L'Ouzbékistan a annoncé son projet de construction d'un pavillon national d'une superficie totale de 3 600 mètres carrés pour l'Exposition universelle EXPO 2030, qui se tiendra à Riyad, en Arabie saoudite.
Cette annonce a été faite par le président Shavkat Mirziyoyev lors d'une présentation faisant le bilan des événements culturels internationaux, présentant les priorités à venir pour le développement du secteur touristique et abordant la construction d'infrastructures culturelles et touristiques majeures. Au cours de cette présentation, il a été confirmé que les préparatifs de la participation de l'Ouzbékistan à l'EXPO 2030 ont officiellement débuté.
La réunion a également examiné les résultats de la participation de l'Ouzbékistan à l'Exposition universelle EXPO 2025 au Japon. Le pavillon ouzbek, intitulé « Parc du Savoir », couvrait une superficie de 1 200 mètres carrés et a attiré environ un million de visiteurs pendant toute la durée de l'exposition. Selon les autorités, les expositions du pavillon ont suscité un vif intérêt international et ont figuré parmi les plus visitées de l'événement. À l'Exposition universelle d'Osaka, le pavillon ouzbek a reçu la médaille d'or dans la catégorie « Meilleure présentation du thème », la plus haute distinction de sa catégorie.
En juin 2025, Elmurod Najimov, alors premier vice-président de la Fondation pour le développement de la culture et des arts et actuellement directeur adjoint du Département de l'économie créative et du tourisme au sein de l'administration présidentielle, a déclaré lors du podcast « Lolazor », enregistré au Japon, que tous les éléments du pavillon ouzbek seraient rapatriés en Ouzbékistan. En octobre 2025, la cheffe de l'administration présidentielle, Saida Mirziyoyeva, a annoncé le transfert du pavillon d'Osaka à Nukus, où il serait intégré à un futur parc créatif.
L'Arabie saoudite accueillera l'Exposition universelle de 2030 dans sa capitale, Riyad. L'événement se tiendra du 1er octobre 2030 au 31 mars 2031.
En août 2025, une délégation ouzbèke a visité le pavillon du Royaume d'Arabie saoudite, où le concept de l'Exposition universelle de Riyad 2030 a été présenté. Selon la Fondation pour le développement de la culture et des arts, cette visite a permis à la délégation ouzbèke de prendre connaissance des projets du pays hôte pour l'exposition et d'évoquer les possibilités de coopération en vue de l'Exposition universelle de 2030.
Kevin LOGNONÉ
Après quatre mois de formation, d'incubation et de structuration entrepreneuriale, le programme B-Creative a officiellement bouclé sa première cohorte, vendredi 23 janvier 2026, lors d'un Demoday organisé au Novotel Hôtel de Cotonou. La cérémonie a enregistré la présence du ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, Jean-Michel Abimbola, des partenaires techniques et financiers, et des acteurs culturels.
Initié dans le cadre du Programme intégré de renforcement de l'écosystème des Industries culturelles et créatives (PIICC), et piloté par l'Agence de Développement des Arts et de la Culture (ADAC), avec le soutien de Wallonie-Bruxelles International et du groupe Ovation, le programme B-Creative a bouclé ses premières sessions de formation, vendredi 23 janvier. « Cette journée marque un moment charnière : celui où le temps de la formation rencontre l'exigence de l'action », a indiqué le ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, Jean-Michel Abimbola, saluant un programme qui vise à faire émerger des entreprises culturelles solides et compétitives. La culture est à la fois un espace de création et de sens, un moteur économique, et un creuset d'innovation et d'emplois, selon le ministre.
Le directeur général de l'ADAC, William Codjo, a souligné la philosophie du projet.
« Le Bénin est riche en créativité, mais l'économie générée reste faible. Ce qui manque, ce sont des entreprises capables de transformer les œuvres en produits vendables », a-t-il expliqué.
Les chiffres traduisent l'ampleur du processus. 447 projets ont été reçus. 43 ont intégré la pré-incubation. 16 projets ont été retenus pour l'incubation complète. 16 business coachs ont été formés, dont 5 sélectionnés pour l'accompagnement direct. « Ce que vous voyez aujourd'hui représente une jeunesse volontaire, désireuse de contribuer au développement du pays à travers ses talents et son énergie », a insisté William Codjo.
Pour Laura O'Shea, project manager d'Ovation, le programme dépasse la simple formation. « Nous célébrons bien plus que des chiffres. Bi-Creative est une vision partagée qui s'inscrit dans la durée », a-t-elle déclaré. « Notre objectif est de professionnaliser les talents et de les connecter durablement aux opportunités économiques réelles ».
Le représentant de Wallonie-Bruxelles International, David Gaquère, a rappelé la solidité du partenariat belgo-béninois. « Ce projet s'inscrit dans le programme culturel 2024-2028 et traduit une volonté commune de structurer les industries culturelles et créatives », a-t-il indiqué.
Dans son allocution, le ministre Jean-Michel Abimbola a lancé un message aux investisseurs et partenaires. « Investir dans ces initiatives, c'est investir dans la créativité béninoise, dans des entreprises porteuses d'identité, d'innovation et d'impact social ». Avant d'ajouter : « Les projets quittent le champ de l'intention pour entrer dans celui de l'opportunité ».
Le Demoday marque ainsi la fin d'un cycle de formation, mais le début d'une phase décisive : celle de l'insertion économique, de la création d'emplois et de la structuration durable des Industries culturelles au Bénin.
M. M.
MTN Bénin a procédé, vendredi 23 janvier 2026 au lancement de la 4e édition de son programme Y'ello Graduate. Cette cérémonie a été marquée par la remise de certificats aux bénéficiaires de la 3e édition consacrant la fin d'un parcours de 18 mois d'immersion au sein du premier réseau de téléphonie mobile au Bénin.
10 jeunes diplômés entament leur aventure professionnelle chez MTN Bénin grâce au programme Y'ello Graduate. Il s'agit d'une immersion réelle et structurée au sein de l'entreprise de télécommunications pour une durée de 18 mois. « Ce programme est un moyen d'accompagner les jeunes diplômés dans leur transition entre le monde académique et les responsabilités professionnelles réelles », a déclaré la directrice générale de MTN Bénin. Lorsque nous avons lancé le programme Y'ello Graduate en 2022, informe Uche Ofodile, il reposait sur une conviction simple : « Si nous voulons bâtir une entreprise tournée vers l'avenir, et un pays prêt pour l'avenir, nous devons investir de manière délibérée dans la jeunesse, pas de façon symbolique, mais de manière concrète et sérieuse ».
Elle a exprimé son souhait de voir les bénéficiaires en ressortir enthousiastes et engagés. « Le Bénin traverse une période de profondes transformations. Il y a des opportunités à saisir, des projets à bâtir, des contributions à apporter et des empreintes à laisser. C'est un pays qui s'ouvre, et je veux qu'ils se sentent pleinement acteurs de cette dynamique », a ajouté Uche Ofodile.
Uche Ofodile, directrice générale de MTN BéninSelon la directrice des Ressources Humaines chez MTN Bénin, Viviane Sissuh, la 4e édition Y'ello Graduate Program est placée sous le signe de la créativité et de l'innovation. Elle s'inscrit pleinement dans la stratégie de MTN ainsi que dans les priorités du gouvernement béninois en matière de développement numérique et d'employabilité des jeunes. Depuis sa mise en œuvre, le programme a enregistré plus de 2 000 postulants pour une cinquantaine de bénéficiaires dont une vingtaine sont aujourd'hui employés chez MTN Bénin.
Une expérience professionnelle enrichissante
La présentation du programme Y'ello Graduate de MTN Bénin a mis en lumière une initiative ambitieuse visant à révéler et accélérer le talent des jeunes béninois. L'objectif est aussi de créer un vivier de leaders responsables et de contribuer à l'emploi des jeunes. Selon Sylvie Bouraima, Senior Manager Leadership, Talent and Culture, le programme offre un coaching personnalisé, assuré par les membres du comité de direction et une formation approfondie. Elle s'est réjouie de l'impact concret des solutions développées par les jeunes talents au sein de l'entreprise. Dans le département Mobile Money, par exemple, des graduates ont contribué à l'amélioration du parcours client. Ils ont également porté l'initiative MTN Hype et co-développé l'application YO.
La 3e cohorte honorée
14 diplômés de la 3e cohorte ont reçu leurs certificats lors de la cérémonie. Y'ello Graduate Program a été pour eux, une ‘'expérience transformatrice''. « On ne commence pas le Y'ello Graduate Program comme on le finit. Il y a toujours quelque chose qui change. Dans cette aventure, on gagne des amis, des collègues et une famille », a confié Stephie Lawale, graduate 3e cohorte. Elle a encouragé la nouvelle cohorte à profiter pleinement de cette opportunité et à s'ouvrir aux apprentissages et défis.
Parrain de la 4e cohorte, le ministre des Affaires Étrangères, Shegun Bakari a salué MTN Bénin pour son initiative. Selon lui, en offrant aux jeunes une immersion concrète dans le monde professionnel, l'entreprise contribue à bâtir l'avenir et à combler un déficit majeur : celui des ressources humaines qualifiées et engagées. Il a invité les jeunes à sortir de leur zone de confort et à se challenger.
Shegun Bakari, Parrain de la 4e cohorte Y'ello Graduate Program« Rien ne vaut une expérience pratique en entreprise. Cette expérience que vous offre MTN est essentielle pour votre parcours. Profitez-en et donnez le meilleur de vous-même à chaque instant », a exhorté Shegun Bakari.
Attentes de la 4e cohorte
Parmi les nouveaux stagiaires, Gougla Jean Florent a exprimé sa joie de rejoindre le programme. « Ce programme me permettra de challenger ma façon de travailler, de grandir en compétences et d'acquérir une expérience précieuse dans une grande entreprise », s'est-il réjoui.
Stella Azandossessi, quant à elle, a souligné l'opportunité unique que représente le programme : « Ce programme m'aidera à travailler auprès des experts, d'avoir des compétences notamment dans mon domaine. Elle me permettra aussi d'apporter mon sens de la curiosité, de rigueur et de transformer tout ce potentiel que j'ai, en impact réel ».
À ce jour, MTN demeure la seule entreprise au Bénin à avoir mis en place un programme structuré de développement des jeunes talents de cette envergure. Avec son second programme TITA Digital Skills, MTN outille la jeunesse Béninoise de compétences numériques qui répondent aux besoins du pays et contribue à son épanouissement.
Le lancement de la 4e cohorte Y'ello Graduate Program confirme l'engagement de MTN Bénin à bâtir une entreprise tournée vers l'avenir. Entre formation, mentorat et projets concrets, ce programme continue de révéler et d'accélérer les talents béninois, offrant un tremplin vers l'excellence professionnelle et la transformation durable du Bénin.
Akpédjé Ayosso
Quelques photos de la cérémonie
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Cotonou change de visage. La métropole se modernise grâce à de nouvelles infrastructures, mais le trafic, lui, semble figé. En ce début d'année 2026, la mobilité urbaine reste le défi majeur du Grand Nokoué. Entre modernité et archaïsme, la ville cherche son second souffle.
Le bouchon n'est plus un incident de parcours. Il est devenu structurel. Sur l'axe Cotonou–Abomey-Calavi ou au carrefour Vêdoko, la saturation est totale. Les chiffres sont alarmants : le trafic atteint parfois 200 % de la capacité des routes. Résultat ? Un trajet de 30 km peut désormais durer plus d'une heure. Cette perte de temps pèse lourdement sur l'économie nationale.
Un déséquilibre modal frappant
Le transport à Cotonou repose sur un géant aux pieds d'argile : le secteur informel. Les taxis-motos, ou Zémidjans, occupent jusqu'à 75 % du flux global. Certes, ils sont rapides, mais leur omniprésence crée une insécurité chronique. Ils sont impliqués dans plus de 30 % des urgences hospitalières. La cohabitation entre ces milliers de deux-roues et les poids lourds du port devient intenable.
L'absence de transport en commun
Le fond du problème est là : Cotonou manque d'une politique de transport en commun d'envergure. Sans bus à haute capacité ou réseau ferroviaire urbain, chaque citoyen se tourne vers son propre véhicule ou un Zémidjan. De plus, le trafic de transit vers les pays enclavés traverse encore le centre-ville, faute de voies de contournement achevées.
Le coût environnemental est élevé. La vétusté des moteurs et l'usage de l'essence de contrebande (Kpayo) empoisonnent l'air. Les émissions de gaz toxiques dépassent régulièrement les normes. Pourtant, l'espoir renaît avec les grands chantiers actuels : l'échangeur de Vêdoko et le contournement Nord de 37 km devraient bientôt soulager le cœur de la ville. Pour y parvenir , le recours aux taxi électrique s'impose.