Compte rendu du Conseil des ministres
Lomé, 26 août 2026
Le Conseil des ministres s’est réuni ce mercredi 26 août 2026, sous la présidence de Son Excellence, Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, Président du Conseil.
Au cours des travaux, le Conseil a examiné et adopté un (1) projet de loi, trois (3) décrets, et procédé à une nomination.
1. Au titre du projet de loi
• Le Conseil a adopté le projet de loi portant code forestier
Face à l’évolution des enjeux liés à la gestion durable des ressources naturelles, aux changements climatiques et à la préservation de la biodiversité, il est apparu nécessaire de procéder à la révision de la loi portant code forestier afin de renforcer le cadre juridique du secteur, et de mieux concilier la protection du patrimoine forestier avec les impératifs de développement local et de résilience climatique, en cohérence avec les engagements internationaux du Togo.
Le projet de loi introduit plusieurs innovations majeures, notamment en matière de gouvernance et de participation des acteurs locaux à la gestion des ressources forestières.
Il redéfinit les catégories du domaine forestier national et harmonise leurs modalités de gestion, tout en renforçant la participation des collectivités territoriales. Il accorde une place accrue aux populations riveraines, à travers leur consultation et la prise en compte de leurs droits, usages et intérêts légitimes, notamment dans les procédures de classement des forêts. Il consacre également les principes d’accès aux ressources génétiques et de partage juste et équitable des avantages qui en découlent, renforce le contrôle forestier et la lutte contre le braconnage, le trafic des espèces sauvages et les autres infractions forestières.
Il prévoit enfin des mécanismes d’incitation en faveur de l’agroforesterie, de l’investissement privé et de la transition énergétique, afin de réduire la pression exercée sur les ressources forestières.
Cette réforme s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des politiques nationales de reboisement, de restauration des paysages et de gestion durable des aires protégées.
2. Au titre des décrets
• Le Conseil a adopté le décret portant attributions, organisation et fonctionnement de l’Agence de promotion des investissements et de la zone franche (API-ZF)
L’évolution des enjeux liés à l’accélération des investissements privés et au développement des zones industrielles et franches appelle à un renforcement du cadre institutionnel national de promotion des investissements, afin d’améliorer l’efficacité de son action et de consolider l’attractivité du Togo. C’est dans cette perspective que s’inscrit l’adoption du décret portant attributions, organisation et fonctionnement de l’Agence de promotion des investissements et de la zone franche (API-ZF).
Le nouveau dispositif étend par ailleurs les compétences de l’API-ZF à l’aménagement, à la gestion et à la mise à disposition de zones industrielles, tout en renforçant les mécanismes de transparence et de maîtrise des risques liés à l’octroi des agréments et avantages.
Cette réforme vise ainsi à doter l’API-ZF d’un cadre institutionnel plus cohérent, plus souple et plus performant, à même de soutenir durablement l’attractivité du Togo, l’accroissement des investissements privés et le développement industriel.
• Le Conseil a également adopté le décret portant dissolution de la société d’administration de la zone franche et fixant les modalités de subrogation de l’agence de promotion des investissements et de la zone franche (API-ZF) dans les droits et obligations de la société d’administration de la zone franche (SAZOF)
Dans le souci de rationaliser les ressources et de renforcer l’efficacité du dispositif national de promotion des investissements, la loi n° 2019-005 du 17 juin 2019 portant code des investissements a confié à l’API-ZF les missions précédemment exercées par la SAZOF, dans le cadre d’un guichet unique destiné à simplifier et faciliter les formalités d’investissement.
Le décret adopté organise en conséquence la dissolution de la SAZOF et la reprise par l’API-ZF de l’ensemble de ses missions, prérogatives et compétences, ainsi que le transfert de son patrimoine et la prise en charge de son personnel conformément aux dispositions légales.
L’intégration des fonctions de la SAZOF au sein de l’API-ZF permettra de renforcer les capacités opérationnelles de l’Agence et d’en faire un véritable instrument de mise en œuvre de la politique nationale de promotion des investissements et de développement des zones industrielles et franches.
• Enfin, le Conseil des ministres a adopté le décret modifiant le décret n° 2019-143/PR du 31 octobre 2019 portant création, attributions et organisation du comité d’agrément au code des investissements et au statut de zone franche industrielle
La loi n° 2019-005 du 17 juin 2019 portant code des investissements confie à l’API-ZF la mission de délivrance des agréments d’investissement, tandis qu’un comité d’agrément est chargé de l’instruction des dossiers. Dans l’attente de la pleine opérationnalisation de l’Agence, un dispositif transitoire avait été mis en place.
Le décret adopté vise à mettre en cohérence la procédure d’agrément avec les dispositions du code des investissements et le nouveau cadre institutionnel de l’API-ZF. Il rétablit le circuit légal d’instruction et de délivrance des agréments, renforce les garanties d’intégrité et de transparence des investisseurs, notamment à travers une diligence raisonnable, et prévoit la dématérialisation de la procédure ainsi qu’un encadrement des délais de traitement. Il réaménage également la gouvernance du comité d’agrément à travers une composition resserrée et des règles renforcées en matière de conflit d’intérêts, de confidentialité et de responsabilité de ses membres.
Ces mesures permettront d’instaurer une procédure d’agrément plus rapide, transparente, sécurisée et conforme au cadre légal, tout en facilitant les investissements et en renforçant la maîtrise des risques liés aux avantages accordés par l’Etat.
3. Au titre de la nomination
Monsieur GbENOUGA Sénamé Mèvodé, ministre-plénipotentiaire des affaires étrangères de classe exceptionnelle, est nommé directeur de cabinet du ministre délégué auprès du ministre des affaires étrangères, de la coopération, de l’intégration africaine et des Togolais de l’extérieur, chargé de la coopération et des Togolais de l’extérieur.
Fait à Lomé, le 26 août 2026
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Par Rodrigue Ahégo,
La Voix des Sans Voix
Aux carrefours de Lomé et de ses banlieues, de la colline de Bè-Château jusqu’à Agoè-Deux Lions, de Tokoin-Trésor jusqu’à la traversée d’Adidogomé, le scénario s’est installé avec la régularité d’un rituel. À des heures de pointe stratégiquement choisies, des détachements mixtes de policiers et de gendarmes n’investissent pas la voie publique pour fluidifier la circulation, mais pour poser des embuscades. Il ne s’agit plus de contrôle routier au sens réglementaire, mais de rafles massives ciblant quasi exclusivement les conducteurs de deux-roues.
Les motifs invoqués relèvent du prétexte à géométrie variable : non-respect présumé des feux tricolores, surcharge, absence de casque, défaut d’immatriculation ou de carte grise… Mais l’arbitraire atteint son paroxysme lorsque des citoyens en règle voient leur moto hissée à la hâte sur la plate-forme d’un tricycle, sans qu’aucun manquement ne leur soit signifié. Sur place, la mécanique est rodée : une partie des agents propose un arrangement informel en aparté pour libérer l’engin immédiatement contre espèces. Pour les autres, un lieu de rassemblement est indiqué pour le lendemain. Une fois sur le site de dépôt, la sentence est identique pour tous : une somme minimale forfaitaire de 7 500 francs CFA est exigée contre restitution, qu’une infraction ait été légalement constatée ou non. Sans reçu fiscal normé, sans procès-verbal en bonne et due forme, ce paiement systématique transforme la mission de sécurité en une entreprise d’extorsion généralisée.
Anatomie d’une spoliation : cas documentés et dérives du terrain
Pour mesurer l’ampleur de cette pratique, il convient de poser des faits précis, ancrés dans la réalité quotidienne des usagers du Grand Lomé :
– le carrefour Agoè-Cacaveli (mercredi matin) : Un jeune livreur à moto, équipé de ses deux casques, feux fonctionnels et documents à jour, est arrêté lors d’une vague d’interpellations aveugles. Son engin est jeté dans un tricycle de collecte. Ne pouvant produire de motif d’infraction, l’agent verbalisateur lui glisse à l’oreille : « Cherche 5 000 FCFA maintenant ou tu iras payer 7 500 FCFA plus tard à la brigade ». Faute de liquidités immédiates, le jeune homme perd deux journées de travail et doit emprunter pour s’acquitter des 7 500 FCFA le lendemain, sans qu’aucune quittance légale ne lui soit délivrée.
– la traversée de Bè-Kpota (sortie d’usine, fin d’après-midi) : Des ouvriers rentrant du travail sont pris au piège d’un barrage filtrant improvisé. Dans la précipitation des saisies, plusieurs engins s’entrechoquent et subissent des dégradations matérielles légères (rétroviseurs brisés, phares cassés) sous l’œil indifférent des forces de l’ordre. Aucune fiche d’état du véhicule n’est établie au moment de la saisie, laissant le propriétaire sans recours face aux dégâts subis lors du transport.
– le phénomène des « motos fantômes » aux lieux de dépôt : Des usagers s’étant acquittés des 7 500 FCFA d’amende arbitraire se sont vus répondre, après plusieurs heures d’attente sur les sites de rétention, que leur engin était introuvable. L’absence de registre d’immatriculation rigoureux lors de la saisie crée un flou artistique propice aux disparitions pures et simples, laissant les propriétaires démunis, incapables de porter plainte contre les institutions censées les protéger.
L’argument des « salaires misérables » face à la paupérisation collective
Certains observateurs tentent d’expliquer ces dérives par le bas niveau de rémunération des agents d’exécution des forces de défense et de sécurité. Si la question des conditions de vie des fonctionnaires est légitime dans un contexte économique mondial tendu, cet argument ne saurait en aucun cas justifier la spoliation méthodique des citoyens. En quoi les usagers de la route, eux-mêmes confrontés à une hausse asphyxiante du coût de la vie et à une précarité systémique, seraient-ils comptables des insuffisances salariales des agents de l’État ?
Faire porter le poids de la précarité des uns sur la misère des autres constitue une dérive grave. Lorsque la puissance publique utilise son monopole de la force légitime pour prélever une taxe occulte sur les couches les plus vulnérables, elle rompt le contrat social. Ce système d’extorsion n’apaise aucune détresse sociale ; il alimente un ressentiment profond et brise la confiance minimale nécessaire entre la population et ses institutions.
L’asymétrie de la présence policière : absents du secours, omniprésents pour la contrainte
Le contraste le plus saisissant réside dans la disponibilité des forces de l’ordre selon la nature de la situation. Lorsque des citoyens font face à une insécurité réelle, cambrioleurs opérant dans les quartiers périphériques, agressions nocturnes sur les voies peu éclairées, ou accidents graves de la circulation, le constat de retard ou d’absence des services de secours est récurrent.
En revanche, lorsqu’il s’agit d’organiser des vagues de saisies de motos ou de quadriller l’espace public lors de contestations politiques pour maintenir l’ordre établi, les moyens matériels, logistiques et humains apparaissent instantanément. Cette asymétrie de présence envoie un message dévastateur : la force publique n’est plus perçue comme un bouclier pour le citoyen, mais comme un instrument d’oppression et de prélèvement financier.
Sursaut citoyen et mobilisation des forces vives
Face à ce que beaucoup qualifient désormais d’arnaque institutionnalisée, le silence individuel et collectif devient une forme de résignation dommageable. L’impunité ne se nourrit pas seulement de l’arbitraire de ceux qui l’exercent, mais aussi de la passivité de ceux qui la subissent.
Il est désormais indispensable que les populations, les organisations de la société civile, les syndicats de transporteurs et les professionnels du droit se saisissent formellement de cette question.
– Documentation et signalement : exiger systématiquement des reçus officiels pour tout versement, documenter les abus, conserver les preuves de conformité des véhicules et cartographier les saisies injustifiées.
– Recours juridiques collectifs : engager des actions concertées devant les juridictions compétentes pour exiger la restitution des sommes perçues sans fondement légal et la clarification du statut des engins portés disparus.
– Interpellation des autorités d’encadrement : mettre le commandement supérieur de la police et de la gendarmerie face à ses responsabilités afin que cessent les contrôles sauvages non autorisés et que des sanctions disciplinaires soient prises contre les agents véreux.
Refuser l’arbitraire aux carrefours de nos villes n’est pas une question d’incivisme, mais un acte de sauvegarde de la dignité humaine et de l’État de droit. La construction d’un pays vivable pour tous passe impérativement par le rétablissement d’une force publique au service exclusif de la protection et de la justice, et non de la spoliation des plus faibles.
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Face à la hausse des loyers et aux pratiques de cautionnement jugées abusives, le Mouvement Martin Luther King (MMLK) interpelle le gouvernement togolais. Dans une lettre ouverte datée du 24 août 2026, l’organisation dénonce des cautions pouvant atteindre plusieurs mois, voire deux ans, et réclame des mesures urgentes pour protéger les ménages, notamment la mise en place d’un mécanisme de contrôle des loyers et de plainte accessible aux citoyens.
LETTRE OUVERTE DU MMLK AU GOUVERNEMENT TOGOLAIS
OBJET : URGENCE – FLAMBÉE DES LOYERS ET NON-RESPECT DU PLAFONNEMENT DES CAUTIONS À LOMÉ ET ENVIRONS
Au Gouvernement de la République Togolaise,
Au Ministère de l’Urbanisme,
Le Mouvement Martin Luther King “La Voix des Sans Voix”, fidèle à sa mission de défense des plus démunis, se fait l’écho d’un cri de détresse qui monte des ménages togolais.
Aujourd’hui, se loger à Lomé et dans ses environs est devenu un calvaire.
Malgré la loi qui plafonne le cautionnement des loyers, sur le terrain c’est la loi du plus fort qui règne.
Les cautions de 6, 8, voire 12 mois voire 2 ans sont exigées.
Les loyers flambent sans raison ni contrôle.
Le citoyen lambda, le fonctionnaire, l’étudiant, la mère de famille se retrouvent dans l’incapacité de payer et menacés d’expulsion.
Que vaut une loi qui n’est pas appliquée ?
Que vaut un toit quand le loyer coûte plus que le salaire ?
Cette situation crée de la précarité, du désespoir et de l’injustice. Elle met en danger la quiétude et la dignité des familles togolaises.
PAR CONSÉQUENT, LE MMLK DEMANDE AU GOUVERNEMENT :
1. L’APPLICATION RIGOUREUSE DE LA LOI : Mettre en place des brigades de contrôle pour sanctionner les bailleurs et agences qui violent le plafonnement des cautions.
2. LA CRÉATION D’UN CADRE DE RÉGULATION DES LOYERS : Fixer des barèmes officiels de loyers par quartier afin d’éviter la spéculation.
3. LA MISE EN PLACE D’UN MÉCANISME DE PLAINTES GRATUIT : Un numéro vert et des guichets où le citoyen peut dénoncer les abus sans crainte de représailles.
4. LA PROMOTION DU LOGEMENT SOCIAL : Accélérer les projets de logements accessibles aux revenus modestes.
Monsieur le Ministre,
Le logement est un droit fondamental. La stabilité d’une nation passe par la stabilité de ses familles.
Nous ne pouvons pas continuer à laisser la misère du peuple servir à l’enrichissement de quelques-uns.
Le MMLK lance dès aujourd’hui une campagne “LOYER DIGNE” pour recueillir les témoignages des citoyens et suivre de près ce dossier.
Dans l’attente d’actions concrètes et urgentes, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de notre haute considération.
Fait à Lomé, le 24 Août 2026
“La voix des sans voix”
Pasteur Edoh K. KOMI
_Président National du MMLK_
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Au Togo, l’opposition s’est réunie le 25 août 2026 pour exiger notamment l’instauration d’une « transition » à la tête du pays, « pour trouver les ressorts permettant de relancer les fondations de la République ».
Elle justifie sa demande par un arrêt de la Cour de justice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) qui a qualifié la réforme constitutionnelle de mars 2024 de « changement anticonstitutionnel de gouvernement ».
Au Togo, l’opposition appelle à la mise en place d’une période de transition. Une coalition de partis d’opposition a tenu un point presse mardi, après publication d’un mémorandum sur l’arrêt rendu fin janvier par la Cour de justice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) qui qualifie la réforme constitutionnelle togolaise de mars 2024 de « changement anticonstitutionnel de gouvernement ».
« Ils sont complètement disqualifiés »
Résultat, l’opposition considère le gouvernement comme illégitime et appelle à une transition. « Aujourd’hui, nous n’attendons plus rien de ce gouvernement qui n’a pas de légitimité, qui n’a pas de légalité et donc qui est disqualifié, selon les textes de la Charte de l’Union africaine, lance Nathaniel Olympio, porte-parole du front Touche pas à ma Constitution, joint par Welly Diallo. Ils sont complètement disqualifiés. La seule chose qui s’impose est ce que nous avons indiqué dans notre mémorandum : aller dans une transition pour trouver les ressorts qui vont permettre de relancer les fondations de la République. C’est la seule voie pacifique qui puisse permettre aux Togolais d’éviter des convulsions inutiles ».
Il poursuit : « Je pense que c’est la conjonction de ce que nous ferons à l’intérieur du pays et les voies diplomatiques qui sont activées, notamment à la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), à l’Union africaine, pour que ces institutions assument les responsabilités que leur impose l’arrêt de la Cour de justice de la Cédéao. »
La Cour avait été saisie il y a deux ans par 13 partis et organisations suite au changement de Constitution qui a fait passer le Togo à la Ve République et instauré un régime parlementaire supprimant l’élection présidentielle au suffrage universel direct. Une nouvelle Constitution adoptée par une Assemblée nationale dont le mandat était expiré.
Le 3 mai 2025, Faure Gnassingbé, président du pays de 2005 à 2025, avait prêté serment en tant que président du Conseil, une fonction créée suite au changement de Constitution intervenu en 2024.
Source: RFI
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En tournage dans le nord du Togo, deux journalistes ont été arrêtés. Ils seraient au centre d’un bras de fer diplomatique, Lomé espérant ainsi faire plier Paris.
Deux journalistes français sont détenus depuis le 27 juillet par les autorités du Togo, a confirmé mardi soir le ministère des Affaires étrangères. « Ils font l’objet d’une information judiciaire conduite par un juge d’instruction », a signifié le Quai d’Orsay à l’AFP, ajoutant qu’ils ont déjà reçu trois visites consulaires.
Les deux hommes, interpellés alors qu’ils tournaient dans le nord du pays, y réalisaient au nom de la société de production Tony Comiti le tournage d’un épisode de l’émission « Les Routes de l’impossible » pour le compte de France Télévisions.
Une monnaie d’échange pour livrer un journaliste d’investigation
Les autorités justifieraient leur arrestation par l’absence de visa spécial pour le nord du Togo, zone placée sous état d’urgence sécuritaire en raison de menaces djihadistes. Le Quai d’Orsay assure être « pleinement mobilisé », à Paris et à Lomé, sur le sort des deux journalistes, « pour s’assurer de leurs conditions de détention, de leur état de santé et du respect de leurs droits à la défense ».
Pour l’heure, ni France Télévisions ni la société de production Tony Comiti n’ont communiqué sur la situation. Lomé non plus. Mais le journal « L’Alternative » prête au président Faure Gnassingbé l’intention d’échanger les deux Français contre Ferdinand Ayité, un journaliste togolais en exil en France depuis trois ans. Le président serait « de plus en plus agacé par les activités du journaliste d’investigation (…) Pas question de libérer les deux ressortissants français tant (qu’il) n’est pas livré par le gouvernement français au régime de Lomé. »
Un article de « Jeune Afrique » publié le 16 août mentionne plusieurs voyages à Paris du ministre de la Justice du Togo, Pacôme Adjourouvi, pour évoquer « la présence sur le territoire français d’exilés politiques », notamment le cas Ayité.
Ces dernières années, les relations entre les autorités du pays et les médias français se sont dégradés, au point qu’en juin 2025, Radio France internationale et France 24, accusées de relayer des « propos inexacts et tendancieux », ont été interdites d’antenne pour trois mois.
humanite fr
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Le Quai d’Orsay a confirmé, mardi 18 août 2026, l’arrestation au Togo de deux ressortissants français, apportant ainsi des précisions sur une affaire jusque-là entourée de discrétion. Selon le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères, les deux hommes, présentés comme des « réalisateurs » travaillant pour une société de production française, ont été interpellés le 27 juillet dernier.
Les autorités françaises indiquent que les deux ressortissants font désormais l’objet d’une procédure judiciaire au Togo. « Ils font actuellement l’objet d’une information judiciaire conduite par un juge d’instruction », a précisé le Quai d’Orsay, sans toutefois dévoiler les faits qui leur sont reprochés.
Paris assure suivre de près la situation des deux Français détenus au Togo. Depuis leur arrestation, ils ont pu bénéficier de trois visites consulaires, selon le ministère français des Affaires étrangères.
« Les services du ministère, à Paris et à Lomé, sont pleinement mobilisés pour s’assurer de leurs conditions de détention, de leur état de santé et du respect de leurs droits à la défense », a indiqué le Quai d’Orsay.
L’ambassade de France à Lomé ainsi que le Bureau de la protection des détenus à Paris maintiennent par ailleurs des contacts avec l’avocat des deux hommes, leur employeur et leurs familles.
Malgré ces précisions, plusieurs zones d’ombre demeurent autour de cette affaire. Les autorités françaises n’ont pas communiqué l’identité complète des deux ressortissants ni détaillé les circonstances de leur interpellation.
La nature exacte des faits ayant conduit à l’ouverture de l’information judiciaire n’a également pas été précisée. Le statut professionnel des deux hommes, en revanche, a été confirmé : ils sont présentés comme des réalisateurs employés par une société de production française.
Du côté togolais, aucune communication publique n’a, à ce stade, permis d’éclairer davantage les circonstances de cette arrestation ou les charges éventuellement retenues contre les deux ressortissants.
L’affaire reste donc suivie avec attention par les autorités françaises, dans l’attente d’éventuelles précisions de la justice togolaise sur la procédure en cours.
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Plusieurs composantes de l’opposition togolaise semblent amorcer un rapprochement après plusieurs années de divisions. Une conférence de presse qui devait réunir, ce mercredi à Lomé, différents regroupements de l’opposition a finalement été reportée. Mais au-delà de ce report, la cosignature d’un mémorandum sur la situation constitutionnelle du pays par des acteurs jusque-là évoluant dans des cadres distincts constitue un signal politique notable.
La rencontre, initialement prévue au siège de la CDPA, devait réunir notamment la Dynamique pour la Majorité du Peuple (DMP), la Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK-Originale), Lumière pour le Développement dans la Paix (LDP) et le front « Touche Pas à Ma Constitution », ainsi que les formations regroupées au sein du Cadre National de Concertation pour le Changement (CNCC), dont l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC), le Pacte Socialiste pour le Renouveau (PSR), l’ADDI, les FDR et Novation Internationale.
La conférence devait notamment permettre de présenter un mémorandum consacré à la situation constitutionnelle du Togo. Si son report empêche pour l’heure une présentation publique du document, son contenu annoncé révèle une évolution dans les rapports entre les différentes composantes de l’opposition.
Une opposition longtemps divisée
Depuis l’éclatement de la Coalition des 14 (C14), l’opposition togolaise évolue dans un paysage marqué par la multiplication des regroupements et des stratégies.
La C14, constituée en 2017 dans le sillage de la mobilisation politique du 19 août de la même année, avait réussi à rassembler une grande partie de l’opposition autour d’une contestation commune du pouvoir de Faure Gnassingbé. Les divergences apparues notamment à l’approche de la présidentielle de 2020 ont cependant contribué à sa désagrégation.
Depuis lors, deux grands ensembles se sont progressivement distingués. D’un côté, les formations et mouvements réunis autour du CNCC ; de l’autre, les regroupements associés au Manifeste Génération Togo. Malgré leurs différences de structures et de méthodes, ces acteurs partagent plusieurs revendications, notamment la contestation de la nouvelle architecture constitutionnelle et la volonté d’obtenir une évolution politique majeure au Togo.
La décision de la Cour de justice de la CEDEAO comme point de convergence
La décision rendue le 29 janvier 2026 par la Cour de justice de la CEDEAO semble avoir constitué un nouvel élément de rapprochement.
Les acteurs concernés indiquent en effet que leur mémorandum commun a été élaboré à la suite de cet arrêt, présenté comme une qualification particulièrement lourde de la réforme institutionnelle intervenue au Togo.
Cette référence commune pourrait contribuer à rapprocher des formations qui, depuis plusieurs années, mènent leurs actions séparément. La question constitutionnelle devient ainsi un terrain de convergence entre différents courants de l’opposition.
La question d’une transition au cœur des discussions
Autre élément qui retient l’attention : le mémorandum devrait également aborder la perspective d’une transition politique.
Dans le débat politique togolais, la notion de transition renvoie notamment aux revendications en faveur d’un dialogue national, d’une refondation institutionnelle et d’une réorganisation du cadre politique.
Le fait que cette perspective apparaisse dans un document cosigné par des regroupements issus de courants différents pourrait donc traduire une volonté de dépasser les divergences qui ont longtemps empêché l’opposition de parler d’une seule voix.
Une unité encore fragile
Il serait toutefois prématuré de parler déjà d’une nouvelle coalition de l’opposition.
La cosignature d’un mémorandum constitue certes un signal politique important, mais elle ne signifie pas nécessairement la mise en place d’une plateforme commune permanente. Le report de la conférence de presse prévue ce mercredi rappelle d’ailleurs que la coordination entre les différents acteurs reste encore fragile.
L’expérience de la C14 demeure à cet égard un précédent important. Après avoir incarné pendant un temps une dynamique unitaire, cette coalition s’était progressivement heurtée à des divergences stratégiques et politiques.
Pour l’heure, les différentes composantes de l’opposition semblent néanmoins avoir trouvé un terrain commun autour de la situation constitutionnelle du pays et des suites à donner à la décision de la Cour de justice de la CEDEAO.
Reste désormais à savoir si ce rapprochement débouchera sur une véritable stratégie politique commune, capable de s’inscrire dans la durée, ou s’il restera limité à une convergence ponctuelle autour de la question constitutionnelle.
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Depuis que nos voisins de l´est connaissent la démocratie et l´alternance au sommet de l´état, depuis que Mathieu Kérékou, Nicéphore Soglo, Yayi Boni se sont succédé à la tête de l´état béninois, on avait jamais vécu ce retour aux affaires par une porte dérobée, comme le fait aujourd´hui Patrice Talon qui avait démocratiquement remplacé Yayi Boni et qui devrait normalement laisser, à son tour et entièrement, sa place au nouvel élu, Romuald Wadagni.
Oui, les Béninois, en tout cas, ceux qui ne sont pas partisans du président sortant, et ils sont nombreux, et les observateurs extérieurs, n´ont-ils pas le droit de se demander si Patrice Talon n´est pas parti de la présidence pour mieux rester au pouvoir? Avant même que Patrice Talon ne devînt président du sénat, nouvellement mis sur pied à la suite de la révision constitutionnelle de 2025, il se murmurait déjà qu´il y aurait un grand risque que le nouveau président du Bénin, du même bord politique et dauphin de Patrice Talon, soit mis en coupe réglée par ce dernier qui ne lui laisserait pas les mains libres pour gouverner.
Aujourd´hui où Patrice Talon ne s´est nullement gêné, trois mois après la fin de son second mandat, pour se faire élire président d´un sénat avec des pouvoirs exorbitants, devenant ainsi le troisième personnage de l´état, on voit que tout était calculé par lui pour que les choses soient ainsi. Et en se comportant comme il le fait aujourd´hui, nous pouvons affirmer que Monsieur Talon ne s´est nullement soucié du risque que cela pourrait constituer pour la bonne santé de la démocratie de son pays, que nous Togolais, surtout, admirons et prenons toujours en exemple pour mettre à nu le régime de terreur de notre pays. Mais nous souhaitons et espérons que les institutions qui constituent le socle de la démocratie béninoise, comme l´ont voulu ses pères fondateurs, dont en tête Mathieu Kérékou, à la conférence nationale de février 1990, soient solidement bien en place pour résister aux manigances actuelles de Patrice Talon qui est parti sans vraiment partir. Nous espérons que, comme Donald Trump aux USA avec ses velléités dictatoriales, ne pourra pas mettre fin à la démocratie américaine, le Bénin et sa démocratie s´en sortiront sains et saufs malgré le tourbillon actuel voulu par Patrice Talon et ses amis.
Ceci dit, il s´agit après tout de la situation politique au Bénin dont l´actualité actuelle, comparée à ce qui se passe à l´ouest, au Togo, nous renvoie à l´expression allemande: «meckern auf hohem Niveau». Ce qui voudrait dire que nos voisins Béninois, en se plaignant de la situation politique de leur pays, seraient en train de le faire la bouche pleine, ou ils auraient des caprices de riche. Car, il suffit qu´ils se rappellent que leurs frères Togolais ont un problème encore plus coriace, vivent un régime de dictature, de père en fils, aux allures tribalo-familiales, de plus d´un demi-siècle, dont personne ne peut prédire l´issue, pour réaliser que ce qu´ils ont aujourd´hui comme «problème» avec le comportement de Patrice Talon, n´est qu´un petit incident de parcours. N´oublions pas de rappeler que le destin des deux voisins, si proches et si lointains, le Togo et le Bénin, a basculé au début des années ´90. Le deux peuples revenaient de très loin et portaient encore les séquelles de plusieurs décennies de dictature militaire. L´un, le Bénin, parvint à laver son linge sale en famille et réussit sa mue démocratique grâce à la volonté de Mathieu Kérékou. L´autre, le Togo, n´eut pas cette chance, et le dictateur Gnassingbé Éyadéma, aux mains tachées de sang de ses compatriotes, jura la perte de son peuple et remit le témoin à son fils Faure Gnassingbé qui, après 21 ans au pouvoir, continue à exécuter fidèlement le maléfique testament de son père, en faisant voir de toutes les couleurs à ses compatriotes sur tous les plans.
Comme on le voit, et malgré les gymnastiques actuelles du président sortant béninois pour ne pas lâcher complètement le pouvoir, à côté du drame togolais, nos frères et voisins de l´est peuvent s´estimer heureux, et nous sommes persuadés que les institutions politiques de leur pays sont si bien ancrées et acceptées par tous, que l´épisode «Patrice Talon et ses amis» passera sans grands dégâts sur l´avenir démocratique du Bénin.
Et comme nous le mentionnions dans le titre de l´article, par rapport à ce qui se passe au Togo avec le régime Gnassingbé qui n´a aujourd´hui pour ennemi que son peuple, pendant que beaucoup de dirigeants autour de nous ne travaillent que pour le bonheur de leurs populations, nous pouvons affirmer sans nous tromper qu´entre le Bénin et le Togo, politiquement parlant, c´est le jour et la nuit.
Vivement qu´un jour nouveau se lève, d´une façon ou d´une autre, pour générer des dirigeants qui puissent faire en sorte que le Togo, aujourd´hui en lambeaux, redevienne une nation digne et respectée; au sein de laquelle, le respect de la vie, de la dignité humaine et les besoins primaires du citoyen sont au centre des préoccupations des premiers responsables du pays.
Samari Tchadjobo
Allemagne
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Vous êtes commerçante à Adawlato, enseignant à Sokodé, chauffeur à Kara, étudiante à Lomé, ou loin d’ici, dans la diaspora, à suivre le pays par téléphone. Peu importe d’où vous regardez : le constat est le même.
Depuis mai 2025, le pays a un président de la République. Il est censé accréditer les ambassadeurs, recevoir les diplomates, gracier à titre individuel.
C’est tout.
Le pouvoir réel, défense, sécurité, diplomatie, nominations, règlements, grâces collectives, appartient à un « président du Conseil », fonction créée sur mesure pour l’homme qui dirige le pays depuis vingt ans, après un père qui l’a dirigé trente-huit ans avant lui.
Un Sénat existe désormais. Sur soixante et un sièges, vingt sont nommés directement par ce même président du Conseil. Une chambre censée le contrôler, en partie choisie par lui.
Le 2 décembre dernier, il s’est présenté devant le Parlement pour son discours sur l’état de la nation. Face à lui, cent treize sièges, dont trois pour l’opposition.
Aucune séance de questions.
Aucun débat contradictoire.
Une chambre d’enregistrement, pas un contre-pouvoir.
Ce ne sont pas des opinions. Ce sont des chiffres qu’on peut vérifier, un à un.
On a rebaptisé la fonction. On n’a pas redistribué le pouvoir. C’est un même homme, dans le même fauteuil, avec un nouveau titre sur la porte du bureau.
Ce constat, l’essayiste Mohamed Madi Djabakate le documente avec précision dans son dernier texte. Ceux qui veulent aller plus loin dans les chiffres et les textes de loi le trouveront là-bas.
Le lien est en commentaire.
Un peuple qu’on habitue à regarder les titres finit par oublier de compter les mains qui tiennent réellement les clés.
Je suis Gnimdéwa Atakpama. Je raconte l’Afrique en griot, je l’analyse en stratège et je la défends en citoyen.
#Togo #EtatDeDroit #Democratie
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L’École nationale polytechnique (ENP) lance son concours d’entrée au titre de l’année académique 2026. L’annonce a été faite par le ministère de l’Éducation nationale et le ministère délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Le recrutement est ouvert aux nouveaux bacheliers désireux de poursuivre une formation d’ingénieur ou de technicien supérieur.
Deux parcours sont proposés aux candidats. Il s’agit du cycle Ingénieur, d’une durée de cinq ans et sanctionné par un diplôme de niveau Bac+5, et du cycle Technicien supérieur, d’une durée de trois ans, débouchant sur une Licence professionnelle. Les formations seront dispensées sur les campus de l’ENP à Lomé et à Kara.
Plusieurs spécialités proposées à Lomé et Kara
À Lomé, sur le site du Lycée scientifique de Lomé, le cycle Ingénieur offre six spécialités : Génie civil, Génie électrique, Génie mécanique, Informatique et Systèmes, Intelligence artificielle et Big Data, ainsi que Logistique et Transport.
Le parcours Technicien supérieur propose cinq spécialités, à savoir Génie civil, Génie électrique, Génie mécanique, Génie logiciel et Systèmes et réseaux informatiques.
À Kara, sur le campus Nord de l’Université de Kara, les candidats au cycle Ingénieur pourront opter pour la Sécurité informatique et cybersécurité, le Génie civil ou le Génie énergétique et habitat.
Pour le parcours Technicien supérieur, quatre spécialités sont ouvertes : Maintenance industrielle et services, Équipements agro-industriels, Génie logiciel, ainsi qu’Exploitation et maintenance des installations d’eau et d’assainissement.
Qui peut faire acte de candidature ?
Pour le cycle Ingénieur, le concours est ouvert aux titulaires d’un baccalauréat deuxième partie des séries C, D ou E, ou d’un diplôme équivalent obtenu à partir de 2025.
Pour le parcours Technicien supérieur, peuvent candidater les titulaires d’un baccalauréat deuxième partie des séries C, D, E, F1, F2, F3, F4 ou Ti, ou d’un diplôme équivalent obtenu à partir de 2025.
Le dossier de candidature doit notamment comprendre une demande manuscrite adressée au Directeur général de l’ENP, précisant le campus choisi, le parcours souhaité ainsi que deux spécialités classées par ordre de préférence.
Les candidats devront également fournir un extrait légalisé de l’acte de naissance, un curriculum vitae détaillé, les relevés de notes légalisés des deux parties du baccalauréat et un certificat médical attestant leur aptitude à exercer le métier d’ingénieur ou de technicien supérieur.
Le dossier devra être complété par l’original du reçu de paiement des frais de candidature, fixés à 10 000 francs CFA. Le paiement doit être effectué auprès d’Ecobank Togo sur le compte indiqué dans le communiqué.
Dépôt des dossiers du 17 août au 11 septembre
Le dépôt des candidatures est prévu du 17 août au 11 septembre 2026, les jours ouvrables, de 8 heures à 15 heures.
Les dossiers pourront être déposés notamment à l’École nationale polytechnique de Lomé, à la Direction des affaires académiques et de la scolarité (DAAS) de l’Université de Kara, ainsi que dans les directions régionales de l’éducation de Tsévié, Atakpamé, Kpalimé, Sokodé et Dapaong.
Le processus de sélection se déroulera en trois étapes. Une première phase de présélection sur étude des dossiers est prévue le 18 septembre 2026. Les candidats retenus seront ensuite convoqués pour l’épreuve écrite, fixée au 30 septembre 2026, sur le campus choisi lors de la candidature.
L’épreuve écrite portera sur les mathématiques, les sciences physiques et un test psychotechnique. Les candidats présélectionnés devront se munir d’une carte nationale d’identité valide ou d’une carte d’identité scolaire de l’année 2025-2026.
La sélection définitive est prévue le 2 octobre 2026. Les candidats admis seront publiés par ordre de mérite sur la base des résultats obtenus à l’épreuve écrite.
Pour toute information complémentaire, les candidats sont invités à se rapprocher du secrétariat de l’ENP à Lomé ou de la DAAS de l’Université de Kara.
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La prison n’est pas une fin de parcours de vie. Mais au regard des conditions exécrables de détention en Afrique en général et au Togo en particulier, les prisons sont devenues des enfers du fait de la surpopulation carcérale suffocante. La situation à la prison civile de Lomé est la plus dramatique.
A la date du 1er mars 2025, ce centre pénitentiaire comptait 2 448 détenus, soit une surpopulation de 368 %, selon le Collectif des Associations de lutte contre l’Impunité au Togo (CACIT). Une prison qui a une capacité d’accueil de 600 pensionnaires, en héberge jusqu’à plus de 2.000. Le bâtiment des femmes est moins surpeuplé, avec un peu plus de 100 personnes pour 80 places d’après les données de mars 2025.
Une cellule d’environ 6 mètres sur 4,5 mètres loge jusqu’à 70 détenus. Pendant la période de « nuit », qui débute à 17 heures et se termine à 6 heures, les prisonniers se relaient pour dormir : certains allongés, d’autres debout.
A vrai dire, ce n’est pas un lieu correctionnel mais un vrai mouroir
Le taux moyen de surpopulation dans les prisons togolaises est de 222 % selon le (CACIT). Inconcevable à ce 21ème siècle avancé. La principale raison de cette situation demeure la détention préventive excessive avec pour corolaire perte d’emploi, éclatement familial, traumatismes psychologiques et ce, pour une personne qui sera parfois acquittée à la fin de la procédure. On enregistre souvent des décès évitables. Jusque-là, il n’existe aucun mécanisme concret pour faire face efficacement à ce drame qui n’a fait que trop de victimes.
Et si le Togo s’inspirait de l’approche sénégalaise ?
A travers une circulaire du ministre de la Justice, garde des Sceaux, Me Moussa Sarr, adressée le 10 juillet 2026 aux procureurs généraux, procureurs de la République et délégués du procureur intitulée « Rationalisation du recours aux mandats de dépôt et traitement pénal des affaires à caractère civil ou commercial », cette circulaire rappelle les orientations déjà fixées par plusieurs textes antérieurs, notamment ceux relatifs à la réduction des mandats de dépôt, à la lutte contre le surpeuplement carcéral, à la limitation des longues détentions provisoires, au traitement des affaires à caractère civil ou commercial ainsi qu’au suivi des dossiers en cours d’instruction. Elle s’inscrit également dans le prolongement de la circulaire de politique pénale générale n°00246 MJ/DACG/MN du 14 janvier 2019.
Dans ce document, le ministre réaffirme « l’exigence pour les procureurs de rationaliser le recours systématique aux mandats de dépôt afin d’éviter les cas de détention non nécessaire ».
Selon Me Moussa Sarr, l’analyse des statistiques disponibles montre que peu de parquets appliquent effectivement les orientations déjà données, tandis que les établissements pénitentiaires demeurent confrontés à une surpopulation persistante.
« Cette situation influe négativement sur la gestion des détenus, l’environnement carcéral ainsi que sur l’utilisation des crédits de fonctionnement des prisons, tout en compromettant le respect par l’État du Sénégal de ses engagements internationaux et des standards relatifs aux bonnes conditions de détention », souligne le garde des Sceaux.
Le ministre indique également avoir constaté que certaines procédures relatives à des créances ou à des dettes continuent d’être traitées par les services d’enquête, avec des mesures de contrainte qui ne laissent parfois aux personnes mises en cause d’autre choix que de s’acquitter du paiement réclamé.
Six principales orientations
Face à cette situation, il demande aux procureurs d’adopter une politique pénale davantage conforme aux principes rappelés dans les précédentes circulaires et de mettre en œuvre, sans délai, plusieurs mesures destinées à améliorer la gestion de la population carcérale.
La circulaire énumère ainsi six principales orientations : à privilégier les modes alternatifs de règlement des différends, dans les affaires à connotation financière (escroquerie, abus de confiance), lorsque la personne poursuivie prend notamment des engagements réalistes acceptés par la victime ;
-favoriser, au stade des poursuites, le recours à la mise en liberté, surtout lorsque la personne poursuivie offre des garanties suffisantes de représentation et que la procédure concerne des infractions ne causant pas un trouble considérable à l’ordre public ;
-veiller à la tenue régulière des réunions des Commissions pénitentiaires consultatives de l’aménagement des peines, des Comités de l’aménagement des peines et promouvoir la mise en œuvre effective des modes d’aménagement des peines, en particulier le placement sous surveillance électronique qui offre, dans une certaine mesure, les mêmes avantages que la détention ;
-assurer le suivi diligent des dossiers pendants dans les cabinets d’instruction et procéder à l’enrôlement rapide des affaires renvoyées devant les juridictions de jugement ;
-veiller à ce que les plaintes portant sur des faits de nature civile ou commerciale soient classées, requérir le refus d’informer pour les plaintes avec constitution de partie civile portant sur de tels faits et veiller à ce que les services d’enquête ne connaissent pas de ce type de plaintes ni ne prennent des mesures de contrainte (garde à vue) sur cette base ;
-procéder à des visites régulières des services d’enquête et des établissements pénitentiaires de vos ressorts respectifs.
« Je reste attentif à l’exécution diligente de la présente circulaire que vous classerez au registre ad hoc de vos parquets et dont vous me rendrez compte de toute difficulté dans sa mise en œuvre », a conclu le ministre de la Justice.
Même si cette circulaire suscite des interrogations chez certains justiciables et établissements bancaires, qui se demandent comment recouvrer des créances ou régler des litiges commerciaux sans mesures de contrainte, elle est bien accueillie par l’Observateur National des Lieux de Privation de Liberté(ONLPL).
Il apparait que la circulaire est une approche palliative aux abus de tous ordres dans le monde judiciaire sénégalais.
Au regard de la situation dramatique togolaise, il y a nécessité de s’inspirer du Sénégal tout en évitant d’allonger la liste des prisonniers d’opinion. La déshumanisation de la prison au Togo a assez fait de victimes.
Kokou AGBEMEBIO
Source : Lecorrecteur.tg
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La Journée mondiale de lutte contre la traite des êtres humains a été célébrée le 30 juillet dernier. La situation reste alarmante au Togo. Selon le Rapport 2024 du Département d’État américain, le Togo reste classé « Tier 2 », c’est-à-dire un pays où le phénomène augmente.
Pays d’origine, de transit et de destination des victimes, il incarne les fragilités d’une société où la pauvreté et le manque d’opportunités ouvrent la porte à toutes les formes d’exploitation.
Si les autorités déploient des efforts, les normes minimales pour éradiquer ce fléau ne sont pas encore atteintes. Le Togo est devenu un désert d’infrastructures et d’opportunités qui puissent retenir ses filles et ses fils. En 2023, 183 victimes ont été identifiées, 46 procédures judiciaires engagées et 18 condamnations prononcées.
La Journée mondiale de lutte contre la traite des êtres humains a été célébrée le 30 juillet dernier. La situation reste alarmante au Togo. Selon le Rapport 2024 du Département d’État américain, le Togo reste classé « Tier 2 », c’est-à-dire un pays où le phénomène augmente. Pays d’origine, de transit et de destination des victimes, il incarne les fragilités d’une société où la pauvreté et le manque d’opportunités ouvrent la porte à toutes les formes d’exploitation.
Si les autorités déploient des efforts, les normes minimales pour éradiquer ce fléau ne sont pas encore atteintes. Le Togo est devenu un désert d’infrastructures et d’opportunités qui puissent retenir ses filles et ses fils. En 2023, 183 victimes ont été identifiées, 46 procédures judiciaires engagées et 18 condamnations prononcées.
Derrière ces chiffres, des vies brisées : enfants privés d’enfance, femmes exploitées, jeunes réduits au travail forcé, à la mendicité ou à des activités dangereuses. Domestiques, agriculteurs, commerçants ambulants ou victimes d’exploitation sexuelle, ils sont nombreux à subir cette violence silencieuse.
Mais au-delà des statistiques, une question émerge : la précarité généralisée ne favorise-t-elle pas l’exploitation humaine ? Chômage, pauvreté, accès limité aux services essentiels… Des milliers de familles luttent au quotidien.
Dans ce contexte, les promesses mensongères des réseaux criminels trouvent un écho favorable auprès de leurs victimes. Des parents désespérés confient leurs enfants à des inconnus, croyant leur offrir un avenir meilleur. Des jeunes, assoiffés de perspectives, tombent dans les pièges de l’esclavage moderne.
Les médias togolais rapportent régulièrement les difficultés économiques, la détresse des jeunes, les tensions sociales et les débats sur les libertés publiques. Si la traite des êtres humains ne se confond pas avec toutes les formes de précarité, la vulnérabilité sociale crée un terreau fertile pour les abus. Une société où l’avenir semble bouché est une société où les exploiteurs prospèrent.
La lutte contre la traite ne peut se limiter à la répression des trafiquants. Elle doit s’attaquer aux racines du mal : réduire la pauvreté, garantir l’accès à l’éducation, créer des opportunités économiques et restaurer la confiance entre les citoyens et les institutions. Protéger les victimes identifiées est essentiel, mais agir sur les causes profondes l’est tout autant.
En cette Journée mondiale, rappelons-le : derrière chaque chiffre, il y a un visage, une histoire, une dignité bafouée. Et une urgence collective : ne plus laisser la précarité dicter le destin des plus fragiles.
Source : lalternative.info
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Le gouvernement togolais poursuit le renforcement de la discipline au sein de l’administration publique. Réuni en Conseil des ministres ce mardi 4 août sous la présidence de Faure Essozimna Gnassingbé, Président du Conseil, l’exécutif a dressé un bilan des mesures disciplinaires prises à l’encontre des agents de l’État.
Présentée par le ministre de la Fonction publique, du Travail et du Dialogue social, cette communication révèle qu’entre 2025 et 2026, 132 fonctionnaires ont fait l’objet de sanctions disciplinaires. Parmi eux, 78 ont été licenciés pour des manquements jugés contraires aux obligations statutaires.
Selon le gouvernement, les sanctions prononcées concernent notamment des absences irrégulières, des abandons de poste, des violations des règles d’éthique et de déontologie, ainsi que des fraudes liées à des actes ou documents administratifs.
Les autorités expliquent que ces mesures résultent des contrôles réguliers effectués par les services compétents, chargés de vérifier les situations administratives des agents, d’assurer le suivi de leurs carrières et de détecter les irrégularités pouvant nuire au bon fonctionnement de l’administration. Les procédures disciplinaires sont engagées conformément aux textes législatifs et réglementaires en vigueur.
Cette démarche s’inscrit dans le cadre des réformes engagées depuis plusieurs années pour moderniser l’administration publique. Le gouvernement met notamment l’accent sur la numérisation de la gestion des ressources humaines, la sécurisation des dossiers administratifs et le renforcement des mécanismes de contrôle, avec pour objectif d’améliorer l’efficacité du service public.
Pour l’exécutif, les dispositifs disciplinaires répondent à une double exigence : garantir le respect des obligations professionnelles des agents publics et assurer la continuité du service public. Les sanctions les plus sévères, à l’image du licenciement, sont réservées aux manquements considérés comme incompatibles avec les exigences du statut de la fonction publique.
À l’issue de cette communication, le Conseil des ministres a réaffirmé que cette politique participe à la moralisation de l’administration et au renforcement de la bonne gouvernance. Le Président du Conseil a, à cet effet, invité les membres du gouvernement à poursuivre leur collaboration avec les services compétents afin de consolider les dispositifs de contrôle et de prévention des irrégularités au sein de l’administration publique.Vous pouvez également titrer cet article de l’une des façons suivantes :
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Le Conseil des ministres s’est réuni ce mardi 04 août 2026, sous la présidence de Faure Essozimna GNASSINGBE, Président du Conseil. Au cours des travaux, le Conseil a examiné et adopté deux (02) projets de loi, trois (03) décrets et écouté trois (03) communications.
1. Au titre des projets de loi
• Le Conseil a adopté le projet de loi autorisant l’adhésion du Togo aux statuts portant création du Centre international pour le génie génétique et la biotechnologie (ICGEB), adoptés le 13 septembre 1983 à Madrid, en Espagne
Le Centre international pour le génie génétique et la biotechnologie (ICGEB) est une organisation de coopération scientifique créée en 1983, qui œuvre à la formation, au renforcement des capacités et au transfert de technologies dans le domaine des sciences de la vie.
Le projet de loi adopté autorise l’adhésion du Togo aux statuts de cette organisation, en vue de renforcer les capacités nationales en matière de recherche, d’innovation et de biotechnologie. Cette adhésion permettra aux institutions de recherche, aux universités, aux enseignants-chercheurs et aux étudiants togolais d’accéder à des programmes de formation, des bourses, des mobilités scientifiques et des projets de recherche collaboratifs, notamment dans les domaines de la santé, de l’agriculture, de la sécurité alimentaire et de la protection de l’environnement.
• Le Conseil a ensuite adopté le projet de loi autorisant l’adhésion du Togo à la Convention supprimant l’exigence de la légalisation des actes publics étrangers dite « Convention Apostille », adoptée le 5 octobre 1961 à la Haye, aux Pays-Bas.
La Convention Apostille vise à simplifier la reconnaissance internationale des actes publics en substituant à la procédure traditionnelle de légalisation, une formalité unique consistant en la délivrance d’une apostille par l’autorité compétente de l’Etat d’origine et attestant l’authenticité de la signature, la qualité du signataire et, le cas échéant, l’identité du sceau ou du timbre apposé sur l’acte. L’adhésion du Togo à cette Convention permettra de réduire les formalités administratives, de renforcer la sécurité juridique des échanges internationaux, de lutter contre la fraude documentaire et d’améliorer le climat des affaires.
2. Au titre des décrets
• Le Conseil a adopté deux (02) projets de décret portant respectivement nomination de magistrats stagiaires et de magistrats militaires stagiaires
Ces décrets consacrent la nomination de vingt-trois (23) auditeurs de justice ainsi que de cinq (05) agents des forces de défense et de sécurité, ayant achevé leur formation au Centre de formation des professions de justice. Ces nominations, intervenues conformément aux dispositions légales en vigueur et après avis favorable du Conseil supérieur de la magistrature, achèvent leur intégration dans les corps de la magistrature civile et militaire, et les habilitent à exercer leurs fonctions.
L’adoption de ces décrets s’inscrit dans la politique de renforcement des capacités de l’appareil judiciaire. Elle contribuera à consolider les effectifs des juridictions, à améliorer le fonctionnement du service public de la justice et à garantir aux justiciables, l’accès à une justice de qualité.
• Le Conseil des ministres a ensuite adopté le décret autorisant la délivrance d’une licence d’établissement et d’exploitation de réseaux de communications électroniques à la société E-space Togo
Dans le cadre de la poursuite de sa stratégie de transformation numérique, le gouvernement œuvre au renforcement de l’attractivité du secteur des communications électroniques et à l’élargissement de l’offre de services numériques innovants au service du développement économique et de la modernisation de l’action publique.
A cet effet, le décret adopté autorise la délivrance à la société E-Space Togo d’une licence d’établissement et d’exploitation de réseaux de communications électroniques pour la fourniture de services basés sur l’Internet des objets (IoT), pour une durée de cinq (05) ans renouvelable. L’octroi de cette licence contribuera au renforcement de l’écosystème numérique national et au développement de solutions intelligentes au bénéfice de l’administration, des entreprises et des populations.
3. Au titre des communications
• Le Conseil des ministres a écouté une communication relative aux mesures d’amélioration de la salubrité publique à Lomé, présentée par le ministre de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme La salubrité urbaine constitue un enjeu majeur de gouvernance, de santé publique, de protection de l’environnement et d’attractivité des territoires.
Malgré les efforts engagés par le gouvernement, la gestion de la salubrité urbaine demeure confrontée à des défis liés notamment aux capacités de collecte et de traitement des déchets, à la coordination des acteurs et aux comportements inciviques.
Face à ces défis, le gouvernement prévoit des actions prioritaires qui porteront notamment sur la mise en place d’une brigade de protection du cadre de vie et de salubrité publique, l’entretien des axes prioritaires, la suppression des dépôts sauvages, le curage des ouvrages d’assainissement et le renforcement de la sensibilisation des populations.
Le gouvernement prévoit également la mise en place d’un dispositif intégré de collecte, de traitement et de valorisation des déchets, ainsi que la poursuite des investissements dans les infrastructures d’assainissement.
Le gouvernement appelle les populations à faire davantage preuve de responsabilité et de civisme dans la préservation du cadre de vie. Le Président du Conseil a instruit les ministres concernés d’accélérer la mise en œuvre des mesures envisagées, de renforcer la coordination des acteurs impliqués et d’assurer un suivi régulier des actions engagées en vue d’une amélioration durable de la salubrité publique.
• Le Conseil des ministres a ensuite écouté une communication relative aux sanctions prises sur la période 2025-2026 dans le cadre du renforcement de l’éthique, de la déontologie au sein de l’administration publique, présentée par le ministre de la fonction publique, du travail et du dialogue social
Dans le cadre de la modernisation de l’administration publique et du renforcement de l’efficacité du service public, le gouvernement poursuit la consolidation des mécanismes de contrôle, de suivi de carrière et de vérification de la régularité des situations administratives des fonctionnaires. Ces dispositifs permettent d’identifier et de traiter les manquements aux obligations statutaires, notamment les absences irrégulières, les abandons de poste, les atteintes aux règles d’éthique et de déontologie, ainsi que les cas de fraude portant sur des actes ou documents administratifs.
Au titre des années 2025 et 2026, cent trente-deux (132) fonctionnaires ont fait l’objet de sanctions disciplinaires, dont soixante-dix-huit (78) licenciements, conformément aux dispositions législatives et réglementaires en vigueur. Ces mesures s’inscrivent dans une démarche permanente de moralisation et de bonne gouvernance administrative.
Le Président du Conseil a invité les membres du gouvernement à poursuivre la collaboration avec les services compétents en vue du renforcement des mécanismes de contrôle et de prévention.
• Le Conseil des ministres a enfin écouté une communication relative à la gestion des pluies diluviennes des 28 et 29 juin 2026, présentée par le ministre de la sécurité Suite aux fortes précipitations enregistrées les 28 et 29 juin 2026, notamment dans le district autonome du Grand Lomé et plusieurs régions du pays, le gouvernement a activé le dispositif national de réponse aux catastrophes. Sous la coordination du ministère chargé de la sécurité, à travers l’Agence nationale de la protection civile (ANPC), les différents acteurs de la plateforme nationale de réduction des risques de catastrophes ont été mobilisés pour conduire les opérations de secours.
Le bilan fait état de cinq (05) décès, de 26 603 personnes affectées, ainsi que d’importants dégâts sur les habitations, les infrastructures routières et les ouvrages d’assainissement. Les besoins d’assistance identifiés s’élèvent à 1 142 375 583 francs CFA et feront l’objet d’une réponse humanitaire comprenant notamment des appuis alimentaires, des kits d’hygiène et d’assainissement ainsi que des kits médicaux. Le Président du Conseil salue la mobilisation de l’ensemble des acteurs ayant contribué à limiter les conséquences de ces intempéries et exprime sa compassion aux familles endeuillées ainsi qu’aux personnes touchées. Il appelle les populations à la vigilance et au respect des consignes de sécurité.
Fait à Lomé, le 04 août 2026
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Le gouvernement togolais renforce son soutien aux populations touchées par les violentes pluies des 28 et 29 juin 2026. Réuni en Conseil des ministres le mardi 4 août à Lomé, l’exécutif a fait le point sur les mesures de prise en charge des sinistrés, annonçant une enveloppe de 1,142 milliard de FCFA destinée à l’assistance humanitaire.
Selon la communication présentée par le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, les intempéries ont causé d’importants dégâts dans le Grand Lomé ainsi que dans plusieurs autres localités du pays. Le bilan officiel fait état de cinq décès et de 26 603 personnes affectées, sans compter les nombreuses habitations, routes et ouvrages d’assainissement endommagés.
Face à cette situation, le gouvernement indique avoir activé, dès les premières heures de la catastrophe, le dispositif national de réponse aux catastrophes. Sous la coordination du ministère de la Sécurité, l’Agence nationale de la protection civile (ANPC) a mobilisé les différents acteurs de la plateforme nationale de réduction des risques de catastrophes afin de mener les opérations de secours et d’assistance.
Au-delà de la phase d’urgence, l’État prévoit un accompagnement humanitaire évalué à 1 142 375 583 FCFA. Cette enveloppe permettra de fournir des vivres aux ménages sinistrés, des kits d’hygiène et d’assainissement pour prévenir les risques sanitaires, ainsi que des kits médicaux destinés aux personnes affectées.
À l’issue des échanges, le président du Conseil a salué l’engagement de tous les acteurs mobilisés dans la gestion de cette catastrophe. Il a également présenté ses condoléances aux familles des victimes et exprimé sa solidarité envers les populations touchées, tout en appelant les citoyens à observer les consignes de sécurité et à faire preuve de vigilance face à la persistance des fortes pluies.
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Par Armando
Le monde accélère. L’Afrique, malgré ses immenses ressources et son potentiel humain, peine encore à suivre le rythme. Mais au sein même de ce continent en quête de rattrapage, certains pays tentent de bouger les lignes. Et le Togo?
La grande mutation du monde ne cesse de s’accélérer. Innovation, industrialisation, intelligence artificielle, recherche scientifique, transition énergétique, transformation numérique…tous les continents sont engagés dans une course dont personne ne connaît encore véritablement la ligne d’arrivée. Une chose est certaine, ceux qui avancent lentement risquent de dépendre longtemps de ceux qui courent plus vite.
Dans cette compétition mondiale, l’Afrique reste en retard. Le constat n’est pas nouveau, mais il devient de plus en plus difficile à accepter, car le continent est loin d’être pauvre en potentiels. Son sous-sol alimente une partie des industries mondiales, sa population est l’une des plus jeunes de la planète, sa main-d’œuvre est considérable et ses talents s’illustrent dans les universités, les entreprises et les centres de recherche à travers le monde. Le continent possède une partie de ce dont le monde a besoin, mais dépend encore largement du monde pour transformer ce qu’il possède.
L’Afrique exporte ses matières premières et importe souvent les produits finis. Elle forme des talents qu’elle peine à retenir. Elle possède des terres, des minerais, une jeunesse nombreuse et des marchés en expansion, mais reste encore trop peu présente dans les secteurs où se construit la puissance de demain.
Le retard africain n’est donc plus seulement économique. Il est industriel, technologique, scientifique, éducatif, mais surtout politique et stratégique. Aucune économie ne se transforme durablement sans vision. Derrière les grandes puissances industrielles d’aujourd’hui, il y a eu des choix, des investissements, des sacrifices et surtout une capacité à penser au-delà du prochain mandat présidentiel ou de la prochaine crise.
Dans plusieurs pays d’Afrique, l’économie reste trop souvent prisonnière de la politique. Les ressources publiques servent davantage à entretenir des systèmes de pouvoir qu’à préparer l’avenir. La question n’est donc pas seulement de savoir combien un pays possède, mais ce qu’il fait de ce qu’il possède.
Routes, écoles, hôpitaux et infrastructures sont nécessaires. Mais le développement ne peut plus se limiter à construire. Il faut aussi produire, inventer, transformer, rechercher, former et créer de la valeur.
Certains pays africains tentent, chacun avec son modèle, ses réussites, ses contradictions et ses limites, de s’en sortir. Le Rwanda s’est imposé dans les débats sur la gouvernance et la transformation numérique. Le Bénin cherche à renforcer son attractivité et à moderniser certains secteurs. Le Burkina Faso, dans un contexte politique et sécuritaire très particulier, affiche une volonté de souveraineté et de transformation locale.
Ces expériences ne sont pas des modèles parfaits. Elles peuvent être discutées et critiquées, mais elles ont au moins le mérite de poser la question de la direction que doit prendre un pays.
Le Togo est-il dans cette course ? Des infrastructures ont été réalisées comme bon semble, des services se sont numérisés, des ambitions économiques sont affichées et Lomé conserve des atouts importants, notamment par sa position géographique et son ouverture sur la mer. Mais dans une course, avancer ne suffit pas toujours. Il faut aussi regarder à quelle vitesse avancent les autres.
Quelle industrie togolaise porte aujourd’hui une ambition continentale? Quelle grande innovation technologique née au Togo s’impose dans la sous-région? Quelle place le pays occupe-t-il dans la recherche scientifique africaine? Quels moyens sont réellement accordés aux chercheurs, aux inventeurs, aux jeunes entrepreneurs et aux créateurs? Quelle vision industrielle prépare le pays à l’économie des vingt prochaines années? Ces questions ne signifient pas qu’il n’existe rien. Elles interrogent l’ampleur, la visibilité et l’impact de ce qui se fait.
Il est vrai que le pays ne manque pas d’intelligence. Il ne manque pas de jeunes capables de créer, d’innover ou d’entreprendre. Mais combien de ces talents disposent réellement de l’environnement nécessaire pour passer d’une bonne idée à une entreprise solide, d’une invention à une industrie, d’une recherche universitaire à une solution concrète?
Un pays ne devient pas innovant simplement parce qu’il possède des jeunes talentueux. Il le devient lorsqu’il construit autour d’eux un système capable de les former, de les financer, de les protéger et de leur ouvrir des marchés.
Sans cet écosystème, les meilleurs partent, abandonnent ou restent invisibles.
Et lorsque les talents quittent le pays pour réussir ailleurs, la nation peut célébrer leur réussite individuelle, mais elle doit aussi avoir le courage de se demander pourquoi leur potentiel a besoin d’un autre territoire pour pleinement s’exprimer.
Le Togo reste encore largement consommateur de solutions conçues ailleurs. Téléphones, logiciels, machines, équipements industriels et technologies. Une grande partie de ce qui structure la vie moderne vient de l’extérieur. La véritable question du développement reste simple : qu’est-ce que le Togo veut produire pour lui-même et pour le monde? Le moment, rien, à part une nouvelle carte du monde, la médiation dans les conflits, l’accueil de conférences internationales…
Le pays ne peut évidemment pas tout fabriquer. Aucun pays ne le peut. Mais il doit choisir ses batailles. Identifier les secteurs dans lesquels il possède un avantage, investir durablement et construire une expertise capable de dépasser ses frontières. Sans cela, le développement risque de demeurer une succession de projets, comme on en vus ces dernières années dans l’agriculture par exemple.
Source : Sikaajournal
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Les coupures d’électricité observées ce mercredi 29 juillet dans plusieurs localités du Togo sont liées à une panne sur le réseau électrique ghanéen. C’est l’information communiquée par la Compagnie Énergie Électrique du Togo (CEET), qui précise que la perturbation est indépendante de son système de distribution.
Dans un communiqué, la société indique que l’incident est survenu à 03h10, à la suite d’une perte de tension du système électrique du Ghana. Cette défaillance a provoqué une interruption de l’énergie importée par le Togo, entraînant des perturbations dans certaines zones du réseau national de distribution.
Face à cette situation, la CEET affirme avoir immédiatement mobilisé ses moyens de production afin de réduire autant que possible les impacts sur l’alimentation en électricité. Les équipes techniques de la CEET et de la Communauté Électrique du Bénin (CEB) travaillent en coordination avec leurs homologues ghanéens pour rétablir le fonctionnement normal du système électrique dans les meilleurs délais.
En attendant un retour complet à la normale, la compagnie invite les abonnés à débrancher leurs appareils électriques pendant les périodes de coupure et à ne les rebrancher qu’une fois l’alimentation rétablie, afin de les protéger contre d’éventuelles surtensions.
La Direction générale de la CEET présente ses excuses à sa clientèle pour les désagréments occasionnés et remercie les usagers pour leur compréhension.
Togoactualité
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Un drame s’est produit à Djagblé, dans la périphérie de Lomé, où un jeune homme de 29 ans, identifié sous le prénom de Moïse, a été retrouvé sans vie au bord de la route, à proximité de sa moto.
D’après les premières informations recueillies, la victime avait quitté Attiégou au cours de la nuit. Son corps a été découvert quelques heures plus tard dans des circonstances qui restent encore à élucider.
Selon des témoignages, des traces pouvant être liées au passage d’un troupeau de bœufs ont été relevées sur les lieux du drame. À ce stade, aucun élément ne permet toutefois d’établir un lien entre ces indices et le décès du jeune homme.
Alertées, les forces de l’ordre se sont rendues sur place pour effectuer les premières constatations. Une enquête a été ouverte afin de déterminer les circonstances exactes de cette mort et d’établir les responsabilités éventuelles.
En attendant les conclusions des investigations, la famille de la victime ainsi que les habitants de Djagblé demeurent dans l’attente de réponses sur les causes de ce drame.
Avec Afriquenligne
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Aucun pays ne vit sans dette. C’est le slogan des laudateurs du pouvoir togolais. Presque chaque mois, le Togo a recours au marché de l’UMOA pour régler ses urgences. Parmi les emprunts, celui dénommé « Sukuk État du Togo 6,50 % 2016-2026 » a été le plus cocasse.
Cet emprunt islamique a été lancé du 20 juillet au 10 août 2016 sur le marché financier de l’UEMOA pour un montant de 150 milliards FCFA pour dit-on soutenir des projets de développement économique et social.Mais en dix ans, à quoi ont servi effectivement ces dettes dont l’État du Togo procédera le 17 août 2026 au paiement des profits semestriels et au remboursement du capital pour un montant total de 10, 957 milliards FCFA?
Pour la Direction générale de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) il s’agit du dernier remboursement du capital. Par conséquent, le titre Sukuk État du Togo 6,50 % 2016-2026 sera suspendu de la cotation à partir du vendredi 14 août 2026.C’est une réalité glaçante qui rythme la gouvernance soporifique du Togo, une bonne partie du budget sert au remboursement de la dette extérieure. Ce qui justifie le très peu de projets d’investissements.
Mais lorsque le Togo se lance à fond dans la course à la dette pour des projets foireux, la misère de la population ne peut que s’aggraver. Même pour le remboursement, pourquoi le gouvernement fait-il la part belle à l’extérieur alors que la dette intérieure s’accroit et fauche la plupart des opérateurs économiques nationaux ? Si on repose sérieusement le bilan des 150 milliards de « Sukuk État du Togo 6,50 % 2016-2026 », qu’est-ce que le Togo a pu en faire ?
Les autres pays s’endettent pour réaliser de grands projets visibles, les dirigeants du Togo endettent le pays pour l’enfoncer davantage. A cet effet, tout est mis en œuvre pour générer des chiffres aux antipodes des réalités afin de faciliter les emprunts auprès des partenaires. Triste paradoxe.
Honoré ADONTUI
Source : Lecorrecteur.tg
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Dans une déclaration conjointe, la DMK-Originale, la DMP, la LDP et le mouvement « Touche Pas À Ma Constitution » estiment que la récente décision de la Cour de justice de la CEDEAO fragilise davantage le pouvoir togolais. Elles appellent la CEDEAO et l’Union africaine à tirer les conséquences de cet arrêt et invitent les Togolais à maintenir la pression en vue, selon elles, d’un retour à l’ordre constitutionnel.
Ensemble, accentuons la pression pour restaurer l’ordre constitutionnel
Le régime montre son désarroi après le désaveu de la Cour de Justice de la CEDEAO
Le régime togolais a déclaré à l’AFP que la Cour de Justice de la CEDEAO « n’a aucune compétence de contrôle de constitutionnalité du droit interne, ni un titre à juger un pouvoir constituant national. »
Cette déclaration est incontestablement une fuite en avant qui traduit le profond désarroi d’un pouvoir déstabilisé par l’arrêt de la Cour de Justice de la CEDEAO. En confirmant que le changement de Constitution est « inconstitutionnel », la Cour a frappé d’un sceau judiciaire l’illégalité et l’illégitimité du pouvoir de Lomé. Dès lors, aux yeux de la communauté internationale le régime togolais devient donc un paria.
C’est pour sortir de ce bourbier que le pouvoir de Lomé se démène et tente ce dilatoire maladroit. Mais, l’arrêt de la Cour est sans appel et les autorités togolaises ne peuvent désormais plus se cacher derrière la bienveillance de la communauté internationale.
Appel à la CEDEAO et à l’Union Africaine
Le peuple togolais appelle la CEDEAO et l’Union Africaine à ne pas se laisser distraire par le dilatoire désespéré du régime, et à assumer entièrement leurs responsabilités envers lui, en appliquant les dispositions de la Charte Africaine de la Démocratie, des Elections et de la Gouvernance (CADEG).
En s’appuyant sur l’article 23/5 de la Charte, la Cour impose de facto à la Commission de la CEDEAO et celle de l’Union Africaine l’application des articles 24 et 25 du même texte.
Appel au peuple
Vigoureusement contesté à l’intérieur depuis plusieurs décennies, le pouvoir de Lomé a toujours recherché une légitimité internationale en s’appuyant sur un activisme diplomatique. La Cour de Justice de la CEDEAO vient de briser ce soutien. Le régime se retrouve fragilisé, désemparé et plus que jamais exposé.
Soyons donc vigilants pour que ce pouvoir dynastique ne renaisse pas de ses turpitudes en organisant un faux dialogue, suivi d’une révision de sa Constitution illégale puis des élections frauduleuses.
C’est le moment d’accentuer la pression pour mettre fin à la dictature, afin d’ouvrir la voie de la transition et des assises nationales qui permettront à toutes les forces vives de la Nation de refonder la République.
Togolaises, Togolais, soyons tous mobilisés et restons à l’écoute des mots d’ordre qui sont en préparation.
L’heure de la mobilisation générale approche à grands pas.
Pour
DMK – ORIGINALE
Dynamique Monseigneur Kpodzo
Thomas Kokou NSOUKPOE
Superviseur Général
DMP, Dynamique pour la Majorité du Peuple
Sambiri TARGONE
Coordonnateur
LDP, Lumière pour le Développement dans la Paix
Tchagnaou OURO-AKPO
Président
« Touche Pas A Ma Constitution »
Nathaniel OLYMPIO
Premier Porte-Parole
Togoactualité
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