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Afrique

« Cotton Queen » : au Soudan, le cri de résistance de deux générations de femmes

LeMonde / Afrique - Wed, 05/08/2026 - 10:00
Le film, qui mêle accents poétiques et réalités documentaires, voit la propriétaire d’un champ de coton et sa petite-fille confrontées à l’arrivée d’un homme d’affaires puissant.
Categories: Afrique, Defence`s Feeds

Ceuta: le Maroc assure avoir prévenu l'Espagne des risques avant la crise migratoire

RFI /Afrique - Wed, 05/08/2026 - 09:46
L’Espagne avait été alertée, dès le mois de juillet, du risque d’un accroissement de la pression migratoire sur Ceuta, a affirmé un haut responsable du royaume chérifien, rejetant toute défaillance du dispositif sécuritaire côté marocain. Il estime que la question migratoire ne relève pas exclusivement de la responsabilité de son pays. De son côté, Madrid nie avoir reçu tout avertissement.
Categories: Afrique

7sur7 : Changement de la Constitution : Grâce Kutino appelle les jeunes à une marche citoyenne le 12 août à Kinshasa

Radio Okapi / RD Congo - Wed, 05/08/2026 - 07:39


Les journaux et sites d'information parus à Kinshasa ce mercredi 5 août reviennent principalement sur les réactions suscitées par l'appel de la ministre de la Jeunesse, Grâce Kutino, à une marche citoyenne prévue le 12 août en faveur d'une révision de la Constitution. Présentée sous le slogan « Oui, je le veux », cette initiative est soutenue par le gouvernement. Elle est toutefois contestée par plusieurs organisations et mouvements de jeunesse, qui accusent la ministre de s'exprimer au nom d'une jeunesse qui n'aurait pas été consultée. 

Categories: Afrique

L’ONU alerte sur une épidémie d’Ebola d’une ampleur sans précédent dans l’Est de la RDC

Radio Okapi / RD Congo - Wed, 05/08/2026 - 06:16


Les Nations Unies tirent la sonnette d’alarme face à la progression rapide de l’épidémie d’Ebola dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Dans un article publié lundi 3 août sur son site ONU Info, l’organisation indique que cette flambée est devenue la plus importante jamais enregistrée dans le pays, malgré le renforcement des moyens de riposte déployés sur le terrain.

Categories: Afrique

La guerre en Somalie, l’autre impasse stratégique de l’administration Trump

LeMonde / Afrique - Wed, 05/08/2026 - 06:00
L’armée américaine intervient dans ce pays de la Corne de l’Afrique depuis plus de vingt ans. Avec le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, le nombre de frappes a quadruplé par rapport au bilan des quatre années de mandat de Joe Biden.
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Johnny Clegg: comment «Asimbonanga» est devenu l’hymne de la lutte contre l’apartheid

RFI /Afrique - Wed, 05/08/2026 - 06:00
Il y a 40 ans, Johnny Clegg et sa nouvelle formation Savuka marquaient l’histoire : sur leur premier album éponyme, la chanson « Asimbonanga » associée à Nelson Mandela est devenue le symbole musical de la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud. Son succès a servi de rampe de lancement international au chanteur (décédé en 2019) qui avait embrassé la culture zouloue.
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Crise de Ceuta : « Le Maroc n’a pas besoin d’un nouveau plan de développement, mais d’un nouveau contrat social »

LeMonde / Afrique - Wed, 05/08/2026 - 06:00
Fin juillet, près de 50 000 migrants venus du Maroc sont entrés dans l’enclave espagnole. Plutôt qu’une crise migratoire, il faut y voir l’échec du pacte de croissance mis en place par les élites marocaines, analyse l’économiste Jamal Bouoiyour dans une tribune au « Monde ».
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Pluies, orages, vents et fortes chaleurs : voici la météo prévue en Algérie ce mercredi 5 août

Algérie 360 - Wed, 05/08/2026 - 00:59

L’Office national de la météorologie (ONM) annonce une météo contrastée pour la journée du mercredi 5 août. Au programme : orages, pluies, vents forts, soulèvements […]

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Le cabinet XYLUS SARL exclu 3 ans, son gérant sanctionné pour 5 ans

24 Heures au Bénin - Wed, 05/08/2026 - 00:37

L'Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP), a sanctionné le 30 juillet 2026, le cabinet XYLUS SARL pour production d'attestations de bonne fin d'exécution non authentiques dans le cadre d'un appel à manifestation d'intérêt de la Caisse des Dépôts et Consignations du Bénin.

A l'issue d'une procédure disciplinaire, l'Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP) a rendu sa décision.

Le régulateur a été alerté, le 26 mai 2026, sur des soupçons de production de fausses pièces dans le cadre de l'avis à manifestation d'intérêt lancé le 15 avril 2026 pour le recrutement d'un cabinet chargé d'évaluer le plan stratégique 2021-2025 de la Caisse des Dépôts et Consignations du Bénin (CDC Bénin).

Le Comité d'ouverture et d'évaluation de la CDC Bénin a procédé à une vérification approfondie des références fournies par XYLUS SARL, notamment celles relatives à un consultant.

Les investigations ont révélé que les attestations de bonne fin d'exécution étaient datées d'août et de septembre 2019 alors que, selon les documents publics consultés, le marché auquel elles étaient censées se rattacher n'avait pas encore atteint ce stade.

XYLUS SARL s'explique…

Convoqué à une audition contradictoire le 10 juillet 2026, le gérant du cabinet XYLUS SARL ne s'est pas présenté. Il a invoqué une évacuation sanitaire. Le gérant a adressé un mémoire à l'ARMP dans lequel il explique : « Deux mil vingt-six étant notre première année d'exercice, (…) nous avons sollicité des tierces personnes pouvant nous trouver le profil adéquat des consultants pour répondre au mieux aux spécifications de l'AMI ».

« C'est dans ce cadre, qu'un contact nous a fourni les diplômes et les attestations de bonne fin d'exécution et autres documents des consultants proposés par le cabinet sur ledit avis manifestation d'intérêt. (…) Nous avons fourni dans notre offre les documents tels que reçus », a ajouté le gérant.

Pour l'ARMP, le gérant « n'a pas vérifié l'authenticité des attestations de bonne fin d'exécution produites dans sa manifestation d'intérêt », alors que cette obligation est expressément prévue par le Code des marchés publics.

L'ARMP a constaté, lors de l'instruction du dossier, que « les incohérences et les mentions inexactes contenues dans les attestations produites (...) sont avérées ». Elle a conclu que « le caractère non-authentique des attestations de bonne fin d'exécution (...) est établi ».

Dans sa décision rendue le 30 juillet 2026, le régulateur a ordonné le rejet de la manifestation d'intérêt du cabinet « XYLUS SARL ».

Le cabinet a été exclu de la commande publique en République du Bénin pour une durée de trois ans, du 3 août 2026 au 2 août 2029.

Son gérant, Aïssé Norbert, est quant à lui interdit de participation à la commande publique pendant cinq ans, soit du 3 août 2026 au 2 août 2031, selon la Décision N° 2026-077/ARMP/PR-CR/CD/SP/DRA-pi/SA.
M. M.

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La ministre canadienne des Affaires étrangères annoncée au Bénin

24 Heures au Bénin - Tue, 04/08/2026 - 22:36

La ministre des Affaires étrangères du Canada, Anita Anand est annoncée au Bénin pendant la période du 4 au 6 août 2026. Sa visite s'inscrit dans le cadre du renforcement de l'axe Cotonou-Ottawa.

La cheffe de la diplomatie canadienne, Anita Anand est attendue à Cotonou du 4 au 6 août 2026. L'annonce a été faite à travers un communiqué du ministère canadien des Affaires étrangères.

Durant son séjour, Anita Anand va rencontrer plusieurs membres du gouvernement. Il s'agit selon le communiqué, de son homologue Corinne Amori Brunet du Bénin, et ses collègues Olushegun Adjadi Bakari, ministre du tourisme et du commerce extérieur, chargé de l'industrie et de la promotion de l'investissement ; de Gildas Agonkan, ministre délégué auprès du président de la République chargé de la défense ; et Hugues Oscar Lokossou, ministre délégué auprès du ministre de l'économie et des finances, chargé de la mobilisation des ressources extérieures et de la gestion de la dette.

Les discussions avec les membres du gouvernement béninois porteront sur la promotion des priorités communes, notamment la diversification commerciale, la croissance économique, la sécurité régionale et l'égalité des genres tout en cernant les possibilités d'approfondir la coopération bilatérale et le dialogue grâce à un engagement commun au sein de la Francophonie.

Une rencontre avec le secteur privé béninois est également annoncée pour mettre en lumière les possibilités de renforcer les liens commerciaux, de promouvoir le commerce et l'investissement, et de favoriser une collaboration accrue.

Le Canada et le Bénin ont établi leurs relations diplomatiques en 1962. Les deux pays entretiennent un partenariat solide fondé sur la coopération en matière de développement, de commerce et d'engagement multilatéral, et sur leur appartenance commune à la Francophonie.

Dans le cadre de la Stratégie du Canada pour l'Afrique, le bureau à Cotonou sera élevé au rang d'ambassade, conformément à l'engagement du gouvernement canadien à renforcer sa présence sur le continent africain et ses relations avec le Bénin, précise le communiqué.

F. A. A.

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RD Congo : le plus grand centre de traitement contre Ebola du pays en construction à Bunia

France24 / Afrique - Tue, 04/08/2026 - 22:30
En République démocratique du Congo, un nouveau centre de traitement contre Ebola à Bunia, dans le nord-est du pays, ouvre ses portes cette semaine. Il deviendra la plus grande structure du pays dédiée à la lutte contre la maladie. Les autorités sanitaires s'efforcent de contenir une épidémie que l'Organisation mondiale de la Santé qualifie d'intensification à un rythme "exceptionnel".
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Matadi : le commerce de la ferraille, une bouée de sauvetage pour de nombreux jeunes

Radio Okapi / RD Congo - Tue, 04/08/2026 - 22:19

Dans les rues de Matadi, le commerce de la ferraille est devenu une activité génératrice de revenus pour de nombreux jeunes confrontés au chômage. Chaque jour, ils parcourent les quartiers de la ville à la recherche de métaux usagés qu'ils achètent ou ramassent puis revendent à des dépôts spécialisés. Une économie de débrouille qui permet à plusieurs familles de joindre les deux bouts.

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Arbitrage international : le nouvel atout juridique de l’Algérie face aux investisseurs étrangers

Algérie 360 - Tue, 04/08/2026 - 21:33

Un décret signé par le Premier ministre Sifi Ghrieb vient de transformer en profondeur l’architecture juridique de l’État algérien. Publié sous le numéro 26-270, ce […]

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Crise de Ceuta : le Maroc appelle l’Union européenne à ne pas « handicaper » son développement

LeMonde / Afrique - Tue, 04/08/2026 - 21:30
Le ministère de l’intérieur marocain et celui des affaires étrangères ont pris la parole, dimanche et lundi, rejetant la responsabilité de la crise migratoire sur le gouvernement de Pedro Sanchez.
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Plus de 800 kg de boissons contrefaits saisis à Ouédèmè

24 Heures au Bénin - Tue, 04/08/2026 - 20:54

Une opération conjointe menée par les Douanes béninoises et la Police républicaine a permis la saisie d'un important stock de boissons contrefaites dans l'arrondissement de Ouédèmè.

L'intervention a été conduite par la Brigade des Douanes d'Athiémé en collaboration avec le Commissariat de Ouédèmè. Les agents ont intercepté une cargaison de produits frauduleux destinés à la commercialisation.

Au total, 826 kg de boissons contrefaites ont été saisis, soit 59 cartons et 8 bouteilles. Cette opération s'inscrit dans le cadre de la lutte contre le trafic de produits illicites sur le territoire national. Une enquête a été ouverte afin d'identifier les personnes impliquées dans ce réseau de fraude.

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Amy-Mako annonce un clip de l'hymne national en Dendi

24 Heures au Bénin - Tue, 04/08/2026 - 20:52

Après avoir interprété l'hymne national du Bénin en langue Dendi lors de la célébration du 66ᵉ anniversaire de l'indépendance à Cotonou, Amy-Mako veut prolonger cette initiative. Dans une interview accordée au journal La Nation, l'artiste chanteuse, guitariste et griotte originaire de Parakou a annoncé la réalisation prochaine d'un clip de « L'Aube nouvelle » en Dendi.

Amy-Mako, de son vrai nom Amina Bouandoko Orou a marqué la célébration nationale du samedi 1er août 2026 avec une version de l'hymne national dans cette langue du Nord-Bénin. Elle a ensuite repris cette prestation le lundi 3 août lors de la cérémonie de montée des couleurs à la Cour suprême à Porto-Novo. Selon l'artiste, ce projet va se poursuivre au-delà des cérémonies officielles.« Dès que je rentre, je vais rapidement faire le clip de l'hymne national en Dendi. Le clip sera prêt d'ici deux à trois semaines pour diffusion pour le public », a-t-elle confié à La Nation.

Amy-Mako a été contactée par le ministère en charge de la Culture pour proposer une interprétation de l'hymne national en Dendi. « J'étais tranquillement chez moi à Parakou quand j'ai reçu un appel du ministère me demandant si je pouvais proposer une interprétation de l'hymne national en Dendi. J'ai dit oui », raconte-t-elle.

Elle précise avoir été retenue après une sélection impliquant plusieurs artistes. « Le ministère a écouté les audios de chacun de nous. Et par la grâce de Dieu, Amy-Mako a été choisie pour cette interprétation », souligne-t-elle.

Pour l'artiste, cette prestation constitue une étape importante dans la valorisation des langues nationales. « C'était la toute première fois que l'hymne national était chanté en Dendi lors de notre fête de l'indépendance », affirme-t-elle.

Avec ce futur clip, Amy-Mako entend rendre cette version accessible au public et notamment aux jeunes générations. « J'ai vu qu'il existe déjà le clip en Fon. Il faut maintenant celui en Dendi pour nos enfants », ajoute-t-elle.

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Résidences universitaires : ce qui bloque votre dossier sur la plateforme PROGRES

Algérie 360 - Tue, 04/08/2026 - 20:09

Chaque rentrée universitaire, des milliers d’étudiants voient leur demande de logement rejetée sur la plateforme PROGRES sans comprendre pourquoi. L’Office national des services universitaires (ONOU) vient de […]

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Mali : Human Rights Watch met en cause Africa Corps

France24 / Afrique - Tue, 04/08/2026 - 20:05
L'ONG Human Rights Watch a enquêté sur les frappes aériennes menées par Africa Corps à Kyrnia, dans la région de Mopti. Ces frappes, survenues le 15 juin dernier, ont tué huit civils. Selon l'organisation, aucun combattant du JNIM ne figure parmi les victimes, contrairement aux affirmations des partenaires russes de l’armée malienne. L’autrice de cette enquête, Ilaria Allegrozzi, chercheuse senior sur le Sahel chez Human Rights Watch, était l’invitée du Journal de l’Afrique.
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La machine à dette bien huilée de Pékin en Afrique

24 Heures au Bénin - Tue, 04/08/2026 - 19:27

En un quart de siècle, la Chine est devenue le premier créancier bilatéral de nombreux États africains. Son efficacité repose sur une mécanique bien rodée : une banque chinoise finance une infrastructure, une entreprise chinoise décroche le chantier et l'État africain conserve la dette, parfois garantie par ses recettes pétrolières, minières ou portuaires. Du Cameroun à l'Angola, du Kenya à la République démocratique du Congo, ces prêts ont permis de construire des ouvrages que les bailleurs traditionnels ne voulaient pas toujours financer. Toutefois, ils ont aussi créé des engagements durables, exposés aux variations du dollar et à la rentabilité incertaine des projets. Les données montrent cependant que Pékin n'est ni l'unique responsable du surendettement africain ni le propriétaire automatique des actifs financés. La « machine à dette » chinoise fonctionne surtout grâce à l'opacité des contrats, à l'intégration entre prêteurs et constructeurs et aux décisions des gouvernements africains eux-mêmes.

Prêter à l'État pour financer les entreprises chinoises

Comment la Chine endette-t-elle les États africains ? La réponse tient moins à une stratégie secrète qu'à l'organisation très intégrée de son appareil économique. Le processus commence par un besoin réel : construire une route, un barrage, une voie ferrée, un port ou un réseau de télécommunications. Faute de ressources suffisantes, l'État africain se tourne vers Pékin. China Exim Bank ou China Development Bank accorde le prêt ; une entreprise chinoise réalise les études, fournit les équipements et construit l'ouvrage ; le gouvernement africain contracte la dette ou apporte une garantie souveraine. Une grande partie de l'argent prêté sert ainsi directement à payer le constructeur et les fournisseurs chinois. L'entreprise encaisse le prix du chantier, tandis que la dette demeure pendant quinze, vingt ou trente ans dans les comptes de l'État emprunteur. Si l'infrastructure produit les recettes attendues, le montage peut être bénéfique. Mais lorsque la fréquentation est surestimée, que les tarifs ne couvrent pas les coûts ou que des équipements complémentaires manquent, le contribuable rembourse un ouvrage à la rentabilité incertaine.

Ce que mesure réellement la dette chinoise

Il faut distinguer engagements de prêts, encours de dette, investissements directs et contrats de construction. La Chinese Loans to Africa Database de Boston University recense 1 319 engagements de prêts signés entre 2000 et 2024, pour un montant cumulé de 180,87 milliards de dollars. Ce total ne correspond pas à ce que l'Afrique doit aujourd'hui à la Chine : il additionne vingt-cinq années d'accords sans retrancher systématiquement les sommes non décaissées, les remboursements, les annulations et les restructurations. Les prêts chinois ont culminé en 2016 avant de reculer. Après un rebond à 4,61 milliards de dollars en 2023, les nouveaux engagements sont retombés à un peu moins de 2,1 milliards en 2024, répartis entre seulement six projets. Pékin sélectionne désormais davantage ses emprunteurs et s'éloigne des mégaprojets les plus risqués. En 2022, la Chine détenait environ 13 % de la dette extérieure africaine, selon le China–Africa Economic Bulletin 2024, contre 28 % pour les obligataires privés. Ses créances restent toutefois très concentrées : 20,98 milliards de dollars en Angola, 6,82 milliards en Éthiopie, 6,69 milliards au Kenya, 5,73 milliards en Zambie et 5,21 milliards en Égypte.

Cameroun : l'endettement projet après projet

Le Cameroun illustre cette mécanique. Son endettement envers Pékin ne provient pas d'un prêt unique, mais d'une accumulation de financements destinés aux barrages, routes, autoroutes, télécommunications et équipements publics. Selon la Banque mondiale, l'encours camerounais envers la Chine atteignait 3,24 milliards de dollars fin 2024, contre 3,60 milliards en 2020. Le FMI évaluait les créances chinoises à 2 047 milliards de francs CFA fin 2023, soit 24,4 % de la dette extérieure publique et garantie. La Chine reste ainsi le premier créancier bilatéral du pays. Le barrage hydroélectrique de Mekin, d'une puissance annoncée de 15 mégawatts, a été financé à 85 % par China Exim Bank et construit par China National Electric Engineering Corporation. Retards, dysfonctionnements techniques et mise en service progressive ont créé un décalage entre le remboursement de la dette et la production effective d'électricité. À Memve'ele, construit par Sinohydro et financé pour environ moitié par China Exim Bank, le barrage a été achevé avant que toutes les lignes nécessaires à l'évacuation de l'électricité ne soient opérationnelles. L'État devait donc rembourser une infrastructure dont une partie de la capacité ne pouvait pas encore être commercialisée. Des groupes chinois sont également intervenus dans l'autoroute Yaoundé–Nsimalen, la route Kribi–Lolabé, les installations liées au port en eau profonde de Kribi et plusieurs programmes de télécommunications. Ces infrastructures répondent à des besoins réels. La question porte sur leur coût, leurs retards, leur rendement et les conditions d'attribution des marchés. Lorsque la banque, le constructeur, les fournisseurs et parfois le bureau d'études viennent du même pays, l'absence de contrôle indépendant et de publication des contrats empêche de vérifier le prix et la viabilité économique des projets. Toutefois, le Cameroun ne peut attribuer l'ensemble de sa dette à Pékin. Selon le FMI, la dette publique et garantie atteignait environ 14 013 milliards de francs CFA fin 2024, soit 43,4 % du PIB. En septembre 2025, les institutions multilatérales détenaient 52,9 % de la dette extérieure publique. La Chine est le premier créancier bilatéral, mais pas la première catégorie de créanciers.

Les contrats protègent le prêteur

L'opacité contractuelle constitue un rouage majeur du système. L'étude de 371 contrats par AidData révèle des clauses de confidentialité, des comptes de remboursement sécurisés et des garanties sur certains revenus. Certains accords excluent également la créance chinoise d'un traitement collectif comparable à celui du Club de Paris. Ces dispositions protègent fortement le prêteur, mais compliquent les restructurations et limitent le contrôle démocratique.

Angola : le pétrole en garantie

En Angola, les banques chinoises ont financé la reconstruction du pays en sécurisant leurs prêts sur les recettes pétrolières. En 2022, l'encours angolais envers la Chine atteignait encore 20,98 milliards de dollars.Une partie des revenus du pétrole est affectée au remboursement de la dette. Pékin réduit ainsi son risque, tandis que Luanda perd une part de sa liberté budgétaire. Le mécanisme repose moins sur la confiscation des gisements que sur la mobilisation anticipée des recettes futures.

Kenya : un train insuffisamment rentable

Le chemin de fer Mombasa-Nairobi, construit par China Road and Bridge Corporation et financé par China Exim Bank, n'a pas généré les recettes attendues. L'État kenyan a donc dû soutenir son exploitation et rembourser l'emprunt sur ses ressources fiscales.Contrairement aux craintes exprimées, aucune saisie automatique du port de Mombasa n'a été établie. Le risque est plus discret : lorsqu'un projet n'est pas suffisamment rentable, sa dette réduit directement les marges budgétaires de l'État.

Zambie : l'accumulation jusqu'au défaut

En novembre 2020, la Zambie est devenue le premier État africain à faire défaut pendant la pandémie. En 2022, elle devait environ 5,73 milliards de dollars à la Chine, auxquels s'ajoutaient des euro-obligations et d'autres prêts. Après de longues négociations, Pékin a accepté en 2023 un réaménagement des remboursements dans le cadre commun du G20. Aucun grand actif zambien n'a été saisi. Le coût du défaut s'est surtout traduit par des investissements retardés, des dépenses sociales contraintes et un accès limité aux marchés financiers.

RDC : les minerais contre les infrastructures

En RDC, l'accord Sicomines de 2008 prévoit que les revenus du cuivre et du cobalt financent des routes, des écoles et des hôpitaux. Ce montage permet à l'État d'obtenir des infrastructures sans paiement immédiat, mais accorde aux entreprises chinoises un accès durable à des minerais stratégiques. Face au déséquilibre dénoncé entre les ressources exploitées et les ouvrages réalisés, Kinshasa a renégocié l'accord. En mars 2024, l'enveloppe annoncée pour les infrastructures est passée de 3,2 à 7 milliards de dollars. Son bénéfice réel dépendra toutefois des décaissements et de l'exécution effective des projets.

De la dette au contrôle industriel

La stratégie chinoise évolue désormais vers les investissements directs et les prises de participation. À Simandou, en Guinée, des groupes chinois sont impliqués dans l'exploitation du fer et les infrastructures ferroviaires et portuaires. Au Mali, Ganfeng Lithium s'est renforcé dans le projet de Goulamina pour sécuriser l'approvisionnement de l'industrie des batteries.Ces opérations ne constituent pas une dette souveraine. La dépendance se déplace vers le contrôle des ressources, des infrastructures et de leur commercialisation. L'enjeu porte alors sur les recettes fiscales, la transformation locale, les emplois créés et la participation de l'État.

L'opacité, carburant de la machine

La Chine n'est pas l'unique responsable de la dette africaine : les créanciers privés, les marchés obligataires et la dette intérieure pèsent également lourdement. Sa particularité est de cumuler les rôles de prêteur, constructeur, fournisseur, investisseur et parfois acheteur des ressources produites.La dépendance apparaît lorsque se combinent contrats confidentiels, absence de concurrence, emprunts en devises, recettes surestimées et garanties sur des revenus stratégiques. Les gouvernements africains portent aussi leur part de responsabilité : ce sont eux qui choisissent les projets, signent les garanties et acceptent parfois l'opacité.

Reprendre le contrôle

Pour limiter les risques, les États doivent publier les contrats, soumettre les projets à des expertises indépendantes et mettre en concurrence les constructeurs comme les prêteurs. Les accords miniers doivent également imposer davantage de transformation locale, de formation et de partage des revenus.Il ne s'agit pas de refuser les financements chinois, indispensables à de nombreuses infrastructures, mais de s'assurer que les projets créent davantage de richesse qu'ils ne génèrent de dette.

Une souveraineté sous contrainte

La Chine endette les États africains en finançant rapidement les infrastructures dont ils ont besoin. Mais les entreprises chinoises encaissent le prix des chantiers, tandis que les États supportent le risque économique et remboursent parfois pendant plusieurs décennies.Du pétrole angolais aux minerais congolais, en passant par le chemin de fer kenyan, le mécanisme ne débouche pas automatiquement sur la saisie d'un port ou d'une mine. Il réduit progressivement les marges budgétaires lorsque les recettes futures sont engagées, que les contrats restent secrets ou que les infrastructures ne produisent pas les revenus attendus.La machine à dette de Pékin fonctionne ainsi avec le concours de gouvernements africains qui acceptent parfois de signer avant d'avoir pleinement mesuré le coût économique et politique de leurs engagements.

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"Nous étions stupéfaits" : ce qu'un requin qui a vécu 400 ans peut nous apprendre sur la longévité

BBC Afrique - Tue, 04/08/2026 - 19:25
Certains requins du Groenland vivants auraient pu être contemporains de Shakespeare. Avec un cœur marqué par les cicatrices et battant depuis des siècles, et une vue qui ne se détériore pas, ce requin des profondeurs défie le déclin de l'âge.
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