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Fonction publique : 132 agents sanctionnés en deux ans, dont 78 licenciés

10 hours 48 min ago

Le gouvernement togolais poursuit le renforcement de la discipline au sein de l’administration publique. Réuni en Conseil des ministres ce mardi 4 août sous la présidence de Faure Essozimna Gnassingbé, Président du Conseil, l’exécutif a dressé un bilan des mesures disciplinaires prises à l’encontre des agents de l’État.

Présentée par le ministre de la Fonction publique, du Travail et du Dialogue social, cette communication révèle qu’entre 2025 et 2026, 132 fonctionnaires ont fait l’objet de sanctions disciplinaires. Parmi eux, 78 ont été licenciés pour des manquements jugés contraires aux obligations statutaires.

Selon le gouvernement, les sanctions prononcées concernent notamment des absences irrégulières, des abandons de poste, des violations des règles d’éthique et de déontologie, ainsi que des fraudes liées à des actes ou documents administratifs.

Les autorités expliquent que ces mesures résultent des contrôles réguliers effectués par les services compétents, chargés de vérifier les situations administratives des agents, d’assurer le suivi de leurs carrières et de détecter les irrégularités pouvant nuire au bon fonctionnement de l’administration. Les procédures disciplinaires sont engagées conformément aux textes législatifs et réglementaires en vigueur.

Cette démarche s’inscrit dans le cadre des réformes engagées depuis plusieurs années pour moderniser l’administration publique. Le gouvernement met notamment l’accent sur la numérisation de la gestion des ressources humaines, la sécurisation des dossiers administratifs et le renforcement des mécanismes de contrôle, avec pour objectif d’améliorer l’efficacité du service public.

Pour l’exécutif, les dispositifs disciplinaires répondent à une double exigence : garantir le respect des obligations professionnelles des agents publics et assurer la continuité du service public. Les sanctions les plus sévères, à l’image du licenciement, sont réservées aux manquements considérés comme incompatibles avec les exigences du statut de la fonction publique.

À l’issue de cette communication, le Conseil des ministres a réaffirmé que cette politique participe à la moralisation de l’administration et au renforcement de la bonne gouvernance. Le Président du Conseil a, à cet effet, invité les membres du gouvernement à poursuivre leur collaboration avec les services compétents afin de consolider les dispositifs de contrôle et de prévention des irrégularités au sein de l’administration publique.Vous pouvez également titrer cet article de l’une des façons suivantes :

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Categories: Afrique

Togo : de grandes décisions prises au Conseil des ministres du mardi 04 Août 2026

Wed, 05/08/2026 - 14:45

Le Conseil des ministres s’est réuni ce mardi 04 août 2026, sous la présidence de Faure Essozimna GNASSINGBE, Président du Conseil. Au cours des travaux, le Conseil a examiné et adopté deux (02) projets de loi, trois (03) décrets et écouté trois (03) communications.

1. Au titre des projets de loi

• Le Conseil a adopté le projet de loi autorisant l’adhésion du Togo aux statuts portant création du Centre international pour le génie génétique et la biotechnologie (ICGEB), adoptés le 13 septembre 1983 à Madrid, en Espagne

Le Centre international pour le génie génétique et la biotechnologie (ICGEB) est une organisation de coopération scientifique créée en 1983, qui œuvre à la formation, au renforcement des capacités et au transfert de technologies dans le domaine des sciences de la vie.

Le projet de loi adopté autorise l’adhésion du Togo aux statuts de cette organisation, en vue de renforcer les capacités nationales en matière de recherche, d’innovation et de biotechnologie. Cette adhésion permettra aux institutions de recherche, aux universités, aux enseignants-chercheurs et aux étudiants togolais d’accéder à des programmes de formation, des bourses, des mobilités scientifiques et des projets de recherche collaboratifs, notamment dans les domaines de la santé, de l’agriculture, de la sécurité alimentaire et de la protection de l’environnement.

• Le Conseil a ensuite adopté le projet de loi autorisant l’adhésion du Togo à la Convention supprimant l’exigence de la légalisation des actes publics étrangers dite « Convention Apostille », adoptée le 5 octobre 1961 à la Haye, aux Pays-Bas.

La Convention Apostille vise à simplifier la reconnaissance internationale des actes publics en substituant à la procédure traditionnelle de légalisation, une formalité unique consistant en la délivrance d’une apostille par l’autorité compétente de l’Etat d’origine et attestant l’authenticité de la signature, la qualité du signataire et, le cas échéant, l’identité du sceau ou du timbre apposé sur l’acte. L’adhésion du Togo à cette Convention permettra de réduire les formalités administratives, de renforcer la sécurité juridique des échanges internationaux, de lutter contre la fraude documentaire et d’améliorer le climat des affaires.

2. Au titre des décrets

• Le Conseil a adopté deux (02) projets de décret portant respectivement nomination de magistrats stagiaires et de magistrats militaires stagiaires

Ces décrets consacrent la nomination de vingt-trois (23) auditeurs de justice ainsi que de cinq (05) agents des forces de défense et de sécurité, ayant achevé leur formation au Centre de formation des professions de justice. Ces nominations, intervenues conformément aux dispositions légales en vigueur et après avis favorable du Conseil supérieur de la magistrature, achèvent leur intégration dans les corps de la magistrature civile et militaire, et les habilitent à exercer leurs fonctions.

L’adoption de ces décrets s’inscrit dans la politique de renforcement des capacités de l’appareil judiciaire. Elle contribuera à consolider les effectifs des juridictions, à améliorer le fonctionnement du service public de la justice et à garantir aux justiciables, l’accès à une justice de qualité.

• Le Conseil des ministres a ensuite adopté le décret autorisant la délivrance d’une licence d’établissement et d’exploitation de réseaux de communications électroniques à la société E-space Togo

Dans le cadre de la poursuite de sa stratégie de transformation numérique, le gouvernement œuvre au renforcement de l’attractivité du secteur des communications électroniques et à l’élargissement de l’offre de services numériques innovants au service du développement économique et de la modernisation de l’action publique.

A cet effet, le décret adopté autorise la délivrance à la société E-Space Togo d’une licence d’établissement et d’exploitation de réseaux de communications électroniques pour la fourniture de services basés sur l’Internet des objets (IoT), pour une durée de cinq (05) ans renouvelable. L’octroi de cette licence contribuera au renforcement de l’écosystème numérique national et au développement de solutions intelligentes au bénéfice de l’administration, des entreprises et des populations.

3. Au titre des communications

• Le Conseil des ministres a écouté une communication relative aux mesures d’amélioration de la salubrité publique à Lomé, présentée par le ministre de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme La salubrité urbaine constitue un enjeu majeur de gouvernance, de santé publique, de protection de l’environnement et d’attractivité des territoires.

Malgré les efforts engagés par le gouvernement, la gestion de la salubrité urbaine demeure confrontée à des défis liés notamment aux capacités de collecte et de traitement des déchets, à la coordination des acteurs et aux comportements inciviques.

Face à ces défis, le gouvernement prévoit des actions prioritaires qui porteront notamment sur la mise en place d’une brigade de protection du cadre de vie et de salubrité publique, l’entretien des axes prioritaires, la suppression des dépôts sauvages, le curage des ouvrages d’assainissement et le renforcement de la sensibilisation des populations.

Le gouvernement prévoit également la mise en place d’un dispositif intégré de collecte, de traitement et de valorisation des déchets, ainsi que la poursuite des investissements dans les infrastructures d’assainissement.

Le gouvernement appelle les populations à faire davantage preuve de responsabilité et de civisme dans la préservation du cadre de vie. Le Président du Conseil a instruit les ministres concernés d’accélérer la mise en œuvre des mesures envisagées, de renforcer la coordination des acteurs impliqués et d’assurer un suivi régulier des actions engagées en vue d’une amélioration durable de la salubrité publique.

• Le Conseil des ministres a ensuite écouté une communication relative aux sanctions prises sur la période 2025-2026 dans le cadre du renforcement de l’éthique, de la déontologie au sein de l’administration publique, présentée par le ministre de la fonction publique, du travail et du dialogue social

Dans le cadre de la modernisation de l’administration publique et du renforcement de l’efficacité du service public, le gouvernement poursuit la consolidation des mécanismes de contrôle, de suivi de carrière et de vérification de la régularité des situations administratives des fonctionnaires. Ces dispositifs permettent d’identifier et de traiter les manquements aux obligations statutaires, notamment les absences irrégulières, les abandons de poste, les atteintes aux règles d’éthique et de déontologie, ainsi que les cas de fraude portant sur des actes ou documents administratifs.

Au titre des années 2025 et 2026, cent trente-deux (132) fonctionnaires ont fait l’objet de sanctions disciplinaires, dont soixante-dix-huit (78) licenciements, conformément aux dispositions législatives et réglementaires en vigueur. Ces mesures s’inscrivent dans une démarche permanente de moralisation et de bonne gouvernance administrative.

Le Président du Conseil a invité les membres du gouvernement à poursuivre la collaboration avec les services compétents en vue du renforcement des mécanismes de contrôle et de prévention.

• Le Conseil des ministres a enfin écouté une communication relative à la gestion des pluies diluviennes des 28 et 29 juin 2026, présentée par le ministre de la sécurité Suite aux fortes précipitations enregistrées les 28 et 29 juin 2026, notamment dans le district autonome du Grand Lomé et plusieurs régions du pays, le gouvernement a activé le dispositif national de réponse aux catastrophes. Sous la coordination du ministère chargé de la sécurité, à travers l’Agence nationale de la protection civile (ANPC), les différents acteurs de la plateforme nationale de réduction des risques de catastrophes ont été mobilisés pour conduire les opérations de secours.

Le bilan fait état de cinq (05) décès, de 26 603 personnes affectées, ainsi que d’importants dégâts sur les habitations, les infrastructures routières et les ouvrages d’assainissement. Les besoins d’assistance identifiés s’élèvent à 1 142 375 583 francs CFA et feront l’objet d’une réponse humanitaire comprenant notamment des appuis alimentaires, des kits d’hygiène et d’assainissement ainsi que des kits médicaux. Le Président du Conseil salue la mobilisation de l’ensemble des acteurs ayant contribué à limiter les conséquences de ces intempéries et exprime sa compassion aux familles endeuillées ainsi qu’aux personnes touchées. Il appelle les populations à la vigilance et au respect des consignes de sécurité.

Fait à Lomé, le 04 août 2026

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Categories: Afrique

Togo : plus d’un milliard de FCFA mobilisés pour assister les victimes des inondations de juin

Wed, 05/08/2026 - 14:43

Le gouvernement togolais renforce son soutien aux populations touchées par les violentes pluies des 28 et 29 juin 2026. Réuni en Conseil des ministres le mardi 4 août à Lomé, l’exécutif a fait le point sur les mesures de prise en charge des sinistrés, annonçant une enveloppe de 1,142 milliard de FCFA destinée à l’assistance humanitaire.

Selon la communication présentée par le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, les intempéries ont causé d’importants dégâts dans le Grand Lomé ainsi que dans plusieurs autres localités du pays. Le bilan officiel fait état de cinq décès et de 26 603 personnes affectées, sans compter les nombreuses habitations, routes et ouvrages d’assainissement endommagés.

Face à cette situation, le gouvernement indique avoir activé, dès les premières heures de la catastrophe, le dispositif national de réponse aux catastrophes. Sous la coordination du ministère de la Sécurité, l’Agence nationale de la protection civile (ANPC) a mobilisé les différents acteurs de la plateforme nationale de réduction des risques de catastrophes afin de mener les opérations de secours et d’assistance.

Au-delà de la phase d’urgence, l’État prévoit un accompagnement humanitaire évalué à 1 142 375 583 FCFA. Cette enveloppe permettra de fournir des vivres aux ménages sinistrés, des kits d’hygiène et d’assainissement pour prévenir les risques sanitaires, ainsi que des kits médicaux destinés aux personnes affectées.

À l’issue des échanges, le président du Conseil a salué l’engagement de tous les acteurs mobilisés dans la gestion de cette catastrophe. Il a également présenté ses condoléances aux familles des victimes et exprimé sa solidarité envers les populations touchées, tout en appelant les citoyens à observer les consignes de sécurité et à faire preuve de vigilance face à la persistance des fortes pluies.

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Categories: Afrique

L’Afrique est en retard, mais le Togo est absent.

Wed, 05/08/2026 - 14:40

Par Armando

Le monde accélère. L’Afrique, malgré ses immenses ressources et son potentiel humain, peine encore à suivre le rythme. Mais au sein même de ce continent en quête de rattrapage, certains pays tentent de bouger les lignes. Et le Togo?

La grande mutation du monde ne cesse de s’accélérer. Innovation, industrialisation, intelligence artificielle, recherche scientifique, transition énergétique, transformation numérique…tous les continents sont engagés dans une course dont personne ne connaît encore véritablement la ligne d’arrivée. Une chose est certaine, ceux qui avancent lentement risquent de dépendre longtemps de ceux qui courent plus vite.

Dans cette compétition mondiale, l’Afrique reste en retard. Le constat n’est pas nouveau, mais il devient de plus en plus difficile à accepter, car le continent est loin d’être pauvre en potentiels. Son sous-sol alimente une partie des industries mondiales, sa population est l’une des plus jeunes de la planète, sa main-d’œuvre est considérable et ses talents s’illustrent dans les universités, les entreprises et les centres de recherche à travers le monde. Le continent possède une partie de ce dont le monde a besoin, mais dépend encore largement du monde pour transformer ce qu’il possède.

L’Afrique exporte ses matières premières et importe souvent les produits finis. Elle forme des talents qu’elle peine à retenir. Elle possède des terres, des minerais, une jeunesse nombreuse et des marchés en expansion, mais reste encore trop peu présente dans les secteurs où se construit la puissance de demain.

Le retard africain n’est donc plus seulement économique. Il est industriel, technologique, scientifique, éducatif, mais surtout politique et stratégique. Aucune économie ne se transforme durablement sans vision. Derrière les grandes puissances industrielles d’aujourd’hui, il y a eu des choix, des investissements, des sacrifices et surtout une capacité à penser au-delà du prochain mandat présidentiel ou de la prochaine crise.

Dans plusieurs pays d’Afrique, l’économie reste trop souvent prisonnière de la politique. Les ressources publiques servent davantage à entretenir des systèmes de pouvoir qu’à préparer l’avenir. La question n’est donc pas seulement de savoir combien un pays possède, mais ce qu’il fait de ce qu’il possède.

Routes, écoles, hôpitaux et infrastructures sont nécessaires. Mais le développement ne peut plus se limiter à construire. Il faut aussi produire, inventer, transformer, rechercher, former et créer de la valeur.

Certains pays africains tentent, chacun avec son modèle, ses réussites, ses contradictions et ses limites, de s’en sortir. Le Rwanda s’est imposé dans les débats sur la gouvernance et la transformation numérique. Le Bénin cherche à renforcer son attractivité et à moderniser certains secteurs. Le Burkina Faso, dans un contexte politique et sécuritaire très particulier, affiche une volonté de souveraineté et de transformation locale.

Ces expériences ne sont pas des modèles parfaits. Elles peuvent être discutées et critiquées, mais elles ont au moins le mérite de poser la question de la direction que doit prendre un pays.

Le Togo est-il dans cette course ? Des infrastructures ont été réalisées comme bon semble, des services se sont numérisés, des ambitions économiques sont affichées et Lomé conserve des atouts importants, notamment par sa position géographique et son ouverture sur la mer. Mais dans une course, avancer ne suffit pas toujours. Il faut aussi regarder à quelle vitesse avancent les autres.

Quelle industrie togolaise porte aujourd’hui une ambition continentale? Quelle grande innovation technologique née au Togo s’impose dans la sous-région? Quelle place le pays occupe-t-il dans la recherche scientifique africaine? Quels moyens sont réellement accordés aux chercheurs, aux inventeurs, aux jeunes entrepreneurs et aux créateurs? Quelle vision industrielle prépare le pays à l’économie des vingt prochaines années? Ces questions ne signifient pas qu’il n’existe rien. Elles interrogent l’ampleur, la visibilité et l’impact de ce qui se fait.

Il est vrai que le pays ne manque pas d’intelligence. Il ne manque pas de jeunes capables de créer, d’innover ou d’entreprendre. Mais combien de ces talents disposent réellement de l’environnement nécessaire pour passer d’une bonne idée à une entreprise solide, d’une invention à une industrie, d’une recherche universitaire à une solution concrète?

Un pays ne devient pas innovant simplement parce qu’il possède des jeunes talentueux. Il le devient lorsqu’il construit autour d’eux un système capable de les former, de les financer, de les protéger et de leur ouvrir des marchés.

Sans cet écosystème, les meilleurs partent, abandonnent ou restent invisibles.

Et lorsque les talents quittent le pays pour réussir ailleurs, la nation peut célébrer leur réussite individuelle, mais elle doit aussi avoir le courage de se demander pourquoi leur potentiel a besoin d’un autre territoire pour pleinement s’exprimer.

Le Togo reste encore largement consommateur de solutions conçues ailleurs. Téléphones, logiciels, machines, équipements industriels et technologies. Une grande partie de ce qui structure la vie moderne vient de l’extérieur. La véritable question du développement reste simple : qu’est-ce que le Togo veut produire pour lui-même et pour le monde? Le moment, rien, à part une nouvelle carte du monde, la médiation dans les conflits, l’accueil de conférences internationales…

Le pays ne peut évidemment pas tout fabriquer. Aucun pays ne le peut. Mais il doit choisir ses batailles. Identifier les secteurs dans lesquels il possède un avantage, investir durablement et construire une expertise capable de dépasser ses frontières. Sans cela, le développement risque de demeurer une succession de projets, comme on en vus ces dernières années dans l’agriculture par exemple.

Source : Sikaajournal

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Categories: Afrique

Togo : la CEET explique la reprise des coupures d’électricité

Wed, 29/07/2026 - 19:42

Les coupures d’électricité observées ce mercredi 29 juillet dans plusieurs localités du Togo sont liées à une panne sur le réseau électrique ghanéen. C’est l’information communiquée par la Compagnie Énergie Électrique du Togo (CEET), qui précise que la perturbation est indépendante de son système de distribution.

Dans un communiqué, la société indique que l’incident est survenu à 03h10, à la suite d’une perte de tension du système électrique du Ghana. Cette défaillance a provoqué une interruption de l’énergie importée par le Togo, entraînant des perturbations dans certaines zones du réseau national de distribution.

Face à cette situation, la CEET affirme avoir immédiatement mobilisé ses moyens de production afin de réduire autant que possible les impacts sur l’alimentation en électricité. Les équipes techniques de la CEET et de la Communauté Électrique du Bénin (CEB) travaillent en coordination avec leurs homologues ghanéens pour rétablir le fonctionnement normal du système électrique dans les meilleurs délais.

En attendant un retour complet à la normale, la compagnie invite les abonnés à débrancher leurs appareils électriques pendant les périodes de coupure et à ne les rebrancher qu’une fois l’alimentation rétablie, afin de les protéger contre d’éventuelles surtensions.

La Direction générale de la CEET présente ses excuses à sa clientèle pour les désagréments occasionnés et remercie les usagers pour leur compréhension.

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Categories: Afrique

Djagblé : un jeune homme retrouvé mort au bord de la route, une enquête ouverte

Wed, 29/07/2026 - 15:58

Un drame s’est produit à Djagblé, dans la périphérie de Lomé, où un jeune homme de 29 ans, identifié sous le prénom de Moïse, a été retrouvé sans vie au bord de la route, à proximité de sa moto.

D’après les premières informations recueillies, la victime avait quitté Attiégou au cours de la nuit. Son corps a été découvert quelques heures plus tard dans des circonstances qui restent encore à élucider.

Selon des témoignages, des traces pouvant être liées au passage d’un troupeau de bœufs ont été relevées sur les lieux du drame. À ce stade, aucun élément ne permet toutefois d’établir un lien entre ces indices et le décès du jeune homme.

Alertées, les forces de l’ordre se sont rendues sur place pour effectuer les premières constatations. Une enquête a été ouverte afin de déterminer les circonstances exactes de cette mort et d’établir les responsabilités éventuelles.

En attendant les conclusions des investigations, la famille de la victime ainsi que les habitants de Djagblé demeurent dans l’attente de réponses sur les causes de ce drame.

Avec Afriquenligne

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Togo : 150 milliards de dettes pour du beurre

Wed, 29/07/2026 - 15:53

Aucun pays ne vit sans dette. C’est le slogan des laudateurs du pouvoir togolais. Presque chaque mois, le Togo a recours au marché de l’UMOA pour régler ses urgences. Parmi les emprunts,  celui dénommé  « Sukuk État du Togo 6,50 % 2016-2026 » a été le plus cocasse.

Cet emprunt islamique  a été lancé du 20 juillet au 10 août 2016 sur le marché financier de l’UEMOA pour un montant de 150 milliards FCFA pour dit-on  soutenir des projets de développement économique et social.Mais en dix ans, à quoi ont servi effectivement ces dettes dont l’État du Togo procédera le 17 août 2026 au paiement des profits semestriels et au remboursement du capital  pour un montant total de 10, 957 milliards FCFA?

Pour  la Direction générale de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM)  il s’agit du dernier remboursement du capital. Par conséquent, le titre Sukuk État du Togo 6,50 % 2016-2026 sera suspendu de la cotation à partir du vendredi 14 août 2026.C’est une réalité glaçante qui rythme la gouvernance soporifique du Togo, une bonne partie du budget  sert au remboursement de la dette extérieure. Ce qui justifie le très peu de projets d’investissements.

Mais lorsque le Togo se lance à fond dans la course à la dette pour des projets foireux, la misère de la population ne peut que s’aggraver. Même pour le remboursement, pourquoi le gouvernement fait-il la part belle à l’extérieur alors que la dette intérieure s’accroit et fauche la plupart des opérateurs économiques nationaux ? Si on repose sérieusement le bilan des 150 milliards   de « Sukuk État du Togo 6,50 % 2016-2026 », qu’est-ce que le Togo a pu en faire ?

Les autres pays s’endettent pour réaliser de grands projets visibles, les dirigeants du Togo endettent le pays pour l’enfoncer davantage. A cet effet, tout est mis en œuvre pour générer des chiffres aux antipodes des réalités afin de faciliter les emprunts auprès des partenaires. Triste paradoxe.

Honoré ADONTUI

Source : Lecorrecteur.tg

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Togo : des organisations de l’opposition appellent à intensifier la mobilisation après l’arrêt de la Cour de justice de la CEDEAO

Tue, 28/07/2026 - 17:41

Dans une déclaration conjointe, la DMK-Originale, la DMP, la LDP et le mouvement « Touche Pas À Ma Constitution » estiment que la récente décision de la Cour de justice de la CEDEAO fragilise davantage le pouvoir togolais. Elles appellent la CEDEAO et l’Union africaine à tirer les conséquences de cet arrêt et invitent les Togolais à maintenir la pression en vue, selon elles, d’un retour à l’ordre constitutionnel.

Ensemble, accentuons la pression pour restaurer l’ordre constitutionnel

Le régime montre son désarroi après le désaveu de la Cour de Justice de la CEDEAO

Le régime togolais a déclaré à l’AFP que la Cour de Justice de la CEDEAO « n’a aucune compétence de contrôle de constitutionnalité du droit interne, ni un titre à juger un pouvoir constituant national. »

Cette déclaration est incontestablement une fuite en avant qui traduit le profond désarroi d’un pouvoir déstabilisé par l’arrêt de la Cour de Justice de la CEDEAO. En confirmant que le changement de Constitution est « inconstitutionnel », la Cour a frappé d’un sceau judiciaire l’illégalité et l’illégitimité du pouvoir de Lomé. Dès lors, aux yeux de la communauté internationale le régime togolais devient donc un paria.

C’est pour sortir de ce bourbier que le pouvoir de Lomé se démène et tente ce dilatoire maladroit. Mais, l’arrêt de la Cour est sans appel et les autorités togolaises ne peuvent désormais plus se cacher derrière la bienveillance de la communauté internationale.

Appel à la CEDEAO et à l’Union Africaine

Le peuple togolais appelle la CEDEAO et l’Union Africaine à ne pas se laisser distraire par le dilatoire désespéré du régime, et à assumer entièrement leurs responsabilités envers lui, en appliquant les dispositions de la Charte Africaine de la Démocratie, des Elections et de la Gouvernance (CADEG).

En s’appuyant sur l’article 23/5 de la Charte, la Cour impose de facto à la Commission de la CEDEAO et celle de l’Union Africaine l’application des articles 24 et 25 du même texte.

Appel au peuple

Vigoureusement contesté à l’intérieur depuis plusieurs décennies, le pouvoir de Lomé a toujours recherché une légitimité internationale en s’appuyant sur un activisme diplomatique. La Cour de Justice de la CEDEAO vient de briser ce soutien. Le régime se retrouve fragilisé, désemparé et plus que jamais exposé.

Soyons donc vigilants pour que ce pouvoir dynastique ne renaisse pas de ses turpitudes en organisant un faux dialogue, suivi d’une révision de sa Constitution illégale puis des élections frauduleuses.

C’est le moment d’accentuer la pression pour mettre fin à la dictature, afin d’ouvrir la voie de la transition et des assises nationales qui permettront à toutes les forces vives de la Nation de refonder la République.

Togolaises, Togolais, soyons tous mobilisés et restons à l’écoute des mots d’ordre qui sont en préparation.

L’heure de la mobilisation générale approche à grands pas.

Pour

DMK – ORIGINALE

Dynamique Monseigneur Kpodzo

Thomas Kokou NSOUKPOE

Superviseur Général

DMP, Dynamique pour la Majorité du Peuple

Sambiri TARGONE

Coordonnateur

LDP, Lumière pour le Développement dans la Paix

Tchagnaou OURO-AKPO

Président

« Touche Pas A Ma Constitution »

Nathaniel OLYMPIO

Premier Porte-Parole

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Togo/BTS 2026 : les résultats disponibles en ligne dès ce jeudi, voici comment consulter

Wed, 22/07/2026 - 20:11

Les candidats à l’examen du Brevet de Technicien Supérieur (BTS), session 2026, seront fixés sur leur sort ce jeudi 23 juillet 2026. Le ministère délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a annoncé que les résultats seront disponibles à partir de 9h00 GMT.

Afin de faciliter l’accès aux résultats, les autorités ont mis en place un dispositif de consultation en ligne. Les candidats pourront consulter leur admissibilité sur le portail officiel resultats.service-public.gouv.tg, dès la mise en ligne des résultats.

Le ministère invite les candidats à privilégier cette plateforme officielle pour accéder rapidement à leurs résultats, sans avoir à effectuer de déplacement.

La publication des résultats du BTS 2026 marque une étape décisive pour les candidats. Pour les admis, elle ouvre la voie à une insertion professionnelle ou à la poursuite des études dans les filières supérieures, selon les projets de chacun.

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Togo : une enquête ouverte après le décès d’Abdoul Assad à Agoè-Nyivé 1

Wed, 22/07/2026 - 14:12

Les autorités togolaises ont ouvert une enquête judiciaire à la suite du décès d’Abdoul Assad, un jeune bachelier, survenu à Agoè-Nyivé 1 dans des circonstances encore non élucidées.

Selon les informations communiquées par la Police nationale, la victime était soupçonnée du vol d’une poule et aurait été prise à partie par plusieurs individus avant de perdre la vie. Les circonstances exactes du drame restent toutefois à déterminer.

Le commissaire divisionnaire Afodore Ablavi Koudadjé a indiqué que les investigations sont en cours afin d’établir les causes précises du décès et d’identifier les éventuels responsables. Dans ce cadre, un suspect, cité par plusieurs témoins, est activement recherché.

Les premiers constats effectués sur le corps n’ont révélé aucune trace apparente de violences, précise la Police. En revanche, la présence d’un liquide verdâtre au niveau de la bouche de la victime a conduit les enquêteurs à ordonner des analyses médico-légales complémentaires, dont les résultats devraient permettre d’éclairer les circonstances de la mort.

Face aux nombreuses réactions suscitées par cette affaire, la Police nationale invite la population à faire preuve de retenue et à éviter toute spéculation susceptible de perturber le déroulement de l’enquête.

Elle rappelle également que toute personne soupçonnée d’avoir commis une infraction doit être remise aux autorités compétentes et non faire l’objet d’actes de justice populaire, une pratique contraire à la loi et pouvant entraîner de lourdes conséquences.

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Médiation entre Adjamagbo et Fabre : Gogue et Wolou invitent à ne pas compromettre les négociations

Wed, 22/07/2026 - 13:54

Dans un communiqué publié le 21 juillet 2026, les professeurs Aimé Gogue et Komi Wolou réagissent à un message audio attribué à Ali Camus, qu’ils jugent « inopportun et contreproductif ». Tout en confirmant l’existence de discussions en cours entre plusieurs leaders de l’opposition, dont Kafui Adjamagbo et Jean-Pierre Fabre, ils invitent les acteurs politiques à éviter toute déclaration susceptible de compromettre les initiatives de rapprochement et appellent à privilégier l’unité d’action de l’opposition.

Communiqué des Professeurs Aimé GOGUE et Komi WOLOU

C’est avec stupéfaction et indignation que nous avons écouté l’audio de M. ALI Camus relatif aux démarches que nous entreprenons en vue de la résolution du différend entre Madame Kafui ADJAMAGBO et M. Jean Pierre FABRE.

S’il est constant que des initiatives ont été effectivement prises dans ce sens, nous estimons que le contenu du message non seulement ne reflète pas l’état d’avancement des discussions mais s’avère aussi inutilement injurieux. Nous estimons que les propos de M. ALI Camus sont de nature à compromettre les efforts en cours. Considérant qu’il importe de donner une chance aux discussions en cours, nous estimons que cet audio est actuellement inopportun et contreproductif.

Nous avons déjà eu effectivement des séances de discussions avec des leaders de l’opposition dont Mme ADJAMAGBO et M. FABRE. Nous pouvons affirmer que leurs propos conclusifs, ont consisté à affirmer leur disponibilité en vue de contribuer à la résolution du problème et à dire que d’autres initiatives sont aussi en cours. Des rencontres doivent d’ailleurs intervenir dans la présente semaine à ce sujet.

Pour autant que nous soyons soucieux de la résolution des problèmes du pays, nous invitons chacun à s’abstenir, dans le contexte actuel, de tout ce qui serait de nature à entretenir les différends entre les acteurs politiques et à apporter sa contribution, si modeste soit-elle, à l’unité d’action de l’opposition.

Fait à Lomé, le 21 juillet 2026

Président de l’ADDI

Professeur Tchabouré GOGUE

Secrétaire National du PSR

Professeur Komi WOLOU

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UTB condamnée face à Télé Mobil International : la bataille judiciaire s’achève après huit ans

Wed, 22/07/2026 - 13:52

L’Union Togolaise de Banque (UTB) a définitivement perdu le long bras de fer judiciaire qui l’opposait à la société Télé Mobil International (TMI). Selon des informations publiées par Africa Intelligence et relayées par Icilomé, la dernière tentative de la banque pour remettre en cause la décision de justice a été rejetée le 25 juin 2026, mettant un terme à près de huit années de procédure.

Le différend remonte à 2018. TMI, une société togolaise d’import-export dirigée par Sam Aguem Mazna, accuse l’UTB d’avoir détourné 537 millions de francs CFA déposés dans ses comptes. Après l’échec d’un règlement à l’amiable, l’entreprise saisit les juridictions compétentes.

En mars 2021, le Tribunal de commerce de Lomé condamne l’UTB et assortit sa décision d’astreintes journalières d’environ deux millions de francs CFA. La banque obtient toutefois gain de cause en appel en octobre 2023. Mais ce répit sera de courte durée. En mai 2025, la Cour commune de justice et d’arbitrage (CCJA) de l’OHADA casse l’arrêt de la cour d’appel, confirme la responsabilité de l’UTB et la condamne à verser deux milliards de francs CFA de dommages et intérêts à TMI.

Après avoir obtenu une suspension provisoire de l’exécution de cette décision en septembre 2025, l’UTB a finalement vu sa dernière requête rejetée le 25 juin 2026, ce qui rend la condamnation définitive.

Durant cette longue procédure, TMI était représentée par l’avocat franco-béninois Jimmy Kodo. De son côté, l’UTB s’est entourée de la SCPA Aquereburu & Partners, du cabinet américain Hughes Hubbard & Reed et de l’avocat Sena Agbayissah.

Selon Africa Intelligence, TMI a proposé à l’UTB un règlement amiable le 9 juillet 2026. En l’absence d’une réponse favorable, l’entreprise envisage désormais de saisir la Commission bancaire de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA) afin d’obtenir l’exécution de la décision de justice.

Fondée en juin 1964 sous forme de société d’économie mixte, l’Union Togolaise de Banque est aujourd’hui détenue à 100 % par l’État togolais, après le retrait de ses actionnaires étrangers en 1994. Fragilisée par des difficultés financières ces dernières années, la banque avait bénéficié d’un important renflouement de l’État en 2024. Cette condamnation constitue un nouveau défi pour l’établissement bancaire public.

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Tribune/Un Charles Logan à la présidence du Sénégal ?

Thu, 16/07/2026 - 08:03

Par Rodrigue Ahégo,

La Voix des Sans Voix

La fiction a ceci de troublant qu’elle finit souvent par offrir un miroir saisissant à notre réalité politique. Dans la saison 8 de la série culte 24 Heures Chrono, le personnage de Charles Logan, interprété avec un cynisme magistral par le regretté Gregory Itzin, demeure l’archétype absolu du « conseiller de l’ombre » toxique.

Logan, rappelons-le, est celui qui, par le murmure et la manipulation, pousse la présidente Allison Taylor à trahir ses idéaux les plus profonds. Pour « préserver la paix » avec la République Islamique du Kamistan, il la convainc d’étouffer une bavure russe et de sacrifier sa probité. Sous couvert de stratégie, il précipite sa chute, l’isolant de ses alliés pour mieux servir ses ambitions de maréchal-ferrant de l’histoire.

En observant les soubresauts de l’actualité sénégalaise, une question s’impose avec une urgence inquiétante : y a-t-il un Charles Logan à la présidence du Sénégal ?

Le piège de l’isolement

Le contexte actuel de la République de la Teranga prête à confusion. La trajectoire récente du Président Bassirou Diomaye Faye, marquée par une désolidarisation progressive de sa famille politique initiale, celle-là même qui l’a porté au perchoir, ressemble étrangement à une partition écrite dans les coulisses du pouvoir. Le retour en force d’éléments issus de l’ancien régime, autrefois honnis, au sein de l’appareil d’État, ne peut être le fruit du hasard.

Ce glissement tactique, cette apparente rupture avec Ousmane Sonko, son mentor et allié historique, porte la marque de fabrique de ces conseillers véreux dont l’objectif unique est de couper le dirigeant de sa base pour mieux le faire sien. En poussant le chef de l’État à renier ses amitiés et à fragiliser son socle, ces « Logan sénégalais » ne construisent pas une présidence forte ; ils érigent une forteresse de solitude.

L’art de la destruction masquée

Ces manipulateurs n’agissent jamais à visage découvert. Ils opèrent dans le confort feutré des bureaux, brandissant le spectre de la « realpolitik » pour justifier des reniements qui, in fine, effritent la crédibilité du Président. Ils lui soufflent que l’amitié est une faiblesse et que la loyauté est un obstacle à la grandeur.

Pourtant, l’histoire politique est formelle : lorsqu’un Président commence à sacrifier ses alliés de la première heure pour satisfaire des technocrates de circonstance, il ne fait que creuser son propre tombeau politique. Le piège est bien connu : en se coupant de ceux qui l’ont aimé pour ses convictions, le dirigeant devient l’otage de ceux qui ne l’aiment que pour ses prérogatives.

Une mise en garde nécessaire

Monsieur le Président, la ressemblance avec la fiction de Logan est une alerte, pas une fatalité. Les promesses faites au peuple, les principes de rupture et la parole donnée ne sont pas des boulets que l’on traîne ; ce sont les fondations sur lesquelles repose votre légitimité.

Il est encore temps de regarder autour de vous. Identifiez ces voix qui vous murmurent de trahir vos amitiés au nom d’un pragmatisme qui n’est, en réalité, que le chemin vers votre propre effacement. Neutralisez ces influences qui cherchent, par votre propre destruction, à satisfaire des ambitions inavouées.

Sauver votre présidence ne signifie pas s’entourer de ceux qui vous disent ce que vous voulez entendre pour mieux vous isoler. Cela signifie retrouver le chemin de la loyauté, renouer avec vos racines politiques et comprendre que la force d’un homme d’État réside dans la fidélité à ses serments. Avant que le scénario ne soit définitivement écrit et que le « Charles Logan » de votre administration ne vous laisse, comme son alter ego fictionnel, seul face aux décombres de votre propre crédibilité.

Bassirou Diomaye Faye est aujourd’hui à la croisée des chemins : celui de la fidélité à son électorat ou celui de la soumission aux murmures des conseillers de l’ombre. À votre avis, quelle part de cette rupture avec sa famille politique initiale est le fruit d’un calcul stratégique assumé et quelle part est le résultat d’une influence extérieure insidieuse ?

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RDC/ Faure Gnassingbé coincé dans son manteau de médiateur ?

Wed, 15/07/2026 - 17:08

Plus d’une année après sa désignation comme médiateur de l’union africaine, Faure Gnassingbé poursuit toujours ses consultations. Il vient encore de s’entretenir avec le ministre congolais de l’Intégration, à Kara. Sa médiation, à l’instar des autres qu’il a initiées, peine à connaître une issue favorable, les combats étant toujours en cours dans l’Est de la RDC.

Faure Gnassingbé peut-il solutionner la crise armée dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) ? C’est l’éternelle question qui se pose. Et pour cause, l’homme désigné médiateur dans cette crise qui oppose la RDC au M23 soutenu par le Rwanda, peine à trouver les voies et moyens pour mettre un terme au conflit armé.

Malgré son incapacité à clore le dossier de la guerre dans l’Est de la RDC, Faure Gnassingbé continue de s’afficher en médiateur. La dernière illustration a été faite dans la ville de Kara. Présent dans sa localité d’origine pour la fête traditionnelle des Evala, le président de la République devenu président du Conseil a reçu en audience le ministre congolais de l’intégration régionale, Floribert Anzuluni.

La délégation congolaise a échangé avec le Président du Conseil sur les « perspectives de consolidation de la coopération entre Kinshasa et Lomé », les « défis sécuritaires auxquels est confronté l’Est de la RDC », ainsi que les « efforts de médiation en cours en faveur de la consolidation de la paix et du rétablissement de la sécurité » dans l’Est de la RDC, apprend-on de la Présidence du Conseil.

Une énième rencontre qui ne fait que rallonger la liste des nombreuses réunions déjà intervenues dans le cadre de ce dossier. En effet, pour se mettre dans la peau du médiateur, Faure Gnassingbé et son ministre des affaires étrangères ont voyagé à plusieurs reprises et reçu en audience de nombreuses personnalités. Malgré le tintamarre autour de ce titre de médiateur et les multiples rencontres diplomatiques, les armes peinent à se taire dans ce pays ultrariche en minerais.

En dépit de l’épidémie d’Ebola qui se propage dans la région des Grands Lacs, les combats se poursuivent dans l’Est de la RDC, et avec l’usage d’armes lourdes et explosives. Une situation que déplore le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk.

Dans un message, le diplomate dénonce une escalade des combats « malgré les accords conclus dans le cadre des processus de paix en cours ». Soulignant par la même occasion que les affrontements occasionnent des morts, des blessés, le déplacement des civils et la destruction de leurs moyens de subsistance.

Cette crise dépasse largement les prétendues capacités diplomatiques du fils du Général, à qui l’on prête une certaine proximité avec le président rwandais Paul Kagamé, soutien du M23, et de bonnes relations avec son homologue congolais Félix Tshisekedi. Mais le Rwanda qui joue dans la cour des puissances ne peut pas fléchir devant un dirigeant togolais contesté en interne et dans la diaspora, et qui plus est, ne pèse pas lourd sur le plan diplomatique.

Bref, un chef d’État qui n’a pas réussi à réconcilier les pays de l’actuelle AES (Alliance des Etats du Sahel) et la CEDEAO ne doit pas se prévaloir de résoudre la crise dans une zone aussi convoitée que les Grands Lacs. Si les Etats-Unis ne parviennent pas à imposer la paix aux belligérants, il est fort à parier que le président du Conseil va se casser les dents dans cette mission.

L’évidence, c’est qu’en « quémandant » cette mission de médiation, Faure Gnassingbé cherchait à se donner une crédibilité qu’il n’a pas dans son propre pays. Lui qui ne jouit plus de mandat électif émanant du peuple. Le voilà coincé dans son manteau de médiateur de l’UA.

Jean-Baptiste Edina

Source : Lechiquier

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Ghana : deux Nigérians arrêtés alors qu’ils tentaient de fuir vers le Togo après le meurtre présumé de leur compatriote

Wed, 15/07/2026 - 15:22

Les autorités ghanéennes ont interpellé deux ressortissants nigérians soupçonnés d’avoir assassiné l’un de leurs compatriotes avant de tenter de prendre la fuite vers le Togo.

Selon un communiqué de la police régionale du Nord, relayé par le site d’information Koaci, Daniel Victor Eze et David Oko Ewa ont été arrêtés le samedi 11 juillet sur la route de Tatalé, alors qu’ils tentaient de rejoindre le Togo voisin.

La victime, identifiée comme Nkemujika Uzorchuku Eze, 36 ans, a été retrouvée sans vie dans sa chambre à Sanzirigu, dans la périphérie de Tamalé. Son corps a ensuite été transporté à la morgue du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Tamalé, où une autopsie doit être pratiquée.

Les premières constatations des enquêteurs font état d’une profonde entaille au front de la victime ainsi que d’une serviette introduite dans sa bouche. La chambre présentait également des signes évidents de saccage.

Les investigations ont révélé que la victime vivait dans un appartement de trois pièces avec son épouse, Peace Uzorchuku, les deux suspects et un autre ressortissant nigérian, Godwin Nwafor. Au cours de la perquisition, les policiers ont saisi un pilon en bois, considéré comme une possible arme du crime, ainsi que plusieurs autres éléments qui feront l’objet d’analyses médico-légales.

D’après la police, les deux suspects ont reconnu, lors de leur interrogatoire, avoir planifié le meurtre. Ils auraient expliqué avoir agi parce qu’ils accusaient la victime de s’être approprié une somme d’argent obtenue, selon eux, à travers une fraude sur internet.

Les deux hommes ont été placés à la disposition du Département des enquêtes criminelles de Tamalé et doivent être présentés devant la justice. Les enquêteurs poursuivent leurs investigations, notamment à travers l’exploitation des preuves scientifiques et la collecte des images de vidéosurveillance disponibles dans le secteur.

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Togo : Le Pouvoir du Pouvoir qui Pourvoit tout

Wed, 15/07/2026 - 15:08

« C’est une expérience éternelle que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser ; il va jusqu’à ce qu’il trouve des limites. » Montesquieu écrivait cela en 1748, dans De l’esprit des lois, sans savoir qu’il décrivait par anticipation un problème de plomberie institutionnelle togolaise : que faire lorsque les limites, précisément, approchent ? La réponse est venue de Lomé, le 25 mars 2024, et elle est d’une élégance que le baron de La Brède n’avait pas prévue : on déplace les limites. Ou mieux : on déménage avant qu’elles n’arrivent.

Il fallait oser. Prendre un Parlement dont le mandat avait expiré le 31 décembre 2023 — un Parlement périmé, donc, comme un yaourt oublié au fond du frigo institutionnel — et lui faire voter rien de moins qu’une nouvelle Constitution. La Cinquième République togolaise est née ainsi : d’une assemblée hors délai, sans référendum, sans consultation nationale, à quelques semaines d’élections législatives. Un exploit de gestion des stocks : on écoule la marchandise avant l’inventaire. Les commerçants du Grand Marché de Lomé, qui savent qu’« on ne vend pas le poisson d’hier au prix de celui du matin », apprécieront la leçon inverse : au sommet de l’État, le poisson d’avant-hier a rédigé le menu des vingt prochaines années.

Et voilà que la Cour de justice de la CEDEAO, dans un arrêt du 29 janvier 2026 discrètement rendu public fin juin — la discrétion, cette politesse des institutions —, vient gâcher la fête. Les juges communautaires, ces rabat-joie diplômés, ont osé qualifier l’opération de « changement inconstitutionnel de gouvernement » au sens de l’article 23 de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance. Ils sont allés jusqu’à écrire que le moment choisi, le contenu et l’effet escompté de la réforme trahissaient son objectif premier : contourner les limites de mandat présidentiel prévues par l’ancienne Constitution.

Contourner ? Quel vilain mot. Nous, à Lomé, on préfère dire « innover ». Le caméléon, dit le proverbe, change de couleur, jamais de peau. Nos juristes de cour ont fait mieux : ils ont changé la peau de la République pour que le caméléon n’ait même plus à se donner la peine de changer de couleur.

Reconnaissons l’ingénierie, le génie de la manœuvre, et rendons à César ce qui appartient à César — d’autant que César, ici, a rédigé lui-même l’acte de donation. Le problème était simple : la limitation des mandats présidentiels. Deux solutions s’offraient au juriste ordinaire : quitter le pouvoir (grotesque, ne perdons pas de temps là-dessus), ou violer frontalement la Constitution (vulgaire, et surtout démodé depuis que les coups d’État se font en toge plutôt qu’en treillis). Le Togo a choisi la troisième voie, la plus raffinée : garder le pouvoir mais changer l’étiquette sur la porte du bureau.

Machiavel conseillait au Prince de paraître avoir toutes les qualités sans s’embarrasser de les posséder. Nos modernes ont perfectionné le précepte : il suffit désormais de paraître avoir changé de régime sans s’embarrasser de changer de dirigeant. Exit le président élu au suffrage universel — ce rituel encombrant, coûteux, où le peuple s’imagine avoir son mot à dire, cette superstition du XXᵉ siècle. Place au « Président du Conseil des ministres », chef du parti majoritaire, concentrant l’essentiel du pouvoir exécutif, sans limite sérieuse à l’horizon, et — pure coïncidence cosmique, alignement des planètes que les astronomes étudieront longtemps — taillé aux mesures exactes de l’homme qui dirige le pays depuis 2005, lui-même héritier d’un père installé aux affaires depuis 1967.

Faisons le compte, puisque l’arithmétique est la seule science que le pouvoir ne parvient jamais tout à fait à réformer : bientôt soixante ans de continuité familiale. Dans n’importe quelle autre organisation humaine, on appellerait cela une PME dynastique, avec transmission du fonds de commerce et clientèle captive. Au Togo, on appelle cela une République. La cinquième, pour être précis — ce qui laisse penser qu’on garde les quatre premières en pièces détachées, au cas où celle-ci tomberait en panne avant l’échéance. Héraclite enseignait qu’on ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve ; le constituant togolais a démontré qu’on peut se baigner cinq fois dans la même eau, pourvu qu’on repeigne la baignoire entre chaque bain.

La Boétie, dans son Discours de la servitude volontaire, s’étonnait que des millions d’hommes servent « un seul tyranneau » qui n’a « que deux yeux, que deux mains, qu’un corps ». Il n’avait pas envisagé le cas où le tyranneau dispose, en sus, d’un bureau d’études constitutionnelles. Le génie moderne n’est plus de faire obéir le peuple : c’est de réécrire le contrat pendant que le peuple dort, et de lui présenter au réveil la nouvelle édition, reliée cuir, comme un cadeau.

Le plus beau, dans cette affaire, tient pourtant en un détail de procédure que les manuels de droit devraient enseigner au chapitre de la rhétorique. Devant la Cour, saisie par la Ligue togolaise des droits de l’homme et douze autres requérants, l’État togolais n’a tout simplement pas présenté de défense. Aucune conclusion, aucun acte de procédure, malgré les notifications régulières. Jugement par défaut. On imagine la réunion stratégique au sommet : « Si nous ne répondons pas, peut-être que la CEDEAO croira que nous avons déménagé. » Après tout, la méthode avait fonctionné avec la Constitution.

Pascal l’avait pressenti : « Tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos, dans une chambre. » L’État togolais, lui, sait demeurer en repos. Il a fait du silence un système de gouvernement et de l’absence une plaidoirie. Il faut dire que répondre aurait exigé d’expliquer, arguments à l’appui, pourquoi un Parlement en fin de vie était habilité à réécrire le contrat social de tout un peuple — exercice périlleux, car Rousseau veille au grain depuis 1762 : une loi que le peuple en personne n’a point ratifiée est nulle ; ce n’est point une loi. Plutôt que d’affronter le Genevois, on a préféré la politique de la chaise vide. Qui ne dit mot consent, prétend l’adage ; le régime en a inventé la variante souveraine : qui ne dit mot espère que le dossier se perdra.

Le silence était, au fond, la plaidoirie la plus honnête jamais produite par ce pouvoir. Car que dire ? Que le calendrier était fortuit ? Que la suppression de l’élection présidentielle au suffrage direct, votée à quelques encablures d’une échéance électorale, relevait du pur amour de la doctrine parlementaire, d’une passion soudaine pour Westminster contractée un soir de lecture ? Il y a des mensonges que même un mémoire en défense ne sait pas porter. La parole est d’argent, le silence est d’or : à Lomé, on connaît le cours des métaux.

Rassurons maintenant les inquiets du Palais : l’arrêt n’a aucune force coercitive. La Cour n’a ni annulé la Constitution de 2024, ni prononcé de sanctions. Elle a simplement invité les autorités à veiller, à l’avenir, à conformer leurs réformes à leurs engagements internationaux — formule exquise, qui revient à demander au renard, après l’inventaire du poulailler, de bien vouloir tenir compte du règlement intérieur lors de ses prochaines visites. C’est une victoire « morale » pour l’opposition, c’est-à-dire, en langage réaliste, une victoire qu’on peut encadrer et accrocher au mur pendant que rien ne change. Le mur, lui au moins, est décoré.

Mais méfiance. Les victoires morales ont une fâcheuse habitude : elles s’accumulent, comme l’eau derrière un barrage dont on ne surveille plus les fissures parce qu’on a réformé le service de surveillance. Un jour, c’est un arrêt de cour régionale ; le lendemain, une déclaration d’opposition parlant de « coup d’État constitutionnel » et de « sévère désaveu » ; bientôt, tout un continent qui prend des notes. Car si le tour de passe-passe togolais devient jurisprudence de l’impunité, chaque président en fin de mandat sait désormais que la sortie de secours ne passe plus par l’aéroport, mais par une réécriture express de la loi fondamentale. Il suffit d’un Parlement docile, d’une imprimerie nationale et d’un chiffre romain disponible. Camus l’écrivait sans rire, lui : « La démocratie, ce n’est pas la loi de la majorité, mais la protection de la minorité. » Ici, on a inventé la démocratie inverse : la protection d’une minorité d’un seul, par la loi d’une majorité expirée.

La CEDEAO, elle, aura au moins mis les mots sur la chose, et nommer, disaient les Anciens, c’est déjà juger. Il ne s’agissait pas d’une réforme. Il s’agissait d’un déménagement : le pouvoir a changé d’adresse constitutionnelle en gardant le même occupant, les mêmes meubles et le même portrait au mur. Et comme tout déménagement effectué à la sauvette, il s’est fait de nuit institutionnelle, sans prévenir les voisins — pardon, les citoyens, ces colocataires qu’on avait oubliés d’inscrire sur le bail.

Le proverbe éwé enseigne que « le mensonge peut courir un an, la vérité le rattrape en un jour ». L’arrêt du 29 janvier 2026 aura mis vingt-deux mois : la vérité, elle aussi, subit les lenteurs de greffe. Mais elle est arrivée, et elle est écrite, et les écrits restent — verba volant, scripta manent — quand les mandats, eux, étaient censés passer.

On attend maintenant, avec la gourmandise du chroniqueur, la Sixième République. Les paris sont ouverts sur l’intitulé du prochain poste : « Gardien perpétuel de la stabilité » a une certaine allure ; « Curateur à vie de l’héritage » ne manque pas de panache. Montesquieu, décidément prophète, avait prévenu que « pour qu’on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir ». À Lomé, on a préféré une disposition plus simple : que le pouvoir hérite du pouvoir. C’est plus court, et cela tient sur une plaque de bureau.

Par : Ben Djagba, L’Encre Saignante de Kpédomé, Notsé

13 juillet 2026

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Togo/BAC II 2026 : voici comment consulter les resultats ce 8 juillet à partir de 10h

Wed, 08/07/2026 - 08:52

Les candidats à l’examen du Baccalauréat deuxième partie (BAC II), session de juin 2026, connaissent désormais la date de proclamation de leurs résultats. Dans un communiqué rendu public ce 7 juillet 2026, le ministre de l’Éducation nationale, Mama Omorou, a annoncé que les résultats seront proclamés le jeudi 9 juillet 2026 à 7h30 dans les différents centres d’écrit.

Selon le communiqué, les épreuves orales débuteront le même jour à partir de 15 heures dans chacun des centres d’écrit.

En attendant la proclamation officielle, les candidats auront la possibilité de consulter leurs résultats par voie électronique. La consultation sera disponible dès le mercredi 8 juillet 2026 à partir de 10 heures sur les plateformes officedubactogo.net et resultats.service-public.gouv.tg.

Le ministère met également à disposition un service WhatsApp. Les candidats pourront obtenir leurs résultats en envoyant le mot « bonjour » au numéro +228 92 14 38 38, à compter du mercredi 8 juillet à 10 heures.

Cette mesure vise à faciliter l’accès aux résultats et à réduire l’affluence dans les centres d’examen avant la proclamation officielle prévue le lendemain matin.

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Interview de Dominique NYAZOZO, Directeur des Relations Stratégiques et du Développement de la PIA

Wed, 08/07/2026 - 08:50

Après près de cinq années d’exploitation, le Port Sec de la Plateforme Industrielle d’Adétikopé (PIA) affiche une montée en puissance avec 89 340 EVP traités en 2025, soit une progression de près de 70 % par rapport à 2024, et plus de 500 emplois directs et indirects créés. Dans cet entretien, Dominique Nyazozo revient sur les performances de cette infrastructure, son rôle dans le renforcement du positionnement du Togo comme hub logistique régional, les défis à relever et les ambitions de porter l’activité du Port Sec à 144 000 EVP par an dans les prochaines années.

1. Comment est-ce que le Port Sec de la PIA s’insère dans l’écosystème logistique au Togo ?

Le Port Sec de la PIA est une infrastructure logistique stratégique intégrée à la Plateforme Industrielle d’Adétikopé. Il a été conçu pour accompagner la transformation logistique et industrielle du Togo, en offrant aux opérateurs économiques une solution moderne de réception, de stockage, de traitement, de dédouanement et de distribution des marchandises.

Notre rôle s’inscrit en parfaite complémentarité avec celui du Port Autonome de Lomé. Le Port Sec constitue une extension terrestre de la chaîne portuaire, permettant de décongestionner certains flux, de rapprocher les services logistiques des industriels et de faciliter l’acheminement des marchandises vers les unités de production, les marchés nationaux et les corridors de l’hinterland.

La réussite de ce dispositif repose également sur un cadre institutionnel et opérationnel favorable, porté notamment par l’Autorité de Coordination de la PIA, qui joue un rôle essentiel dans la coordination, la facilitation et l’accompagnement des acteurs intervenant au sein de la plateforme.

Au-delà du Port Sec lui-même, la PIA dispose d’infrastructures complémentaires qui renforcent sa valeur ajoutée logistique, notamment un parking à camions, des espaces d’entreposage importants, ainsi qu’un écosystème industriel intégré. Ces infrastructures permettent d’offrir aux opérateurs une solution plus complète, mieux organisée et adaptée aux exigences du commerce moderne.

À travers cette position, nous contribuons à fluidifier les échanges commerciaux, à réduire les délais et les coûts logistiques, tout en renforçant la compétitivité des entreprises installées au Togo. Le Port Sec de la PIA participe ainsi à l’ambition nationale de faire du Togo un hub logistique, industriel et commercial de référence en Afrique de l’Ouest.

2. En démarrant ses activités en janvier 2022, quels étaient les objectifs majeurs du Port Sec de la PIA ?

Dès son lancement, le Port Sec poursuivait plusieurs objectifs stratégiques majeurs.

Le premier était de contribuer à la décongestion du Port Autonome de Lomé, tout en offrant une plateforme complémentaire destinée à améliorer le traitement des flux de marchandises et la desserte des clients des pays voisins, en particulier ceux de l’hinterland. L’ambition était de renforcer la fluidité des opérations, de sécuriser les flux et de proposer aux opérateurs économiques une solution logistique plus organisée, plus proche de leurs besoins et mieux connectée aux corridors régionaux.

Le deuxième objectif était de rapprocher les services douaniers, logistiques et opérationnels des industriels installés au sein de la PIA. L’idée était de leur permettre de disposer, à proximité immédiate de leurs unités de production, d’un dispositif facilitant les opérations d’importation, d’exportation, de stockage, de dédouanement et de distribution.

Le troisième objectif consistait à mettre en place une infrastructure logistique moderne, conforme aux standards internationaux, capable d’accompagner la transformation locale des matières premières et de soutenir le développement industriel du pays.

Enfin, le Port Sec s’inscrivait dans une ambition plus large : renforcer le positionnement du Togo comme hub logistique et industriel régional, au service du commerce sous-régional, des corridors de l’hinterland et des opportunités offertes par la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine.

3. Quel bilan après presque cinq années d’activités : emplois et performance ?

Après presque cinq années d’activités, le bilan du Port Sec de la PIA est très encourageant, aussi bien sur le plan opérationnel que sur le plan économique et social.

Sur le plan opérationnel, nous avons enregistré une progression significative des volumes traités. À titre d’exemple, le Port Sec a traité 89 340 EVP en 2025, contre 52 703 EVP en 2024, soit une croissance de près de 70 %. Cette évolution traduit l’augmentation des flux conteneurisés, le renforcement des opérations de dédouanement, ainsi que la montée en puissance des activités logistiques destinées aux industries de la plateforme et aux opérateurs économiques.

Sur le plan économique et social, le Port Sec a également contribué à la création de plus de 500 emplois directs et indirects dans plusieurs domaines, notamment la logistique, le transport, la manutention, la sécurité, les opérations douanières et les services associés.

Nous sommes particulièrement fiers d’avoir participé à la construction progressive d’un écosystème industriel et logistique intégré, qui génère des opportunités pour les opérateurs économiques togolais, tout en renforçant la compétitivité du pays.

Au-delà des chiffres, notre plus grande satisfaction est d’avoir instauré une relation de confiance avec les clients, les industriels, les administrations et les partenaires de la chaîne logistique. Cette confiance repose sur la qualité de nos services, notre capacité d’adaptation et notre engagement constant en faveur de la fluidité, de l’efficacité et de la performance opérationnelle.

4.  Quels sont les délais administratifs pour les utilisateurs du Port Sec ? Y a-t-il des défis en ce sens ?

L’un des principaux atouts du Port Sec de la PIA réside dans la proximité des services administratifs et techniques impliqués dans le traitement des marchandises. La présence sur site ou la mobilisation coordonnée des services concernés, notamment la Douane, les services phytosanitaires et les autres administrations compétentes, permet d’accélérer les formalités et d’offrir aux usagers un cadre opérationnel plus fluide.

Lorsque les documents sont complets et conformes, les formalités administratives peuvent généralement être réalisées dans un délai de 1 à 3 jours, selon la nature des marchandises, le régime douanier applicable, le mode d’enlèvement et les contrôles requis.

Bien entendu, certains défis subsistent. Ils concernent principalement les délais de transfert entre le port maritime et le port sec, la coordination entre les différents acteurs de la chaîne logistique, ainsi que la digitalisation complète de certains processus administratifs et opérationnels.

Cependant, en étroite collaboration avec les autorités publiques, les administrations concernées et nos partenaires privés, nous poursuivons nos efforts pour améliorer continuellement l’expérience des usagers, renforcer la prévisibilité des opérations et réduire davantage les délais de passage des marchandises.

 5. Quelles sont vos perspectives de croissance pour les prochaines années ?

Nos perspectives de croissance sont ambitieuses et s’inscrivent dans la dynamique de montée en puissance de la Plateforme Industrielle d’Adétikopé et du positionnement logistique du Togo.

Notre premier objectif est d’accroître progressivement les volumes traités, aussi bien à l’import qu’à l’export, avec une ambition de porter l’activité du Port Sec à environ 144 000 EVP par an. Dans cette perspective, nous souhaitons notamment structurer et développer davantage les opérations export via le Port Sec de la PIA, avec une cible d’environ 2 000 EVP par mois, soit près de 24 000 EVP par an.

Cette croissance devra également accompagner le développement des activités industrielles de la PIA, en apportant aux unités de production des solutions logistiques fiables, rapides et adaptées à leurs besoins d’importation de matières premières, d’exportation de produits finis et de distribution vers les marchés cibles.

Nous travaillons par ailleurs à l’intégration de nouvelles solutions numériques, afin d’améliorer le suivi en temps réel des opérations, la traçabilité des flux, la transparence vis-à-vis des clients et la prévisibilité des délais.

Un autre axe majeur consiste à renforcer notre rôle de plateforme logistique régionale, en attirant davantage de flux commerciaux en provenance ou à destination des pays de l’hinterland, notamment le Burkina Faso, le Niger et le Mali.

À moyen terme, notre ambition est de faire du Port Sec de la PIA une référence en Afrique de l’Ouest en matière de logistique intégrée, de performance opérationnelle, de digitalisation et de facilitation du commerce régional.

 6. Un mot à l’endroit des autorités togolaises pour conclure ?

Nous voudrions adresser nos sincères remerciements aux plus hautes autorités togolaises pour leur vision stratégique et leur engagement constant en faveur de la transformation économique, logistique et industrielle du pays.

Les investissements réalisés ces dernières années dans les infrastructures portuaires, logistiques, industrielles et de connectivité contribuent à créer un environnement plus attractif pour les investisseurs, plus favorable au développement des entreprises et plus porteur en matière de création d’emplois.

À travers le Port Sec de la PIA, nous réaffirmons notre engagement à accompagner cette dynamique nationale, en offrant des services logistiques performants, fiables et adaptés aux besoins des opérateurs économiques.

Notre ambition est de continuer à contribuer, aux côtés des autorités, des administrations, des partenaires privés et de l’ensemble de l’écosystème logistique, à faire du Togo un hub logistique, industriel et commercial de référence en Afrique de l’Ouest et sur le continent.

Nous souhaitons également saluer le rôle de l’Autorité de Coordination de la PIA, dont l’accompagnement institutionnel et la capacité de coordination constituent des atouts importants pour la réussite du Port Sec et, plus largement, pour le développement de l’écosystème industriel et logistique de la plateforme.

Ensemble, nous devons poursuivre les efforts pour bâtir une économie plus compétitive, plus résiliente et davantage orientée vers la transformation locale, la création de valeur et l’intégration régionale.

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Togo : Route Lomé-Vogan-Anfoin jamais réceptionnée toujours dans la merde

Wed, 08/07/2026 - 08:50

Les fortes pluies  du lundi 29 juin 2026 au Togo ont occasionné d’importants dégâts à Lomé et dans la Région Maritime  avec des pertes en vies humaines. Au rang des dégâts matériels figurent les ponts de Boko dans la Préfecture de Vo et  d’Anfoin dans la Préfecture de Lacs au point où l’interdiction de circulation aux véhicules légers, aux poids lourds et aux transports communs a été préconisée.

Ceci fait suite à la mission d’évaluation technique des   services des Travaux publics de la Région Maritime. A l’issue de leur mission, les techniciens ont jugé fragiles les ouvrages nécessitant la mise en œuvre de mesures préventives destinées à garantir la sécurité des usagers.

« En conséquence, jusqu’à nouvel ordre, seuls les piétons et les engins à deux roues sont autorisés à emprunter ces deux ouvrages. L’accès est interdit à tous les autres usagers de la route, notamment aux véhicules légers, aux poids lourds et aux transports en commun », a conclu cette mission technique. Pour assurer la continuité de la circulation, un itinéraire de déviation a été aménagé. 

Les automobilistes et autres conducteurs concernés sont invités à emprunter l’axe : Vogan – Agnron Copé – Glidji.

Les services compétents appellent les usagers à faire preuve de prudence et à suivre la signalisation mise en place sur le terrain.

Les aléas de la forte pluviométrie sont imprévisibles. Mais le cas des ponts de Boko et d’Anfoin est prévisible.

En effet, la réfection de cette route longue de 61 km a été l’un des plus gros scandales économiques du pouvoir togolais. 

Doit-on le rappeler, la réfection de cette route, la Nationale N°34 devait coûter 37 milliards mais à l’arrivée, c’est bien le fiasco. D’abord, l’entreprise CECO avait pris 26 milliards FCFA sans pouvoir réaliser les travaux et China Road and Bridge Corporation (CRBC) a bénéficié de 31 milliards FCFA pour l’achever à sa manière. Un scandale de grande ampleur qui n’a jamais été élucidé à ce jour.

Lancés jeudi 30 janvier 2014 pour dix-huit mois, les travaux n’ont été achevés qu’en juillet 2021.Ils ont été longtemps abandonnés par la société CECO Group après le déblocage de 26 milliards FCFA pour être repris plus tard par les Chinois de China Road and Bridge Corporation (CRBC). A leur arrivée, les Chinois ont modifié la dimension initiale tracée par CECO Group. À plusieurs endroits, la route a été considérablement réduite à telle enseigne que les Chinois n’ont aménagé que la vieille route avant même les travaux de CECO. Au-delà de son caractère zigzag, il n’y a pratiquement plus de rigole. En somme, des travaux de piètre qualité.

Pour des travaux initialement prévus pour dix-huit mois, il a fallu attendre plus de sept ans avec toutes les conséquences dramatiques pour les usagers. Depuis lors, l’ouvrage n’a pas officiellement réceptionné jusqu’à ce jour  alors que des travaux de replâtrage de la nouvelle route de moins de cinq ans ont été déjà réalisés .Même les ponts finalement emportés à Boko et Anfoin ont été refaits plus d’une fois.

Une preuve palpable des travaux bâclés.

Finalement ce sont les pauvres usagers qui sont victimes. Regardez un peu cette déviation dingue qui a été instaurée qui oblige à passer par Anyronkopé-Glidji avant de revenir à Anfoin.

Le Togo demeure un grand bazar pour sa population avec des dirigeants bien inconséquents.

Kokou AGBEMEBIO

LeCorrecteur

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Togo/Concours de recrutement des enseignants : les résultats provisoires désormais disponibles

Wed, 08/07/2026 - 08:45

Les candidats ayant pris part au concours national de recrutement de fonctionnaires enseignants du préscolaire, du primaire ainsi que des enseignements secondaire général et technique, organisé le 18 avril 2026, connaissent désormais leur sort. Le ministère de la Fonction publique, du Travail et du Dialogue social a publié, ce mardi, les résultats provisoires du concours.

Dans un communiqué, la ministre Sandra Johnson a annoncé que « la liste des candidats déclarés provisoirement admis par ordre de mérite au concours national de recrutement de fonctionnaires enseignants du préscolaire, du primaire et du secondaire général et technique, session du 18 avril 2026, peut être consultée sur le site officiel du ministère ».

Les candidats peuvent consulter les résultats sur le portail du ministère de la Fonction publique. À Lomé, les listes sont également affichées au siège du ministère. Dans les autres régions du pays, elles sont disponibles dans les directions régionales du Travail et des Lois sociales de Tsévié, Atakpamé, Kpalimé, Sokodé, Kara et Dapaong.

Les candidats déclarés provisoirement admis ne sont toutefois pas encore définitivement recrutés. Ils devront suivre une formation de renforcement de leurs compétences professionnelles et pédagogiques. Ce n’est qu’à l’issue de cette étape que la liste définitive des candidats admis sera rendue publique.

Ce concours vise à renforcer les effectifs enseignants dans les établissements publics du préscolaire, du primaire et du secondaire, afin d’améliorer la qualité de l’enseignement à travers le pays.

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