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«Pour les Anglais, la maîtrise des mers était la condition de leur survie. La supériorité navale était une affaire de vie ou de mort. Nous, au contraire, notre destin était sur le continent», expliqua le général de Gaulle à Alain Peyrefitte, en septembre 1966 [*]. Soixante ans plus tard, est-ce toujours le cas ? En...
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Die Spannungen zwischen Addis Abeba und der Region Tigray schwellen sukzessive an. Fehlkalkulationen könnten sogar zu einem erneuten großflächigen Krieg führen, auch wenn die Beteiligten dies nicht direkt anstreben mögen. Seit Ende des Krieges im Norden Äthiopiens im November 2022 hat sich keine neue belastbare politische Ordnung herausgebildet. Tigray befindet sich in einer Zwischenwelt von Krieg und Frieden. Die Verantwortung dafür tragen sowohl die äthiopische Regierung als auch deren Friedenspartner, die Volksbefreiungsfront von Tigray (TPLF). Die TPLF hat nach dem Verlust der nationalen Regierungsmacht 2018 noch keine neue Rolle für sich gefunden, sondern ist von internen Machtkämpfen gezeichnet und von autoritären Reflexen geprägt. Umgekehrt hat die äthiopische Regierung nicht genug getan, die Rückkehr von Binnenvertriebenen zu ermöglichen und die territoriale Integrität von Tigray wiederherzustellen. Ein erneuter Waffengang könnte Eritrea, Sudan und weitere regionale Akteure miteinbeziehen. Deutschland und die EU sollten sich entschieden für Krisenprävention einsetzen, um eine weitere Eskalation in der ohnehin angespannten Region am Roten Meer zu verhindern.
Depuis le retour de Donald Trump au pouvoir, les divergences entre les États-Unis et les pays européens ne cessent de s’accentuer, au point de remettre en question l’existence d’un monde occidental uni autour de valeurs communes. Le droit international constitue l’un des principaux points de rupture. Les récentes attaques de Marco Rubio contre la Cour pénale internationale marquent, à cet égard, une étape supplémentaire dans la croisade états-unienne à l’encontre de l’institution.
Les désaccords transatlantiques autour de la CPI ne sont pas nouveaux. Dès l’adoption du Statut de Rome, en 1998, les États-Unis de Bill Clinton avaient choisi de rester en dehors de cette juridiction. Mais la confrontation s’est considérablement durcie après la délivrance de mandats d’arrêt contre Benyamin Netanyahou et son ancien ministre de la Défense, Yoav Gallant. Washington a alors pris des sanctions contre des responsables de la Cour, traités comme s’ils étaient eux-mêmes des criminels.
Marco Rubio souhaite désormais aller plus loin et ne cache plus sa volonté de voir disparaître la CPI. Il présente la Cour comme la « bête noire » des États-Unis et affirme que « la CPI et ses alliés mènent une guerre contre notre pays à coup de statuts ». En évoquant avec mépris « ce qu’on appelle le droit international », il ne se contente plus de contester certaines décisions de la Cour : il remet en cause le principe même d’une justice internationale.
L’administration américaine entend ainsi pousser les États signataires du Statut de Rome à se retirer de la CPI. Cette offensive traduit une volonté de revenir à un ordre international dominé par les rapports de force et la loi du plus puissant.
Les Européens se retrouvent face à un choix déterminant : défendre les principes et les institutions qu’ils affirment soutenir, au risque de s’opposer frontalement à Washington, ou y renoncer pour préserver la protection et les financements américains. Au-delà de l’avenir de la CPI, c’est la crédibilité internationale de l’Europe qui est en jeu.
Mon analyse dans cette vidéo.
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