burkina mais la met-on vraiment en pratique ? », s'est-il interrogé avant de lâcher « Nous sommes tous responsables ».

Selon Baba Hama, les Burkinabè doivent prendre la résolution commune de consommer local au-delà de l'aspect alimentaire. « Consommer local ne veut dire de consommer que du benga, du babenda, du zamanin. Il y a aussi le warba, le tarka, le denkè-denkè, qu'il faut apprendre à consommer. Et vous verrez que les médias n'auront pas d'autres choix que de répondre à vos desiderata. Les médias sont en quête d'audience et si ce qui vous plaît c'est la musique burkinabè, alors je ne vois pas un média qui va ramer à contre-courant. Bien au contraire ce sera avec plaisir qu'ils le feront », a-t-il conclu.

Fredo Bassolé
Lefaso.net

Categories: Afrique

Affaire Lionel Kaboui : Le dossier en appel renvoyé au 16 mai 2024

Fri, 03/05/2024 - 00:37

Après une décision rendue en première instance en défaveur de la partie civile, cette dernière a interjeté appel pour que le dossier soit de nouveau jugé. Ce jeudi 2 mai 2024, les parties devraient être toutes présentes pour débattre à nouveau de l'affaire. Mais était absent à l'appel, le conseil de D.B. Pour cause, le décès d'un de ses proches. Pour un jugement où la vérité, rien que la vérité et seulement la vérité est souhaitée, un renvoi a été demandé par le conseil des deux gendarmes. Ainsi, le prochain rendez-vous devant le juge d'appel est fixé pour le 16 mai 2024.

L'audience de ce jour, jeudi 2 mai 2024 n'a pas été longue. Aussitôt le dossier appelé, il sera renvoyé pour permettre aux différentes parties, en l'occurrence l'avocat de D.B, de comparaître car, absent pour cause de décès d'un proche. Et c'est d'ailleurs de commun accord que les parties sont parvenues à un renvoi, pour le 16 mai 2024.

En rappel, l'affaire Lionel Kaboui remonte à 2020. De retour du restaurant "La Perle" où il célébrait son anniversaire, la victime qui passait près de l'hôtel Palace pour rejoindre son domicile, recevait une balle dans la nuque, laquelle provenait de l'un des deux gendarmes en faction au niveau de l'hôtel. Son véhicule avait lui aussi été criblé d'au moins sept balles, visibles.

Selon certaines versions, la victime, Lionel Kaboui, avait été la première à ouvrir le feu. Un argument que son père, Emmanuel Kaboui, rejette jusque-là en bloc, arguant que son fils n'était pas armé et que l'éducation qu'il lui avait donnée depuis le bas âge était loin d'en être une où le règlement d'un différend se fait par la violence.

Toujours dans le cadre de cette affaire, on se souvient que le père dénonçait au cours d'une conférence de presse organisée le 25 avril 2022, l'attitude des sapeurs-pompiers qui, interrogés par l'infirmière sur ce qui était arrivé au jeune Lionel au moment de son admission aux urgences, auraient répondu qu'il avait foncé dans un poteau.

En outre, fustigeait-il l'attitude du responsable du service des urgences traumatologiques qui aurait déclaré au moment des faits que Lionel était mort avant son arrivée à l'hôpital, alors que les infirmiers de garde avait fait payer à la famille des ordonnances à hauteur de 68 000 FCFA afin de prendre en charge son fils. Pour couronner le tout, son père, s'offusquait du fait que sur l'acte de constatation de décès, il a été mentionné que son fils serait mort de suite de maladie, alors qu'il était arrivé à l'hôpital, saignant de la nuque parce qu'ayant reçu une balle.

Rappelons aussi que les auditions dans le cadre de cette affaire ont duré plus de 23 mois ; que le jugement en première instance avait été fait et que la décision du juge déchargeait les deux gendarmes des poursuites pour homicide involontaire ; qu'avant ce jour, jeudi 2 mai 2024, le dossier en appel avait connu plusieurs renvois ; et que sa famille, toujours attristée, souhaite ardemment que le juge d'appel infirme la décision rendue en première instance.

Erwan Compaoré
Lefaso.net

Categories: Afrique

Burkina/Régulation des médias : « Nous n'allons pas abuser de notre pouvoir pour sanctionner indûment quelqu'un », rassure le Vice-président du CSC

Fri, 03/05/2024 - 00:35

« Régulation des médias et promotion culturelle, enjeux de souveraineté ». C'est le sujet de la communication donnée par le Vice-président du Conseil supérieur de la Communication, Wendingoudi Louis Modeste Ouédraogo, ce jeudi 2 mai 2024 à Bobo-Dioulasso. En réponse à la question d'un étudiant qui s'offusque de voir certains médias « ramer à contre-courant de la politique des autorités de la transition », le conférencier s'est voulu rassurant.

« Les médias qui vont contrevenir à la loi, qui ne vont pas exercer leurs missions d' information, conformément à l'éthique et à la déontologie, seront interpellés par le CSC. C'est ce qu'on fait tous les jours et on n'existe que pour ça. S'il y a des médias actuellement qui ne font pas leur travail comme il se doit, sachez que les CSC va les interpeller », a campé le Vice-président du Conseil supérieur de la Communication.

Selon Louis Modeste Ouédraogo, un média qui ne remplit pas son cahier de charges ou qui manque à sa responsabilité sociale et crée des soucis pour l'intérêt général, sera sanctionné conformément à la loi.

« Il y a des médias qui ont été interpellés, peut-être qu'il y en aura encore. Vous dites globalement que des médias rament à contre-courant de la politique du pays. Si c'est contraire à la loi, nous allons apprécier. On peut sanctionner, conseiller. Mais retenez que l'on n'utilise la sanction qu'en dernier recours », a tenu à préciser Louis Modeste Ouédraogo.

A l'en croire, le Conseil supérieur de la Communication donne la possibilité à tout le monde de s'amender et la régulation n'est pas synonyme de recours systématique à la sanction. « La régulation va utiliser une approche pédagogique, la sensibilisation, la formation pour espérer améliorer le comportement des acteurs. Et c'est seulement lorsque ça ne produit pas d'effets, que nous sanctionnons en cas de récidive. Ça ne nous plaît pas de sanctionner, mais on est obligé de le faire pour l'intérêt du pays », confie le Vice-président du régulateur des médias au Burkina Faso.

« Si nous ne faisons pas notre travail, c'est vous aussi qui allez nous reprocher de ne pas l'avoir fait. L'Etat nous a confié une mission que l'on compte assumer avec responsabilité et bienveillance. Soyez rassurés, nous n'allons pas abuser de notre pouvoir pour sanctionner indûment quelqu'un », a rassuré Louis Modeste Ouédraogo.

Rappelons que la conférence publique se tient en marge de la 21e édition de la Semaine nationale de la Culture dont la clôture est prévue le samedi 4 mai à la Maison de la Culture, Anselme Titiama Sanon.

Fredo Bassolé
Lefaso.net

Categories: Afrique

Burkina/Sciences : « Les enjeux de la recherche sont énormes », Dr Estelle Dabiré, directrice du Centre de recherches environnementales, agricoles et de formation

Fri, 03/05/2024 - 00:33

Le Centre de recherches environnementales, agricoles et de formation (CREAF) a été crée en 1954 sous l'appellation de Centre saisonnier d'apprentissage en riziculture sur le territoire de la Haute volta. Le centre qui est sous la tutelle du Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST) a pour domaine de recherche l'agriculture, l'élevage et l'environnement. Même s'il n'est pas très connu, il joue un rôle important dans l'amélioration des variétés agricoles et animales. Dans l'entretien qui suit, la directrice générale du CREAF, Dr Estelle Dabiré, nous parle des activités de son centre mais aussi des enjeux de la recherche pour le Burkina Faso.

Lefaso.net : Quels sont les domaines sur lesquels le CREAF met l'accent ?
Dr Estelle Dabiré :
Le Centre de recherches environnementales, agricoles et de formation (CREAF) met l'accent sur tous les domaines à travers les quatre départements de recherche à savoir : Département production végétales (DPV), Département de gestion des ressources naturelles et Système de production (GRN/SP), Département production animale (DPA), Département environnement et forêt (DEF) aussi la formation et l'encadrement des étudiants. Cependant, certains domaines de recherches sont plus mis en avant selon les disponibilités des fonds de recherches.

Quelle est l'importance des semences de variétés améliorées dont le centre fait la promotion ?

La semence améliorée est très importante dans un système de production agricole car la semence compte pour 40% à la productivité agricole. C'est à dire que lorsqu'on a une semence de bonne qualité, nous avons déjà 40% de la productivité. Les 60% restants sont dépendantes des facteurs climatiques et du respect des itinéraires techniques de production. Le centre de recherche fait la promotion de toutes les variétés mises au point par les chercheurs. Cette promotion passe par la production des semences de base qui sont vendues et mises à la disposition des producteurs semenciers, aussi par la participation aux foires semences et à certains colloques dédiés aux produits de la recherche.

Comment se passe la collaboration avec les producteurs pour l'utilisation de vos produits de recherche ?

La collaboration se passe depuis l'identification du problème lié à la production avec les producteurs, de la recherche de solution jusqu'à l'aboutissement de la variété pour répondre au problème de départ. En effet, la recherche se fait de façon participative, donc l'adoption devient plus facile car les bénéficiaires sont acteurs de la création variétale. Ainsi, après inscription d'une variété, la promotion se fait par les canaux des unions des producteurs semenciers.

Faites-vous un suivi des semences améliorées avec vos producteurs ?

Dans le processus de production de semences de base, le centre de recherche signe des protocoles de collaboration avec des entreprises semencières et des producteurs individuels sous l'égide d'une convention cadre signée par l'Institut de l'environnement et de recherches agricoles (INERA). Ainsi, le centre accompagne les structures contractantes par le suivi technique de la production jusqu'à la fin. En dehors de ce cadre formel, le centre ne fait pas de suivi des semences achetées par les producteurs sauf demande spéciale où en cas de difficultés majeures constatées, une équipe technique peut être diligentée pour un suivi.

Quels sont les enjeux de la recherche environnementale, agricole et animale actuellement pour le Burkina Faso ?

Les enjeux de la recherche sont énormes, dans un contexte global de changement climatique marqué par des perturbations pluviométriques. Cette situation est accentuée dans notre contexte par une crise sécuritaire. La recherche est appelée à jouer pleinement son rôle pour trouver une solution à ces contraintes. Pour cela, il faut une politique d'orientation claire qui met à la disposition des acteurs de la recherche, les moyens humains, matériels et financiers pour y arriver car malheureusement notre recherche est dépendante des financements extérieurs.

Quel est votre mot de fin ?

Pour terminer j'aimerais demander à nos autorités d'accompagner davantage la recherche. La question du financement reste un frein à l'évolution de nos activités. Pour avoir des innovations qui répondent réellement à nos besoins, nous devons réfléchir à comment financer et orienter nos recherches. J'aimerais remercier toutes les personnes morales et physiques qui croient à nos travaux. Merci à vos lecteurs qui nous donnent de la force.

Farida Thiombiano
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Categories: Afrique

Burkina/Allégations contre l'Armée : Le chargé d'affaires de l'ambassade des Etats-Unis d'Amérique à Ouagadougou convoqué

Fri, 03/05/2024 - 00:30

Selon les informations de l'Agence d'Information du Burkina (AIB), le chargé d'affaires de l'Ambassade des Etats-Unis d'Amérique au Burkina Faso, Eric P. Whitaker, a été convoqué dans la soirée de ce jeudi 2 mai 2024 par le ministère des Affaires étrangères.

Cette convocation fait suite à la publication d'une déclaration conjointe des Etats-Unis d'Amérique et du Royaume-Uni, reprenant les accusations de massacres de civils, formulées par l'ONG Human Rights Watch (HRW) contre les Forces combattantes burkinabè.

Eric P. Whitaker s'est vu remettre une note verbale contenant la réaction du gouvernement burkinabè en rapport avec la déclaration conjointe.

Selon nos sources, une autre note verbale a été envoyée au Haut-commissariat du Royaume-Uni au Burkina Faso avec résidence à Accra au Ghana.

Dans les deux documents, le Burkina Faso s'étonne que les Etats-Unis d'Amérique et le Royaume-Uni, habituellement attachés à la rigueur scientifique, réagissent sur la base d'un rapport aux conclusions hâtives.

Le Burkina Faso réitère que le rapport de HRW est un pamphlet en manque de crédibilité tant au niveau de la méthodologie de l'enquête que des données utilisées pour aboutir à ces conclusions.

Toujours selon l'AIB, les autorités burkinabè rappellent avoir ouvert des enquêtes qui suivent leur cours, suite aux allégations de violations et d'abus de droits humains.

Le Burkina Faso réaffirme le professionnalisme de ses Forces combattantes et dit attendre de la communauté internationale, un soutien franc et sincère.

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Source : Agence d'information du Burkina
NB :Photo d'archive et d'illustration

Categories: Afrique

Burkina / SNC 2024 : Les "boys" sont également sur le front culturel et littéraire

Fri, 03/05/2024 - 00:27

Déployés dans la ville de Bobo-Dioulasso pour la sécurité des biens et des personnes à cette 21e édition de la Semaine nationale de la culture, les forces de défense et de sécurité n'en sont pas moins sur le front culturel. Cette année, l'armée anime un musée au sein du village artisanal de Bobo-Dioulasso où sont exposés des instruments de l'orchestre des FAN. Les écrivains de la "Grande muette" et de la "maréchaussée" sont également de la fête.

Trente minutes pour apprendre des informations intéressantes sur l'armée burkinabè. C'est ce que Ousmane Ouédraogo, le guide du musée des Forces armées nationales propose à tout visiteur qui se présente à la porte du bâtiment circulaire sis au beau milieu du village artisanal de Bobo-Dioulasso.

Le musée de l'armée y a pris ses quartiers pour participer à la 21e édition de la Semaine nationale de la culture.
La visite du musée débute par un petit cours d'histoire qui remonte à la fin de l'esclavage, parcourt les différentes guerres mondiales auxquelles les peuples africains ont pris part, jusqu'à l'époque des indépendances avec la création de l'armée nationale du Burkina Faso.

A côté de ce parcours, le visiteur découvre aussi différentes tenues militaires, selon les époques, les armes utilisées au sein de la grande muette ainsi que le matériel militaire.

Mais au sein du musée, ce n'est pas le tout militaire. Il y a, notamment, de l'art, à travers de la peinture, et de la culture générale avec la liste des personnalités qui ont dirigé cette institution. On peut même s'essayer à la découverte de l'hymne de la Haute-Volta.

Des visiteurs découvrant l'histoire de l'armée nationale, les objets figurant dans le paquetage militaire exposés au Musée de l'armée sont partis avec le sourire aux lèvres car ils sont répartis avec un bagage intellectuel.

En plus du musée, l'armée tient un stand dans l'enceinte de la Chambre de commerce et d'industrie où elle expose des œuvres littéraires. Les auteurs militaires proposent plusieurs œuvres aux participants. Plusieurs genres sont présentés à savoir le roman, la nouvelle, le conte, la poésie et des thèmes à titre professionnels et aussi des thèmes basés sur les faits sociaux.

Le lieutenant-colonel de gendarmerie et écrivain, William Combary, nous fait savoir que sa première œuvre date de 2007 avec pour titre « Les sept douleurs » et la dernière œuvre date de 2023 et est intitulée « Une balle dans le moral ».

« Nous disons merci aux autorités qui ont permis que cette Semaine nationale de la culture se tienne et nous disons également merci à nos chefs qui ont permis que nous soyons là », a-t-il ajouté.

La participation de l'armée nationale à la Semaine nationale de la culture a permis à la population burkinabè de s'enrichir non seulement sur l'histoire des hommes et femmes qui la composent mais aussi sur leurs passions et leurs désirs enfouis dans les livres.

Latifatou Zougmoré (Stagiaire)
Lefaso.net

Categories: Afrique

SNC Bobo 2024 : Drissa Zon, nouveau roi des arènes

Fri, 03/05/2024 - 00:25

Drissa Zon est désormais le roi des arènes. Candidat pour le compte de la région autonome du Houet, il est venu à bout de son adversaire, Karim Bationo de la province du Sanguié, lors de la finale de la lutte traditionnelle disputée ce jeudi 2 mai 2024. Il succède ainsi à Eloi Zerbo dit le Python, détenteur du titre depuis la 18e édition de la Semaine nationale de la culture, en 2016.

Le duel tant attendu entre Drissa Zon et Karim Bazongo, deux talents de la lutte traditionnelle burkinabè, a drainé du monde au stade Wobi de Bobo-Dioulasso. À deux heures du début des hostilités, chacun y allait de son commentaire.

Francis Diallo, ancien lutteur du Nayala et fin observateur, a misé sur Drissa Zon, qu'il considère plus technique que son adversaire. Aussi, il estime que Karim Bazongo commet beaucoup d'erreurs lors de ses duels.

A 14h25 minutes, Francis Diallo persiste. « Karim va perdre. Vous voyez le bidon d'eau posé dans l'arène. On vient de me dire que c'est Karim qui l'a laissé là-bas. Si c'est bien lui, alors c'est fini pour lui. C'est une erreur à ne pas commettre », lance Francis Diallo, confiant d'une victoire du poulain de l'encadreur Lassina Karambiri. Son voisin, lui est sceptique, et ne croit pas aux superstitions.

Les deux adversaires se connaissent bien. Ils sont bons amis et ont l'habitude de se côtoyer lors des différents regroupements. Bref ! Après les différents matchs de classement et les finales dans les différentes catégories qui ont tenu le public en haleine, vint le moment tant attendu par le public.

Après un petit moment round d'observation entre les deux lutteurs, Karim Bazongo trébuche et se ressaisit aussitôt, mais face a un adversaire vif et rapide, il ne résiste pas plus longtemps. Drissa Zon est porté en triomphe. Le public est en liesse et envahit l'arène. Francis Diallo jubile et lance : « Je vous l'avais pourtant dit ».

Pour le triple champion, Eloi Zerbo, qui n'a pas souhaité participer à la présente édition afin de laisser une chance à ses cadets, la victoire était certaine pour son cadet Zon. « Avant le duel, je savais que Karim Bazongo allait perdre s'il se trouvait en finale face à Zon Drissa. Ils n'ont pas la même manière de lutter. Drissa Zon est un fin technicien ».

A la fin de la confrontation, difficile d'arracher un mot au champion qui vient de remporter son premier trophée à la Semaine nationale de la Culture. « Je me suis entraîné pour ça pendant des mois. Je savais que j'allais gagner, mais je savais aussi que le combat allait être dur », explique-t-il.

Le secret de sa victoire, Drissa Zon le doit à trois qualités. « Pour gagner, il faut être physiquement fort, endurant et technique. Si vous n'avez pas ces qualités, il vous sera difficile de gagner des combats. Certes, je ne suis pas physiquement au point, mais techniquement je suis bon. Karim est un ami. Je l'ai trop étudié. Il connaît ma manière de lutter et moi la sienne », confie Drissa Zon, sollicité par les fans pour des selfies.

Le champion ne nie cependant pas l'utilisation de pratiques ancestrales par les lutteurs pour venir à bout de leurs adversaires. « Ce sont des choses que nous sommes nés trouver et qui existent toujours », confie-t-il.

« Ça fait mal. Je ne m'attendais pas à cette défaite. J'ai perdu à cause d'une petite erreur. Mais, on va se préparer pour le prochain championnat à Ouaga », positive Karim Bazongo, entouré également de ses fans.

Rendez-vous est pris le 4 mai 2024 pour la proclamation officielle des résultats des sports traditionnels (lutte et tir à l'arc), la Maison de la Culture, Anselme Titianma Sanon.

Fredo Bassolé
Lefaso.net

Categories: Afrique

Burkina/Littérature : Dr Adama Sow présente « Une vie très ordinaire », une œuvre fortement inspirée de son parcours

Fri, 03/05/2024 - 00:22

« Une vie très ordinaire » est le titre du nouveau livre de Dr Adama Sow. Dans cette interview qu'il nous a accordée, l'auteur nous explique sa passion pour la lecture et l'écriture, et ce qui l'a motivé à écrire cette œuvre qui retrace sa vie. Une vie semblable à celle de milliers d'autres, comme il le dit, mais qui a le mérite d'être racontée pour servir de guide à qui se sentira touché. Lisez plutôt !

Lefaso.net : Veuillez-vous présenter à ceux qui ne vous connaissent pas.

Adama Sow : Je m'appelle Adama Sow. Je suis vétérinaire de formation, enseignant-chercheur, consultant international et humanitaire. En ce qui concerne ma carrière dans l'enseignement supérieur, je suis maître de conférences agrégé du CAMES. J'ai enseigné pendant environ sept ans à l'École inter-États des sciences et médecine vétérinaires (EISMV) de Dakar, au Sénégal. Ensuite, J'ai travaillé plus de quatre ans comme spécialiste de laboratoire pour la FAO. Depuis janvier 2022, je travaille comme humanitaire pour le Comité international de la Croix-rouge (CICR).

D'ordinaire, on croit que l'écriture des livres est réservée aux littéraires. Vous démontrez à souhait que les scientifiques peuvent, eux aussi, se prêter à cet exercice. Que représente la lecture pour vous ?

En effet, c'est la croyance populaire qui est que la production littéraire est réservée aux hommes de lettres. Les littéraires demeureront ceux qui magnifient et jugent la beauté artistique de toute production littéraire, car ils sont les dépositaires de cette science. Tout bon scientifique est un littéraire par essence. Sinon, comment pourrait-il faire connaître les résultats de ses recherches ou partager ses idées, ses projets et innovations ? Parmi les grands classiques de la littérature, figurent en bonne place bon nombre d'œuvres scientifiques.

Pour revenir à la question, je dirais que pour moi, la lecture représente la liberté, l'évasion, l'antistress, la nourriture de l'esprit, voire de l'âme. Cependant, de nos jours, avec les réseaux sociaux et la disponibilité de l'Internet à frais abordables, les jeunes générations s'intéressent peu à la littérature. Le désintérêt de la littérature pourrait conduire à une obscuration de l'esprit pour atteindre la connaissance. Je crois que les parents doivent réduire le temps d'écran chez les enfants et leur offrir plus de pages de lecture.

« Une vie très ordinaire » est le titre de votre nouvelle œuvre. Qu'est-ce qui vous a motivé à la rédiger ?

À travers ce titre, je voudrais déjà avertir le lecteur que le parcours du personnage principal du roman est comme celui de milliards d'humains. Une vie simple avec ses intrigues, ses surprises, ses joies et ses peines. Tout le monde pourra s'y identifier d'une manière ou d'une autre, à une certaine période de sa vie. Une vie ordinaire racontée avec art et maîtrise de la narration peut être agréable à lire. Par exemple, la photo de couverture montre en gros plan un roc perché sur une colline. En contre-fond, nous avons une chaîne de montagnes.

Si l'on se trouve dans les chaînes de montagne, on ne pourra même pas remarquer notre rocher. Par contre, si l'on se met du côté du rocher, on pourra l'admirer dans toute sa splendeur. C'est le sommet le plus haut des environs et l'on s'y réfère pour se rendre dans les localités, les points d'eau. Pour bien décrire ce rocher, il faudra bien choisir la bonne position. De même, pour bien magnifier une vie ordinaire comme celle de millions, voire de milliards d'autres, il faut choisir le meilleur angle pour bien raconter.

Dans cette œuvre, vous parlez de vous. Vous relatez votre parcours et partagez votre expérience. Est-ce un exercice facile de parler de soi ? Comment y êtes-vous parvenu ?

L'œuvre est fortement inspirée de mon parcours. Mais elle pourrait être le reflet de la plupart des gens de mon époque, des années 80. C'était l'époque où l'école publique était la référence, les meilleurs élèves étaient admis dans les collèges et lycées publics à la suite de leur admission au concours d'entrée en sixième, le sésame pour accéder à l'éducation secondaire et supérieure.

C'est l'histoire de tous ceux qui ont été le seul de leur famille, de leur quartier ou de leur village à obtenir la bourse pour aller au collège. Plus tard, c'est aussi l'histoire de tous ceux qui n'ont pas obtenu cette autre bourse après le baccalauréat et qui ont été orientés à l'université de Ouagadougou (actuelle UJKZ). Enfin, c'est le parcours de ceux qui ont été chanceux et heureux d'avoir réussi malgré la vie dure d'étudiant non-boursier et qui ont pu aller au-delà de leur propre espérance.

Dans ce contexte, il est assez aisé de parler de soi, des personnes que nous avons connues, de faire de l'autodérision, de se vanter un peu, de passer sous sourdine les échecs et les déceptions. Après tout, la seule histoire que nous connaissons le mieux est notre propre histoire, car nous la vivons et nous la ressentons dans notre chair et dans notre âme. La rédaction de l'œuvre s'étend sur plusieurs années. Les chapitres étaient rédigés en fonction de l'inspiration du moment.

L'œuvre a été finalisée lors d'une mission humanitaire au Sud-Darfour, dans les chaînes de montagnes de Jabel Marra. L'exploration de ces montagnes et la vue panoramique qu'offre ce paysage mont donné une forte inspiration pour l'écriture. Ceste ainsi qu'au cours de ces deux semaines de mission, j'ai pu rédiger le prologue et les derniers chapitres de l'œuvre. J'ai aussi été encouragé par des amis et ma famille. C'était un vrai bonheur lorsque j'ai eu un retour positif des Éditions L'Harmattan.

Vous êtes vétérinaire de profession et chef de famille. Comment êtes-vous arrivé à concilier toutes ces occupations ?

Il faut toujours garder à l'esprit le plus important dans la vie : la famille. Les autres aspects sont complémentaires. Il faut savoir conjuguer la vie de famille et le développement de la carrière. J'ai la chance d'avoir une épouse aimante et très compréhensive. Elle me soutient toujours dans tous mes projets. Elle trouve toujours les mots justes pour m'encourager à faire ce que je souhaite accomplir. Je profite de cette occasion pour lui témoigner encore toute ma reconnaissance.

La famille et la vie en société ne facilitent pas toujours la production littéraire. J'ai pu travailler sur le roman lors des missions, je suis particulièrement inspiré des voyages en avion et dans les aéroports, il m'est arrivé aussi de produire des écrits littéraires assez intéressants tôt le matin dans ma chambre d'hôtel.

« La volonté est la première arme de l'homme », telle est ma devise. J'ai la conviction que lorsqu'on a la ferme volonté de faire ou d'obtenir quelque chose et qu'on y met le prix, comme le dit Paulo Coelho dans L'Alchimiste, « Quand on veut une chose, tout l'univers conspire à nous permettre de réaliser notre rêve. »

Que doit-on retenir de cette œuvre que vous mettez sur la place du marché ?

« Toute vie mérite d'être vécue, mais toute vie mérite-t-elle d'être racontée ? » Pour ma part, je pense que oui. Cela dépendra de comment nous devons la raconter. Il y a des milliards de vies et des millions de manières de les raconter. Il y a donc presque une infinité d'histoires, c'est l'histoire la plus rependue. En prendre une et la mettre en lumière pour la rendre agréable à lire demeure le plus grand défi.

De cette œuvre, il faut retenir la volonté de réussir, croire en ses capacités, oser rêver et croire aussi en ses chances. Brièvement, l'œuvre raconte la vie du village dans la tradition san, avec référence aux coutumes, à la solidarité, au vivre-ensemble. Sont également abordés les débuts difficiles de l'instruction à l'école primaire, la vie de collégien et la vie estudiantine à Ouaga.

Bien sûr, le grand amour y est aussi décrit. Oui, l'amour, lorsqu'on a eu la chance de le rencontrer, cela mérite d'être narré avec toute la passion. Comme le raconte si bien Lamartine, « Lorsque deux beaux yeux vous attirent, il faut s'y laisser prendre. » Enfin, le roman aborde les leçons de la vie de tous les jours, des drames, des joies et des larmes. Ce roman amène à réfléchir profondément sur l'essentiel dans la vie, à ne pas perdre de vue ses objectifs de réussite, à apprendre de ses erreurs, à célébrer ses succès avec humilité.

Quel est votre mot de fin ?

Je recommande ce roman à tout le monde, car la vie très ordinaire de Amada mérite d'être lue et racontée. L'œuvre est disponible à Ouaga à la Librairie Mercury, à Dakar à la Librairie ClairAfrique et dans toutes les maisons d'éditions L'Harmattan. En ligne sur Amazone et Editions L'Harmattan (Une vie très ordinaire - Roman, Adama Sow - livre, ebook, epub - idée lecture (editions-harmattan.fr), Amazon.fr - Une vie très ordinaire : Roman - Sow, Adama - Livres) et sur bien d'autres plateformes.

Interview réalisée par Erwan Compaoré
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Dédougou : L'éducation, la santé et l'économie dans le contexte de crise sécuritaire examinées par l'UAS Mouhoun

Fri, 03/05/2024 - 00:20

La coordination provinciale de l'Unité d'action syndicale (UAS) du Mouhoun a commémoré, ce mercredi 1er mai 2024 à Dédougou, la journée internationale du travail. Au centre de cette célébration, une conférence publique sur le thème, « Crise sécuritaire au Burkina Faso : état des lieux et impacts sur les secteurs de l'éducation, de la santé et de l'économie, quelles perspectives ? », a permis aux travailleurs d'évaluer les effets néfastes de la crise sécuritaire au Burkina Faso dans les trois domaines de la santé, de l'économie et de l'éducation.

Les travailleurs, réunis au sein de la coordination provinciale de l'Unité d'action syndicale (UAS) du Mouhoun, ont passé au peigne fin l'état des secteurs de la santé, de l'éducation et de l'économie burkinabè marqués par la crise sécuritaire. C'était à l'occasion de la commémoration de la journée du 1er mai 2024. La réflexion a été menée autour d'une conférence publique animée par Issa Dianda.

Dans un aperçu global, le conférencier a campé que la situation nationale se caractérise par un état de guerre imposé par le terrorisme. Se traduisant par des attaques de groupes armés terroristes, la guerre ne fait que s'enliser depuis près d'une décennie et ce, malgré les changements des différents régimes politiques et les mesures prises par ces derniers, dit-il. L'enlisement de la crise a embrasé en général tous les domaines d'activités et notamment ceux de la santé, de l'éducation et de l'économie, fait savoir le communicateur.

Sur le plan économique, il a rappelé que le Burkina Faso est un pays sahélien à faibles revenus et aux ressources naturelles limitées. L'agriculture étant le moteur économique, selon lui. Mais l'animateur de la conférence regrette que l'exploitation des potentialités agricoles soit aujourd'hui réduite à une petite proportion. « Dans notre localité, c'est surtout le coton qui est le plus cultivé. Or, nombreuses sont ces populations qui se sont déplacées et n'arrivent plus à produire le coton qui est la principale culture de rente et représente environ 40% des exportations de notre pays », a informé M. Dianda.

Selon le conférencier, Issa Dianda, il faut agir vite pour redonner un souffle à l'économie

A ce manque à gagner pour l'économie burkinabè, il ajoute que la production minière surtout l'or a connu une baisse importante avec la fermeture de sites miniers du fait de l'insécurité. Le conférencier a estimé que la crise sécuritaire a drastiquement aggravé la pauvreté vu que « plus de 40% des populations vivaient déjà en dessous du seuil national de pauvreté ». Pour ce dernier, l'inflation en cours participe aussi des mauvaises performances de l'économie.

S'agissant de la santé, l'orateur a révélé la fermeture de sept CSPS dans la province du Mouhoun sur un total d'environ 60. Entraînant de facto la surpopulation des centres de santé encore fonctionnels et pire, l'inaccessibilité aux soins de base par les populations vivant dans les localités sous blocus terroriste. De son avis, la difficulté d'évacuation n'est pas des moindres. « Si vous avez un malade sous la main à évacuer à Ouaga ou à Bobo, la seule possibilité qui se dégage est l'évacuation sur Ouaga et à une heure précise : de 7h à 15h », a-t-il déclaré avant de relever que les évacuations de malades de Dédougou en destination de Bobo-Dioulasso sont suspendues il y a près de deux ans.

Des travailleurs mobilisés à cette conférence commémorative du 1er mai 2024.

Quant au volet éducatif, l'impact de la crise sécuritaire s'est traduit, jusqu'à la date du 31 mars 2024, par la fermeture de 5 319 structures d'enseignement réparties sur l'ensemble du territoire, selon les dires du tribun. A ce niveau, la situation touche négativement la communauté éducative : violation du droit fondamental à l'éducation pour des centaines de milliers d'élèves et un grand nombre d'enseignants jetés au chômage. L'instituteur de soutenir que l'insécurité a imposé la délocalisation d'écoles dans certaines zones. A titre d'exemple, il mentionne que dans la région de la Boucle du Mouhoun, la délocalisation, à ce jour, concerne 144 écoles avec son corollaire de conditions difficiles pour les élèves déplacés internes.

Face à cette donne qui n'augure pas des lendemains meilleurs, Issa Dianda propose, entre autres, à l'Etat de procéder à la diminution de certains taxes et impôts institués dans le contexte de la lutte contre le terrorisme, histoire de donner un souffle à l'économie. Au niveau de la santé et de l'éducation, il reviendrait à l'État « d'accroître les dispositions pour faire face à l'ampleur des besoins », pense-t-il. Pour conclure, le conférencier suggère aux intervenants dans la gestion de la crise sécuritaire et humanitaire à prioriser les investissements répondant à des besoins de long terme. « Avec le contexte, on voit l'Etat et les ONG qui interviennent. Mais ce sont des mesures à court terme. Vous allez voir dans une école, on vient mettre des espaces temporaires d'apprentissage (ETA) qui sont des bâches dont la durée de vie ne dépasse pas deux mois avec notre climat de chaleur excessive », a-t-il déploré.

Yacouba SAMA
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Burkina : Plus de 393 000 personnes touchées par le Programme de résilience et de cohésion sociale au Sahel (PROGRESS)

Fri, 03/05/2024 - 00:17

Après quatre années de mise en œuvre, le Programme de résilience et de cohésion sociale au Sahel (PROGRESS) est à sa clôture. Ce jeudi 2 mai 2024, les premiers responsables ont organisé un atelier de clôture à Ouagadougou.

L'objectif général du PROGRESS est d'améliorer les conditions de vie, la résilience à l'insécurité alimentaire et nutritionnelle et de renforcer la cohésion sociale des populations vulnérables dans les zones d'intervention.

Lancé en mai 2020, le PROGRESS a touché neuf communes des régions de l'Est et de la Boucle du Mouhoun. Il s'agit des communes de Kantchari, Diapaga, Botou, Lanfièra, Dii, Kassoum, Barani, Bomborokuy et Nouna.

Les secteurs d'intervention sont : la protection sociale ; santé nutrition ; SAME (Sécurité alimentaire et moyen d'existence) ; eau hygiène et assainissement ; la gouvernance ; et la cohésion sociale.

En quatre années, PROGRESS a touché 393 110 personnes au Burkina Faso, sur 162 432 cibles au départ, a indiqué le coordinateur consortium PROGRESS, Didier Hermann Bourgou.

Didier Hermann Bourgou, a mentionné que toutes les neuf communes ont été sous blocus à un moment donné ; mais que les activités ont continué à se réaliser grâce à plusieurs stratégies d'adaptation

« Une logique de redevabilité vis-à-vis des principaux bénéficiaires »
Ce programme a une approche particulière qui a marqué les auteurs. « Avec une stratégie de réponse basée sur une approche multisectorielle intégrée et holistique, ce programme est intervenu sur les questions de résilience aux crises alimentaire et nutritionnelle, l'accès aux communautés et au service de santé, l'amélioration de la gouvernance, et enfin de la cohésion sociale et du vivre-ensemble », a développé le directeur pays de Action contre la faim Burkina Faso, Thomas Owono Bissono.

Selon les organisateurs, ce café de presse est un canal essentiel de vulgarisation et d'information auprès de l'opinion publique sur les différents résultats engrangés durant la mise en œuvre du programme. « Il est également nécessaire d'indiquer que cette rencontre s'inscrit dans une logique de redevabilité vis-à-vis des principaux bénéficiaires, du bailleur, des autorités et de toutes les parties prenantes du PROGRESS », a justifié Thomas Owono Bissono.

Selon Thomas Owono Bissono, les résultats démontrent la capacité de résilience et de réadaptation des cinq organisations malgré les divers défis et contraintes

Augmenter la résilience

PROGRESS a été financé par l'Union européenne (UE) à hauteur de 10,2 millions d'Euros (plus de 786 millions de francs CFA). Présent à cette activité de bilan, le chef d'équipe ‘'Emploi/Croissance'' de la délégation de l'UE au Burkina Faso, Marc Duponcel, a affiché sa satisfaction. « Ce programme était très important pour augmenter cette résilience et faciliter la cohésion sociale », a-t-il indiqué.

« C'est un projet qui était très important pour nous », se réjouit Marc Duponcel

Le programme a été mis en œuvre par un consortium d'Organisations non gouvernementales (ONG). Il s'agit de Action contre la faim (lead du consortium), Terre des hommes, Search for common ground, Association Tin Tua et l'Association WUPAKUWE.

Le PROGRESS est un programme qui a débuté en mai 2020 pour 48 mois d'exécution, soit quatre ans. Il s'est déroulé dans les zones transfrontalières de trois pays de la sous-région, à savoir le Burkina Faso, le Mali et le Niger.

Cryspin Laoundiki
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Promotion culturelle : La SNC et la fondation Festival sur le Niger signent une convention

Fri, 03/05/2024 - 00:15

La direction générale de la Semaine nationale de la culture (SNC) a signé, ce jeudi 2 mai 2024 à Bobo-Dioulasso, une convention avec le fondation Festival sur le Niger. Cette convention vise à faciliter la programmation des artistes lors des deux événements et à promouvoir des formations au profit des artistes et acteurs culturels des deux pays, en particulier des lauréats des éditions de la SNC.

Selon la directrice générale de la SNC, Christiane Carole Sanou/Coulibaly, le processus a débuté en janvier dernier lorsque la SNC a été invitée à la 20e édition de la fondation Festival sur le Niger. « La SNC a accepté cette invitation et de là est née l'idée de signer une convention entre nos deux structures, dans le but de bénéficier à tous les artistes et acteurs culturels de nos deux pays, en particulier les lauréats des éditions de la SNC », a expliqué la directrice générale de la SNC.

Cette convention permettra aux lauréats de la Semaine nationale de la Culture d'être invités par les festivals de Ségou Art, qui sont reconnus internationalement et qui offrent également des perspectives pour les artistes.

Une vue d'artistes burkinabè et nigériens

« Ce projet va aider les artistes qui n'ont pas de cadre de production particulier à avoir des opportunités, et cela ne se limite pas seulement aux artistes. Des formations ont été prévues pour les acteurs culturels, et avant la signature de la convention, certains acteurs ont déjà bénéficié de ces formations », a renchéri Christiane Carole Sanon/Coulibaly.

Christiane Sanou - Coulibaly, DG de la SNC

« Nous sommes très heureux d'avoir signé cette convention avec la SNC. Et nous souhaitons surtout bénéficier d'échanges et d'expériences en matière de circulation des artistes et des œuvres entre le Burkina et le Mali. Grâce à cette convention entre nos deux pays frères, nous espérons multiplier les collaborations, renforcer les capacités des acteurs et développer des projets ensemble. Nous sommes convaincus que cette initiative permettra de promouvoir davantage les échanges artistiques entre nos deux pays », a déclaré Mohamed Dombia, membre de la fondation.

Mohamed Doumbia de la Fondation Festival du Niger

En rappel, la fondation Festival sur le Niger (FFSN) a été créée en août 2009. Elle a pour ambition de « fédérer les énergies et de réunir une expertise certaine afin d'œuvrer pour la sauvegarde du patrimoine et la valorisation des expressions artistiques et culturelles du Niger et d'ailleurs. »

Urielle Lezogo (Stagiaire)
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SNC Bobo 2024 : L'exposition de livres, une caverne d'Ali Baba qui accueille peu de lecteurs

Fri, 03/05/2024 - 00:13

A l'occasion de la 21e édition de la Semaine nationale de la culture (SNC), une exposition de livres se tient à la Chambre de commerce et d'industrie de Bobo-Dioulasso. Cette exposition a pour but d'encourager la population a la lecture.

Officiellement ouverte le 29 avril par le ministre en charge de l'éducation Sosthène Dingara, à la Chambre de commerce et d'industrie de Bobo-Dioulasso, l'exposition d'œuvres littéraires attire les amoureux du livre à cette 21e édition de la Semaine nationale de la culture dans la ville de Sya. Toute une panoplie de livres est exposée dans les différent stands : des manuels de formation, des romans, des livres de poésie, des recueils de nouvelles, des livres de développement personnel, etc.

Confortablement installé, l'exposant et auteur de livres Amidou Zonga, venu de Ouagadougou pour la vente de ses livres, félicite le comité d'organisation pour la qualité des stands alloués. « Personnellement, je félicite le comité d'organisation, il nous a permis d'être à l'abri des intempéries. L'année passée, nous étions installés sous le soleil, les visiteurs pouvaient à peine nous écouter une minute, cette année, il y a eu une innovation », se réjouit-il.

Le constat le plus récurent dans les foires et les salons de livres, c'est qu'il y a moins d'affluence et très peu de ventes. « Depuis plusieurs années, les gens ont arrêté de lire, certains préfèrent mettre beaucoup d'argent dans l'achat d'une moto que de prendre un livre », déplore Ornel Dao, un exposant.

Pour les amateurs de livres, l'initiative de l'exposition des livres est une aubaine pour les parents de venir chercher des bouquins et inciter leurs enfants à lire. « Il y a tellement de bonnes choses à trouver dans la lecture… Je viens personnellement chercher des livres pour amener mes enfants à aimer la lecture et quand ils seront grands, ils feront pareil pour leurs enfants », exprime Didier Yaméogo.
Plusieurs institutions telles que l'armée et le REN-LAC sont présentes à cette exposition de livres qui prend fin le 4 mai 2024, date de clôture de la Semaine nationale de la culture 2024.

Yentemma Alex Lankoandé (Stagiaire)
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SNC Bobo 2024 : Des exposants se plaignent de l'organisation, des visiteurs se plaignent du coût des tickets

Fri, 03/05/2024 - 00:10

La Semaine nationale de la culture (SNC) tire vers sa fin. En attendant le clou de l'événement, le samedi 4 mai 2024, nous avons recueilli les avis des citoyens sur l'organisation de cette 21e édition. Et le tableau n'est pas reluisant pour certains.

Ousmane Bamba, exposant

« Je suis content que les organisateurs aient fait un bon travail. Et je suis d'accord, nous devrions remercier le président Ibrahim Traoré pour ses efforts. Prions tous ensemble pour que la paix revienne au Burkina Faso. »

Issouf Cissé, exposant malien

« En ce qui concerne l'organisation de la SNC, je trouve que c'est mal organisé, surtout au niveau de la sécurité pour accéder à l'intérieur de la foire. C'était compliqué d'y entrer, notamment pour les commerçants qui doivent faire une longue file d'attente pour exposer leurs marchandises. Parfois, on peut attendre devant la porte pendant des heures avant de pouvoir rentrer. Depuis que j'ai commencé à participer à des foires, je n'ai jamais vu un exposant faire autant d'efforts pour entrer. Donc, au niveau de la sécurité, il est nécessaire de revoir l'organisation. J'ai déjà participé à d'autres événements similaires, mais je n'ai jamais vu une telle désorganisation. De plus, il y a des vendeurs ambulants qui paient seulement 500 FCFA pour entrer et vendre leurs marchandises, alors que nous avons payé cher pour pouvoir exposer à l'intérieur. Je trouve cela injuste et cela doit être revu. »

Salimata Kambou, exposante

« Cette année, l'organisation de la SNC est différente des années précédentes. Les prix des tickets ont augmenté, ce qui a causé des problèmes. Les tickets sont à 500, 600 voire 700 FCFA chez les revendeurs. Cela empêche les visiteurs d'entrer. De plus, il y a des exposants à l'extérieur qui vendent toutes sortes d'articles. Beaucoup de gens préfèrent acheter ces marchandises plutôt que de payer un ticket à 500 ou 600 F, ce qui affecte notre marché. Il y a également des problèmes à l'entrée, ce qui rend l'accès à l'intérieur compliqué. Cependant, cette année, nous avons eu de beaux stands qui ne seront pas emportés par le vent comme les années précédentes. »

Kadidia Diallo, festivalière

« Ce matin, j'ai participé à la foire et la première chose qui nous a frappés, c'est le prix des tickets d'entrée. L'année dernière, c'était 200 francs et cette année, c'est passé à 500 francs, soit une augmentation de plus de 100%. Je pense que ce n'est pas abordable pour tout le monde. Par exemple, si tu as cinq enfants et que tu veux acheter des tickets pour eux, en plus des achats que vous allez faire une fois à l'intérieur, ce n'est vraiment pas simple. Dans l'ensemble, je trouve que ça s'est bien passé et que le passage était un peu fluide. Il y avait aussi une bonne ambiance aux alentours. »

Salam Zina, festivalier

« J'ai trouvé l'organisation la SNC bien. L'exposition des livres était bien car il y avait des livres très intéressants. Les commerçants ont vraiment attiré mon attention, c'est vraiment génial. On a trouvé des écrits très intéressants. Dans l'ensemble, ce n'est pas mal du tout. »

Nafissatou Bado, commerciale de la librairie OFIO

« L'organisation n'a pas été parfaite dès le début. Les stands n'étaient déjà pas en place le samedi et le dimanche, ce n'était pas ce que nous avions prévu. De plus, il n'y avait pas beaucoup d'affluence et je me demande si la communication a fonctionné correctement. Dans l'ensemble, on peut dire que ça ne s'est pas déroulé comme prévu. »

Boureima Kafando, exposant

« J'ai commencé à participer à la SNC en 1994 et à vrai dire, je n'ai j'aimais vu une organisation comme celle-ci. Faire deux jours pour obtenir votre stand et voir que les numéros sont mélangés, c'est vraiment embêtant. En plus, les gens ont leurs quittances mais n'ont toujours pas leurs emplacements, c'est vraiment un problème. Et l'entrée est également compliquée avec des tickets chers et un contrôle à une seule porte. Vraiment, l'organisation doit être revue. »

FB et UL
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Kundé 2024 : Six artistes internationaux et quatre nationaux partageront la scène de la 22e édition

Fri, 03/05/2024 - 00:07

Le Commissariat des Kundé a tenu un point de presse ce jeudi 2 mai 2024 à Ouagadougou pour faire le point de l'organisation, à moins d'une semaine de la tenue de la 22e édition des Trophées de la musique du Burkina Faso. Il a aussi été question de dévoiler le plateau artistique des Kundé, acte 22.

Le Commissariat des Kundé entame la dernière ligne droite de l'organisation de la 22e édition des Trophées de la musique au Burkina Faso (Kundé). Le point de presse ce jour avait un double objectif : faire le point de l'organisation à quelques jours de la 22e édition et divulguer le plateau artistique. Tout est fin prêt, les petits plats sont en train d'être mis dans les grands pour tenir le pari de cette édition.

Salfo Soré a affirmé que la 22e édition répondra aux attentes

Les Kundé, en plus des prestations d'artistes et de la remise des trophées, c'est aussi le défilé de mode et le dîner. Concernant le dernier acte cité, c'est-à-dire, le dîner, il sera assuré par le service traiteur de l'hôtel Lancaster. La styliste Mamysor du Burkina Faso a été retenue pour assurer le défilé de mode. « Famaya, histoire de royauté », est le nom de la collection qui sera présentée aux convives. Quinze trophées dont dix principaux et cinq spéciaux, en plus des Kundé d'honneur et d'hommage, seront décernés à la 22e édition, tout comme les précédentes.

C'est Ismaël Zongo qui a dévoilé le plateau artistique

Quant au plateau artistique, il se présente comme suit : Bibi Den's de la République démocratique du Congo (RDC), RJ Kanierra de la RDC, la Team Paiya de la Côte d'Ivoire, Tam sir de la Côte d'Ivoire, Meiitod de la France, Boncana Maïga du Mali, pour ce qui concerne les artistes internationaux invités. Les artistes burkinabè seront représentés par le Grand chœur polyphonique de Ouagadougou, Miss Tanya, Latima, Mercanty, DJ Domi et Aicha tremblé. A la question de savoir si tous les artistes annoncés seront de la partie, le commissaire général des Kundé, Salfo Soré dit Dja Press, rassure. « Les contrats sont signés avec chacun des artistes mentionnés. Bien évidemment, il peut avoir des cas de force majeur et ça ne dépend d'aucune partie. Mais on est confiant, tout va bien se passer », a-t-il dit. Selon M. Soré, le contexte est difficile mais il faut faire de la résilience et avancer.

En rappel, la 22e édition des Trophées de la musique au Burkina Faso se tiendra le 8 mai 2024 dans la salle des banquets de Ouaga 2000 sous le coup de 19h30.

Obissa Juste Mien
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Entrepreneuriat : Dovi Rouamba, étudiante en droit au Canada, se lance dans la vente du « babenda »

Fri, 03/05/2024 - 00:00

Partie au Canada pour poursuivre sa maîtrise en droit des affaires à l'université de Montréal, Wend-Benedo Armande Dovi Rouamba a décidé de mener en parallèle une activité génératrice de revenus. C'est dans cette optique qu'elle a lancé son entreprise de vente de plats traditionnels burkinabè, notamment le babenda.

Arrivée au Canada en 2022, Dovi Rouamba a rapidement réalisé qu'elle devait trouver une source de revenus alternative à sa marque de vêtements By_Dovi, qu'elle avait lancé à Ouagadougou, car ayant du mal à gérer son entreprise à distance. Elle a donc décidé d'explorer d'autres options. Et c'est ainsi que lui est venue l'idée de vendre du babenda, un plat traditionnel burkinabè.

« Mon choix de me lancer dans la vente de babenda n'est pas lié à la cherté de la vie d'ici. L'idée m'est venue lorsque j'ai eu envie d'en manger et que je n'en ai pas trouvé. C'est là que je me suis demandé pourquoi ne pas en faire pour commercialiser vu qu'il y a une demande ? C'est à partir de cet instant que j'ai commencé et au regard de la demande que j'ai, cela m'a convaincu de persévérer », a-t-elle confié.

Déterminée à offrir aux Burkinabè de Montréal un goût de chez eux, Dovi a commencé à cuisiner et à commercialiser le babenda. Elle a rapidement constaté une demande croissante pour ce plat, non seulement parmi la communauté burkinabè, mais aussi parmi d'autres nationalités curieuses de découvrir de nouvelles saveurs.
« Je suis contente des retours. Mes plats sont bien appréciés auprès de mes clients car selon eux, ils retrouvent le même goût malgré la distance et souvent le manque de certaines matières premières », déclare-t-elle.

Focus sur ses études, la juriste ne propose ses plats que les week-ends.
« Il faut dire que les études, c'est ma priorité. Je suis venue pour les études donc je suis focus sur mes études. L'entrepreneuriat, c'est vraiment à temps partiel, c'est à dire juste les week-ends et sur commande. Pour être sûr de se faire livrer le week-end, le client doit me faire signe via mon compte Snapchat « @thisisdovi » ou mon numéro qui est le 5144732014 et lancer sa commande. La commande se fait au moins deux jours à l'avance », a-t-elle expliqué.

A entendre la jeune entrepreneuse, la vente du « babenda » engendre des bénéfices. « La vente de ce mets traditionnel ici à Montréal engendre des bénéfices. Il m'arrive de vendre en moyenne une quinzaine de plats chaque week-end. Et grâce à cela, j'arrive à récupérer ce que j'ai investi et j'ai encore un surplus ce qui me permet de payer quelques factures donc c'est une bonne affaire », se réjouie-t-elle.
Cependant, Dovi rencontre des défis logistiques, notamment en ce qui concerne la livraison. Étant donné qu'elle n'a pas de voiture, elle doit compter sur des services de livraison comme Uber, ce qui peut parfois décourager les clients en raison des frais élevés. [ Cliquez ici pour lire l'intégralité ]

Hanifa Koussoubé
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Burkina/Lutte contre le terrorisme : Un couvre-feu instauré dans plusieurs localités de la région du Centre-Est

Thu, 02/05/2024 - 23:59

Dans un arrêté en date du 5 avril 2024, le Haut-Commissaire de la province du Boulgou, région du Centre-Est, annonce l'instauration d'un couvre-feu dans le département de Bissiga et six villages du département de Tenkodogo en raison de l'évolution de la situation sécuritaire dans ces localités.

Selon l'arrêté, il est instauré un couvre-feu et une restriction de la circulation dans le département de Bissiga et les villages de Basbédo, Loukou, Loukou-Peulh, Moaga, Tenoghin et Tenoghin-Peulh du département de Tenkodogo pour une durée de trois mois, allant du 5 avril 2024 au 4 juillet 2024.

Durant cette période du couvre-feu, la circulation des personnes et des biens est interdite de vingt (20) heures à cinq (05) heures du matin dans ces localités sus-citées.

L'arrêté précise que la circulation des ambulances est soumise à la présentation d'un laissez-passer et/ou d'un ordre de mission.

Les préfets, présidents des délégations spéciales de Bissiga et de Tenkodogo, le chef de corps du 31e RIC (Régiment d'infanterie Commando), le directeur provincial de la Police du Boulgou, le directeur provincial de l'environnement du Boulgou et le commandant de la compagnie de Gendarmerie de Tenkodogo sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'application du présent arrêté.

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Hommage Pierre Claver Damiba : Un homme d'Etat passionné du développement africain, un homme de culture attaché aux idées

Thu, 02/05/2024 - 21:47

A travers les lignes ci-dessous, l'institut FREE Afrik rend hommage à Pierre Claver Damiba, ancien ministre, décédé le 1er mai 2024 à l'âge de 87 ans. L'homme, qui a aussi été le premier président de la Banque Ouest africaine de développement (BOAD) est en lien avec l'Institut depuis ses débuts.

FREE Afrik se doit de rendre hommage à Pierre Claver Damiba, qui est en lien avec l'Institut depuis ses débuts. Bien évidemment, des voix plus autorisées, des personnes qui ont mieux connu l'homme, son parcours et sa contribution à son pays et à l'Afrique témoigneront, nous l'espérons, plus amplement. Pour notre part, cet hommage est un devoir.

Passionné d'économie et plus largement du développement, Pierre Claver Damiba (PCD) a gardé, jusqu'à son grand âge, une curiosité insatiable sur ces questions et une passion vive pour l'essor de son pays et de l'Afrique. Très tôt, à 28 ans, il a eu l'occasion de se coltiner les politiques de développement en qualité de ministre du plan et des travaux publics, après la première insurrection de janvier 1966. PCD a été l'un des artisans des premiers plans de développement du pays notamment le plan quadriennal 1967-1970. Il a participé, pendant plus de six ans, à l'œuvre de redressement financier et économique sous le Président Lamizana, avec à la commande le puissant argentier national, Tiemoko Marc Garango, alors ministre des finances et du commerce.

A travers lui et Tiemoko Marc Garango, il faut rendre hommage à des hommes d'Etat qui ont su défendre la dignité de la Haute-Volta, en assumant une gestion rigoureuse et responsable de nos finances publiques et en entreprenant de développer le tissu économique national. L'économiste Pascal Zagré a appelé cette rigueur dans les finances publiques « l'auto-ajustement à la voltaïque ». Une bonne histoire économique du Burkina Faso établirait du reste un parallèle entre cette période et la rigueur et le sens de la responsabilité des années Sankara, dont ils ont été, pour ainsi dire, précurseurs. Dans l'histoire des finances publiques du Burkina Faso, depuis l'indépendance à nos jours, jamais nous n'avons retrouvé un sens si élevé de l'intérêt public, une rigueur et une responsabilité autant assumées dans la gestion des finances de l'Etat. Durant ces deux périodes, l'Etat était conscient de la modestie des moyens du pays et alignait son train de vie en conséquence, dans la rigueur et l'exemplarité.

Grand adepte et expert de la prospective, PCD était un homme de vision. Il m'a montré en 2022, chez lui à la maison, des croquis et modèles de véhicules à trois roues, dessinés par ses soins à la fin des années 1960, qu'il pensait plus adaptés à nos besoins et réalités et qu'il espérait faire construire en partenariat avec des pays avancés. J'avais été frappé par La ressemblance saisissante avec les tricycles qui pullulent dans nos villes et campagnes.

De même, il m'a raconté l'histoire de la construction du siège de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), dont il a été le premier Président (1976-1981). Il a en effet commandé des esquisses de plans inspirées de l'architecture africaine des tata (architecture de fortification de cités et villages d'Afrique de l'Ouest, ou tata somba dans les régions du nord Bénin et du Togo) qui ont constitué le fonds du dossier du concours d'architecture du siège de l'institution financière sous-régionale. Le lecteur avisé sait voir la parenté entre ce bâtiment du quartier d'affaires à Lomé et cette architecture traditionnelle. Par-là, il montrait le chemin, peu emprunté hélas, de l'ancrage à l'histoire, de la ré-invention de notre patrimoine architectural pour bâtir la modernité africaine.

Cette vision pour l'architecture est la marque d'un homme de culture, féru d'histoire, amoureux des livres et amateur d'arts. Je peux témoigner avoir vu des œuvres exceptionnelles dans sa collection, jusque dans ses appartements personnels qu'il m'a fait l'honneur de me faire visiter. De même, les nombreux visiteurs à son domicile pouvaient admirer la grande sculpture des pièces de bois emboitées du maitre Paul Ayi qui trône au milieu de sa cour.

PCD avait la passion à fleur de peau, prête à être ravivée à chaque fois qu'il parlait de technologie, d'architecture financière, d'écosystème des PME, d'industrialisation, de partenariat avec les multinationales, d'émergence économique, de théorie de la croissance, d'éducation, de voyages, etc.

Amoureux des échanges d'idées, conférencier généreux et pédagogue efficace, il était très ouvert et prompte au débat. Les plus jeunes l'ont découvert à travers ses récentes conférences. Si certaines de ses positions étaient discutables, monsieur Damiba était un débatteur ouvert et à l'écoute.

Il est dommage qu'il ait peu parlé de son riche parcours personnel : homme d'Etat ; ministre ; député ; économiste ; banquier ; fonctionnaire international (SFI, PNUD) ; putatif candidat à l'élection présidentielle au début des années 1990 ; administrateur de sociétés, consultant ; etc. Mais on peut se consoler car il a laissé un texte d'un volume impressionnant : plus de 1000 pages ! Il m'en a présenté une mouture il y a plusieurs années. Je sais également qu'un éditeur était commis. Courage à lui pour la fastidieuse tâche d'édition d'un texte d'érudit.

L'Institut FREE Afrik est honoré des collaborations avec lui et de l'intérêt qu'il avait pour ses travaux. FREE Afrik perd un soutien et une source d'encouragement.
Personnellement, nos stimulantes discussions, naviguant de la théorie à la pratique du développement, me manqueront beaucoup. Mon intérêt pour l'histoire économique de notre pays souffrira de son absence. Je lui suis reconnaissant pour sa sollicitude, sa grande disponibilité et son attention.

De passage à Paris, en novembre et décembre 2023, je n'ai pas réussi à aller lui souhaiter une meilleure santé à l'hôpital. Je garde en conséquence un souvenir ému de notre dernière rencontre qui remonte à un dîner à son domicile, avec son épouse, il y a plus d'un an déjà. Je suis particulièrement heureux qu'à cette occasion nous ayons accordé nos vues sur l'histoire politique récente de notre pays.

Repos éternel au grand serviteur du Burkina Faso et de l'Afrique. Condoléances et solidarité avec son épouse ainsi que toute sa famille.

Pour l'Institut FREE Afrik
Ra-Sablga Seydou OUÉDRAOGO

1er Mai 2024

Categories: Afrique

Burkina/Projet Procoton de la GIZ : Plus de 4 400 personnes, dont plus de 83% de femmes ont bénéficié d'accompagnement

Thu, 02/05/2024 - 21:47

Le projet « durabilité et valeur ajoutée dans les chaînes d'approvisionnement du coton dénommé « ProCoton », dont la mise en œuvre est assurée par la GIZ-Burkina a été clôturé, ce 2 mai 2024, au cours d'un atelier de capitalisation organisé par les acteurs. L'ouverture de l'atelier de clôture a été présidée par le représentant du secrétaire général du ministère en charge du commerce, la directrice générale des études et des statistiques sectorielles, Rakiata Guigma. C'était aussi en présence du conseiller politique de l'ambassade d'Allemagne, Konstantin Freischlader.

Après quatre ans (2020-2024) de mise en œuvre dans les régions des Hauts bassins, de la Boucle du Mouhoun, du Centre, du Centre-ouest, du Centre-est, du Sud-ouest, des Cascades, et du Centre-sud, ce projet « ProCoton » mandaté par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du développement (BMZ) est à son terme.

La clôture officielle a été faite au cours de cet atelier de capitalisation tenu ce 2 mai 2024 à Ouagadougou en présence des bénéficiaires, des autorités et des acteurs de mise en œuvre.

Au cours de cet atelier, il a été donc question pour les acteurs de présenter les acquis de ce projet sur le terrain.

La directrice générale des études et des statistiques sectorielles, Rakiata Guigma

C'est ainsi qu'en clôturant officiellement le projet, la directrice générale des études et des statistiques sectorielles, Rakiata Guigma, s'est réjouie de l'apport qu'il a fourni aux bénéficiaires et particulièrement à la filière coton. Car, dit-elle, il a permis de valoriser notre coton local, dynamique dans laquelle le ministère est déjà engagé.

S'agissant des acquis engrangés sur le terrain au cours de ces quatre années de mise en œuvre, le conseiller politique de l'ambassade d'Allemagne, Konstantin Freischlader, dans son discours, a rappelé, entre autres, la mise en place d'un incubateur textile au Burkina, en collaboration avec la Maison de l'entreprise du Burkina Faso.

Le conseiller politique de l'ambassade d'Allemagne, Konstantin Freischlader

En la matière, 12 projets du secteur de la transformation locale du coton et la création d'une base de données de membres, d'un business plan prenant en compte leur autofinancement et leur autonomisation ont été mis en place.
En plus de ces acquis, le conseiller politique a aussi fait savoir que le projet ProCoton a bénéficié directement à plus de 4 400 personnes représentées à plus de 83% par des femmes. En effet, ces bénéficiaires ont obtenu des renforcements de capacités techniques, entrepreneuriales et de conseils pour la gestion de leurs organisations.

La liste n'est pas exhaustive. Car, outre ces acquis, des contrats de financement ont été signés avec des structures locales telles que l'Union nationale des producteurs de coton du Burkina et la société cotonnière Faso coton.

Vue partielle des participants

En clair durant ses quatre années de mise en œuvre, le projet a permis, selon la cheffe de projet ProCoton, Alessandra Fiedler, d'augmenter la production du coton. « Nous avons travaillé sans relâche avec ses partenaires pour augmenter la valeur ajoutée grâce à la transformation du coton », a-t-elle souligné.

La mise en œuvre de ce projet ProCoton a coûté plus de 4 milliards de FCFA. « Et nous sommes très fiers de voir comment certains de nos partenaires-bénéficiaires ont pu évoluer grâce au soutien en augmentant leur production et la qualité de leurs produits », s'est satisfait le conseiller politique, tout en faisant savoir que c'est la raison pour laquelle, le partenariat avec le Burkina Faso se poursuit dans le domaine agro-alimentaire, avec des actions comme la protection des sols, l'accès au financement et autres.

Photo de famille

Cette cérémonie s'est achevée par une visite des stands d'exposition des pagnes de Faso Danfani, et du Kokodonda produits par les bénéficiaires.

Yvette Zongo
Lefaso.net

Categories: Afrique

Burkina/Éducation : Un atelier pour l'accessibilité des ressources pédagogiques numériques adaptées au profit des personnes handicapées

Thu, 02/05/2024 - 21:46

En vue de promouvoir l'éducation inclusive au Burkina Faso, notamment par l'accessibilité des ressources pédagogiques numériques au profit des apprenants handicapés, les acteurs du monde éducatif se sont réunis en atelier ce jeudi 2 mai 2024, à Ouagadougou. Il a été ainsi prévu à l'ordre du jour, la validation du rapport d'évaluation du projet P03041 intitulé « Mise en accessibilité des ressources pédagogiques numériques au profit des apprenants handicapés du Burkina Faso, DPEIEFG / MENAPLN 2021-2022 ». Celui-ci a été poursuivi à travers le projet P03087 dénommé « Diffusion des ressources pédagogiques numériques adaptées aux apprenants handicapés, 2022-2023 ». Ces projets ont tous, été financés par l'ONG Light for the World. La cérémonie d'ouverture des travaux présidée par la directrice de la promotion de l'éducation inclusive, de l'éducation des filles et du genre, Maïmouna Kéré/Romba, a vu la participation du directeur pays de Light for the World, Étienne Bagré.

Les défis au Burkina Faso, sont nombreux pour les personnes handicapées, allant des obstacles socioculturels à la pauvreté, en passant par la discrimination et la stigmatisation. L'accès à des services sociaux de base comme la santé et l'éducation reste un défi majeur. Dans un tel contexte, l'intégration des apprenants handicapés dans le système éducatif, constitue un impératif pour le gouvernement, aux fins de promouvoir l'éducation inclusive. D'où l'initiative de produire et de diffuser des Ressources pédagogiques numérisées (RPN) adaptées au profit des apprenants handicapés.

L'inaccessibilité des ressources pédagogiques numériques
En effet, malgré les efforts déployés, certaines ressources pédagogiques demeurent inaccessibles aux apprenants handicapés, tels que les personnes aveugles, les personnes sourdes, ou les personnes handicapées intellectuelles et/ou autistes. C'est pour répondre à ce besoin, que l'ONG Light for the World s'est engagée aux côtés du ministère de l'Éducation nationale, de l'alphabétisation et de la promotion des langues nationales (MENAPLN), dans la mise en œuvre du projet P03041.

« L'éducation pour tous est une finalité que toute nation qui aspire au développement s'efforce d'atteindre. Fort de cette conviction, le MENAPLN à travers la Direction de la promotion de l'éducation inclusive, de l'éducation des filles et du genre (DPEIEFG), ne cesse de travailler à faire d'une réalité, la prise en compte des enfants handicapés et vulnérables dans le système éducatif », a souligné Maïmouna Kéré/Romba, directrice de la promotion de l'éducation inclusive, de l'éducation des filles et du genre.

Selon la directrice de la promotion de l'éducation inclusive, de l'éducation des filles et du genre, Maïmouna Kéré/Romba, cette initiative fait suite à la fermeture des classes due à la crise sécuritaire

C'est dans ce sens, que des rencontres de cadrage, de réflexion, d'identification et de définition des stratégies ont été organisées, suivies d'ateliers d'analyse, d'adaptation et de validation des ressources pédagogiques numérisées. Le rapport final soumis à l'appréciation des parties prenantes, représentant le fruit d'efforts collectifs, va consister à examiner le présent document avec rigueur, afin d'y apporter les amendements nécessaires. C'est grâce à leur contribution que ce document pourra être à la hauteur des attentes de tous.

L'Éducation inclusive étant son domaine d'intervention prioritaire, Light for the World s'est résolument engagée à accompagner le ministère de l'Éducation nationale depuis 2009, à travers la convention sectorielle. « Dans cette dynamique, divers projets ont été développés et mis en œuvre sous la responsabilité de la Direction de l'éducation inclusive et avec l'accompagnement technique et financier de Light for the World ; le dernier en date, porte sur la mise en accessibilité des ressources pédagogiques numériques au profit des apprenants handicapés du Burkina Faso. La pratique a été réalisée en deux phases. Elle a débuté en 2021, pour deux ans, et s'est poursuivie pour être finalisée par un second projet pour la diffusion des ressources pédagogiques adaptées sur la période de juillet 2022 à décembre 2023 », a déclaré Étienne Bagré, directeur pays de Light for the World.

« Ce projet innovant va amorcer l'ancrage institutionnel de la question de prise en compte du handicap dans la production des ressources pédagogiques numériques », Étienne Bagré, directeur pays de Light for the World.

Du constat fait sur le terrain, il ressort selon monsieur Bagré, que beaucoup d'apprenants handicapés ne peuvent pas utiliser les ressources pédagogiques numérisées produites et diffusées par le ministère. Cela, du fait que ces ressources ne sont pas adaptées pour permettre de continuer d'apprendre pour ceux en situation de crise sanitaire et/ou sécuritaire.

Des résultats engrangés

Selon monsieur Bagré, le projet de mise en accessibilité des ressources pédagogiques numériques a permis d'atteindre d'importants résultats pour une meilleure inclusion des élèves handicapés et autres groupes vulnérables.
Il s'agit entre autres de la mise à disposition de 80 ressources pédagogiques numériques adaptées à tous les types de handicap pour les rendre accessibles.

À cela s'ajoute la mise en place d'un dispositif de mise en accessibilité des ressources pédagogiques numériques à travers la mise à disposition des acteurs d'un document guide méthodologique d'adaptation.

Les participants à l'atelier de validation du rapport d'évaluation du projet P03041

Il faut aussi noter la formation des acteurs dont 25 concepteurs de RPN, 40 enseignants présentateurs de leçons audio et vidéo, et 33 communicateurs sensibilisés pour la vulgarisation des RPN adaptées. L'on compte également la réalisation d'un tutoriel audio-visuel diffusé, portant sur l'utilisation de RPN adaptées. Sans oublier la mise à la disposition des élèves, enseignants, et établissements, des aides techniques pour leur permettre d'utiliser les RPN adaptées, telles que 150 appareils de lecture EVOE10 avec chacun un chargeur solaire et 100 clés USB.

Dans un vibrant appel, Maïmouna Kéré/Romba a exhorté chacun, dans son domaine de compétence, à s'engager davantage pour promouvoir l'éducation inclusive au Burkina Faso. Elle a lancé également un appel aux partenaires techniques et financiers pour un soutien renforcé en vue de bâtir une société plus inclusive, juste et équitable.

En somme, l'atelier de validation du rapport d'évaluation du projet P03041 constitue un pas de plus vers l'égalité des chances et le respect des droits fondamentaux pour tous les citoyens du Burkina Faso.

Hamed Nanéma
Lefaso.net

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Burkina/Sécurité privée : Pyramide Services livre sa première cohorte forte de 69 agents

Thu, 02/05/2024 - 21:46

Pyramide Services (PS), un centre de formation en sécurité privée, a livré, le mercredi 1er mai 2024, sa première cohorte d'agents de sécurité forte de 69 agents dont 25 femmes. Les impétrants de la première promotion ont reçu leurs attestations après trois mois de formation.

Ils étaient 72 au départ. A l'arrivée, ils ne sont que 69 agents, dont 25 du personnel féminin, jugés aptes de porter le titre d'agents de sécurité privée. Ils ont reçu leurs attestations, après trois mois de formation intense, au cours d'une cérémonie.

Limanimpo Thiombiano, représentant de la promotion, a indiqué qu'au cours des trois mois de formation, la cohorte a pris conscience de l'importance « cruciale » de leur mission et de la nécessité d'être constamment vigilants, professionnels et engagés. « Nous avons appris les techniques et les astuces pour prévenir le mal, réagir efficacement en cas d'urgence et garantir la sécurité des personnes et de leurs biens », a-t-il fait savoir avant de reconnaître que le contexte sécuritaire est assez particulier. Il est donc de leur devoir, a-t-il préconisé, en tant qu'agents de sécurité privée, de se perfectionner pour contribuer à la protection des personnes et de leurs biens. « Nous avons conscience de l'importance de notre rôle dans la société et de la confiance qui nous est accordée. Nous nous engageons à mettre en pratique les compétences acquises en respectant les règles et la déontologie », a-t-il pris l'engagement.

Ils étaient 72 agents au départ

Le promoteur de PS, Jacob Tarpaga, est convaincu que ses éléments sont aguerris. Parce qu'ils ont eu des partages d'expériences, des études de cas pratiques. Il a invité toutes les sociétés de sécurité privée à travailler main dans la main pour assainir le milieu et travailler ensemble comme des partenaires. Pour le commissaire principal de police, Fidèle Zwetin, chef de service des sociétés privées de sécurité, la collaboration entre les agents de sécurité privée et les FDS se passent bien. « Je peux dire que tout se passe très bien dans plusieurs domaines. Nous travaillons à ce qu'ils soient présents progressivement sur le terrain pour pouvoir remplacer les FDS sur le terrain de la sécurisation des biens et des personnes », a-t-il laissé entendre.

Pour le gérant de PS, ses agents de sécurité sont aguerris

M. Zwetin a ajouté que la collaboration se fait sur la base de la règlementation nationale. Parce que, a-t-il expliqué, il y a un besoin de contrôler les activités des sociétés de sécurité privée. « Cela ne se fait pas sans couac. Parce que nous sommes très regardants sur tout ce qu'ils veulent acquérir et les activités qu'ils veulent mener. Nous collaborons aussi dans la chaîne de renseignements, à travers la collecte d'informations », a-t-déclaré.

Pour le commissaire principal de police Fidèle Zwetin, chef de service des sociétés privées de sécurité, la collaboration entre les agents de sécurité privée et les FDS se passe bien

A l'écouter, la nouvelle règlementation des agents de sécurité appliquée est celle propre au Burkina. Le décret a été adopté en 2021. La cérémonie de sortie de la première promotion d'agents de sécurité privée issue du centre de formation en sécurité privée Pyramide Services a été précédée par une conférence de presse sur le thème : « Sécurité privée et nouvelle normalité ouest africaine : défis, enjeux et perspectives ».

Obissa Juste Mien
Lefaso.net

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