Le Conseil des ministres a tenu mercredi 2 septembre 2026, sa réunion mensuelle sous la présidence du Chef de l'Etat, Romuald Wadagni. Plusieurs grandes décisions ont été prises au cours de cette séance. Des nominations ont été prononcées dans 14 ministères.
Mesures Normatives
– Transmission à l'Assemblée nationale, pour autorisation de ratification de l'adhésion de la République du Bénin au Fonds pour le Développement des Exportations en Afrique ;
– Transmission à l'Assemblée Nationale, pour autorisation de ratification de l'accord établissant la Banque de Développement Shelter Afrique ;
– Modification du décret n° 2023-119 du 29 mars 2023 portant création, attributions, organisation et fonctionnement du Comité d'agrément des zones économiques spéciales ;
– Modification du décret n° 2021-068 du 17 février 2021 portant attributions, composition, organisation et fonctionnement du Comité interministériel de promotion des investissements ;
– Modification du décret n° 2018-165 du 02 mai 2018 portant attributions, composition et modalités de fonctionnement de la Cellule d'Appui au Partenariat Public-Privé en République du Bénin ;
– Nomination de commissaires aux comptes près de certaines entreprises publiques
Communications
– Mesures spéciales pour l'inclusion des personnes handicapées ;
– Mesures sociales au profit des trois ordres d'enseignement à la rentrée scolaire et universitaire 2026-2027 ;
– Mise en œuvre de la phase pilote du Programme de productivité agricole et de protection sociale des agriculteurs du Bénin ;
– Travaux de construction de 35 Centres intégrés économiques sociaux et numériques dans 26 communes ;
– Signature des conventions de concession pour l'électrification hors-réseau de douze (12) localités rurales.
Mesures individuelles
Nominations :
●au ministère de la Justice et de la Législation
●au ministère de l'Economie et des Finances
●au ministère de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche
●au ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique
●au ministère de la Famille et des Affaires sociales
●au ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance locale
●au ministère de la Transformation digitale et de l'Innovation, en charge de la Stratégie nationale d'Intelligence artificielle
●au ministère de l'Energie, de l'Eau et des Mines
●au ministère du Cadre de Vie et des Transports, en charge du Développement durable
●au ministère des Petites et Moyennes Entreprises et de la Promotion de l'Emploi, en charge de la Formation professionnelle
●au ministère de la Communication, en charge des Médias
●au ministère en charge des Finances et de la Microfinance
●au ministère en charge du Budget et de la Fonction publique
●au ministère en charge de la Mobilisation des Ressources extérieures et de la Gestion de la Dette
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De l'agressivité aux troubles du comportement, en passant par la dépendance et le décrochage social, la consommation de stupéfiants peut profondément bouleverser la vie des jeunes. Au Bénin, des familles témoignent des conséquences parfois dramatiques de cette consommation. Les professionnels de santé insistent sur l'importance d'une prise en charge adaptée et d'un suivi régulier pour prévenir les rechutes.
Il a fallu du temps à la famille de Landry N'Poh pour comprendre que son fils consommait des stupéfiants. « Il a commencé à être agressif du jour au lendemain. Il délirait tout le temps et surtout la nuit. Il parlait seul dans sa chambre jusqu'au petit matin », témoigne-t-il. Face à cette situation, la famille a finalement conduit le jeune homme dans un centre pour recevoir des soins. Il poursuit son suivi et prend des médicaments afin d'éviter une rechute. Selon son père, le jeune garçon aurait commencé à fréquenter un nouveau groupe d'amis après s'être rendu dans une autre ville pour continuer ses études.
Pour Véronique Kpanou, sœur d'un jeune consommateur, la situation a progressivement pris une autre dimension. « Mon frère est devenu tellement accro qu'il vend tout », raconte-t-elle. Un jour, la famille s'est réveillée en constatant que la porte principale donnant accès au salon avait été enlevée. « Il a tout vendu dans cette maison pour avoir l'argent afin d'acheter les produits pour se droguer », affirme-t-elle. La situation est devenue préoccupante pour la jeune sœur. « À un moment donné, j'ai eu peur pour ma vie. J'ai dû quitter la maison familiale pour préserver ma vie », confie-t-elle.
Une consommation parfois liée à un mal-être
Pour certains consommateurs, le début de la consommation intervient dans un contexte de fragilité psychologique. Un jeune homme ayant requis l'anonymat affirme que c'est la dépression qui l'a conduit vers les stupéfiants. « J'ai commencé par prendre des boissons alcoolisées en sachet plastique pour oublier mes soucis. Là, où j'achetais ça, il y avait des gens qui m'ont proposé des produits plus forts. C'est comme ça que j'ai commencé à en prendre », raconte-t-il.
La consommation s'est ensuite installée progressivement. « À chaque fois, je sentais un manque. Toutes mes économies sont parties dans ça », poursuit-il. Après sa prise en charge, il affirme aller mieux, mais reste conscient de la nécessité de rester vigilant pour éviter une rechute.
Georges Adjè, père de famille, insiste lui aussi sur l'importance du suivi. « La volonté seule ne permet pas de s'en sortir. C'est pourquoi elle doit être soignée pour ne pas se compliquer ou devenir chronique. J'ai eu le soutien de ma famille, sinon je ne pouvais pas m'en sortir », témoigne-t-il. « Les stupéfiants ont bousillé ma vie. Jusqu'à présent, je continue de prendre des médicaments pour ne pas rechuter », ajoute-t-il.
Des facteurs multiples et une prise en charge adaptée
Pour l'infirmier Aude Gnonlonfou, plusieurs facteurs peuvent favoriser l'apparition de troubles mentaux liés à la consommation de drogues ou d'autres substances psychoactives. Il cite notamment les échecs, les déceptions amoureuses, l'accumulation d'événements stressants, le chômage, les échecs scolaires et les mauvaises fréquentations. « Quand on fréquente des amis qui consomment, ils sont obligés de consommer », explique-t-il. Dans son service, les personnes reçues en consultation présentent des profils variés : étudiants, fonctionnaires, artisans, mineurs et élèves.
La prise en charge dépend de la situation de chaque patient. « Le type de traitement et d'accompagnement dont bénéficient ces patients est varié. Ça dépend de la pathologie dont souffre le patient », précise Aude Gnonlonfou. « Nous avons le traitement médicamenteux et le traitement psychologique. Il y a aussi des traitements de relaxation que nous faisons », poursuit-il.
L'accompagnement psychologique peut notamment prendre différentes formes. « Les thérapies de groupe, les thérapies individuelles, les thérapies avec la famille, c'est ce que font les psychologues », explique-t-il.
Le diagnostic constitue un élément déterminant dans le choix du traitement. « Un patient qui a une dépression ne peut pas avoir le même traitement qu'un patient qui a un trouble psychotique. Ça varie en fonction du diagnostic du patient », souligne l'infirmier.
La durée du traitement n'est pas identique pour tous les patients. Elle dépend notamment du diagnostic, de l'évolution de la situation et de la régularité du suivi. « Un patient qui vient pour une dépression liée à la consommation de substances psychoactives ne peut pas forcément avoir un traitement à vie », explique l'infirmier. Certains patients présentant des troubles psychotiques et connaissant des rechutes répétées peuvent nécessiter un suivi beaucoup plus long. Selon lui, « c'est le manque de suivi qui, des fois, entraîne les patients à avoir un traitement à vie ». À l'inverse, « s'il y a un bon suivi, les patients peuvent arrêter leur traitement », précise-t-il.
Reconnaître les premiers signes
Les proches ont également un rôle à jouer dans le repérage des premiers signes. Agitation, irritabilité, troubles du sommeil, agressivité ou changements inhabituels dans le comportement peuvent, selon l'infirmier, amener les familles à consulter.
Pour prévenir ces situations, il préconise une sensibilisation qui commence au sein des familles. L'information doit également être renforcée dans les écoles, les lycées, les universités et les centres de formation. « Il faut leur parler, les sensibiliser sur les risques qu'ils courent en consommant les substances psychoactives », insiste-t-il.
La lutte contre les circuits de vente se poursuit
Au Bénin la Police républicaine ne cesse de multiplier les opérations de lutte contre la circulation et la commercialisation illicites des produits psychotropes. Au cours du mois de juillet, à Krakè-Plage, près d'une tonne de chanvre indien, soit 973,65 kg, a été saisie dans un dépôt clandestin. À Agla, à Cotonou, deux opérations ont conduit à l'interpellation de quatre présumés trafiquants et à la saisie de plusieurs boulettes et plaquettes de chanvre indien ainsi que du matériel de conditionnement. À Tchaourou, un présumé vendeur de chanvre indien a été interpellé dans un ghetto où des produits stupéfiants ont été découverts.
Près d'une tonne de chanvre indien saisie dans un dépôt clandestin à Kraké-PlageCes opérations montrent l'intensification de la lutte contre les circuits de commercialisation et d'approvisionnement.
Si les forces de sécurité poursuivent la lutte contre les réseaux d'approvisionnement et de vente, les professionnels de santé appellent également les familles et les établissements scolaires à renforcer le dialogue et la sensibilisation. Car derrière chaque consommation peut se cacher un mal-être qu'il faut savoir repérer à temps pour éviter qu'il ne s'installe durablement.
Akpédjé Ayosso
Algérie Poste a émis, ce mercredi, une mise en garde ferme à l’attention de ses usagers face à la multiplication de pages suspectes sur les […]
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Les députés béninois sont attendus au Palais des Gouverneurs, à Porto-Novo, lundi 7 septembre 2026, pour l'ouverture de la deuxième session extraordinaire de l'année.
L'Assemblée nationale, 10e législature, se prépare à examiner ses prévisions budgétaires pour l'exercice 2027. Selon un communiqué du président de l'Assemblée nationale, les députés sont convoqués, lundi 7 septembre 2026 à 10 heures, au Palais des Gouverneurs, à Porto-Novo.
Au cours de cette session extraordinaire, deux points sont inscrits à l'ordre du jour. Après l'ouverture officielle des travaux, les députés procéderont à l'examen et à l'adoption du projet de budget de l'Assemblée nationale pour la gestion 2027.
M. M.
Les inspecteurs de l’enseignement de la sous‑division de Kasongo 2 (Maniema) ont effectué des descentes sur le terrain pour s’assurer du bon déroulement de la reprise des cours. À l’issue de cette mission, ils ont appelé les parents qui n’ont pas encore envoyé leurs enfants à l’école à le faire rapidement.
La rentrée scolaire 2026-2027 est fortement perturbée dans les hauts plateaux du territoire de Fizi, au Sud-Kivu, en raison des violences qui affectent plusieurs localités de cette partie de la province. Des milliers d’enfants déplacés peinent à reprendre le chemin de l’école, selon l’administrateur du territoire.
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À l’approche de la saison des pluies, le Gouvernement congolais déploie une stratégie nationale de lutte antiérosive pour sécuriser les populations et les infrastructures, rapporte la Primature. La Première ministre Judith Suminwa Tuluka a présidé une réunion stratégique avec plusieurs membres du Gouvernement, dont les ministres de l’Économie, du Budget, des Infrastructures et des Finances.
Un individu a été interpellé, lundi 31 août 2026, par le Commissariat spécial du Port autonome de Cotonou. Il est soupçonné d'avoir soutiré de l'argent à des chauffeurs de poids lourds en se faisant passer pour un intermédiaire des forces de l'ordre.
A la suite de plaintes de chauffeurs faisant état de sommes d'argent qui leur seraient réclamées sur l'axe reliant le carrefour Caboma à la mosquée de Zongo, la Police a ouvert une enquête.
Les investigations ont permis d'identifier un suspect.
Selon les premiers éléments, le suspect abordait des conducteurs de camions bloqués dans les embouteillages. Il leur propose de faciliter leur accès au port sec, en échange d'une somme d'argent qu'il présentait comme destinée aux agents de police.
Le dispositif mis en place par le Commissariat spécial du port a finalement permis d'interpeller, lundi 31 août 2026, en flagrant délit le faux émissaire de la Police.
Placé en garde à vue, le suspect fait désormais l'objet d'une procédure judiciaire.
M. M.
Le mégaprojet agro-industriel Baladna El Djazair franchit une étape clé dans sa phase d’exécution. L’entreprise annonce le lancement officiel d’une vaste campagne nationale de recrutement […]
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