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Togo- Voici ce que proposent DMK, DMP, LDP et “Touche Pas A Ma Constitution” aux Togolais dans un manifeste

Thu, 11/06/2026 - 09:52

la situation sociopolitique s’enlise. La solution pour mettre fin au système dictatorial de soixante ans qui continue d’entrainer le Togo dans l’abîme, tarde à pointer son nez. Le Togolais a des rêves. Mais la gouvernance monarchique le lasse. Le pays est devenu l’ombre de lui-même, tant ceux qui le dirigent n’ont que faire de son développement et du bien-être des dirigés. Que faire alors ? Abandonner la lutte et laisser l’héritage commun dans les mains des “brigands en costumes” à la tête du pays ?

Quatre (04) organisations de l’opposition disent “non”. La Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK), la Dynamique de la majorité du peuple (DMP), Lumière pour un développement dans la paix (LDP) et Touche Pas A Ma Constitution se sont réunis pour prduire un “Manifeste” dans lequel ils présentent la vision du futur du Togo et appellent les Togolais à l’action.

“Le présent manifeste n’est pas un programme d’un parti. Il n’est pas destiné à solliciter ton vote. C’est notre vision, élaborée avec conviction et pragmatisme, projetée sur le Togo que nous pourrions construire librement ensemble. Le Togo dans lequel nous voulons vivre. Nous te présentons ce manifeste parce que tu as le droit de savoir exactement où nous voulons aller, et comment nous comptons y arriver. Et parce que nous croyons sincèrement que sans toi, sans la jeunesse togolaise, de l’intérieur comme de la diaspora, sans les femmes de nos villes et de nos campagnes, rien de tout ça ne sera possible”, peut-on lire dans le document.

Après avoir reconnu que l’opposition togolaise aussi “a déçu par moment”, ces organisations ont égrené vision dans laquelle elles entendent conduire les Togolais pour sortir de ce statu quo.

Voici le “Manifeste Génération Togo” :

MANIFESTE-GENERATION-TOGO-1Télécharger

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Éperviers : un festival offensif pour conclure un stage riche en promesses

Thu, 11/06/2026 - 09:29

Les Éperviers du Togo ont terminé leur stage de préparation du mois de juin sur une note particulièrement encourageante. Après un match nul mitigé face à la République centrafricaine (1-1), les hommes de Patrice Neveu ont affiché un tout autre visage en infligeant une lourde défaite au Bénin (5-1), mardi 9 juin, au stade El Bachir de Mohammédia, au Maroc.

Au-delà du score, c’est surtout la réaction collective et l’efficacité offensive de la sélection togolaise qui retiennent l’attention. Menés dès la 7e minute après l’ouverture du score de Felipe Silva Dos Santos pour les Guépards, les Éperviers n’ont pas paniqué. Progressivement, ils ont pris le contrôle de la rencontre en multipliant les initiatives offensives.

Leur domination a été récompensée juste avant la pause grâce à un but contre son camp du défenseur béninois Mohamed Tijani à la 38e minute. Une égalisation méritée qui a permis aux Togolais de revenir dans le match avec davantage de confiance.

La seconde période a confirmé la montée en puissance des hommes de Patrice Neveu. Profitant de l’expulsion du Béninois Samadou Attidjikou à la 51e minute, les Éperviers ont accéléré le rythme. Komlavi Arnaud a donné l’avantage au Togo à la 58e minute avant que le capitaine Djene Dakonam ne corse l’addition dix minutes plus tard.

Portés par une animation offensive plus fluide et une meilleure maîtrise collective, les Togolais ont poursuivi leur démonstration avec une réalisation de Kevin Denkey à la 74e minute. Fodoh Laba a finalement parachevé le succès togolais à deux minutes de la fin du temps réglementaire.

Avec cinq buts inscrits et une prestation globalement aboutie, cette victoire constitue un signal positif pour le staff technique à quelques mois des éliminatoires de la CAN 2027 prévues en septembre. Ce deuxième regroupement sous la direction de Patrice Neveu aura notamment permis de constater une amélioration dans l’efficacité offensive, secteur qui faisait défaut lors des précédentes sorties.

Si des ajustements restent nécessaires, notamment sur les entames de match, les Éperviers repartent de Mohammédia avec des certitudes nouvelles et l’ambition de confirmer ces progrès lors des prochaines échéances officielles.

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Tribune libre- La Révision de la Constitution est imminente : l’opposition togolaise face à un dilemme politique majeur

Wed, 10/06/2026 - 14:06

Depuis plusieurs jours, des informations persistantes font état d’une probable révision de la Constitution togolaise. Si aucune annonce officielle n’a encore été faite, plusieurs signaux convergents laissent penser qu’une telle hypothèse est sérieusement envisagée au sommet de l’État. Nos sources, réputées fiables, ne l’excluent d’ailleurs nullement.

À l’origine de cette réflexion se trouverait notamment le malaise suscité par la nouvelle architecture institutionnelle issue de la Constitution de 2024. Dans certains cercles du pouvoir, nombreux sont ceux qui n’ont jamais véritablement accepté que le titre de Président de la République soit exercé par une personnalité autre que Faure Gnassingbé. Cette situation aurait progressivement révélé les limites politiques d’une réforme conçue dans l’urgence et sous la contrainte de considérations essentiellement stratégiques.

En effet, la création de la fonction de Président du Conseil avait pour principal objectif de préserver le contrôle du pouvoir exécutif tout en évitant l’incertitude d’une nouvelle compétition électorale présidentielle après les inquiétudes suscitées par la présidentielle de 2020. Toutefois, cette innovation institutionnelle semble aujourd’hui produire des effets inattendus.

La question de la légitimité du Président du Conseil devient de plus en plus difficile à éluder. Dans la théorie politique classique, trois formes de légitimité sont généralement reconnues : la légitimité traditionnelle, la légitimité charismatique et la légitimité légale-rationnelle. Or, le Président du Conseil ne bénéficie ni d’une élection populaire directe lui conférant une légitimité légale-rationnelle incontestable, ni d’un charisme politique unanimement reconnu. Dès lors, sur quel fondement symbolique et politique repose l’exercice du pouvoir ? Cette interrogation, autrefois marginale, s’installe désormais au cœur du débat politique et commence à produire des répercussions jusque dans les relations extérieures du pays.

Face à cette réalité, un rétropédalage semble progressivement se dessiner. Comme souvent en politique, celui-ci est précédé d’une phase de préparation de l’opinion. Les acteurs qui défendaient hier avec vigueur le nouveau régime parlementaire sont aujourd’hui les premiers à en souligner les limites. Plusieurs voix, autrefois mobilisées pour justifier la réforme constitutionnelle, dénoncent désormais les pouvoirs excessifs conférés au Président du Conseil. Cette évolution n’est certainement pas fortuite ; elle ressemble davantage à une opération de repositionnement destinée à préparer le terrain à une nouvelle révision constitutionnelle.

Dès lors, une question centrale se pose : dans quel objectif la Constitution serait-elle à nouveau modifiée ?

Il serait difficile de soutenir qu’une telle révision répondrait à une exigence démocratique ou à une nécessité juridique majeure. Tout porte plutôt à croire qu’elle viserait à résoudre un problème de confort politique et de légitimité institutionnelle.

Deux scénarios apparaissent alors possibles.

Premier scénario : le retour au régime présidentiel

Faure Gnassingbé pourrait-il revenir à un système présidentiel classique afin de retrouver le titre de Président de la République ? Cette hypothèse présenterait néanmoins une difficulté majeure : elle impliquerait vraisemblablement une élection présidentielle. Or, de nombreux observateurs estiment que le système demeure particulièrement prudent face à toute consultation électorale dont l’issue pourrait être moins maîtrisable qu’auparavant.

Deuxième scénario : le maintien du régime parlementaire avec une recherche de légitimité élective

Dans ce cas, Faure Gnassingbé pourrait choisir de se faire élire député afin de renforcer sa légitimité légale-rationnelle avant de conserver la fonction de Président du Conseil. Cette option paraît moins risquée sur le plan politique, mais elle ne fait pas l’unanimité au sein des différents courants du pouvoir.

Pendant que ces interrogations agitent le camp présidentiel, l’opposition se retrouve confrontée à un véritable casse-tête stratégique.

Comment s’opposer à une révision d’une Constitution qu’elle a elle-même combattue depuis son adoption ? Refuser la réforme  reviendrait-il implicitement à accepter le statu quo institutionnel actuel ? À l’inverse, participer au processus ne risquerait-il pas de contribuer à la normalisation politique d’un système qu’elle dénonce depuis des années ?

Le dilemme est profond. Une participation active même si le pouvoir fait profil bas pourrait être interprétée comme une caution apportée au repositionnement politique de Faure Gnassingbé. Un rejet systématique pourrait, quant à lui, isoler davantage l’opposition du processus décisionnel. Entre ces deux écueils, aucune solution évidente ne s’impose.

L’enjeu devient encore plus complexe si cette révision devait conduire à une dissolution de l’Assemblée nationale et à l’organisation d’élections législatives anticipées.

L’opposition y participerait-elle ? Ou choisirait-elle le boycott ?

L’histoire politique togolaise montre que chaque scrutin important ravive la même fracture stratégique : celle qui oppose les participationnistes aux boycottistes. Mais jamais cette question ne s’était posée avec une telle acuité. Le contexte actuel place l’opposition devant l’une des décisions les plus déterminantes de son histoire récente.

Plus que jamais, une concertation approfondie entre les différentes forces de l’opposition apparaît indispensable. États généraux de l’opposition, assises nationales ou cadre de concertation de l’opposition : l’appellation importe peu. Ce qui compte, c’est l’émergence d’une réflexion collective, lucide et responsable sur les enjeux du moment.

L’heure n’est ni aux réactions émotionnelles ni aux postures populistes. Elle exige une analyse rigoureuse du rapport de forces, une évaluation objective des capacités de mobilisation et une réflexion stratégique inscrite dans le temps long.

Car l’enjeu dépasse largement une simple révision constitutionnelle. Il concerne l’architecture du pouvoir au Togo pour les décennies à venir. Si l’opposition commet une erreur de diagnostic ou de stratégie, le repositionnement institutionnel actuellement en préparation pourrait ouvrir la voie à une consolidation durable du pouvoir de Faure Gnassingbé, avec des conséquences politiques qui pourraient se faire sentir bien au-delà de 2050.

L’histoire offre parfois aux acteurs politiques des rendez-vous qu’ils ne peuvent se permettre de manquer. Celui-ci pourrait être l’un d’eux.

Ricardo Agouzou

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Togo/Insécurité alimentaire : l’ANC tire la sonnette d’alarme et interpelle le gouvernement sur la situation dans les Savanes

Wed, 10/06/2026 - 12:22

Face aux alertes du Programme alimentaire mondial (PAM) annonçant un risque accru d’insécurité alimentaire pour plus de 330 000 Togolais, particulièrement dans la région des Savanes, l’Alliance nationale pour le changement (ANC) exprime sa vive inquiétude. Le parti de Jean-Pierre Fabre dénonce ce qu’il qualifie de défaillances dans la gouvernance publique, appelle à un plan d’urgence alimentaire et invite les populations à se mobiliser pour un changement politique au Togo.

Communiqué : L’ANC gravement préoccupée par la vulnérabilité croissante des populations togolaises, particulièrement dans la région des Savanes

L’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) a appris avec une profonde consternation les informations faisant état d’une situation alimentaire particulièrement préoccupante à laquelle sont exposées de nombreuses populations togolaises, notamment dans la région des Savanes.

Selon une alerte du Programme Alimentaire Mondial (PAM), relayée à la fin du mois de mai 2026 par Radio France Internationale (RFI), plus de 330.000 Togolais pourraient être confrontés, dans les prochains mois, à une situation d’insécurité alimentaire aiguë si des mesures d’assistance humanitaire urgentes ne sont pas prises. Toujours selon ces informations, la région des Savanes, située à l’extrême nord de notre pays, demeure la zone la plus exposée à cette menace.

L’ANC est gravement préoccupée par cette situation. Elle déplore qu’au lieu d’anticiper les risques et de mettre en œuvre des politiques efficaces de prévention et de protection des populations, le gouvernement RPT/UNIR continue de consacrer des ressources considérables à l’organisation de sommets et d’événements de prestige dont les retombées sur l’amélioration du vécu quotidien des Togolais demeurent inexistantes ou marginales.

Cette situation soulève plusieurs interrogations légitimes.

D’abord, qu’en est-il des centaines de milliards de francs CFA que le gouvernement affirme avoir investis dans la région des Savanes depuis 2019 au titre de la lutte contre les conséquences de l’extrémisme violent et du soutien aux populations affectées?

Ensuite, qu’est devenue la politique de constitution de réserves alimentaires stratégiques, alimentées notamment par les achats réguliers de produits vivriers auprès des producteurs agricoles, censée garantir la sécurité alimentaire du pays en période de crise?

Enfin, comment ne pas dénoncer, une fois encore, la récente hausse des prix des produits pétroliers, qui aggrave davantage les difficultés quotidiennes des populations et frappe plus durement encore les ménages les plus vulnérables?

Face à l’ampleur du risque humanitaire annoncé par le PAM, I’ANC appelle le gouvernement à agir avec célérité et responsabilité:

en publiant sans délai une cartographie exhaustive des zones à risque de pénurie alimentaire et de famine, accompagnée de données statistiques fiables et vérifiables;

en élaborant et mettant en œuvre un plan national d’urgence alimentaire destiné à venir en aide aux populations menacées;

en réorientant les ressources publiques vers les priorités nationales que sont la lutte contre la pauvreté, le développement durable, la sécurité alimentaire et l’amélioration des conditions de vie des populations, plutôt que vers les dépenses de prestige et les voyages dispendieux.

L’ANC constate avec regret que non seulement le gouvernement demeure silencieux face à l’alerte lancée par le PAM, mais qu’il continue également d’entretenir l’opacité sur les contre-performances enregistrées par le Togo dans la mise en œuvre des réformes communautaires de l’UEMOA, telles que révélées par la 11ª revue annuelle des réformes de cette organisation en 2025.

L’ANC relève que ces insuffisances de la gouvernance contribuent à l’aggravation de la pauvreté dans notre pays, comme l’illustrent notamment :

le taux alarmant de pauvreté multidimensionnelle dans la région des Savanes, estimé à 92,3 % selon les données des Nations Unies en 2025;

un taux de pauvreté monétaire évalué à 47% en 2024, tandis que l’indice de pauvreté multidimensionnelle du Togo figure parmi les plus élevés de l’espace UEMOA, avec des disparités particulièrement marquées dans les zones rurales;

le classement du Togo au 127e rang mondial dans l’édition 2025 du World Happiness Report.

L’ANC demeure profondément inquiète face à une gouvernance caractérisée par l’inefficacité, la prévarication, la corruption et la confiscation des richesses nationales au profit d’une minorité privilégiée, pendant que la grande majorité des Togolais continue de vivre dans la précarité et le dénuement.

Dans ce contexte, l’ANC joint sa voix à celles de toutes les forces démocratiques et sociopolitiques engagées pour le changement afin d’appeler les populations togolaises à prendre pleinement conscience de la gravité de la situation nationale et à se mobiliser pacifiquement, résolument et massivement pour mettre fin au système RPT/UNIR qui dirige le Togo depuis plus de six décennies.

Fait à Lomé le 09 juin 2026

Pour le Bureau National

Le Président

Jean-Pierre Fabre

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Wadagni et Tiani s’engagent « à œuvrer à la levée de tous les obstacles » entre le Bénin et le Niger

Thu, 04/06/2026 - 09:47

Les sanctions de la CEDEAO contre le Niger après le putsch du 26 juillet 2023, avait conduit à la fermeture des frontières entre les deux pays voisins. Depuis la levée de ces sanctions par l’institution régionale, le Bénin a rouvert sa frontière avec le Niger qui a maintenu fermé son côté pour « des raisons de sécurité ». Et les relations entre les deux pays se sont dégradées sous l’ancien président Patrice Talon. Mais son successeur, Romuald Wadagni a promis renouer avec ses voisins avec qui il entend coopérer.

Le nouveau président du Bénin, dix (10) jours après sa prestation de serment, a entamé une tournée dans la région auprès de ses voisins. Au Niger où il s’est rendu ce mardi sur invitation de son homologue militaire Abdourahamane Tiani, le président béninois veut « consolider davantage les liens d’amitié, de fraternité et de coopération agissante qui unissent les deux pays ».

Après un tête-à-tête entre les deux personnalités, une séance de travail s’est déroulée entre les délégations des deux pays. « Les échanges se sont déroulés dans un climat de grande cordialité et, ont permis de faire un examen approfondi des défis auxquels les deux pays sont confrontés, ainsi que les sujets majeurs qui font l’actualité, aux plans sous-régional et international », indique le communiqué conjoint ayant sanctionné les travaux.

Après avoir exprimé leur volonté de redynamiser la coopération entre les deux pays, répondre aux attentes de leurs peuples respectifs, ils ont évoqué les questions sécuritaires dans la sous-région et se sont engagés à lever les obstacles entre le Bénin et le Niger.

« Les deux Présidents se sont déclarés convaincus de la nécessité de renforcer la coopération au plan politique, économique, scientifique et culturel entre les deux pays et sont convenus d’accroitre les échanges mutuels à tous les niveaux, notamment à travers la tenue régulière de la commission mixte de coopération nigéro- béninoise. Ils ont exprimé leur engagement à œuvrer à la levée de tous les obstacles au renforcement de la coopération entre les deux pays, notamment la réouverture de la frontière Bénin-Niger », souligne le communiqué.

Pour cela, un comité d’experts chargé de recenser et de lever lesdits obstacles a été mis en place. Cet organe dispose d’un délai de quinze jours pour rendre son rapport aux deux Chefs d’Etat.

Isidore kouwonou

source : lalternative.info

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Togo/Medias : Décès d’Eugène Attigan

Wed, 03/06/2026 - 14:09

Le paysage médiatique et culturel togolais est en deuil. Eugène Attigan, ancien présentateur vedette de la Télévision Togolaise (TVT) et directeur général de Pyramide TV, est décédé ce mercredi 3 juin 2026.

Selon des sources proches de sa famille, il aurait succombé dans la matinée à la suite d’un malaise. L’annonce de sa disparition a rapidement suscité une vive émotion au sein du monde des médias, de la culture et auprès de nombreux téléspectateurs qui ont grandi avec ses émissions.

Pendant plusieurs décennies, Eugène Attigan a marqué de son empreinte le paysage audiovisuel national. Figure emblématique du petit écran, il s’est imposé comme l’un des animateurs les plus populaires de la télévision publique togolaise grâce à son professionnalisme, son aisance à l’antenne et sa proximité avec le public.

Son nom reste particulièrement associé à plusieurs émissions phares de la TVT, notamment Télé Loisirs, Couleurs des vacances et Cabaret du Saint-Valentin, des rendez-vous télévisuels qui ont marqué différentes générations de téléspectateurs togolais.

Le parcours de l’homme de médias a toutefois connu une période difficile en 2009. En septembre de cette année-là, il avait été arrêté dans une affaire de drogue qui avait largement défrayé la chronique. Après plusieurs années de détention, il avait retrouvé la liberté en septembre 2017.

Malgré cette épreuve, Eugène Attigan avait poursuivi son engagement dans le secteur audiovisuel. Depuis juillet 2024, il dirigeait Pyramide TV, la chaîne de télévision du Groupe Média Pyramide, contribuant à son développement et à son rayonnement.

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Condamnations répétées devant la Cour de la CEDEAO : le Togo encore épinglé pour violations des droits fondamentaux

Wed, 03/06/2026 - 14:05

La Cour de justice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a une nouvelle fois condamné l’État togolais pour violations des droits humains. Les décisions ont été rendues à l’issue des audiences tenues à Conakry, en Guinée, du 15 au 18 mai 2026, et concernent deux affaires distinctes mettant en cause les autorités togolaises.

Dans la première affaire, la Cour a donné raison à l’opposant togolais Jean-Pierre Fabre. La juridiction communautaire a estimé que ses droits avaient été violés lors des manifestations politiques organisées à Lomé en 2017. En réparation du préjudice subi, l’État togolais a été condamné à lui verser une indemnité de 6,5 millions de francs CFA.

La seconde décision concerne un ancien militaire togolais qui avait été maintenu en détention durant seize mois sans jugement avant d’être radié des effectifs de l’armée. Considérant qu’il s’agissait d’une détention arbitraire et que ses droits fondamentaux avaient été bafoués, la Cour a ordonné à l’État togolais de lui verser 15 millions de francs CFA à titre de dommages et intérêts.

Au total, ces deux condamnations représentent une charge financière de 21,5 millions de francs CFA pour le Trésor public togolais.

Ces nouveaux arrêts viennent s’ajouter à une longue série de décisions défavorables au Togo devant la juridiction communautaire. Au fil des années, plusieurs affaires ont conduit à des condamnations de l’État, notamment celles relatives à la coupure d’Internet lors de la crise sociopolitique de 2017, aux recours introduits par Amnesty International Togo, ainsi qu’à des dossiers impliquant des enseignants regroupés au sein du Syndicat des enseignants du Togo.

Des personnalités telles que Kpatcha Gnassingbé ou encore Pascal Bodjona ont également porté leurs différends devant la Cour de la CEDEAO au cours des dernières années.

Ces nouvelles condamnations relancent le débat sur le respect des garanties judiciaires et des libertés fondamentales au Togo. Elles posent également la question de l’exécution effective des décisions rendues par la Cour de la CEDEAO, dont l’application dépend essentiellement de la volonté des États membres concernés.

Pour de nombreux observateurs, la répétition de telles condamnations traduit la persistance de dysfonctionnements dans la protection des droits fondamentaux et souligne la nécessité de réformes destinées à renforcer l’État de droit et les garanties judiciaires dans le pays.

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Le Togo a le carburant le moins cher de l’UEMOA : C’est vrai et c’est un piège

Wed, 03/06/2026 - 13:59

Le carburant est moins cher au Togo que chez ses voisins de l’UEMOA. Mais ce constat suffit-il à mesurer l’effort demandé aux ménages ? Gnimdéwa Atakpama remet en perspective les chiffres à l’aune du pouvoir d’achat.

« Le Togo a le carburant le moins cher de l’UEMOA. »

C’est vrai. Et c’est un piège.

Oui, à 725 FCFA le litre, on est sous le Sénégal (920), la Côte d’Ivoire (875), le Mali et le Burkina (850 à 875). Le chiffre est exact.

Mais comparer des prix sans comparer des revenus, c’est peser sans balance.

Le SMIG togolais : 52 500 FCFA. Le SMIG ivoirien : environ 75 000.

Pour s’offrir le même litre d’essence, le Togolais et l’Ivoirien travaillent à peu près autant d’heures.

Sauf que le Togolais part de plus bas. Et qu’il a moins de crédit, moins d’assurance, moins de filet pour amortir le choc.

Le prix le plus bas de la région peut rester le plus lourd à porter.

La prochaine fois qu’on te sort « on est les moins chers », tu sauras quoi répondre.

On te l’a déjà servi, cet argument ? 

Je suis Gnimdéwa Atakpama. Je raconte l’Afrique en griot, je l’analyse en stratège, je la défends en citoyen.

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Lomé : la Gendarmerie déjoue un projet de braquage, quatre suspects arrêtés avec des armes

Thu, 28/05/2026 - 06:49

La Gendarmerie nationale a annoncé avoir déjoué un projet de braquage dans la nuit du 25 mai 2026 dans le quartier Limousine à Lomé. L’opération a conduit à l’interpellation de quatre présumés malfaiteurs et à la saisie de plusieurs armes et objets suspects.

Selon les informations communiquées par les forces de sécurité, l’intervention s’inscrit dans le cadre de la lutte contre le grand banditisme et l’insécurité urbaine. Exploitant des renseignements faisant état de mouvements suspects d’individus armés en provenance de Kovié, dans la préfecture du Zio, la Brigade de Recherches et la Brigade Antigang de Lomé ont mis en place une opération de filature.

L’opération a abouti, aux environs de 23h45, à l’interpellation de quatre individus à la devanture et à l’intérieur d’une maison présentée comme leur point de regroupement.

Les suspects, tous de nationalité togolaise et âgés de 22 à 36 ans, résident respectivement à Accra, Kovié et Djidjolé. Il s’agit notamment d’un chauffeur, de deux conducteurs de taxi-moto et d’un réparateur d’appareils électroniques.

La perquisition effectuée sur les lieux a permis la saisie de deux armes à feu de fabrication artisanale, dont un pistolet dissimulé dans une sacoche et un fusil démonté. Les forces de sécurité ont également récupéré trois motos ainsi que quatre téléphones portables.

D’après les premières auditions, les mis en cause projetaient de braquer un particulier récemment revenu d’Europe. Le projet aurait été élaboré avec l’appui de complices basés au Togo et au Ghana.

Les enquêteurs indiquent par ailleurs que le groupe serait composé de huit individus répartis en binômes. Les suspects auraient procédé à des préparatifs mystiques avant de programmer leur passage à l’acte dans la nuit du 25 mai.

Placés en garde à vue, les quatre individus seront présentés au parquet. Les investigations se poursuivent afin d’identifier et d’interpeller les autres complices présumés.

La Gendarmerie nationale a salué la collaboration de la population et a invité les citoyens à signaler rapidement tout mouvement suspect ou toute activité pouvant menacer la sécurité publique.

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Togo : Les grandes décisions prises au Conseil des ministres du 26 Mai 2026

Wed, 27/05/2026 - 12:07

Le Conseil des ministres s’est réuni ce mardi 26 mai 2026, sous la présidence de Son Excellence, Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, Président du Conseil. Au cours des travaux, le Conseil des ministres a examiné quatre (4) décrets.

Le Conseil des ministres a adopté le décret portant création, attributions, organisation et fonctionnement de l’École polytechnique de Lomé.

Dans le cadre de sa politique de modernisation de l’enseignement supérieur, le gouvernement poursuit ses efforts en vue de renforcer la formation des compétences techniques et technologiques de haut niveau et de mieux adapter les offres de formation aux besoins du marché du travail et du tissu socioéconomique national.

C’est dans cette perspective que s’inscrit la création de l’Ecole polytechnique de Lomé (EPL), issue de la fusion de l’Ecole nationale supérieure d’ingénieurs (ENSI) et du Centre informatique et de calcul (CIC) de l’Université de Lomé.

Le texte vise à renforcer le cadre institutionnel de l’établissement afin d’en faire un véritable pôle d’excellence et de référence en matière de formation technique et technologique de haut niveau, aligné sur les standards des grandes écoles internationales.

L’Ecole a pour mission de former des ingénieurs et des techniciens supérieurs dans des domaines stratégiques tels que le génie civil, le génie électrique, le génie mécanique, l’informatique, les procédés industriels, ainsi que les mines et la géologie. Elle s’appuiera notamment sur des parcours de formation spécialisés, un enseignement fortement orienté vers la pratique en laboratoire ainsi que des immersions en milieu professionnel afin de répondre efficacement aux besoins croissants du pays en ingénieurs et techniciens supérieurs qualifiés.

Le gouvernement, à travers cette initiative, réaffirme son engagement en faveur du développement du capital humain, de l’innovation et de la transformation structurelle de l’économie nationale par la promotion d’un enseignement supérieur de qualité, tourné vers les besoins de l’industrialisation et du développement du pays.

• Le Conseil des ministres a ensuite adopté le décret portant exemption de visa d’entrée sur le territoire togolais au profit des ressortissants des Etats africains

Dans le cadre de sa politique d’ouverture et de promotion de l’intégration africaine, le gouvernement poursuit les réformes destinées à faciliter la libre circulation des personnes, à renforcer les échanges économiques, culturels et touristiques ainsi qu’à consolider la coopération entre les Etats africains.

Le texte adopté institue un régime d’exemption de visa d’entrée pour une durée de trente (30) jours au profit des ressortissants des Etats africains détenteurs d’un passeport ou d’un titre de voyage reconnu et en cours de validité.

Toutefois, les contrôles et formalités d’immigration demeurent maintenus, de même que le pouvoir des autorités compétentes de refuser l’entrée ou de limiter le séjour de toute personne susceptible de porter atteinte à l’ordre public, à la sécurité nationale ou à la santé publique. La possibilité de suspendre cette exemption à l’égard de tout Etat est également réservée en cas de menace pour les intérêts fondamentaux du Togo.

Cette mesure s’inscrit dans la vision du gouvernement de renforcer le positionnement du Togo comme hub régional d’affaires, de tourisme et de dialogue sur le continent. Elle traduit également l’engagement du gouvernement en faveur du panafricanisme et de l’intégration régionale, conformément aux objectifs poursuivis dans le cadre de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, du protocole de la CEDEAO sur la libre circulation des personnes et de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Le Conseil des ministres a également adopté quinze (15) décrets portant reconnaissance de la désignation des chefs de canton par voie coutumière et par voie de consultation populaire

Conformément aux dispositions de l’article 10 de la loi n° 2007-002 du 08 janvier 2007 relative à la chefferie traditionnelle et au statut des chefs traditionnels au Togo, la désignation des chefs de canton s’effectue soit par voie coutumière, soit par voie de consultation populaire. L’article 14 de la même loi dispose que le chef de canton est reconnu par décret en conseil des ministres, sur rapport du ministre chargé de l’administration territoriale.

En application de ces dispositions, et à l’issue des procédures légalement requises, quinze (15) chefs de canton ont été régulièrement désignés conformément aux pratiques et usages en vigueur dans leurs localités respectives.

L’adoption de ces décrets vise à consacrer leur reconnaissance officielle en qualité d’autorités traditionnelles dépositaires des us et coutumes, et à leur conférer la légalité nécessaire à l’exercice des prérogatives qui leur sont reconnues par les lois et règlements.

Le Conseil des ministres a enfin examiné en première lecture le projet de décret portant attributions, composition, organisation et fonctionnement du corps des agents des eaux et forêts.

Face aux défis croissants liés au changement climatique, à la dégradation des terres, à la déforestation, au braconnage et à l’exploitation abusive des ressources naturelles, le gouvernement poursuit le renforcement des mécanismes de protection et de gestion durable du patrimoine forestier, faunique et halieutique national.

Le texte examiné vise à moderniser et à restructurer le corps des agents des eaux et forêts afin d’améliorer son efficacité opérationnelle, son maillage territorial ainsi que ses capacités de surveillance et d’intervention dans la protection des ressources naturelles et la lutte contre les infractions environnementales. Il précise également les missions du corps, notamment en matière de gestion durable des ressources forestières, de protection des aires protégées, de reboisement, de contrôle et de sensibilisation des populations.

L’examen de ce projet de décret se poursuivra lors d’une prochaine séance du Conseil des ministres.

Fait à Lomé, le 26 mai 2026+

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Togo : nouvelle flambée des prix du carburant, l’essence grimpe à 725 FCFA le litre

Wed, 27/05/2026 - 10:57

Le gouvernement togolais a procédé à une nouvelle augmentation des prix des produits pétroliers sur l’ensemble du territoire national, dans un contexte déjà marqué par une forte pression sur le pouvoir d’achat des ménages.

La décision a été officialisée à travers un arrêté publié le 27 mai 2026. Désormais, le litre de super sans plomb passe de 680 FCFA à 725 FCFA, soit une hausse de 45 FCFA. Le gasoil est fixé à 750 FCFA le litre, tandis que le pétrole lampant atteint 1 040 FCFA. Le mélange deux temps est quant à lui vendu à 811 FCFA le litre.

Cette nouvelle grille tarifaire représente une augmentation notable pour les consommateurs, en particulier les conducteurs de motos et les automobilistes qui dépendent fortement de l’essence dans leurs activités quotidiennes.

Selon les autorités, une majoration maximale de 20 FCFA par litre pourra être appliquée dans certaines zones éloignées des stations-service afin de prendre en compte les coûts liés au transport et à la distribution des produits pétroliers.

L’arrêté précise également que la marge bénéficiaire des détaillants est fixée à 20 FCFA par litre pour certains produits. Le gouvernement met en garde contre toute violation des prix réglementaires, annonçant des sanctions à l’encontre des contrevenants.

Cette hausse des prix du carburant intervient alors que les populations font déjà face à une augmentation généralisée du coût de la vie. Elle risque d’avoir des répercussions sur plusieurs secteurs, notamment le transport, les produits de première nécessité et les activités économiques dépendantes des hydrocarbures.

Depuis plusieurs mois, les organisations de la société civile et certains acteurs sociopolitiques alertent sur les difficultés économiques croissantes des ménages togolais, confrontés à une inflation persistante et à la hausse continue des dépenses quotidiennes.

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Edito – Ce que beaucoup de Togolais reprochent à Faure Gnassingbé…

Tue, 26/05/2026 - 15:05

Au Togo le gouvernement s’en fout du peuple et le peuple s’en fout du gouvernement

Par N’djo

Ce que beaucoup de Togolais reprochent à Faure Gnassingbé, ce n’est pas seulement sa politique, c’est surtout le mépris qu’il semble nourrir à l’égard de ses propres concitoyens.

Le Président gouverne comme un administrateur lointain, rarement comme un dirigeant en dialogue avec son peuple. Il voyage sans expliquer ce qu’il va chercher à l’étranger ni ce qu’il rapporte au pays. Il modifie la Constitution sans débat national. Des arrestations surviennent sans explications convaincantes. La communication avec les citoyens est réduite au strict minimum, comme si le peuple n’avait ni droit aux explications ni droit au respect.

Cette distance se reflète aussi dans la composition de son appareil de gouvernance. Pour former ses gouvernements et structurer son pouvoir, Faure Gnassingbé semble accorder une confiance massive aux « venus de France », aux Togolais débouchés aux Nations unies, ou encore à certaines figures de la diaspora togolaise telles que Gilbert Bawara, Victoire Tomégah-Dogbé ou Pacôme Adjourouvi. Comme si les compétences vivant quotidiennement les réalités du pays étaient médiocres.

Le phénomène va encore plus loin quand le pouvoir affiche fièrement des conseillers européens, photographiés aux côtés du président comme des garanties de crédibilité. Des hiboux comme Dominique Strauss-Kahn ou Tony Blair ont ainsi été présentés comme proches du pouvoir, associés à ses réflexions stratégiques.

Mais malgré ces réseaux et experts qui se veulent prestigieux, malgré cette technocratie importée, le constat demeure sévère : le Togo ne va pas bien. Les difficultés sociales persistent, le malaise politique demeure profond, l’économie peine à transformer les conditions de vie des populations. Les divergences entre gouvernants et gouvernés continuent de se creuser.

Cet échec n’a rien de surprenant, puisqu’un pays ne se développe jamais durablement contre son peuple ou loin de lui. Aucun conseiller étranger, aussi brillant soit-il, ne peut remplacer l’écoute des réalités locales. Aucun modèle technocratique ne peut fonctionner lorsqu’un pouvoir gouverne sans confiance réciproque avec les citoyens.

Car lorsqu’un président semble mépriser son peuple, le peuple finit lui aussi par douter de son président. Il cesse de croire à sa vision, n’adhère plus à ses politiques et regarde l’action publique avec méfiance ou résignation. Or, sans adhésion populaire, il ne peut y avoir de dynamique nationale efficace.

Si Faure Gnassingbé parvenait malgré tout à sortir le Togo de la pauvreté, à réconcilier durablement le pays avec lui-même et à construire une stabilité politique solide tout en restant aussi distant de son peuple, ce serait une première dans l’histoire de l’humanité. Car partout ailleurs, les grandes avancées des nations ont toujours reposé sur un minimum de confiance entre le dirigeant et les dirigés.

Le développement n’est pas seulement une affaire d’experts, de diplomatie ou de communication internationale. Il commence d’abord par le respect du peuple.

Source : Sikaajournal

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NEISA 2026 : Faure Gnassingbé plaide à Kigali pour une souveraineté énergétique africaine

Wed, 20/05/2026 - 20:39

Le président du Conseil togolais, Faure Essozimna Gnassingbé, a pris part lundi 19 mai 2026 à Kigali, au Rwanda, à la deuxième édition du Sommet sur l’Innovation en matière d’énergie nucléaire en Afrique (NEISA 2026).

Cette rencontre de haut niveau a réuni plusieurs chefs d’État africains, des experts du secteur énergétique ainsi que des partenaires internationaux autour des enjeux liés au développement de l’énergie nucléaire sur le continent.

Dans un contexte marqué par les besoins croissants en énergie, l’industrialisation et la transformation numérique de l’Afrique, le dirigeant togolais a défendu une vision axée sur un accès durable, fiable et compétitif à l’énergie pour les populations africaines.

À la tribune du sommet, Faure Gnassingbé a insisté sur la nécessité pour les pays africains d’anticiper les solutions énergétiques de demain afin d’accompagner leur développement économique.

« Face aux défis énergétiques, industriels et numériques de notre continent, l’Afrique doit avoir le courage de préparer dès aujourd’hui les solutions de demain », a déclaré le président du Conseil.

Le chef de l’exécutif togolais a également appelé à un renforcement de la coopération entre les États africains afin de construire une véritable souveraineté énergétique au service de la transformation économique du continent.

Le sommet NEISA 2026 se veut une plateforme d’échanges sur les innovations énergétiques, notamment les opportunités offertes par le nucléaire civil pour répondre aux besoins croissants en électricité en Afrique.

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Togo/Djagblé : un présumé braqueur abattu après des échanges de tirs avec la police

Wed, 20/05/2026 - 17:32

La Police nationale togolaise a annoncé avoir neutralisé un présumé braqueur à Djagblé, dans la périphérie de Lomé, à la suite d’une opération menée après une attaque à main armée contre un commerçant togolais.

Selon un communiqué officiel, les faits se sont produits dans la nuit du 11 mai 2026, aux environs de 22 heures. Un commerçant, propriétaire d’une boutique de quincaillerie à Djagblé, venait de fermer son commerce et s’apprêtait à regagner son domicile lorsqu’il a été surpris par un individu armé d’un fusil d’assaut de type FAC et s’exprimant en anglais.

Le malfaiteur aurait exigé que la victime lui remette son sac contenant la recette de la journée. Face à l’hésitation du commerçant, l’assaillant aurait effectué un tir de sommation en l’air pour l’intimider.

La situation a rapidement dégénéré lorsqu’un ami du commerçant, présent non loin des lieux, a tenté d’intervenir en lançant un caillou en direction du braqueur. En réaction, ce dernier a ouvert le feu en rafale, blessant l’homme à la main et au bras avant de prendre la fuite avec un complice qui l’attendait à moto en direction d’Avéta.

Alertées par les détonations, les équipes de patrouille de la police déployées dans la zone se sont immédiatement lancées à la poursuite des suspects. Selon la police, les fugitifs, acculés, ont ouvert le feu sur les forces de l’ordre, provoquant des échanges de tirs.

Au cours de cette intervention, le conducteur de la moto a été touché par balle, entraînant la chute des deux hommes. Tandis que le tireur parvenait à s’enfuir à pied, son complice, grièvement blessé, a été évacué vers le centre médico-social de Djagblé où il a finalement succombé à ses blessures.

Le ratissage effectué sur les lieux a permis aux forces de sécurité de retrouver une arme de type AK-47 ainsi que deux chargeurs contenant quarante munitions de calibre 7,62 mm, dissimulés dans des herbes près d’une clôture.

Dans son communiqué, la Police nationale togolaise a salué la collaboration de la population et adressé ses vœux de prompt rétablissement à la personne blessée lors de l’attaque. Elle a également réaffirmé sa détermination à lutter contre toutes les formes de criminalité afin de garantir la sécurité des citoyens.

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Togo : le gouvernement dément la présence d’un lion à Klobatémé 

Tue, 19/05/2026 - 22:47

Le gouvernement togolais a réagi ce mardi 19 mai 2026 aux nombreuses informations circulant depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux au sujet de la supposée présence d’un lion blessé dans la localité de Klobatémé, dans la commune du Golfe 1 à Lomé.

Dans un communiqué conjoint signé par le ministre de la Sécurité, le colonel Calixte Batossie Madjoulba, et le ministre de l’Environnement, Prof. Komla Dodzi Kokoroko, les autorités assurent qu’aucun élément tangible ne permet, à ce stade, de confirmer l’existence d’un fauve dans la zone concernée.

Selon le document, dès la diffusion des premières alertes, des opérations conjointes de vérification, de ratissage et de sécurisation ont été lancées par les services compétents, notamment les agents des eaux et forêts. Ces interventions ont couvert l’ensemble du périmètre signalé afin de vérifier les informations relayées par les internautes.

« Aucun élément matériel ne permet de confirmer l’existence effective d’un lion dans la zone concernée », précise le communiqué gouvernemental. Les autorités indiquent également que les analyses effectuées à partir des prélèvements réalisés sur les lieux n’ont révélé « aucune matière organique d’origine animale » susceptible de corroborer les rumeurs propagées sur les réseaux sociaux.

Alors que la psychose s’était installée dans certains quartiers de Lomé, le gouvernement affirme poursuivre activement les investigations afin de déterminer l’origine exacte de ces informations. Plusieurs personnes soupçonnées d’être à l’origine de cette affaire feraient déjà l’objet d’auditions par les services compétents.

Dans leur communiqué, les autorités dénoncent des « procédés de désinformation et de manipulation » à travers plusieurs contenus diffusés en ligne. Elles mettent particulièrement en garde contre la propagation de fausses informations ou de contenus générés par intelligence artificielle susceptibles de troubler l’ordre public et de semer la panique au sein des populations.

Le gouvernement rappelle à cet effet que les auteurs et complices de telles publications s’exposent à des poursuites judiciaires ainsi qu’aux sanctions prévues par les textes en vigueur encadrant la communication numérique et les plateformes sociales.

Tout en appelant les populations au calme et à la vigilance, les autorités invitent les citoyens à coopérer avec les forces de sécurité ainsi qu’avec les agents des eaux et forêts dans le cadre de la poursuite des investigations.

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Togo – Christian Trimua dénonce la Ve république, mais reste fidèle au système de prédation auquel il doit tout

Tue, 19/05/2026 - 16:37

« Christian Trimua aurait dû s´abstenir de publier cette thèse farfelue de «césarisme dans le régime parlementaire togolais». Car le césarisme, forme de dictature absolue, est insoluble dans le parlementarisme démocratique. Le césarisme est au parlementarisme démocratique, ce que l´huile est à l´eau. Il ne se mélange pas… Lorsque Chritian Trimua, thuriféraire du régime RPT-UNIR, se voit contraint de reconnaître que la Ve république n´est qu´une dictature travestie en parlementarisme, l´imposture ne fait plus aucun doute. Dès lors, il ne nous reste plus qu´à nous mobiliser massivement pour la combattre… » Jean-Pierre Fabre, Président de l´ANC, le 12 mai 2026

Vraiment Monsieur Christian Trimua aurait dû faire preuve d´un peu de sagesse et d´un peu de respect à l´égard du peuple togolais, en la bouclant, comme le souligne à juste titre la déclaration de la formation politique de l´opposition togolaise, l´Alliance Nationale pour le Changement (ANC), signée par son président national, Monsieur Jean-Pierre Fabre. Des contorsions juridico-intellectuelles, faites d´un charabia dont personne n´a besoin, choisies par Christian Trimua pour justifier l´injustifiable; pour ajouter une humiliation de plus à l´humiliation que subissent déjà les Togolais depuis plus d´un demi-siècle, par le fait d´un régime Gnassingbé, de père en fils. À première vue, après avoir lu le titre: « le césarisme dans le régime parlementaire togolais », on penserait à une critique sincère et à une exigence de réforme du système politique togolais de la part de l´auteur, comme l´ont fait, en leur temps, Dahuku Péré, Agbéyomé Kodjo et tout dernièrement Marguérite Gnakadé. Mais apparemment notre Maître-Assistant à l´université de Lomé, Christian Trimua, n´a pas ce courage et n´est pas prêt à se séparer de ses avantages, pas forcément mérités, dus au fait de son appartenance au clan tribal qui malmène le Togo depuis des lustres.

La constitution du 6 mai 2024 qui est synonyme de Ve république est l´oeuvre de juristes togolais à la solde de Faure Gnassingbé qui n´a pas daigné demander l´avis de son peuple. Car, comptant sur la force militaire, aux allures tribalo-familiales, acquise à sa cause, le «prince-héritier» peut désormais faire, et fait justement désormais ce qu´il veut pour ne jamais quitter le pouvoir; la répression aveugle, faite d´arrestations, d´enlèvements, de détentions arbitraires et d´assassinats, est là pour contenir et dissuader les Togolais qui oseraient contester un tel pouvoir totalitaire. Et le rôle de l´opposition togolaise, aux côtés du peuple, est de se battre avec les petits moyens dont elle dispose, pour exprimer son rejet du système de dictature absolue, incarnée aujourd´hui par Faure Gnassingbé. Et d´après les diverses constatations faites par Monsieur Trimua dans son texte, quant à la concentration de tous les pouvoirs exécutifs entre les mains d´un seul homme qui se fait appeler «président du conseil (PC)», le vieil homme de 87 ans, Jean-Lucien Sanvi de Tové qui a accepté de jouer le rôle d´homme de paillle, apparaît comme une marionnette, placée sans vergogne là pour que Faure Gnassingbé puisse rester indéfiniment au pouvoir sans élections. «…Trois dimensions du pouvoir exécutif, ailleurs séparées, se trouvent ici réunies. La dimension politique – détermination et conduite de la politique de la nation – appartient au seul Président du Conseil, sans concertation avec un chef de l’État doté de prérogatives concurrentes. La dimension administrative – direction de l’appareil d’État – relève des mêmes mains, supprimant la dualité fonctionnelle de la IVe République togolaise. La dimension militaire – commandement suprême des forces armées et de sécurité – parachève cette unification. Cette triple concentration éloigne le modèle togolais des régimes parlementaires connus, africains comme européens…»

Ces lignes qui ne sont qu´un extrait du long texte de Christian Trimua décrivent à elles seules le caractère personnel, dictatorial et tyrannique du système politique togolais voulu par Faure Gnassingbé et son entourage pour continuer à maintenir le peuple togolais sous leur joug et l´humilier encore plus. Cet extrait met surtout l´accent sur le fait que notre pays soit le seul en Afrique, pour ne pas aller plus loin, à avoir adopté une telle anomalie politique, jamais osée nulle part, pour qu´un régime impopulaire, et à juste titre largement contesté par son peuple, soit toujours là, sans se démocratiser. Le Maître-Assistant à l´université de Lomé, Christian Eninam Trimua, au lieu donc de faire comme Péré, Agbéyomé ou encore Marguérite Gnakadé, en devenant enfin sage pour se mettre du côté du peuple, en se désolidarisant clairement de Faure Gnassingbé, trouve le malin plaisir de se démener pour justifier les incongruités politiques de la fameuse Ve république qu´il dénonce pourtant lui-même. Il est même sûr que ce qu´il désigne par le «cas togolais» pourrait servir de jurisprudence qui ouvrirait des perspectives doctrinales et inviterait à revisiter les typologies classiques du droit constitutionnel comparé: «Au-delà du cas togolais, l’archétype ouvre des perspectives doctrinales: il invite à revisiter les typologies classiques du droit constitutionnel comparé. Il alimente, sur le plan africain, le courant de l’ethno-constitutionnalisme — qui plaide pour un constitutionnalisme pluriel, à la fois politique, social et démotique, affranchi du mimétisme. Il propose, au-delà du modèle pluraliste promu par la conditionnalité démocratique des années 1990, une troisième voie: un cadre parlementaire formellement démocratique qui assume sa logique de direction.»

Nous trouvons un tel comportement de sa part très méchant vis-à-vis de ses compatriotes et surtout très malhonnête, intellectuellement parlant. De même, il est indécent et malhonnête de la part de Christian Trimua et de beaucoup d´autres supports du régime togolais, à vouloir toujours mettre côte à côte les noms Olympio et Gnassingbé pour essayer d´expliquer la dramatique situation politique qui est aujourd´hui celle de notre pays. Le caractère éphémère de l´ère de Sylvanius Olympio, assassiné le 13 janvier 1963 par Éyadéma Gnassingbé, ne le permet pas. Par ailleurs, la démocratie et l´alternance marchent dans certains pays africains. Et des régimes hostiles à l´alternance au sommet de l´état, comme celui des Gnassingbé au Togo, avancent cyniquement que la démocratie ne serait pas conforme aux réalités africaines. Une telle posture est non seulement fausse, mais dangereuse. Elle est encore plus dangereuse quand elle est adoptée par un intellectuel de la trempe de Christian Trimua qui, normalement, devrait savoir de quoi il parle. C´est pourquoi le mimétisme par rapport à la démocratie dont il parle dans son texte n´a aucun sens. Ou on est en démocratie, ou on y est pas. Il n´y a pas et il ne peut pas y avoir de troisième voie. Le régime togolais, représenté aujourd´hui par Faure Gnassingbé, est un régime de dictature héréditaire de père en fils, aux allures monarchistes. Alors, les Togolais au pays et dans la diaspora, aux côtés de l´opposition parlant d´une voix, se battent et demandent le départ pur et simple de Faure Gnassingbé pour un nouveau départ démocratique.

Samari Tchadjobo

Allemagne

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Inondations à Cotonou Souffre-douleur impertinent des laudateurs du régime togolais

Thu, 14/05/2026 - 10:18

Les pluies diluviennes du mercredi, 6 mai 2026 ont occasionné des inondations sans précédent dans la ville de Cotonou, capitale économique du Bénin. Aux premières heures de la matinée, les fortes précipitations ont entraîné une montée rapide des eaux dans plusieurs quartiers de la ville.

De nombreux axes routiers ont été envahis, compliquant considérablement les déplacements des usagers.

Une situation rare qui a crée des désagréments avec embouteillages, ralentissements et zones difficilement praticables. Certains ont dû abandonner leurs véhicules dans l’eau.

Comme du pain béni, les activistes à la solde du pouvoir de Lomé se sont employés pour relayer en boucle les images de la désolation des Béninois dans l’eau. Pour cause. Des Togolais soucieux de la léthargie de leur pays, ont salué le travail titanesque de modernisation du Bénin réalisé par le Président Patrice Talon en deux mandats. Pour les nervis du régime,  les réalisations tant vantées sont à l’eau, voilà un peu leur souffre-douleur.

Or, quelques heures après la pluie,   à Cotonou, les eaux se sont retirées. Même dans des quartiers comme Sainte-Rita, où certains véhicules se sont retrouvés momentanément en difficulté, la situation est rapidement revenue à la normale. Contrairement au Togo, la situation a été relayée par les médias officiels. La réaction même des autorités a été immédiate. Face à cette situation, la mairie de Cotonou a mobilisé  les équipes techniques  sur le terrain, notamment dans les zones les plus touchées pour  faciliter l’écoulement des eaux, désengorger les caniveaux et améliorer progressivement les conditions de circulation.

Ces interventions s’appuient sur un travail d’identification des points critiques déjà engagé dans les différents arrondissements de la ville. Au-delà de cette action immédiate, l’autorité communale a rappelé que ces épisodes mettent en lumière les fragilités structurelles de la ville et soulignent la nécessité de renforcer la résilience urbaine et l’adaptation aux défis climatiques. Il a également insisté sur l’importance de préserver et dégager les exutoires et couloirs naturels d’écoulement des eaux, afin d’éviter que de nouvelles inondations ne paralysent la capitale.

Ces pluies diluviennes rappellent, une fois de plus, l’urgence d’un urbanisme adapté à la croissance rapide de Cotonou et aux enjeux climatiques. Le maire invite les populations à limiter leurs déplacements pendant les épisodes de fortes pluies, à éviter les zones inondées et à faire preuve de prudence.

Comme dans les pays développés et qui respectent leurs populations, le Directeur Général de la Société des Infrastructures Routières et de l’Aménagement du Territoire (SIRAT) Ifesgegun Ranti Akindes, a même rencontré la presse jeudi 7 mai 2026 pour expliquer les causes de l’inondation du 6 mai 2026 à Cotonou.

«Nous avons enregistré dans la nuit du 5 au 6 mai, suivant les données de la météo, 17,3 cm d’eau sont tombés en l’espace de 3 heures. Sachez que la quantité d’eau que nous recevons dans un mois en saison pluvieuse, en moyenne, est d’environ 13 cm. Les données de 2023 que j’ai pu retrouver nous montrent une quantité d’eau de 10,5 cm sur mai-juin. Hier, c’était 17,3 cm, donc c’est beaucoup. C’est une situation assez préoccupante qui, du coup, a conduit à l’engorgement des routes par de l’eau sur une certaine durée et à des difficultés de circulation et de mobilité des populations, également à des inondations d’habitations.

Nous avons enregistré cette situation dans des quartiers tels que Sainte-Rita, Agontinkon, Yèdoko, Akogbato, Agla et d’autres secteurs d’Akpakpa. Mais c’est une situation qui, au bout de 2 heures, s’est rapidement résolue. La plupart des axes structurants étaient dégagés de toute eau en l’espace d’une heure et progressivement, l’eau s’est retirée dans la plupart des axes où des travaux ont été engagés, réalisés. Il y a des situations qui subsistent où les gens ont encore le pied dans l’eau, mais malheureusement, c’est lié soit à des travaux qui ne sont pas encore terminés, mais aussi au fait que les populations sont installées dans des zones qui sont en contrebas et dans des zones inondables de nature. Et ça, c’est des situations qu’il va falloir gérer au travers du temps où nous invitons les populations à éviter ce genre de situation et à essayer de trouver des solutions», a-t-il déclaré.

Une question se pose :Avec la quantité de pluies enregistrées à Cotonou, et si c’était à Lomé ? Les grands travaux réalisés au Bénin en l’occurrence Cotonou ne sont pas des inventions. Il s’agit d’une réalité que des Togolais dignes et aimant leur mère patrie louent avec fierté espérant un jour nouveau pour leur pays aussi. Mais lorsque face à la situation lamentable du Togo de père en fils depuis 59 ans, des gens cherchent des échappatoires pour se donner bonne conscience, c’est bien ridicule. L’évidence ne peut être niée, le Bénin avance, le Togo recule.

Kokou AGBEMEBIO

Source : Lecorrecteur.tg

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Togo : le gouvernement lance les consultations nationales pour bâtir la feuille de route 2026-2031

Wed, 13/05/2026 - 12:12

Le gouvernement togolais a officiellement donné, mardi à Lomé, le coup d’envoi des consultations nationales devant conduire à l’élaboration de la nouvelle feuille de route gouvernementale 2026-2031.

Cette nouvelle stratégie quinquennale, voulue par les autorités togolaises, devra définir les grandes priorités du pays autour de trois axes majeurs annoncés par le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé : « protéger, rassembler et transformer ».

La cérémonie de lancement a réuni plusieurs acteurs institutionnels, partenaires techniques et financiers, représentants du secteur privé, organisations de la société civile, ainsi que des jeunes et des femmes appelés à contribuer aux réflexions.

Prenant la parole à cette occasion, la ministre, secrétaire générale de la Présidence du Conseil, Sandra Ablamba Johnson, a dressé le bilan de la feuille de route 2020-2025. Elle a notamment mis en avant les performances enregistrées malgré un environnement international marqué par les crises sécuritaires, sanitaires et économiques.

Selon les autorités, le Togo a su maintenir une croissance économique relativement stable tout en enregistrant des avancées dans plusieurs domaines sociaux. Parmi les acquis évoqués figurent l’élargissement de la couverture de l’assurance maladie, l’amélioration de l’accès à l’électricité ainsi que le développement de la finance inclusive.

Le futur programme gouvernemental entend désormais mettre un accent particulier sur la sécurité, la cohésion sociale et la transformation structurelle de l’économie. Les autorités souhaitent également renforcer l’inclusion citoyenne et rapprocher davantage l’action publique des populations afin de soutenir une croissance jugée plus compétitive, résiliente et durable.

Ces consultations nationales, entamées à Lomé, seront progressivement déployées dans les différentes régions du pays afin de recueillir les contributions des diverses couches socioprofessionnelles.

Plusieurs participants ont salué l’approche participative adoptée par le gouvernement, estimant qu’elle pourrait permettre une meilleure appropriation des politiques publiques et accélérer les ambitions de transformation économique et sociale du Togo.

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Ouganda : Faure Gnassingbé échange avec Yoweri Museveni sur la sécurité régionale

Wed, 13/05/2026 - 11:37

Faure Essozimna Gnassingbé a poursuivi mardi son agenda diplomatique sur le continent africain à l’occasion d’une visite officielle à Kampala, capitale de l’Ouganda. Le Président du Conseil togolais y a pris part à la cérémonie d’investiture du président Yoweri Museveni, réélu à l’issue du scrutin général du 15 janvier 2026.

La cérémonie, marquée par la présence de plusieurs chefs d’État africains ainsi que de délégations internationales, s’est déroulée sous le signe de la consolidation des acquis économiques et politiques de l’Ouganda. Les autorités ougandaises ont également réaffirmé leur ambition de hisser le pays au rang des nations à revenu intermédiaire supérieur dans les prochaines années.

À cette occasion, Faure Gnassingbé a adressé ses félicitations à son homologue ougandais pour sa réélection et lui a souhaité plein succès dans l’exercice de ce nouveau mandat. En retour, Yoweri Museveni a salué la présence du dirigeant togolais, qu’il a présentée comme un témoignage des relations de coopération et d’amitié entre le Togo et l’Ouganda.

Mais au-delà du caractère protocolaire de cette visite, les discussions entre les deux dirigeants ont porté sur plusieurs dossiers liés à la paix et à la sécurité sur le continent, avec une attention particulière accordée à la situation dans la région des Grands Lacs.

Dans ce contexte, Faure Gnassingbé, désigné médiateur de l’Union africaine pour la crise dans l’est de la République démocratique du Congo, a réaffirmé sa volonté de poursuivre les consultations avec les différentes parties prenantes afin de favoriser une issue durable au conflit.

Cette nouvelle étape diplomatique à Kampala s’inscrit dans une dynamique plus large de consultations régionales menées par le dirigeant togolais autour des questions sécuritaires et de stabilité politique en Afrique. Elle traduit également la volonté affichée du Togo de renforcer la coopération interafricaine et de promouvoir le dialogue comme instrument privilégié de résolution des crises sur le continent.

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Au Togo, l’espoir d’une ouverture politique

Wed, 13/05/2026 - 11:19

Après plusieurs années de restriction et d’interdiction des manifestations publiques, l’opposition togolaise a réussi, ce week-end, à organiser un rassemblement à Lomé. Une rencontre autorisée par les autorités et qui relance une question : assiste-t-on à une ouverture du paysage politique togolais, ou à une simple accalmie passagère ?

Regroupement du CNCC

Plusieurs centaines de personnes ont participé, ce samedi, à cette première réunion publique du nouveau Cadre national de concertation pour le changement au Togo, le CNCC. Cette coalition regroupe quatre partis politiques d’opposition et des organisations de la société civile.

Davdi Dosseh, du Front citoyen Togo debout, l’un des organisateurs, explique: “Nous voulons un changement de gouvernance, parce que le Togo, c’est un système de corruption endémique, parce que le Togo, ce sont des services sociaux de base qui sont en déliquescence, parce que le Togo, c’est un pays qui ne va pas, c’est un pays qui n’avance pas.”

Il ajoute que “depuis pratiquement plusieurs années, à chaque fois, il y a des motifs fallacieux qui sont présentés et qui conduisent à une interdiction systématique des réunions publiques pacifiques. Mais nous n’allons jamais abdiquer”.

Un assouplissement ponctuel

Alors, faut-il voir dans cette autorisation un véritable changement politique ? Pour Paul Amégankpo, analyste politique et directeur de l’Institut togolais Tamberma pour la gouvernance, il est encore trop tôt pour parler d’ouverture définitive.

« L’autorisation par le gouvernement togolais de la marche pacifique de l’opposition, ce 9 mai 2026 à Lomé, est à saluer, estime le chercheur. Mais en considérant le contexte politique global, ce geste d’ouverture est à considérer avec prudence, comme une volonté du gouvernement togolais de lever les restrictions sur les libertés de manifestation pacifique, d’association et d’exercice des activités politiques dans le pays. »

Derrière ce meeting autorisé, Paul Amégankpo reste donc prudent : « Il va falloir observer d’autres signes de volonté politique d’ouverture pour confirmer une tendance certaine vers plus d’ouverture, plus de liberté politique et associative au niveau du pays. »

Toutes nos tentatives pour avoir une réaction officielle sont restées vaines.

Les prochaines semaines permettront peut-être de savoir si cette manifestation marque le début d’un nouvel espace démocratique, ou simplement une parenthèse dans un climat politique toujours tendu.

Source: DW/ Noël Tadégnon

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