Ce lundi 14 septembre 2026 s'est tenue la cérémonie d'ouverture des soutenances de fin d'études à l'Institut de la finance publique (IFPB), à Ouagadougou, pour évaluer le niveau des 394 impétrants à cette session 2025-2026. Le bal a été ouvert par Geoffroy Bayili. Son thème de mémoire : « Dette publique du Burkina Faso : dynamique et soutenabilité dans un contexte de crise sécuritaire de 2015 à 2024 ». La cérémonie d'ouverture a été présidée par le ministre de l'économie, représenté par son secrétaire général, Vieux Abdoul Rachid Soulama.
En image, l'assistance venue apporter son soutien à l'impétrant pour sa soutenancePour ce dernier, l'épreuve des soutenances n'est pas seulement qu'académique. « Elle est au cœur des priorités du ministère de l'Économie et des finances et dans l'élan de la souveraineté de nos États. Dans un contexte marqué par la contraction des financements extérieurs, par l'exigence croissante de la développabilité et par la nécessité de financer nous-mêmes notre sécurité et notre développement, la qualité des femmes et des hommes qui administrent l'impôt, le trésor et le budget est devenue une question stratégique », a-t-il estimé.
« Le pays compte sur ses fils et filles pour se développer », Vieux Abdoul Rachid SoulamaMême son de cloche pour Barthélémy Dabré, directeur général de l'IFPB, qui voit en cela bien plus qu'un simple exercice universitaire. « À l'Institut des finances publiques du Burkina, les stagiaires qui finissent leur deuxième année soutiennent un mémoire. Ce mémoire est à la fois un exercice académique, mais également un exercice de posture professionnelle, parce que c'est un moment de redevabilité. C'est un moment aussi où le stagiaire démontre que ce qu'il a appris à l'institut va effectivement lui servir sur le terrain », a-t-il expliqué.
La période des soutenances durera deux semainesAu total, 394 stagiaires prennent part à cette session de soutenances. Ils sont issus du Burkina Faso, mais aussi de pays partenaires comme le Gabon, la Guinée, la Centrafrique et le Tchad. Geoffroy Bayili a ouvert le bal avec la présentation de son mémoire consacré à la dette publique du Burkina Faso, devant un jury présidé par le secrétaire général du ministère de l'Économie, Vieux Abdoul Rachid Soulama, et des experts de la finance. Son travail porte sur la dynamique et la soutenabilité de la dette publique entre 2015 et 2024, une période marquée par la crise sécuritaire et la contraction des ressources extérieures.
L'impétrant a reçu les félicitations de l'ambassadeur du Gabon au Burkina, Dr Yvon Thierry Michel N'GomaPour sa part, Geoffroy Bayili explique avoir choisi de travailler sur la dette publique en raison de sa forte progression au cours de la dernière décennie. « Depuis 2015, on a remarqué que la dette publique du Burkina Faso a quadruplé, passant de plus de 2 188 milliards à plus de 8 163 milliards entre 2015 et 2024 », a-t-il relevé. Son analyse montre que cette hausse est principalement portée par la dette intérieure, dont le rythme de progression dépasse largement celui de la dette extérieure. « La dette intérieure a connu un rythme de progression de plus de 26 %, contre seulement 8,1 % pour la dette extérieure. C'est ce qui nous a amenés à nous interroger sur la dynamique et la soutenabilité de la dette publique », a-t-il poursuivi.
Le secrétaire général du ministre de l'Économie couronnant l'impétrant après sa soutenanceÀ l'issue de ses recherches, l'impétrant conclut que la dette extérieure demeure soutenable selon les critères de viabilité retenus par les institutions de Bretton Woods. En revanche, la dette publique globale présente un risque d'insoutenabilité, principalement lié à sa composante intérieure. Et selon Issaka Yaméogo, rapporteur dans le cadre de cette soutenance, le candidat a fait preuve de courage en abordant ce thème. « Dans la forme, la structure est respectée, il y a peu de fautes, la bibliographie est bien illustrée », a-t-il relevé, tout en relevant par la même occasion les éléments qui pourront contribuer à améliorer la qualité de son document.
« Au terme des échanges, l'impétrant s'est engagé à prendre en compte toutes les observations des jurés et a remercié ceux qui ont contribué à ce que cette soutenance puisse se tenir », Geoffroy BayiliAprès délibération, M. Bayili s'en est sorti avec la note de 15,5/20. Une note qui couronne un parcours qui aura duré 24 mois.
Erwan Compaoré
Lefaso.net
Pour donner le coup d'envoi de la 8ᵉ édition de la Semaine des activités minières d'Afrique de l'Ouest (SAMAO), couplée à la première édition de la Semaine de l'énergie, des mines et des hydrocarbures de l'AES (SEMH-AES), les acteurs des secteurs minier et énergétique se sont retrouvés, ce lundi 14 septembre 2026, autour d'activités sportives.
Ils ont pris part à un cross populaire de 3 km, suivi d'une séance d'aérobic. Cette activité sportive a permis de réunir les différents acteurs des secteurs des mines, de l'énergie et des hydrocarbures, en prélude au démarrage des activités de la SAMAO et de la SEMH-AES.
Les acteurs du secteur minier et énergétique ont lancé leurs activités autour du sport.Pour le directeur de cabinet du ministre de l'Énergie, des Mines et des Carrières, Salif Boussim, cette activité sportive vise à rassembler les différents acteurs afin de donner le coup d'envoi des différentes activités de la SAMAO et de la SEMH-AES. « Une telle activité représente beaucoup, parce que cela permet de se maintenir en bonne santé. Le sport est très bon pour la santé et unit les personnes », a-t-il laissé entendre.
Isham Jonathan Compaoré, agent de la SONABEL, s'est également réjoui de l'activité sportive.Il a complété en ajoutant qu'une telle activité sportive est encore plus importante pour les acteurs des mines et de l'énergie, qui sont amenés à beaucoup se déplacer dans le cadre de leurs activités quotidiennes.
Drissa Coulibaly, directeur régional des mines et des carrières du Guiriko, a apprécié l'initiative qui a permis de réunir les différents acteurs des mines et de l'énergie à la veille du début des activités de la SAMAO et de la SEMH-AES, prévu le mardi 15 septembre 2026. « Une telle activité représente beaucoup, parce que cela permet de se maintenir en bonne santé. Cela nous permet de nous réunir autour du sport », a-t-il ajouté.
Le directeur régional des mines et des carrières du Guiriko, Drissa Coulibaly, a apprécié l'initiative des activités sportives à la veille du lancement des activités.Isham Jonathan Compaoré, agent de la SONABEL, a également apprécié de pouvoir se retrouver avec ses collègues autour d'une activité sportive, à la veille du lancement de la SAMAO et de la SEMH-AES. Pour lui, cette initiative va permettre de raffermir encore plus les liens entre collègues.
Pour le directeur de cabinet du ministre de l'Énergie, des Mines et des Carrières, Salif Boussim, le sport est un facteur de cohésion sociale.En rappel, la 8ᵉ édition de la Semaine des activités minières d'Afrique de l'Ouest (SAMAO), couplée à la première édition de la Semaine de l'énergie, des mines et des hydrocarbures de l'AES (SEMH-AES), se tiendra du 14 au 19 septembre 2026. Les deux rencontres sont placées sous le thème : « Ressources énergétiques, minières et des hydrocarbures de l'AES ». Pendant cinq jours, les acteurs des secteurs minier et énergétique du Burkina Faso, du Mali et du Niger échangeront sur les potentialités et les perspectives de développement de l'espace de la Confédération des États du Sahel (AES).
Jean Élysée Nikiéma
Lefaso.net
La 6e session de sensibilisation et d'information des journalistes des États membres de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) s'est ouverte ce lundi 14 septembre 2026 à Ouagadougou. Du 14 au 18 septembre, professionnels des médias et experts de la Commission vont échanger autour des principaux chantiers de l'union, notamment la Vision prospective 2040 et le Plan stratégique « IMPACT 2030 ». La cérémonie a été présidée par la conseillère technique en communication du président de la Commission de l'UEMOA, Aminata Mbodj. Elle s'est déroulée en présence du directeur de la communication de la Commission de l'UEMOA, Arzouma L. Yendu-Bé Babakan et du coordonnateur de la plateforme des médias de l'UEMOA, Léonard Dossou.
Au cœur des enjeux de la 6e session de sensibilisation des journalistes des États membres de l'UEMOA sur ses chantiers, se trouve une vision d'informer davantage pour rapprocher l'intégration régionale des populations. La cérémonie officielle d'ouverture de cette rencontre a été marquée par l'allocution du président de la Commission de l'UEMOA, Abdoulaye Diop. Elle a été livrée par sa conseillère technique en communication, Aminata Mbodj, qui a souhaité la bienvenue dans la capitale burkinabè à l'ensemble des participants.
Pour elle, la présence des journalistes, malgré les agendas chargés des différentes rédactions, traduit l'intérêt constant qu'ils portent à la marche économique et sociale de l'espace communautaire. Aminata Mbodj rappelle que depuis son lancement en 2021, la présente initiative s'est progressivement imposée comme un rendez-vous consacré aux échanges entre la Commission de l'UEMOA et les professionnels des médias.
Selon la conseillère technique en communication du président de la Commission de l'UEMOA, Aminata Mbodj, l'adhésion des populations aux programmes de développement, passe aussi par une information juste, crédible, accessible et de qualitéPour Aminata Mbodj, cette démarche repose sur une conviction, celle que l'intégration régionale ne peut véritablement réussir sans l'adhésion des populations. Les médias apparaissent ainsi comme des relais essentiels pour permettre aux citoyens de mieux comprendre les enjeux, les acquis et les perspectives de l'UEMOA. La Commission entend donc maintenir un dialogue régulier avec la presse. Cet engagement s'est notamment traduit par l'accompagnement de la Plateforme des Médias de l'UEMOA dans plusieurs initiatives.
La conseillère technique en communication cite notamment le colloque sous-régional organisé à Abidjan en 2025, ainsi que le Forum International de la presse économique de l'Afrique de l'Ouest (FIPE-UEMOA), tenu en juin 2026 à Dakar. Cette dernière rencontre a permis de mettre en débat plusieurs questions économiques et sociales majeures de l'espace communautaire, tout en célébrant l'excellence journalistique à travers les prix d'excellence du journalisme economique de l'UEMOA.
Le directeur de la communication de la Commission de l'UEMOA, Arzouma L. Yendu-Bé Babakan, a pour sa part, salué la disponibilité des journalistes et de leurs responsables d'organes qui ont accepté de les libérer pour cette semaine de travaux à OuagadougouIl a également exprimé sa reconnaissance à la Plateforme des médias de l'UEMOA pour son appui constant à la visibilité des actions de l'union.
S'adressant aux experts de la commission appelés à intervenir au cours de la session, Arzouma L. Yendu-Bé Babakan les a invités à privilégier les échanges avec les professionnels des médias et à répondre à leurs préoccupations sur les différents chantiers communautaires. Il a enfin félicité l'équipe de la Direction de la communication pour son implication dans l'organisation de la rencontre, tout en assurant les journalistes de sa disponibilité, notamment pour leurs besoins en matière de reportage, de photographie et de prise de vue.
Deux grands référentiels au cœur des échanges
Durant cinq jours, les journalistes vont se familiariser davantage avec plusieurs chantiers structurants. Au premier plan figure la Vision prospective 2040 de l'UEMOA. Elle ambitionne de faire de l'espace communautaire un espace économique et monétaire durablement intégré, paisible et prospère, ouvert sur l'Afrique, avec une position stratégique consolidée dans le monde.
À cette vision de long terme s'ajoute IMPACT 2030, le Plan stratégique de la Commission de l'UEMOA pour la période 2025-2030. Ce document fixe une ambition de faire de la Commission une institution agile, locomotive de l'approfondissement de l'intégration et de la transformation structurelle des économies de l'UEMOA.
La rencontre réunit des professionnels des médias venus des huit pays de l'espace communautaireCes deux référentiels constituent ainsi des cadres majeurs pour comprendre les orientations actuelles et futures de l'union. Au-delà des documents stratégiques, les travaux doivent permettre aux participants de mieux cerner les filières prioritaires et plusieurs programmes régionaux. Des experts de la Commission de l'UEMOA vont partager avec les journalistes des informations destinées à renforcer leur compréhension des mécanismes et des actions engagés pour transformer structurellement les économies de l'espace communautaire.
L'objectif est aussi de donner aux professionnels des médias des outils leur permettant de traiter ces sujets avec davantage de profondeur et de pédagogie. Car derrière les stratégies, les programmes et les chiffres se trouvent des enjeux qui touchent directement les populations : développement économique, intégration régionale, transformation des économies et amélioration des conditions de vie.
Le coordonnateur de la Plateforme des médias de l'UEMOA, Léonard Dossou, a salué l'engagement du président de la Commission de l'UEMOA, Abdoulaye Diop, en faveur du développement d'une presse spécialisée et au service du développement« Sans les médias, dans un espace communautaire comme celui de l'UEMOA, il n'y a point vraiment de développement », a souligné Léonard Dossou, insistant sur leur rôle dans l'information et l'accompagnement du processus d'intégration. Revenant sur le Forum international de la presse économique de l'Afrique de l'Ouest (FIPE-UEMOA), tenu à Dakar en juin 2026, il a témoigné de l'appui apporté par la commission à cette initiative et exprimé sa reconnaissance au président Abdoulaye Diop pour les efforts consentis en faveur des médias
En ouvrant officiellement cette 6e édition, Aminata Mbodj a adressé les félicitations de la Commission de l'UEMOA au coordonnateur de la Plateforme des médias de l'UEMOA, Léonard Dossou, ainsi qu'à l'ensemble de ses membres. Elle a également salué la contribution de la presse à la visibilité des actions de l' UEMOA et remercié les responsables des différents organes de presse pour avoir permis à leurs journalistes de prendre part à cette session.
Pendant cinq jours, Ouagadougou devient ainsi un espace de dialogue entre ceux qui portent les politiques communautaires et ceux qui les racontent au public. Une rencontre où l'information se veut plus qu'un simple relais : un véritable outil au service de la compréhension, de l'appropriation et, in fine, de l'intégration régionale.
Hamed Nanéma
Lefaso.net
À l'occasion d'une sortie touristique à Bobo-Dioulasso, Lefaso.net a remis, ce samedi 12 septembre 2026, des équipements et des consommables médicaux d'une valeur de près de deux millions de francs CFA au service des grands brûlés du Centre hospitalier universitaire Sourô Sanou de Bobo-Dioulasso. Une action qui vise à associer tourisme interne et engagement citoyen.
Selon nos confrères de l'agence d'information du Burkina, un nourrisson de sexe féminin, âgé d'environ un mois, a été découvert abandonné tôt dans la matinée du lundi 14 septembre 2026 dans le quartier Saonré à Ouagadougou. Le bébé a été retrouvé avec sa layette près d'un kiosque. Selon les informations recueillies sur place par le journaliste de l'AIB, le nourrisson a été aperçu aux environs de 6 heures par des habitants du quartier. Malgré l'attroupement suscité par cette découverte, l'enfant dormait paisiblement.
Présente sur les lieux, Annick Palm/Bakyono, sage-femme au Centre de santé et de promotion sociale (CSPS) de Tingindalgué, a indiqué que le bébé semblait être âgé d'environ un mois et ne présentait aucun signe inquiétant de santé. La découverte a provoqué une vive émotion parmi les riverains. Entre indignation et incompréhension, plusieurs personnes se sont interrogées sur les circonstances ayant conduit à l'abandon de l'enfant. Certains habitants ont même manifesté leur volonté de l'adopter.
C'est le cas de Mansour Zongo, entrepreneur en BTP et père de quatre enfants, qui estime qu'aucune situation ne peut justifier l'abandon d'un enfant. Se disant prêt à accueillir le nourrisson, il a également appelé à davantage de responsabilité de la part des parents afin d'éviter de tels drames. Face à cet élan de solidarité, la sage-femme a rappelé que toute démarche d'adoption doit se faire conformément aux procédures prévues par les services compétents du ministère en charge de la Famille.
Au moment où les constatations étaient en cours, les sapeurs-pompiers, le personnel de santé et les habitants attendaient encore l'arrivée des forces de l'ordre pour le constat d'usage, préalable à la prise en charge sanitaire du bébé et à l'ouverture des procédures administratives nécessaires. Une enquête devrait permettre de faire la lumière sur les circonstances de cet abandon.
Lefaso.net
Source : Agence d'information du Burkina
Sayouba Nacanabo connu sur le pseudonyme de Oman Beau sur les réseaux sociaux a été interpellé par la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC) pour outrage public à la pudeur. Dans une vidéo publiée sur la page Facebook de l'institution, le mis en cause explique qu'il s'adonnait à des pratiques contraires aux bonnes moeurs, à travers l'adoption de comportements et d'accoutrements féminins. Il reconnaît que son attitude était déplacée et a pour cela présenter ses excuses aux autorités ainsi qu'à toute personne qui aurait été heurtée par ses sorties sur les réseaux sociaux.
Lefaso.net
Source : Page Facebook BCLCC
Dans ce numéro, Dr Joëlle Traoré analyse les hausses spectaculaires du taux de pression fiscale observées au Gabon, en Guinée équatoriale et au Tchad en 2023.
Cette analyse montre qu'une évolution favorable du taux de pression fiscale ne traduit pas nécessairement une amélioration de la performance fiscale. Pour interpréter cet indicateur, il est essentiel d'examiner les facteurs qui expliquent son évolution, la structure des recettes fiscales et le contexte économique dans lequel elles sont mobilisées.
Innâ lillâhi wa innâ ilayhi râji'ûn-a…
« Nous appartenons à Allah et Vers Allah Nous retournerons »
– Sa majesté le Naaba Kiiba, Roi du Yaadga
– Les grandes familles OUEDRAOGO à Ouahigouya (Mouni, Baong-nooré, Tang-Zuugu, Bangrin et kolo-Koom)
– Famille Badini au secteur 9 à Ouahigouya et à Ouagadougou
– OUEDRAOGO Pascal et famille à ouagadougou (gounghin)
– OUEDRAOGO Madi et famille à Ouagadougou (Pissy)
– La veuve Mme OUEDRAOGO Alima à Ouahigouya
– Les enfants Guelilou, Gafarou, Ladji , Maïssane et petits enfants.
Les familles alliées et amis :
SAKANDE, SIGUE, PABEYAM, HARO, BIRBA, SABA, ZONGO, DRABO, BAGNAN, ROMBA, ILBOUDO et POUBERE.
Déjà reconnaissants des soutiens multiformes qui leur ont été apportés lors du décès survenu le samedi 05 septembre 2026 au CHU tengandogo de Ouagadougou et de l'inhumation suivie du doua le dimanche 06 septembre 2026 à Ouahigouya de leur regretté fils, époux, père et grand-père
OUEDRAOGO Boureima, douanier à la retraite des suites de maladie.
La famille remercie particulièrement l' Association Burkinabé des Agents des Douanes Retraités (ABADR) , la Délégation de la quinzième promotion des préposés des Douanes, la Mutuelle des Agents de l' Administration des Douanes (MAADO) et l'ensemble du personnel du CHU de Tengandogo
Les amis et collègues douaniers à la retraite.
La famille se réserve de citer des noms, de peur d'en oublier.
Union de prières ! Paix à l'âme du défunt !
Les grandes familles SOULI, NAKELSE à Bantogdo/ Sourgoubila, à Ouagadougou, Côte d'Ivoire, France, Les familles alliées KOAMA, SAM, OUALBEOGO, SONGPOUGDOU, SIMPORE, KABORE, SORE ;
La grande famille ZOUGMORE, le Kurit Yirsoba Yemdé, de Gomtenga Naaba « Gounbila Lille Tanga », le Nakom Naaba Saaga, chargé de missions au Ministère de la sécurité, les familles alliées : TAGNABOU, RAMDE, MAIGA, TOUGMA, OUEDRAOGO à Koupéla et Ouagadougou ;
Très touchées par vos nombreuses marques de compassions et de soutiens multiformes lors du rappel à Dieu de leur mère, épouse, fille SOULI/ ZOUGMORE Alima Ester précédemment agent de santé au CSPS de Marcoussis, décès survenu le 09/09/2026 à OUAGADOUGOU.
Leurs remerciements s'adressent particulièrement aux différentes délégations venues de Bantogdo, Koupéla, au premier responsable du district sanitaire de Sig-Nonghin et de sa suite, au premier responsable de la DPCM (Direction de la Prévention du Contrôle et de la Maladie) et sa suite, Au Docteur SANKARA du Centre National de Lutte contre la cécité(CNLC) et l'ensemble du personnel, à l'association professionnelle des attachés de santé en ophtalmologie, à la mutuelle de solidarité, les amis et collègues de « Belle Epoque » à Banfora, à la coordinatrice Nationale du Programme Santé Oculaire du Burkina, au Directeur de laboratoire et de la biologie médicale, le Conseiller technique du ministère de la santé( Docteur Arjouma OUEDROAGO), le Directeur des statistiques du ministère de la santé (Docteur SORI), aux amis, aux connaissances, aux collègues, aux voisins du secteur 37 de Marcoussis, aux membres de la coordination et de la CCB Saint-Jean -Baptiste.
La famille s'excuse auprès de tout ceux dont les noms n'ont pas pu être cités.
Dieu vous rende au centuple vos bienfaits.
« Et j'entendis du ciel une voix qui disait : Ecris : Heureux dès à présent les morts qui meurent dans le Seigneur ! Oui dit l'Eprit, afin qu'ils se reposent de leurs travaux car leurs œuvres les suivent. » Apocalypse 14,13
Sa Majesté le Moogo Naaba,
Le Baloum Naaba de Ouagadougou,
Le Nabikienga de Tansobtenga,
Les grandes familles SAWADOGO, OUEDRAOGO, KABORE, NANA, KOMDAOGO, TIENDREBEOGO, à Gonsé, Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Mangodara et Ziniaré,
Les familles alliées JOACHIM, COMPAORÉ et SANGARÉ,
Les enfants Boukaré, Fatou et Korotimi,
Les petits-enfants,
Profondément touchés par les nombreuses marques de soutien, de compassion et de solidarité manifestées à leur endroit, à travers des actions diverses et multiformes, à l'occasion du rappel à Dieu, le 9 septembre 2026, de Naaba Sanem de Gonsé, et de son inhumation le 11 septembre 2026, adressent à tous leurs sincères remerciements et leur profonde gratitude.
Ils se gardent de citer des noms, de peur d'en oublier, mais que chacun trouve ici l'expression de leur reconnaissance.
Que le Tout-Puissant, dans sa grande bonté, vous le rende au centuple et vous comble de ses bénédictions.
Ils vous informent par ailleurs, que la cérémonie du Zoupondo en mémoire de l'illustre disparu est prévue pour le dimanche 27 septembre 2026 à Gonsé.
Puisse Dieu, dans sa miséricorde infinie, accueillir son serviteur dans sa lumière et accorder consolation, paix et courage à toute la famille.
À tous, merci pour votre présence, vos prières et votre soutien.
15 septembre 2001 — 15 septembre 2026
Voici déjà vingt-cinq ans qu'il a plu au Seigneur de rappeler auprès de Lui sa servante, Madame ZEBA / KOBRÉ Hamissetou.
En ce jour anniversaire de son rappel à Dieu, ses enfants, Rachidate Maimouna et Abdoul Fadil, ainsi que ses frères et sœurs, rendent grâce pour la vie qu'Il lui a donnée, pour les moments partagés et pour tout l'amour qu'elle a semé autour d'elle.
Ils invitent tous ceux qui l'ont connue, aimée et appréciée à avoir une pensée pieuse pour elle.
Sa vie aura été empreinte d'altruisme, de solidarité, de courage, de générosité et de don de soi. Par son amour, sa bienveillance et son dévouement, elle a profondément marqué ceux qui ont eu le bonheur de la connaître. Vingt-cinq ans après son départ, son souvenir demeure vivant et son exemple continue de nous inspirer, de nous guider et de nous rappeler les valeurs qu'elle a si généreusement incarnées.
REPOSE TOUJOURS EN PAIX, HAMISSETOU.
– La famille de feu DIALLO Jean-André au Canada et au Burkina Faso (Ouagadougou)
– La famille ARISTE au Burkina Faso, France, Canada et Angleterre
– La famille CURNIER en France
– Les enfants : Alain Yves ; Guy Roger ; Nicole Louise
– Les petits enfants : Binta ; Jean Simon ; Julien Claude ; Johanne Andrée Dona et Jean Isaac Roger
– Les arrière-petits-enfants : Adé, Ina, Luce et Julia
Les familles alliées : BOND, DROLET, OUEDRAOGO, WILSON
Les familles amies : Lédea Bernard OUEDRAOGO, KONAN-FERRAND, ADJOUA, SANOGHO, HENRY, ZOUNGRANA, KONDITAMDE, TALL, BARRY, TRAORE, SIDIBE, VICENS, OUILMA, DIALLO, MENSAH, BARREAUD, FAURE
Ont le profond regret de vous annoncer le décès de leur mère, sœur, tante, belle-sœur, belle-mère, grand-mère et arrière-grand-mère :
Mme DIALLO /TALL JEANNE
Enseignante, conseillère pédagogique a la retraite ,précédemment :
– Institutrice -Adjointe dans les écoles primaires publiques de Ouagadougou, Kombissiri, Loure (Manga), Bobo-Dioulasso de 1952 à 1966
– Institutrice dans les écoles primaires publiques de Kaya, Ouagadougou (Directrice d'école) de 1967 à 1977
– Conseillère pédagogique a l'INE (Ouagadougou) et L IREP (Bobo -Dioulasso) de 1977 à 1985
Officier de l'Ordre du Mérite Voltaïque
Décès survenu à Ouagadougou le 05 septembre 2026 dans sa quatre-vingt-quatorzième (94ème) année.
Les obsèques se déroulent comme suit :
Mercredi 16/09/26 :
19 h 30, veillée de prières au domicile à Koulouba
Jeudi 17/09/26 :
7 h, levée du corps à la morgue de Bogodogo suivie du transfert de la dépouille au domicile à Koulouba. Recueillement.
9 h, départ pour Bobo -Dioulasso
19 h 30, veillée de prières au domicile à Koko.
Vendredi 18/09/26 :
9h, messe d'absoute à l'Eglise Saint Vincent de Paul à Koko suivie de l'inhumation au cimetière municipal de Bobo 2010.
Samedi 19/09/26
9 h , messe de Funérailles de M Diallo Jean-André et Mme Diallo /Tall Jeanne a l'Eglise Saint Vincent de Paul a koko.
Union de Prières.
14 Septembre 2023 - 14 Septembre 2026
Voici déjà trois ans qu'il a plu au Seigneur de rappeler auprès de lui sa servante
Marie Odile DOLOMWEOGO/TRAORE
En ce jour anniversaire de son décès, sa famille, ses frères et soeurs rendent grâce au Seigneur pour la vie qu'il lui a donnée, pour les moments partagés, pour tout l'amour qu'elle a semé autour d'elle.
Ils invitent tous ceux qui l'ont connue, aimée et appréciée à avoir une pensée pieuse pour elle et à prier toujours pour le repos de son âme.
Que le Seigneur dans sa miséricorde lui fasse toujours jouir de ses faveurs et fortifie tous ceux qui continuent de porter ses souvenirs. Amen
REPOSE TOUJOURS EN PAIX MARIODE.
Tu demeures à jamais dans nos cœurs.
Rendez-vous du 22 > 27 SEPT. 2026 au PARC D'EXPOSITION DU SIAO
THÈME "Financement des projets structurants : un levier pour le développement du tourisme"
Région invitée d'honneur :
GUIRIKO
En 2023, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad enregistrent les trois plus fortes hausses de leur taux de pression fiscale parmi les pays africains suivis par l'OCDE. En une seule année, le Gabon passe de 11,8 % à 16,7 % du PIB, la Guinée équatoriale de 7,0 % à 11,5 %, et le Tchad de 9,8 % à 13,1 %. Des progressions d'une ampleur inhabituelle, susceptibles d'accréditer l'idée d'une amélioration substantielle de leur mobilisation fiscale. Ces hausses s'expliquent pourtant largement par l'augmentation des recettes fiscales issues de l'impôt sur les sociétés, liée aux bénéfices élevés du secteur extractif. Ce décalage entre l'apparence du chiffre et sa signification réelle illustre une question plus fondamentale : que mesure véritablement le taux de pression fiscale, et que laisse-t-il dans l'ombre ?
Quand la hausse du taux de pression fiscale ne reflète pas une amélioration structurelle
Selon le rapport Revenue Statistics in Africa 2025, publié conjointement par l'OCDE, l'ATAF et la Commission de l'Union africaine, les progressions enregistrées au Gabon, en Guinée équatoriale et au Tchad ont été portées par l'augmentation des recettes fiscales issues de l'impôt sur les sociétés, sous l'effet des bénéfices élevés générés par le secteur extractif au cours de cette année. Pour le Gabon et la Guinée équatoriale, un second facteur a amplifié cette évolution : dans ces deux pays, les recettes fiscales nominales ont progressé tandis que le PIB nominal se contractait.
Le taux de pression fiscale étant, par définition, le rapport entre les recettes fiscales et le PIB, la conjonction d'une hausse des recettes fiscales et d'une baisse du PIB accroît mécaniquement cet indicateur, indépendamment de toute amélioration du système de collecte.
Ce constat met en évidence une limite souvent négligée : une même progression du taux de pression fiscale peut masquer des dynamiques sous-jacentes profondément différentes. L'interprétation d'une variation de cet indicateur exige donc d'en analyser séparément les deux éléments constitutifs, plutôt que de se contenter de lire l'évolution du chiffre agrégé.
Quand le taux de pression fiscale dissimule la fragilité des recettes fiscales
La valeur absolue du taux de pression fiscale ne renseigne pas davantage sur la solidité structurelle des recettes fiscales qui le composent. Les données relatives à la structure fiscale des pays concernés l'illustrent avec précision. En 2023, l'impôt sur les sociétés représentait 76 % des recettes fiscales de la Guinée équatoriale et 61 % de celles du Tchad. Une telle concentration expose les finances publiques à une forte sensibilité aux performances d'un nombre restreint de secteurs, dont le secteur extractif.
Lorsque les cours des matières premières se replient ou que les bénéfices des entreprises concernées diminuent, les recettes fiscales issues de l'impôt sur les sociétés peuvent connaître une contraction rapide et significative, sans que le cadre législatif ait été modifié ni que l'administration fiscale ait été restructurée. Une structure de recettes fiscales plus diversifiée, s'appuyant notamment sur la taxe sur la valeur ajoutée, l'impôt sur le revenu des personnes physiques et l'impôt sur les sociétés, offre en revanche une exposition moindre à ce type de chocs sectoriels.
Cette dimension est absente du taux de pression fiscale pris isolément. Entre 2013 et 2023, ce taux a progressé en moyenne de 1,4 point parmi les pays africains couverts par le rapport de l'OCDE, passant de 14,7 % à 16,1 % du PIB. Cette tendance générale ne doit cependant pas être interprétée de manière uniforme : en 2023, la hausse du taux moyen a été largement portée par l'augmentation des recettes fiscales issues de l'impôt sur les sociétés dans plusieurs économies exportatrices de ressources naturelles, ce qui est distinct d'un élargissement durable de l'assiette fiscale ou d'une amélioration généralisée de la conformité fiscale des contribuables.
Quand le taux de pression fiscale ne dit rien de la répartition de l'effort fiscal
Le taux de pression fiscale présente une troisième limite, peut-être la plus structurante sur le plan analytique : il ne renseigne pas sur la manière dont l'effort fiscal est réparti au sein de l'économie. Une progression de cet indicateur peut résulter de la contribution d'un nombre restreint de grandes entreprises fortement imposées, tout comme traduire un élargissement effectif de l'assiette fiscale et une amélioration de la conformité d'un ensemble beaucoup plus large de contribuables. Ces deux configurations peuvent produire des chiffres agrégés similaires tout en révélant des trajectoires fiscales profondément distinctes.
Le taux de pression fiscale ne permet pas non plus, à lui seul, de déterminer si la charge fiscale est distribuée de façon progressive ou régressive, ni quelles catégories d'agents économiques en supportent l'essentiel. Apprécier la performance fiscale d'un État requiert donc d'aller au-delà du niveau agrégé des recettes fiscales et d'examiner également leur origine et leur répartition.
Un indicateur de départ, non de conclusion
Le taux de pression fiscale ne constitue pas un diagnostic suffisant de la performance fiscale d'un pays. Son interprétation rigoureuse suppose d'examiner séparément ses deux éléments constitutifs, les recettes fiscales et le PIB, d'analyser la structure des recettes fiscales et leur degré de diversification, et de s'interroger sur la répartition de l'effort fiscal entre les différents contribuables et les secteurs de l'économie.
Un pays dont le taux de pression fiscale progresse sous l'effet d'une hausse exceptionnelle des bénéfices d'un seul secteur ne présente pas le même profil fiscal qu'un pays dont la progression repose sur un élargissement de l'assiette fiscale ou sur une amélioration durable de la conformité des contribuables. Les statistiques peuvent pourtant faire apparaître ces deux trajectoires de manière apparemment similaire.
En fiscalité, un chiffre ne prend tout son sens qu'une fois replacé dans son contexte. Une hausse peut dissimuler des fragilités, une moyenne peut masquer de fortes disparités, et deux résultats en apparence comparables peuvent être le produit de réalités profondément différentes. Un chiffre ne parle jamais seul : c'est son contexte qui permet d'en apprécier véritablement la portée.
Joëlle Traoré est docteure en droit public de l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Elle est spécialisée en fiscalité internationale et africaine, avec une expertise en matière de flux financiers illicites, de réformes fiscales mondiales et de mobilisation des ressources nationales. Elle a collaboré avec des institutions africaines et internationales sur les questions de gouvernance fiscale en Afrique.
L'association Jeunesse éveillée pour l'action (JEA) a organisé, du 9 au 13 septembre 2026 à Ouagadougou, une session de formation et de renforcement des capacités au profit d'une centaine d'enseignants du primaire et du secondaire.
Cette initiative, qui s'est déroulée à la fois en ligne et en présentiel, visait à renforcer les compétences des participants dans plusieurs domaines, notamment l'éducation civique, le leadership, l'entrepreneuriat scolaire, les nouvelles méthodes d'enseignement, l'intelligence économique du formateur psychologique de l'enfant et de l'adolescent, la communication interculturelle, la conduite d'une leçon. Durant cinq jours, les enseignants ont bénéficié de l'expertise de plusieurs intervenants afin d'approfondir leurs connaissances et d'améliorer leurs pratiques pédagogiques.
Pour Marcel Kalmogo, professeur certifié des lycées et collèges, cette formation constitue un pilier essentiel de l'enseignement.À travers cette session, la JEA, qui œuvre au développement du capital humain par le biais de l'éducation et de la formation, entend répondre à la nécessité d'adapter les compétences des enseignants aux réalités et aux exigences du monde actuel.
« L'éducation civique constitue un pilier essentiel de l'enseignement. À travers cette 4ᵉ édition, nous ambitionnons de renforcer les compétences du corps enseignant afin de l'aider à mieux remplir sa mission éducative », a déclaré Marcel Kalmogo, professeur certifié des lycées et collèges.
« En tant qu'enseignant, cette formation nous a permis d'approfondir nos connaissances et de renforcer nos compétences pédagogiques. Après avoir suivi la première étape en ligne, j'ai constaté la pertinence des enseignements dispensés, ce qui m'a encouragé à participer à la session en présentiel », a témoigné Timbyalgré Ouédraogo, professeur certifié des écoles.
Timbyalgré Ouédraogo, professeur certifié des écoles, s'est réjoui de la qualité des cours.En rappel, créée en 2018, l'association Jeunesse éveillée pour l'action (JEA) œuvre à promouvoir l'éveil des consciences et l'esprit d'entreprise. À travers ses actions, elle intervient dans plusieurs domaines, notamment la formation, le transfert de compétences, l'éducation financière et l'entrepreneuriat des jeunes.
Ismaël Ouédraogo (stagiaire)
Lefaso.net
Les grandes familles Combary, Manli, Tankoano, Taani, Dadjouari, Lankoande, Thiombiano, Tiendrébéogo, à Ouagadougou, Fada, Niamey, France, Etats Unis
Les familles Keita, Barry, Ly, Megninta, Landoure Ouattara Traore et la famille du Cheik Alwata de Nemnin ;
Ont le profond regret de vous informer le décès de Madame Combary Aissata/Barry epouse de feu Combary Victor
Décès survenu ce jour 14 septembre 2026 des suites de maladie à l'hôpital Yalgado.
Que le seigneur, dans son infini bonté et miséricorde lui accorde le repos éternel
Programme des obsèques
Levée du corps à la morgue de l'hôpital Yalgado à 12h pour le domicile familiale à Dassasgho
Prière au domicile familiale à 13H suivi de l'enterrement au cimetière de Tabtinga
Union de prière
Le Burkina Faso franchit une nouvelle étape dans sa marche vers la transformation locale de ses matières premières. Le président du Faso, chef de l'État, le capitaine Ibrahim Traoré, a procédé ce mercredi 9 septembre 2026 à l'inauguration officielle du complexe industriel de Textile des Forces du Burkina Faso (TEXFORCES-BF), implanté à Logofourousso, dans la commune de Bobo-Dioulasso. Réalisée en deux ans, avec un capital social de 17 milliards de francs CFA, l'infrastructure se veut ainsi un outil stratégique au service de la souveraineté industrielle et économique du pays.
Derrière les bâtiments, les machines et les lignes de production de TEXFORCES-BF, les autorités veulent voir davantage qu'une simple usine. Implanté sur une superficie de 30 hectares dans le village de Logofourousso, le complexe constitue l'aboutissement d'une vision visant à faire du coton burkinabè un véritable levier d'industrialisation. Pour le ministre de l'industrie, Serge Poda, la réalisation de cette infrastructure traduit une conviction : « Un pays producteur de coton ne devrait pas continuer à exporter principalement sa matière première avant de réimporter, à des coûts élevés, les produits textiles issus de sa transformation ».
Une vue des infrastructures du complexe industriel de Textile des Forces du Burkina FasoCe chantier réalisé en seulement deux années a mobilisé environ 1 300 ouvriers pour la construction des infrastructures et l'installation des équipements. Pour les responsables de TEXFORCES-BF, cette rapidité d'exécution traduit la détermination des équipes et l'importance accordée au projet. Le ministre Serge Poda a salué la réalisation de cette infrastructure qu'il présente comme une nouvelle preuve de la capacité du Burkina Faso à concevoir et à mettre en œuvre de grands projets industriels en s'appuyant sur ses propres ressources et compétences.
Un complexe intégré pour transformer le coton burkinabè
TEXFORCES-BF repose sur un dispositif industriel intégré comprenant notamment la filature, le tissage-tricotage, la finition-teinture et la confection. L'objectif est de rapprocher les différentes étapes de la chaîne de valeur du coton afin de créer davantage de valeur ajoutée sur le territoire national. Dans son dimensionnement actuel, le complexe dispose de capacités annuelles pouvant atteindre 20 millions de mètres de tissu au tissage, 5 à 6 millions d'unités en tricotage et jusqu'à 20 millions de mètres en finition-teinture. Pour la confection, les capacités annoncées sont de l'ordre de 4 à 6 millions de tenues, 5,9 millions de T-shirts et plus d'un million de paires de chaussettes par an.
Les officiels présents à la cérémonie d'inauguration de TEXFORCES-BFL'ambition ne s'arrête toutefois pas à ces niveaux. À terme, TEXFORCES-BF vise une montée en puissance pouvant permettre de transformer jusqu'à 50 000 tonnes de coton par an, de porter la capacité de tissage à 100 millions de mètres et de dépasser 20 millions de pièces confectionnées annuellement. Cette production devrait d'abord répondre aux besoins nationaux avant d'ouvrir progressivement des perspectives sur les marchés sous-régional et international.
Le ministre Serge Poda a salué la réalisation de cette infrastructure qu'il présente comme une nouvelle preuve de la capacité du Burkina Faso à concevoir et à mettre en œuvre de grands projets industrielsDes uniformes militaires, mais aussi des produits civils
Si la vocation première de TEXFORCES-BF est de contribuer à la sécurisation de l'approvisionnement des Forces de défense et de sécurité en effets d'habillement, le complexe ne sera pas exclusivement tourné vers le secteur militaire. L'unité ambitionne également de produire des articles destinés aux populations civiles. Cette orientation doit permettre de donner une plus grande profondeur économique à l'investissement et de favoriser l'émergence d'un véritable écosystème national du textile et de l'habillement.
Le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, visite les installations de l'unitéAu-delà des équipements, l'autre richesse mise en avant lors de la cérémonie est le capital humain. Le complexe s'appuie déjà sur des jeunes Burkinabè formés aux métiers de l'industrie textile, notamment des ingénieurs textiles issus des établissements de formation nationaux. Plusieurs centaines de jeunes ont ainsi été formés ou mobilisés autour de l'activité industrielle. Avec la montée en puissance du complexe, l'objectif affiché est particulièrement ambitieux : environ 20 000 emplois directs, auxquels pourraient s'ajouter plus de 60 000 emplois et moyens d'existence dans l'écosystème du coton, du textile, de la logistique, du commerce et des services.
Selon les premiers responsables, le projet comporte également une dimension sociale. En effet, TEXFORCES-BF emploie notamment des veuves et des orphelins de personnes tombées pour la défense de la patrie, dans une logique de reconnaissance et de solidarité nationale.
Le capitaine Ibrahim Traoré salue le travail des acteurs sur le terrainBobo-Dioulasso confortée dans son rôle de pôle industriel
Le choix de Logofourousso pour accueillir le complexe n'est pas anodin. Bobo-Dioulasso, ville historique du coton et important centre économique du Burkina Faso, dispose d'atouts majeurs pour devenir un pôle de transformation industrielle. L'implantation de TEXFORCES-BF dans la cité de Sya devrait favoriser les interactions entre agriculture, industrie, formation professionnelle, recherche, innovation et services. À travers TEXFORCES-BF, le gouvernement entend surtout matérialiser une nouvelle approche du développement à savoir, « produire ce que le pays peut produire, transformer ce qu'il produit et consommer davantage localement ».
Une vue du personnel en pleine activité au sein de l'unité industrielleLe projet s'inscrit dans la vision du développement endogène défendue par les autorités, avec l'ambition de réduire progressivement la dépendance aux importations et de conserver une part plus importante de la richesse générée par les matières premières nationales. Pour les forces de défense et de sécurité, la disponibilité d'une capacité nationale de production d'effets d'habillement constitue également un enjeu stratégique. Les uniformes pourront être conçus et fabriqués davantage sur le territoire national, selon les exigences de qualité, de résistance et de durabilité définies par les autorités.
Les machines sont également en activité au sein du TEXFORCES-BFAvec ses 17 milliards de francs CFA de capital social, ses capacités industrielles et ses ambitions en matière d'emploi, TEXFORCES-BF apparaît ainsi comme un investissement à la croisée de plusieurs enjeux : souveraineté, industrialisation, transformation du coton, création d'emplois et développement territorial. Pour les autorités, le véritable défi commence toutefois avec la mise en production. Il s'agira désormais de garantir la qualité, la compétitivité, la rentabilité et la pérennité de l'entreprise afin que cette infrastructure puisse pleinement jouer son rôle dans la transformation structurelle de l'économie burkinabè.
Romuald Dofini
Lefaso.net
À 38 jours de l'ouverture de Le Faso Digital 2026, nous poursuivons notre série consacrée aux femmes et aux hommes qui bâtissent le Burkina numérique. Cent personnalités, cent parcours. Aujourd'hui, nous mettons en lumière Allassani Ouédraogo, informaticien de formation, dont le parcours de plus de trente ans traverse presque toute l'histoire de l'informatisation de l'Etat burkinabè, de la toute première planification informatique nationale à la gouvernance panafricaine des télécommunications.
Avant qu'on ne parle de transformation digitale, il fallait déjà planifier, équiper et structurer l'informatique de l'administration. Cette œuvre de pionniers, moins visible que les grandes plateformes d'aujourd'hui, a posé les fondations sur lesquelles reposent désormais les ambitions numériques du pays. Allassani Ouédraogo fait partie de ceux qui ont porté cette première génération de bâtisseurs.
Titulaire de plusieurs diplômes universitaires obtenus en France, en Belgique et au Luxembourg, il a occupé, tout au long de sa carrière, des fonctions stratégiques au sein de l'administration burkinabè : de la Délégation Générale à l'Informatique à l'Office National d'Identification, en passant par la Commission de l'Informatique et des Libertés et le cabinet du Ministère en charge du numérique.
Une formation universitaire construite pas à pas
Né le 11 mai 1958 à Ouahigouya, Allassani Ouédraogo obtient son Baccalauréat série C au Lycée Philippe Zinda Kaboré, avant de poursuivre ses études en France, à la Faculté des Sciences de Nancy I, où il décroche successivement un DEUG Sciences, une Licence puis une Maîtrise en informatique. Il complète ce parcours par un Diplôme d'Etudes Spécialisées en informatique orienté e-business à la Faculté Universitaire Notre-Dame de la Paix de Namur, en Belgique, puis par un Diplôme d'Etudes Supérieures Spécialisées en informatique et innovations à l'Institut Supérieur des Technologies du Grand-Duché de Luxembourg.
Aux origines de la planification informatique de l'Etat
De 1995 à 2001, il est Chef du Département des Etudes et Informatisation à la Délégation Générale à l'Informatique du Burkina Faso, l'institution alors chargée de l'informatisation de l'administration. Il y pilote l'élaboration du Deuxième Plan Directeur Informatique National du Burkina Faso pour la période 1996-2000, ainsi que celle de plus d'une dizaine de schémas directeurs informatiques pour différents ministères et institutions. Il participe également, comme membre du groupe d'experts, à l'élaboration du Plan de Développement de l'Infrastructure Nationale d'Information et de Communication 2001-2005, et conduit le développement de plusieurs logiciels sectoriels et intersectoriels sur mesure. Il enseigne, en parallèle, comme vacataire à l'Ecole Supérieure d'Informatique.
Coordonner les politiques nationales du numérique naissant
De 2004 à 2006, il coordonne au niveau national le programme du PNUD « Appui à l'utilisation des NTIC pour le développement humain », en charge du plaidoyer en faveur des technologies de l'information au service du développement, du conseil stratégique en matière de TIC, et de l'accompagnement de structures publiques et privées dans la mise en place d'entrepôts de données et le développement d'applications.
Simultanément, de 2004 à 2007, il devient Directeur Général de la Coordination des Programmes de Développement des TIC au Ministère des Postes et des Technologies de l'Information et de la Communication. Il y coordonne l'élaboration des politiques et stratégies nationales et sectorielles du secteur, pilote l'élaboration de la cyberstratégie nationale et de ses déclinaisons sectorielles — e-commerce, e-administration, e-services, e-emploi — et accompagne le développement de l'expertise nationale en informatique et en télécommunications.
Au service de la protection des données personnelles
De 2007 à 2012, Allassani Ouédraogo est Secrétaire Général de la Commission de l'Informatique et des Libertés (CIL). Il y conduit un recensement national des traitements de fichiers contenant des données personnelles dans les organismes publics et privés, et met en place une base de données ainsi qu'un système de gestion de base de données relationnel pour leur traitement. Il pilote également une étude sur l'impact des réseaux sociaux et de la téléphonie mobile sur la protection des données personnelles et de la vie privée des jeunes burkinabè, permettant de dégager des recommandations pour mieux protéger les jeunes des prédateurs en ligne et de l'exposition à des contenus inappropriés. Il conduit par ailleurs une étude nationale sur la sécurité des systèmes informatiques des centres d'accès communautaires à Internet, et développe des contenus multimédias de sensibilisation, en français et en langues nationales, sur les dispositions de la loi n°010-2004/AN relative à la protection des données à caractère personnel.
À la tête de l'identification nationale
De 2012 à 2015, il dirige l'Office National d'Identification (ONI), en charge de l'émission et de la délivrance des cartes nationales d'identité burkinabè et des passeports. Il y élabore le cahier des charges pour la migration vers le passeport électronique à puce, ainsi qu'un projet d'harmonisation de la base de données de la Carte Nationale d'Identité Burkinabè avec le fichier électoral de la Commission Electorale Nationale Indépendante, projet qui obtiendra l'appui financier du PNUD pour sa mise en œuvre. Il met également en place une base de données d'identification de la population burkinabè et un système de téléphonie sur IP au sein de l'institution. Lire la suite