Votre demande de renouvellement de titre de séjour reste sans réponse depuis des mois ? Ce silence a des conséquences juridiques précises et ouvre des […]
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La République démocratique du Congo (RDC) a enregistré un excédent budgétaire de 400,2 milliards de francs congolais en 2025, selon le rapport sur l’exécution du budget présenté mardi 27 octobre à l’Assemblée nationale par la Cour des comptes.
Alors que les autorités burkinabè multiplient les efforts pour soutenir l'activité économique et que le patriotisme est régulièrement insufflé dans le savoir-être et le savoir-faire de la population, des entrepreneurs dénoncent la lenteur, voire le blocage injustifié, du traitement de leurs factures au sein de certaines administrations publiques. Derrière ces retards, on retrouve des entreprises fragilisées, des emplois menacés et des familles qui peinent à joindre les deux bouts. Un cri du cœur pour que chacun assume ses responsabilités.
Les choses bougent au Burkina Faso ces dernières années. Nous saluons les efforts des autorités et l'engagement de nos vaillantes Forces de défense et de sécurité (FDS), qui contribuent à créer les conditions nécessaires au fonctionnement du monde des affaires. Dans ce contexte, le patriotisme se présente plus que jamais comme une valeur essentielle à la reconstruction nationale. Mais pourquoi certains agents de l'administration publique contribuent, par leur comportement peu encourageant, à asphyxier les entreprises burkinabè ?
Ce coup de gueule s'adresse à ces agents non diligents qui, dans certains services, laissent traîner les dossiers des fournisseurs pendant des semaines, voire des mois, alors que les pièces administratives et comptables requises ont été fournies. Pour un simple contrôle ou une validation, des factures restent immobilisées dans des tiroirs, sans explication claire ni justification communiquée au prestataire.
Pendant ce temps, les entrepreneurs multiplient les déplacements, les appels téléphoniques et les relances pour obtenir le paiement de prestations déjà réalisées. Ils dépensent du carburant, paient des frais de stationnement et mobilisent un temps précieux, au détriment de leurs propres activités.
Le plus choquant, dans certaines situations, est que ces retards ne semblent pas toujours liés à un manque de ressources financières, mais à la lenteur du traitement administratif ou à l'absence de diligence de certains responsables.
Il arrive parfois qu'un fournisseur ayant déposé une facture en 2024, accompagnée de l'ensemble des pièces exigées, attende toujours son règlement des années plus tard. Après de multiples relances, on lui demande parfois de refaire sa facture en lui donnant une nouvelle date, par exemple en 2026, au motif que le budget de l'année précédente est désormais clôturé.
Une telle situation soulève de sérieuses interrogations. Pourquoi un prestataire qui a respecté ses obligations devrait-il supporter les conséquences d'un retard dans le règlement de ses facteurs dont il n'est pas responsable ?
Le parcours du fournisseur ressemble parfois à un labyrinthe. Après avoir rempli ses obligations contractuelles, délivré une facture et fourni toutes les pièces exigées, l'entrepreneur doit relancer, se déplacer, attendre, puis recommencer. Certaines demandes vont jusqu'à exiger une nouvelle facture normalisée, une nouvelle date ou des documents déjà produits.
Cette pratique est particulièrement difficile lorsqu'elle impose à l'entreprise de refaire des démarches coûteuses : attestations fiscales, pièces administratives, déplacements, frais de dossier. Pour une petite ou moyenne entreprise, chaque facture impayée peut dégrader la trésorerie et compromettre la capacité à honorer ses propres engagements internes, dont le paiement régulier des salaires et autres prestations fiscales et sociales.
Plus préoccupant encore, le traitement d'un dossier administratif ne devrait jamais dépendre de considérations personnelles, de ressentiments ou de jugements subjectifs.
Un fournisseur doit être traité conformément aux règles applicables, et non en fonction de l'appréciation personnelle qu'un agent peut avoir de son promoteur.
Une entreprise fait vivre des salariés, des familles, des sous-traitants et de nombreux autres acteurs économiques. Elle paie des loyers, des impôts et des cotisations sociales. Elle participe à la consommation et contribue, à son échelle, au fonctionnement de l'économie nationale.
Faute de liquidités, certaines entreprises peinent à verser les salaires, accumulent des dettes, réduisent leurs activités ou placent leurs employés en congé technique. D'autres finissent par fermer leurs portes.
Le problème peut même devenir un cercle vicieux. Pour obtenir certains documents administratifs attestant de leur régularité fiscale, les entreprises doivent remplir leurs obligations envers l'État. Mais lorsque des retards sont enregistrés à cause de l'absence de diligence de certains agents publics, les fournisseurs, à régler des prestations réalisées, peuvent se retrouver en difficulté pour payer leurs propres impôts et renouveler les pièces nécessaires à leurs activités.
Ainsi, le retard de paiement d'une facture peut compromettre la capacité d'une entreprise à répondre à de nouveaux marchés et à poursuivre ses relations commerciales avec l'administration.
Un agent public patriote est aussi celui qui traite avec diligence les dossiers qui lui sont confiés, respecte les procédures et veille à ce que les usagers soient traités. Il sait qu'un dossier qui traîne inutilement peut avoir des conséquences bien réelles sur la vie de plusieurs personnes.
Il ne s'agit pas de demander le paiement aveugle de toutes les factures présentées à l'administration. Les contrôles sont nécessaires, les pièces doivent être vérifiées et les dépenses publiques doivent être protégées contre les irrégularités.
Lorsqu'un dossier est incomplet ou qu'une difficulté empêche son règlement, le fournisseur devrait en être informé clairement, dans des délais raisonnables, afin de pouvoir prendre les dispositions nécessaires. La rigueur administrative ne doit entraîner des retards dans le règlement des factures des fournisseurs ni devenir.
Face à ces difficultés, un examen du circuit de traitement et de paiement des factures des fournisseurs de l'État s'impose. Les responsables des différentes institutions publiques gagneraient à identifier les dossiers en souffrance, à comprendre les causes des retards et à établir les responsabilités lorsque des ou des retards sont constatés.
Il serait également utile de mettre en place un mécanisme permettant aux fournisseurs de suivre l'évolution de leurs factures, de connaître le service qui en a la charge et d'être informés des éventuels blocages. La traçabilité des dossiers et le respect des délais de traitement contribueraient à limiter les déplacements inutiles et les incompréhensions.
Il faut aussi éviter que les entreprises soient contraintes de reprendre indéfiniment les mêmes démarches pour des prestations déjà exécutées, sans visibilité sur la date de leur règlement. Toute demande de modification d'une facture devrait respecter les règles comptables et fiscales applicables, sans exposer le fournisseur à des pratiques irrégulières.
L'objectif n'est pas d'opposer les agents publics aux entrepreneurs. Beaucoup de fonctionnaires accomplissent leur mission avec sérieux, parfois dans des conditions difficiles. Il s'agit plutôt de rappeler que le bon fonctionnement de l'administration et la santé du secteur privé sont étroitement liés.
Le Burkina Faso a besoin d'entreprises capables de créer des emplois, de payer des impôts et de participer à l'effort national. Mais ces entreprises ne peuvent pas tenir indéfiniment si leurs créances restent immobilisées dans les tiroirs de l'administration.
Sauvons nos entreprises. Préservons nos emplois. Car lorsque les entreprises s'essoufflent, ce sont des familles entières qui en paient le prix, la consommation privée peut s'affaisser et le PIB se replier.
Le pasteur Mamadou Philippe Karambiri a officiellement lancé, le mardi 27 octobre 2026, à Ouagadougou, la 5ᵉ édition de la Conférence internationale des conquérants vainqueurs (CICV). Placée sous le thème « Comment le conquérant vainqueur peut-il régner dans cette vie ? », cette rencontre, qui se tient jusqu'au 31 octobre au siège du Centre international d'évangélisation/Mission intérieure africaine (CIE/MIA), invite les chrétiens à approfondir leur compréhension de l'autorité spirituelle, à affermir leur foi et à prendre conscience des défis auxquels le monde est confronté.
La foi, la vigilance et l'exercice de l'autorité spirituelle ont constitué les principaux axes du message inaugural de la 5ᵉ édition de la Conférence internationale des conquérants vainqueurs (CICV). Face aux fidèles réunis à l'Église des Nations Tabernacle Béthel Israël (EDEN/TBI), à Ouagadougou, le pasteur Mamadou Philippe Karambiri a exhorté les chrétiens à ne pas subir passivement les épreuves de la vie, mais à s'armer spirituellement pour faire face aux difficultés et assumer leurs responsabilités.
Pour ouvrir son enseignement, le fondateur délégué du CIE/MIA s'est appuyé sur 2 Corinthiens 2:11 : « Afin de ne pas laisser à Satan l'avantage sur nous, car nous n'ignorons pas ses desseins. » Un passage qui a donné le ton à son intervention, axée sur la nécessité pour le chrétien de discerner les réalités qui l'entourent et de ne pas se laisser surprendre par les épreuves.
La cérémonie d'ouverture a été marquée par la prière introductive de l'apôtre Gilbert Kaboré, pasteur et premier responsable de l'église Béthel Shan Shean du CIE/MIALa foi comme arme face aux mauvais jours
S'appuyant notamment sur Éphésiens 6:11-13, le pasteur Mamadou Karambiri a rappelé que les difficultés font partie de l'existence humaine et que le chrétien doit s'y préparer en se munissant des armes spirituelles évoquées dans les Écritures. Pour lui, la foi ne saurait se limiter à une conviction intérieure ; elle doit également se traduire par une attitude active face aux circonstances de la vie.
Cette démarche passe, selon son enseignement, par la prière et la proclamation du règne de Dieu. À travers les références à Matthieu 6:9, Romains 14:17 et Romains 5:17, il a insisté sur la place de l'autorité spirituelle dans la vie du croyant. Pour illustrer cette notion, l'orateur a évoqué l'exemple d'un policier qui parvient à arrêter un gros camion en pleine circulation. Malgré la différence de gabarit, l'agent peut imposer l'arrêt du véhicule en vertu de l'autorité qui lui est conférée. Une illustration destinée à montrer que l'exercice de l'autorité ne dépend pas uniquement de la force apparente, mais aussi du pouvoir dont on est investi.
Dans cette perspective, le chrétien est appelé à connaître l'autorité qu'il détient dans sa foi et à l'exercer avec discernement, plutôt que de céder systématiquement à la peur ou au sentiment d'impuissance.
L'Église, un corps où chaque chrétien compte
Au-delà de l'autorité individuelle du croyant, le pasteur a également mis l'accent sur la place de chaque fidèle au sein de l'Église. S'appuyant sur 1 Corinthiens 12:10, il a rappelé l'image biblique de l'Église comme corps du Christ, dans lequel chaque membre occupe une place et contribue à l'ensemble. « Ce n'est pas le CIE ou Apostolique que Dieu regarde », a-t-il souligné, invitant les fidèles à dépasser les appartenances confessionnelles pour mieux comprendre leur place dans le corps du Christ. Évoquant son propre parcours, il a également déclaré : « Je n'ai pas fait d'école biblique, mais j'ai fait l'école de la Bible. »
À travers ces propos, le Dr Mamadou Karambiri a insisté sur l'importance de ne mépriser aucun chrétien, quelle que soit sa position. Chaque fidèle, selon lui, a de la valeur et mérite d'être considéré au sein de l'Église. L'orateur a par ailleurs rappelé qu'aucun chrétien ne peut se prévaloir d'une sainteté supérieure à celle des autres.
« Il n'y a pas un chrétien qui soit plus saint que l'autre », a affirmé Dr Mamadou Philippe Karambiri, fondateur délégué du CIE/MIA, dans un appel à l'humilité et à la remise en questionCroire en la puissance de Dieu et discerner les signes du temps
Le message inaugural a également porté sur la foi dans la puissance de Dieu. En se référant notamment aux chapitres 38 et 42 du livre de Job, le pasteur a invité les participants à approfondir leur compréhension de la souveraineté divine et à ne pas enfermer l'action de Dieu dans les limites de leur propre raisonnement. « Le surnaturel de Dieu n'est pas surnaturel », a-t-il déclaré, pour souligner, dans sa perspective spirituelle, que ce qui dépasse les capacités humaines ne saurait être considéré comme impossible pour Dieu. Il a également mis en garde contre l'incrédulité face à la Parole divine.
Mais l'enseignement du patriarche ne s'est pas limité à la vie spirituelle individuelle. En s'appuyant notamment sur Ésaïe 49:24-26, il a élargi sa réflexion aux bouleversements et aux tensions qui traversent le monde, appelant les fidèles à développer leur capacité d'observation et de discernement. À l'issue de son intervention, il a précisé que son propos se voulait avant tout un ensemble de réflexions et d'illustrations destinées à provoquer une prise de conscience. Selon lui, certains phénomènes à l'œuvre dans le monde sont insuffisamment perçus par les populations, alors même qu'ils pourraient avoir des conséquences sur leur avenir. « Il y a des choses qui ne vont pas du tout et nous devons tout faire maintenant pour y mettre de l'ordre », a-t-il déclaré, estimant que la protection de la vie et la responsabilité individuelle interpellent toutes les catégories de la société, notamment les responsables politiques et militaires.
Plusieurs personnalités étaient présentes, dont le grand chancelier des Ordres burkinabè, le général de brigade à la retraite Pringrenoma Zagré, l'ancien Premier ministre Tertius Zongo et l'ancien ministre de la Sécurité intérieure et maire de Ouagadougou, Simon Compaoré« Personne ne protégera notre vie si nous-mêmes nous refusons de faire ce que nous savons que nous devons faire », a-t-il ajouté. Cette interpellation donne une dimension citoyenne à son message : au-delà de la prière, le pasteur appelle chacun à prendre conscience de son rôle et à agir face aux réalités qui menacent son environnement.
Une rencontre internationale placée sous le signe de la formation spirituelle
Dans son mot de bienvenue, le Dr Hortense Karambiri, pasteur principal de l'Église des Nations Tabernacle Béthel Israël (EDEN/TBI), a souhaité la bienvenue aux participants en les invitant à se considérer comme les membres d'une même famille, celle des rachetés de Jésus-Christ. Elle a souligné que la CICV ne constitue pas une simple rencontre, mais un rendez-vous avec la Parole de Dieu et la puissance du Saint-Esprit. À travers cette 5ᵉ édition, elle a exprimé le vœu que chaque participant reparte transformé, renouvelé et mieux outillé pour accomplir sa destinée en Christ.
Revenant sur le thème de cette année, elle a rappelé, dans un monde marqué par les crises, les incertitudes, les conflits et diverses pressions, la promesse biblique de Romains 5:17, selon laquelle ceux qui reçoivent l'abondance de la grâce et le don de la justice régneront dans la vie par Jésus-Christ.
« Bienvenue à EDEN/TBI, votre maison, la maison de notre Père Céleste ! », Dr Hortense Karambiri, pasteur principal de EDEN/TBI, église siège du CIE/MIAInvité à cette occasion, le Dr Vincent Ilboudo, président de la Fédération des églises et missions évangéliques (FEME) du Burkina Faso, a également livré une brève exhortation. Dans son exhortation, le président de la FEME du Burkina Faso a invité les fidèles à s'appuyer sur la Parole de Dieu pour faire face aux batailles spirituelles et marcher vers la victoire. S'interrogeant sur la manière de vaincre en tant que conquérant, il a rappelé que les Écritures exhortent les chrétiens à se préparer à la victoire en fondant leur espérance sur les promesses divines.
À cet effet, il s'est référé à Marc 1:14-15, qui rapporte la proclamation de Jésus en Galilée : le temps est accompli, le royaume de Dieu est proche ; il appelle ainsi chacun à la repentance et à la foi en la Bonne Nouvelle. Pour le président de la FEME, ce message constitue un repère essentiel pour tout chrétien désireux de s'engager pleinement dans sa marche spirituelle.
Le pasteur Vincent Ilboudo, président de la Fédération des églises et missions évangéliques (FEME) du Burkina Faso, invité à la CICV 2026Prévue du 27 au 31 octobre 2026, la CICV se veut un cadre de formation au leadership et à la transformation personnelle, de renforcement spirituel, de pratique du ministère et d'apprentissage de la marche dans la puissance surnaturelle de Dieu. À travers cette cinquième édition, les organisateurs entendent ainsi offrir aux participants un espace d'approfondissement de leur foi et de réflexion sur leur rôle dans la société. Un rendez-vous dont le message inaugural aura placé au cœur des échanges une double exigence : affermir ses convictions spirituelles et assumer pleinement ses responsabilités face aux défis du monde.
Hamed Nanéma
Lefaso.net
Acheminer leurs marchandises à Ouagadougou, trouver un moyen de transport adapté et supporter les coûts élevés du déplacement : autant de difficultés auxquelles les artisans de Bobo-Dioulasso étaient confrontés pour participer au Salon international de l'artisanat de Ouagadougou (SIAO). Cette année, pour faciliter leur participation à cette manifestation, SITARAIL a mis en place le « train de l'artisanat », une navette gratuite entre Bobo-Dioulasso et Ouagadougou, au profit des artisans de la région du Guiriko et de leurs marchandises. Le lancement de cette initiative a eu lieu ce mercredi 28 octobre 2026, à Bobo-Dioulasso, sous la présidence du secrétaire général de la région du Guiriko, Souleymane Nakanabo, représentant le gouverneur.
Pour les artisans, le voyage vers Ouagadougou à l'occasion du SIAO ne se résume pas à un simple déplacement. Il faut transporter les produits, mobiliser les moyens financiers nécessaires et s'assurer que les marchandises arrivent à destination au bon moment. Une équation parfois difficile à résoudre, notamment pour ceux qui doivent voyager et acheminer d'importants volumes d'articles.
Les autorités présentes à la cérémonie de lancement du train de l'artisanatAvec le train de l'artisanat, SITARAIL entend ainsi apporter une réponse concrète à ces préoccupations. L'entreprise ferroviaire a mis à la disposition des artisans une rame entière pour leur permettre de rallier gratuitement la capitale burkinabè avec leurs marchandises. Selon son représentant, Alexis Ouédraogo, cette initiative s'inscrit dans la continuité des actions précédemment menées en faveur de la culture et du tourisme. « Au départ, nous mettions seulement un collecteur à la disposition des artisans pour acheminer leurs articles à Ouagadougou. Cette fois-ci, nous avons décidé de passer à un autre cap en mettant toute une rame à leur disposition », a-t-il expliqué.
Selon le représentant de SITARAIL, Alexis Ouédraogo, cette initiative s'inscrit dans la continuité des actions précédemment menées en faveur de la culture et du tourismeAu total, plus de 300 places sont disponibles pour cette opération. Plus d'une centaine d'artisans ont embarqué pour cette édition, tandis que près de 282 tonnes de marchandises doivent être acheminées vers Ouagadougou, selon les données communiquées par le représentant de SITARAIL.
« Nous sommes satisfaits »
Chez les bénéficiaires, l'initiative suscite un réel enthousiasme. Ali Prospère Traoré, promoteur de l'entreprise Pro Couture, ne cache pas sa satisfaction. Pour lui, la question du transport représente une charge importante pour les artisans qui prennent part au SIAO. « Le transport est un problème pour les artisans. Pour aller au SIAO avec deux compagnons, il faut payer le déplacement de trois personnes. Le transport des bagages coûte également cher et les marchandises ne peuvent pas toujours partir en une seule fois », souligne-t-il, avant de remercier SITARAIL pour cette initiative.
Une vue des artisans prêts à embarquer à bord du train de l'artisanatMême satisfaction chez Mariam Sawadogo, couturière, promotrice d'un centre de couture et exposante au Village artisanal. Elle considère cette prise en charge comme un véritable soulagement, aussi bien sur le plan financier que logistique. « Nos bagages sont partis gratuitement et nous-mêmes, nous voyageons gratuitement. C'est un honneur pour nous de bénéficier de cet accompagnement. Auparavant, nous pouvions voyager sans être certains que toutes nos marchandises arriveraient à destination au moment voulu. Cette fois-ci, nos bagages sont partis avant nous. Nous sommes rassurés », se réjouit-elle.
Ali Prospère Traoré, promoteur de l'entreprise Pro Couture, ne cache pas sa satisfactionAu-delà de la gratuité du transport, le dispositif permet ainsi aux artisans de mieux préparer leur participation au salon, de réduire certaines dépenses et de se consacrer davantage à la promotion et à la commercialisation de leurs produits.
Un accompagnement salué par les autorités régionales
Représentant le gouverneur du Guiriko, le secrétaire général de la région, Souleymane Nakanabo, a salué une initiative qu'il considère comme une contribution au développement de l'artisanat et à la promotion du patrimoine culturel burkinabè. Il a également rendu hommage aux artisans, dont le savoir-faire contribue au rayonnement de Bobo-Dioulasso. « C'est grâce à vos doigts, à vos têtes qui pensent et à votre talent que cette réalité est possible », a-t-il déclaré, invitant les exposants à donner le meilleur d'eux-mêmes pour faire rayonner la région du Guiriko au cours de cette manifestation internationale.
Mariam Sawadogo, couturière, considère cette prise en charge comme un véritable soulagement, aussi bien sur le plan financier que logistiqueLe secrétaire général a par ailleurs exprimé le souhait de voir les artisans revenir avec des résultats satisfaisants. « Notre souhait est que le train de l'artisanat, en allant, soit lourd, mais qu'au retour, il soit léger. Tout ce que vous allez amener sera payé et vous reviendrez avec l'argent », a-t-il lancé aux bénéficiaires. Pour les autorités régionales, cette participation constitue également une occasion de promouvoir la richesse culturelle du Guiriko auprès des visiteurs et des acheteurs venus de différents horizons.
Des artisans confortablement installés dans le trainSITARAIL, un partenaire du développement culturel
À travers le train de l'artisanat, SITARAIL poursuit ses initiatives d'accompagnement des grandes manifestations culturelles au Burkina Faso. Après le train de la culture, organisé dans le cadre de la Semaine nationale de la culture (SNC), et le train du tourisme, lancée dans le cadre de la Grande saison du tourisme, l'entreprise renforce son soutien aux acteurs de l'économie culturelle.
Le secrétaire général de la région, Souleymane Nakanabo, a salué une initiative qu'il considère comme une contribution au développement de l'artisanatPour Alexis Ouédraogo, cet engagement traduit la volonté de l'entreprise, membre du groupe Africa Global Logistics (AGL), de demeurer aux côtés des autorités et des acteurs du développement. Il a également salué la présence de nombreuses femmes parmi les bénéficiaires, tout en les invitant à profiter de la campagne Octobre rose pour se faire dépister contre le cancer du sein.
La photo de famille des officiels avec des artisansEn facilitant le déplacement des artisans et de leurs produits, le train de l'artisanat se présente ainsi comme un levier de soutien à la participation des acteurs du Guiriko au SIAO. Pour ces femmes et ces hommes de métier, l'enjeu est désormais de transformer cette facilité de transport en opportunités commerciales, de conquérir de nouveaux marchés et de faire connaître davantage le savoir-faire artisanal de leur région.
Romuald Dofini
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Dix chercheurs affiliés à des institutions du Burkina Faso figurent dans l'édition 2026 du classement mondial des scientifiques les plus cités. L'information a été rapportée par nos confrères de l'Agence d'information du Burkina (AIB), le mardi 27 octobre 2026.
Ce classement repose sur des indicateurs bibliométriques issus de la base Scopus, notamment le nombre de citations des publications scientifiques.
Les chercheurs retenus interviennent dans divers domaines, dont l'énergie, la foresterie, la chimie et la médecine tropicale.
Selon les données de TOPSCINET rapportées par l'AIB, leur nombre est passé de neuf en 2025 à dix en 2026, soit une hausse d'environ 11,1 %. Le Burkina Faso se classe ainsi au 108e rang mondial selon le nombre de chercheurs recensés.
D'après le classement 2026 présenté par TOPSCINET, les dix chercheurs associés au Burkina Faso sont, par ordre de classement national, Kokouvi Edem N'Tsoukpoe, de l'Institut international d'ingénierie de l'eau et de l'environnement (2iE), dans le domaine de l'énergie ; Jules Bayala, du CIFOR-ICRAF Sahel, en foresterie ; Sibidou Yougbaré, de l'Institut de recherche en sciences de la santé (IRSS), relevant du Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST), dans un domaine associé aux technologies stratégiques ; Imaël Henri Nestor Bassolé, de l'Université Joseph-Ki-Zerbo (UJKZ), en chimie médicinale et biomoléculaire ; William Kofi Bosu, de l'Organisation ouest-africaine de la santé, en médecine tropicale ; Halidou Tinto, Abdoulaye Diabaté et Roch Kounbobr Dabiré, tous trois de l'IRSS, en médecine tropicale ; Sodiomon Bienvenu Sirima, du ministère de la Santé, également en médecine tropicale et Ali Sié, de l'Institut national de santé publique, dans le même domaine.
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Source : AIB
La Chambre de commerce et d'industrie du Burkina Faso (CCI-BF) a procédé à la remise de dossiers de formalisation à 73 pépiniéristes et paysagistes. La cérémonie s'est déroulée ce mercredi 28 octobre 2026 à Ouagadougou.
Au Burkina Faso, la formalisation des entreprises constitue un levier important pour le développement du secteur privé. Pour faciliter cette démarche, la Chambre de commerce et d'industrie du Burkina Faso a accompagné 73 pépiniéristes et paysagistes dans l'obtention de leurs documents administratifs, notamment le registre de commerce et l'identifiant fiscal unique (IFU). L'initiative vise à faciliter l'accès aux documents administratifs et au financement, ainsi qu'à favoriser le développement de leurs activités et la création d'emplois décents.
« La remise de ce matin prend tout son sens, car l'accompagnement dont ont bénéficié ces acteurs leur a également permis d'accéder au financement auprès de la SAFINE, la microfinance de la Chambre de commerce qui soutient les acteurs du secteur privé. C'est donc un tout-en-un entre la formalisation, l'accès aux documents et l'accompagnement financier afin de permettre à ces acteurs de développer et de favoriser la création d'emplois décents », indique Roland Achille Sow, président de la délégation spéciale consulaire de la Chambre de commerce et d'industrie du Burkina Faso (CCI-BF).
« Que chaque plant que vous produisez, que chaque espèce que vous allez aménager, contribue à bâtir un Burkina plus vert, plus résilient et plus prospère », Roland Achille Sow, président de la délégation spéciale consulaire de la Chambre de commerce et d'industrie du Burkina Faso (CCI-BF).Au-delà des avantages économiques, la formalisation représente une opportunité pour les pépiniéristes et paysagistes de mieux contribuer aux initiatives nationales de reforestation. Les premiers, notamment les pépiniéristes, assurent la production de plants forestiers, fruitiers, ornementaux et médicinaux, tandis que les seconds participent à l'aménagement des espaces verts dans les villes et les villages.
Dans son allocution, Roland Achille Sow a rappelé l'importance de ces acteurs dans la protection du couvert végétal. Il a notamment souligné leur rôle dans la campagne nationale de reforestation de 2026 dénommée « Une institution un bosquet » qui ambitionne de mettre en terre environ 15 millions de plants, avec un taux de survie visé de 80 %.
Le président de la chambre de commerce remet un document de formalisation au doyen des pépiniéristes et paysagistes« Vous êtes de véritables VDP du patriotisme vert. Planter, un acte fort, faire grandir l'arbre est un engagement de chaque jour. La formalisation n'est pas une fin en soi. Elle est le point de départ de nos croissances et exige une gestion rigoureuse de respect des obligations administratives et fiscales, la qualité des plants et des prestations, ainsi que le suivi des plantations et l'aménagement de procédures difficiles mais importantes », a-t-il déclaré. Le président de la chambre de commerce a également réaffirmé son engagement à demeurer à leurs côtés.
Du côté des bénéficiaires, cette formalisation constitue une avancée importante dans le développement de leurs activités. Selon Tasséré Tiemtoré, président du conseil d'administration de la Faîtière des sociétés coopératives avec conseil d'administration des pépiniéristes et paysagistes du Burkina Faso, l'obtention de ces documents leur permettra notamment d'accéder aux marchés et de participer davantage à la vie économique nationale.
« Ces documents que nous recevons aujourd'hui ne sont pas de simples papiers, c'est une dignité retrouvée », Tasséré Tiemtoré« Nous sommes très émus de ce qui vient de se passer. La formalisation des entreprises va beaucoup nous aider à accéder au marché et encore pouvoir participer à la vie de la nation », s'est-il exprimé.
Il invite également les acteurs qui hésitent encore à franchir le pas à se faire formaliser. « À tous ceux qui hésitent toujours à se formaliser, je les invite à le faire. Parce qu'ils se font du tort à eux-mêmes. Premièrement, ils ne peuvent pas participer aux marchés. Deuxièmement, nous, en tant que patriotes, nous devons tout faire pour participer aussi à la vie de la nation. Et cela passe par le paiement des impôts, des taxes et autres. Donc, en se formalisant, nous gagnons plus que si nous restons dans l'informel », a-t-il laissé entendre.
Du reste, Tasséré Tiemtoré a indiqué que cette initiative fait suite à une démarche entreprise par la société coopérative auprès de la Chambre de commerce et d'industrie du Burkina Faso. Après avoir reçu et approuvé leur demande, le président de la délégation spéciale consulaire a promis d'accompagner les pépiniéristes et paysagistes dans le processus de formalisation. Des démarches administratives et des sessions de formation ont ensuite été menées jusqu'à l'obtention des documents.
Muriel Dominique Ouédraogo
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Le comité d'organisation de la célébration de la Journée internationale des réserves de biosphère a tenu une conférence de presse ce mercredi 28 octobre 2026 à Ouagadougou, afin de présenter le programme de l'édition 2026.
La Journée internationale des réserves de biosphère sera célébrée le 3 novembre 2026 à Bobo-Dioulasso. Le thème retenu pour cette édition est : « Gouvernance inclusive et pérennisation des réserves de biosphère pour le bien-être des communautés locales ».
Selon la présidente du comité d'organisation, par ailleurs présidente du programme UNESCO-MAB, Dr Joséphine Nadinga/Yaméogo, cette célébration vise principalement à contribuer au renforcement d'une gestion durable, participative et sécurisée des réserves de biosphère, en vue d'améliorer les conditions de vie des populations locales.
Pour l'édition 2026, les activités se dérouleront en deux phases. La première, prévue le 3 novembre, sera marquée par une cérémonie d'ouverture et trois panels thématiques.
Le premier portera sur la gouvernance inclusive des réserves de biosphère au Burkina Faso. Le deuxième sera consacré aux contraintes et aux opportunités de leur gestion durable, tandis que le troisième abordera la biodiversité et la valorisation des réserves de biosphère.
Pour Dr Joséphine Nadinga/Yaméogo, la conservation des réserves de biosphère doit se penser dans un contexte marqué par de multiples contraintes environnementales et humaines. Le changement climatique, la croissance démographique et les déplacements de populations contribuent à accentuer les pressions sur les ressources naturelles.
À ces difficultés s'ajoutent l'orpaillage, la dégradation des sols et les défis sécuritaires, qui compliquent davantage les efforts de protection de l'environnement.
Face aux menaces qui pèsent sur les réserves de biosphère, la présidente du programme UNESCO-MAB appelle à une mobilisation des différentes parties prenantes pour préserver ces territoires reconnus par l'UNESCO pour leur contribution à la conservation de la biodiversité et au développement durable, et maintenir cette reconnaissance internationale au Burkina Faso. « Il était important de s'asseoir pour réfléchir sur comment on peut impliquer tous les acteurs et parvenir à œuvrer à pérenniser et à maintenir cette distinction pour le Burkina », a-t-elle expliqué.
Pour rappel, une réserve de biosphère est un territoire écologique et socio-économique au sein duquel sont conciliées la conservation de la diversité biologique et l'utilisation durable des ressources naturelles, au service du développement socio-économique et culturel des populations locales. Ces territoires bénéficient d'une reconnaissance de l'UNESCO.
Jean Élysée Nikiéma
Lefaso.net