La IVᵉ édition du Salon international des professionnels de l'économie numérique de l'UEMOA (SIPEN-UEMOA, 14 et 15 juillet 2026) a officiellement refermé ses portes, le mercredi 15 juillet 2026, avec plusieurs actes, dont des recommandations adressées aux gouvernements, aux autorités de régulation, au secteur privé et aux organisations régionales.
L'édition 2026 a, selon les organisateurs, mobilisé plus d'un millier de participants, une cinquantaine d'exposants, des décideurs, des experts, des investisseurs et des partenaires du numérique de l'espace communautaire UEMOA. À l'issue des 48 heures d'activités, notamment de communications sur des thématiques à enjeux majeurs pour les États et l'espace communautaire UEMOA, les participants ont formulé des recommandations à des entités.
Ainsi, les professionnels à cette quatrième édition recommandent aux gouvernements de consolider leurs politiques nationales en matière de gouvernance de l'Internet, d'accélérer le déploiement du protocole IPv6, de développer des infrastructures numériques souveraines et sécurisées. Toujours aux gouvernements, il est recommandé d'accroître la participation des experts nationaux aux grandes instances internationales où se définissent les orientations du numérique.
Aux structures de régulation, les participants recommandent d'intensifier les actions de sensibilisation sur la gouvernance de l'Internet, de renforcer la coopération régionale et de promouvoir un environnement numérique sûr, ouvert et favorable à l'innovation.
Les recommandations sont également allées au secteur privé, appelé à jouer un rôle plus actif, en investissant davantage dans les infrastructures numériques, la cybersécurité et les technologies innovantes, tout en participant aux processus internationaux de gouvernance de l'Internet et en favorisant l'adoption des standards internationaux.
Aussi, la quatrième édition a jugé nécessaire de mettre en place une Alliance ouest-africaine des noms de domaine (AOAN). À cet effet, les États « sont encouragés à soutenir cette initiative, à intégrer la gouvernance des domaines nationaux (ccTLD) dans leurs stratégies de souveraineté numérique et à promouvoir davantage l'utilisation des noms de domaine nationaux par les administrations publiques et les entreprises ».
Aux organisations régionales, en particulier l'UEMOA, les participants plaident pour un accompagnement de la création de l'Alliance ouest-africaine des noms de domaine (AOAN), pour un renforcement des capacités régionales sur les ressources critiques de l'Internet et pour favoriser une position commune des États membres dans les instances internationales de gouvernance numérique.
Dans son discours de clôture, la ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Dr Aminata Zerbo, représentant le Premier ministre, patron de l'évènement (https://lefaso.net/spip.php?article147847), a invité les entreprises à davantage investir dans les infrastructures numériques, la cybersécurité, les centres de données, les technologies émergentes et les solutions innovantes. « Les États créeront les conditions favorables, mais la compétitivité de notre espace reposera aussi sur votre capacité à investir davantage dans les infrastructures numériques, les centres de données, la cybersécurité, les technologies émergentes et les solutions innovantes », a-t-elle rassuré, encourageant les acteurs du privé à créer des projets d'envergure à même de générer des emplois pour la jeunesse et de renforcer le rayonnement des entreprises au plan international.
L'édition de Ouagadougou a aussi consacré le lancement de l'étude de structuration d'un Fonds TIC de l'UEMOA, aux fins de soutenir le financement de projets numériques structurants ; initiative sur laquelle la ministre souhaite une forte mobilisation des États, des partenaires et du secteur privé, afin de faire de ce mécanisme un véritable levier d'investissements au service de la transformation numérique de l'espace communautaire UEMOA.
Pour la cérémonie de clôture, la ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques du Burkina Faso, Dr Aminata Zerbo, avait à ses côtés ses homologues de la Confédération de l'Alliance des États du Sahel (AES). Il s'agit précisément du ministre de la Communication, de l'Économie numérique et de la Modernisation de l'administration du Mali, Alhamdou Ag Ilyène, et du ministre de la Communication, des Postes et de l'Économie numérique du Niger, Sidi Mohamed Raliou. Ce dernier acte officiel a enregistré la présence également du ministre burkinabè de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Gilbert Ouédraogo.
O.L.
Lefaso.net
Crédit-photo : DCRP/MTDPCE
Le Burkina Faso entend se positionner comme un acteur averti plutôt qu'un simple spectateur de l'essor de l'Intelligence artificielle (IA). C'est dans cette dynamique que l'Assemblée législative du peuple (ALP), en collaboration avec le Secrétariat permanent de l'innovation et de la veille sur les technologies émergentes du numérique (SPIVTEN), a organisé une session de formation sur l'intelligence artificielle à l'intention des députés. C'était ce mercredi 15 juillet 2026, à Ouagadougou. La cérémonie d'ouverture des travaux a été présidée par la deuxième vice-présidente de l'ALP, Haoua Fofana, en présence du conseiller technique du ministère de la Transition digitale, des postes et des communications électroniques, Saïdou Yanogo.
L'intelligence artificielle s'impose progressivement comme l'une des technologies les plus transformatrices du XXIᵉ siècle. Santé, éducation, sécurité, agriculture, administration publique ou encore gouvernance, aucun secteur n'échappe désormais à ses mutations profondes. Face à cette révolution technologique qui redéfinit les rapports économiques, sociaux et politiques, l'État burkinabè a décidé de renforcer les capacités des parlementaires sur les technologies émergentes afin de leur permettre de mieux appréhender les enjeux, les opportunités mais aussi les défis liés à l'IA. Cela, en vue d'une meilleure prise en compte de ces questions dans leurs missions de législation et de contrôle de l'action gouvernementale.
Faire de l'IA un levier de développement
Rappelant que l'IA bouleverse déjà divers domaines, le conseiller technique du ministère en charge de la Transition digitale, Saïdou Yanogo, a déclaré qu'aucun pays ne pourrait aujourd'hui se permettre de subir cette révolution technologique sans en comprendre les mécanismes. Il souligne que la volonté du gouvernement est de faire de l'IA un véritable levier de développement au service des populations.
Des participants à la session de formation sur l'IA au profit des députés de l'ALPSaïdou Yanogo est revenu sur les différentes actions déjà entreprises dans ce sens. Il a notamment cité la conférence inaugurale sur l'intelligence artificielle organisée en 2025. Celle-ci a posé les bases du dialogue national sur la question, l'élaboration des lignes directrices pour une IA éthique, inclusive et responsable en Afrique francophone, récemment adoptées à l'issue d'un processus régional conduit par le Burkina Faso. À cela s'ajoutent les formations déjà dispensées aux responsables de l'administration publique.
Le conseiller technique a rappelé l'existence de la loi relative à la protection des données à caractère personnel, et mentionné le développement de modèles d'intelligence artificielle souverains, notamment en langues locales. Il a également mis en lumière les travaux menés par les centres de recherche nationaux dans des domaines stratégiques tels que la santé, l'agriculture et la gouvernance.
« Cette session n'a pas la prétention de faire de vous des ingénieurs », Saïdou Yanogo, conseiller technique du ministère de la Transition digitale, des postes et des communications électroniquesUn rôle crucial pour les parlementaires
Elle vise plutôt, précise-t-il, à fournir aux députés les clés de compréhension nécessaires pour exercer, en toute connaissance de cause, leur pouvoir de contrôle parlementaire sur les enjeux liés à l'IA, ses opportunités et ses risques. En plus de ces clés, les apprenants vont aussi être outillés aux différentes approches réglementaires adoptées à travers le monde.
Pour Saïdou Yanogo, les efforts du gouvernement ne pourront cependant produire les résultats escomptés sans l'implication active des parlementaires. Ceux qui sont d'ailleurs appelés à examiner et à adopter les futurs textes destinés à encadrer l'usage de l'intelligence artificielle au Burkina Faso. Un cadre législatif inadapté pourrait, selon lui, soit freiner l'innovation dont le pays a besoin, soit exposer les citoyens à des risques majeurs, notamment les biais discriminatoires, la désinformation, les atteintes à la vie privée ou encore les décisions automatisées sans responsabilité clairement établie.
Les participants ont ainsi été invités à échanger, débattre et même à simuler l'examen de clauses législatives selon leurs domaines de compétence, dans une démarche ancrée dans les réalités nationalesVers un contrôle parlementaire souverain et éclairé
Présidant l'ouverture des travaux, la 2ᵉ vice-présidente de l'ALP, Haoua Fofana, a salué le rôle moteur joué par le Burkina Faso dans l'élaboration des lignes directrices pour une intelligence artificielle éthique, inclusive et responsable en Afrique francophone. Pour elle, ces orientations doivent désormais constituer une véritable « boussole législative » pour le pays.
S'adressant à ses collègues députés, elle a insisté sur la nécessité pour les représentants du peuple de s'approprier les enjeux de cette révolution technologique. « Comprendre l'intelligence artificielle n'est plus un luxe réservé aux spécialistes ; c'est une nécessité », a-t-elle soutenu. Selon Haoua Fofana, cette compréhension est indispensable pour élaborer des politiques publiques éclairées, protéger les droits des citoyens, stimuler l'innovation et garantir que l'IA demeure avant tout au service de l'humain.
La 2ᵉ vice-présidente de l'ALP, Haoua Fofana, a invité les députés à faire de cette formation un véritable cadre d'échanges et de réflexion, en partageant leurs expériences et confrontant leurs points de vue pour enrichir la qualité des futures décisions parlementairesElle a surtout plaidé pour une évolution du rôle du législateur, qui doit désormais passer d'une simple compréhension technique des questions numériques à l'exercice d'un contrôle parlementaire « souverain, critique et éclairé » sur les politiques liées à l'intelligence artificielle.
« L'avenir de l'intelligence artificielle ne sera pas seulement écrit par des techniciens, des ingénieurs ou des entreprises technologiques. Il le sera aussi par les législateurs que nous sommes », a-t-elle déclaré, appelant les députés à un engagement total afin que le futur cadre juridique de l'IA soit à la fois le reflet des valeurs nationales et un instrument d'autodétermination technologique.
Les formateurs de cette session sont le Dr Yaya Traoré, secrétaire permanent de l'innovation et de la veille sur les technologies émergentes du numérique (à gauche), et le Dr Rodrique Kafando, spécialiste des questions d'intelligence artificielle (à droite)Par cette initiative, l'Assemblée législative du peuple affiche sa volonté de se préparer aux mutations induites par l'intelligence artificielle et de doter le Burkina Faso d'un environnement législatif capable de concilier innovation, souveraineté numérique et protection des droits des citoyens. Dans un monde où les technologies évoluent à un rythme accéléré, la maîtrise des enjeux de l'IA apparaît désormais comme une condition essentielle pour construire un développement inclusif et préserver la capacité des États à orienter leur propre destin numérique.
Hamed Nanéma
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Comment propulser la refondation de l'économie numérique au sein de l'UEMOA grâce à l'intelligence artificielle sans laisser sur le quai plus de la moitié de la population ? Réunis le 14 juillet 2026 lors du Panel 1 consacré à cette thématique cruciale, des experts de premier plan, dont le Dr Jacqueline Konaté du Mali, le Dr Pegdwendé Sawadogo et Seyni Ganamtoré, ont croisé leurs regards. Entre opportunités de modernisation des services publics, impératif d'intégration des langues locales et exigences de souveraineté technologique, retour sur les grands enseignements d'une transition numérique qui se doit d'être inclusive et sécurisée.
L'Afrique de l'Ouest, et plus particulièrement l'espace UEMOA, se trouve à la croisée des chemins technologiques. Alors que l'intelligence artificielle (IA) redessine les contours des économies mondiales, la question de son adoption et de son adaptation aux réalités locales devient urgente. C'est tout l'enjeu du panel qui a réuni d'éminents spécialistes pour décrypter les leviers d'une véritable refondation de l'économie numérique régionale. Pour les panélistes, l'intelligence artificielle n'est pas une simple tendance technologique, mais un formidable outil de démultiplication d'impact social. Dans le domaine de la santé, l'IA s'impose comme un relais indispensable pour pallier le manque de personnel médical, en étendant les capacités de diagnostic et de suivi jusque dans les zones rurales les plus reculées.
Le Dr Pegdwendé Sawadogo a insisté sur l'essence même du développement de ces technologies qui est la donnéeÀ la question de savoir quels secteurs peuvent bénéficier le plus de la transformation numérique, le Dr Pegdwendé Sawadogo pense essentiellement au commerce en ligne. « Avec les plateformes numériques et les réseaux sociaux, le secteur du commerce est boosté. Et c'est une énorme opportunité pour les entrepreneurs. Dans le contexte de l'UEMOA, l'IA vient comme un boost pour l'économie », pense le Dr Pegdwendé Sawadogo de l'université virtuelle de Ouagadougou.
La panéliste Dr Jacqueline Konaté a évoqué la nécessité de mettre en lien les industries et le milieu académique. « Par rapport à la recherche, il est très important qu'il y ait un rapprochement entre l'industrie et le milieu académique pour éviter de faire de la recherche sur ce qui ne correspond pas à nos besoins », a indiqué le Dr Jacqueline Konaté, venue du Mali.
De même, les services publics, par nature très structurés et procéduraux, représentent un terrain d'application idéal où l'automatisation intelligente peut générer des gains d'efficacité quasi immédiats pour les usagers, un point particulièrement défendu par Seyni Ganamtoré, promoteur de WATIGUE et expert en modernisation des services publics. Pour lui, l'agriculture peut bénéficier énormément de l'IA car elle peut lui donner accès à un ensemble d'informations pour améliorer sa production. « Ailleurs l'IA remplace peu à peu des médecins parce que l'IA est très performante. Ici, il s'agit de démultiplier les agents de santé et d'atteindre les zones les plus reculées. Le troisième secteur qui peut bénéficier grandement de l'IA, c'est le service public », pense l'expert en modernisation des services publics.
La panéliste Dr Jacqueline Konaté a évoqué la nécessité de mettre en lien les industries et le milieu académiqueCependant, un obstacle de taille demeure. Comment assurer une adoption démocratique lorsque plus de la moitié de la population de l'espace UEMOA fait face à l'analphabétisme ? C'est un plaidoyer majeur porté par les panélistes lors des discussions. « L'IA ne doit pas devenir un outil d'exclusion réservé à une élite francophone et connectée. L'avenir de l'économie numérique de la région passe inéluctablement par le développement d'IA vocales, capables d'interagir directement dans nos riches et diverses langues locales nationales ».
Vers un modèle d'Open Data souverain
Le Dr Pegdwendé Sawadogo a insisté sur l'essence même du développement de ces technologies qui est la donnée. L'essor d'un écosystème d'IA performant repose sur la dématérialisation progressive des procédures publiques et privées. C'est cette interaction quotidienne des citoyens avec les plateformes numériques qui génère le gisement de données nécessaire pour entraîner et affiner les algorithmes locaux. Toutefois, pour que ce carburant profite à l'écosystème régional, les panélistes préconisent une politique de l'Open Data (données ouvertes), notamment pour les données non sensibles produites par l'administration publique. Cette ouverture est le seul moyen de permettre aux startups locales et aux chercheurs de concevoir des solutions adaptées. Le Dr Sawadogo a également rappelé le coût élevé de la production de bases de données de qualité, en particulier pour la transcription des langues locales. Un défi qui nécessite des investissements étatiques ciblés, l'octroi de bourses de recherche et le financement de thèses dédiées à la constitution de ces biens communs numériques.
Derrière les algorithmes intangibles se cache une réalité matérielle lourde. Le panel a mis en lumière la nécessité pressante d'investir massivement dans les infrastructures de base. Sans électricité stable, point de salut numérique. L'énergie reste le prérequis absolu pour alimenter et pérenniser la collecte comme le traitement des données.
Seyni Ganamtoré est le promoteur de WATIGUE et expert en modernisation des services publicsEn complément, le développement de la fibre optique à haut débit au cœur des bâtiments et l'accélération de la transition vers la 5G sont indispensables pour supporter les flux massifs d'informations exigés par les systèmes intelligents. Enfin, pour garantir la souveraineté de nos pays, le déploiement de centres de données (Data Centers) nationaux ou régionaux s'avère crucial afin de stocker localement les données sensibles et stratégiques de nos administrations.
L'autre grand chantier de cette refondation est réglementaire. Comment libérer le potentiel d'innovation de l'IA sans compromettre la vie privée et la sécurité des citoyens ? Pour relever ce défi, les experts préconisent une approche de régulation moderne et agile. L'instauration de « bacs à sable réglementaires » (Sandboxes) apparaît comme une excellente solution, permettant aux startups de tester en situation réelle des innovations de rupture sous l'œil bienveillant et protecteur du régulateur, tout en garantissant l'interopérabilité des systèmes.
Ce premier panel de la 4ᵉ édition du SIPEN-UEMOA permet de tracer la voie vers un espace où l'intelligence artificielle sera inclusive, souveraine et connectée à nos réalités culturelles.
Farida Thiombiano
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Longtemps moqué et associé à la pauvreté, le pagne Koko Dunda connaît aujourd'hui une véritable renaissance. Une étude menée à l'Université Catholique de l'Afrique de l'Ouest à Bobo-Dioulasso par le Père Basile Paré montre que cette métamorphose dépasse largement le domaine de la mode. Elle transforme les métiers artisanaux, crée des opportunités économiques, renforce l'identité culturelle burkinabè et redonne une nouvelle valeur à un savoir-faire longtemps marginalisé. Retour sur l'histoire d'un tissu qui raconte aussi celle d'un pays.
Il fut un temps où offrir un pagne Koko Dunda pouvait être perçu comme une offense. Dans les marchés de Bobo-Dioulasso, ce tissu aux rayures colorées était vendu à bas prix. Il était porté par les ménages les plus modestes et servait souvent de tenue de travail. Son surnom en dioula, « Tié ti barala », littéralement « mon mari ne travaille pas », résumait à lui seul le regard que la société portait sur ce textile. Le Koko Dunda était devenu le « pagne des pauvres ».
Moins de dix ans plus tard, le paysage est méconnaissable. Aujourd'hui, ce même pagne habille les ministres, les artistes, les entrepreneurs, les étudiants et les jeunes mariés. Il est porté lors des cérémonies officielles, des mariages, des baptêmes ou des grandes fêtes nationales. Il s'affiche sur les podiums de mode et dans les vitrines des créateurs burkinabè. Il est même devenu un produit officiellement labellisé, symbole du patrimoine national.
Comment un tissu autrefois méprisé est-il devenu un emblème du Burkina Faso ? C'est la question que le Père Basile Paré a voulu explorer dans son mémoire de licence en sociologie intitulé Étude des conséquences de la valorisation du pagne Koko Dunda à Bobo-Dioulasso. Son travail offre un éclairage précieux sur une transformation qui touche autant l'économie que la culture ou les représentations sociales.
Quand la mode réhabilite un patrimoine oublié
L'histoire du Koko Dunda est intimement liée à celle de Bobo-Dioulasso. Produit traditionnellement dans le quartier de Tounouma, ce pagne est le fruit d'un savoir-faire artisanal transmis de génération en génération. Sa fabrication repose sur une technique particulière de teinture : le tissu est plié, noué puis plongé successivement dans différents bains colorés afin de créer des motifs uniques.
Pendant plusieurs décennies pourtant, cette richesse artisanale est restée dans l'ombre. L'étude rappelle que le Koko Dunda a traversé plusieurs périodes : une phase d'expansion, un déclin progressif puis une véritable renaissance à partir de 2016. Cette relance est largement attribuée au styliste burkinabè Sébastien Bazémo, dont les créations contemporaines ont profondément changé l'image du tissu. Ses défilés de mode ont montré que ce textile traditionnel pouvait rivaliser avec les grandes étoffes africaines et séduire toutes les catégories sociales.
Ce changement d'image a rapidement dépassé le cercle de la haute couture. L'État burkinabè s'est engagé dans une politique de promotion des produits locaux. En 2021, le Koko Dunda obtient un label officiel, renforçant sa reconnaissance comme patrimoine national et ouvrant de nouvelles perspectives pour les artisans. Pour le chercheur, cette évolution constitue bien davantage qu'un phénomène de mode : elle traduit un changement profond du regard porté sur les savoir-faire locaux.
Une enquête au cœur des ateliers de Bobo-Dioulasso
Pour comprendre les effets concrets de cette valorisation, le Père Basile Paré n'est pas resté dans les bibliothèques. Il est allé sur le terrain, dans le quartier historique de Tounouma, berceau du Koko Dunda. Son enquête repose sur une démarche qualitative. Seize acteurs de la filière ont été rencontrés : des teinturiers, des couturiers, des revendeurs ainsi que des personnes ressources connaissant l'histoire et les techniques du pagne.
Les données ont été recueillies grâce à des entretiens semi-directifs, complétés par des observations directes dans les ateliers et les boutiques. Ce choix méthodologique permet de donner la parole à celles et ceux qui fabriquent, vendent ou transforment quotidiennement ce tissu. Leurs témoignages dessinent une réalité bien différente de l'image folklorique parfois associée à l'artisanat.
Des artisans devenus créateurs
Premier constat de l'étude : la valorisation du Koko Dunda a profondément modifié les pratiques professionnelles. Autrefois, les motifs étaient peu nombreux et les couleurs relativement limitées. Aujourd'hui, les teinturiers rivalisent d'imagination. Ils multiplient les combinaisons de couleurs, inventent de nouveaux dessins, adaptent leurs créations aux goûts des clients et répondent à une demande de plus en plus diversifiée. Plusieurs enquêtés expliquent que cette évolution les oblige à améliorer sans cesse leur maîtrise technique afin de proposer des pagnes toujours plus attractifs.
La qualité est devenue un enjeu majeur. Un des artisans interrogés résume cette nouvelle exigence par une formule simple : « Un client mécontent, c'est cent clients perdus. » Cette logique de professionnalisation pousse les producteurs à innover tout en respectant les critères du label officiel, qui protège aujourd'hui plus de deux cents motifs enregistrés. Le métier de teinturier ne consiste plus seulement à reproduire une tradition. Il devient un véritable travail de création.
Le Koko Dunda inspire une nouvelle mode burkinabè
La révolution ne s'est pas arrêtée aux ateliers de teinture. Les couturiers ont eux aussi dû réinventer leurs pratiques. L'étude montre que le « mixage » est devenu l'une des signatures du Koko Dunda contemporain. Les créateurs associent désormais ce tissu traditionnel à d'autres matières afin de concevoir des robes, des vestes, des chemises ou des ensembles résolument modernes. Cette évolution répond aux attentes d'une clientèle de plus en plus jeune, soucieuse d'affirmer son identité culturelle sans renoncer aux tendances contemporaines.
Le tissu ne sert d'ailleurs plus uniquement à confectionner des vêtements. Les artisans produisent désormais des sacs, des chaussures, des rideaux, des draps, des porte-documents, des accessoires de décoration ou encore des objets de maroquinerie. Le Koko Dunda est devenu une véritable marque.
Une économie locale qui reprend des couleurs
L'étude met également en évidence les retombées économiques de cette renaissance. Avec l'augmentation de la demande, les ateliers fonctionnent davantage. Les commerçants diversifient leurs produits. Les commandes se multiplient lors des mariages, des cérémonies administratives ou des grands événements culturels. Cette dynamique bénéficie à toute une chaîne d'acteurs : teinturiers, tisserands, couturiers, vendeurs, stylistes, transporteurs ou fournisseurs de matières premières.
Le mémoire rappelle également que cette filière représente une opportunité importante pour les femmes et les jeunes, largement majoritaires parmi les artisans. Dans un contexte où la création d'emplois demeure un défi majeur, le développement du Koko Dunda apparaît comme un levier économique fondé sur des ressources locales plutôt que sur des importations.
Quand un tissu raconte un pays
Mais la principale richesse du Koko Dunda n'est peut-être pas économique. Elle est culturelle. Dans son travail, Basile Paré rappelle que les pagnes africains ne sont jamais de simples morceaux de tissu. Ils portent des histoires, des symboles, des appartenances. Les couleurs, les rayures et les motifs du Koko Dunda transmettent eux aussi des messages. Certaines entreprises commandent des tissus aux couleurs de leur identité visuelle.
Des familles choisissent des motifs particuliers pour les cérémonies. Des associations utilisent le pagne comme signe de reconnaissance collective. Porter le Koko Dunda revient ainsi à afficher une appartenance. À revendiquer un héritage. À dire quelque chose de son identité. Cette dimension symbolique explique sans doute pourquoi son succès dépasse aujourd'hui les frontières de Bobo-Dioulasso.
Des défis qui demeurent
L'étude n'ignore cependant pas les difficultés. La montée en puissance du Koko Dunda s'accompagne d'un risque bien connu : celui de la contrefaçon. Les artisans redoutent l'arrivée de copies industrielles qui imitent les motifs sans respecter les techniques traditionnelles ni rémunérer les producteurs locaux. La protection du label apparaît donc comme un enjeu stratégique.
Autre défi : préserver le savoir-faire. La modernisation ne doit pas conduire à effacer les techniques artisanales qui font précisément la valeur du Koko Dunda. Plusieurs acteurs interrogés insistent sur la nécessité de former une nouvelle génération de teinturiers et de transmettre les gestes hérités des anciens.
Enfin, le mémoire souligne le besoin d'un accompagnement public plus soutenu : accès au financement, amélioration des équipements, promotion à l'international et lutte contre les imitations.
Le tissu d'un développement possible
Au-delà du cas du Koko Dunda, cette recherche raconte une histoire plus vaste. Elle montre qu'un savoir-faire longtemps considéré comme ordinaire peut devenir un moteur de développement lorsqu'il bénéficie d'une stratégie de valorisation, d'une reconnaissance institutionnelle et de la créativité de ses artisans. Dans un pays où la question de la souveraineté économique et culturelle occupe une place croissante dans le débat public, le destin du Koko Dunda offre une leçon simple.
Le développement ne naît pas seulement des grandes infrastructures ou des investissements étrangers. Il peut aussi émerger d'un atelier de teinture, d'une cour familiale, d'un métier à tisser ou d'un morceau de coton transformé par des mains expertes.
Hier, le Koko Dunda racontait la pauvreté. Aujourd'hui, il raconte l'innovation, la résilience et la fierté d'un peuple qui redécouvre la valeur de son patrimoine. Et si, finalement, la plus belle réussite de ce pagne n'était pas d'être devenu à la mode, mais d'avoir changé le regard que les Burkinabè portent sur eux-mêmes ?
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La résidence de Kamsongh Naaba Kiiba, à Ouagadougou, a connu une affluence exceptionnelle à l'occasion du baptême de ses triplés garçons, ce mercredi 15 juillet 2026. Parents, autorités coutumières et religieuses, amis, voisins et connaissances ont effectué le déplacement pour partager la joie de cette famille et témoigner leur solidarité autour de cet heureux événement. Cette communion était un moment de joie, surtout au regard de ce que représente la naissance de triplés dans la société moaga.
Moment de grande émotion, cette cérémonie a permis à une foule nombreuse de communier avec Kamsongh Naaba Kiiba et sa famille autour d'une naissance considérée comme exceptionnelle. Les invités sont venus adresser leurs bénédictions aux parents et partager leur bonheur, dans le respect des valeurs de fraternité et de solidarité qui caractérisent la société burkinabè.
Quelques chefs présents au baptême des enfants du Kamsongh Naaba KiibaLes trois garçons ont reçu les prénoms d'Abdallah, d'Ousseini et de Hassane. Ils portent également les noms traditionnels de Wendpouiré, Wendkuni et Wendmi, témoignant de l'attachement de leur famille à son héritage culturel.
Au-delà de la célébration familiale, cette naissance suscite également une réflexion sur la place qu'occupent les triplés dans la tradition moaga, ainsi que sur la manière dont les familles concilient aujourd'hui les valeurs ancestrales et la foi religieuse. Pour éclairer cette dimension, Dawelg Naaba Boalga apporte une lecture qui met en évidence la complémentarité entre tradition et spiritualité.
Les prières ont été dites par l'imam Abdallah Ouédraogo« La tradition moaga enseigne avant tout le respect de la vie, de la famille et de la communauté. Aujourd'hui, de nombreuses familles sont chrétiennes ou musulmanes tout en demeurant profondément attachées à leur patrimoine culturel. Il est donc possible de distinguer les valeurs culturelles des pratiques proprement religieuses », a-t-il expliqué.
L'essentiel, toujours selon lui, est de reconnaître que la naissance de triplés demeure un événement exceptionnel qui appelle à la gratitude, à la responsabilité et à la solidarité. « Les croyants peuvent rendre grâce à Dieu selon leur foi tout en conservant le respect des traditions qui valorisent ces enfants, leur mère et leur famille. Cette complémentarité contribue à préserver l'identité culturelle sans porter atteinte aux convictions religieuses de chacun », confie-t-il.
« Nous souhaitons que ces enfants nous apportent la paix, la pluie pour nos récoltes, la cohésion sociale », Kamsongh Naaba KiibaSelon lui, la portée de cette naissance dépasse largement le cercle familial. Elle constitue un événement qui interpelle toute la communauté et rappelle les valeurs fondamentales sur lesquelles repose la société. Dans la pensée moaga, une naissance exceptionnelle ne concerne jamais uniquement les parents. Elle interpelle toute la communauté. De l'explication de Dawelg Naaba Boalga, les triplés rappellent que la vie est un don précieux et que chaque enfant est porteur d'espérance.
« Lorsque cette naissance intervient au sein d'une famille investie d'une responsabilité coutumière, elle invite également à renouveler les valeurs de paix, d'unité, de justice et de protection de la communauté », a-t-il souligné, précisant que cette naissance rappelle que toute autorité traditionnelle est d'abord un service rendu au peuple.
La cola, offerte pour la prière à l'endroit des triplés« Au-delà des croyances, cette naissance est un appel à renforcer la cohésion sociale, à protéger les enfants, à honorer les mères et à transmettre aux jeunes générations les valeurs de solidarité, de respect des anciens et de vivre-ensemble qui constituent le fondement de la société moaga », souligne le Dawelg Naaba Boalga.
Cette célébration aura ainsi été bien plus qu'un simple baptême. Elle a offert un cadre de rencontre entre autorités coutumières, responsables religieux, proches et amis venus partager un moment de bonheur avec Kamsongh Naaba Kiiba. Entre les prières, les bénédictions et les marques de soutien exprimées par les nombreux visiteurs, cette journée restera gravée dans les mémoires comme un symbole d'espérance, de communion et d'unité, pour la famille, mais aussi pour la société.
Erwan Compaoré
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Le Tribunal de commerce de Ouagadougou a annulé, le 10 juin 2026, un contrat d'achat d'or liant Riverstone Karma SA aux multinationales Franco-Nevada et Sandstorm Gold Ltd. Estimant que cet accord présentait un caractère particulièrement déséquilibré, la juridiction a également condamné les deux sociétés à verser plus de 5,2 milliards de FCFA à l'entreprise burkinabè. Présentée comme une avancée importante pour la gouvernance du secteur minier et la protection des intérêts économiques nationaux, cette décision est toutefois contestée par Franco-Nevada, qui estime que le jugement rendu au Burkina Faso « est invalide » et demande son annulation.
Riverstone Karma SA est propriétaire et exploitante de la mine d'or à ciel ouvert de Karma, située dans la région du Yaadga, à 195 kilomètres de Ouagadougou. Anciennement détenue par le groupe Endeavour Mining, la mine a été acquise, en mars 2022, par Néré Mining SA, une société de droit burkinabè détenue majoritairement par des capitaux burkinabè.
Le litige trouve son origine dans un montage contractuel complexe hérité lors du rachat de la mine de Karma par Néré Mining SA. En reprenant les actifs du site, la société a également hérité d'un ensemble d'engagements contractuels conclus en 2014 entre les anciens propriétaires de la mine, notamment True Gold puis Endeavour Mining, et les sociétés Franco-Nevada et Sandstorm Gold Ltd.
Les clauses du contrat d'achat d'or imposaient à la mine de Karma des obligations qualifiées de particulièrement déséquilibrées. Conclu dans le cadre d'un financement initial de 100 millions de dollars destiné à la construction de la mine, cet accord continuait de produire ses effets alors même que ce financement aurait été intégralement remboursé depuis 2021.
Le dispositif prévoyait notamment une durée minimale de quarante ans, renouvelable automatiquement par périodes successives de quinze ans. Il obligeait également la mine à céder une partie de sa production d'or à des conditions préférentielles, avec une décote importante par rapport au prix du marché, avant l'application d'une redevance sur la production. Le contrat stipulait par ailleurs que tout nouvel engagement financier supérieur à 10 millions de dollars devait obtenir l'autorisation préalable de Franco-Nevada, limitant ainsi les capacités d'investissement et de développement industriel de la mine.
Autre élément relevé dans ce dossier : Riverstone Karma SA assure n'avoir jamais signé directement ce contrat, celui-ci ayant été conclu entre les anciens propriétaires de la mine et les sociétés spécialisées dans le financement minier. La société burkinabè affirme que, malgré cela, elle s'est retrouvée tenue d'en exécuter les obligations après l'acquisition du site.
Au-delà de l'entreprise, cet accord aurait eu également des répercussions sur les finances publiques burkinabè. En effet, une partie de l'or étant vendue à un prix inférieur au cours mondial, l'assiette fiscale s'en trouverait réduite, entraînant une baisse des recettes fiscales générées par l'exploitation, ainsi que des dividendes potentiels revenant aux actionnaires, parmi lesquels figure l'État burkinabè.
Par ailleurs, le transit de certaines opérations financières par des sociétés établies dans des juridictions à fiscalité avantageuse, notamment à la Barbade, soulève aux yeux de la partie burkinabè des interrogations quant à leur conformité avec les réglementations en vigueur au Burkina Faso et dans l'espace UEMOA.
Au-delà du règlement du différend entre les parties, cette décision de la justice burkinabè est présentée comme un précédent important pour le secteur minier en Afrique de l'Ouest. En rejetant les contestations relatives à sa compétence territoriale et en statuant sur le fond du dossier, le Tribunal de commerce de Ouagadougou affirme la capacité des juridictions nationales à examiner des contrats impliquant de grandes entreprises internationales lorsque les intérêts économiques du pays sont en jeu.
Pour la mine, ce jugement pourrait contribuer à renforcer la souveraineté juridique des États dans le domaine minier et encourager une révision des pratiques contractuelles afin qu'elles reposent davantage sur l'équité, le respect des législations nationales et un meilleur partage des revenus issus de l'exploitation des ressources naturelles.
Cette décision pourrait ainsi constituer une référence pour d'autres contentieux portant sur des contrats de financement minier dans la sous-région. Elle relance, dans le même temps, le débat sur les conditions de négociation des accords entre les États, les sociétés minières nationales et les groupes internationaux.
Mais faut-il en conclure que l'affaire est close ? Dans un communiqué en date du 16 juin 2026 publié sur son site internet, Franco-Nevada Corporation affirme avoir pris connaissance d'un communiqué de presse publié par Riverstone Karma SA annonçant « une décision d'un tribunal local du Burkina Faso visant à annuler le contrat de financement relatif à la mine Karma ». « Ce contrat est régi par le droit ontarien », fait observer la société.
Par conséquent, Franco-Nevada estime que le jugement rendu au Burkina Faso est invalide et demande son annulation. « Franco-Nevada exerce également ses propres recours juridiques en Ontario et ailleurs, conformément aux dispositions relatives au règlement des différends prévues dans le contrat, contre Riverstone Karma SA, sa société mère Néré Mining SA et d'autres sociétés affiliées concernées, afin de protéger ses droits », annonce la société.
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Dans le cadre des préparatifs de la session 2026 de l'immersion patriotique obligatoire (IPO), la Cellule d'orientation et de suivi du comité de coordination a procédé, le mardi 14 juillet 2026 à Ouagadougou, au lancement officiel de la formation des formateurs. La direction de la communication du ministère de la culture, des arts et du tourisme qui rapporte l'information, précise que la session va durer trois jours et réunira 440 formateurs venus de l'ensemble des régions du Burkina Faso.
Présidant la cérémonie d'ouverture, le président du Comité de coordination, le Colonel Daba Naon a salué la mobilisation des participants et souligné l'importance stratégique de cette formation dans la réussite du programme. Il a rappelé que cette initiative, portée par les plus hautes autorités du Burkina Faso, vise à forger une jeunesse consciente, disciplinée, résiliente et profondément attachée aux valeurs patriotiques.
Le Colonel Daba Naon a invité les formateurs, sélectionnés sur la base de leurs compétences, de leur patriotisme et de leur exemplarité, à faire preuve de rigueur, d'assiduité et d'esprit de partage. À l'issue de cette formation, ils auront pour mission de former, dans leurs régions et provinces respectives, les animateurs et encadreurs chargés d'accompagner les appelés de l'immersion patriotique obligatoire.
L'Inspecteur général de l'enseignement secondaire et vice-président de la Cellule pédagogique de l'IPO, Lamouni Soro, a indiqué que les participants recevront une formation basée sur un cahier pédagogique comprenant 13 modules. Ces contenus portent à la fois sur la discipline et les valeurs militaires, ainsi que sur des enseignements civiques destinés à renforcer le civisme, le patriotisme et l'esprit révolutionnaire des appelés.
Il a par ailleurs précisé que l'appellation officielle des participants à l'immersion est désormais « appelés de l'immersion patriotique obligatoire » et non « immergés », une terminologie qui traduit mieux les objectifs du programme.
Lefaso.net
Source : DCRP/MCCAT
Le lancement officiel des activités du projet « Promotion des services WASH et de la gestion hygiénique des menstrues pour les filles scolarisées et non scolarisées ainsi que leurs communautés dans quatre communes de la région de Oubri » est intervenu le mardi 14 juillet 2026 à Ziniaré. Porté par l'ONG WaterAid, le projet sera mis en œuvre en collaboration avec l'OCADES Caritas Ouagadougou. Il vise à améliorer durablement l'accès à des services d'eau, d'hygiène et d'assainissement inclusifs, sûrs et résilients. Une attention particulière sera portée aux filles scolarisées et non scolarisées ainsi qu'à leurs communautés.
L'eau, l'hygiène et l'assainissement ne sont pas des services périphériques à l'éducation, mais plutôt des conditions essentielles dont l'absence peut influencer le parcours scolaire des apprenants. C'est la conviction de WaterAid Burkina, à l'initiative du projet lancé ce jour. « Une école sans eau peut être un danger pour la santé. Une école sans toilettes adaptées compromet l'assiduité, la sécurité et la dignité des élèves. Une école qui ne prend pas en compte la menstruation expose les filles à l'inconfort, à la stigmatisation, aux absences répétées et parfois aux décrochages scolaires », a indiqué Dr Lucien Damiba, directeur pays de WaterAid Burkina.
Dr Lucien Damiba, directeur pays de WaterAid Burkina, a relevé le caractère important de l'eau et de l'hygiène dans l'éducationLe projet « Promotion des services WASH et de la gestion hygiénique des menstrues pour les filles scolarisées et non scolarisées ainsi que leurs communautés dans quatre communes de la région de Oubri » vient donc contribuer à réduire le manque d'infrastructures adaptées, l'accès insuffisant à des informations fiables, la difficulté d'obtenir des produits appropriés et la persistance de certains tabous qui peuvent affecter la santé, la confiance en soi, la participation en classe et le maintien des adolescents dans le système éducatif.
D'une durée de douze mois, le projet couvrira cinquante établissements scolaires répartis dans les communes de Dapélogo, Ourgou-Manéga, Nagréongo et Zitenga. Vingt-cinq nouvelles écoles à Nagréongo et Zitenga bénéficieront des interventions tandis que les acquis déjà enregistrés dans vingt-cinq autres établissements à Dapélogo et Ourgou-Manéga seront consolidés. Ce sont au total environ 10 000 élèves et leurs communautés qui seront bénéficiaires du projet.
Le haut-commissaire de la province de Bassitenga, Saidou Guigma, a invité l'ensemble des acteurs à s'approprier le projetD'un coût global d'environ 282 millions de francs CFA, le projet va s'articuler autour de quatre axes majeurs. Ce sont le renforcement des infrastructures WASH durables et résilientes face au changement climatique ; l'adoption des bonnes pratiques d'hygiène en milieu scolaire et communautaire, notamment la gestion de l'hygiène mensuelle ; l'amélioration de la gouvernance locale et de ses services pour une gestion transparente et responsable, et enfin, la promotion de la nutrition et des pratiques environnementales vertueuses au sein des écoles.
« À travers cette initiative, WaterAid et OCADES Caritas Ouagadougou veulent démontrer que l'investissement dans le cadre scolaire produit des bénéfices multiples : protection de la santé, amélioration des conditions d'apprentissage, soutien au fonctionnement des cantines et des jardins scolaires, réduction des absences, renforcement de la confiance et de la sécurité des filles, la réussite éducative et, enfin, le développement du capital humain dont notre pays a besoin pour construire une nation forte », a soutenu Dr Lucien Damiba.
Photo de familleVenu présider l'ouverture de l'atelier de lancement du projet, le haut-commissaire de la province de Bassitenga, Saidou Guigma, a relevé que le manque d'infrastructures adaptées et les tabous culturels autour des menstrues constituent des barrières invisibles mais réelles, qui freinent la scolarisation des filles, provoquent l'absentéisme scolaire et nuisent à leur santé. Il se réjouit donc de l'implémentation du présent projet, qui selon lui va contribuer à briser le cycle de l'absentéisme scolaire, la stigmatisation et la dégradation des conditions d'apprentissage des filles. Il a également invité l'ensemble des acteurs, des autorités locales, des leaders communautaires, du corps enseignant, des parents d'élèves et des élèves eux-mêmes à s'impliquer pleinement et à s'approprier le projet.
Armelle Ouédraogo
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Du 14 au 17 juillet 2026, Bobo-Dioulasso accueille l'atelier de mise en place et d'installation du Comité sous-régional d'organisation (CRO) de la première édition de la foire transfrontalière SKBoWa. Cet atelier marque une étape importante dans les préparatifs de cet événement économique sous-régional prévu en novembre 2026 dans la capitale économique du Burkina Faso. L'ouverture officielle des travaux a eu lieu ce mardi 14 juillet 2026.
Réunissant des représentants du Burkina Faso, du Mali, de la Côte d'Ivoire et du Ghana, cet atelier vise à installer officiellement le comité régional d'organisation chargé de piloter les préparatifs de cette foire. Cette instance regroupe des structures publiques, des organisations professionnelles agricoles et des acteurs de la société civile des quatre pays membres de l'espace SKBoWa (Sikasso-Korhogo-Bobo-Dioulasso-Wa).
Cet atelier a réuni des représentants du Burkina Faso, du Mali, de la Côte d'Ivoire et du GhanaAu-delà de l'installation du comité, les participants devront examiner le bilan des travaux déjà réalisés par le comité technique national ; la composition des différentes commissions ; définir un mode de fonctionnement opérationnel du CRO. Aussi, la rencontre a été l'occasion de remettre aux membres leurs lettres de mission. Les échanges porteront également sur la planification des activités prioritaires, notamment la construction des stands ; la mobilisation des exposants et des partenaires ; la communication ainsi que la contractualisation du site devant accueillir la manifestation.
Le président du Cadre de concertation des organisations interprofessionnelles agricoles du Burkina FasoUne foire au service de l'intégration économique
Pour le président du Cadre de concertation des organisations interprofessionnelles agricoles du Burkina Faso (CCOIA-BF), Ibrahim Sanfo, cette première édition constitue un rendez-vous majeur pour le développement des échanges commerciaux dans l'espace SKBoWa. Selon lui, la foire ambitionne de faciliter les échanges transfrontaliers, d'offrir de nouveaux débouchés aux producteurs et de promouvoir la consommation des produits locaux. « Nous n'avons qu'une seule mission : réussir l'organisation de cette foire et faire en sorte qu'elle soit pérenne », a-t-il déclaré, rappelant que l'événement est appelé à devenir tournant entre les quatre pays partenaires.
Pour Ali Diabaté, représentant de la Direction nationale de l'Agriculture du Mali, cette foire doit permettre de renforcer les filières agricoles déjà actives entre les pays voisinsPortée par le CCOIA-BF, la foire est organisée sous le patronage du ministre d'État, ministre en charge de l'Agriculture. Elle se tient sous le co-patronage du ministre de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat, en collaboration avec les ministères et structures des pays frères. Elle bénéficie de l'appui de l'Allemagne cofinancé par l'Union européenne à travers le projet SKBoWa.
Un levier pour la souveraineté alimentaire et la cohésion sociale
Représentant du ministère de l'Agriculture, Séni Nikiéma, directeur du développement des marchés des produits agropastoraux et halieutiques, a rappelé que cette initiative s'inscrit pleinement dans la dynamique de souveraineté alimentaire portée par les autorités des pays concernés. À ses yeux, cette foire poursuit un double objectif, à savoir renforcer les échanges commerciaux entre les quatre pays et consolider la cohésion sociale entre les populations vivant dans les zones frontalières. Il a invité les membres du comité d'organisation à s'investir pleinement afin de garantir le succès de cette première édition, estimant qu'une réussite au Burkina Faso ouvrira la voie aux futures éditions dans les autres pays de l'espace SKBoWa.
Les délégations étrangères ont aussi exprimé leur engagement en faveur de cette initiative. Pour Ali Diabaté, représentant de la Direction nationale de l'Agriculture du Mali, cette foire doit permettre de renforcer les filières agricoles déjà actives entre les pays voisins tout en consolidant la coopération transfrontalière.
Pour Theodora BOTCHWAY de la commission des frontières du Ghana, cet événement contribuera non seulement au développement des échanges commerciaux, mais aussi au renforcement de la coexistence pacifique entre les peuples de la sous-régionMême optimisme du côté du Ghana. Représentant son pays, Theodora BOTCHWAY de la commission des frontières a indiqué que cette rencontre constitue une étape essentielle dans les préparatifs de la foire de novembre. Elle a souligné que l'événement contribuera non seulement au développement des échanges commerciaux, mais aussi au renforcement de la coexistence pacifique entre les peuples de la sous-région.
Séni Nikiéma, directeur du développement des marchés des produits agropastoraux et halieutiques, a invité les membres du comité d'organisation à s'investir pleinement afin de garantir le succès de cette première éditionPrévue du 20 au 29 novembre 2026 sur le site de la Semaine nationale de la culture (SNC) à Bobo-Dioulasso, la première édition de la foire transfrontalière SKBoWa ambitionne de réunir plus de 300 exposants autour de plusieurs filières agricoles stratégiques, notamment le riz, le maïs, le manioc, le soja, la mangue, l'anacarde, le karité, la volaille, le maraîchage, la pomme de terre et les produits de l'apiculture. L'événement se veut un cadre durable de promotion des produits locaux, de création d'opportunités d'affaires et de renforcement de l'intégration économique et sociale entre le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, le Ghana et le Mali.
Romuald Dofini
Lefaso.net
Orabank Burkina et Wave Burkina franchissent une nouvelle étape dans le développement des services financiers numériques au Burkina Faso. Les deux institutions ont officiellement lancé, ce mercredi 15 juillet 2026, à Ouagadougou, les services Bank-to-Wallet (B2W) et Wallet-to-Bank (W2B). C'était à travers la signature d'un partenariat stratégique visant à renforcer l'inclusion financière.
Cette nouvelle solution permet désormais aux clients d'effectuer des transferts instantanés et sécurisés entre leurs comptes Orabank et leurs portefeuilles électroniques Wave, dans les deux sens. Disponibles 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, ces services offrent une expérience fluide, sans nécessité de se déplacer en agence ou de passer par un intermédiaire.
Concrètement, les utilisateurs peuvent transférer de l'argent de leur compte bancaire Orabank vers leur portefeuille Wave ou, à l'inverse, alimenter leur compte bancaire à partir de leur portefeuille mobile, directement depuis leur téléphone portable. Au-delà de la simplicité d'utilisation, ce partenariat établit un lien direct entre le système bancaire traditionnel et l'écosystème du mobile money. Il constitue une opportunité pour les populations non bancarisées d'accéder progressivement aux services financiers formels, tout en permettant aux clients déjà bancarisés de gérer plus facilement leurs opérations quotidiennes.
Grâce à cette interconnexion, les utilisateurs bénéficient de la mobilité et de la rapidité du mobile money. Ce qui leur permet de profiter des avantages du secteur bancaire, notamment la sécurisation de l'épargne, une meilleure traçabilité des transactions financières et l'accès à une gamme plus large de produits et services financiers. Les deux partenaires assurent que cette solution est conforme aux exigences de la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO). Elle garantit des transactions sécurisées, la protection des données personnelles et une expérience utilisateur fiable.
« Ce partenariat avec Orabank Burkina illustre notre engagement à rapprocher le système bancaire des populations burkinabè, partout et pour tous. Le Bank-to-Wallet est un levier concret pour accélérer l'inclusion financière et faciliter la formalisation des flux économiques locaux », a indiqué Joël Ky, directeur pays de Wave Burkina. Monsieur Ky a précisé que leur ambition, c'est de faciliter la vie de leurs clients.
« Au-delà d'un partenariat entre deux institutions, ce qui nous réunit aujourd'hui est avant tout une ambition commune : simplifier le quotidien de nos clients et rapprocher davantage les services financiers des populations », a insisté le directeur général d'Orabank, Pathé Mbengue. Il a invité les clients de la banque à utiliser les nouveaux services pour faciliter les paiements de factures, les transactions et les achats.
Avec le lancement des services Bank-to-Wallet et Wallet-to-Bank, Orabank Burkina et Wave Burkina réaffirment leur volonté de contribuer à la modernisation des services financiers et à l'accélération de l'inclusion financière au Burkina Faso. Ces deux institutions proposent des solutions adaptées aux besoins des particuliers comme des entreprises.
Orabank Burkina Faso est une entité du groupe Orabank, groupe bancaire panafricain présent dans 12 pays d'Afrique de l'Ouest et du Centre. Au Burkina Faso, elle dispose d'un réseau de 30 agences et de GAB pour proposer des services financiers accessibles, innovants et adaptés aux besoins de ses clients. Banque universelle engagée dans le financement de l'économie nationale, Orabank Burkina accompagne les particuliers, les professionnels, les PME/PMI, les grandes entreprises et les institutions à travers une offre complète de produits et services bancaires. La banque place l'innovation et la transformation digitale au cœur de sa stratégie, notamment grâce à des solutions telles que My Keaz, Or@Mobile, Or@Net, WhatsApp Banking et sa plateforme E-commerce.
Le groupe Orabank compte environ 188 agences et points de vente, une Société de gestion et d'intermédiation (SGI) et plus de 2 510 collaborateurs. Il œuvre à promouvoir l'inclusion financière, l'innovation et le développement durable dans l'ensemble de ses marchés.
Wave Mobile Money est une société anonyme dont l'activité principale est la gestion de moyens de paiement sous forme de monnaie électronique et toute opération financière. Portée par la mission de faire de l'Afrique un continent où l'inclusion financière est une réalité pour tous, Wave propose une application mobile money radicalement plus simple, plus abordable et plus sécurisée. Wave Mobile Money opère au Burkina Faso depuis 2021 et dans d'autres pays comme le Sénégal, la Côte d'Ivoire, le Mali, l'Ouganda, la Gambie, la Sierra Leone, le Niger et bientôt dans d'autres pays de la sous-région. Wave garantit la gratuité complète sur les opérations essentielles, notamment les dépôts, les retraits et les paiements de factures.
Rama Diallo
Lefaso.net
La lettre du Brigadier (à la retraite) Dr Raashid Wali Janjua souffre de la même amnésie sélective qu'il reproche à l'Inde. Un examen impartial des faits révèle que plusieurs de ses affirmations sont historiquement incomplètes et juridiquement imprécises.
L'auteur invoque la fermeture des canaux Central Bari Doab et Depalpur en 1948 comme preuve des intentions prédatrices de l'Inde. Il omet le contexte essentiel : ces canaux étaient alimentés par des ouvrages de tête situés entièrement en territoire indien après la Partition, et les approvisionnements ont été interrompus au cours d'un processus de partition de l'Inde extraordinairement complexe. La question a été rapidement réglée par l'Accord inter-dominions du 4 mai 1948, dans lequel le Pakistan lui-même a reconnu les droits souverains de l'Inde sur les ouvrages de tête et a accepté de payer des redevances pour la poursuite de l'utilisation de l'eau. Loin d'être un acte de malveillance, cela démontre la volonté de l'Inde de résoudre chaque différend à l'amiable.
L'auteur affirme que le Traité des eaux de l'Indus (IWT) a bien servi les intérêts hydriques du Pakistan, tout en accusant simultanément et paradoxalement l'Inde de « tentatives continuelles de détourner » l'eau du Pakistan. Le fait est que le Traité des eaux de l'Indus de 1960, signé après près d'une décennie de négociations, est l'un des traités relatifs aux eaux transfrontalières les plus généreux au monde du point de vue de l'État situé en aval. L'Inde a non seulement renoncé à ses droits sur environ 80 % des eaux totales du système de l'Indus, mais elle a également versé environ 62 millions de livres sterling (environ 227,5 milliards de roupies à valeur actuelle) à titre de compensation pour les ouvrages de remplacement au Cachemire occupé par le Pakistan afin d'obtenir l'utilisation d'eaux qui lui appartenaient déjà. Aucune concession comparable de la part d'un État riverain situé en amont n'existe dans l'histoire moderne des traités sur l'eau.
Janjua note à juste titre que l'Inde n'est autorisée à disposer que d'une capacité de stockage cumulée de 3,6 MAF sur les rivières occidentales et que les projets hydroélectriques au fil de l'eau ne doivent pas modifier le régime d'écoulement en aval.
C'est précisément la position de l'Inde également. Le différend porte fondamentalement sur l'interprétation par le Pakistan de la notion de « modification du régime d'écoulement en aval ». Le Pakistan invoque cet argument pour s'opposer à chaque projet hydroélectrique que l'Inde cherche à construire sur les rivières occidentales, quelle que soit la taille ou la conception du projet. La tendance est révélatrice. Uri II, un projet ne disposant d'aucune capacité de retenue (pondage), a fait l'objet d'objections. Lower Kalnai a également suscité des objections alors même que la différence entre la capacité de retenue conçue par l'Inde et celle calculée par le Pakistan se limitait à des fractions décimales. Dans les deux cas, le fondement factuel des objections était si négligeable qu'il relevait davantage d'un prétexte technique que d'une préoccupation de fond.
Le Pakistan a en outre soulevé des objections à l'encontre des projets hydroélectriques de Kishanganga et de Ratle, deux projets légitimes au fil de l'eau pleinement conforme aux dispositions du Traité, en demandant à la Banque mondiale de constituer une Cour d'arbitrage, contournant ainsi le mécanisme de l'Expert neutre prévu par le Traité. L'objection de l'Inde à la procédure devant la Cour n'est pas une tentative d'échapper à ses responsabilités ; il s'agit d'une position de principe selon laquelle les mécanismes de règlement des différends prévus par le Traité doivent être pleinement épuisés avant de recourir à l'arbitrage, comme l'exige expressément l'article IX du Traité des eaux de l'Indus lui-même. Le recours unilatéral du Pakistan à la Cour d'arbitrage, en contournant l'échelonnement séquentiel des mécanismes de règlement des différends, constitue en soi une violation des obligations découlant du Traité.
L'Inde a adressé un avis en janvier 2023 demandant la modification du Traité des eaux de l'Indus en vertu de l'article XII(3), invoquant l'obstruction persistante du Pakistan au fonctionnement des mécanismes du Traité ainsi que son recours unilatéral à l'arbitrage externe, comportements jugés incompatibles avec l'esprit du Traité. Il ne s'agit pas d'une abrogation unilatérale, mais d'un recours légalement prévu. Le Traité nécessite une renégociation afin de tenir compte de six décennies d'évolution des circonstances, notamment des avancées techniques, des propres besoins de développement de l'Inde sur les rivières occidentales et de l'utilisation de mauvaise foi par le Pakistan des dispositions relatives au règlement des différends. L'Inde exerce un droit prévu par le Traité, elle n'en viole pas les dispositions.
Les comparaisons avec les cas Égypte-Éthiopie et Syrie-Irak affaiblissent en réalité l'argument de Janjua au lieu de le soutenir. Dans ces cas, il n'existe aucun traité bilatéral juridiquement contraignant, ce qui explique précisément pourquoi ces États situés en aval sont vulnérables. Le Pakistan, en revanche, disposait d'un traité détaillé et juridiquement contraignant avec l'Inde, qui a été largement utilisé comme un instrument politique plutôt qu'à des fins de développement. Tout commentaire responsable sur un traité d'une telle complexité doit dépasser le récit des prédateurs et des victimes. Le Traité des eaux de l'Indus a perduré pendant plus de six décennies grâce à l'attitude généreuse de l'Inde. Les préoccupations de l'Inde reflètent une reconnaissance légitime de l'évolution des circonstances et du fait que le Traité ne peut pas être indéfiniment utilisé comme un instrument politique pour entraver l'utilisation légale par l'Inde de ses propres ressources en eau fluviale. Une telle rhétorique incendiaire de la part du Pakistan met clairement en évidence ses intentions et justifie la position de l'Inde.
L'auteur est un ancien Commissaire indien aux eaux de l'Indus.
Au cours du mois de juin 2026, les Forces combattantes ont lancé des offensives d'envergure contre plusieurs bases ennemies qui ont permis la neutralisation de dizaines de terroristes et de leurs éclaireurs ainsi que la récupération d'une importante quantité de matériel militaire, rapporte l'AIB qui cite des sources sécuritaires.
Le 30 juin 2026, les terroristes ont lancé des attaques simultanées contre les détachements de Solhan et de Sebba dans l'espoir d'empêcher l'apport de renforts aux unités engagées dans la localité. Bien renseignés, les vaillants gendarmes les attendaient de pied ferme. Les assaillants ont été copieusement matés et une importante quantité de matériel a été récupérée.
Les vecteurs aériens venus en renfort ont ensuite pris en chasse les criminels en débandade et leur ont infligé des frappes précises au cours de leur fuite.
Au même moment, profitant de l'engagement d'une importante mission d'escorte logistique du 20e Bataillon d'intervention rapide (BIR) sur l'axe de Fada-Gayéri, les terroristes ont jeté leurs forces sur les unités restées pour assurer la sécurisation de Gayéri, croyant pouvoir rapidement faire plier la ville.
C'était sans compter sur la bravoure et le professionnalisme des Forces combattantes qui ont contenu l'ennemi avant de le piéger jusqu'à l'arrivée des combattants du ciel.
Les frappes aériennes ont désorganisé les colonnes ennemies qui aont été prises dans un feu mortel. Les assaillants y ont subi de très lourdes pertes tandis qu'une importante logistique a été récupérée par les Forces combattantes.
Hormis ces mémorables victoires, les Forces combattantes avaient déjà réalisé plusieurs prouesses au cours des jours précédents. Le 29 juin en effet, des combattants du 52e Régiment d'infanterie commando (RIC) ont pris contact avec un groupe ennemi dans la zone de Daka. Les criminels ont été matés et du matériel récupéré à l'issue des combats.
La veille, le 28 juin, des combattants opérant dans la zone de Kassoum (région du Sourou) ont intercepté et neutralisé des guetteurs ennemis qui surveillaient les mouvements des unités amies.
Trois jours plus tôt, le 25 juin, les Forces combattantes du 23e BIR ont mené une opération d'infiltration vers Gandagoulou qui a permis de neutraliser des criminels retranchés dans la zone. Dans la continuité de ces offensives, le 22 juin, le Groupe d'intervention spéciale du 30e BIR a intercepté une bande de criminels entre Koogho et Mené, poursuivant ainsi ses opérations offensives dans ce secteur.
Le 18 juin, les Forces combattantes ont une nouvelle fois démontré leur capacité de riposte en repoussant une attaque ennemie dans la zone de Tougou, infligeant des pertes aux assaillants. Quelques jours auparavant, le 15 juin, les combattants du 9e BIR ont pris contact avec un groupe ennemi à Goulougoutou. Les terroristes ont été neutralisés et du matériel récupéré. Le même jour, le 21e BIR, engagé dans une reconnaissance offensive dans la zone de Guila, a neutralisé un groupe criminel et saisi du matériel militaire.
Dans le même temps, le Groupe d'intervention spéciale du 30e BIR tendait une embuscade à des criminels entre Koogho et Mené, perturbant davantage leurs capacités de nuisance. Les opérations de neutralisation des éclaireurs ennemis se sont également poursuivies dans plusieurs localités. Le 12 juin, des guetteurs ennemis ont été interceptés et neutralisés dans la zone de Bangassogo.
La veille, le 11 juin, un commando des Forces combattantes a tendu une embuscade à des guetteurs ennemis dans la zone de Bomborokuy. Le 10 juin, une patrouille des Forces combattantes opérant dans la zone de Kweremaguel, vers Diin, a surpris des guetteurs ennemis munis de téléphones satellitaires. Les criminels ont été neutralisés sans pouvoir transmettre des renseignements à leurs complices.
Quelques jours plus tôt, le 7 juin, une double attaque contre les positions des Forces combattantes dans les localités de Biguinonguin et de Naptisin, dans la région du Nakambé, a été vaillamment repoussée. Les assaillants ont subi de lourdes pertes face à la riposte des unités engagées. Enfin, du 4 au 9 juin, le 17e BIR a conduit un vaste ratissage dans sa zone de responsabilité.
Les boys ont débusqué plusieurs terroristes qui ont été neutralisés. Les opérations se poursuivent avec la même détermination pour assurer la sécurité des populations et préserver l'intégrité du territoire national.
Lefaso.net
Source : Agence d'information du Burkina
Nous poursuivons notre série consacrée aux femmes et aux hommes qui façonnent le Burkina numérique dans la perspective de la deuxième édition de Le Faso Digital 2026, prévue du 17 au 24 octobre 2026. Cent personnalités, cent parcours, cent inspirations. Aujourd'hui, nous mettons à l'honneur un pionnier du Burkina numérique, Dr Joachim Tankoano.
Il existe des personnalités dont l'œuvre façonne durablement un pays, même si leur nom demeure souvent moins connu du grand public que celui des institutions qu'elles ont contribué à créer. Dr Joachim Tankoano appartient à cette catégorie rare de bâtisseurs.
Lorsque le Burkina Faso commence à s'intéresser aux technologies de l'information, Internet n'en est encore qu'à ses premiers balbutiements en Afrique. Les notions de gouvernement électronique, de cybersécurité, de fibre optique ou de transformation digitale n'occupent pas encore les débats publics. Pourtant, dès les années 1990, Joachim Tankoano imagine déjà un Burkina où le numérique deviendrait un moteur du développement économique, social, éducatif et administratif.
Aujourd'hui, alors que le pays poursuit sa transformation numérique, nombre des infrastructures, des institutions et des politiques qui la soutiennent trouvent leur origine dans les réformes qu'il a initiées. C'est cette contribution exceptionnelle qui lui vaut d'être désigné « Grand Homme du Numérique », une distinction qui lui sera remise cette semaine et qui rend hommage à plusieurs décennies d'engagement au service du développement technologique du Burkina Faso.
Former les hommes avant de construire les technologies
Né le 14 avril 1951 à Fada N'Gourma, Joachim Tankoano appartient à la première génération d'informaticiens africains formés dans les grandes universités occidentales. Après une formation en informatique à l'Université de Montréal, sanctionnée par une maîtrise en 1978, il poursuit ses recherches en France où il obtient, en 1988, un doctorat d'État en sciences mathématiques, option informatique, à l'Université de Nancy I.
Son parcours académique est déjà remarquable. Mais c'est surtout la manière dont il choisit de mettre ce savoir au service de son pays qui fera de lui une figure majeure du numérique burkinabè. Entre 1983 et 1987, il enseigne à l'Université de Nancy II comme maître-assistant associé avant de rejoindre l'Institut africain d'informatique (IAI) de Libreville, où il participe à la formation de nombreux cadres africains. Cette expérience renforce chez lui une conviction profonde : le développement numérique de l'Afrique passera d'abord par la formation de ses propres experts.
Le père de l'École supérieure d'informatique
En 1990, il décide de rentrer au Burkina Faso. La mission qui lui est confiée est immense : créer la première École supérieure d'informatique (ESI) de l'Université de Ouagadougou.
Il ne se contente pas d'en assurer la direction. Il imagine les programmes pédagogiques, recrute les enseignants, organise les concours d'entrée, mobilise les partenaires et construit progressivement ce qui deviendra l'une des écoles ayant formé plusieurs générations d'ingénieurs et de spécialistes des TIC au Burkina Faso. Pour beaucoup d'acteurs du numérique burkinabè, l'ESI constitue encore aujourd'hui l'un des principaux berceaux des compétences nationales.
Donner une identité numérique au Burkina Faso
En 1993, Internet est encore presque inconnu du grand public. Pourtant, Joachim Tankoano participe à un projet qui marquera durablement l'histoire numérique nationale : la création et la gestion du domaine Internet ".bf". Grâce à une collaboration entre l'Université de Ouagadougou, l'ORSTOM et l'INRIA, le Burkina Faso rejoint ainsi les premières nations africaines à disposer de leur identité numérique sur Internet.
Quelques mois plus tard, il organise à Ouagadougou le deuxième Colloque africain sur la recherche en informatique (CARI'94), réunissant chercheurs africains et partenaires internationaux autour des enjeux scientifiques du numérique. Ces initiatives témoignent déjà de sa volonté de positionner le Burkina Faso comme un acteur reconnu dans l'écosystème numérique africain.
L'architecte des politiques publiques du numérique
En 1995, Joachim Tankoano est nommé Délégué général à l'informatique, avec rang de ministre. Pendant plus de dix ans, puis comme premier ministre des Postes et des Technologies de l'information et de la communication, il conduit les plus importantes réformes numériques jamais engagées par le Burkina Faso. Sous sa responsabilité sont élaborés :
• le 2ᵉ Plan directeur informatique national ;
• le premier Plan NICI d'Afrique, consacré aux infrastructures nationales d'information et de communication ;
• la Cyberstratégie nationale ;
• les premières politiques intégrant le numérique dans l'ensemble des secteurs de développement.
À une époque où beaucoup considèrent encore l'informatique comme un simple outil administratif, il défend déjà une vision beaucoup plus ambitieuse : faire du numérique un levier transversal de modernisation de l'État et de transformation de l'économie.
Le ministre qui préparait déjà le Burkina de demain
Son passage à la tête du ministère entre 2006 et 2008 est marqué par plusieurs décisions structurantes.
Il co-supervise la privatisation partielle de l'ONATEL, lance les premières réflexions sur le backbone national en fibre optique, engage la modernisation de RESINA (le réseau Internet de l'administration publique), introduit la technologie WiMAX dans les réseaux publics et initie plusieurs textes législatifs relatifs à la société de l'information et à la lutte contre la cybercriminalité.
Il est également à l'origine de la création de l'Agence nationale de promotion des TIC (ANPTIC), devenue aujourd'hui l'un des principaux bras opérationnels de la transformation numérique du Burkina Faso. Nombre des chantiers qu'il a lancés continuent aujourd'hui encore de structurer les politiques publiques nationales.
Un chercheur qui n'a jamais cessé d'innover
Après son passage au gouvernement, Joachim Tankoano retrouve pleinement sa vocation première : la recherche. Depuis plus de quarante ans, ses travaux portent sur les bases de données, les systèmes distribués, les réseaux de Petri, les architectures de données et, plus récemment, les bases de données multimodèles, sujet sur lequel il publie encore dans des revues scientifiques internationales en 2022 et 2025.
Il est également co-auteur, avec Mahamoudou Ouédraogo, de l'ouvrage « Internet au Burkina Faso : réalités et utopies », publié en 2001 chez L'Harmattan, qui demeure une référence pour comprendre les débuts de l'Internet dans le pays. Cette activité scientifique constante illustre une qualité essentielle du bâtisseur : ne jamais cesser d'apprendre ni d'innover.
Une vision toujours d'actualité
Aujourd'hui encore, alors qu'il intervient comme conseiller indépendant en politiques publiques du numérique, sa pensée conserve une étonnante modernité. Formation des compétences, souveraineté numérique, infrastructures, gouvernance électronique, cybersécurité, recherche scientifique, innovation… Autant de priorités qu'il défendait déjà il y a plus de vingt ans et qui demeurent au cœur des stratégies numériques du Burkina Faso.
Son parcours rappelle que les grandes transformations ne naissent pas du hasard. Elles sont le fruit d'une vision, d'une méthode et d'un engagement de longue durée.
Pourquoi fait-il partie des 100 Visages du Burkina Digital ?
Parce qu'il est l'un des principaux architectes des politiques publiques qui ont permis au Burkina Faso d'entrer dans l'ère numérique. Parce qu'il a créé les premières institutions de formation en informatique, contribué à doter le pays de son identité sur Internet avec le domaine .bf, posé les bases de la gouvernance numérique et porté une vision intégrée des technologies de l'information bien avant qu'elles ne deviennent une priorité mondiale.
Et parce que plusieurs générations d'informaticiens, de chercheurs, de décideurs et d'entrepreneurs poursuivent aujourd'hui une œuvre dont il a largement contribué à tracer les premiers contours. « Les grandes transformations numériques ne commencent pas par les technologies, mais par une vision, des compétences et une volonté politique », telle pourrait être sa conviction.
Principal sponsor de la 4ᵉ édition du Salon international des professionnels de l'économie numérique de l'UEMOA (SIPEN-UEMOA), Wave entend réaffirmer son engagement en faveur de l'inclusion financière au Burkina Faso. Pour son directeur général, Joël Ky, le pays occupe une place stratégique dans la vision régionale de l'entreprise, qui mise sur des services financiers accessibles, simples et adaptés aux réalités locales.
Au Sénégal, en Gambie et en Côte d'Ivoire, Wave est le leader du transfert mobile money. Si au Burkina Faso ce n'est pas encore le cas, la société entend déployer tous les moyens pour y arriver. C'est ce qu'a laissé entendre le directeur général de Wave Burkina, Joël Ky, à l'occasion de la 4ᵉ édition du Salon international des professionnels de l'économie numérique de l'UEMOA (SIPEN-UEMOA) où la société est présente.
De la signature de convention avec le Regroupement des opérateurs et professionnels du secteur des TIC (Roptic), aux communications en passant par des expositions de ses services, Wave entend impacter cette rencontre sous-régionale.
Pour le directeur général de Wave Burkina Faso, Joël Ky, le SIPEN constitue un cadre privilégié de dialogue entre les pouvoirs publics, les institutions régionales, les régulateurs, les entreprises, les FinTech et les jeunes innovateurs. « Il ne s'agit pas seulement d'accompagner un événement, mais de soutenir un espace dans lequel peuvent émerger des collaborations, des solutions concrètes et une vision commune pour la transformation numérique du pays », explique-t-il.
Le directeur général de Wave Burkina, Joël Ky, a appelé les populations à adopter WaveSelon lui, cet engagement s'inscrit dans la mission de Wave, qui consiste à rendre les services financiers plus abordables et à favoriser l'émergence d'une économie de plus en plus dématérialisée sur le continent.
Un marché stratégique pour Wave
Avec une population estimée à près de 24 millions d'habitants, le Burkina Faso représente un marché stratégique dans la vision régionale de Wave. Mais au-delà de sa taille, c'est surtout le dynamisme de ses commerçants, de ses entrepreneurs et de son écosystème technologique qui motive l'entreprise.
Joël Ky affirme que Wave privilégie une approche fondée sur la proximité avec les utilisateurs plutôt que l'application d'un modèle uniforme. « Nous devons continuer à écouter les clients, les agents, les entreprises et les autorités afin d'adapter notre approche aux réalités du pays », souligne-t-il.
L'entreprise estime que la finance numérique peut jouer un rôle déterminant dans la modernisation des paiements, la facilitation des transactions quotidiennes et le développement des petites activités économiques.
Miser sur des services simples et accessibles
Pour Wave, les principaux freins à l'utilisation des services financiers demeurent le coût, la complexité, le manque de transparence et l'accès limité aux points de service.
L'entreprise affirme avoir construit son modèle autour de dépôts gratuits, d'une tarification claire et de transferts à faible coût. Une approche qui, selon son directeur général, répond aux réalités d'un marché où une grande partie de l'activité économique repose sur des transactions de faibles montants réalisées quotidiennement par les ménages, les commerçants et les petites entreprises.
Présente aujourd'hui dans onze pays africains, Wave revendique plus de 25 millions d'utilisateurs actifs mensuels, plus de trois millions de commerçants partenaires et un réseau de plus de 50 000 agents.
Des défis persistants pour l'inclusion financière
Malgré les progrès enregistrés grâce au développement du mobile money, Joël Ky estime que de nombreux défis restent à relever au Burkina Faso.
Selon lui, l'enjeu ne réside plus uniquement dans l'ouverture de nouveaux comptes, mais dans leur utilisation régulière par les populations. Il insiste notamment sur la nécessité de renforcer l'accessibilité des services, d'améliorer la qualité de l'accompagnement et de poursuivre les actions de sensibilisation.
Une attention particulière doit, selon lui, être accordée aux femmes, aux jeunes, aux populations rurales ainsi qu'aux petites entreprises, qui demeurent les catégories les plus exposées aux difficultés d'accès aux services financiers.
Adapter l'innovation aux réalités du terrain
Dans un contexte où l'accès à Internet reste encore limité pour une grande partie de la population, le directeur général de Wave estime que l'inclusion financière ne peut reposer uniquement sur les smartphones ou les applications numériques.
Il plaide pour une approche combinant innovation technologique et présence de proximité, grâce notamment au réseau d'agents, qui accompagne les utilisateurs dans leurs opérations quotidiennes.
« L'innovation la plus pertinente n'est pas toujours la plus complexe. C'est celle qui fonctionne dans les conditions réelles du marché et qui permet au plus grand nombre de participer à l'économie numérique », affirme-t-il.
Serge Ika Ki
Lefaso.net
Menée jusqu'aux dernières minutes de la rencontre, l'Argentine a réussi une spectaculaire remontée pour s'imposer 2-1 face à l'Angleterre, ce mercredi 15 juillet. Grâce à des réalisations d'Enzo Fernández et de Lautaro Martínez en fin de match, l'Albiceleste décroche son billet pour la finale de la Coupe du monde 2026.
Les premières minutes de la rencontre ont été particulièrement disputées, avec de nombreux duels et plusieurs fautes commises par les Argentins. L'Angleterre a rapidement cherché à imposer son rythme et à mettre son adversaire sous pression.
Malgré l'intensité de la partie, les Argentins sont progressivement parvenus à contenir les offensives anglaises. La plus grosse occasion de la première période est intervenue à la 33e minute, lorsque Declan Rice sur coup franc offre une passe vers John Stones. Ce dernier a placé une tête, mais sans parvenir à tromper le gardien argentin.
À la 39e minute, Enzo Fernández a tenté sa chance de loin, mais sa frappe est passée juste au-dessus de la barre transversale. Les deux équipes ont regagné les vestiaires sur un score nul et vierge (0-0).
Au retour de la pause, les deux formations ont affiché des intentions plus offensives. Dès la 47e minute, Julián Álvarez a failli ouvrir le score, mais Jordan Pickford s'est montré vigilant.
L'Angleterre a finalement trouvé l'ouverture à la 55e minute grâce à Anthony Gordon, qui a repris un centre de Morgan Rogers pour donner l'avantage aux Three Lions.
Menés au score, les champions du monde en titre ont tenté de réagir mais ont trouvé en face un gardien anglais très inspiré qui parvient à résister aux tentatives argentines comme la frappe de Nicolas Gonzalez à la 69e.
Quelques minutes plus tard, à la 76e minute, c'est au tour de Mac Allister d'essayer de rétablir la parité. Sans succès.
Alors que l'Angleterre semblait se diriger vers la victoire, l'Argentine a renversé la rencontre dans les dernières minutes. À la 85e minute, parfaitement servi par Lionel Messi, Enzo Fernández a décoché une frappe lointaine qui a terminé au fond des filets pour égaliser.
Dans le temps additionnel, Lionel Messi a une nouvelle fois été décisif en délivrant un centre repris victorieusement par Lautaro Martínez, auteur du but de la victoire.
Au terme d'une seconde période spectaculaire, l'Albiceleste se qualifie ainsi pour une deuxième finale consécutive de Coupe du monde. Lionel Messi disputera, quant à lui, une troisième finale mondiale après celles de 2014 et de 2022.
En finale, l'Argentine affrontera l'Espagne le dimanche 19 juillet 2026 au MetLife Stadium.
Jean Élysée Nikiéma
Lefaso.net
Au Burkina Faso, chaque année, des milliers de jeunes arrivent sur le marché du travail avec l'ambition de construire leur avenir professionnel. Dans le même temps, les secteurs de l'énergie solaire et de la mécanique/réparation d'équipements connaissent un développement soutenu et offrent des perspectives d'emploi croissantes. Les entreprises de ces filières recherchent aujourd'hui des jeunes qualifiés capables d'accompagner leur développement et de répondre aux besoins d'une économie plus verte, plus compétitive et plus résiliente.
Pour répondre à cette dynamique, le projet BenkadiBaara, financé par l'Union européenne et mis en œuvre par LuxDev, en partenariat avec les Conseils régionaux des régions d'intervention, lance deux nouveaux appels à projets destinés à soutenir des parcours de formation-insertion professionnelle au profit des jeunes de 16 à 35 ans.
L'objectif est de permettre à plusieurs milliers de jeunes femmes et hommes d'acquérir des compétences directement recherchées par les entreprises, de bénéficier d'une expérience professionnelle de qualité et d'accéder durablement à un emploi dans les régions du Kadiogo, du Nando, du Bankui (Dédougou et province des Balés) et du Guiriko.
Au-delà de la formation, les projets retenus devront démontrer leur capacité à accompagner les bénéficiaires jusqu'à leur insertion professionnelle effective, en développant des partenariats solides avec les entreprises des secteurs concernés.
Deux filières stratégiques pour l'emploi des jeunes
Les appels à projets portent sur deux secteurs clés de l'économie verte :
L'énergie solaire
Les projets pourront notamment concerner les métiers liés :
• à l'installation de systèmes photovoltaïques ;
• à l'installation de solutions solaires à usage productif ;
• à la maintenance d'équipements solaires ;
• à l'installation et à l'entretien de pompes solaires ;
• à la maintenance d'équipements hydrauliques ;
• à l'électricité spécialisée en solaire ;
• aux fonctions technico-commerciales dans le domaine des équipements solaires.
La mécanique et la réparation d'équipements
Les projets pourront notamment porter sur les métiers liés :
• à la mécanique automobile, moto et cycles ;
• au froid et à la climatisation ;
• à l'électricité automobile et industrielle ;
• à la maintenance industrielle ;
• à la maintenance informatique et électronique ;
• aux équipements électriques et aux nouvelles mobilités (motos électriques, bornes de recharge, etc.) ;
• ainsi qu'à d'autres métiers techniques répondant aux besoins des entreprises du secteur.
Qui peut déposer un projet ?
L'appel est ouvert :
• aux entreprises privées ;
• aux centres et établissements privés de formation reconnus ;
• aux unions, groupements d'entreprises et organisations professionnelles ;
• aux ONG, associations et organisations de la société civile légalement constituées.
Au-delà de leur statut juridique, tous les candidats devront démontrer un ancrage solide dans le secteur productif et leur capacité à mobiliser des entreprises partenaires afin de proposer des parcours de formation, de stage et d'insertion répondant aux besoins réels du marché du travail.
Modalités de soumission
Les candidatures sont ouvertes exclusivement en ligne, via la plateforme Good Grants, du 29 juin au 20 juillet 2026.
Les dossiers doivent impérativement être enregistrés sur la plateforme au plus tard le 20 juillet 2026.
Lien de soumission : https://benkadibaara.grantplatform.com/
Critères de sélection
Les projets seront évalués notamment au regard :
• de leur pertinence par rapport aux objectifs de l'appel ;
• de l'expérience et de la capacité technique du porteur ;
• de la cohérence et du réalisme du budget proposé ;
• de la qualité du dispositif de formation-insertion professionnelle ;
• de la stratégie envisagée pour assurer une insertion professionnelle durable des jeunes bénéficiaires.
Informations et demandes de clarification
Pour toute demande de clarification, les candidats sont invités à adresser leurs questions, selon l'appel concerné et leur région d'intervention, aux personnes de contact ci-dessous.
Appel à projets – Énergie solaire
Régions Kadiogo et Nando
adama.nacanabo@luxdev.lu – (+226) 03 48 41 91
Copie : drissa.fayama@luxdev.lu
Régions Guiriko et Bankui (Dédougou et province des Balés)
mariam.sidibe@luxdev.lu – (+226) 03 42 82 04
Copie : samba.biba@luxdev.lu
Appel à projets – Mécanique et réparation d'équipements
Régions Kadiogo et Nando
malick.guiguemde@luxdev.lu – (+226) 03 17 14 05
Copie : drissa.fayama@luxdev.lu
Régions Guiriko et Bankui (Dédougou et province des Balés)
zoumana.traore@luxdev.lu – (+226) 02 40 88 27
Copie : samba.biba@luxdev.lu
Un webinaire de présentation des appels à projets est prévu le 03 juillet 2026 10h00 GMT.
Lien : Rejoindre : https://teams.microsoft.com/meet/341935713542400?p=jzpePeIv7Q72EOYjja
Numéro de réunion : 341 935 713 542 400
Code secret : 25gk7hY9
La grande famille KIENTEGA,
Les familles alliées KONKOBO, SAMBA, BONKOUNGOU, SERE, SAWADOGO, OUEDRAOGO, KABORE,
La veuve Mariétou KIENTEGA/SERE et ses enfants : Tony Rachid et Anita Tara Rakiswendé,
Les frères Sidiki, Samuel, François,
A NAZOANGA/NANORO, BOBO-DIOULASSO, PENI, NIANGOLOKO PILIMPIKOU,
Ont la profonde douleur de vous annoncer le rappel à Dieu de leur fils, époux, père, frère, beau-frère, neveu,
KIENTEGA Sibiri Léonce, précédemment Directeur Général de CEDEL, le jeudi 09 juillet 2026 à l'hôpital Yalgado OUEDRAOGO des suites de maladie, suivi de l'inhumation le dimanche 12 juillet 2026 à ZAGTOULI, dans sa 59ème année.
Ils réitèrent toute leur gratitude et leurs remerciements à toutes les personnes qui leur ont apporté leurs soutiens moral, financier, spirituel, matériel et physique lors de cette douloureuse épreuve. Ils se réservent de citer des noms de peur d'en oublier.
Ils voudraient faire une mention spéciale à tous les voisins, aux jeunes et à la Communauté Catholique de Base (CCB) du quartier ZAGTOULI, à ses promotionnaires et amis ainsi qu'aux collaborateurs et travailleurs de CEDEL.
Ils prient le Dieu Tout-Puissant, dans son infinie miséricorde, de combler chacun, de Ses Grâces et de vous bénir abondamment.
Les informations relatives à la grande messe seront communiquées ultérieurement.
« En effet, si nous croyons que Jésus est mort et qu'il est ressuscité, nous croyons aussi que Dieu ramènera par Jésus et avec lui, ceux qui sont morts »
1 Th 4 : 14
La grande famille KARA, SON, SOURA, SIRI, HIE, FAYAMA à Douna, Sindou, Banfora, Bobo-Dioulasso, Ouagadougou, Côte-d'Ivoire, France Canada et Etats-Unis
Sa Majesté le Dima de Boussouma, la grande famille Royale de Boussouma, Kaya, Tagala et Biriguin, le Doyen de la famille Royale à Ouagadougou, ses frères et sœurs, ainsi que la famille NABALOUM à Sabouri, et Ouagadougou.
La veuve KARA/OUEDRAOGO Mariam,
Les enfants Christian, Monique, Hervé et Ghislain KARA
Les petits-enfants Ivana, Davy Chris, Aurelia Céleste, Marie Doriane, Uriel Jared, Ethan Marvyn, Melvin Lionel et Lya Divine
Les grandes familles alliées TOE, KI, NABIÉ, OUEDRAOGO, KABORÉ, SAWADOGO, BONKOUNGOU, YENTARA, TRAORE, SOURA
Profondément touchés par les nombreuses marques de soutien tant spirituel, moral, matériel et financier que vous leur avez témoigné lors de la maladie, du rappel à Dieu et de l'inhumation de leur fils, frère, oncle, cousin, père, Grand-père
KARA Mahenima François
Inspecteur de travail à la retraite.
Décès survenu le 26/06/2026 dans sa soixante-quatorzième année.
Ils expriment leur sincères remerciements et leurs profondes gratitude à tous.
Ils se garde de citer des noms de peur d'en oublier.
Que DIEU TOUT PUISSANT rende à tout un chacun ses bienfaits au centuple.