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Burkina : Consommation des substances psychoactives par les jeunes, ACONTA suscite une dynamique collective et invite à redoubler de vigilance

Mon, 26/10/2026 - 23:05

La consommation des substances psychoactives par les jeunes, favorisée surtout par l'envahissement des milieux de vie par de nouveaux et nombreux produits avec des designs attrayants, est une situation qui inquiète plus d'un dans la société. Cela est d'autant plus légitime que le rôle des parents (premiers responsables de la protection des enfants) dans la prévention de la consommation de ces substances dangereuses (produits tabagiques, drogues et bien d'autres stupéfiants) est de plus en plus entamé par des contraintes socioprofessionnelles qui leur prennent le temps qu'ils auraient pu consacrer aux enfants. Pourtant, il faut bien veiller à cela, si l'on veut des familles épanouies, une jeunesse saine et, partant, un capital humain à même d'assurer un avenir promoteur au pays. C'est conscient de cet enjeu que l'association Afrique contre le tabac (ACONTA) a, à travers le Projet de renforcement des capacités institutionnelles de ACONTA (PRECI-ACONTA), initié un atelier de sensibilisation et d'échanges réunissant des parties prenantes (structures publiques et privées) de lutte contre le tabac et la drogue au Burkina Faso. L'objectif de ce cadre de réflexion, tenu le 9 octobre 2026 à Ouagadougou, est de sensibiliser et de mobiliser les principaux acteurs autour de stratégies concertées et efficaces, pour contrer la recrudescence de la consommation du tabac, de la drogue et autres stupéfiants au sein de la population, en particulier chez les jeunes.

Cette activité de concertation a d'abord permis de dresser un état des lieux par les communications faites par des spécialistes et structures-ressources. Elle a ensuite permis de dégager des perspectives de lutte, notamment une feuille de route opérationnelle.

En effet, et selon le coordonnateur du Programme national de lutte contre le tabac et les autres addictions (PNLTA), O. Éric Doyé, le tabagisme constitue un véritable problème de santé publique dans le monde. Au Burkina, la prévalence tabagique chez les personnes de 18 à 69 ans est de 13,6%, tandis que l'exposition passive à la fumée du tabac à domicile et au lieu de travail est respectivement de 28,3% et 28,6% chez les 18 à 69 ans. Les sujets jeunes de 30 à 44 ans de sexe masculin sont les plus touchés avec une prévalence de 24,3% et les décès imputables au tabac sont estimés à 4 800 par an, dont 1 300 sont des non-fumeurs. Il révèle également que 18% des jeunes consomment un produit électronique contenant de la nicotine et 21,9% se servent de produits de tabac chauffés.

Des éléments qui viennent, d'une manière ou d'une autre, corroborer cette enquête menée en septembre 2016 par ACONTA, en collaboration avec l'Alliance pour le contrôle du tabac en Afrique (ACTA), intitulée : « Grands cigarettiers, petites cibles : l'industrie du tabac cible les écoles au Burkina Faso ». Cette étude a révélé que dans la stratégie marketing mise en place par les cigarettiers, les points de vente mobile constituent le mode le plus répandu, avec un total de 86 points de vente recensés autour des seize écoles enquêtées, soit une moyenne d'environ cinq par école. 41 kiosques vendaient des produits du tabac autour de quinze des seize écoles enquêtées. L'étude a, par ailleurs, révélé qu'il y avait 148 points de vente des produits du tabac dans un rayon de 100 mètres autour des seize écoles enquêtées et 81% des écoles ont des points de vente très proches et visibles à partir de leur portail, tandis que 88% des écoles ont dans leurs environs des épiceries vendant des cigarettes dans des paquets de moins de 20 (vente en détail).

Une délégation de ACONTA aux côtés de l'Association des étudiants en médecine du Burkina Faso, section USTA, pour une conférence publique sur le phénomène tabagique, le 17 octobre 2026.

« Toutes les drogues présentent des risques potentiels pour les jeunes »

C'est d'ailleurs sur le phénomène de la drogue que le commissaire principal de police, chef de département de la prévention et du suivi de la législation du Secrétariat permanent du Comité national de lutte contre la drogue (SP-CNLD), N. Lévy Yoda, s'est attardé, en partageant l'expérience de sa structure, dont une des stratégies de prévention est d'impliquer davantage les jeunes, et surtout les parents, dans la lutte contre la consommation de drogues. Pour le spécialiste de la prévention de l'abus des drogues chez les jeunes, les parents sont d'abord les mieux placés dans la prévention, viennent ensuite l'État à travers l'école, les services de santé, l'action sociale, les organisations de la société civile à travers les confessions religieuses, les organisations non gouvernementales, la presse, etc.

Au Burkina, fait-il ressortir, le taux de prévalence de la consommation des substances psychoactives est d'environ 6% en milieu scolaire à Ouagadougou. Aussi, suivant qu'elles sont tolérées ou non par les sociétés humaines, les drogues peuvent être classées en deux grands types, renseigne M. Yoda.
Ainsi, les « drogues licites » sont celles dont la vente et la consommation ne sont pas interdites par la loi d'un pays, mais réglementées (l'alcool, le tabac, le thé, le cola, etc.) et les « drogues illicites » qui sont celles dont la culture, le trafic, la vente et la consommation sont interdites par la loi d'un pays (cannabis, cocaïne, etc.). « Aucune drogue, quelle qu'elle soit, n'est moins dangereuse qu'une autre pour les adolescents. Toutes les drogues présentent des risques potentiels pour les jeunes », souligne cependant le spécialiste.

La prévention de la consommation de drogues, comme le tabac, le cannabis… chez les jeunes passe par le renforcement des connaissances de tous sur les dangers liés à la consommation, la maîtrise des facteurs de risques, des facteurs de protection, mais aussi la connaissance des signes d'alerte pour augmenter la prise en charge.

Pour cela, le commissaire principal de police, N. Lévy Yoda, a présenté les causes ou facteurs de risques. Il s'agit, et outre l'ignorance, la curiosité et l'imitation (des parents, des stars ou des pairs), de l'absence ou de la non-disponibilité des parents, de la négligence parentale, de l'absence de communication entre parents et enfants (père et fils). Aussi, les violences domestiques dont sont victimes ou témoins les enfants, les attitudes ou propos dévalorisants à leur endroit (l'intolérance des parents envers les enfants (insuffisance au niveau du résultat scolaire, incompréhensions au moment de la puberté, etc.), l'absence de contrôle des fréquentations de l'enfant).

L'organisation a entamé une campagne d'apposition d'affiches dans les lieux publics à Ouagadougou.

L'expert de la prévention de l'abus des drogues chez les jeunes indique également que l'excès de pression sur les enfants pour des résultats scolaires, le sentiment de ne pas être aimé ou d'être moins aimé par les parents, la séparation des parents, l'absence ou l'insuffisance d'attachement parents-enfant, l'indifférence éducative et l'emprise éducative ainsi que certains troubles mentaux sont des éléments favorisant le basculement.

C'est pourquoi, comme facteurs de protection, commissaire Yoda préconise aux parents de mettre en place des mécanismes. Il s'agit d'établir une connexion avec l'enfant (cela va faciliter plus tard la transmission des valeurs sociales) ; lui faire avoir confiance en soi et pouvoir à ses besoins fondamentaux. Le fait de montrer les limites, de savoir les respecter et de les faire respecter est aussi un rôle dévolu aux parents. Il préconise également d'éviter de banaliser les comportements inappropriés devant les enfants (fumer, se saouler,…) et d'établir une bonne communication entre parents, entre parents et enfants, et de ne pas les mettre sous pression tout le temps et de les assurer de son affection et de sa bienveillance (être à l'écoute des enfants), etc.

Comme signes d'alerte, on retient que la consommation de drogues entraîne chez les jeunes un changement de comportement qui peut se traduire par l'agressivité soudaine envers les membres de la famille, l'isolement, le manque d'intérêt pour les activités ou distractions habituelles, la disparition d'objets de valeur personnels ou des parents, les absences répétées et non justifiées pour un enfant qui était toujours présent, l'utilisation inhabituelle de parfum ou de déodorant pour dissimuler les odeurs, le changement de comportements (isolement, violence, irritation, passage de la timidité à un courage exceptionnel), la demande incessante d'argent, la baisse de rendement (peut être aussi due au harcèlement, donc nécessite d'aider l'enfant), le changement dans le regard, etc.

Tous ces signes doivent interpeller en tant que parent, tuteur, car annonçant très souvent un dysfonctionnement chez l'enfant, qu'il faut identifier et corriger à temps. En cas de problème (découverte d'indices de consommation de drogues), l'expert N. Lévy Yoda recommande de ne pas s'accuser entre parents. « Ne pas se culpabiliser, garder son calme, contacter les services de prise en charge spécialisée », a-t-il orienté avant de conclure par un appel à méditer sur cette pensée d'un homme de Dieu : « De 0 à 7 ans, amuse-toi avec ton enfant. De 7 à 14, enseigne-le. De 14 à 21 ans, devient son ami. À 21 ans, donne-lui sa liberté. »

Préserver l'individu, la famille… et le pays !

Selon le médecin-colonel Yiompouén Aimé Somé, cardiologue, la fumée de cigarette comporte plus de 7 000 substances toxiques et plus de 50 substances cancérigènes. Les conséquences sanitaires du tabagisme sont, entre autres, pulmonaires (alvéole chargée du goudron de la fumée du tabac, poumons cancéreux), cardiovasculaires (infarctus du myocarde : arrêt cardiaque), ORL (cancer de la trachée), bucco-dentaires (mauvaise hygiène bucco-dentaire, periodontal, lèvre, langue, cancer de la bouche…), digestives (gastro-duodénaux, brûlures d'estomac, ulcères, cancers), gynéco-obstétricales (impuissance sexuelle, développement fœtal retardé).

Outre le poids des décès, le tabac coûte 57 milliards de francs CFA par an à l'économie du Burkina Faso (ce qui équivaut à 0,5 % du PIB en 2020) et les projections situent à 618 milliards de FCFA de perte pour l'économie du Burkina Faso d'ici à 2037.

Face aux menaces, l'État burkinabè a adopté de nombreux textes, mis en place des structures de contrôle et renforcé les dispositifs de répression. Ainsi peut-on noter qu'après la ratification de la Convention-cadre de l'OMS pour la lutte antitabac (CCLAT), entrée en vigueur le 29 octobre 2006, et les directives d'application de l'article 8 de la CCLAT (protection contre la fumée de tabac) en 2008, le Burkina a adopté la loi nᵒ 040-2010/AN du 25 novembre 2010 portant lutte contre le tabac au Burkina Faso, suivie du premier décret d'application nᵒ 2011-1052/PRES/PM/MS/MEF abrogé et renforcé par le décret nᵒ 2025-0455 du 16 avril 2025. On peut y ajouter l'arrêté Nᵒ 2021-085 CO/M/DAJC portant interdiction de la consommation de la chicha dans la commune de Ouagadougou.

Le pays dispose également, depuis février 2017, d'une unité de sevrage tabagique et, depuis 2025, d'un Programme national de lutte contre le tabac et les autres addictions. Parmi les actions menées dans le cadre de la lutte, on peut retenir les messages sanitaires graphiques (adoption des avertissements sanitaires graphiques depuis 2011, le conditionnement neutre qui est en cours d'implémentation pour renforcer le conditionnement existant, la validation des échantillons des paquets de cigarette avant leur mise sur le marché…).

Selon les textes en vigueur, au Burkina Faso, il est interdit de fumer dans les lieux publics (qu'ils soient clos ou ouverts) et les transports en commun. Un « lieu public clos » est tout lieu accessible au public couvert par un toit ou entouré par un ou plusieurs murs, quel que soit le type de matériaux utilisés pour le toit, le mûr, qu'il s'agisse d'une structure permanente ou temporaire. Un « lieu public ouvert » est tout lieu non couvert et non entouré accessible au public.

Fumer est donc, strictement, interdit dans tous les lieux fermés et couverts affectés à un usage collectif (entreprises, administrations, transports en commun, restaurants, cafés, bars). La loi oblige, de ce fait, les responsables des lieux publics et des transports en commun à afficher de façon apparente l'interdiction de fumer ; à veiller à ce qu'il n'y ait pas de cendriers et d'objets similaires servant de réceptacles des cendres des produits du tabac ; à faire en sorte qu'il n'y ait pas d'objet servant à consommer les tabacs et produits du tabac.

La loi fait également obligation à tout responsable de veiller à ce que personne ne fume dans l'établissement, l'entreprise ou le moyen de transport dont il a la charge et de sensibiliser son personnel sur l'interdiction de fumer dans les lieux publics et transports en commun ainsi que de rappeler à l'ordre toute personne fumant dans le lieu ou le transport en commun sous sa responsabilité. Dénoncer, le cas échéant, toute personne refusant de se soumettre à l'interdiction de fumer dans les transports en commun au poste police ou de gendarmerie le plus proche.

En cas de violation, le fumeur s'expose à une amende de 15 000 FCFA tandis que les gestionnaires d'établissement (propriétaires des lieux) sont punissables de 50 000 FCFA à 200 000 FCFA.
C'est au regard de tout cet enjeu pour les jeunes, les familles, la société et pour le pays que ACONTA a initié, le vendredi 9 octobre 2026 à Ouagadougou, l'atelier de sensibilisation des parties prenantes sur les stratégies de lutte contre la recrudescence de la consommation du tabac et de la drogue, en particulier chez les jeunes.

Il a regroupé des représentants des institutions publiques et des acteurs privés de lutte (programme national de lutte contre le tabac, police municipale, monde éducatif et sanitaire, médias, organisations de la société civile, des partenaires…). Cette journée s'est voulue un espace de dialogue franc et de propositions concrètes, notamment par le partage d'expériences, l'identification des actions prioritaires et la perspective d'une feuille de route consensuelle assortie d'un mécanisme de suivi.

Le Coordonnateur de ACONTA, Adama Zango, livrant son discours d'ouverture de l'atelier.

Par cet atelier, ACONTA a aussi réitéré son plaidoyer pour l'adoption de la loi révisée de lutte contre le tabac, conforme à la Convention-cadre de l'OMS et intégrant les produits nouveaux et émergents ; l'adoption du décret visant à prévenir l'ingérence de l'industrie du tabac dans les politiques de santé publique, et la finalisation de la mise en œuvre du conditionnement neutre des produits du tabac. « Nous saluons les actions de l'OMS (Organisation mondiale de la santé) et du ministère de la Santé, ainsi que les engagements exprimés par les parlementaires lors de la rencontre de plaidoyer du 22 avril 2026. Nous les remercions pour leur contribution à la protection de la santé publique. La consommation de drogues, comme celle du tabac, appelle une réponse concertée, adaptée aux réalités des jeunes et fondée sur la prévention, l'information, la prise en charge, l'application des textes et l'écoute de leurs préoccupations. Aucun acteur ne peut, à lui seul, relever ce défi. Nos institutions, les familles, les écoles, les médias, les professionnels de santé, les forces de sécurité et la société civile doivent agir en complémentarité », a déclaré le coordonnateur de ACONTA, Adama Zango.

À l'issue de l'atelier, et en attendant la mise en œuvre des actions collectives projetées, ACONTA continue de dérouler ses actions de sensibilisation et de veille. C'est dans cette lancée qu'elle a, avec l'accord de la délégation spéciale de Ouagadougou, entamé le samedi 24 octobre 2026, une campagne d'apposition des affiches sur l'interdiction de fumer dans les lieux publics et les transports en commun.

O.L.
Lefaso.net

Categories: Afrique

Yaadga : Les filles et fils de la région mobilisés pour relever les défis du développement

Mon, 26/10/2026 - 23:03

Réunis le samedi 24 octobre 2026 à Ouahigouya, à l'occasion de la Journée des cadres et compétences de la région de Yaadga, les filles et fils de la région ont exprimé leur volonté de conjuguer leurs compétences et leurs ressources pour relever les défis du développement local. Organisée par l'Association pour le développement économique et social de la région du Nord (ADES-Nord), cette rencontre se veut un cadre de concertation et de propositions concrètes au service de la région.

Placée sous le thème « Co-construire une dynamique de développement territorial durable et inclusif : quelle contribution des cadres et compétences, filles et fils de la région de Yaadga ? », la Journée des cadres et compétences de Yaadga entend fédérer les énergies et mobiliser les ressources humaines locales autour des priorités de développement de la région.

Pour les participants, cette initiative constitue une occasion de retrouvailles, de partage d'expériences et de réflexion collective sur les actions à entreprendre pour impulser une nouvelle dynamique de développement. Au-delà de son objectif de mobilisation des compétences, la rencontre présente également des retombées économiques pour la ville de Ouahigouya. C'est l'un des aspects soulignés par Binta Sawadogo, opératrice économique. Selon elle, cet événement permet non seulement aux ressortissants de se retrouver, mais aussi de soutenir les activités économiques locales. « Ceux qui sont là aujourd'hui, la plupart ont dormi ici dans des hôtels, ils ont mangé dans des restaurants et acheté d'autres choses. Cela permet aux commerçants de faire de bons chiffres d'affaires. L'argent reste dans la région », explique-t-elle. Elle se réjouit également de ces retrouvailles qui permettent à des personnes de renouer des liens après plusieurs années de séparation.

Si cette journée est porteuse d'espoir, elle intervient dans un contexte marqué par plusieurs défis structurels et sécuritaires. Binta Sawadogo cite notamment les besoins en infrastructures scolaires, sanitaires, culturelles et routières, sans oublier la question cruciale de l'accès à l'eau. Ces préoccupations appellent, selon les participants, une mobilisation collective et une meilleure synergie entre les filles et fils de la région afin d'identifier des solutions adaptées aux réalités locales.

Pour Gilbert Noël Ouédraogo, avocat, le développement de Yaadga doit reposer sur la participation de tous, mais aussi sur la valorisation des compétences disponibles. Il estime que la diversité des profils et des expériences constitue un atout important pour la région, à condition que ces ressources soient mises en commun. « Notre région regorge de beaucoup de compétences et de cadres. Mis ensemble, cela peut être un levier et un vivier pour le développement de notre région », affirme-t-il. L'avocat insiste également sur la nécessité d'accompagner les jeunes générations. À ses yeux, le partage d'expériences, la transmission des connaissances et la mise à disposition de réseaux professionnels peuvent contribuer à renforcer les capacités des jeunes et à mieux préparer leur avenir. Il invite ainsi les cadres à jouer pleinement leur rôle d'encadrement et de mentorat, afin de faire de la jeunesse un acteur central du développement territorial.

Me Gilbert Noël Ouédraogo, avocat

Abdoul Sawadogo, opérateur économique, souhaite ainsi que les échanges débouchent sur des propositions pertinentes et réalisables. « Nous attendons qu'il y ait de bonnes propositions, pertinentes, qui vont contribuer au développement. Au regard de la situation sécuritaire, notre région connaît des difficultés. Donc, il faut que les filles et les fils se donnent la main pour que notre région puisse amorcer son développement », souligne-t-il.

Abdoul Sawadogo, opérateur économique

La volonté de parvenir à des engagements collectifs est également portée par Issouf Porgo, vice-président de l'ADES-Nord pour la province du Loroum. Il voit dans cette rencontre un cadre de réflexion collégiale devant permettre aux participants de définir des pistes d'action communes. « Cette rencontre va nous permettre de voir de façon collégiale comment contribuer au développement de la région. Elle va nous permettre de sortir avec des propositions fortes, concrètes, qui nous rassemblent et pour lesquelles chacun est prêt à s'investir pour leur réussite », indique-t-il.

Issouf Porgo vice-président de L'ADES-Nord, province du Lorum

À travers cette journée, l'enjeu est donc de transformer les compétences, les expériences et les bonnes volontés en leviers d'action au profit des populations de Yaadga. La réussite de cette initiative dépendra notamment de la capacité des participants à faire émerger des propositions réalistes, à définir des priorités et à traduire leur engagement en actions concrètes. Pour les filles et fils de la région, l'heure est à la solidarité, à la concertation et à la mise en commun des ressources humaines pour bâtir un développement territorial durable et inclusif.

Rama Diallo
Lefaso.net

Categories: Afrique

Burkina/Religion : Mgr Prosper Kontiébo ouvre officiellement la paroisse Saint Jean Paul II de Nonghin

Mon, 26/10/2026 - 23:02

Créée le 25 juin 2026 par décret de l'archevêque métropolitain de Ouagadougou, Monseigneur Prosper Kontiébo, la paroisse Saint Jean Paul II de Nonghin a ouvert officiellement ses portes le dimanche 25 octobre 2026. À cette occasion, le nouveau curé de cette communauté chrétienne, située dans l'arrondissement nᵒ 9 de Ouagadougou, l'abbé Fidèle Oualbéogo, a été installé au cours d'une célébration eucharistique.

En attendant l'érection d'une église pour les paroissiens de Nonghin, ils peuvent continuer à se réunir dans leur domaine pour vivre leur dévotion. Avant que le nouveau curé, l'abbé Fidèle Oualbéogo, ne prononce son serment d'installation, Mgr lui a remis la bible et les clés du domaine.

La paroisse est placée sous le patronage de saint Jean Paul II. Selon Mgr Prosper Kontiébo, ce choix rappelle les deux visites du souverain pontife au Burkina Faso, en 1980 et en 1990. Il s'explique également, ajoute-t-il, par le témoignage remarquable de foi, de courage et de persévérance laissé par le défunt pape à toute l'Église. Le choix de ce saint patron n'est donc pas anodin, a souligné l'archevêque métropolitain de Ouagadougou.

Mgr Prosper Kontiébo appelle les fidèles de Nonghin à faire de leur paroisse un lieu d'amour et de solidarité

Dans son homélie, Mgr Prosper Kontiébo a invité les fidèles à placer l'amour de Dieu et du prochain au cœur de la mission de leur nouvelle paroisse. S'appuyant sur les textes liturgiques du jour, il a rappelé que ces deux commandements constituent le fondement de toute vie chrétienne et, par conséquent, de toute communauté paroissiale.

Pour l'archevêque, une paroisse ne saurait se limiter aux célébrations liturgiques et aux pratiques religieuses. Elle doit être un lieu de rencontre avec Dieu, de fraternité, d'accueil et de respect mutuel, où la charité témoigne concrètement de la présence du Christ.

Mgr Prosper Kontiébo a demandé aux paroissiens d'accompagner le nouveau curé dans son ministère

Mgr Prosper Kontiébo a particulièrement insisté sur la nécessité de traduire l'amour de Dieu en actes concrets. Selon lui, la foi chrétienne doit se manifester dans les relations quotidiennes, notamment à travers l'attention accordée aux personnes les plus fragiles et aux familles en difficulté.

Évoquant les enseignements de la première lecture, il a rappelé l'importance de protéger les personnes vulnérables contre les abus et l'exploitation. Il a ainsi appelé les fidèles à faire de la dignité humaine, de la justice, de la solidarité et de la compassion des exigences essentielles de leur engagement chrétien. L'archevêque a également attiré l'attention sur les réalités sociales du quartier de Nonghin, où les conditions de vie restent difficiles pour de nombreuses familles, notamment en raison des difficultés d'accès et des diverses épreuves auxquelles elles sont confrontées.

Pour lui, ces réalités doivent constituer un appel à l'engagement plutôt qu'un motif de découragement. La nouvelle paroisse est ainsi invitée à témoigner de l'Évangile de l'amour, de la proximité et de la solidarité au cœur même de son environnement.
Il a souligné qu'une communauté chrétienne devient véritablement vivante lorsque les valeurs célébrées à l'église se prolongent dans les familles, les rues et les relations de tous les jours.

S'appuyant sur l'exemple de la communauté chrétienne de Thessalonique évoquée dans la deuxième lecture, Mgr Prosper Kontiébo a encouragé les fidèles de Nonghin à faire de leur paroisse un modèle de foi vivante et un signe d'espérance pour les habitants du quartier.

Le nouveau curé de Nonghin, l'abbé Fidèle Oualbéogo, a traduit sa reconnaissance aux autorités religieuses pour sa nomination

Il a notamment souligné que le nom de Nonghin, qu'il a associé à l'idée d'un lieu où il fait bon vivre, constitue une invitation à bâtir une communauté dans laquelle chacun se sent accueilli, respecté et aimé.

L'ouverture officielle de la paroisse a également été marquée par l'installation de son nouveau curé, auquel Mgr Prosper Kontiébo a confié une mission de conduite spirituelle et d'accompagnement pastoral. S'adressant au prêtre, l'archevêque l'a invité à exercer son ministère à l'image du Christ, le Bon Pasteur, en conduisant les fidèles à la rencontre du Seigneur, en les nourrissant de la Parole de Dieu et des sacrements, et en les accompagnant avec patience et bienveillance.

Il l'a également exhorté à travailler dans un esprit de communion et de collaboration avec l'équipe presbytérale, les responsables pastoraux et les fidèles laïcs, afin de poser les fondements d'une communauté unie et résolument missionnaire.

Aux paroissiens, Mgr Prosper Kontiébo a rappelé que leur adhésion à la nomination du curé constitue un engagement à prendre activement part à la vie de la paroisse. Il les a ainsi invités à s'investir dans les différents services, groupes, mouvements et associations, afin de contribuer à la construction et à l'animation de leur communauté.

Le nouveau curé s'engage à respecter son serment

Le nouveau curé, l'abbé Fidèle Oualbéogo, a traduit sa reconnaissance à l'archevêque pour le choix porté sur lui. Dans son serment lu devant les religieux et les paroissiens, il s'est engagé à administrer dûment avec une préoccupation pastorale les biens ecclésiastiques de la paroisse Saint Jean Paul II de Nonghin, conformément aux droits canoniques, aux normes particulières et aux coutumes légitimes du diocèse.

Il a pris aussi l'engagement de respecter une complète et stricte confidentialité en ce qui concerne les délibérations et les décisions du Conseil pour les affaires économiques. « Je m'engage aussi à respecter les obligations que ma fonction de curé m'impose, conformément aux prescriptions d'un canon du Livre Saint du Corps de droits canoniques, et d'agir uniquement dans les limites des pouvoirs qui me sont spécifiquement confiés par le droit », a-t-il laissé entendre.

Serge Ika Ki
Lefaso.net

Categories: Afrique

Nécrologie : L'acteur et réalisateur burkinabè Wabinlé Nabié est décédé

Mon, 26/10/2026 - 23:00

Une triste nouvelle pour le cinéma burkinabè. Wabinlé Nabié, comédien et réalisateur reconnu pour sa contribution au théâtre et au septième art, aurait rendu son dernier souffle le samedi 24 octobre 2026 à Malakoff, en région parisienne. L'information a été rendue publique par ses proches à travers les réseaux sociaux.

Cette disparition constitue une perte pour sa famille, ses amis, ses collaborateurs et l'ensemble de la communauté burkinabè, aussi bien au pays qu'à l'étranger.

Issu du milieu théâtral, Wabinlé Nabié a progressivement construit son parcours dans le cinéma et l'audiovisuel. Son talent de comédien lui a permis de participer à plusieurs productions, notamment la série burkinabè « Waga Love », qui a contribué à le faire connaître du public.

Au-delà de son travail d'acteur, il s'est également illustré comme réalisateur de documentaires. Son film « Les Scarifiés », consacré à la signification culturelle des scarifications chez les Bwaba, témoigne de son intérêt pour la mémoire, l'identité et les traditions de son pays. L'œuvre a notamment été présentée au Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) en 2023.

A travers son parcours artistique, Wabinlé Nabié a contribué à la valorisation de la culture burkinabè et à la promotion des récits qui mettent en lumière les réalités sociales et les patrimoines culturels du Burkina Faso.

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UBA Burkina/Concours national de dissertation 2026 : La Fondation UBA récompense les meilleurs candidats

Mon, 26/10/2026 - 22:58

La Fondation UBA a organisé, le vendredi 23 octobre 2026 à Ouagadougou, la cérémonie de remise des prix de la première édition du concours national de dissertation (National Essay Competition, NEC) au Burkina Faso. Cette compétition a distingué les candidats dont les productions se sont démarquées par la qualité de l'argumentation, la pertinence des idées et la maîtrise de l'expression écrite. Au total, 1 256 copies ont été enregistrées, dont 760 jugées conformes au règlement, et huit finalistes ont été retenus à l'issue du processus de sélection.

Lancée le 17 avril 2026 par la Fondation UBA, la première édition du concours national de dissertation (National Essay Competition, NEC) s'inscrit dans une dynamique de promotion de la lecture, de l'écriture et de la pensée critique chez les jeunes. La compétition était ouverte aux élèves des lycées publics et privés âgés de moins de 18 ans.

Pour cette édition, les candidats ont été invités à réfléchir autour du thème : « L'école burkinabè face à la transformation digitale : doit-on repenser la stratégie d'éducation nationale ? » Ce sujet a placé les mutations technologiques et leurs implications pour le système éducatif au cœur des réflexions, tout en donnant aux participants l'occasion d'exercer leur capacité d'analyse et de développer une argumentation structurée sur les enjeux de l'éducation à l'ère du numérique.

Dans son allocution, la directrice générale de UBA, Rasmata Djibo, a rappelé l'importance de l'éducation dans la construction de l'avenir du pays. Selon elle, investir dans l'éducation revient à investir dans l'avenir national. Elle a également souligné que la dissertation ne se limite pas à un exercice scolaire, mais constitue un moyen de développer l'esprit critique, les capacités d'argumentation et la réflexion personnelle des élèves.

« Gardez le goût de l'effort, soyez ambitieux, restez humbles et osez viser haut. Le Burkina Faso et l'Afrique ont besoin de votre intelligence, de votre créativité et de votre engagement », dit Rasmata Djibo aux lauréats

« La dissertation apprend à réfléchir, à argumenter, à écouter différents points de vue et à construire une pensée personnelle. Ces qualités sont essentielles, à l'école comme dans la vie citoyenne. Votre participation témoigne déjà de votre ambition et de votre volonté de vous dépasser », s'est-elle exprimée.

La directrice générale de UBA Burkina a par ailleurs félicité les lauréats pour leurs résultats, tout en invitant les autres candidats à poursuivre leurs efforts. Elle leur a rappelé qu'un classement ne saurait résumer leur potentiel ni la valeur du travail accompli. « Un classement ne résume ni la valeur de vos efforts ni votre potentiel. Continuez à lire, à apprendre, à écrire et à cultiver votre curiosité », les a-t-elle encouragés.

Revenant sur le thème retenu pour cette première édition, Rasmata Djibo l'a jugé interpellant, estimant qu'il est non seulement d'actualité, mais qu'il concerne également directement la jeunesse.

Les huit finalistes avec leurs motos

Sur les 1 256 copies enregistrées, 760 ont été jugées conformes au règlement. À l'issue du processus de sélection, huit candidats ont accédé à la phase finale. Parmi eux, Tassnim Idrissou, élève en classe de Terminale A4, s'est distinguée en occupant la première place du classement avec une moyenne de 94,625/100.

Pour la lauréate, cette première édition du concours national de dissertation a constitué une occasion de mesurer son niveau et de se confronter à d'autres élèves. Elle se réjouit d'avoir pris part à cette compétition, qu'elle considère comme une expérience enrichissante. Si elle estime que les épreuves étaient abordables, elle souligne néanmoins avoir effectué de nombreuses recherches pour mieux s'y préparer.

Forte de cette expérience, Tassnim Idrissou encourage ses camarades à tenter leur chance lors des prochaines éditions, indépendamment des résultats qu'ils pourraient obtenir. « C'est une très grande joie pour moi d'avoir participé à ce concours. Cela m'a permis de me situer et de me comparer aux autres candidats. J'encourage vraiment les élèves à participer, même s'ils ne sont pas classés. C'est la participation qui compte », a-t-elle conseillé.

Clauvis Ouoba décroche la deuxième place

La deuxième place revient à Clauvis Ouoba, élève au Lycée scientifique régional de Bobo-Dioulasso, qui a obtenu une moyenne de 93,7/100. Pour ce candidat, la participation au concours est née d'une suggestion d'une camarade, qui l'a encouragé à tenter l'expérience.

Tassnim Idrissou, première de la compétition, invite ses camarades à participer aux prochaines éditions car c'est la participation qui compte

Son parcours s'est révélé couronné de succès, puisqu'il a terminé à la deuxième place de la finale. Une distinction dont il se réjouit, tout en saluant l'expérience vécue dans le cadre de cette compétition. « J'ai appris l'existence de ce concours grâce à une de mes camarades. Elle m'a encouragé à y participer. C'est une très grande joie pour moi d'avoir pris part à ce concours », a-t-il confié.

Au-delà de la distinction des meilleures productions, la Fondation UBA entend, à travers cette compétition, encourager la persévérance scolaire et soutenir les ambitions académiques des jeunes.

Les trois premiers candidats repartent respectivement avec des récompenses financières de 1 000 000 FCFA, 750 000 FCFA et 500 000 FCFA. En outre, chacun des huit finalistes reçoit une moto ainsi qu'une attestation.

Clauvis Ouoba, deuxième au concours, confie que sa participation est née d'une suggestion d'une camarade

À travers cette première édition du concours national de dissertation au Burkina Faso, la Fondation UBA met ainsi en avant la lecture, l'écriture, la réflexion personnelle et la capacité des élèves à argumenter. L'initiative offre également aux jeunes un cadre pour approfondir leurs connaissances, confronter leurs idées et s'intéresser aux enjeux qui façonnent l'avenir du système éducatif burkinabè.

Muriel Dominique Ouédraogo
Lefaso.net

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6ᵉ journée du Fasofoot Ligue 1 : Rahimo FC conserve la tête du classement

Mon, 26/10/2026 - 22:55

Les rencontres de la 6ᵉ journée du championnat national de Fasofoot Ligue 1 se sont disputées les samedi 24 et dimanche 25 septembre 2026. À l'issue de cette journée, le Rahimo FC conserve la tête du classement avec 15 points, tandis que le RCK ferme la marche avec 4 points.

Opposé à l'AS Maya, le Sporting FC s'est largement imposé sur le score de 4 buts à 1. Le Sporting des Tannounyan signe ainsi sa deuxième victoire de la saison.
Leader du championnat, le Rahimo FC a assuré l'essentiel en s'imposant sur la plus petite des marges (1-0) face à l'AS SONABEL. Le champion en titre consolide ainsi sa première place avec 15 points.
L'Union sportive des forces armées (USFA) a également enregistré une victoire sur le score de 1 à 0 face à l'USCO.

De son côté, Salitas FC a décroché sa première victoire de la saison en battant Focusport FC sur le score de 1 à 0. Les Colombes de Ouaga 2000 occupent la 15ᵉ place avec 4 points après six journées de championnat.
Le CFFEB et l'ASFA-Yennenga se sont neutralisés (1-1).

L'AS Douanes a, pour sa part, dominé le RCK sur le score de 2 buts à 0. Malgré cette défaite, les Faucons restent à la dernière place du classement avec 4 points.
L'ASFB s'est inclinée face au Vitesse FC sur le score de 2 à 0. Grâce à cette victoire, les Guépards se hissent à la 3ᵉ place du championnat.
Enfin, le Réal du Faso et le Majestic SC se sont quittés sur un match nul (1-1).

Jean Élysée Nikiéma
Lefaso.net

Tous les résultats de la 6e journée du championnat

AS Douanes - RCK : 2-0
ASFB - Vitesse FC : 0-2
Réal du Faso - Majestic SC : 1-1
Sporting FC - AS Maya : 4-1
Rahimo FC - AS Sonabel : 1-0
‎ USFA - USCO : 1-0
Focusport - Salitas FC : 0-1
CFFEB - Asfa Yennega : 1-1
‎
Le classement à l'issue de la 6e journée du championnat

‎1er Rahimo FC 15 pts+7
‎2e USFA 15 pts+7
‎3e VITESSE FC 14 pts+6
‎4e AS DOUANES 12 pts+5
‎5e FOCUSPORT FC 12 pts
‎6e ASFA Y 10 pts+2
‎7e ASFB 10 pts+2
‎8e CFFEB 08 pts+4
‎9e REAL DU FASO 08 pts+1
‎10e MAJESTIC SC 07 pts
‎11e SPORTING FC 07 pts-2
‎12e AS SONABEL 06 pts+1
‎13e AS MAYA 04 pts-5
‎14e USCO 04 pts-5
‎15e SALITAS FC 04 pts-8
‎16e RCK 04 pts-9

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Burkina/Football : La Ligue de la Souveraineté dévoile ses ambitions

Mon, 26/10/2026 - 22:39

La Ligue de la Souveraineté a été officiellement présentée à Ouagadougou le samedi 24 octobre 2026. Inscrite dans le cadre de l'Initiative présidentielle pour la Relève et la promotion de l'élite sportive (IP-RELIS), cette nouvelle compétition ambitionne de moderniser le football burkinabè. Elle prévoit notamment 30 joueurs et 7 encadreurs par club, pour un total annoncé de 740 emplois directs.

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Décès de TOA – BI Auguste Metuschela : Remerciements !

Mon, 26/10/2026 - 21:30

« Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s'il meurt, vivra. », Jean 11 : 25

Les grandes familles BATIENON à Réo, Koudougou, Ouagadougou et en Côte d'Ivoire,
La Famille de Feu BATIENON Bali Joachim et familles alliées,
La Famille de Feu BATIONO Paul à Dapoya ;

La Famille de Feu BATIONO Pascal à Norghin,

Monsieur BATIENON B. Jean-Paul, ses frères et sœurs,
La famille TOA – BI en Côte d'Ivoire,

Les sœurs et frère du défunt (Victoire, Médah et Béthuel),

Expriment leur profonde gratitude à tous les parents, amis, voisins, collègues, et connaissances qui leur ont témoigné affection, compassion et solidarité lors du rappel à Dieu, le samedi 10 octobre 2026 à l'Hôpital Paul 6, de leur regretté petit – fils, neveu, cousin, fils et frère :

TOA – BI Auguste Metuschela, précédemment Attaché d'Education au CEG de Toumousséni dans la province de la Comoé.

Votre présence aux obsèques suivies de l'inhumation, le lundi 12 octobre 2026 au cimetière municipal de Gounghin ainsi que vos nombreuses marques de soutien, ont profondément touché la famille dans cette douloureuse épreuve.

Elle adresse ses remerciements particuliers :
au Directeur général et au personnel soignant de l'Hôpital Paul 6 ; à l'ensemble des collaborateurs de service du défunt, à la délégation des Vallées de Marie (Jardin Sainte Benoîte Rencurel), à la CCB Saint Boniface de Dapoya, pour leurs soutiens multiformes.

Ne pouvant citer individuellement chaque personne de peur d'en oublier, la famille prie tous ceux qui l'ont soutenue, de près ou de loin, de trouver ici l'expression de sa profonde gratitude et reconnaissance.

Que Dieu tout puissant, dans son infinie bonté, rende à chacun, le centuple de ses bienfaits et que par sa miséricorde, l'âme de notre cher regretté Auguste Metuschela, repose en paix. Amen !

Le programme de messes pour le repos de son âme vous sera communiqué ultérieurement.

Union de prières !

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Décès de Adjia Ouédraogo/Yago Tembi : Faire part

Mon, 26/10/2026 - 21:30
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Décès du Professeur MICHEL AKOTIONGA : Remerciements et faire-part

Mon, 26/10/2026 - 21:00

Sa Majesté le Po Pê ;

La grande famille AKOTIONGA, BILGO, AZONGO, NAGNINA, APIOU, KOUTIEBOU, NAGUIEBOU, ALOE, YAGUIBOU, ADIEGUIRE, TIETIEMBOU, NEMARO, WETTA et DIASSO ;

Les familles alliées KONATÉ, DOAMBA, SAWADOGO, OUÉDRAOGO, OUERMI, ZONGO, SAMA NANEMA, KABRÉ, ATTIRON, BALORA, ADANA, AVERIBOU, GOMGNIMBOU, BOULIOU, BINAGABOU, PAHOULABOU, BAYIGABOU, KOPIO, HAIDARA, ABEM et NAGALO ;

Ses enfants : Éric, Frank, Bénédicta, Karine, Aurélie, Wilfrid, Vanessa et Assoumana Zahla ;

Ses petits-enfants : Lesly, Eudes, Cédric, Chadia, Linda, Dalil, Grâce, Zoé, Uriel, Déborah, Ramzi, Maelane, Kenael, Gabrielle, Maelya, Aziel, Kayla, Adam et Kayden ;

Ses épouses : Mme AKOTIONGA/KONATÉ Abibata et feue Mme AKOTIONGA/DOAMBA Jeanne de Chantal ;

Mme ILBOUDO/DIALLO Ramata Edwige et ses enfants : Ibrahim, Nadège, Nelly, Nicole et Deogracias ;

Vous adressent leurs sincères remerciements et leur profonde gratitude pour les nombreuses marques d'amitié, de sympathie et de compassion, ainsi que pour les multiples soutiens spirituels, moraux, matériels et financiers dont ils ont bénéficié à la suite du rappel à Dieu de leur père, grand-père, frère, fils, oncle et époux, le Professeur Michel AKOTIONGA, survenu le 21 septembre 2026, des suites d'une maladie, et lors de ses obsèques et de son inhumation, le 3 octobre 2026, dans sa 80ᵉ année.

Votre présence bienveillante à leurs côtés durant cette douloureuse épreuve leur a apporté force, consolation et réconfort. Par vos prières, vos témoignages d'affection, vos gestes de solidarité et votre accompagnement, vous avez contribué à alléger leur peine et à honorer la mémoire du défunt.

La famille exprime particulièrement sa reconnaissance aux personnalités, institutions, structures et personnes suivantes :

• Le Camarade Roch Marc Christian KABORÉ, ancien Président du Faso, et son épouse ;

• Les Camarades membres du Gouvernement ;

• Le Camarade Soungalo OUATTARA, ancien Président de l'Assemblée nationale ;

• Les Camarades anciens ministres ;

• Madame la Gouverneure de la région du Nazinon ;

• Monsieur le Haut-Commissaire de la province du Nahouri ;

• Monsieur le Président de la Délégation spéciale de la commune de Pô ;

• Sa Majesté le Po Pê ;

• Le Président, le personnel administratif et académique ainsi que les étudiants de l'Université Joseph Ki-Zerbo ;

• La Fondatrice, le personnel administratif et académique ainsi que les étudiants de l'Université Sainte-Edwige ;

• Le corps professoral de l'Université Saint Thomas d'Aquin (USTA) ;

• L'Ordre des médecins du Burkina Faso ;

• Le Secrétariat permanent du Comité national de lutte contre la pratique de l'excision (SP/CNLPE) ;

• Les pharmaciens du Burkina Faso ;

• UBIPHARM Burkina ;

• SOFAT Pharma ;

• L'Association burkinabè des délégués médicaux ;

• La MUFEDE-Burkina ;

• La Société des gynécologues et obstétriciens du Burkina (SOGOB) ;

• Les amis, promotionnaires et connaissances du défunt ;

• La Police municipale de Ouagadougou ;

• La Police municipale de Pô ;

• La Compagnie de gendarmerie de Pô ;

• La population de Pô ;

• Les délégations venues d'autres pays ;

• Les chefs coutumiers du Nahouri et leurs délégations ;

• Les voisins des quartiers Paglayiri et Cité An IV-B ;

• La paroisse Sainte-Fatima de Pô ;

• La CCB Saint-François-d'Assise de Paglayiri ;

• Le Lions Club Ouaga Étoile.

La famille se garde de citer des noms individuellement, de peur d'en oublier, mais tient à exprimer à chacune et à chacun sa profonde reconnaissance.

Que le Dieu Tout-Puissant, dans Son infinie bonté, vous comble de Ses grâces abondantes et vous le rende au centuple.

Apocalypse 14, verset 13 :

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Décès de KABORÉ/COULIBALY MARIE (1947 - 2026) : Remerciements

Mon, 26/10/2026 - 21:00

Les grandes familles KABORÉ à Ouagadougou et à Digilla ; Sa Majesté Naaba Kiba de Digilla ;

les grandes familles WINIGA à Tenkodogo ; les grandes familles COULIBALY à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso ;

les enfants Hermann, médecin pédiatre au CMA de Kossodo ; Adèle, entrepreneure à Ouagadougou ; Ida, infirmière au CSPS de Polsogo ; Arsène, ingénieur informaticien à Orange Money Burkina ; Pierre, enseignant à Bittou ; Paul, enseignant à Boussé ; Noélie, auxiliaire de pharmacie à l'Université Thomas Sankara ; et Adeline, secrétaire de direction à l'ONEA ; les petits-enfants et arrière-petits-enfants ; les familles alliées NIGNAN, OUÉDRAOGO, ILBOUDO, SAWADOGO, YELNONGO, SIGUIRÉ, YABRÉ, KONKOBO, ZEMBA, KABORÉ et amies,

très touchées par les nombreuses marques de sympathie, de compassion et de solidarité manifestées à leur endroit lors du rappel à Dieu, le jeudi 24 septembre 2026, et des obsèques de leur regrettée épouse, mère, grand-mère, arrière-grand-mère, fille, sœur, tante, belle-mère, cousine et amie,

KABORÉ / COULIBALY MARIE
expriment leur profonde gratitude à toutes les personnes qui, de près ou de loin, se sont associées à cette douloureuse épreuve.

Elles adressent leurs sincères remerciements :
• à toute la Communauté chrétienne de Saint Barthélemy de Nonsin, pour son accompagnement dans la prière ;

• au Professeur Georges MILLOGO et à son équipe du CHU Yalgado Ouédraogo, au Professeur Flavien KABORÉ et à son équipe du CHU de Tengandogo, ainsi qu'à toute l'équipe de la Clinique Yati, pour les soins prodigués à la défunte ;

• aux autorités coutumières, administratives et religieuses, pour leur présence et leur soutien ;

• aux voisins à Nonsin, pour leur mobilisation, de l'annonce du décès à l'inhumation ;

• aux habitants de Digilla, pour leur accueil, leur disponibilité et leur mobilisation ;

• aux habitants de Boussé, pour leur mobilisation autour de la famille ;

• aux associations, groupes de prière et communautés de foi qui ont porté la famille dans leurs intentions ;

• aux amis, proches et collègues, pour leur affection, leur présence constante et leur fidèle soutien ;

• à Madame la Directrice Générale d'Orange Burkina, à Monsieur le Directeur Général d'Orange Money Burkina, à Monsieur le Directeur Général de l'ONEA, à Monsieur le Directeur des Affaires Juridiques de Coris Bank, à Monsieur le PDG de la Société CADIS-BURKINA-Sarl et à ses collaborateurs, ainsi qu'à la Sœur Directrice du Lycée Technique Charles Lavigerie et à ses collaborateurs, pour leur soutien multiforme à la famille ;

• au personnel des structures ou collaborateurs : District sanitaire de NGM et CMA de Kossodo, en l'occurrence le service de pédiatrie, entrepreneurs et collaborateurs de Madame ILBOUDO / KABORÉ Adèle, CSPS de Polsogo, Université Thomas Sankara, ONEA Ouagadougou, DGEC / EPPNE, La Poste Burkina Faso, Orange Burkina, Orange Money Burkina, Direction Générale et Agents Généraux de SANLAMALLIANZ BURKINA, à la Direction des Affaires Juridiques de Coris Bank et à la Société Burkinabè de Pédiatrie (SOBUPED), pour leur soutien et leur présence aux côtés de la famille ;

• à toutes les personnes qui ont apporté leur soutien matériel, financier et moral, présenté leurs condoléances ou pris part aux obsèques.

Que chacun, dans son âme et conscience, trouve ici l'expression de leur reconnaissance émue. Puisse le Seigneur, dispensateur de tout don parfait, vous le rendre au centuple.
Les familles éplorées présentent leurs excuses à toutes celles et à tous ceux qui, malgré elles, n'auraient pas été touchés directement par le présent communiqué.

« Les âmes des justes sont dans la main de Dieu ; aucun tourment n'a de prise sur elles. »
— Sagesse 3, 1

Union de prière.

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IN MEMORIAM : Marie Alphonsine TIONO née SIMPORÉ

Mon, 26/10/2026 - 15:34
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Burkina : Face à l'évolution des menaces et à la diversification de la criminalité, la Police nationale appelée à adapter continuellement ses réponses

Thu, 22/10/2026 - 00:26

La sixième conférence annuelle des commissaires de police s'est ouverte ce mercredi 21 octobre 2026 à Ouagadougou, autour du thème : « La Révolution progressiste populaire, levier de réforme de la Police nationale : adaptabilité, défis et perspectives ». Les travaux visent à évaluer les acquis de l'institution et à formuler des recommandations en vue de renforcer l'efficacité de ses services.

À travers cette rencontre, la Police nationale entend poursuivre sa transformation afin de mieux répondre aux exigences de sécurité des populations. Cette conférence constitue un cadre de concertation, de réflexion stratégique et d'évaluation des actions de l'institution. Elle offre aux commissaires de police l'occasion d'examiner les difficultés rencontrées dans l'exercice de leurs missions et de proposer des orientations susceptibles d'améliorer le fonctionnement des services.

« Le thème revêt une importance particulière dans un environnement marqué par l'évolution des menaces, la diversification des phénomènes criminels et la nécessité d'adapter continuellement les réponses institutionnelles aux réalités territoriales », a expliqué le directeur général de la Police nationale, Thierry Dofizouho Tuina, également président du comité d'organisation de cette sixième conférence annuelle des commissaires de police.

Quelques participants de la sixième conférence annuelle des commissaires de police.

Il a par ailleurs précisé que la rencontre va permettre d'examiner avec lucidité les acquis, les insuffisances et les défis de la Police nationale tout en se fondant sur les idéaux de la révolution tels que déclinés dans le manifeste de la Révolution progressiste populaire (RPP).

Représentant le Premier ministre, patron de la sixième conférence annuelle des commissaires de police, le ministre d'État chargé de l'administration territoriale, Émile Zerbo a rappelé que la sécurité demeure une condition essentielle à la stabilité des institutions, à la protection des populations et au développement des activités économiques et sociales.

Pour lui, la transformation de la Police nationale doit s'appuyer sur trois exigences majeures : l'adaptabilité, la performance et le leadership.

Thierry Dofizouho Tuina, directeur général de la Police nationale.

La première concerne la capacité de l'institution à faire face à l'évolution des menaces, à la diversification de la criminalité et à la progression des infractions liées au numérique. Cette adaptation nécessite, entre autres, une meilleure coordination avec les autres forces de défense et de sécurité, une circulation efficace de l'information et une clarification des responsabilités.

La deuxième exigence porte sur la performance des services. Face à la complexification des défis sécuritaires, les responsables de la police sont appelés à adapter leur organisation et leurs pratiques aux besoins des populations. Quant au leadership, il implique un commandement exemplaire, capable de traduire les orientations gouvernementales en directives opérationnelles et de mobiliser efficacement les personnels.

Émile Zerbo, ministre en charge de l'administration territoriale.

« Le gouvernement attend de vos travaux une évaluation lucide des acquis, un diagnostic objectif des insuffisances et des recommandations précises, réalistes, assorties de modalités de mise en œuvre », a indiqué le ministre en charge de l'administration territoriale, Émile Zerbo.

Pour lui, les institutions sont appelées à repenser leurs méthodes de travail selon la RPP. « La Révolution progressiste populaire nous commande de repenser nos méthodes et de faire de nos institutions des instruments performants au service de la nation. C'est à cette hauteur que le gouvernement attend la Police nationale, et particulièrement ses cadres de commandement. Car la sécurité de nos populations ne se mesure ni aux intentions affichées, ni aux réformes annoncées, mais aux résultats obtenus et à la confiance inspirée », a-t-il indiqué avant de déclarer ouverts les travaux de la sixième conférence annuelle des commissaires de police.

Jean Élysée Nikiéma
Lefaso.net

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Le Faso Digital 2026 : Dr Zakaria Sawadogo alerte sur dix risques liés à l'IA qui menacent les organisations

Thu, 22/10/2026 - 00:25

L'intelligence artificielle offre aux entreprises et aux institutions des possibilités inédites en matière de productivité, d'innovation et d'efficacité. Mais derrière ces opportunités se cachent des menaces parfois insoupçonnées, susceptibles de compromettre leurs données, leurs finances et leur réputation. Comment profiter de cette révolution technologique sans exposer son organisation ? C'est autour de cette préoccupation que s'est articulée la masterclass intitulée « IA & Cybersécurité : les 10 risques qui menacent votre organisation et comment les transformer en avantage », animée par Dr Zakaria Sawadogo, dans le cadre de Le Faso Digital.

Un message électronique apparemment envoyé par un directeur général, une instruction urgente de virement, un document confidentiel soumis à un assistant d'intelligence artificielle pour gagner du temps ou encore une application développée en quelques minutes grâce à l'IA. Derrière ces gestes devenus presque ordinaires peuvent se dissimuler des risques majeurs pour les organisations. C'est à travers des situations concrètes que Dr Zakaria Sawadogo, enseignant-chercheur et spécialiste de l'intelligence artificielle et de la cybersécurité, a conduit les participants à sa masterclass dans l'univers des nouvelles menaces numériques. Ses travaux, situés à la croisée de la technologie, des politiques publiques et des enjeux de gouvernance numérique en Afrique, ont nourri une intervention qui invitait autant à comprendre les risques qu'à adopter les bons réflexes.

Modérée par Clémence Tuina, journaliste à la Radiodiffusion télévision du Burkina (RTB), productrice et formatrice, la rencontre a permis d'aborder les vulnérabilités auxquelles sont confrontées les entreprises et les institutions à mesure que l'intelligence artificielle s'intègre dans leurs pratiques professionnelles. Au cœur des échanges, l'idée selon laquelle l'IA ne doit pas être considérée uniquement comme un outil permettant d'aller plus vite. Son adoption doit s'accompagner d'une réflexion sur la sécurité, la responsabilité et la place de l'humain dans les processus de décision.

Quand l'intelligence artificielle devient une arme entre les mains des fraudeurs
Pour illustrer les nouvelles formes de cybercriminalité, Dr Zakaria Sawadogo s'est notamment intéressé aux deepfakes et à la fraude au dirigeant. Grâce à l'intelligence artificielle, les cybercriminels peuvent désormais imiter de manière particulièrement convaincante la voix, l'image ou encore le style rédactionnel d'une personne. Un collaborateur peut ainsi recevoir un message qui semble provenir de son supérieur hiérarchique, lui demandant d'effectuer une opération urgente. Le danger ne se limite d'ailleurs pas aux applications de messagerie instantanée. « Cette façon de faire n'est pas seulement par WhatsApp, même par les mails. Il y a des mails, ça arrive en fait que les collaborateurs reçoivent des mails dans ce sens-là », a expliqué le conférencier. Selon lui, il suffit parfois à un attaquant de disposer d'un ancien message envoyé par un responsable pour en reproduire les caractéristiques à l'aide de l'IA. Le résultat peut être suffisamment crédible pour tromper un employé peu vigilant.

Il faut classer chaque risque selon sa probabilité et son impact

À cette menace s'ajoute le phishing, ou hameçonnage, dont l'efficacité est aujourd'hui renforcée par l'intelligence artificielle et les techniques d'ingénierie sociale. Les cybercriminels peuvent analyser les comportements de leurs cibles, exploiter les informations publiées sur les réseaux sociaux et concevoir des messages personnalisés, sans les maladresses qui permettaient autrefois de repérer certaines tentatives de fraude. Banques, opérateurs de télécommunications, administrations ou responsables d'entreprise peuvent ainsi être imités dans le but d'obtenir des informations confidentielles ou de pousser une personne à accomplir une action frauduleuse. Face à ces pratiques, Dr Sawadogo recommande notamment le renforcement des mécanismes d'authentification, la double validation des opérations sensibles, les campagnes de sensibilisation et les simulations régulières de phishing. Il insiste également sur la nécessité de disposer, au sein des organisations, d'un canal permettant aux collaborateurs de signaler rapidement les messages ou comportements suspects. Car, au-delà des dispositifs techniques, la vigilance humaine demeure une composante essentielle de la cybersécurité.

La fuite des données, un risque au cœur des nouveaux usages

Parmi les dix menaces présentées, la fuite des données à travers les assistants d'intelligence artificielle a particulièrement retenu l'attention. Aujourd'hui, de nombreux professionnels utilisent ces outils pour rédiger des correspondances, analyser des documents, préparer des rapports ou traiter des informations internes. Pour obtenir des réponses pertinentes, ils sont naturellement amenés à fournir du contexte, parfois sans mesurer la sensibilité des informations partagées. Or, comme l'a expliqué Dr Sawadogo, les données introduites dans un assistant externe ne restent pas nécessairement sur l'ordinateur de l'utilisateur. Leur traitement dépend notamment de l'architecture du service, de ses conditions d'utilisation et des paramètres de confidentialité appliqués. Le risque apparaît lorsque des collaborateurs soumettent, sans précaution, des documents stratégiques, des informations personnelles ou des données confidentielles à des outils qui n'ont pas été préalablement évalués et autorisés par leur organisation. Le spécialiste a ainsi invité les entreprises et les institutions à définir clairement les catégories de données pouvant être utilisées avec l'IA et celles qui doivent impérativement rester protégées.

Concernant la fuite de données, le spécialiste a invité les entreprises et les institutions à définir clairement les catégories de données pouvant être utilisées avec l'IA et celles qui doivent impérativement rester protégées

À lire : Le Faso Digital 2026 : Comprendre l'intelligence artificielle pour mieux se l'approprier au Burkina

Autre menace abordée : l'empoisonnement des données et des modèles. Il s'agit, pour un acteur malveillant, d'introduire des informations fausses ou altérées dans les données utilisées par un système afin d'influencer ses résultats. Cette manipulation peut conduire une intelligence artificielle à produire des réponses biaisées ou à orienter certaines décisions dans une direction souhaitée par l'attaquant. Le conférencier a notamment évoqué les enjeux informationnels liés aux conflits internationaux pour illustrer l'importance de cette menace, particulièrement préoccupante lorsque les outils numériques participent à la formation des opinions ou à la prise de décision. La masterclass a également abordé la fraude à l'identité et aux procédures de vérification des clients (KYC), les rançongiciels assistés par IA, les injections de prompt, la désinformation, les atteintes à la réputation et la dépendance aux fournisseurs technologiques. Autant de risques qui montrent que la cybersécurité ne relève plus exclusivement des informaticiens, mais concerne désormais l'ensemble des acteurs d'une organisation.

Des applications qui fonctionnent, mais sont-elles sécurisées ?

Dr Zakaria Sawadogo s'est également attardé sur une pratique qui prend de l'ampleur : la génération de codes informatiques à l'aide de l'intelligence artificielle. Si ces outils permettent de développer rapidement des sites web et des applications, leur utilisation sans connaissances suffisantes en programmation peut exposer les utilisateurs à des vulnérabilités importantes. Le conférencier a notamment attiré l'attention sur les dépendances logicielles proposées par certains assistants, les défauts de sécurité susceptibles de se retrouver dans le code généré ainsi que les fichiers de configuration et métadonnées laissés dans les répertoires des applications. Ces éléments, lorsqu'ils sont mal gérés, peuvent constituer des points d'entrée pour des personnes malveillantes. Le problème, selon lui, réside notamment dans la tendance à privilégier la rapidité de production au détriment des vérifications nécessaires. Une application peut parfaitement fonctionner tout en présentant des failles de sécurité, donc pour éviter de telles situations, Dr Sawadogo recommande une revue complète du code généré, la vérification des dépendances, la suppression des informations sensibles inutiles et la correction des vulnérabilités avant tout déploiement. Cette démarche implique de conserver des compétences humaines capables d'évaluer les productions de l'intelligence artificielle. Le spécialiste a d'ailleurs insisté sur un principe transversal à l'ensemble de sa présentation : la revue humaine ne doit jamais être sacrifiée au nom du gain de temps. Confier systématiquement à une intelligence artificielle la vérification de ce qu'une autre intelligence artificielle a produit, sans contrôle indépendant adapté, reviendrait à déplacer le problème plutôt qu'à le résoudre. L'automatisation doit donc permettre aux professionnels de consacrer davantage de temps à l'analyse, à la vérification et aux décisions qui engagent leur responsabilité.

Dr Sawadogo propose quelques habitudes à tester de 30 à 90 jours

Comment contextualiser les réponses de l'IA sans compromettre les données ?

La question de la protection des informations a également alimenté les échanges avec les participants. Intervenant à cette occasion, Dr Cyriaque Paré, promoteur de Le Faso Digital, a félicité le conférencier et la modératrice pour leur implication dans la réussite de Le Faso Digital. Il a notamment salué la fidélité de Dr Sawadogo à l'événement, après sa participation à une conférence lors de l'édition précédente. Il a ensuite soulevé une préoccupation qui traduit bien le dilemme auquel sont aujourd'hui confrontés les utilisateurs professionnels de l'intelligence artificielle. Comment obtenir des réponses véritablement contextualisées sans communiquer aux assistants numériques des documents institutionnels ou des informations susceptibles d'être compromises ? En effet, plus les données transmises à un assistant sont précises, plus celui-ci dispose d'éléments pour produire un résultat adapté aux besoins de son utilisateur. Mais cette recherche de pertinence peut entrer en contradiction avec les exigences de confidentialité. « Comment concilier cette exigence de devoir nourrir l'IA et en même temps d'éviter de donner à l'IA des données qui peuvent être compromises ? », a interrogé Dr Cyriaque Paré.

En réponse, Dr Zakaria Sawadogo a reconnu toute la complexité de cette problématique. Pour lui, une solution structurelle serait de développer des intelligences artificielles propres aux organisations ou des solutions nationales dont l'hébergement, le traitement et la gouvernance des données seraient maîtrisés. « Je pense que la solution radicale serait que nous construisions nos propres IA. En ce moment, nous pouvons donner nos données parce que nous savons où les données vont. Nous savons où les données sont stockées », a-t-il expliqué. Il a ainsi évoqué la perspective de disposer, au Burkina Faso, d'assistants performants capables de répondre aux besoins locaux tout en offrant une meilleure maîtrise des informations traitées. Et en attendant, le spécialiste recommande de recourir à l'anonymisation des documents avant leur transmission à des assistants externes.

Quelques règles d'usage de l'IA en 7 points

Concrètement, il s'agit de retirer les noms, les informations personnelles et les éléments confidentiels, puis de les remplacer, lorsque cela est possible, par des variables neutres. Une fois le document traité par l'IA, les informations nécessaires peuvent être réintroduites dans un environnement maîtrisé, après vérification. Une méthode qui demande certes un travail supplémentaire, mais qui, selon lui, permet de mieux concilier les impératifs de productivité et de confidentialité. Pour Dr Sawadogo, cette difficulté doit aussi encourager les acteurs africains à investir davantage dans le développement de leurs propres solutions technologiques.

Farida Thiombiano
Lefaso.net

Categories: Afrique

Le Faso Digital 2026 : Wave partage dix réflexes pour sécuriser son argent sur le téléphone

Thu, 22/10/2026 - 00:23

Le téléphone portable est devenu un outil incontournable pour les transactions financières quotidiennes. Transferts d'argent, paiements de factures et réception de fonds s'effectuent désormais en quelques clics. Mais cette facilité d'utilisation expose également les utilisateurs à diverses formes de fraude. C'est autour de cette problématique que s'est tenue une masterclass sur le thème : « Mon argent sur mon téléphone : 10 réflexes pour utiliser les services financiers numériques en toute sécurité ». Une rencontre d'échanges organisée dans le cadre de la deuxième édition de Le Faso Digital, une initiative portée par le média en ligne Lefaso.net.

Invité à partager son expertise avec les participants, Brice Koué, responsable des relations publiques en charge du digital chez Wave Mobile Money Group, a expliqué les mécanismes de la fraude numérique et présenté des mesures pratiques pour mieux protéger les comptes de monnaie électronique. Pendant cette session interactive, modérée par Valentin Waongo, consultant et formateur aux métiers du digital, le spécialiste a rappelé que la sécurité financière numérique repose autant sur les dispositifs techniques des opérateurs que sur la vigilance des utilisateurs.

Une sécurité qui engage l'opérateur et le client

De prime abord, le conférencier, Brice Koué, a souligné que le développement des services financiers numériques a considérablement facilité l'accès aux transactions, notamment pour les personnes qui ne disposent pas nécessairement d'un compte bancaire. Cette évolution, qui permet d'envoyer de l'argent à distance ou de régler des factures sans se déplacer, s'accompagne toutefois de nouveaux risques.

« Aujourd'hui, le mobile money n'est plus une révolution sur le continent. C'est une réalité que nous connaissons depuis une quinzaine d'années dans différents pays, avec une adoption de plus en plus importante des services financiers numériques. Mais cette adoption vient aussi avec un certain nombre de problèmes, puisque nous sommes désormais nombreux à utiliser ces services et donc potentiellement exposés aux risques qui y sont liés. Ces risques peuvent néanmoins être réduits grâce à des gestes simples, à condition que chacun comprenne son rôle dans la protection de son argent », a-t-il expliqué.

Pour lui, la sécurité ne peut pas reposer exclusivement sur l'entreprise qui fournit le service. Elle suppose une collaboration entre l'opérateur, responsable de la protection technique de sa plateforme, et le client, qui doit sécuriser son téléphone et préserver la confidentialité de ses informations.

« Il y a d'abord la sécurité de l'infrastructure, qui relève de l'opérateur et concerne notamment la protection de la plateforme, le chiffrement des données et les mécanismes de détection des fraudes. Mais il y a également la sécurité qui relève de l'utilisateur lui-même. Nous avons donc trois niveaux de protection : la plateforme, le téléphone et le client. Pour que l'ensemble fonctionne correctement, chacun doit jouer sa partition. L'opérateur doit sécuriser son application, tandis que l'utilisateur doit protéger son appareil, garder ses codes secrets et faire preuve de vigilance dans ses décisions », a insisté Brice Koué.

L'ingénierie sociale, une menace majeure…

Au cours de son exposé, Brice Koué a particulièrement attiré l'attention sur l'ingénierie sociale, une technique qui consiste à manipuler psychologiquement une personne afin de lui soutirer des informations confidentielles ou de la pousser à effectuer une opération financière.

Contrairement à certaines formes de cyberattaques qui nécessitent l'exploitation d'une faille informatique, cette méthode s'appuie avant tout sur la confiance, la peur, l'urgence ou l'appât du gain.

« Dans beaucoup de situations, le fraudeur n'a pas besoin de pirater techniquement votre application. Il cherche plutôt à pirater votre décision. Il peut vous appeler en utilisant votre nom et votre prénom, se présenter comme un agent du service client, vous expliquer que votre compte doit être sécurisé ou vous annoncer que vous avez gagné un cadeau. Une fois qu'il a établi une relation de confiance avec vous, il crée un sentiment d'urgence pour vous empêcher de réfléchir et vous amener à lui communiquer les informations qui lui permettront d'accéder à votre compte », a-t-il détaillé.

Selon Monsieur Koué, les informations publiées sur les réseaux sociaux peuvent également être exploitées par les fraudeurs pour rendre leurs scénarios plus crédibles. Connaître le nom d'une personne ou certaines de ses habitudes peut suffire à instaurer un climat de confiance, avant de lui demander des données plus sensibles.

Le spécialiste a notamment mis en garde contre les appels de personnes qui prétendent représenter un service financier et demandent un code reçu par SMS pour prétendument débloquer, sécuriser ou vérifier un compte.

« Il faut retenir une règle fondamentale : aucun agent du service client ne doit vous demander de lui communiquer votre code secret ou un code de validation reçu par SMS. Même si la personne connaît votre nom, même si elle maîtrise le vocabulaire du service et même si elle vous met en confiance, cela ne signifie pas qu'elle est réellement un agent de l'opérateur. Dès qu'on vous demande un code confidentiel, vous devez vous arrêter et ne rien communiquer. C'est votre argent qui est en jeu », a-t-il prévenu.

Il a également invité les utilisateurs à se méfier des messages annonçant des gains inattendus, des investissements particulièrement avantageux ou des cadeaux conditionnés au clic sur un lien.

« Nous devons comprendre que les fraudeurs exploitent plusieurs leviers psychologiques : l'autorité, lorsqu'ils se font passer pour des agents ou des responsables ; la peur, lorsqu'ils menacent de bloquer un compte ; l'urgence, lorsqu'ils exigent une réaction immédiate ; mais aussi l'appât du gain et la solidarité, lorsqu'ils prétendent qu'un proche est en difficulté. Le point commun de toutes ces situations, c'est qu'on cherche à nous faire agir avant de réfléchir. Le premier réflexe doit donc être de ralentir », a-t-il conseillé.

Des applications douteuses aux faux transferts d'argent…

Outre les manipulations téléphoniques, le responsable des relations publiques en charge du digital chez Wave Mobile Money Group a alerté sur les dangers liés au téléchargement d'applications provenant de sources non officielles et à l'ouverture de liens suspects.
Certaines applications malveillantes peuvent permettre à des individus mal intentionnés d'accéder à des informations présentes sur le téléphone, voire de surveiller certaines activités de l'utilisateur. Il a donc recommandé de télécharger les applications uniquement depuis les magasins officiels, notamment Google Play Store et l'App Store, de verrouiller systématiquement son appareil et d'effectuer les mises à jour de sécurité.

« Le téléphone est comme une maison dans laquelle se trouvent plusieurs chambres. Les applications de messagerie, les réseaux sociaux et les services financiers sont autant de pièces qui contiennent des informations personnelles. Si vous laissez la porte de la maison ouverte, c'est-à-dire si votre téléphone n'est pas verrouillé, vous facilitez l'accès à ces informations. Et si vous téléchargez une application malveillante, vous risquez de donner à un fraudeur la possibilité de surveiller vos activités. Il faut donc protéger son téléphone avant même de penser à protéger les applications qui s'y trouvent », a-t-il illustré.

Autre scénario abordé : les faux messages de réception d'argent. Dans ce cas, le fraudeur envoie un SMS qui imite une notification de transfert, puis appelle la victime pour lui expliquer qu'il a effectué une transaction par erreur et lui demander de rembourser immédiatement la somme.

Le piège consiste à pousser la personne à transférer son propre argent sans vérifier si les fonds annoncés ont réellement été crédités sur son compte.

« Lorsque quelqu'un vous appelle pour vous dire qu'il vous a envoyé de l'argent par erreur, ne vous précipitez pas pour le lui renvoyer. Ouvrez votre application officielle et vérifiez votre solde ainsi que l'historique des transactions. Un SMS peut être copié et envoyé sans qu'aucun transfert n'ait réellement eu lieu. Même si l'argent apparaît effectivement dans votre compte, vous ne devez pas effectuer vous-même un nouveau transfert pour rembourser la personne. Demandez-lui de contacter le service client de l'opérateur afin que la situation soit vérifiée et que la procédure appropriée soit engagée », a recommandé Brice Koué.

Il a expliqué qu'un remboursement effectué dans la précipitation peut exposer le client à une seconde perte, notamment si le transfert initial est ensuite annulé par son expéditeur lorsque cette fonctionnalité est disponible.

Dix réflexes pour protéger son argent

Pour permettre aux participants de retenir les principales mesures de prévention, le spécialiste a résumé les bonnes pratiques à adopter au quotidien. Il a notamment insisté sur la confidentialité des codes, la vérification des destinataires et la prudence face aux sollicitations inhabituelles.

Au cours de la masterclass, dix réflexes essentiels ont été présentés pour renforcer la sécurité des transactions financières sur téléphone. Il s'agit notamment de garder son code secret confidentiel et de ne jamais communiquer un code de validation reçu par SMS, quel que soit le prétexte avancé par l'interlocuteur. Le conférencier a également invité les participants à télécharger uniquement des applications officielles, à vérifier systématiquement le numéro du destinataire avant chaque transfert et à contrôler régulièrement leur solde ainsi que l'historique de leurs opérations.

Il a d'ailleurs insisté sur la nécessité de se méfier des demandes urgentes, des menaces et des promesses de gains inattendus, souvent utilisées par les fraudeurs pour piéger leurs victimes. Il a recommandé de contacter le service client uniquement par les canaux officiels, de verrouiller son téléphone et de maintenir son système à jour. La consultation des notifications et des reçus de transaction permet également de vérifier les opérations effectuées et de conserver des preuves en cas de problème. Enfin, en cas de doute, il est conseillé d'interrompre immédiatement l'échange suspect et de vérifier les informations auprès de l'opérateur avant toute action.

Le spécialiste a également recommandé d'éviter les réseaux Wi-Fi publics lorsqu'ils ne sont pas indispensables, de protéger sa carte SIM et de ne pas choisir un code secret facile à deviner, comme une suite de chiffres, une date de naissance ou les derniers chiffres d'un numéro de téléphone.

« Un code secret doit rester secret et être difficile à deviner. Il ne faut pas choisir une combinaison simplement parce qu'elle est facile à mémoriser, notamment lorsqu'elle correspond à votre année de naissance ou à une date qui peut être connue de votre entourage. Je demande à tous ceux qui utilisent des codes faciles de les modifier dès maintenant. La protection de votre argent commence par ces gestes simples, que vous pouvez effectuer directement depuis votre application », a-t-il souligné.

Que faire en cas de fraude ou de vol du téléphone ?

Les échanges avec les participants ont également permis d'aborder la conduite à tenir lorsqu'un utilisateur soupçonne une fraude, communique accidentellement un code confidentiel ou perd son téléphone.

Brice Koué a recommandé de modifier immédiatement le code secret lorsque cela est possible et de contacter sans délai le service client. En cas de vol de l'appareil, il a précisé que, pour Wave, le client peut exceptionnellement appeler depuis le téléphone d'un proche afin de demander le blocage de son compte, après les vérifications de sécurité nécessaires.

« Si vous pensez avoir été victime d'une arnaque, le premier réflexe n'est pas de publier une vidéo sur les réseaux sociaux pour raconter ce qui s'est passé. Il faut immédiatement contacter le service client. Selon les circonstances, une réaction rapide peut permettre de prendre des mesures de protection avant que les fonds ne soient retirés. Il faut également conserver les preuves, notamment les numéros utilisés, les messages reçus et les références des transactions, puis signaler les faits aux autorités compétentes afin qu'une enquête puisse être menée », a-t-il développé.

Répondant à une question sur les transferts effectués par erreur, il a précisé que certaines fonctionnalités d'annulation peuvent être accessibles directement dans l'application Wave, selon les conditions applicables et le déploiement de la fonctionnalité. Il a toutefois distingué le transfert d'argent entre particuliers du paiement marchand, dont les règles peuvent être différentes.

Au cours des échanges, il a aussi indiqué que les clients se trouvant à l'étranger pouvaient, selon les options disponibles dans l'application, contacter Wave par WhatsApp. Il a invité les utilisateurs à vérifier les coordonnées du service client directement auprès des canaux officiels de l'entreprise.

Une responsabilité partagée pour renforcer la confiance numérique

En conclusion, Brice Koué a rappelé que la sécurité des services financiers numériques ne dépend pas uniquement des dispositifs techniques mis en place par les opérateurs. Elle exige également des comportements responsables de la part des utilisateurs, appelés à faire preuve de prudence dans chacune de leurs opérations.

« Il faut retenir que la sécurité est une responsabilité partagée. L'opérateur doit assurer la protection technique de son infrastructure et de son application, mais le client doit également protéger ses accès, ne jamais communiquer ses codes et éviter de prendre des décisions sous la pression. Quand une personne vous appelle pour vous demander de l'argent, vous annoncer un gain ou vous réclamer un code, prenez le temps de vérifier. Si vous avez un doute, raccrochez et contactez directement le service client. En matière de sécurité numérique, quelques secondes de prudence peuvent vous éviter de perdre votre argent », a-t-il conclu.

Hanifa Koussoubé
Lefaso.net

Categories: Afrique

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