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Afrique

Au Maroc, le patron du football, Fouzi Lekjaa, enfile son costume de premier ministrable

LeMonde / Afrique - Tue, 28/07/2026 - 12:00
Le président de la Fédération royale marocaine de football et ministre du budget a officialisé son ralliement au Parti Authenticité et modernité, le 25 juillet. Il semble désormais le mieux placé pour devenir le prochain chef du gouvernement.
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Niger : à Chinagodrar, sept morts dans l'attente de la vérité

24 Heures au Bénin - Tue, 28/07/2026 - 10:59

Deux frappes de drones attribuées à l'armée nigérienne ont endeuillé une cérémonie funéraire, vendredi 24 juillet. En l'absence d'explications officielles, les circonstances du ciblage restent à établir.

Une cérémonie de deuil frappée depuis le ciel

Vendredi 24 juillet, des habitants de Chinagodrar, dans le nord de la région de Tillabéri, s'étaient réunis pour présenter leurs condoléances à une famille endeuillée. La cérémonie a basculé dans l'effroi lorsque deux frappes de drones attribuées à l'armée nigérienne ont atteint le rassemblement.Selon les informations rapportées par RFI auprès de sources locales, six personnes ont été tuées sur place et plusieurs autres blessées. L'une d'elles, évacuée vers le Centre de santé intégré de Banibangou, a succombé à ses blessures. Le bilan provisoire s'élève ainsi à au moins sept morts.Les autorités nigériennes n'ont, à ce stade, fourni aucune explication sur l'objectif de l'opération. Rien ne permet de déterminer si un membre présumé d'un groupe armé se trouvait parmi les personnes rassemblées. La nature civile de l'événement et le nombre de victimes exigent pourtant une clarification urgente.

Deux frappes au cœur des interrogations

Le déclenchement de deux frappes constitue l'un des principaux points à éclaircir. Visaient-elles des objectifs différents ? La seconde a-t-elle atteint le même rassemblement ? A-t-elle été lancée alors que des habitants tentaient déjà de secourir les premières victimes ?Aucun élément disponible ne permet de privilégier l'une de ces hypothèses. Il appartient donc aux autorités de publier la chronologie de l'opération.L'enquête devra établir la nature des renseignements ayant conduit au ciblage, la durée de la surveillance aérienne et le statut des personnes initialement visées. Elle devra également identifier le drone et les munitions employés, déterminer si les risques pour les civils ont été correctement évalués et préciser les mesures prises pour secourir les blessés. Ces informations permettront de savoir si les principes de distinction, de proportionnalité et de précaution ont été respectés.

Au moins 24 civils tués en moins de sept mois

La tragédie de Chinagodrar survient après une autre frappe controversée dans la région. Le 6 janvier 2026, un drone militaire avait atteint le marché de Kokoloko, tuant au moins 17 civils, dont quatre enfants, et blessant 13 personnes, selon Human Rights Watch. Trois combattants de l'État islamique au Sahel auraient également péri. Ces deux événements portent à au moins 24 le nombre de civils tués en 199 jours dans des frappes attribuées aux forces nigériennes. Ce bilan minimal ne mesure pas l'ensemble des conséquences de la campagne aérienne. Il permet néanmoins d'apprécier le coût humain de deux des opérations les mieux documentées de l'année. Après le bombardement de Kokoloko, Human Rights Watch avait écrit aux autorités nigériennes pour leur transmettre ses conclusions. L'organisation n'avait reçu aucune réponse lors de la publication de son enquête.

Une guerre conduite dans l'opacité

Le silence entourant ces opérations fragilise la crédibilité des bilans officiels et prive les familles de la possibilité d'obtenir reconnaissance, réparation ou indemnisation. Cette opacité dépasse les seules frappes aériennes. Après l'embuscade du 17 juillet sur l'axe Bankilaré-Téra, le ministère nigérien de la Défense avait annoncé la mort de 16 soldats. D'autres informations faisaient état d'au moins 47 militaires tués, soit un bilan près de trois fois supérieur. À Chinagodrar, les victimes du 24 juillet étaient venues accompagner une famille dans son deuil. Sept morts attendent désormais que l'État établisse les circonstances dans lesquelles ils ont été frappés.

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L'inquiétude grandit après une série d'attaques armées à Butembo

Radio Okapi / RD Congo - Tue, 28/07/2026 - 10:43

La terreur s'est une nouvelle fois emparée de la commune de Bulengera, dans la ville de Butembo au Nord-Kivu. Dans la nuit de dimanche à lundi 27 juillet, des hommes armés non identifiés y ont perpétré une série d'incursions violentes. Le bilan fait état d'un étudiant tué par balles, de plusieurs personnes blessées, dont des femmes ciblées à l'arme blanche et enlevées, ainsi que de l'incendie volontaire d'un établissement de santé.

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« Tout le monde sur la plage regarde les missiles dans le ciel » : le contraste d'Odessa, la station balnéaire de luxe ukrainienne où les touristes cohabitent avec les bombardements quotidiens

BBC Afrique - Tue, 28/07/2026 - 10:19
Dans cette ville surnommée la « perle de la mer Noire », les plages et les restaurants sont bondés de touristes, alors même que chaque jour, des personnes y trouvent la mort à cause des bombardements russes.
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Bukavu : plus de 100 ménages sans abri après un tragique incendie au quartier Chahi

Radio Okapi / RD Congo - Tue, 28/07/2026 - 10:12

Plus de cent ménages se retrouvent sans toit sur l'avenue Kisangula, située dans le quartier Chahi à Bukavu, au Sud-Kivu. Un incendie dévastateur s'est déclaré dimanche 26 juillet aux alentours de 16h30, heure locale, réduisant en cendres de nombreuses habitations.

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Clôture formation de 20 nutritionnistes pour intensifier la lutte contre la malnutrition au Maniema

Radio Okapi / RD Congo - Tue, 28/07/2026 - 10:02

Une vingtaine de nutritionnistes de la province de Maniema ont clôturé, vendredi 25 juillet à Kindu, un atelier de formation axé sur l’Alimentation du nourrisson et du jeune enfant (ANJE) ainsi que sur la nutrition à assise communautaire.

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A Bandundu, les consommateurs dénoncent la cherté des factures de la SNEL

Radio Okapi / RD Congo - Tue, 28/07/2026 - 09:48


Le coût de l’électricité continue de susciter le mécontentement de nombreux abonnés de la Société nationale d’électricité (SNEL) dans la ville de Bandundu (Kwilu). Selon l’Union des consommateurs du Grand Bandundu, plusieurs consommateurs estiment que les montants facturés sont disproportionnés par rapport à leurs revenus, dans une ville où la majorité de la population active est constituée de fonctionnaires.

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Les syndicalistes de la MIBA dénoncent la spoliation de terrains appartenant à l’entreprise

Radio Okapi / RD Congo - Tue, 28/07/2026 - 09:16


Le bureau syndical national de la Société Minière de Bakwanga (MIBA) alerte sur une présumée spoliation de plusieurs terrains appartenant à l’entreprise publique à Mbuji-Mayi, dans la province du Kasaï-Oriental. Dans un communiqué rendu public la semaine dernière, les huit syndicats de la société appellent les autorités compétentes à intervenir rapidement pour préserver le patrimoine foncier de la MIBA.

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Après Emmanuel Macron, le président algérien Abdelmadjid Tebboune tente d’éteindre la polémique sur les visas

LeMonde / Afrique - Tue, 28/07/2026 - 09:00
Plusieurs personnalités de droite et d’extrême droite avaient dénoncé le retour à un niveau d’octroi de visas aux citoyens algériens similaire à la période d’avant la crise entre les deux pays, annoncé par l’ambassadeur de France à Alger.
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Plusieurs axes fermés à Cotonou pour le 1er août

24 Heures au Bénin - Tue, 28/07/2026 - 08:26

Des restrictions de circulation sont annoncées sur plusieurs axes de Cotonou dans le cadre des festivités du 66e anniversaire de l'indépendance du Bénin.

La circulation sera totalement interdite au public le 1er août 2026, de 00 h à 17 h, sur le tronçon reliant le carrefour Fidjrossè-Plage, le carrefour Erevan, le carrefour Port et le carrefour de l'église Notre-Dame.

Avant cette fermeture, des restrictions seront appliquées de 6 h à 15 h, du 27 au 31 juillet 2026, afin de permettre les derniers préparatifs de la célébration.

Les déviations

Selon un communiqué signé par le directeur général de la Police républicaine, l'inspecteur général de police de 2e classe Brice Allowanou, un plan de déviation a été mis en place.

Les usagers en provenance du carrefour Fin Pavé Fidjrossè pourront rejoindre l'avenue Jean-Paul II en passant par le giratoire du carrefour Erevan.

Une seconde déviation est prévue par la ruelle longeant la clôture est du supermarché Erevan, derrière le Sofitel et le Palais des Congrès, avant de retrouver le boulevard de la Marina par la bretelle bordant la place de l'Amazone.

Les conducteurs quittant le Port autonome de Cotonou en direction de la place de l'Amazone devront, quant à eux, emprunter la bretelle longeant cette place et le Palais des Congrès, poursuivre derrière le Sofitel puis rejoindre le boulevard de la Marina par la ruelle située à l'est du supermarché Erevan.

La Direction générale de la Police républicaine invite l'ensemble des usagers de la route à « respecter la signalisation temporaire ainsi que les consignes des fonctionnaires de police déployés sur les lieux ».
M. M.

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De lourdes sanctions en vue pour les policiers indélicats

24 Heures au Bénin - Tue, 28/07/2026 - 08:22

Le Directeur général de la Police républicaine, l'Inspecteur général de police de deuxième classe Brice K. Allowanou, a annoncé un renforcement de la lutte contre le rançonnement et la corruption au sein de la Police.

Dans une déclaration rendue publique, lundi 27 juillet 2026, le Directeur général de la Police républicaine a mis en garde contre une « tendance persistante à la corruption au sein de la Police républicaine et du rançonnement sur la voie publique ».

Brice Kokou Allowanou a reconnu que, malgré les réformes engagées ces dernières années pour améliorer la sécurité routière et réduire les tracasseries sur les axes de circulation, des comportements contraires à l'éthique persistent. Selon lui, ces actes « portent gravement atteinte à l'image de la Police républicaine » dont la mission est avant tout de « protéger, sécuriser et servir ».

Le DGPR avertit que les policiers impliqués dans de telles pratiques s'exposent désormais à des sanctions disciplinaires sévères, pouvant aller jusqu'à la radiation, sans exclure des poursuites pénales.

La hiérarchie policière entend appliquer une politique de tolérance zéro.

Brice Kokou Allowanou a également invité les citoyens à contribuer à cette lutte en signalant les faits de corruption grâce aux numéros verts mis à leur disposition.

- Police républicaine : 117
Ministère de l'Intérieur et de la Sécurité publique : 166
Présidence de la République : 155 – 01 52 33 33 33 – 01 69 19 00 00

Le Directeur général de la Police républicaine exhorte les usagers de la route à ne plus céder aux sollicitations illégales. « Exigez le PV ! Exigez le reçu ! Refusez de négocier ! », a-t-il lancé.

Brice Kokou Allowanou souligne que plusieurs dossiers liés à des faits de rançonnement sont déjà en cours de traitement. « Les sanctions ne tarderont pas à tomber », a-t-il averti, tout en appelant les policiers à respecter leur serment de servir « avec honneur, dignité et probité ».
M. M.

Déclaration du DGPR

Mesdames et Messieurs les représentants des médias,

Chers compatriotes,

J'ai souhaité vous rencontrer aujourd'hui pour aborder un sujet préoccupant qui ternit l'image de la Police républicaine et qui fait souffrir directement les populations. Il s'agit d'une tendance persistante à la corruption au sein de la Police républicaine et du rançonnement sur la voie publique.

I. Le constat

Qu'il vous souvienne que dans le but de garantir la libre circulation des personnes et des biens, le Gouvernement a, dès 2016, dégagé tous les barrages routiers qui entravaient la libre circulation et soumettaient les usagers de la route à toutes sortes de tracasserie. En lieu et place de ces mauvaises pratiques, le Gouvernement a mis en place les patrouilles corridor pour sécuriser les transports routiers avec des dispositifs de contrôle.

Toujours dans le but de renforcer la Police de la route et de protéger les usagers contre les accidents, le Gouvernement a rendu obligatoire le port de casque par les motocyclistes et, de façon générale, a incité au respect des dispositions du code de la route. Le projet SECUROUTE est donc né pour assurer une bonne circulation routière par le respect strict du code de la route.

Ainsi, les fonctionnaires de police portent désormais des caméras-piétons quand ils sont astreints à des missions de régulation et de contrôle routier. Des cinémomètres appelés communément radars sont déployés sur les corridors de l'ensemble du territoire nationales.

Malgré toutes ces mesures assorties de contrôles à la fois internes et externes, il est parfois observé que des fonctionnaires de police foulent au pied les bonnes pratiques en s'adonnant à des actes de rançonnement, portant ainsi gravement atteinte à l'image de la Police républicaine.

La Police républicaine ne saurait tolérer ses dérives. Sa mission unique est de protéger, de sécuriser et de servir. En tant que garante de la paix et de la justice, cette institution noble exige de chacun de ses membres qu'il soit le reflet irréprochable de l'autorité de l'État. En face du citoyen, chaque fonctionnaire de police représente l'autorité publique ; ce statut exige une intégrité absolue, une discipline exemplaire.

II. Les mesures fermes engagées

À compter d'aujourd'hui, les mesures suivantes seront encouragées et renforcées :
1. Tolérance zéro de la corruption et du rançonnement sous toutes ses formes : Tout agent pris en flagrant délit de rançonnement est sanctionné, fait objet de procédure disciplinaire pouvant conduire à la radiation sans préjudice de la procédure pénale qui peut être engagée contre lui.

2. Dénonciation par les numéros verts : il existe des numéros verts 24h/24 pour recevoir les dénonciations des populations.

Chaque citoyen peut dénoncer, avec tous moyens de preuve (photos, vidéos, témoignages), des actes contraires à l'éthique posés par des fonctionnaires de police.
Les numéros verts disponibles sont :
Police républicaine : 117
Ministère de l'Intérieur et de la Sécurité publique : 166
Présidence de la République : 155 – 01 52 33 33 33 – 01 69 19 00 00.

La confidentialité du dénonciateur est garantie.

3. Des contrôles internes et externes sont déployés.
4. Sanction des chefs d'unités : Tout commissaire ou commandant dont l'unité sera épinglée de manière récurrente répondra de la défaillance de son commandement, et le ou les agents fautifs subiront les sanctions telles que prévues par les textes en vigueur.

III. Notre engagement

Le rançonnement et la corruption sont deux fléaux qui tuent la confiance entre la Police républicaine et les populations. Or la Police républicaine se veut un modèle de police communautaire pour qui la confiance entre police te population est nécessaire pour construire une sécurité durable.
Je demande aux usagers de la route de ne plus céder. Exigez le PV !!! Exigez le reçu !!! Refusez de négocier !!!
Je demande aux fonctionnaires de police de se rappeler ce serment : celui de servir avec honneur, dignité et probité, de protéger sans faillir, et de rejeter toute forme de déviance.
Beaucoup de cas de rançonnement sont détectés et sont actuellement de traitement et les sanctions ne tarderons pas à tomber.
Pour conclure, j'exhorte les fonctionnaires de police qui exercent leur mission à continuer de le faire en toute loyauté ; les fonctionnaires de police indélicats à cesser les mauvaises pratiques pour se mettre dans les rangs.
Je vous remercie.

Fait à Cotonou, le 27 Juillet 2026

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La campagne d'orientation des nouveaux bacheliers démarre jeudi

24 Heures au Bénin - Tue, 28/07/2026 - 08:20

Au Bénin, le gouvernement organise une campagne nationale de sensibilisation et d'information à l'intention des nouveaux bacheliers en vue de leur classement et de leur sélection pour l'année académique 2026-2027. L'annonce a été faite ce lundi 27 juillet 2026, par le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique, chargé de la formation technique.

Pour le choix de leurs filières de formation dans les universités, les nouveaux bacheliers seront mieux outillés. Le gouvernement organise en leur intention, une campagne nationale de sensibilisation et d'information. Ladite campagne selon un communiqué du ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique, démarre le jeudi 30 juillet 2026 à 09 heures, à l'Amphithéâtre 100 du Campus de Sogbo-Aliho de l'Université Nationale des Sciences, Technologies, Ingénierie et Mathématiques d'Abomey (UNSTIM).

L'objectif visé est de mettre à leur disposition, toutes les informations utiles relatives aux offres de formation des universités, aux conditions d'admission, aux débouchés des différentes filières, ainsi qu'à la procédure de choix des filières sur la plateforme apresmonbac.bj.
Après le lancement officiel, les séances de sensibilisation se dérouleront ensuite, du 03 au 05 août 2026, sur les campus universitaires et dans plusieurs communes du Bénin.

Communiqué du ministre de l'enseignement supérieur

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Le Bénin engage une nouvelle étape de la transition numérique

24 Heures au Bénin - Tue, 28/07/2026 - 08:19

Le gouvernement béninois amorce une nouvelle étape dans la modernisation de l'administration publique avec la mise en œuvre d'une politique de dématérialisation progressive des documents administratifs. Cette réforme, encadrée par une circulaire signée le 24 juillet 2026, vise à réduire les dépenses de fonctionnement de l'État tout en accélérant la transition numérique des services publics.

Le Bénin poursuit sa politique de dématérialisation de l'administration. Par la circulaire N°0142/MBFP/MTDI/SP-C, du 24 juillet 2026, signée du ministre délégué chargé du Budget et de la Fonction publique, Rodrigue S. Chaou, et son collègue en charge de la Transformation digitale, le gouvernement définit les modalités de gestion numérique du patrimoine documentaire de l'administration, jusqu'ici essentiellement conservé sous format papier.

Une réforme à la croisée des enjeux budgétaires et numériques
La dématérialisation des documents administratifs s'inscrit dans une stratégie qui associe maîtrise des dépenses publiques et modernisation de l'administration. La circulaire présente cette initiative comme une avancée dans l'amélioration de la gouvernance budgétaire et de l'efficacité des services de l'État.
Dans ce cadre, les administrations sont invitées à privilégier l'archivage électronique et à réduire progressivement le recours aux procédures fondées sur les supports papier. Cette orientation s'inscrit dans la politique de transformation numérique engagée par les autorités béninoises afin de moderniser le fonctionnement de l'appareil administratif.

Réduction des coûts et impact environnemental
Le gouvernement met en avant deux principaux objectifs. Le premier est d'ordre économique : la diminution de la consommation de papier, des besoins en impression et des coûts liés au stockage physique des archives devrait contribuer à réduire les dépenses de fonctionnement de l'administration. La numérisation des procédures est également présentée comme un levier pour améliorer la rapidité du traitement des dossiers.
Le second objectif est environnemental. En limitant l'utilisation du papier et les opérations qui y sont associées, les autorités entendent réduire l'empreinte environnementale des services publics et promouvoir des pratiques administratives plus durables.

Une dynamique déjà engagée en Afrique
Avec cette réforme, le Bénin s'inscrit dans une tendance observée dans plusieurs pays africains, où la dématérialisation des services administratifs constitue un levier de modernisation de l'action publique.
Le pays figurait déjà, en 2022, parmi les États les mieux classés d'Afrique de l'Ouest dans l'indice de développement de l'administration électronique des Nations unies, un indicateur qui évalue notamment le niveau de développement des services publics numériques et leur accessibilité.

F. A. A.

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ACP : « Sud-Kivu : onze fosses communes découvertes sept mois après les massacres du M23 »

Radio Okapi / RD Congo - Tue, 28/07/2026 - 07:44


Revue de presse de ce mardi 28 juillet


La presse nationale s'intéresse largement à la situation sécuritaire dans l'Est du pays.

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RDC : 180 000 tonnes de piment et 50 000 tonnes de cacao attendus sur le marché chinois

Radio Okapi / RD Congo - Tue, 28/07/2026 - 06:21

Dans le cadre de l’accord bilatéral signé le 6 septembre 2024 avec la République populaire de Chine, la RDC franchit une étape décisive dans la diversification de son économie. Le ministère du Commerce extérieur a annoncé, ce lundi 27 juillet, la conclusion d’un contrat portant sur la fourniture annuelle de 180 000 tonnes de piment sec.

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République démocratique du Congo : des attaques menées par les djihadistes ont fait au moins 31 morts en quelques jours dans le Nord-Est

LeMonde / Afrique - Tue, 28/07/2026 - 02:50
Dans la province de l’Ituri, les rebelles des Forces démocratiques alliées, qui ont prêté allégeance à l’organisation Etat islamique, imposent des taxes aux habitants, menaçant de les tuer s’ils ne paient pas.
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Engagement citoyen : « Il ne demande pas d'attendre un rôle officiel pour commencer », pense Bénédicte Baïlou, militante féministe et députée

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 28/07/2026 - 01:55

Juriste spécialisée en droit des personnes, militante féministe et députée à l'Assemblée législative du peuple (ALP), Bénédicte Baïlou, à travers « Le Faso nous appelle », poursuit un engagement durable en faveur de la participation citoyenne. C'est une initiative bénévole et numérique invitant les Burkinabè, notamment les femmes et les jeunes, à exprimer leur attachement au pays. Pensée comme un premier pas vers un engagement plus durable, cette mobilisation souhaite faire des réseaux sociaux un espace de promotion de valeurs telles que l'unité nationale, la souveraineté, la justice sociale et le soutien aux forces de défense. Dans cet entretien accordé à Lefaso.net, elle revient sur les motivations de cette initiative, le rôle qu'elle entend voir jouer par les citoyens dans le développement du Burkina Faso et sa conviction que l'engagement commence avant tout par des actes, aussi modestes soient-ils.

Lefaso.net : Expliquez-nous cette initiative ?

Bénédicte Bailou : « Le Faso nous appelle » est une campagne numérique citoyenne de 7 jours, entièrement bénévole, qui invite les Burkinabè et en particulier les femmes et les jeunes à exprimer publiquement, chaque jour, leur attachement au pays à travers un message commun partagé au même moment sur les réseaux sociaux. Concrètement, chaque jour correspond à un thème précis, porté par un message unique que tous les participants publient simultanément à 9h00, avec le même hashtag. Ce choix de simultanéité n'est pas anodin car il permet de transformer des voix individuelles, dispersées, en une seule voix collective, visible et audible. C'est une démarche volontairement simple, pour que chacun, quel que soit son niveau avec les réseaux sociaux, puisse y participer sans effort particulier.

Quelle est l'origine de cette initiative et quel message souhaitez-vous adresser aux Burkinabè à travers cette mobilisation ?

Cette initiative part d'une conviction que je porte depuis longtemps à travers mon engagement pour la participation citoyenne des femmes et des jeunes : cette participation ne doit pas rester un slogan, elle doit se traduire par des actes concrets, visibles et mesurables. J'ai souvent constaté que beaucoup de femmes et de jeunes souhaitent s'investir pour leur pays, mais ne savent pas par où commencer, ou pensent que leur contribution individuelle ne pèse pas grand-chose.

Cette campagne est une réponse directe à ce constat, elle offre un premier geste simple, accessible à tous, pour transformer une conviction personnelle en action collective. Le message que je souhaite adresser aux Burkinabè est d'abord que nous n'avons qu'un seul pays, le Burkina Faso, et que son unité et sa souveraineté nous concernent tous sans exception ; ensuite, que chacun, à son niveau, même par un geste aussi simple qu'un message partagé, peut contribuer à ce projet commun.

Vous expliquez que cette campagne vise à exprimer un attachement au Burkina. Pourquoi avez-vous choisi le numérique et les réseaux sociaux comme principaux canaux d'expression de cet engagement citoyen ?

Le choix du numérique répond d'abord à une réalité pratique : c'est un canal rapide, massif et accessible à tous, qui ne demande ni déplacement, ni moyens financiers, ni organisation logistique lourde. En quelques secondes, n'importe qui peut publier un message, le partager, taguer ses proches, et ainsi démultiplier sa portée bien au-delà de son propre cercle. Mais ce choix répond aussi à une réalité sociologique : les femmes et les jeunes, qui sont au cœur de cette mobilisation, sont aussi les catégories les plus actives sur les réseaux sociaux au quotidien. Il aurait été incohérent de leur demander de s'engager à travers un canal qu'ils utilisent peu ou pas. En s'appuyant sur des outils qu'ils maîtrisent déjà, la campagne s'inscrit naturellement dans leurs habitudes, ce qui facilite grandement la participation et l'adhésion.

« Nous avons pleinement conscience des dérives possibles sur les réseaux sociaux, et c'est précisément pour cette raison que nous avons choisi, dès la conception de la campagne, des messages fédérateurs, centrés sur des valeurs partagées par le plus grand nombre plutôt que sur des sujets clivants ou polémiques », fait savoir Bénédicte Bailou

Quel rôle spécifique attendez-vous de ces deux catégories dans cette dynamique de mobilisation nationale ?

Les femmes et les jeunes sont, dans cette campagne, bien plus que de simples destinataires du message : ils en sont les principaux porteurs. Nous attendons d'eux qu'ils soient des relais actifs et non passifs, c'est-à-dire qu'ils ne se contentent pas de voir passer les messages, mais qu'ils les publient eux-mêmes, qu'ils mobilisent leur entourage familial, amical et professionnel, et qu'ils encouragent d'autres personnes à rejoindre le mouvement.

Au-delà de la diffusion des messages, nous espérons que cette implication leur permette de se positionner clairement comme des acteurs du développement du pays, et non comme de simples spectateurs. C'est aussi une façon de démontrer, de manière visible, que ces deux catégories, souvent évoquées dans les discours mais peu associées concrètement aux grandes dynamiques nationales, peuvent occuper une place centrale lorsqu'on leur en donne l'occasion.

Parmi les valeurs mises en avant figurent l'unité nationale, le soutien aux forces de défense, la souveraineté et la justice sociale. Comment ces différents engagements se traduiront-ils concrètement durant la campagne et au-delà ?

Chaque jour de la campagne est consacré à l'une de ces valeurs, à travers un message unique que tous les participants publient simultanément à 9h. Cette progression n'est pas aléatoire : elle a été pensée comme un parcours cohérent, qui commence par l'appel patriotique et l'unité, se poursuit par la reconnaissance envers nos forces de défense, aborde ensuite la question de la souveraineté nationale, puis celle de la justice sociale, avant de se conclure sur des messages de vigilance citoyenne et de victoire populaire. Cette structure permet d'éviter que la campagne ne soit perçue comme une accumulation de messages isolés et sans lien ; au contraire, chaque jour vient enrichir et compléter le précédent, pour donner à la fin des sept jours une image d'ensemble cohérente des valeurs que nous souhaitons porter collectivement.

Au-delà du partage de messages sur les réseaux sociaux, espérez-vous que cette campagne suscite des actions concrètes sur le terrain ou un changement durable dans les comportements citoyens ?

Le partage numérique constitue, pour nous, une première étape. Nous sommes conscients qu'un message partagé, aussi fort soit-il, ne suffit pas à lui seul à transformer une société. Notre espoir est que cet exercice collectif de sept jours crée une habitude d'engagement chez les femmes et les jeunes qui y participent, et qu'il leur permette de se découvrir comme des acteurs capables de mobilisation. À terme, nous souhaitons que cette dynamique serve de point de départ à des actions plus durables sur le terrain, qu'elles soient associatives, communautaires ou citoyennes, portées par les mêmes personnes qui se seront mobilisées durant cette semaine. En somme, la campagne numérique n'est qu'une porte d'entrée vers un engagement plus large et plus pérenne.

Dans un contexte où les réseaux sociaux sont parfois marqués par la désinformation et les discours de division, comment entendez-vous préserver un espace de dialogue responsable et fédérateur autour de cette campagne ?

Nous avons pleinement conscience des dérives possibles sur les réseaux sociaux, et c'est précisément pour cette raison que nous avons choisi, dès la conception de la campagne, des messages fédérateurs, centrés sur des valeurs partagées par le plus grand nombre plutôt que sur des sujets clivants ou polémiques. Chaque contenu diffusé est préparé et validé en amont, puis transmis de manière identique à l'ensemble des participants, ce qui limite fortement les risques de dérive, de déformation ou de récupération à des fins contraires à l'esprit de la campagne. Notre responsabilité, en tant qu'organisatrices, est de maintenir cette ligne éditoriale claire tout au long des sept jours, et d'inviter chaque participant à faire preuve du même sens des responsabilités dans ses propres échanges autour de la campagne, notamment en cas de commentaires ou de réactions.

Si vous deviez convaincre un jeune encore hésitant à s'investir pour les différents pans de développement, quel message lui adresseriez-vous ?

Je lui dirais d'abord que l'engagement citoyen ne demande pas d'attendre d'avoir un rôle officiel, un titre ou un statut particulier pour commencer. Il peut débuter par un geste aussi simple que le partage d'un message auquel on croit sincèrement. Beaucoup de jeunes hésitent à s'investir parce qu'ils pensent que leur contribution individuelle est trop modeste pour compter, ou parce qu'ils attendent une occasion plus « officielle » pour s'engager. Je lui rappellerai que le développement du Burkina Faso ne se fera pas sans sa jeunesse, et que chaque geste, aussi petit paraisse-t-il, contribue à une dynamique plus large lorsqu'il est partagé par un grand nombre de personnes. Autant, donc, commencer maintenant, à son échelle, avec les moyens dont on dispose déjà, plutôt que d'attendre que d'autres agissent à sa place.

Entretien réalisé par Farida Thiombiano
Lefaso.net

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Les 100 Visages du Burkina Digital : Rodrigue Guiguemdé, le stratège burkinabè qui façonne la gouvernance numérique de l'Afrique

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 28/07/2026 - 01:50

À l'ère de l'intelligence artificielle, du cloud souverain et des infrastructures numériques, les défis du développement dépassent largement les frontières nationales. Les politiques publiques se construisent désormais à l'échelle régionale et continentale, autour de questions telles que la gouvernance des données, l'interopérabilité, la connectivité et la souveraineté numérique.

Parmi les Burkinabè qui participent activement à cette nouvelle architecture numérique africaine, Jacques Rodrigue Ragnimpinda Guiguemdé occupe une place singulière. Cadre dirigeant de Smart Africa, ancien vice-président du Governmental Advisory Committee (GAC) de l'ICANN, entrepreneur et expert reconnu en infrastructures numériques, il appartient à cette génération de leaders africains qui ne se contentent plus d'accompagner la révolution numérique : ils en dessinent les orientations stratégiques. Son parcours est celui d'un ingénieur devenu diplomate du numérique, mettant son expertise au service de l'intégration numérique du continent africain.

Du développement informatique à la stratégie continentale

Comme beaucoup de bâtisseurs du numérique burkinabè, Rodrigue Guiguemdé commence son parcours par la technique. Titulaire d'un Master en Informatique appliquée à la gestion des entreprises, puis d'un Master en Services électroniques internationaux, il complète sa formation par de nombreuses certifications internationales en gestion de projet, cloud computing, cybersécurité, gouvernance de l'Internet et innovation réglementaire, notamment à la Judge Business School de l'Université de Cambridge. Il poursuit actuellement un doctorat en informatique à l'Université Nazi Boni, où ses recherches portent sur l'interopérabilité, la résilience et la gouvernance des grands systèmes d'information.

Ce parcours traduit une conviction qui guidera toute sa carrière : les infrastructures numériques ne sont efficaces que lorsqu'elles s'appuient sur une gouvernance solide et une vision de long terme.

L'un des artisans de l'administration numérique burkinabè

Avant d'exercer des responsabilités continentales, Rodrigue Guiguemdé participe activement à la modernisation numérique du Burkina Faso. À partir de 2010, il développe et administre plusieurs plateformes numériques nationales au ministère en charge des TIC, contribuant à la mise en place des premiers services numériques publics. Il rejoint ensuite l'Agence nationale de promotion des TIC (ANPTIC), où il dirige le département chargé de la standardisation, de l'intégration des systèmes et de la communication numérique. À ce poste, il supervise l'interopérabilité des systèmes d'information gouvernementaux et le développement de plateformes numériques à grande échelle. Cette expérience lui donne une connaissance approfondie des défis techniques et institutionnels liés à la transformation numérique de l'État.

Construire une industrie numérique nationale

En 2017, il est nommé Directeur général du Développement de l'Industrie numérique au ministère chargé de l'Économie numérique. Durant cinq années, il pilote plusieurs chantiers structurants : la stratégie nationale de développement de l'industrie numérique, le renforcement de l'écosystème des startups, les programmes de développement des compétences numériques, les plateformes numériques nationales, la coordination des initiatives de résilience numérique durant la pandémie de Covid-19.

Il est également point focal national de Smart Africa, assurant la coordination des grandes initiatives continentales relatives au haut débit, à la protection des données, à l'interopérabilité, à la connectivité rurale et au gouvernement électronique. Cette fonction le place déjà au cœur des politiques numériques africaines.

De Ouagadougou à Kigali : penser le numérique à l'échelle du continent

Son expertise conduit naturellement Rodrigue Guiguemdé à rejoindre le Secrétariat de Smart Africa, l'alliance qui rassemble aujourd'hui plus de quarante États africains autour d'une vision commune de la transformation numérique. Successivement conseiller pays pour le Bénin, conseiller régional de la Smart Africa Digital Academy, puis conseiller en gouvernance de l'Internet, il contribue à plusieurs projets majeurs financés notamment par la Banque mondiale.

Il participe à la création des Communautés de pratique de Smart Africa, pilote les travaux du Blueprint africain de gouvernance de l'Internet et coordonne les consultations réunissant gouvernements, régulateurs, ICANN, AFRINIC et partenaires techniques autour des grandes orientations du numérique africain.

Depuis 2025, il dirige l'unité chargée des Initiatives pour des Infrastructures Numériques Résilientes et Inclusives, où il pilote les travaux continentaux sur le financement des infrastructures numériques, les stratégies cloud et centres de données, les infrastructures de données adaptées à l'intelligence artificielle, les politiques de connectivité, la modernisation des réseaux haut débit. À travers ces responsabilités, il contribue à définir les fondations techniques et institutionnelles de l'Afrique numérique de demain.

Porter la voix de l'Afrique dans la gouvernance mondiale de l'Internet

L'une des dimensions les plus remarquables de son parcours réside dans son engagement pour la gouvernance mondiale de l'Internet. Entre 2019 et 2022, Rodrigue Guiguemdé est élu Vice-Président du Governmental Advisory Committee (GAC) de l'ICANN, l'instance qui représente les gouvernements au sein de l'organisation chargée de la coordination mondiale du système des noms de domaine. À ce titre, il représente les intérêts des États africains dans les débats internationaux portant sur la gouvernance de l'Internet, la sécurité du système des noms de domaine (DNS), la protection des données, les infrastructures critiques, les politiques numériques mondiales. Cette responsabilité fait de lui l'un des Burkinabè ayant occupé les plus hautes fonctions internationales dans le domaine de la gouvernance du numérique.

L'excellence reconnue à l'échelle mondiale

En 2024, son engagement en faveur du renforcement des capacités africaines est récompensé par le prestigieux Prix Dr Tarek Kamel de l'ICANN, distinction internationale annoncée lors de la réunion ICANN81. Cette récompense s'ajoute à celle de Chevalier de l'Ordre du Mérite du Burkina Faso, agrafe Postes et Télécommunications, qui lui avait été décernée en 2021 en reconnaissance de sa contribution au développement du secteur numérique national. Ces distinctions témoignent de la reconnaissance de son action aussi bien au niveau national qu'international.

Entreprendre pour renforcer les capacités africaines

Parallèlement à ses fonctions internationales, Rodrigue Guiguemdé développe plusieurs initiatives destinées à renforcer les compétences numériques. Il fonde DIGITALES SARL, cabinet spécialisé dans les politiques numériques, les infrastructures de données et la gouvernance digitale, ainsi que l'ONG Digitales Solidaires, engagée dans la promotion des compétences numériques. Il s'investit également au sein du ROPTIC-UEMOA et de l'initiative TIC et Citoyenneté, qui contribue depuis plus d'une décennie à la formation de formateurs en gouvernance de l'Internet. À travers ces engagements, il démontre que le développement numérique passe aussi par le partage des connaissances et le renforcement des capacités locales.

Une vision de la souveraineté numérique africaine

Chez Rodrigue Guiguemdé, une idée revient avec constance : l'Afrique doit construire sa propre architecture numérique. Cette ambition repose sur plusieurs piliers : des infrastructures modernes, des données gouvernées de manière responsable, des plateformes interopérables, des compétences locales et une coopération régionale renforcée.

À l'heure où l'intelligence artificielle, le cloud souverain et les infrastructures numériques deviennent des enjeux stratégiques, son action contribue à positionner le Burkina Faso parmi les acteurs qui participent à la définition des politiques numériques du continent.

Pourquoi fait-il partie des 100 Visages du Burkina Digital ?

Parce qu'il est l'un des Burkinabè qui exercent aujourd'hui la plus forte influence sur les politiques numériques africaines. [ Cliquez ici pour lire l'intégralité ]

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Prix OMS sans tabac 2026 : Dr Narcisse Naré lauréat, une distinction qui confirme le leadership du Burkina Faso en faveur de la santé publique

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 28/07/2026 - 01:45

Le pays des hommes intègres est, une fois de plus, reconnu sur l'échiquier international pour ses efforts dans la lutte contre le tabagisme, à travers notamment la contribution exceptionnelle du Dr Mathurin Narcisse Naré, médecin de santé publique, récemment admis à la retraite. Il a été distingué le 31 mai 2026 à l'occasion de la Journée mondiale sans tabac par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). La remise officielle du prix a fait l'objet d'une cérémonie, le vendredi 24 juillet 2026 à Ouagadougou, présidée par le ministre de la santé, Dr Lucien Robert Jean Claude Kargougou, avec à ses côtés des anciens ministres du département, des cadres du ministère, des responsables du bureau OMS-Burkina Faso ainsi que des représentants des organisations de la société civile partenaires de la lutte.

Le prix OMS de la Journée mondiale sans tabac est l'une des plus hautes distinctions décernées par l'organisation aux personnes (physiques et morales) qui se distinguent par leur engagement exceptionnel dans la lutte contre le tabagisme. Selon le chef du bureau de l'OMS au Burkina Faso, Dr Minzah Etienne Pékélé, la région africaine compte, cette année, cinq lauréats du prix de la Journée mondiale sans tabac.

« Le Burkina Faso figure parmi les pays honorés. Nous sommes fiers de célébrer la distinction accordée au Dr Mathurin Narcisse Naré, proposé par l'association Afrique contre le tabac (ACONTA), avec le soutien du gouvernement du Burkina Faso. Le Dr Naré rejoint ainsi le cercle des personnalités burkinabè déjà récompensées pour leur contribution exceptionnelle à la lutte contre le tabagisme, à savoir le Dr Théodore Kangoyé (en 2014), le Dr Mohamed Ould Sidi Mohamed (en 2015) et le Dr Harouna Kaboré (en 2022) », a présenté le chef du bureau de l'OMS au Burkina Faso.

Pour le Dr Pékélé, au-delà d'une récompense, ce prix constitue une reconnaissance internationale du leadership, de la détermination et des résultats obtenus par le Burkina Faso en faveur de la protection de la santé publique.

Le lauréat, Dr Naré, a témoigné sa reconnaissance à l'ensemble de tous les acteurs qui mènent cette lutte pour la santé publique.

Pour mémoire, la Journée mondiale sans tabac, célébrée chaque 31 mai, constitue l'une des initiatives majeures de l'OMS visant à sensibiliser les populations aux conséquences sanitaires, sociales, environnementales et économiques du tabagisme. Face à la menace majeure de santé publique, les États membres de l'OMS ont adopté le 21 mai 2003 la Convention-cadre de l'OMS pour la lutte antitabac (CCLAT), premier traité international de santé publique, afin de protéger les générations présentes et futures des effets dévastateurs de la consommation de tabac et de l'exposition à la fumée du tabac.

« Le Burkina Faso s'inscrit pleinement dans cette dynamique et figure aujourd'hui parmi les pays qui ont réalisé des progrès remarquables dans la lutte contre le tabac. C'est précisément pour saluer de tels engagements que l'OMS décerne chaque année le Prix de la Journée mondiale sans tabac. Cette distinction est attribuée, après un processus de sélection rigoureux, à des personnes ou des organisations dont les réalisations ont eu un impact remarquable dans la promotion de politiques efficaces de lutte antitabac et dans la protection de la santé publique », justifie le représentant de l'OMS, félicitant le ministre de la santé et le gouvernement du Burkina pour leur engagement et leur leadership.

Il rassure que l'OMS demeure disponible pour accompagner techniquement et stratégiquement le Burkina Faso, afin de renforcer la mise en œuvre de la Convention-cadre de l'OMS pour la lutte antitabac. « Cette récompense honore le Dr Naré, mais elle constitue également une reconnaissance des efforts du Burkina Faso dans son ensemble. Elle reflète l'engagement du gouvernement, du Comité national de lutte contre le tabac, des organisations de la société civile, des partenaires techniques et financiers ainsi que de tous les acteurs qui œuvrent quotidiennement pour protéger la santé des populations. (…). La cérémonie qui nous réunit aujourd'hui est donc un moment de fierté, mais aussi d'inspiration. Elle nous rappelle que les progrès en santé publique sont possibles, lorsque l'engagement individuel, l'action collective et le leadership institutionnel convergent vers un même objectif : protéger la santé et sauver des vies », a, au nom du directeur général de l'OMS, félicité le chef du Bureau de l'OMS au Burkina Faso, Dr Minzah Etienne Pékélé.

Poignée de main entre le lauréat, Dr Naré (à gauche) et le chef du Bureau OMS au Burkina Faso, sous la présidence du ministre de la santé.

Pour le lauréat, Dr Mathurin Narcisse Naré, cette reconnaissance montre la solidité de la collaboration intersectorielle et du partenariat entre l'État, les organisations de la société civile, les partenaires techniques et financiers et tous les acteurs de la lutte antitabac.

« Ce prix témoigne des efforts des plus hautes autorités pour faire de la lutte contre le tabac une priorité nationale. Les réformes engagées, notamment le renforcement de la réglementation, l'augmentation de la fiscalité sur le tabac, la protection des espaces sans fumée et l'emballage neutre, font aujourd'hui du Burkina Faso un modèle en Afrique et dans le monde », a exprimé Dr Naré.
Le lauréat a ensuite dédié cette reconnaissance à l'ensemble des acteurs engagés dans la lutte contre le tabac au Burkina Faso, estimant qu'elle n'est pas un point d'arrivée, mais plutôt un carburant pour poursuivre la lutte.

« C'est en juillet 2006 que le Burkina Faso a ratifié la Convention-cadre de l'OMS pour la lutte antitabac, marquant ainsi le point de départ d'une lutte organisée contre le tabagisme dans notre pays », a d'abord rappelé le premier responsable en charge de la santé, le ministre Lucien Jean-Claude Kargougou, avant d'affirmer que cette volonté politique affichée dans la lutte contre ce fléau a fait du Burkina Faso un exemple aux yeux de la communauté internationale.

De g. vers la d. : Dr Mohamed Ould Sidi Mohamed (lauréat 2015), Dr Narcisse Naré (lauréat 2026), le chef du Bureau OMS au Burkina et Dr Théodore Kangoyé (lauréat 2014).

« Pour avoir ce mérite, des hommes et des femmes se sont investis pour protéger la santé des populations face aux effets dévastateurs du tabac. Sont de ceux-là le docteur Narcisse Naré, médecin de santé publique, qui avait, en tant que point focal, travaillé à ce qu'une loi portant lutte contre le tabac soit adoptée en 2010 avec une série de textes d'application. En outre, il a été un des acteurs-clés dans la ratification du protocole pour éliminer le commerce illicite des produits du tabac en 2016 par notre pays », a retracé le ministre, citant en outre la contribution du lauréat à travers plusieurs textes en la matière. Il s'agit entre autres du décret portant création du Comité national de lutte contre le tabac, du décret instituant l'emballage neutre, du décret portant interdiction de fumer dans les lieux publics et les transports en commun et de celui portant suivi de la traçabilité des produits du tabac.

« Sous son leadership, d'autres projets de textes ont été élaborés et sont en attente d'être adoptés. Parmi ces textes, on peut citer le projet de loi portant lutte contre le tabac au Burkina Faso, le projet de décret portant réglementation de la composition, des émissions des produits du tabac et des informations sur les produits du tabac à communiquer et le projet de décret portant réglementation des points de vente des produits du tabac », a dévoilé le ministre Kargougou, justifiant cette reconnaissance de l'OMS et souhaitant que cette expérience du Dr Naré puisse toujours contribuer à la protection des générations présentes et futures des méfaits du tabagisme.

Cette nouvelle reconnaissance internationale vient, faut-il le souligner, saluer la vision et la détermination du gouvernement burkinabè, à travers notamment le ministère de la Santé, à toujours œuvrer en faveur de la santé des populations. C'est également dans cet environnement empreint de leadership gouvernemental que, peut-on rappeler, Jean Arnaud Sawadogo, membre du conseil d'administration d'Afrique contre le tabac (ACONTA), a été sacré meilleur journaliste de lutte contre le tabagisme en Afrique francophone en 2024.

Le ministre Kargougou et des invités, posant avec le lauréat à l'issue de la cérémonie.

Cette distinction s'inscrivait dans le cadre du concours « Africa Tobacco Control Media Awards » initié par l'Alliance pour le contrôle du tabac en Afrique (ACTA).
Relevons que pour cette cérémonie de distinction du Prix OMS de la Journée mondiale sans tabac 2026, le ministre Lucien Robert Jean-Claude Kargougou avait à ses côtés plusieurs de ses prédécesseurs. Il s'agit du Pr Charlemagne Ouédraogo, Pr Claudine Lougué, Léné Sebgo et Pr Adama Traoré.

O.L
Lefaso.net

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Football : « L'agent est l'architecte de la carrière du joueur », Séverin Pitié Kaboré, agent de footballeur

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 28/07/2026 - 01:40

Titulaire depuis juin 2026 de la licence d'agent FIFA, Séverin Pitié Kaboré fait partie de la nouvelle génération d'agents burkinabè appelés à accompagner les footballeurs dans leur carrière. Entrepreneur et passionné de football, il revient, dans cette interview accordée à Lefaso.net, sur son parcours, le rôle d'un agent, les exigences de la licence FIFA, les défis du métier au Burkina Faso et ses ambitions pour la promotion des talents burkinabè.

Lefaso.net : Pouvez-vous nous parler du métier d'agent et comment il s'exerce ?

Sévérin Pitié Kaboré : un agent de joueurs est chargé d'accompagner le footballeur dans toutes les dimensions de sa carrière. Il recherche les meilleures opportunités, négocie les contrats avec les clubs, gère les aspects administratifs et peut également intervenir dans les partenariats commerciaux avec les marques. J'aime dire que l'agent est l'architecte de la carrière du joueur. C'est lui qui dessine son plan de carrière, anticipe les différentes étapes de son évolution et veille à ce que chaque décision serve son développement sportif et professionnel.

Vous venez d'obtenir votre licence d'agent FIFA. Que représente cette étape dans votre parcours professionnel ?

Je suis avant tout entrepreneur et passionné de football. Aujourd'hui, la FIFA exige que toute personne souhaitant exercer comme agent dispose de cette licence officielle. Son obtention représente donc une étape majeure de mon parcours. Je me suis investi pleinement dans cette formation afin de répondre aux nouvelles exigences de la FIFA et, grâce à Dieu, j'ai réussi cet examen.

Pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste la licence FIFA et quelles ont été les principales exigences pour l'obtenir ?

La licence FIFA a été instaurée pour mieux réglementer et assainir le métier d'agent. Son obtention demande beaucoup de préparation. Il faut suivre plusieurs modules de formation avant de passer un examen mondial organisé simultanément dans plusieurs pays.

L'épreuve dure une heure et il faut obtenir au moins 15/20 pour être admis. Le niveau est particulièrement élevé puisque le taux de réussite mondial dépasse rarement 20 %. C'est un examen exigeant qui demande un investissement personnel important.

Racontez-nous en quoi consiste le quotidien d'un agent de joueurs.

Le quotidien d'un agent ressemble beaucoup à celui d'un entrepreneur. Il faut être organisé, visionnaire et constamment à la recherche d'opportunités. L'agent suit ses joueurs, échange régulièrement avec eux, assiste parfois à leurs entraînements ou à leurs matchs, entretient son réseau de contacts et travaille sur les meilleures perspectives de carrière pour chacun d'eux. Il accompagne également les joueurs dans les aspects extrasportifs, ce qui nécessite beaucoup de disponibilité.

Beaucoup de jeunes Burkinabè rêvent d'une carrière dans le football professionnel. Quel rôle un agent FIFA peut-il jouer dans la réussite de leur projet ?

Un agent, c'est quelqu'un qui connaît tout le monde, mais personne ne le connaît. Mais le joueur, tout le monde le connaît, mais il ne connaît personne. L'agent ouvre des portes, conseille, oriente et aide le joueur à prendre les bonnes décisions. En Afrique, nous avons énormément de talents, mais beaucoup n'arrivent jamais à franchir le cap du professionnalisme faute d'accompagnement. Le rôle de l'agent est justement d'aider ces jeunes à saisir les meilleures opportunités.

On vous connaît en tant qu'agent de l'international burkinabè Josué Tiendrébéogo. Pouvez-vous nous raconter quel rôle vous avez joué dans le parcours du joueur qui évolue aujourd'hui en FK IMT en Serbie ?

Josué Tiendrébéogo est comme un petit frère pour moi. Je le suis depuis plusieurs années et une relation de confiance s'est progressivement construite entre nous. Après ses performances au Fasofoot, où il s'est illustré comme meilleur joueur et meilleur buteur, nous avons travaillé sur son transfert vers Annecy. Plus récemment, il a rejoint le FK IMT en Serbie, où il poursuit sa progression. Mon rôle est de l'accompagner tout au long de son parcours afin qu'il continue à évoluer dans les meilleures conditions.

L'absence de Josué Tiendrébéogo de la liste pour la dernière CAN a suscité de nombreuses réactions. Comment avez-vous vécu cette décision et quels conseils lui avez-vous donnés ?

C'est une décision qui nous a profondément marqués. Nous avions travaillé pendant longtemps pour qu'il puisse participer à cette CAN.

Au regard de ses statistiques, il était difficile de comprendre son absence. Lors des éliminatoires, il avait rejoint le groupe en cours de route, mais il figurait parmi les meilleurs buteurs. À chacune de ses convocations, il s'est montré décisif.

Cette décision a donc été difficile à accepter. Mais en tant qu'agent, même lorsque l'on est soi-même affecté, on ne doit jamais transmettre ce découragement au joueur.

Je lui ai simplement dit de rester fort. La liste était publiée et personne ne pouvait revenir dessus. Ce n'était pas une raison pour abandonner ou baisser les bras. Je lui ai conseillé de continuer à travailler avec sérieux, de rester concentré sur ses objectifs et de faire preuve de résilience.

Le football est ainsi fait. Les déceptions existent, mais avec le travail et la persévérance, les opportunités finissent toujours par revenir.

Le football africain attire de plus en plus de recruteurs étrangers. Comment comptez-vous contribuer à la promotion des talents burkinabè sur la scène internationale ?

C'est une très bonne question parce que c'est un marché qui est très saturé, où il y a de la compétition, donc ce n'est pas seulement au Burkina qu'il y a des agents licenciés FIFA.

En tant qu'Africain, je pense que nous connaissons bien le football africain pour les accompagner. Je trouve qu'un agent africain qui a un bon carnet d'adresses en Europe, qui est africain, peut mieux accompagner le joueur dans sa progression.

Nous mettrons nos compétences pour accompagner au profit des jeunes afin de les aider à grandir. Il y a beaucoup d'agents africains, que je connais très bien, qui sont en train de monter, d'autres même sont déjà très bien installés et qui ont de très grands joueurs.

En plus de l'aspect sportif, il y en a certains que nous conseillons sur certains investissements qu'ils peuvent faire au pays et qui pourront leur profiter au soir de leur carrière.

Selon vous, quels sont aujourd'hui les principaux défis auxquels sont confrontés les agents de joueurs au Burkina Faso ?

Au Burkina, je peux dire que les défis sont énormes parce que déjà c'est un métier sur lequel il y a beaucoup d'amalgame dessus.

C'est un métier où les gens n'arrivent pas à faire la différence jusqu'à maintenant. Avant, tout le monde pouvait être agent. Mais maintenant c'est devenu compliqué avec l'examen de la FIFA. C'est vrai qu'il y a des gens sans la licence de la FIFA qui avaient eu à faire de très bons deals et à placer des joueurs en Europe et c'est quelque chose qu'il faut féliciter.

Je pense que le défi actuellement, c'est d'essayer de travailler en symbiose avec des professionnels parce que ce n'est pas un travail qu'on peut faire seul. C'est un travail où on a besoin de tout le monde, besoin de contacts, besoin de relations.

Et aussi, c'est demander aux autorités de vraiment prendre ce métier très au sérieux. D'essayer d'avoir un œil là-dessus aussi. Parce qu'aujourd'hui, si nous parlons des grands joueurs comme Didier Drogba, Samuel Eto'o et plein d'autres, ce sont des gens qui, dès le début, ont eu de très bonnes personnes, de très grands agents à côté d'eux, qui les ont accompagnés. Donc, c'est cela qui fait qu'aujourd'hui, tout le monde parle d'eux.

Sévérin Pitié Kaboré assiste souvent aux entraînements de ses poulains lorsqu'il a le temps.

Envisagez-vous de représenter principalement des joueurs burkinabè ou d'élargir votre portefeuille à d'autres nationalités ?

Un agent FIFA ne doit pas se limiter à une seule nationalité. Si un jeune Malien, Ghanéen ou Ivoirien présente un bon potentiel, nous pouvons parfaitement l'accompagner. À travers notre structure, Révélations Football Agency, nous suivons déjà des joueurs au Burkina Faso, au Mali, au Ghana et en Côte d'Ivoire.

Y a-t-il des championnats ou des marchés que vous ciblez en priorité ?

Tout dépend du profil du joueur. Pour un jeune de 17 ou 18 ans, l'objectif est généralement de construire progressivement un parcours vers l'Europe. Il n'est pas toujours nécessaire d'intégrer immédiatement un grand club. Certaines équipes constituent d'excellentes étapes de développement.

Pour les joueurs plus expérimentés, les projets sont différents. Chaque carrière est unique et l'agent doit adapter sa stratégie au profil du joueur.

J'ai aussi l'habitude de dire que l'agent, c'est un peu l'architecte du joueur car il accompagne progressivement le joueur durant sa carrière.

Le métier d'agent est parfois critiqué. Comment comptez-vous exercer avec transparence et éthique ?

Comme je l'ai dit plutôt, avant d'exercer ce métier, je suis entrepreneur. Donc déjà en tant qu'entrepreneur, la parole donnée, elle est très importante. Ce qui va faire la différence, c'est la loyauté et la transparence, c'est très important. Il faut vraiment être droit et intègre. Quand on est vraiment intègre et transparent, on est quelqu'un de véridique, on pourra faire un long parcours dans ce métier.

Comment lutter contre les faux agents et les intermédiaires non agréés qui continuent d'approcher les jeunes joueurs ?

Le métier d'agent, c'est un métier dont on ne maîtrise pas vraiment les entrées et les sorties, ce qui rend la tâche très compliquée. Donc c'est aux joueurs de savoir faire la différence.

Et c'est aussi à nos fédérations de communiquer beaucoup et de sensibiliser aussi. Il y a des intermédiaires qui sont bien, qui font le boulot correctement. Arrivé à un certain moment, il faut essayer de se mettre en règle, parce que cela évite beaucoup d'amalgame. Donc pour moi, c'est aux joueurs de savoir bien se faire accompagner, de poser les questions.

Pour les jeunes joueurs, quand quelqu'un vient vers vous pour vous dire qu'il est agent de footballeur, il faut chercher à voir sa carte, demander à voir sa licence. Il faut faire la part entre un agent intermédiaire et un agent licencié. Il faut poser les questions et mener une enquête personnelle d'abord avant de s'engager ou avant de suivre quelqu'un. Il ne faut pas vraiment suivre quelqu'un parce qu'il vous vend du rêve en promettant de vous faire signer par exemple au FC Barcelone ou au Real Madrid.

Pouvez-vous nous éclairer sur les deux notions ? Quelle est la différence entre un agent intermédiaire et un agent licencié ?

Un agent licencié FIFA, c'est celui qui a passé l'examen d'agent FIFA. L'examen d'agent FIFA se passe une fois dans l'année, organisé par la FIFA et qui est récompensé à la fin, si tu es admis, par une licence. C'est cette licence qui te couvre sur toutes les transactions que tu vas faire dans ce métier. Et la licence aussi, il y a une conduite à tenir. Ta licence peut être retirée si tu ne respectes pas cette conduite.

Avant la réforme, les fédérations nationales délivraient des licences d'agents intermédiaires. Ce système n'existe plus. Désormais, l'examen est unique et organisé exclusivement par la FIFA. Les fédérations n'organisent plus leurs propres examens.

Quels sont vos objectifs à court et moyen termes en tant qu'agent FIFA ?

Sur le plan professionnel, c'est de travailler à être vraiment quelqu'un d'incontournable dans ce milieu. Déjà au Burkina Faso, je veux marquer ma présence. Sur le plan international, ça aussi c'est quelque chose que je suis en train de vraiment préparer. Dieu faisant grâce, on avait déjà eu à placer quelques joueurs en Europe. Donc ça fait que nous sommes en train de travailler pour continuer dans cette lancée et offrir d'autres opportunités à nos jeunes joueurs.

Les objectifs, c'est déjà de faire les preuves au Burkina Faso ici, puis l'international viendra naturellement.

Interview réalisée par Jean Elysée Nikiéma
Lefaso.net

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