Longtemps considéré comme une culture secondaire, le manioc ambitionne aujourd'hui de s'imposer comme l'un des piliers de la souveraineté alimentaire du Burkina Faso. Derrière l'attiéké, le gari ou le tapioca consommés quotidiennement par de nombreux ménages, se cache une filière porteuse de solutions face aux défis de l'insécurité alimentaire, du chômage des jeunes et de la dépendance aux importations. Pourtant, malgré son potentiel industriel et économique, elle peine encore à obtenir la reconnaissance et l'accompagnement que réclament ses acteurs. Dans une interview accordée à notre rédaction, Gérard Sanou, entrepreneur agricole, président de l'Union provinciale des producteurs de manioc du Houet et animateur du cluster manioc de Bobo-Dioulasso, nous parle des difficultés que rencontre cette filière.
Dans les zones agricoles de Panamasso, Santidougou, Doufiguisso et dans plusieurs localités de l'ouest du Burkina Faso, le manioc est bien plus qu'une simple culture vivrière. Il constitue une source importante de revenus pour des milliers de producteurs et de transformateurs. Pourtant, selon Gérard Sanou, entrepreneur agricole, président de l'Union provinciale des producteurs de manioc du Houet et animateur du cluster manioc de Bobo-Dioulasso, cette filière demeure largement sous-estimée.
« Beaucoup de Burkinabè consomment le manioc ou ses produits dérivés sans imaginer l'ampleur de sa production dans certaines régions du pays », explique-t-il. Selon les estimations des acteurs, le Grand Ouest du Burkina Faso concentrerait à lui seul près de 5 000 hectares de cultures de manioc. D'autres bassins de production existent également dans plusieurs régions du pays. Toutefois, l'absence de statistiques nationales fiables reste un obstacle majeur à la promotion de la filière. Pour Gérard Sanou, ce déficit de données limite la capacité des producteurs à convaincre les décideurs, les partenaires techniques et financiers ainsi que les institutions bancaires d'investir davantage dans le développement du secteur.
Dans plusieurs localités de l'ouest du Burkina Faso, le manioc est bien plus qu'une simple culture vivrièreUne culture stratégique pour nourrir le Burkina Faso
Face aux défis alimentaires auxquels le pays est confronté, les professionnels du manioc estiment que cette culture pourrait jouer un rôle stratégique dans la recherche de l'autosuffisance alimentaire. Le tubercule se distingue par sa polyvalence. Il permet la fabrication de nombreux produits alimentaires fortement appréciés des consommateurs, notamment l'attiéké, le gari, le tapioca, la farine de manioc ou encore divers produits transformés à forte valeur ajoutée.
Mais les débouchés du manioc ne s'arrêtent pas à l'alimentation humaine. Il peut également servir à la production d'amidon industriel, d'aliments pour bétail, de bioéthanol ou encore de farine panifiable pouvant être incorporée à la fabrication du pain. Pour Gérard Sanou, cette diversité constitue un atout considérable dans un contexte où le Burkina cherche à réduire sa dépendance vis-à-vis de certaines importations alimentaires. « La véritable souveraineté commence par notre capacité à nourrir notre population avec nos propres ressources », soutient Gérard Sanou.
Pour Gérard Sanou, le développement du manioc dépasse largement la seule question agricoleUn potentiel économique encore insuffisamment exploité
Au-delà de son importance alimentaire, le manioc présente aussi des avantages économiques significatifs. Selon Gérard Sanou, un hectare de manioc nécessite un investissement compris entre 650 000 et 700 000 francs CFA et peut produire jusqu'à 40 tonnes de tubercules dans de bonnes conditions.
La culture offre également une certaine flexibilité aux producteurs puisqu'elle peut être associée à d'autres spéculations telles que le maïs, le sorgho, le niébé ou le soja. Cette pratique permet de diversifier les sources de revenus tout en optimisant l'utilisation des terres agricoles. À cela s'ajoute la vente de boutures destinées à la multiplication, qui constitue une activité économique complémentaire pour plusieurs producteurs.
Mais c'est surtout dans la transformation que les perspectives apparaissent les plus prometteuses. Avec un investissement inférieur à deux millions de francs CFA, il est possible de mettre en place une petite unité artisanale capable de produire de l'attiéké, du gari ou du tapioca. Selon Gérard Sanou, autour de ces activités gravitent de nombreux métiers : ouvriers agricoles, transformateurs, transporteurs, commerçants, restaurateurs ou distributeurs. Toute une chaîne de valeur susceptible de générer des emplois durables, notamment pour les jeunes et les femmes.
Les professionnels du manioc estiment que cette culture pourrait jouer un rôle stratégique dans la recherche de l'autosuffisance alimentaireUne alternative à l'exode rural et à l'orpaillage
Pour lui, le développement du manioc dépasse largement la seule question agricole. Il y voit également un outil de stabilisation sociale dans les zones rurales. Dans plusieurs localités du pays, l'attrait de l'orpaillage pousse de nombreux jeunes à abandonner les activités agricoles à la recherche de revenus immédiats. « Aujourd'hui, si vous prenez dix femmes dans mon village, au moins sept ont leurs maris sur des sites d'orpaillage », confie-t-il. Pour lui, cette situation fragilise ainsi les équilibres familiaux et menace le développement des communautés rurales. « Nous voulons que les zones de production de manioc deviennent de véritables Eldorados pour les jeunes », affirme-t-il.
L'ambition des acteurs est de transformer les bassins de production en pôles économiques capables de créer suffisamment d'opportunités pour retenir les jeunes dans leurs villages et leur offrir des perspectives de revenus stables. Selon eux, la filière dispose déjà des bases nécessaires pour atteindre cet objectif, à condition qu'elle bénéficie d'un environnement favorable à son développement.
Malgré ces contraintes, les producteurs et transformateurs restent convaincus que l'avenir du manioc est prometteurDes défis qui freinent l'essor de la filière
Malgré ses nombreux atouts, la filière manioc reste confrontée à plusieurs difficultés. La première concerne la commercialisation. La dégradation de la situation sécuritaire a fortement perturbé certains circuits traditionnels d'écoulement des produits. Or, le manioc est une culture particulièrement sensible après la récolte, avec une durée de conservation relativement limitée.
Les producteurs dénoncent également la concurrence des produits importés, notamment la pâte fermentée provenant de pays voisins comme la Côte d'Ivoire, le Ghana ou le Bénin. Selon eux, les coûts de production, souvent plus faibles dans ces pays, rendent les produits étrangers plus compétitifs sur le marché burkinabè. L'accès au financement constitue un autre défi majeur. Les crédits agricoles proposés par les institutions financières sont généralement adaptés aux cultures de courte durée, alors que le cycle du manioc peut s'étendre sur onze à seize mois. « Les mécanismes de financement actuels ne correspondent pas aux réalités de notre culture », regrette-t-il.
À cela s'ajoutent les difficultés liées à la structuration des organisations professionnelles, à l'insuffisance des infrastructures de transformation et au manque de visibilité de la filière dans les politiques publiques.
Pour Gérard Sanou, le véritable défi consiste désormais à créer les conditions permettant à cette culture de révéler toute son importance économique et socialeFaire du manioc une priorité nationale
Malgré ces contraintes, les producteurs et transformateurs restent convaincus que l'avenir du manioc est prometteur. Leur plaidoyer vise aujourd'hui à obtenir une meilleure intégration de la filière dans les stratégies nationales de développement agricole. Ils réclament notamment un accompagnement spécifique, des financements adaptés, un renforcement de la transformation locale, une meilleure organisation des acteurs ainsi que des actions de promotion des produits dérivés.
Pour Gérard Sanou, le potentiel existe déjà. Le véritable défi consiste désormais à créer les conditions permettant à cette culture de révéler toute son importance économique et sociale. À l'heure où le Burkina Faso cherche à renforcer sa résilience alimentaire, à créer davantage d'emplois pour sa jeunesse et à valoriser ses ressources locales, le manioc apparaît comme une opportunité encore insuffisamment exploitée. Une culture longtemps restée dans l'ombre, mais qui pourrait demain s'imposer comme l'un des moteurs du développement agricole national.
Romuald Dofini
Lefaso.net
COMZA Burkina, en partenariat avec la SONABEL, a procédé ce mercredi 10 juin 2026 au lancement officiel de SOS Cash Power, le crédit d'électricité d'urgence. Ce nouveau service vient dépanner les usagers de compteurs prépayés confrontés à l'épuisement de leur crédit Cash Power et qui se retrouvent dans l'incapacité de trouver un point de recharge. Il est accessible au *3480#.
SOS Cash Power est un service destiné à assurer la continuité des services de la SONABEL, même lorsque le client ne dispose pas de liquidités Grâce à SOS Cash Power, le client obtient immédiatement une avance en énergie pouvant aller de 250 à 5 000 FCFA, qu'il remboursera à la prochaine recharge. Le service est accessible au *3480#. Dès activation, le client reçoit un code de recharge. Les frais de service incluant la TVA sont de 15 %. Pour en bénéficier, il faut être abonné Cash Power depuis au moins trois mois, ne pas avoir de redevances SONABEL et ne pas avoir de crédit SOS Cash Power en cours.
La cérémonie de lancement a regroupé différents acteurs du domaine de l'énergie et des partenaires de mise en œuvre du serviceCe service innovant est porté par COMZA Burkina, structure spécialisée dans le développement des solutions de paiement et de services à valeur ajoutée orientées vers l'accès à l'énergie, en partenariat avec la SONABEL. Selon le directeur général de COMZA Burkina, Dr Aristide Aly Boyarm, bien souvent, des clients se retrouvent privés d'électricité au mauvais moment, faute d'avoir pu recharger à temps leurs compteurs. C'est en cherchant une réponse à ce problème que COMZA Burkina a développé cette solution technologique.
Selon le directeur général de COMZA Burkina, Dr Aristide Aly Boyarm, SOS Cash Power est une solution simple, rapide, accessible et surtout utile« SOS Cash Power est une solution simple, rapide, accessible et surtout utile. Utile pour le citoyen qui n'est plus jamais laissé dans le noir faute d'une liquidité immédiate. Utile pour la SONABEL, dont le service gagne en continuité. « Utile pour le Burkina Faso parce que chaque pas vers une inclusion financière et l'accès à l'énergie est un pas de plus vers le développement », a-t-il affirmé. Il a ajouté que le développement de cette technologie vient renforcer l'engagement de COMZA de continuer à travailler dans l'intérêt des usagers, avec de nouveaux services toujours plus utiles et toujours plus proches des Burkinabè.
Noël Somnéré, représentant du directeur général de la SONABEL, a rassuré les clients sur le fait que la SONABEL va veiller à ce que le déploiement de SOS Cash Power se fasse dans le respect des principes de transparence, de fiabilité et de qualité des services.Noël Somnéré, représentant du directeur général de la SONABEL, a salué le lancement de SOS Cash power, qui, selon lui, vient répondre à une préoccupation des ménages en termes d'énergie. « Dans un contexte où l'électricité est devenue un besoin essentiel pour la vie quotidienne, les activités économiques, l'éducation, la santé et la sécurité, éviter les interruptions de services dues à un manque momentané de liquidités constitue une avancée importante. SOS Cash Power apporte ainsi plus de flexibilité, d'opportunités de service et de sérénité aux clients », s'est-il réjoui. Il a rassuré les clients sur le fait que la SONABEL va veiller à ce que le déploiement de SOS Cash Power se fasse dans le respect des principes de transparence, de fiabilité et de qualité des services.
Une démonstration de l'utilisation du service ainsi qu'une signature de convention entre COMZA Burkina et la SONABEL ont mis fin à la cérémonie de lancement.
Armelle Ouédraogo
Lefaso.net
Dans l'histoire du numérique au Burkina Faso, certains noms s'imposent comme des références. Celui du Dr Joachim Tankoano en fait incontestablement partie. Cet homme a consacré l'essentiel de sa carrière à préparer son pays à l'ère du numérique, bien avant que la transformation digitale ne devienne un enjeu majeur à l'échelle mondiale. Son parcours est celui d'un visionnaire, d'un bâtisseur et d'un homme de savoir qui a accompagné près d'un demi-siècle d'évolution des technologies de l'information en Afrique.
Né le 14 avril 1951 à Fada N'Gourma, Joachim Tankoano est titulaire d'une maîtrise en informatique obtenues à l'université de Montréal en 1978, puis d'un doctorat d'État en sciences mathématiques, option informatique, décroché à l'université de Nancy I en 1988. Il fait partie de la génération des pionniers africains qui ont très tôt compris l'importance des technologies numériques pour le développement.
Entre 1983 et 1987, il enseigne à l'université de Nancy II en France en qualité de maître-assistant associé. Il rejoint ensuite, d'avril 1988 à septembre 1990, l'Institut africain d'informatique (IAI) de Libreville, au Gabon, où il participe à la formation de nombreux cadres africains. Cette expérience renforce sa conviction que le développement de l'Afrique passe par la formation de ses propres experts et la maîtrise de ses infrastructures technologiques.
Bâtir l'école pour bâtir le pays
En 1990, il rentre au Burkina Faso avec la mission de créer la première École supérieure d'informatique (ESI) du pays, au sein de l'université de Ouagadougou. Premier directeur de l'établissement, il en conçoit les programmes, recrute les enseignants au niveau national et international, organise les concours d'entrée et mobilise avec l'appui de la Délégation générale à l'informatique les ressources nécessaires à son fonctionnement.
En 1993, il joue un rôle majeur dans la création et la gestion du domaine internet de premier niveau national (ccTLD) « .bf », à travers une collaboration entre l'université de Ouagadougou, l'Office de la recherche scientifique et technique outre-mer (ORSTOM) et l'Institut national de recherche en informatique et en automatique (INRIA) de France. Cette initiative permet au Burkina Faso d'affirmer sa présence et son identité sur internet.
En 1994, il organise à Ouagadougou en collaboration avec l'INRIA et l'ORSTOM le 2e Colloque africain sur la recherche en informatique (CARI'94).
Lorsque l'ESI est transférée à l'université polytechnique de Bobo-Dioulasso en 1994, elle est déjà devenue une institution reconnue pour la qualité de sa formation.
L'artisan des politiques numériques
Le parcours du Dr Tankoano est étroitement lié aux grandes réformes numériques du Burkina Faso. De 1995 à 2006, il est Délégué général à l'informatique avec rang de ministre. Il devient ensuite, de 2006 à 2008, ministre des postes et des technologies de l'information et de la communication.
À ces fonctions, il contribue à poser les bases de la modernisation numérique du pays. Sous son impulsion sont élaborés plusieurs documents stratégiques majeurs, notamment le deuxième Plan directeur informatique national, le Plan national de développement de l'infrastructure d'information et de communication (NICI)-premier dans son genre en Afrique, et la Cyberstratégie nationale.
Pour lui, le numérique ne doit pas être considéré comme un secteur isolé, mais comme un outil au service de tous les domaines du développement. Il œuvre ainsi à l'intégration du numérique dans les référentiels des politiques nationales et sectorielles de développement, ainsi qu'à la mise en place d'un cadre juridique adapté, favorable au développement des infrastructures de communication de qualité, au développement de l'utilisation des services de la société de l'information et au développement de ressources humaines qualifiées.
Bien avant que l'e-gouvernement et la dématérialisation des services publics ne deviennent des priorités, il défendait déjà l'idée d'une administration plus performante grâce aux outils numériques.
Un ministre bâtisseur
À la tête du ministère des Postes et des TIC entre 2006 et 2008, il conduit plusieurs réformes majeures. Notamment, il co-supervise avec le ministre en charge du commerce la privatisation partielle de l'ONATEL avec l'appui de la Banque mondiale, initie le projet de construction du backbone national en fibre optique, engage l'évolution de RESINA vers un Intranet à l'échelle nationale, initie l'intégration de la technologie WiMax dans RESINA et initie plusieurs textes législatifs destinés à encadrer la société de l'information et à lutter contre la cybercriminalité.
Il initie également la création de l'Agence nationale de promotion des TIC (ANPTIC), devenue aujourd'hui un acteur important de la transformation numérique du Burkina Faso. Il coordonne par ailleurs les premières éditions du Forum panafricain sur les meilleures pratiques dans le domaine des TIC organisées à Ouagadougou.
Une expertise reconnue au-delà des frontières
Notons que l'expertise du Dr Tankoano dépasse largement le cadre national. Entre 2009 et 2010, à la demande du Programme des nations unies pour le développement (PNUD), il accompagne la République de Guinée dans l'élaboration de sa politique nationale de développement des technologies de l'information et de la communication ainsi que de sa stratégie de développement de l'e-gouvernement.
Un chercheur toujours actif
Derrière le responsable politique se trouve également un chercheur passionné. Depuis plus de quarante ans, il mène des travaux scientifiques dans des domaines variés, allant de l'implémentation du protocole X25 à l'aide de langages de programmation parallèle, de la conception des systèmes réactifs distribuables à l'aide des réseaux de Petri aux bases de données relationnelles, aux bases de données distribuées et aux nouvelles architectures des bases de données. Ses recherches ont conduit à la publication de plusieurs ouvrages, dont une série consacrée aux systèmes de gestion de bases de données relationnelles, devenue une référence pour de nombreux étudiants et professionnels francophones.
En 2022 et en 2025, il publie encore des articles scientifiques dans des revues internationales consacrés aux modèles de bases de données multi-modèles, démontrant une curiosité intellectuelle et une capacité d'innovation toujours intactes.
Il est également co-auteur de l'ouvrage « Internet au Burkina Faso : réalités et utopies », publié chez L'Harmattan en 2001 avec Mahamoudou Ouédraogo, un livre qui reste une référence pour comprendre les débuts de l'Internet dans le pays.
Un héritage durable
Aujourd'hui conseiller indépendant en politiques publiques du numérique, Dr Joachim Tankoano continue de partager son expertise à travers la recherche et le conseil. Son parcours relie plusieurs générations et plusieurs étapes de l'histoire numérique du Burkina Faso, des premières formations en informatique aux infrastructures modernes de télécommunication, des salles de cours universitaires aux grandes décisions gouvernementales.
Décoré Chevalier de l'Ordre national en 2004, Officier de l'Ordre national en 2007 puis Commandeur de l'Ordre de l'Étalon en 2021, il est reconnu pour sa rigueur, sa vision et son sens du service public.
À travers son engagement, il a largement contribué à faire entrer le Burkina Faso dans l'ère numérique. Son œuvre continue aujourd'hui d'inspirer les acteurs qui construisent l'avenir digital du pays.
Fredo Bassolé
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La Société burkinabè de télédiffusion (SBT) joue un rôle stratégique, notamment dans la dynamique de souveraineté en matière de diffusion des programmes radiophoniques et télévisuels en mode numérique. Anciennement rattachée au ministère de la Communication, de la Culture, des arts et du tourisme, la Société burkinabè de télédiffusion (SBT) est passée sous la tutelle du ministère de la Transition digitale, des postes et des communications électroniques, à travers un décret adopté par le Conseil des ministres en février 2026. C'est dans la lancée de ce changement de tutelle, qui vise à mieux arrimer la SBT aux dynamiques du numérique et à renforcer son ancrage dans le secteur des communications électroniques, que la ministre de la transition digitale, des postes et des communications électroniques, Dr Aminata Zerbo, a, dans la journée du mercredi 10 juin 2026, effectué une visite sur des sites à Ouagadougou.
Il s'agit de la station d'émission (site de diffusion pour les régions du Kadiogo et de l'Oubri), située au quartier Kamboinsin ; du centre de distribution numérique (qui est le réseau principal pour la diffusion au Burkina) sis quartier Gounghin, avant d'achever le périple à Ouaga 2000, où se situe l'administration de la SBT. À chaque étape, la ministre de la transition digitale, des postes et des communications électroniques a pu découvrir les infrastructures, les équipements et échanger avec le personnel.
Mme la ministre, suivant la présentation du directeur technique de la SBT.« Nous avons visité trois sites à travers lesquels nous avons pu voir les installations ; elles sont hautement stratégiques pour la diffusion audiovisuelle sur l'ensemble du territoire national. Aujourd'hui, la SBT, avec ses différentes installations, couvre près de 98% de notre territoire ; ce qui est excellent, même si l'objectif est d'atteindre le taux de 100%. Il est à noter également qu'elle a été impactée par la situation sécuritaire, donc ce taux s'est un peu dégradé. C'est de la fiabilité de ces installations que dépendent la qualité des services et surtout leur continuité sur l'ensemble du territoire. C'est avec satisfaction que je découvre ces infrastructures, ces équipements qui sont aux standards internationaux et qui permettent de pouvoir diffuser des contenus audiovisuels de qualité. C'est également une grande satisfaction pour moi d'avoir échangé avec les travailleurs et de voir que nous avons un personnel très engagé, très professionnel, qui a à cœur de fournir des services de qualité à l'ensemble de nos populations. En plus de cela, nous avons constaté qu'ils (les travailleurs : ndlr) intègrent déjà les directives de la RPP (Révolution progressiste populaire), énoncées par le camarade président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, en fabriquant des équipements sur place et en implémentant des plateformes maison qui leur permettent d'être plus efficaces. Nous avons également noté, bien entendu, des besoins, notamment en extension d'infrastructures pour permettre à la SBT de répondre aux demandes croissantes de chaînes, en acquisition d'équipements pour renforcer les capacités techniques des équipes dans leurs interventions et dans la maintenance des équipements qui sont répartis sur l'ensemble du territoire national. Ce sont des besoins qui sont très bien notés, je pense qu'il y a déjà des pistes de solutions qui ont été identifiées, nous allons poursuivre les échanges avec la direction générale, dans l'optique de plus de performance de la SBT au service des populations », a, à l'issue de la visite, déclaré la ministre, Dr Aminata Zerbo.
Le directeur général de la SBT, présentant un équipement au centre de distribution numérique.Elle se réjouit de la dynamique de mutualisation des infrastructures du numérique et du renforcement de la synergie d'action entre les équipes qui s'inscrivent dans l'esprit du transfert de tutelle de la SBT. « Les échanges vont se poursuivre avec la direction générale pour la mise en œuvre diligente de l'ambitieuse feuille de route qui est assignée à la SBT, qui doit aujourd'hui diversifier ses offres de services, notamment explorer la possibilité d'offrir la connectivité. Les équipes sont déjà à pied d'œuvre sur ce chantier et nous espérons avoir le pilote de la mise en œuvre de l'exploitation de ‘'white space'' (comme ils le disent) pour offrir la connectivité à certaines structures de l'administration », a-t-elle ajouté avant d'adresser des félicitations au conseil d'administration, à la direction générale et à tout le personnel de la SBT, pour le travail abattu au quotidien.
Vue partielle de la station d'émission de Kamboinsin.Une visite que le directeur général de la SBT, Touho Maba David Ganou, entouré de ses proches collaborateurs, apprécie notamment dans le contexte de changement de tutelle et dans la volonté de permettre à la structure de répondre pleinement à ses missions au bénéfice des populations. Il rappelle au passage que la SBT a pour mission de couvrir l'ensemble du territoire par un réseau d'émetteurs et d'assurer la diffusion des programmes télévisuels au Burkina et que, de ce fait, toutes les chaînes de télévision y transitent avant d'être diffusées sur le territoire. « En plus de cela, nous avons la co-localisation, des partages d'infrastructures pour permettre aux chaînes de télé, aux radios, aux fournisseurs d'accès internet de passer à travers notre réseau d'émetteurs implantés sur l'ensemble du territoire pour pouvoir atteindre leurs populations. Nous faisons aussi, pour ceux qui le désirent, des mesures d'audiences, donc de l'audiométrie, et du monitoring pour ceux qui le désirent sur l'ensemble de notre réseau », a décliné le directeur général de la SBT, Touho Maba David Ganou.
Pour le directeur général, Touho Maba David Ganou, cette visite traduit l'intérêt des autorités vis-à-vis de la SBT.Lire aussi : Société burkinabè de télédiffusion : Les redevances de diffusion sur la TNT connaissent une réduction de 52%
O.L.
Lefaso.net
Le Tribunal de grande instance (TGI) de Bobo-Dioulasso a accueilli, ce mercredi 10 juin 2026, la cérémonie marquant l'entrée officielle de onze clercs de notaire dans l'exercice de leurs fonctions. Réunis à la barre de la juridiction, les impétrants ont ainsi levé la main droite pour jurer de respecter les lois et règlements régissant la profession notariale, tout en s'engageant à accomplir leurs missions avec exactitude, probité et loyauté.
Cette prestation de serment, prévue par les textes encadrant la profession de notaire au Burkina Faso, constitue une étape incontournable avant l'inscription des clercs sur le registre de l'Ordre des notaires. Au-delà du caractère formel de l'acte, la cérémonie a été présentée comme un engagement solennel envers la loi, la justice et les citoyens.
Conformément à l'article 19 du décret n°2022-0515/PRES-TRANS/PM/MJDHRI/MEFP portant application de la loi n°021-2019/AN du 7 mai 2019 relative au statut des notaires, tout clerc de notaire doit prêter serment devant la juridiction compétente avant son inscription au registre professionnel. Le serment prescrit stipule : « Je jure de me conformer aux lois et règlements concernant la profession de notaire et de loyalement remplir mes fonctions de clerc de notaire avec exactitude et probité et d'observer en tout l'obligation qu'elle m'impose ».
Le présidium lors de la cérémonie de prestation de sermentDans ses réquisitions, le substitut du procureur du Faso près le TGI de Bobo-Dioulasso, Abdoul Gafarou Nacro, a rappelé toute la portée de cet engagement. « Le serment n'est pas qu'une simple formule. Ce ne sont pas juste des mots que l'on prononce. C'est un engagement ferme et solennel. C'est un pacte que vous nouez avec le peuple burkinabè et avec la loi », a-t-il déclaré à l'endroit des nouveaux clercs.
Selon lui, cette obligation légale vise ainsi à faire peser sur les clercs les mêmes exigences professionnelles et éthiques que celles qui incombent aux titulaires de charge. En effet, les clercs participent quotidiennement à la préparation et au suivi des actes authentiques aux côtés des notaires. « Dès l'instant où vous prêtez serment, vous êtes soumis à des obligations. Vous devez avoir des comportements tels que le justiciable qui vous rencontre ait le sentiment d'avoir affaire au notaire lui-même », a-t-il insisté.
Des notaires présents à la prestation de serment dont le président de l'ordre (à l'extrême gauche)Pour le parquet, cette formalité contribue également à renforcer la confiance du public dans les professions juridiques. Les clercs sont souvent les premiers interlocuteurs des citoyens dans les études notariales. Ils accueillent, orientent et accompagnent les usagers dans leurs démarches. « Les actes notariés sont des actes authentiques qui font foi jusqu'à inscription de faux. Les populations doivent pouvoir avoir confiance en ceux qui participent à leur élaboration », a-t-il indiqué. Le substitut du procureur du Faso a par ailleurs invité les citoyens à demeurer vigilants lorsqu'ils signent des actes, en exigeant notamment des explications claires ou une traduction dans leur langue lorsqu'ils en éprouvent le besoin.
Le substitut du procureur du Faso près le TGI de Bobo-Dioulasso, Abdoul Gafarou Nacro, a rappelé toute la portée de cet engagementUne exigence légale et déontologique
Président de l'ordre des notaires du Burkina, Maître Yacouba Dembélé a salué cette cérémonie qui répond, selon lui, à une double exigence : légale et déontologique. « Le notaire est un officier public ministériel. Les actes qu'il établit bénéficient d'une présomption de légalité et d'exactitude. Il est donc indispensable que les personnes qui l'accompagnent dans l'accomplissement de ses missions soient elles-mêmes soumises à des exigences élevées de professionnalisme et d'intégrité », a-t-il expliqué.
Maître Yacouba Dembélé a salué cette cérémonie qui répond, selon lui, à une double exigence : légale et déontologiquePour le président de l'ordre, la prestation de serment participe à l'amélioration de la qualité du service rendu aux populations et à la consolidation de la sécurité juridique. Il a rappelé aux nouveaux clercs les valeurs fondamentales qui doivent guider leur carrière à savoir la loyauté, la confiance, la probité, la discrétion professionnelle et le sens du service. « Tout ce que nous faisons vise à garantir la sécurité juridique des populations. Le serment que vous venez de prêter vous oblige à être davantage professionnels, plus attentifs aux attentes des citoyens et plus engagés dans l'accomplissement de vos missions », a-t-il exhorté.
Des autorités de l'appareil judiciaire ont pris part à cette cérémonieDes clercs conscients de leurs responsabilités
Du côté des impétrants, la cérémonie a été vécue comme un moment fort de leur parcours professionnel. Clerc de notaire de première catégorie exerçant dans l'étude de Me Karim Kaboré, Anastasie Somda estime que cette prestation de serment constitue un rappel solennel des responsabilités qui incombent aux collaborateurs des études notariales. « Nous travaillons aux côtés des notaires depuis plusieurs années pour certains d'entre nous. Mais ce matin, cette cérémonie nous rappelle de façon solennelle l'importance de notre engagement. Nous repartons avec davantage de détermination à exercer nos fonctions dans le respect de la probité et de la loyauté », a-t-elle confié.
Clerc de notaire de première catégorie, Anastasie Somda estime que cette prestation de serment constitue un rappel solennel des responsabilités qui incombent aux collaborateurs des études notarialesÀ travers cette prestation de serment, les onze clercs de notaire rejoignent officiellement le cercle des professionnels appelés à contribuer, aux côtés des notaires, à la sécurisation des actes juridiques et à la protection des droits des citoyens.
Romuald Dofini
Lefaso.net
Quelques jours après son installation officielle, le Conseil d'administration de la radio de l'AES, Daandé Liptako, a été reçu par le Premier ministre ce mercredi 10 juin 2026. Au cours des échanges, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a insisté sur le rôle stratégique de ce média confédéral dans la lutte informationnelle et la promotion d'un récit porté par les peuples du Burkina Faso, du Mali et du Niger.
Composé de neuf membres issus des ministères en charge de la Communication, des Affaires étrangères et des Finances du Burkina Faso, du Mali et du Niger, le Conseil d'administration a un mandat de trois ans, renouvelable une fois.
La présidente du Conseil d'administration (PCA), Moussokoura Konaté, a rendu compte au Chef du Gouvernement des travaux de la première session.
"Nous avons adopté huit projets de délibération. Il s'agit de textes stratégiques qui concernent l'organisation et le fonctionnement de la Direction générale, le budget de démarrage, la feuille de route éditoriale, le statut du personnel. Désormais, la direction générale dispose d'une boussole, d'un cadre légal, réglementaire et stratégique pour lancer officiellement les activités", a-t-elle indiqué.
Le Premier ministre a salué le travail abattu et encouragé le Conseil à traduire en actes concrets la vision des chefs d'État du Burkina Faso, du Mali et du Niger.
"Nos plus hautes autorités ont compris que le combat engagé ne peut être gagné sans des outils pour contrer la guerre informationnelle. Vous avez un rôle stratégique de gouvernance et d'orientation. Vous jetez les bases de la radio confédérale. Vous êtes les pionniers d'une aventure historique", a-t-il déclaré.
Pour lui, l'enjeu est clair : l'AES doit imposer son propre narratif, fondé sur la paix, la fraternité, la cohésion, la souveraineté et la reconquête de la fierté des peuples du Sahel.
"Le narratif de la neutralité absolue s'écroule comme un château de cartes. Chaque média défend une cause. Dans un contexte où l'on veut diviser les peuples du Sahel, la radio ne sera pas jugée sur sa neutralité, mais sur sa capacité à porter la cause des peuples de l'AES", a-t-il affirmé.
Réaffirmant l'engagement des plus hautes autorités à accompagner le média, le Chef du Gouvernement a conclu : "Nous ferons en sorte que la radio s'impose par la qualité de son contenu. Nous avons la conviction qu'on va y arriver. Affranchissez-vous des vérités d'école. Laissez-vous guider par les réalités géostratégiques de notre espace confédéral".
Avec cette audience, l'AES confirme sa volonté de se doter d'outils de communication souverains, capables de produire et de diffuser son propre récit.
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Source : DCRP/Primature
Le conseil d'administration de Seplat Energy a annoncé aujourd'hui que Tony Elumelu a été élu prochain président du conseil d'administration de l'entreprise. Il succédera à Udoma Udo Udoma, l'actuel président du conseil, à compter de janvier 2027, ouvrant ainsi un nouveau chapitre de gouvernance alors que l'entreprise poursuit sa croissance et sa transformation.
Le conseil a également nommé Effiong Okon au poste de directeur général (Chief Executive Officer), avec prise de fonction le 1er août 2026. Ces changements à la tête de l'entreprise ont été annoncés dans un avis déposé auprès de Nigerian Exchange Limited (NGX) et signé mardi par la secrétaire générale de la société, Edith Onwuchekwa, conformément aux exigences de cotation de la bourse.
M. Elumelu est le fondateur et président de Heirs Holdings, un important groupe d'investissement panafricain présent dans des secteurs stratégiques de l'économie africaine, notamment l'énergie, l'électricité, la banque, l'assurance et les services financiers, la technologie, l'immobilier, l'hôtellerie et la santé. Il est également l'initiateur et le fondateur de l'« Africapitalisme », une philosophie économique qui prône la libération du potentiel de l'Afrique grâce à des investissements à long terme dans des secteurs clés susceptibles d'améliorer les conditions de vie et de transformer le continent.
M. Elumelu est actuellement président du conseil d'administration de Transcorp Group, le plus grand conglomérat coté du Nigeria. Ses filiales comprennent Transcorp Power, l'un des principaux producteurs et fournisseurs d'électricité en Afrique de l'Ouest, ainsi que Transcorp Hotels Plc, l'une des principales marques hôtelières du Nigeria. Il préside également le groupe panafricain de services financiers United Bank for Africa (UBA) Group.
Le nouveau directeur général, M. Effiong Okon, est un dirigeant expérimenté qui possède plus de 35 ans d'expertise internationale dans l'industrie. Il apporte un solide parcours en matière d'excellence opérationnelle et de mise en œuvre stratégique. Il connaît parfaitement l'organisation, puisqu'il y travaille depuis 2018. Il a d'abord siégé au conseil d'administration de Seplat en tant que directeur des opérations pendant quatre ans, puis comme directeur des nouvelles énergies. Plus récemment, il occupait le poste de directeur général de ANOH Gas Processing Company (AGPC), où il a conduit avec succès l'exécution du projet jusqu'à la production du premier gaz en janvier 2026.
Alors que Seplat entre dans une nouvelle phase de son développement, la vaste expérience de Tony Elumelu en matière de gouvernance d'entreprise, de construction institutionnelle et de création de valeur à long terme constituera un atout majeur pour accompagner l'entreprise dans le renforcement de sa position en tant qu'acteur
Du 23 au 28 juin prochain, le Burkina Faso sera la capitale de la pétanque africaine, avec le Festival international de pétanque de Ouagadougou (FIPO Une dizaine de pays africains sont attendus à Ouagadougou pour faire crépiter les boules. À quelques jours de ce grand rendez-vous, le promoteur Maxime Zongo, par ailleurs président du Club sportif de solidarité Naaba Wangsé, a accordé en exclusivité à Lefaso.net cette interview. Dans cet entretien, il nous parle des préparatifs de ce grand événement, les enjeux du FIPO pour le Burkina.
Lefaso.net : Le 23 juin prochain sera donné le coup d'envoi du FIPO 3ᵉ édition. À quelques semaines de l'événement, quel point pouvez-vous faire à nos lecteurs ?
Maxime Zongo : Effectivement le 23 juin prochain sera donné le coup d'envoi du 3ᵉ Festival de pétanque de Ouagadougou (FIPO). Actuellement nous sommes dans les courses et les démarches pour le bon déroulement de l'événement, nous avons rencontré des autorités, des personnalités, ces dernières nous ont assuré de leur soutien, nous pouvons dire que c'est satisfaisant.
Combien de pays sont attendus pour ce grand rendez-vous de la pétanque africaine ?
Il y a treize pays africains qui seront présents à ce grand rendez-vous de la pétanque ici à Ouagadougou, et il y a d'autres pays qui nous bousculent pour être invités. Et nous sommes en train de voir comment les inviter car il y a beaucoup de choses à préparer afin de les accueillir dans de bonnes conditions, c'est pour dire qu'en réalité ça pourrait dépasser les 13 pays.
Président de club que vous êtes, faites-nous la genèse de la création du FIPO ?
Ce que je peux dire sur la création du FIPO, ça fait trois ans de cela. Il est bien vrai que le Club sportif de solidarité a déjà organisé plein de compétitions à l'interne ici à Ouaga. Nous avons vu que c'était très intéressant, alors on s'est dit pourquoi ne pas élargir cela en invitant des pays étrangers ? Il y a eu un premier FIPO qui a regroupé tous les acteurs de la pétanque à l'échelon national, l'engouement était au rendez-vous, raison pour laquelle aujourd'hui nous sommes à la troisième édition.
Après deux éditions, quels seront les grands axes de ce troisième FIPO, en dehors de la compétition, qu'est-ce qu'il y aura ?
Le FIPO c'est bien vrai que l'activité phare, c'est la pétanque, mais nous allons créer des activités culturelles, artistiques et de loisirs autour de la pétanque. En un mot, une foire entourera tout au long du déroulement du FIPO, tout le monde en aura pour son compte, les personnes âgées, la jeunesse, les femmes, les enfants. Nous joindrons l'utile à l'agréable, avec des formations professionnelles à l'endroit des PDI des arrondissements 2 et 3. Au deuxième FIPO, ces PDI ont reçu des formations en maroquinerie, en pâtisserie, il y aura également des dons de sang pour venir en soutien au ministère de la Santé, et pour nos FDS.
Quelles sont vos attentes sur le plan organisationnel, et sur le plan des résultats des équipes burkinabè ?
Le Club sportif Naaba Wangsé est déjà une structure bien organisée, mais nous ne pouvons pas tout faire, l'événement est pour la ville de Ouagadougou, nous sollicitons toutes les compétences, au niveau des ministères de l'Action sociale, des Sports, de la Sécurité, etc. parce qu'il y va de l'image du Burkina. Il faut faire tomber les préjugés que des gens ont montés sur le Burkina. Nous voulons faire comprendre que le pays des hommes intègres est bel et bien vivable, et tu es libre d'aller là où tu veux en toute liberté et sécurité. Nous défendons une cause nationale, patriotique, et nous attendons le soutien de tout le monde.
Maintenant, quant aux résultats sportifs, mon souhait est que le grand trophée accompagné de la somme de deux millions de francs reste au Burkina, mais je n'en fais pas une fixation. C'est une équipe béninoise qui a remporté le FIPO passé. Cela démontre que le FIPO est bien réel, il appartiendra aux équipes burkinabè de se faire valoir, le mérite ne se quémande pas, il se gagne.
Avec l'érection d'un boulodrome, les joueurs et les supporters seront dans le confort.L'innovation pour ce 3ᵉ FIPO, c'est qu'il se déroulera dans un boulodrome que vous avez érigé. D'où vous est venue cette idée ?
Rien n'est impossible à celui qui croit. C'est bien vrai que je suis dans la pétanque depuis peu, le Club Naaba Wangsé aussi est jeune. Moi je suis joueur, j'ai fait le constat que le Burkina est dans la pétanque depuis longtemps, et quand les Étalons sortent pour les compétitions dans les pays maghrébins ou européens, ils voient des boulodromes, et chez nous il n'y en a pas. Je me suis dit qu'à ce niveau il faudra faire quelque chose. C'est ça qui m'a amené à lancer le chantier du boulodrome. J'ai tenu une réunion avec mon association, j'ai proposé le projet et j'ai dit : « Impossible n'est pas burkinabè. » Même si c'est dans un ou deux ans, on va se battre pour ce premier boulodrome ici au Burkina. Nous étions loin d'imaginer que ce serait le premier boulodrome dans la sous-région.
Comme notre club est un club de solidarité, on s'est serré les coudes, et on a pu concrétiser ce projet qui aura coûté environ une quarantaine de millions de francs. Ce boulodrome qui est là est un joyau et une fierté nationale. Vu l'engagement du camarade président, le capitaine Ibrahim Traoré, qui invite tout un chacun à apporter sa pierre à la construction de la patrie, c'est tout cela qui nous a encouragés à faire ce boulodrome, qui est aujourd'hui une fierté nationale. Depuis l'érection du boulodrome, la physionomie de l'hippodrome a changé, chaque soir des gens pas seulement du club, mais d'un peu partout viennent suivre les jeux de pétanque et faire des échanges, et cela me réjouit énormément.
Pour la compétition proprement dite, il y aura combien de sortes de jeux ?
Au regard de la nomination festival international de pétanque, il y aura tous les ateliers possibles dans la pétanque, dès les premiers jours du tournoi, nous avons la doublette qui se tiendra pendant deux jours. Nous avons tenu à faire cela parce que c'est une spécialité que les gens aiment et les vainqueurs auront 200 000 francs. Le troisième jour, c'est le tête-à-tête, où le joueur se défend seul, là également le prix du vainqueur est à 200 000 francs. Le quatrième jour, il y a l'épreuve du tir de précision. Parmi tous les joueurs, l'on saura qui est le meilleur tireur.
Nous avons fixé le prix du meilleur tireur à 250 000 francs. Le 5ᵉ jour, samedi 27 juin, et le 6ᵉ jour, dimanche 28 juin, la grande finale, ça sera l'open de pétanque avec l'épreuve reine de la triplette, où les meilleurs boulistes des pays participants vont rivaliser pour aller chercher le grand trophée accompagné d'une enveloppe de deux millions de francs. Naturellement tout le monde ne peut pas accéder à la finale, mais les équipes qui seront éliminées dès les premiers instants sont reversées dans l'épreuve de la Consolante qui fait 250 000 francs. Il faut noter qu'en dehors des prix des vainqueurs, il y a des récompenses intermédiaires dans toutes les spécialités de jeux.
Vous allez accueillir du beau monde d'horizons divers, quelles sont les conditions de participation ?
Pour la participation aux jeux, il y a des conditions édictées sur une fiche, que ce soit pour les doublettes, les triplettes, chaque pays peut inscrire jusqu'à six équipes. Pour le séjour de nos hôtes, nous avons préparé un lieu d'hébergement, la restauration pour les étrangers qui vont venir, pour qu'ils soient dans les meilleures conditions d'accueil possible, afin qu'ils sachent que le Burkina est une terre d'accueil, d'hospitalité.
Organiser un tel événement nécessite de la logistique, des techniciens pour superviser les jeux, la restauration de vos hôtes. À combien peut-on estimer le budget prévisionnel ?
Le budget prévisionnel tourne autour d'une soixantaine de millions. Au vu du nombre de pays attendus, cela nécessite beaucoup de choses. Cela nécessite un investissement colossal, c'est même pour dire que l'estimation mentionnée ci-dessus n'est qu'un minimum, sinon ça pourrait dépasser largement ce montant. Organiser un tel événement, ce n'est pas facile, voilà pourquoi nous avons besoin des partenaires, des mécènes et des sponsors, car après tout c'est le Burkina qui gagne.
Au soir du 28 juin, votre grande satisfaction sera laquelle ?
Au soir du 28 juin, ma plus grande satisfaction est que tout se déroule bien dans le fair-play. Nous souhaitons que nos autorités soient à nos côtés. Là, les étrangers sauront qu'elles sont regardantes sur ce qui se passe et apprécieront l'initiative que nous avons eue.
Un dernier mot pour clôturer cette interview, un appel à lancer ?
D'abord merci à votre organe pour cette interview. Ce que j'ai à dire, en réalité le FIPO est un acte patriotique, c'est pour vendre l'image du pays. C'est un lieu de rassemblement, pour susciter la fraternité, la solidarité, la cohésion sociale entre Burkinabè et avec les autres peuples. Nous recherchons à créer une chaîne de solidarité à l'endroit de nos PDI, nos FDS et les Volontaires pour la défense de la patrie. Je demande à ce que nos autorités aient un regard particulier sur le FIPO. Nous souhaitons qu'il soit inscrit dans le calendrier social, culturel et sportif du pays. Le FIPO n'est pas personnel, notre rêve est qu'il soit inscrit dans l'agenda de l'État, afin de le perpétuer pour les futures générations.
Interview réalisée par Barthélemy Kaboré
(Collaborateur)
La mine de Mana, filiale du groupe Endeavour mining, dans la province des Balé, région des Bankui a procédé, le lundi 8 juin 2026, à l'inauguration officielle du Centre Multimédia des Jeunes de Wona. Cette infrastructure vise à améliorer l'accès des jeunes aux outils numériques, à l'information et aux opportunités de formation.
D'un coût global de plus de 42,5 millions de francs CFA, l'infrastructure dispose aujourd'hui de 35 ordinateurs connectés à Internet. Elle est destinée à servir de cadre d'apprentissage et de perfectionnement pour les élèves, étudiants, entrepreneurs et autres professionnels de la localité.
Le Centre Multimédia des Jeunes devrait profiter à plus de 1 000 jeunes des communes de Bana et de Kona. Il leur offrira un accès accru aux ressources numériques et aux services en ligne, tout en favorisant l'acquisition de compétences utiles à leur parcours académique et professionnel.
Réalisé dans le cadre des actions de développement des communautés hôtes de la mine, le projet a consisté à réhabiliter et transformer l'ancienne maison des jeunes de Wona en centre multimédia moderne. Des infrastructures administratives ont également été construites, la clôture du site reconstruite et le centre équipé en matériel informatique, bureautique ainsi qu'en connexion Internet.
Selon le directeur général de la mine de Mana, Xavier Thérin, cette initiative s'inscrit dans la volonté de favoriser l'insertion socioéconomique des jeunes à travers le numérique. « Le numérique représente aujourd'hui un puissant levier d'éducation, d'employabilité et d'entrepreneuriat. À travers cette infrastructure, nous souhaitons offrir aux jeunes de nos communautés hôtes, les moyens de développer leurs compétences et de saisir les opportunités de demain », a-t-il déclaré.
La réalisation de ce projet a bénéficié de l'appui de plusieurs partenaires, notamment ERSUM, Globex Equipment, Maxam et la Fondation Endeavour. Ils ont contribué à la réhabilitation, à l'électrification et à l'équipement du centre.
À travers cette initiative, la mine de Mana réaffirme son engagement à créer une valeur tangible pour ses communautés hôtes et à contribuer au développement du capital humain au Burkina Faso.
Rama Diallo
Lefaso.net
La Coupe du monde 2026, co-organisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique, se disputera dans 16 stades répartis entre les trois pays. Cette édition historique, la première à réunir 48 équipes, s'appuiera sur des infrastructures modernes et de grande capacité pour accueillir les rencontres du tournoi.
La Coupe du monde 2026 se disputera dans 16 stades. Co-organisé par les États-Unis, le Canada et le Mexique, le tournoi sera réparti entre 16 enceintes, dont 11 aux États-Unis, trois au Mexique et deux au Canada.
Cette édition 2026, la première à réunir 48 équipes, se déroulera dans des stades modernes dotés d'infrastructures de haut niveau. Ces installations accueilleront les différentes rencontres de la compétition.
Les États-Unis accueilleront 78 matchs du Mondial 2026. Au total, 11 stades recevront les rencontres disputées sur le territoire américain. Le MetLife Stadium, situé dans la région de New York–New Jersey, accueillera la finale de la compétition. Sa capacité est estimée à 82 500 places.
Le plus grand stade retenu pour cette Coupe du monde est l'AT&T Stadium, qui peut accueillir jusqu'à 94 000 spectateurs.
Les neuf autres stades hôtes aux États-Unis sont : l'Arrowhead Stadium de Kansas City (76 640 places), le Gillette Stadium de Boston (70 000 places), le Lumen Field de Seattle (69 000 places), le Lincoln Financial Field de Philadelphie (69 000 places), le Levi's Stadium de Santa Clara (70 909 places), le Mercedes-Benz Stadium d'Atlanta (75 000 places), le SoFi Stadium de Los Angeles (70 240 places), le Hard Rock Stadium de Miami (67 518 places) et le NRG Stadium de Houston (72 220 places).
Au Mexique, trois stades ont été retenus pour accueillir 13 matchs de la compétition. Le match d'ouverture, qui opposera le Mexique à l'Afrique du Sud, se jouera à l'Estadio Azteca de Mexico (87 523 places). L'Estadio Akron de Guadalajara (48 071 places) et l'Estadio BBVA de Monterrey (53 460 places) accueilleront également des rencontres du Mondial.
Le Canada, troisième pays coorganisateur, recevra également 13 matchs dans deux stades : le Toronto Stadium (45 500 places) et le BC Place de Vancouver (54 500 places).
Jean Élysée Nikiéma (stagiaire)
Lefaso.net
Le mot « camarade » paraît familier. On l'emploie à l'école, au travail, dans les partis politiques, dans les syndicats, dans les mouvements associatifs ou dans le langage ordinaire pour désigner une personne avec qui l'on partage quelque chose. Pourtant, ce mot apparemment simple cache une histoire complexe. Sa traduction en dioula pose un problème intéressant, car elle oblige à distinguer plusieurs types de relations sociales que le français tend parfois à réunir sous un seul terme.
Du point de vue historique, « camarade » vient de l'espagnol camarada, qui signifiait d'abord « chambrée », notamment dans le vocabulaire militaire. Le mot est lui-même lié à cámara, « chambre ». À l'origine, les camarades étaient donc ceux qui partageaient la même chambre, le même logement ou la même chambrée de soldats. Le sens s'est ensuite élargi pour désigner le compagnon d'armes, puis plus généralement celui avec qui l'on partage une activité, une condition de vie, une expérience ou une cause commune.
Cette origine est importante : la camaraderie ne relève pas seulement de l'amitié. Elle naît d'abord du partage d'un espace, d'une condition et d'une expérience. Le camarade n'est pas forcément l'ami intime ; il est celui avec qui l'on vit une situation commune. C'est pourquoi le mot a pu circuler dans plusieurs univers sociaux : l'armée, l'école, l'atelier, le syndicat, le parti politique, les mouvements de jeunesse, les luttes sociales et les relations ordinaires.
Le contexte burkinabè récent
Au Burkina Faso, la question a pris une actualité particulière. Les sources publiques disponibles font état, d'abord, d'une circulaire du 15 avril 2026 au niveau du ministère de l'Agriculture, de l'Eau, des Ressources animales et halieutiques, introduisant l'usage du terme « camarade » dans certaines correspondances administratives soumises à la signature du ministre. Ensuite, une circulaire datée du 1er juin 2026, attribuée à la Primature et adressée aux présidents d'institutions ainsi qu'aux ministres, appelle à l'harmonisation de l'usage du terme « camarade » au sein de l'administration publique, dans le contexte de la Révolution progressiste populaire.
Il faut cependant distinguer les niveaux juridiques. À partir des informations repérées, il ne s'agit pas d'un décret général qui définirait officiellement la traduction du terme, mais d'une orientation administrative par circulaire visant l'harmonisation du langage officiel. En revanche, les comptes rendus officiels récents montrent que le terme est déjà utilisé dans la rédaction de décisions et de décrets de nomination, par exemple dans le compte rendu du Conseil des ministres du 4 juin 2026 où il est question de la nomination du « Camarade Ousmane SAVADOGO » en remplacement du « Camarade Sayouba KIENDREBEOGO ». Cela montre que l'appellation est passée dans le style administratif officiel.
La question centrale demeure donc ouverte : lorsque l'administration s'adresse aux citoyens dans les langues nationales, doit-elle conserver la forme française « camarade », l'adapter en emprunt sous la forme kamaradi, ou traduire le sens par un terme dioula ? Les données disponibles ne montrent pas que la circulaire prévoie une traduction dans les langues nationales. Elle semble imposer ou recommander l'usage du terme français dans le langage administratif, sans régler la question de ses équivalents en dioula, mooré, fulfuldé, gulmancema ou dans les autres langues du pays.
Camarade dans quelques langues
L'expérience d'autres langues montre que les sociétés ne traitent pas toutes ce terme de la même manière. En français, « camarade » conserve une grande plasticité : camarade de classe, camarade de travail, camarade de lutte, camarade de parti. En anglais, comrade est historiquement passé par l'emprunt au français et à l'espagnol avant de devenir, dans certains contextes, un terme politiquement marqué. En russe, la notion n'a pas été rendue par un emprunt direct au mot français : le terme courant est tovarichtch, c'est-à-dire товарищ, mot qui signifiait d'abord associé, partenaire ou compagnon, puis qui est devenu l'une des grandes formules d'adresse du vocabulaire soviétique.
Ces exemples permettent de poser le problème autrement. Une langue peut emprunter le mot, comme l'anglais l'a fait historiquement avec comrade ; elle peut mobiliser un équivalent sémantique déjà disponible, comme le russe avec tovarichtch ; ou elle peut hésiter entre l'emprunt politique et la traduction culturelle. C'est précisément cette troisième situation qui se présente en dioula.
Le cas du dioula : traduire la forme ou traduire la relation ?
Un premier terme possible est teri, [téríì] que l'on peut traduire par « ami ». Il convient lorsque « camarade » signifie un proche, un compagnon familier, une personne avec laquelle on entretient une relation affective. Mais ce terme devient insuffisant lorsque la relation est davantage institutionnelle ou circonstancielle. Un camarade de classe n'est pas nécessairement un ami ; un camarade de travail non plus.
Le terme tɔɲɔgɔn [tɔ̀ɲógɔ̃́ɔ̃̀] paraît alors particulièrement intéressant. Il est attesté en dioula du Burkina Faso avec les sens de « camarade, compagnon ». Il peut servir d'équivalent général lorsque l'on veut traduire « camarade » sans réduire le mot à l'amitié personnelle. Il exprime l'idée d'une personne avec qui l'on partage une situation, une activité ou une condition.
Le dioula dispose aussi de composés construits autour de ɲɔgɔn, élément qui renvoie à la relation réciproque, au pair, au partenaire. Ainsi, kalandenɲɔgɔn peut désigner le camarade d'étude ou le camarade de classe. Baarakɛɲɔgɔn peut traduire le camarade de travail ou le collègue. Tagamaɲɔgɔn désigne celui avec qui l'on marche, voyage ou chemine ; il correspond très bien au « camarade de route », au sens propre comme au sens métaphorique.
Le mot baden ouvre une autre piste. Littéralement, il désigne le frère ou la sœur de même mère. Mais dans les usages sociaux, un terme de parenté peut être élargi pour exprimer la proximité, la solidarité et la fraternité. Baden peut donc convenir lorsque « camarade » prend le sens de frère de condition, frère de lutte ou membre d'une même communauté morale. Toutefois, il faut l'utiliser avec prudence, car il ajoute une charge fraternelle forte que le mot français « camarade » ne porte pas toujours.
Enfin, dans le contexte politique moderne, surtout dans les milieux militants, syndicaux ou partisans, on peut envisager soit l'emprunt kamaradi / kamarade, soit une traduction plus sémantique comme kɛlɛɲɔgɔn, c'est-à-dire compagnon de lutte. Le choix dépend de l'effet recherché : l'emprunt garde la coloration politique et administrative du français ; la traduction par kɛlɛɲɔgɔn insiste sur l'expérience commune du combat ; tɔɲɔgɔn offre une solution plus générale et plus équilibrée.
Tableau comparatif
Conclusion
En définitive, le cas du mot « camarade » montre que traduire, ce n'est pas seulement transférer un mot d'une langue à une autre. C'est interpréter une relation sociale. Le français rassemble sous « camarade » plusieurs formes de proximité : scolaire, professionnelle, militaire, politique, affective ou militante. Le dioula, lui, invite à préciser la nature du lien : étudier ensemble, travailler ensemble, marcher ensemble, lutter ensemble, être amis ou se reconnaître comme frères de condition. Le contexte burkinabè récent consacre l'usage administratif d'un mot français ; la traduction en dioula, elle, reste un travail d'interprétation sociolinguistique. Faut-il traduire la forme, traduire l'idée politique, traduire la fraternité sociale ou traduire la relation de compagnonnage ? C'est à ce niveau que la langue révèle sa profondeur culturelle.
Note de réflexion sociolinguistique
Mamadou Lamine SANOGO
Directeur de recherche en sociolinguistique
INSS/CNRST Ouagadougou / Burkina Faso
Références indicatives
Dictionnaire de l'Académie française, entrée « camarade » : origine espagnole camarada et sens militaire initial.
CNRTL, entrée « camarade » : évolution sémantique du mot vers l'idée de personne partageant une situation avec une autre.
Webonary, Dictionnaire dioula du Burkina Faso : entrées tɔɲɔgɔn et baden.
Burkina Media, 16 avril 2026 : mention d'une circulaire ministérielle du 15 avril 2026 sur l'usage de « camarade » dans certaines correspondances administratives.
Libreinfo.net, 3-4 juin 2026 : circulaire de la Primature datée du 1er juin 2026 sur l'harmonisation de l'usage du terme « camarade ».
Lefaso.net, compte rendu du Conseil des ministres du 4 juin 2026 : emploi de « Camarade » dans des formulations de nomination administrative.
Oxford Learner's Dictionaries, entrée comrade : origine et usages anglais du terme.
Ressources sur le russe товарищ / tovarichtch : sens de partenaire, associé, compagnon, puis formule politique soviétique.
Orange Money Burkina Faso poursuit sa dynamique de valorisation de son réseau de partenaires. Le mardi 9 juin 2026, le service de portefeuille mobile a procédé à la remise officielle des derniers lots de son jeu promotionnel baptisé « Challenge Zone de l'Ouest », au siège régional d'Orange Burkina Faso à Bobo-Dioulasso. À l'issue d'un mois de compétition basée sur la performance, quatre motos, quatre réfrigérateurs et quatre gazinières ont été remis aux meilleurs points accepteurs Orange Money de la région.
L'ambiance était festive dans les locaux d'Orange Burkina Faso à Bobo-Dioulasso. Responsables de points de vente, partenaires et représentants des gagnants ont pris part à cette cérémonie qui vient consacrer plusieurs semaines d'efforts dans la promotion et l'utilisation des services Orange Money. Selon le chef de département de la région commerciale de l'Ouest, Cheick Omar Diallo, cette initiative vise avant tout à témoigner la reconnaissance de l'entreprise à l'endroit de ses marchands, véritables relais de proximité du service Orange Money.
« Ce challenge a été lancé particulièrement pour dire merci à nos marchands, nos points accepteurs de la région de l'Ouest. Aujourd'hui, les clients ont la possibilité d'utiliser leur compte Orange Money pour effectuer des achats partout au Burkina Faso, et nos partenaires jouent un rôle essentiel dans cette dynamique », a-t-il expliqué.
Une vue des lots remis aux heureux gagnants du jeu « Challenge Zone de l'Ouest » de Orange Money BurkinaUne compétition basée sur la performance
Le « Challenge Zone de l'Ouest » a démarré au début du mois de mai 2026. Pendant un mois, les points accepteurs ont été évalués sur plusieurs critères liés à leur activité, notamment le volume et la valeur des transactions réalisées à travers Orange Money. Chaque semaine, des récompenses intermédiaires étaient attribuées aux meilleurs participants. Réfrigérateurs et gazinières ont ainsi été distribués tout au long de la compétition, avant l'attribution des lots majeurs lors de la cérémonie finale.
Le chef du département de la région commerciale de l'Ouest, Cheick Omar Diallo, remet un lot à un heureux gagnant« Il s'agissait d'un challenge fondé sur la performance. Nous avons récompensé les points accepteurs qui ont enregistré le plus de transactions, aussi bien en volume qu'en valeur », a précisé Cheick Omar Diallo. Au total, l'opérateur indique avoir mobilisé plus de dix lots, entre motos, réfrigérateurs, gazinières pour cette opération promotionnelle destinée à encourager les acteurs du réseau Orange Money dans la région de l'Ouest.
Le chef de département de la région commerciale de l'Ouest, Cheick Omar Diallo, a expliqué les objectifs du jeuEncourager l'adoption des paiements numériques
À travers cette initiative, Orange Money Burkina Faso entend également accélérer l'adoption des solutions de paiement électronique dans les régions du Guiriko et des Tannounyan. Pour l'entreprise, Orange Money s'impose aujourd'hui comme un outil pratique, sécurisé et accessible pour les commerçants comme pour les particuliers. « Nous invitons nos clients à utiliser davantage Orange Money. C'est un service fiable, sécurisé et qui facilite les transactions du quotidien. Avec l'application Maxi It, l'expérience devient encore plus simple et plus pratique », a souligné le responsable régional. Cette stratégie s'appuie notamment sur un vaste réseau de points accepteurs qui permettent aux utilisateurs d'effectuer leurs achats et paiements dans de nombreux commerces à travers le pays.
Mahamadou Barry, représenté à la cérémonie par Mandou Sidibé, très satisfait de cette distinction, a salué l'initiative d'Orange Money BurkinaDes bénéficiaires reconnaissants
Parmi les gagnants du jour figure Mahamadou Barry, représenté à la cérémonie par Mandou Sidibé. Très satisfait de cette distinction, ce dernier a salué l'initiative d'Orange Money Burkina. « C'est un sentiment de joie. Nous disons merci à Orange, à ses collaborateurs et à tous ses partenaires. Ce cadeau est le fruit d'un travail accompli. Nous souhaitons que cette initiative se poursuive et que l'entreprise continue à prospérer », a-t-il déclaré. Pour lui, les principaux atouts d'Orange résident dans la fiabilité de ses services, leur disponibilité ainsi que leur capacité à répondre aux besoins des utilisateurs.
La photo de familleMême satisfaction du côté d'Ousmane Korbéogo, autre bénéficiaire de cette campagne promotionnelle. « Je suis tellement content. Depuis que nous utilisons la puce marchande Orange, nous n'avons jamais rencontré de difficultés. Les dépôts, les retraits et les paiements des clients se déroulent normalement », a-t-il témoigné.
Ousmane Korbéogo, autre bénéficiaire de cette campagne promotionnelle, a invité les acteurs économiques hésitants à adopter les services Orange Money dans leurs activitésLe commerçant a également invité les acteurs économiques encore hésitants à adopter les services Orange Money dans leurs activités. À travers le « Challenge Zone de l'Ouest », Orange Money Burkina Faso confirme sa volonté de renforcer ses liens avec les commerçants et partenaires qui contribuent quotidiennement au développement des services financiers mobiles dans le pays. Au-delà des récompenses, cette initiative traduit aussi une stratégie axée sur la proximité, la reconnaissance de la performance et la promotion de l'inclusion financière numérique.
Romuald Dofini
Lefaso.net
Le ministre directeur de cabinet du président du Faso, le capitaine Martha Céleste Anderson Dekomwin Médah, accompagné par le ministre de la Santé, Lucien Robert Jean-Claude , a effectué une visite des chantiers de construction des Centres médicaux communaux (CMC) dans la région du Kadiogo. À l'issue de cette tournée sur quatre sites, les autorités ont salué un taux d'exécution compris entre 70 % et 75 %.
Sur les 4 sites visités, Bassinko, Pabré, Gampèla et Nagrin), le ministre directeur de cabinet du président du Faso a exprimé sa satisfaction quant à l'avancement des travaux sur l'ensemble des chantiers. L'exécution des travaux évaluée entre 70% et 75%.
« Nous avons visité nos Centres médicaux communaux et nous repartons très satisfaits de la tendance générale des travaux que nous avons observée », a indiqué le ministre directeur de cabinet à l'issue de la visite.
« Le suivi était vraiment très rigoureux (…) et le rythme, très accéléré. », a expliqué le coordonnateur national de l'Initiative présidentielle pour la Santé, Drissa Traoré, d'où ce niveau de réalisation avancé.
« Cette sortie c'est pour apprécier l'état d'avancement des travaux parce que nous avons déjà lancé l'acquisition des équipements qui vont bientôt arriver sur nos sites », précise le Coordonnateur de l'IPS.
Le Camarade Coordonnateur national de l'Initiative présidentielle pour la Santé, a souligné que les équipements ont été déjà commandés, en attendant la réception travaux
Le ministre directeur de cabinet a invité les bénéficiaires qui font déjà un travail d'accompagnement et de suivi des travaux, à engager chacun, les énergies nécessaires pour une meilleure exécution des projets.
Le ministre de la Santé, Lucien Robert Jean-Claude Kargougou, a salué la vision du président du Faso qui veut rapprocher les soins de santé de qualité des populations.
Ces centres médicaux en construction s'inscrivent dans le cadre de l'initiative présidentielle pour la Santé, un ambitieux programme d'investissement dans ce secteur, pour la réalisation de 55 Centres médicaux communaux dans plusieurs régions du Burkina Faso.
Lefaso.net
Source : Direction de la communication de la présidence du Faso
Dans le cadre de la mise en œuvre de ses activités de promotion de l'entrepreneuriat et de l'inclusion financière, l'Agence belge de coopération internationale (Enabel) a organisé, les 9 et 10 juin 2026 à Kaya, chef-lieu de la région des Koulsé, les journées « Connect'Finance : concrétise ton idée, propulse ton entreprise ! ». Cette activité, qui a réuni environ 400 participants, dont des institutions financières, des entrepreneurs, des autorités locales et des partenaires techniques, vise à renforcer les liens entre les acteurs de l'écosystème entrepreneurial, faciliter l'accès aux mécanismes de financement et promouvoir des solutions innovantes adaptées aux besoins des jeunes, des femmes, des micro-petites et moyennes entreprises (MPME) ainsi que des populations vulnérables.
C'est dans une ambiance de ferveur que se sont ouvertes, dans la matinée du mardi 9 juin 2026, ces journées, placées sous la présidence du gouverneur hôte, région des Koulsé, et en présence de nombreuses autorités de la localité. Organisée par le projet OKD, mis en œuvre par le consortium Enabel-GIZ (Agence de coopération internationale allemande pour le développement), "Connect'Finance : concrétise ton idée, propulse ton entreprise !", l'activité vise principalement à assurer l'intermédiation entre l'offre et la demande de financement, afin de dynamiser l'entrepreneuriat local et de promouvoir l'inclusion financière. En d'autres termes, il s'agit de promouvoir l'entrepreneuriat et l'inclusion financière au bénéfice des MPME (Micro-petites et moyennes entreprises), des organisations économiques (SCOOPS), des jeunes, des femmes, des personnes déplacées internes et d'autres groupes vulnérables.
Ici, au premier plan, de droite vers la gauche : le directeur-pays d'Enabel, Jozef Noordholland De Jong, la secrétaire générale de la région, Bernadette Adenyo et la 2è vice-présidente de la délégation spéciale de Kaya, Aminata Dianda qui a livré un discours à travers lequel elle a salué l'impact de l'initiative.De façon spécifique, « Connect'Finance : concrétise ton idée, propulse ton entreprise ! » ambitionne de stimuler le networking et les partenariats (favoriser les échanges et les mises en relation entre institutions financières, entrepreneurs, autorités locales et partenaires techniques afin de créer des synergies, encourager les collaborations et développer de nouvelles opportunités d'affaires).
Promouvoir des solutions de financement inclusives à travers la présentation de mécanismes de financement et d'inclusion financière adaptés aux besoins spécifiques des MPME, des jeunes, des femmes, des SCOOPS et des Personnes déplacées internes (PDI). Il s'agit enfin de renforcer les capacités des participants, en vue de consolider les compétences techniques, entrepreneuriales et managériales à travers des master classes, des panels thématiques, des conférences et des sessions de partage d'expériences.
La Master class inaugurale avec les entrepreneurs modèles, et de gauche vers la droite : Abdou Ouédraogo, le modérateur, Evelyne Ouédraogo et Hélène Balima.Enabel réaffirme ainsi son engagement aux côtés du Burkina Faso …
C'est avec la pleine mesure de ses enjeux, surtout dans le contexte national et local actuel, que la secrétaire générale de la région, Bernadette Adenyo, prononçant le discours du gouverneur dont elle était le représentant à la cérémonie d'ouverture, a félicité l'ensemble des partenaires de mise en œuvre pour leur engagement constant aux côtés des autorités burkinabè dans la promotion du développement local, du renforcement de la résilience communautaire et de l'autonomisation économique des populations.
« La région des Koulsé se distingue comme un espace de transformation et de recomposition sociale et économique, porté notamment par les mouvements de retour progressif des populations vers leurs localités d'origine, la réactivation des activités économiques et la restauration progressive des services sociaux de base. Par ailleurs, ces évolutions s'accompagnent d'enjeux structurants liés à l'adaptation aux effets des changements climatiques, à la valorisation durable des ressources locales et à la consolidation des chaînes de valeur économiques et territoriales. Dans ce contexte, le renforcement des mécanismes d'inclusion financière, l'accompagnement des initiatives entrepreneuriales et la structuration des écosystèmes économiques locaux apparaissent comme des leviers essentiels pour soutenir cette trajectoire de transformation collective et durable. L'entrepreneuriat demeure un levier central de création d'emplois, de génération de revenus et de stabilité sociale. Il constitue également une réponse essentielle aux enjeux d'insertion des jeunes, d'autonomisation des femmes et de résilience des personnes déplacées internes », situe la mandataire du gouverneur, soulignant que les porteurs de projets font cependant face à des contraintes persistantes, notamment l'accès limité au financement et l'insuffisance des mécanismes de mise en relation avec les institutions financières. D'où la pertinence, relève-t-elle, de l'initiative « Connect'Finance : concrétise ton idée, propulse ton entreprise ! ».
La secrétaire générale de la région, Bernadette Adenyo, avec à sa droite, le directeur-pays d'Enabel.Pour son directeur-pays, Jozef Noordholland De Jong, Enabel réaffirme ainsi son engagement aux côtés du Burkina Faso, pour promouvoir une économie locale plus inclusive, plus résiliente et créatrice d'emplois et d'opportunités.
‘'Connect'Finance Koulsé'' est, soutient-il, un espace pour apprendre, échanger et trouver des opportunités pour faire avancer son projet, son business. « Nous sommes convaincus qu'il ne peut y avoir de développement territorial durable sans tissu entrepreneurial dynamique et sans un meilleur accès aux services financiers et non financiers adaptés aux réalités des populations », estime Jozef Noordholland De Jong, justifiant du coup la portée de cette initiative.
Dans la master class inaugurale, trois jeunes porteurs de projet, accompagnés à travers le projet OKD par le consortium Enabel-GIZ, ont bien voulu partager leurs expériences aux centaines de participants, assorties de nombreux conseils. Il s'agit d'Abdou Ouédraogo, responsable de l'entreprise d'élevage « Nayi Nééré », basée à Kaya, spécialisée dans l'élevage de la volaille ; Evelyne Ouédraogo, fondatrice de l'entreprise « Yilma détergents », sise à Kaya et connue dans la production de différents types de détergents et savons pour le nettoyage des surfaces, du linge, de la vaisselle et de douche corporelle ; Hélène Balima, résidant à Boulsa, promotrice de « Bark Kindi Confection », unité de perlage spécialisée dans la confection d'articles à base de perles (porte-clés, porte-lotus, porte-stylos, porte-fruits, pots de fleurs, nappes de tables, sacs à main et bien d'autres articles). Tous sont aujourd'hui devenus des entrepreneurs modèles, dont l'expertise est sollicitée dans leur domaine d'évolution pour des formations.
De leur intervention, on note que chacun de ces jeunes entrepreneurs modèles a bénéficié de nombreuses formations ciblées (comprendre ce que c'est que l'entreprenariat, formations en développement personnel, éducation financière, communication d'entreprise, marketing digital…). Ils ont ensuite été dotés de moyens matériels, financiers et moraux à travers la mise en relation avec des mentors et un réseautage. Ce qui a permis à chacun de non seulement formaliser son entreprise, de mieux l'organiser, mais également de booster ses activités et, partant, de multiplier son chiffre d'affaires.
On retient également de ce moment de partage d'expériences que formation, persévérance et confiance en soi sont des éléments indispensables au succès dans l'entrepreneuriat. Fort donc de l'expérience vécue avec Enabel et ses partenaires, ces entrepreneurs modèles plaident pour l'élargissement du projet à plus de personnes possibles dans la région des Koulsé.
O.L.
Lefaso.net
Le ministre directeur de cabinet du Président du Faso, le capitaine Martha Céleste Anderson Dekomwin Médah, a effectué, le mardi 9 juin 2026, une visite des chantiers de construction des Centres médicaux communaux (CMC) dans la région du Kadiogo.
Cette sortie avait pour objectif de constater l'état d'avancement des travaux sur quatre sites : Bassinko, Pabré, Gampèla et Nagrin. À l'issue de la visite, le ministre s'est déclaré satisfait de la progression des réalisations, dont le taux d'exécution est estimé entre 70 % et 75 %.
Le capitaine Médah était accompagné du ministre de la Santé, Lucien Robert Jean-Claude Kargougou, ainsi que du coordonnateur national de l'Initiative présidentielle pour la santé, Drissa Traoré.
Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a reçu en audience, le mercredi 10 juin 2026, une délégation du conseil d'administration de la Radio de l'Alliance des États du Sahel (Radio Daande Liptako). Selon la Présidente du conseil d'administration, Moussokoura Konaté, la délégation est venue rendre compte des travaux de la première session au chef du gouvernement burkinabè.
• Le Yatenga Naaba Kiiba,
• Sa Majesté Naaba Télé Baongo de Bourzanga,
• Les grandes familles BADINI et OUEDRAOGO à Bourzanga, Ouahigouya, Ouagadougou et Bobo-Dioulasso,
• La famille BANGBATINBO à Ouahigouya, Aorèma, Ouagadougou et Bobo Dioulasso,
• La famille de feu El Hadj Seydou Boulhabo OUEDRAOGO,
• La famille de feu El Hadj Hamadé Bougraoua OUEDRAOGO,
• La famille de feu El Hadj Pamoussa SANA,
• La famille de feu Amadoun OUEDRAOGO,
• Les familles alliées et amies,
• Les époux, enfants, oncles, frères, sœurs, neveux, nièces, cousins, cousines, petits-fils et arrière-petits-fils de la défunte,
Très touchés par les nombreuses marques de sympathie, d'affection et de solidarité, expriment leur profonde gratitude aux voisins et à toute la population de Kamsaoghin, aux responsables de services et institutions publiques et privées, ainsi qu'à toutes les personnes qui, de près ou de loin, leur ont apporté un soutien moral, matériel et financier lors du décès, de l'inhumation et du doa de leur fille, épouse, mère, sœur, cousine, belle-mère, tante, grande-mère et arrière grande - mère :
Hadja Haoua OUEDRAOGO Décédée le mercredi 06 mai 2026.
Ils vous remercient d'avoir partagé leur peine et honoré sa mémoire à leur côté.
Ils s'excusent de ne pouvoir citer de noms, de peur d'en oublier.
Que l'âme de Hadja Haoua OUEDRAOGO repose en paix
Qu'Allah vous rende au centuple vos bienfaits.
« Mathieu, 25 : 21 – Son maitre lui dit : C'est bien, bon et fidèle serviteur, tu as été fidèle en peu de chose, je te confirai beaucoup ; entre dans la joie de ton maitre. »
C'est avec une profonde tristesse et une immense foi en la résurrection que nous vous faisons part du rappel à Dieu de notre très cher fils, époux, frère, cousin, père, oncle, grand-père et ami :
Monsieur KABORE Hilaire
Ingénieur de Conception en Electro-mécanique à la retraite, ancien Directeur général de la SONABHY, ancien Président de l'Association des Raffineurs et Distributeurs Africains (L'ARDA) de 2018 à 2019, ancien Secrétaire général du Conseil d'Administration de l'Etoile Filante de Ouagadougou (EFO) et Officier de l'ordre de l'Etalon
Décédé le 05 juin 2026 à la Polyclinique Internationale de Ouagadougou, à l'âge de 65 ans, des suites d'une courte maladie, dans l'entourage des siens et dans la paix du Seigneur.
Il était entouré de l'affection des membres de sa famille, ses amis ainsi que de toute la parenté.
PROGRAMME :
• Récitation du chapelet par la CCB St Jean Paul II : Du lundi 08 au jeudi 11 à 19H au domicile familial sis à Ouaga 2000
• Levée du corps : vendredi 12 juin 2026 à BOGODOGO à 16h00
• Veillée de prières : vendredi 12 juin 2026 au domicile familial sis à Ouaga 2000 à 19h30
• Absoute à l'église St Jean 23 de Ouagadougou, le samedi 13 juin 2026 à 08h00, suivi de l'inhumation dans son village natal à Lallé à 14h00.
La famille reconnaissante remercie toutes les personnes qui prendront part à sa peine, ainsi que le personnel soignant, les prêtres, les servants d'autel et les choristes. Elle s'excuse par avance des éventuelles omissions.
De la part de :
Sa majesté le Lallé Naaba GUIGMDE Polé ;
Son Excellence Monsieur Rock Marc Christian KABORE ;
Monsieur KABORE Rakoudondba François ;
La grande famille KABORE à Lallé, Ouagadougou, Koudougou, Cote d'Ivoire et en France ;
Le Ouidi Naaba de Lallé et la grande famille OUEDRAOGO à Lallé ;
La famille ILBOUDO, RAPADEMNABA et SAWADOGO à Boulsa et Ouagadougou ;
La famille KINDA à Boussaka ;
Les familles alliées
La veuve KABORE/ILBOUDO Candide Euphrasie ;
Sa fille KABORE Alexandra Emmanuella Désirée Wendinyolsdé ;
Ses frères et sœurs :
o Paulette, épouse OUEDRAOGO à Ouagadougou
o Chantal, épouse SINARE à Dawanegomde
o Vincent à SOMISA-SAMBRADO
o Denis à EERI BF
Les neveux, nièces et petits enfants.
Ouagadougou, le 07 juin 2026