Les députés ont procédé, ce mercredi, à la constitution des bureaux des cinq commissions permanentes de l'Assemblée nationale, achevant ainsi l'organisation interne de l'institution après la formation des groupes parlementaires.
Réunis, mercredi 11 février 2026, les députés de la 10è législature ont désigné les présidents, vice-présidents, rapporteurs et secrétaires devant conduire les travaux au sein des 5 Commissions parlementaires.
MEMBRES DE BUREAU PAR COMMISSION
Commission des lois, de l'administration et des droits de l'homme (C1)
Président : Jean-Baptiste Orden Alladatin
Vice-président : Casimir Sossou
1er Rapporteur : Alice Dadégnon
2ème Rapporteur : Adam Mohamed Zacharie
Secrétaire : Denise Mahougnon Hounmènou
Commission des finances et des échanges (C2)
Président : Gérard Gbénonchi
Vice-président : Poisson Henri Pierre
1er Rapporteur : Sarako Bio Tamou
2ème Rapporteur : Alimatou Badarou
Secrétaire : Christophe Ayissi
Commission du plan, de l'équipement et de la production (C3)
Président : Joseph Amavi Anani
Vice-président : Glawdys Eudoxie Tossou
1er Rapporteur : Irène Adam
2ème Rapporteur : Aïkpadou Pauline Ayikpadou
Secrétaire : Mathias Kouwanou
Commission de l'éducation, de la culture, de l'emploi et des affaires sociales (C4)
Président : Éléonore Yayi Ladékan
Vice-président : Victor Hounsa
1er Rapporteur : Armand Gansè
2ème Rapporteur : Viviane Akpassonou
Secrétaire : Jeanne Tchanati
Commission des Relations extérieures, de la Coopération au Développement, de la Défense, et de la Sécurité (C5)
Président : Augustin Ahouanvoèbla
Vice-président : Constant Nahum
1er Rapporteur : Abass Olossoumaré
2ème Rapporteur : Alidjanatou Saliou-Arêkpa
Secrétaire : Mora Sanni Saré Malick
M. M.
Le chef de l'Etat Patrice Talon à travers un décret, a procédé à la mise en place d'une Commission nationale de la toponymie et de la mémoire nationale. Ladite commission est chargée de proposer de nouvelles appellations pour les rues et espaces publics en s'appuyant sur l'histoire du pays.
Au Bénin, une commission nationale de la toponymie et de la mémoire nationale est mise en place. Ladite commission est présidée par le ministre d'Etat, secrétaire général de la Présidence de la République, Pascal Irénée Koupaki. Sa mission consiste à rebaptiser les voies et lieux publics.
Les nouvelles dénominations devront mettre en valeur des héros nationaux, des événements historiques et des personnalités ayant marqué l'histoire du Bénin.
L'initiative vise à favoriser la réappropriation de l'histoire nationale par les populations, à donner une signification historique aux espaces du quotidien et à renforcer la mémoire collective, ainsi que la fierté et la cohésion nationale. Elle s'inscrit également dans la continuité des actions mémorielles engagées par les autorités, notamment le retour des trésors royaux et l'édification de monuments à Cotonou, la capitale économique du Bénin. La commission est composée de dix membres, nommés par décret présidentiel pour un mandat de trois ans à compter de leur installation.
Elle est structurée comme suit :
– Président : Pascal Irénée Koupaki, représentant de la Présidence de la République ;
– Premier rapporteur : Florent Couao-Zotti, représentant du ministère du tourisme, de la culture et des arts ;
– Deuxième rapporteur : Ghislain Hounnou, représentant du ministère du cadre de vie et des transports, en charge du développement durable ;
– Pascal Dohou, représentant du ministère de la décentralisation et de la gouvernance locale ;
– Jérôme Alladayè, représentant du ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique ;
– Albert Tingbé-Azalou, sociologue anthropologue ;
– Arthur Agossou Vido, historien.
Outre ces membres, quatre personnalités ont été désignées en qualité de personnes ressources pour accompagner les travaux de la commission. Il s'agit de
– Albert Bienvenue Akoha, professeur titulaire d'université ;
– Jacques Adandé, diplomate ;
– Candide Ahouansou, diplomate ;
– Médard D. Bada, professeur d'université.
F. A. A.
Du 16 au 20 février, New Delhi accueille le quatrième Sommet mondial sur l’intelligence artificielle. Plus de 100 pays y participent et près de 35 chefs d’État ou de gouvernement, au nombre desquels Emmanuel Macron qui, voici un an, avait coprésidé le Sommet de Paris avec le Premier ministre indien Narendra Modi, hôte de ce sommet.
Cette année, en Inde, le sujet choisi est l’impact de l’IA. Son titre officiel est d’ailleurs « India AI Impact Summit 2026 ». Le thème est loin d’être anecdotique, la présidence indienne ayant tenu à ce que pour la première fois depuis la tenue de tels sommets, les utilisateurs, et non plus seulement les « producteurs d’IA » soient au centre des préoccupations, tant en ce qui concerne les individus que les pays. Car l’Inde, qui se projette en porte-parole du « Sud Global », entend bien saisir l’occasion, comme elle l’avait fait en 2023 avec la présidence du G20, pour affirmer ce rôle et marquer des points vis-à-vis des autres acteurs internationaux, qu’il s’agisse de l’Occident, de la Chine ou de ses partenaires et rivaux au sein de ce même Sud Global.
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Devenu à la fois un outil et un champ d’affrontement, le numérique constitue aujourd’hui un réel instrument au service de la puissance des États. Les rapports de force technologiques, la maîtrise des données, l’ascendant réglementaire ou les dépendances infrastructurelles influencent déjà les équilibres internationaux et façonnent ceux de demain. Dans cette compétition globale, il est important pour les États de conserver une certaine autonomie stratégique en matière de numérique. Une autonomie et un leadership que l’Europe a à ce jour perdu en raison de l’accroissement de sa dépendance aux acteurs américains. Une dépendance dont l’Union européenne pâtit particulièrement depuis le retour au pouvoir de Donald Trump et ses menaces de couper l’accès aux technologies américaines. Ces récents événements permettront-ils un sursaut européen ? Face à Trump, la France et l’Europe peuvent-elles préserver leur souveraineté numérique ? Comment appréhender la guerre de la règlementation du numérique ? L’Europe conserve-t-elle une réelle marge de manœuvre face à sa dépendance technologique aux États-Unis ? Les orientations politiques actuels en la matière sont-ils à la hauteur de l’enjeu stratégique ?
Dans ce podcast, Pascal Boniface reçoit Gilles Babinet, entrepreneur et spécialiste du numérique, président de Café IA.
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15 Organisations d'Appui à l'Entrepreneuriat (OAE) ont reçu, vendredi 6 février 2026 à Cotonou, des subventions d'un montant total de 1,49 million de dollars, assorties de 14 mois d'accompagnement technique, dans le cadre d'un programme visant à renforcer durablement l'écosystème entrepreneurial béninois.
L'Agence de Développement de Sèmè City (ADSC) et l'Agence de Développement des Petites et Moyennes Entreprises (ADPME), avec le soutien du ministère des PME et de la Promotion de l'Emploi, du ministère de l'Économie et des Finances, ainsi que de la Chambre de commerce, et l'appui technique et financier de la Banque mondiale à travers le projet Formation professionnelle et entrepreneuriat pour l'emploi (FP2E), ont procédé à la remise officielle de financements à 15 Organisations d'Appui à l'Entrepreneuriat (OAE).
L'initiative vise à professionnaliser l'appui aux entrepreneurs et à soutenir la création d'emplois à travers un dispositif inédit.
Contrairement aux approches classiques centrées sur les entreprises individuelles, le dispositif cible prioritairement les structures qui accompagnent les porteurs de projets, considérées comme un maillon essentiel de la chaîne de création d'emplois et de développement des PME. Outre les financements, les organisations bénéficiaires recevront un accompagnement personnalisé assuré par un cabinet spécialisé. Celui-ci portera notamment sur la gouvernance, les modèles organisationnels, les outils de gestion, les systèmes d'information, le renforcement des compétences des équipes et l'amélioration de la qualité des programmes d'appui.
« Le Bénin fait aujourd'hui un choix stratégique et innovant : investir dans les structures qui accompagnent les entrepreneurs pour transformer durablement tout l'écosystème entrepreneurial », a déclaré Claude Borna, directrice générale de Sèmè City, évoquant une démarche « inédite en Afrique de l'Ouest ».
Pour Laurent Gangbès, directeur général de l'ADPME, « en dotant les OAE de moyens financiers et d'un accompagnement technique de long terme, nous renforçons les fondations mêmes de l'entrepreneuriat béninois ».
Les 15 organisations ont été retenues à l'issue d'un processus compétitif ayant enregistré 62 candidatures à l'échelle nationale. La sélection a été conduite par un comité multipartite associant représentants des ministères concernés, des agences publiques, de la Chambre de commerce et de l'opérateur des subventions, sur la base d'analyses techniques approfondies et de visites de terrain.
À travers ces structures, ce sont à terme des milliers d'entrepreneurs qui devraient bénéficier d'un accompagnement plus structuré et plus professionnel.
M. M.
Les 15 OAE bénéficiaires
Les organisations labellisées interviennent dans plusieurs territoires du Bénin et couvrent des secteurs stratégiques de l'économie nationale :
• Future Studio (Cotonou) – Hub d'innovation et d'accompagnement de startups à fort potentiel.
• Etrilabs (Cotonou) – Incubateur technologique spécialisé dans les solutions numériques innovantes.
• Fondation UAC – Startup Valley (Abomey-Calavi) – Structure universitaire d'appui à l'entrepreneuriat étudiant et à l'innovation.
• FRAM BUSINESS (Cotonou) – Organisation dédiée à l'accompagnement des PME et au renforcement des capacités entrepreneuriales.
• L'ENVOL (Cotonou) – Incubateur engagé dans l'autonomisation économique des jeunes et des femmes.
• Women EdTech (Cotonou) – Structure spécialisée dans l'inclusion des femmes dans les métiers du numérique et de l'éducation technologique.
• SENS Bénin (Bohicon) – Organisation d'appui aux entrepreneurs à impact social et environnemental.
• Waxangari Labs (Parakou) – Hub créatif et technologique soutenant l'innovation numérique et culturelle.
• SUD Capital (Cotonou) – Structure d'accompagnement stratégique et financier des entreprises en croissance.
• IROKO Fablab (Cotonou) – Laboratoire de fabrication numérique favorisant l'innovation locale et le prototypage.
• SODESI (Cotonou) – Organisation d'appui au développement des entreprises et à la structuration des filières économiques.
• Innovation Design Factory (Cotonou) – Hub d'innovation et de design orienté vers les industries créatives et technologiques.
• CDE – Université de Parakou (Parakou) – Centre universitaire d'appui à l'entrepreneuriat et à l'innovation régionale.
• BLOLAB (Cotonou) – Espace d'innovation et de fabrication numérique au service des jeunes entrepreneurs.
• CePEPE (Cotonou) – Centre d'appui à l'entrepreneuriat et à la promotion des petites entreprises.
Que nous a révélé le premier tournoi du Grand Chelem de l'année ? AfroPari analyse l'influence de l'Open d'Australie sur la saison de tennis.
L'Open d'Australie 2026 (114e édition de l'histoire) a, dès ses premiers jours, bouleversé la hiérarchie habituelle. Malgré un tableau classique, le tournoi a rapidement éliminé plusieurs favoris : les champions de 2025, Madison Keys et Jannik Sinner, n'ont pas réussi à se hisser en finale. Premier signal : la saison 2026 ne devrait pas se reposer sur les performances passées.
La magie des chiffres et les records de l'OA 2026
Dès ses premiers jours, le tournoi a remis en question la gradation habituelle, tout en enregistrant plusieurs performances historiques.
Blessure de Lorenzo Musetti
L'Italien était sur le point de déjouer tous les pronostics, dominant Djokovic en quarts de finale (6-4, 6-3). Cependant, alors que le score était de 1-3 dans le troisième set, il s'est blessé gravement à la cuisse. La tête de série n°5 a quitté le court en larmes, et sa sortie, alors qu'il était en position de l'emporter en sa faveur, a constitué le principal drame du tableau masculin.
Adieux de Stan Wawrinka
Le triple champion des tournois du Grand Chelem a terminé son chapitre australien sur le même court où il s'était offert son premier titre en 2014. À 40 ans, Stan a prouvé que son revers était toujours redoutable, devenant ainsi le joueur le plus âgé à se retrouver en huitièmes de finale depuis des décennies. Le stade a offert une ovation debout à la légende.
Les finales inattendues
Chez les dames, les experts misaient sur le duo Sabalenka-Swiatek. Elena Rybakina, qui figurait seulement en cinquième position parmi les vainqueuses possibles, n'était pas considérée comme une véritable prétendante au sacre. Après une longue crise et une séquence de forfaits en 2024, beaucoup se sont empressés de l'enterrer. Pourtant, son triomphe au Finals-2025 a prouvé qu'Elena n'était pas seulement revenue, mais plus forte que jamais.
En finale face à Aryna Sabalenka, les chances de Rybakina étaient estimées à seulement 45 %. Dans le troisième jeu, menée 0-3, elle a réussi à renverser la vapeur en s'adjugeant deux services consécutifs et en concluant ainsi la partie sur une bonne note (6-4, 4-6, 6-4). Ce triomphe à Melbourne a démontré qu'Elena avait surmonté une série d'échecs et s'était imposée comme la joueuse la plus redoutable du circuit.
En finale messieurs, nous avons assisté à un affrontement générationnel des plus contrastés : seize ans séparaient Alcaraz (22 ans) de Djokovic (38 ans). Auteur d'un début fulgurant et prometteur (6-2), Novak s'est fait chiper sans gloire les trois sets suivants. Ce succès a permis à l'Espagnol de devenir le plus jeune joueur de tennis de l'ère Open à avoir soulevé des titres dans les quatre tournois du Grand Chelem (un « Grand Chelem » sur trois surfaces).
Leçons clés de l'Open d'Australie 2026
L'Open d'Australie 2026 a non seulement lancé la saison, mais a également instauré une nouvelle hiérarchie. Sur le circuit masculin, deux puissances se sont imposées : Carlos Alcaraz et Jannik Sinner sont désormais objectivement hors concurrence.
Le tournoi de Melbourne a scellé la fin de l'ère des échanges longues et ternes : sous la chaleur, ceux qui ont pris l'initiative ont immédiatement tiré leur épingle du jeu. Miser sur un service puissant et une première frappe agressive est devenu la clé de la domination, permettant de dicter le rythme et de conserver son énergie pour les moments décisifs.
Lors des prochains tournois du Grand Chelem, Alcaraz et Sinner occuperont des positions différentes dans le tableau, ce qui rend leur confrontation en finale inévitable. Novak Djokovic reste une force redoutable, mais son plafond est désormais la finale, et non un 25e titre. L'objectif principal du Serbe est de s'imposer à New York afin de devenir le premier joueur de l'histoire à remporter le « Golden Hundred » dans les quatre tournois du Grand Chelem.
Chez les dames, l'ère de la domination d'une seule star est révolue. Bien qu'Aryna Sabalenka conserve la première place, sa vulnérabilité en finale face aux outsiders est devenue flagrante. Dans un contexte de déclin d'Iga Swiatek, Elena Rybakina est la grande révélation de la saison : sa série de victoires au Finals 2025 et à Melbourne fait d'elle la favorite de tous les tournois. Cependant, l'imprévisibilité du circuit WTA demeure : à Wimbledon, les principales rivales restent sans aucun doute Gauff, Pegula ou Anisimova.
L'insight du betting décisif durant ce tournoi résidait dans la « force mentale » des nouveaux champions. Les performances d'Alcaraz en finale contre Djokovic et de Rybakina dans le set décisif face à Sabalenka ont démontré qu'aujourd'hui, les titres ne se gagnent pas par l'absence d'erreurs, mais par la capacité à se ressaisir instantanément après un échec. La capacité à renverser le cours du match face à des légendes vivantes est le facteur qui a finalement scellé le passage entre les générations.
L'Open d'Australie appartient désormais au passé, mais les batailles sur terre battue à Paris, sur gazon à Londres et sur surface dure à l'US Open restent à venir. Suis le tennis mondial et optimise tes paris grâce aux analyses d'AfroPari !
Au Bénin, un homme a comparu, ce mardi 10 février 2026, devant les juges de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), pour des faits d'abus de confiance via l'internet. On lui reproche d'avoir détourné une somme de près de 7 millions FCFA que lui a confiée son ami pour prendre soin de son unique enfant avant son décès.
Un homme se retrouve en prison pour avoir détourné l'argent d'un mort. Le prévenu selon les déclarations à la barre, avait été sollicité par son ami alors gravement malade. Celui-ci lui avait confié la responsabilité de transférer les accès de son compte Binance sur le téléphone de sa concubine afin de lui permettre de prendre soin de leur fille unique en cas de décès.
Mais contre toute attente, l'accusé après la mort de son ami a retiré l'intégralité des fonds du compte Binance, soit près de 7 millions de francs CFA, et n'aurait versé qu'un peu plus d'un million de FCFA à la concubine du défunt. Mécontente, cette dernière saisit la justice.
A la barre, le prévenu n'a pas nié les faits mis à sa charge.
Le ministère public demande à la Cour de le retenir dans les liens de prévention pour des faits d'abus de confiance via internet, et requiert à son encontre, une peine de 03 ans d'emprisonnement ferme et une amende d'un million de francs CFA. Il devra également restitué l'intégralité des biens matériels du défunt qu'il avait pris.
Le délibéré est renvoyé au 24 mars 2026.
F. A. A.
Historien, spécialiste des États-Unis, docteur en histoire américaine et maître de conférences à la Johns Hopkins University, Tristan Cabello répond aux questions de Pascal Boniface à l’occasion de la parution de son ouvrage La victoire de Zohran Mamdani à New York. Un laboratoire pour la gauche aux éditions Textuel.
Une victoire de la radicalité contre l’état-major démocrate ?
Oui, sans ambiguïté. Zohran Mamdani gagne d’abord contre l’appareil démocrate, et non grâce à lui. Sa victoire est le produit d’une rupture frontale avec un parti devenu structurellement hostile à toute politique redistributive. À New York, l’establishment démocrate a soutenu Andrew Cuomo, mobilisé l’argent, les réseaux, les médias, et a perdu.
Il faut toutefois lever un malentendu. Cette rupture ne signifie pas une radicalité programmatique extrême. Le programme de Mamdani est volontairement sobre et modéré : gel des loyers, transports gratuits, crèches universelles. Rien de révolutionnaire au sens strict. Sa radicalité est ailleurs. Elle réside dans sa méthode, dans la mobilisation des abstentionnistes, et dans la volonté de redonner une traduction politique à des besoins matériels massifs.
En réalité, la radicalité était bien du côté de l’appareil démocrate lui-même. Andrew Cuomo incarnait une forme de pouvoir extrême par son histoire et sa position : ancien gouverneur, figure d’une dynastie politique, mis en cause pour harcèlement sexuel, soutenu par les grands donateurs. Face à cela, Mamdani apparaissait comme une figure de rupture modérée, et crédible. C’est précisément cette connexion entre une rupture politique nette et un programme social compréhensible qui explique sa victoire.
Le soutien à la cause palestinienne n’est plus un repoussoir électoral, mais un facteur de mobilisation ?
C’est l’un des tournants majeurs de cette séquence politique. Zohran Mamdani n’a jamais varié sur la Palestine. Il a soutenu les droits des Palestiniens, parlé de génocide et de crimes de guerre, et n’a jamais reculé sous la pression médiatique. Cette constance a renforcé sa crédibilité, y compris sur des sujets qui ne relèvent pas directement de la politique internationale.
Pour toute une génération, en particulier parmi les jeunes, les électeurs racisés et les diasporas, la question palestinienne est devenue un marqueur de cohérence morale. C’est un test politique. Mamdani n’a pas mobilisé malgré Gaza, il a mobilisé avec Gaza, en articulant cette question à la vie chère, au racisme institutionnel et à la violence d’État. Là où l’establishment démocrate a vu un risque électoral, il a identifié une nouvelle vérité politique.
D’intrus soupçonné de radicalisme à candidat du bon sens… ?
Le renversement est presque mécanique. Les accusations de radicalisme n’ont tenu que tant qu’elles restaient abstraites. Dès que Mamdani parle de loyers, de bus, de garde d’enfants, le procès s’effondre. Les électeurs reconnaissent immédiatement un langage qu’ils pratiquent déjà : celui de leur quotidien.
Toute la campagne a été organisée autour de l’humain et de New York. Chaque message programmatique, chaque meeting, chaque vidéo virale mettait en scène la vie concrète des New-Yorkais. Les habitants se sont sentis respectés et écoutés. La campagne ne leur parlait pas d’idéologie, mais de leur existence matérielle.
À partir de là, une bascule symbolique s’opère. Si cet homme est qualifié de « radical », alors que dire de millions de New-Yorkais étranglés par le coût de la vie ? Mamdani parle comme eux, vit comme eux, et assume leurs priorités sans détour. Le radicalisme change donc de camp. Il devient celui d’un establishment démocrate incapable de répondre à des besoins élémentaires. Le bon sens n’est plus du côté de l’ordre, mais de la réparation sociale. C’est ce déplacement que ni les attaques médiatiques ni celles du Parti démocrate n’ont réussi à enrayer.
Cette victoire raconte une possibilité, pas la fin de l’histoire ?
Absolument. Les démocrates répètent que New York serait une exception. Mais c’est effacer un siècle de mouvements sociaux aux États-Unis. Historiquement, ce qui commence à New York tend à irriguer le pays, puis le monde. Occupy Wall Street, Black Lives Matter, ou plus récemment les “campements étudiants” pour la Palestine en sont des exemples clairs. La victoire de Mamdani ouvre une séquence, elle ne la clôt pas.
Mamdani a déjà remporté plusieurs victoires concrètes depuis son arrivée à la mairie. On nous expliquait que les crèches universelles étaient trop coûteuses, qu’il faudrait augmenter massivement les impôts, que la gouverneure s’y opposerait. Or Kathy Hochul, la gouverneure de New York, a déjà accepté un plan de financement sur quatre ans pour les crèches universelles, appelé à être étendu à l’ensemble de l’État de New York. Mamdani se révèle être un maire stratégique, concentré exclusivement sur son programme, et capable de créer des rapports de force institutionnels.
Au-delà de New York, on observe déjà des primaires de mi-mandat où des candidats issus de l’establishment démocrate font face à des adversaires portés par des coalitions populaires comparables. Dans les grandes villes, mais aussi dans des États ruraux, le Parti démocrate est sommé de choisir : intégrer ce basculement ou tenter de le neutraliser, au risque de nouvelles défaites. La victoire d’AnaLilia Mejia, dans le New Jersey, face à un candidat démocrate de l’establishment, en est un signal fort. La victoire de Mamdani montre qu’une autre trajectoire est possible, même si le Parti démocrate, soutenu par de puissants donateurs et des lobbys influents, fera tout pour l’enrayer.
L’article « La victoire de Zohran Mamdani à New York » – 4 questions à Tristan Cabello est apparu en premier sur IRIS.
Seit dem 7. Oktober 2023 haben sich die Beziehungen zwischen der Türkei und Israel von einer konflikthaften Partnerschaft zu einer Rivalität entwickelt. Getrieben wird diese Dynamik von regionalen Machtverschiebungen, innenpolitischen Eskalationslogiken und divergierenden Ordnungsvorstellungen – besonders sichtbar im Hinblick auf Syrien, das östliche Mittelmeer und zunehmend auch das Horn von Afrika. Zwar vermeiden beide Staaten bislang eine direkte militärische Konfrontation, doch die wachsende Überschneidung ihrer Einflusszonen erhöht das Risiko einer nicht intendierten Eskalation. Denn die bestehenden diplomatischen, wirtschaftlichen und sicherheitspolitischen Kommunikationskanäle sind fragil und entfalten nur in begrenztem Maße stabilisierende Wirkung. Für Deutschland und die Europäische Union ergibt sich daraus die Aufgabe, gegenüber beiden Seiten auf Deeskalation hinzuwirken und diese als Voraussetzung für mögliche Kooperationsansätze zu definieren.
Le Bénin s'est qualifié pour la phase finale mondiale de Clash Royale, une compétition de jeu vidéo qui se tiendra à Mumbai, en Inde, du 26 février au 1er mars 2026.
4 pays dont le Bénin sur 32 nations engagées dans les phases qualificatives participent à la finale mondiale de jeu vidéo "Clash Royale" en Inde du 26 février au 1er mars 2026.
Cette qualification s'inscrit dans une dynamique déjà amorcée ces derniers mois, après la première participation historique du Bénin à la Coupe d'Afrique des sports électroniques (E-CAN) à Casablanca, puis un passage remarqué à EVO France 2025. Une dynamique portée par la Fédération Béninoise des Sports Electroniques (FBSE), qui multiplie les initiatives pour structurer la discipline, accompagner les talents locaux et offrir une visibilité internationale aux joueurs.
Les finalistes sont : Tunisie, Bénin, Sénégal et Émirats arabes unis.
M. M.