Les élections législatives du 11 janvier 2026 ont livré leur verdict, et pour le parti Les Démocrates (LD), le constat est sans appel. Avec seulement 16,14 % des suffrages exprimés au plan national, LD échoue à s'imposer comme une force crédible et structurante de l'opposition. Le parti n'a pas atteint le seuil légal exigé, le disqualifiant d'office pour la répartition des sièges. Voici l'autopsie du naufrage politique.
Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Dans un contexte marqué par un faible taux de participation de 36,73 %, le parti Les Démocrates n'a recueilli que 16,14 % des suffrages exprimés sur l'ensemble du territoire national aux élections législatives du 11 janvier dernier. Pire, le parti a échoué à atteindre le seuil réglementaire de 20 % dans plus de la moitié des 24 circonscriptions électorales, se retrouvant ainsi exclu de la répartition des sièges à l'Assemblée nationale. Selon l'article 146 nouveau du Code électoral, seule une liste obtenant 20 % minimum dans chaque circonscription peut prétendre directement aux sièges, ou à défaut 10 % au plan national, sous réserve d'un accord de coalition parlementaire.
Contrairement à d'autres formations, LD a choisi de se présenter sans alliance, un pari risqué qui s'est révélé perdant.
L'illusion de la force…
L'un des enseignements majeurs de cette débâcle réside dans la confusion entre visibilité numérique et ancrage électoral réel. Très actif sur les réseaux sociaux, le parti LD a longtemps cru que cette présence virtuelle suffisait à garantir une victoire dans les urnes. Or, les réseaux sociaux ne votent pas. Ils ne remplacent ni l'implantation territoriale, ni le travail de terrain, ni la structuration militante. Cette illusion de popularité a conduit à une sous-estimation de la nécessité de mobiliser l'électorat réel, notamment dans les zones rurales et périurbaines, où la présence du parti est restée faible.
Une gouvernance interne source de frustrations
Au cœur de l'échec se trouve également la gestion interne du parti, largement critiquée par les militants. Le président du parti, Boni Yayi, est accusé d'avoir, à plusieurs reprises, imposé des choix de candidats contestés, souvent au détriment des figures les plus méritantes et les mieux implantées. Ce mode de fonctionnement n'est pas nouveau. Il avait déjà suscité de fortes tensions en 2016, alors que Boni Yayi était encore au pouvoir et disposait d'une large coalition. Le même schéma s'est répété en 2021 et 2025.
Face à ces pratiques, de nombreux militants ont progressivement pris leurs distances avec le parti. Certains ont choisi l'abstention, d'autres se sont retirés de toute activité politique, tandis que quelques-uns ont rejoint des formations concurrentes.
Cette démobilisation silencieuse explique en grande partie l'incapacité de LD à transformer son discours d'opposition en votes effectifs, malgré une visibilité médiatique certaine.
En définitive, la débâcle du parti Les Démocrates ne peut être imputée uniquement au cadre légal ou au contexte politique. Elle est avant tout le résultat de choix internes contestables, d'une surestimation des réseaux sociaux, et d'une rupture progressive entre la direction et la base militante.
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