Une semaine environ après la mutinerie déjouée dimanche 7 décembre 2025, les manifestations populaires visant à dénoncer toute initiative de prise de pouvoir par la force au Bénin se sont poursuivies ce weekend. Si dans les communes de Savalou et de Savè dans les Collines, les populations sont sorties massivement dans les rues pour « Non, plus jamais ça au Bénin », ailleurs dans l'Ouémé et la région septentrionale, des messes et prières ont été dites.
Dimanche 7 décembre 2025, un groupe de mutins a troublé la quiétude des populations à travers une entreprise malsaine de renversement de l'ordre constitutionnel dans le pays. Fait inédit depuis plusieurs décennies, et qui a suscité indignation au sein de toutes les couches de la société. Partout dans le pays, les populations sont sorties massivement exprimer leur attachement aux valeurs de paix, de stabilité et de démocratie, et dire « NON » aux coups d'Etat. Ces manifestations anti-putsch enclenchées depuis lundi, se sont poursuivies ce weekend.
Marche populaire à Savalou et Savè
A Savalou dans les Collines ce samedi 13 décembre 2025, une marche populaire qui a mobilisé plus de 5000 fils et filles de la localité, a permis d'adresser un message clair et sans ambiguïté : « Non à la violence, non au chaos, non à l'instabilité. Savalou dit oui à la démocratie, oui au progrès social, oui à la stabilité politique et oui à la cohésion nationale ». L'initiative selon les organisateurs, vise à « dénoncer la tentative de coup d'État perpétrée par des forces hostiles au progrès démocratique et au développement du Bénin ».
Cette mobilisation citoyenne selon le président du Conseil économique et social (CES), Conrad GBAGUIDI, leader de la région, traduit le « soutien ferme et indéfectible » des populations au président Patrice TALON, dont le leadership a permis au Bénin « d'enregistrer, depuis plus de dix ans, des avancées significatives sur les plans institutionnel, économique et social ».
Dans la même dynamique, les populations de Savè sont sorties le même jour battre le macadam pour exprimer leur opposition aux coups d'Etat dans le pays. « Savè dit Non aux coups d'Etat au Bénin », « Ensemble pour la République du Bénin », « la stabilité construit l'avenir », sont entre autres messages inscrits sur les panneaux que les citoyens tenaient dans leurs mains.
Des prières et messes d'action de grâce
Dans la partie septentrionale du pays, notamment la 6ᵉ circonscription électorale, des militants du parti Bloc républicain (BR), sous l'égide du ministre d'Etat en charge de la coordination de l'action gouvernementale, ont initié une séance de prière pour la nation béninoise, afin d'implorer la paix et de dire « Plus jamais aux tentatives de déstabilisation ».
La séance de prière a également connu la présence de plusieurs personnalités politiques dont Hyppolite AHONDEME et Aya Hatikatou MAMAN.
Les militantes et militants ont profité de cette occasion pour exprimer leur soutien au gouvernement du président Patrice TALON à accompagner la dynamique engagée et consolider le développement déjà amorcé.
Du côté de Porto-Novo, c'est le patriarche Karim da SILVA qui a organisé une messe d'action de grâce à l'église Sainte Geneviève. Le président de l'Assemblée nationale qui a participé à cette célébration eucharistique, dit avoir rendu grâce à Dieu pour la préservation de la démocratie béninoise, prié pour le chef de l'Etat, les Forces de défense et de sécurité, et pour tous ceux qui sont tombés dans l'accomplissement de leur devoir. « Plus que jamais, gardons foi en la paix, en l'unité nationale et en l'avenir du Bénin », a écrit Louis G. VLAVONOU sur sa page Facebook.
Un peu plus loin à Akpro-Missérété, c'est l'église du Christianisme Céleste Sainte Trinité de Vakon-Centre qui a servi de cadre à la plateforme Jeunesse WADAGNI pour un culte d'action de grâce et de prière pour la Nation. Les membres de cette plateforme ont profité de cette occasion pour inviter les différentes confessions religieuses à unir leurs prières pour la préservation de la paix et la protection des institutions républicaines sur l'ensemble du territoire.
Les manifestations anti-putsch, messes et prières peuvent se poursuivre les jours à venir.
F. A. A.
Quelques images
Les 13 mutins interpellés après la mutinerie déjouée au Bénin seront conduits, lundi 15 décembre 2025, à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET).
Audition à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme ce lundi. Tous les mutins interpellés après la mutinerie du 7 décembre seront présentés au procureur spécial de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme. Ils sont au nombre de 13. Ils devront ensuite passer devant le juge de l'instruction et le juge des libertés et de la détention de la CRIET.
Le groupuscule de soldats auteurs de l'insurrection le 7 décembre a coordonné ses opérations depuis la base militaire de Togbin, d'où sont sortis armes, blindés et premières équipes d'assaut. Les mutins ont d'abord ciblé des officiers supérieurs dans la nuit avant de tenter de s'emparer de la résidence présidentielle à l'aube. Repoussés par la Garde républicaine après de violents affrontements au domicile du Chef de l'Etat, ils ont brièvement investi la Télévision nationale pour y diffuser un message. Le lieutenant-colonel Pascal Tigri à la tête de cette mutinerie est en cavale.
A.A.A
Interpellé dans la nuit du samedi au dimanche 14 décembre 2025, Chabi Yayi, secrétaire national aux relations extérieures du parti Les Démocrates (LD), est placé en garde à vue, après son audition à la Police judiciaire.
Chabi Yayi, fils de l'ancien président de la République, Boni Yayi et secrétaire national aux relations extérieures du parti d'opposition Les Démocrates est placé en garde à vue. Et ce, après son audition dans les locaux de la Police judiciaire à Agblangandan à Akpakpa. Les raisons de cette garde à vue n'ont pas encore été officiellement précisées. Mais selon l'un de ses conseils, elles seraient liées au coup d'État déjoué du dimanche 7 décembre 2025.
F. A. A.
Die Friedensmissionen der Vereinten Nationen (UN) stehen politisch und finanziell unter Druck. In seinem Schreiben vom 10. Oktober 2025 hat UN-Generalsekretär António Guterres neun Missionen aufgefordert, Notfallpläne für Ausgabenkürzungen von bis zu 25 Prozent vorzubereiten. Die bereits 1964 geschaffene Friedensmission in Zypern (UNFICYP) zeigt, warum Europa ein fundamentales Interesse daran hat, dass die UN weiter engagiert bleiben.
Der Konflikt zwischen der Republik Zypern im griechischsprachigen Süden und der nur von Ankara anerkannten Türkischen Republik Nordzypern, dem türkischsprachigen Teil, ist seit der de facto Teilung der Insel weitgehend eingefroren. Daran hat UNFICYP einen konkreten Anteil. Seit dem Waffenstillstand von 1974 kontrolliert die Mission die sogenannte »Green Line«, einen 180 Kilometer langen Streifen, der die beiden Teile voneinander trennt und direkte Konfrontationen verhindern soll.
Dennoch verzeichnet die Mission weiter zahlreiche militärische und zivile Verstöße in und entlang der Pufferzone. Sie verhindert also immer noch, »dass solche Funken in Flammen aufgehen«, wie Colin Stewart, bis August 2025 der Leiter von UNFICYP, es ausdrückte. Denn bis heute gibt es keinen direkten militärischen Kontaktpunkt zwischen den Konfliktparteien. Zuletzt hat die Bedrohungswahrnehmung auf beiden Seiten sogar wieder zugenommen.
Neuer Anlauf für FriedensbemühungenAn einer weiteren Reduzierung oder gar einem Abzug der Mission können die Europäische Union und ihre Mitgliedstaaten schon deshalb kein Interesse haben. Gerade läuft der politische Prozess zaghaft wieder an. María Angela Holguín Cuéllar wurde im Mai 2025 erneut zur Persönlichen Gesandten des Generalsekretärs ernannt. Sie soll Möglichkeiten für die Aufnahme formaler Verhandlungen ausloten und die festgefahrene Situation in Bewegung bringen.
Das ist ein schwieriges Unterfangen. Während der UN-Sicherheitsrat weiterhin eine föderale Lösung verfolgt, pochen Nordzypern und die Türkei seit Jahren auf eine Zweistaatenlösung. Die Wahl des nordzypriotischen Präsidenten Tufan Erhürman im Oktober hat jedoch die Hoffnung geweckt, dass sich die Tür für echte Verhandlungen unter UN-Ägide wieder öffnen könnte. Gerade gab es das erste Dreiertreffen zwischen ihm, dem Präsidenten der Republik Zypern und Holguín. Doch eine Annäherung dürfte Zeit brauchen. So bleiben vertrauensbildende Maßnahmen und die Absicherung des Friedens durch die UN essentiell.
Rolle der UN unverzichtbarDa die Republik Zypern Mitglied der EU ist, kann die Union selbst kaum als unparteiische Vermittlerin agieren. Sie unterstützt daher vorrangig den UN-geführten politischen Prozess. Auch sicherheitspolitisch hat die EU wenig Spielraum. Eine eigene EU-Mission, wie sie im Libanon aufgrund des Abzugs von UNIFIL angedacht ist, wäre unrealistisch – schon allein ob des angespannten Verhältnisses zwischen Griechenland und der Türkei, die beide neben Großbritannien Garantiemächte Zyperns sind.
Daher bleibt die stabilisierende Funktion der UN-Mission absehbar unerlässlich. Sie schafft auch den Rahmen für praktische Annäherungsinitiativen wie die Projekte der Technischen Komitees. Diese fördern unter gemeinsamer griechisch-zypriotischer und türkisch-zypriotischer Leitung und unter Schirmherrschaft der UN die Verständigung zwischen den beiden Gemeinschaften. Die Finanzierung erfolgt zu einem großen Teil durch die EU.
UNFICYP steht finanziell besser da als viele größere UN-Einsätze, da Griechenland und die Republik Zypern etwa die Hälfte des Budgets tragen. Doch werden personelle und operative Einsparungen notwendig sein. Gleichzeitig wird die Existenzberechtigung der seit Jahrzehnten laufenden Mission immer mal wieder infrage gestellt. Ende Januar 2026 steht erneut eine Verlängerung des Mandats an. Die Haltung des UN-Sicherheitsrates ist trotz aller Kritik der türkischen und der früheren nordzypriotischen Führungen bislang unverändert geblieben.
Um die festgefahrenen Positionen für Verhandlungen aufzubrechen, wird es jedoch mehr wirtschaftliches Engagement von europäischer Seite brauchen, das die Lage im Norden verbessert. Kurzfristig aber sollten die Mitgliedstaaten der EU keinen Zweifel daran lassen, dass nicht nur UNFICYP, sondern das Instrument der UN-Friedensmissionen insgesamt unentbehrlich ist.
Il n'y aura pas de Bitef cette année. Mais plutôt que de se taire et de reculer, un groupe informel composé d'artistes et autres membres du secteur culturel organise un festival alternatif, le « ne:Bitef », qui se tiendra dans plusieurs lieux de Belgrade du 15 au 18 décembre.
- Articles / Mašina, Serbie, Culture et éducationAsphyxiée par des dettes massives, paralysée par un système de financement bloqué depuis des années et minée par l'inaction politique, la Radio-Télévision publique de Bosnie-Herzégovine (BHRT) est au bord de la faillite. Une crise aux lourdes implications démocratiques.
- Articles / Courrier des Balkans, Bosnie-Herzégovine, MédiasDigitalization is transforming how we learn, work and participate in civic life. UNDP is supporting countries seeking to ensure that digital systems empower people and uphold their rights. Credit: UNDP Trinidad and Tobago
By Daria Asmolova, Arindrajit Basu and Roqaya Dhaif
UNITED NATIONS, Dec 15 2025 (IPS)
Within a generation, digital systems have changed much of how we learn, work and participate in civic life, especially in more connected regions. This shift is unfolding at different speeds in developing countries, but the direction of travel is unmistakable.
The question countries face today isn’t whether digital development should happen, but how to ensure that digital systems empower individuals and communities, upholding everyone’s rights.
As countries deepen their digital transitions, ensuring that rights protections keep pace becomes a shared challenge. UNDP’s Digital Rights Dashboard (DRD) is designed to help clarify that landscape and serves as an essential first step toward deeper inquiry and action on protecting human rights in a digital world.
Why the Digital Rights Dashboard?
UNDP’s Digital Development Compass and Digital Readiness Assessment already help countries understand where they stand in their digital journey. Yet one critical dimension needed sharper focus: how countries are set up to protect human rights in the digital space.
The DRD fills that gap by examining four essential rights online: freedom of opinion and expression, freedom of assembly and association, equality and non-discrimination, and privacy. It also explores cross-cutting factors like connectivity and rule of law, the foundations that make all online rights possible.
The DRD provides a structured framework for assessing the policies, regulations, and enabling environments that shape digital rights across over 140 countries. It does not rank or evaluate countries. Instead, it serves as a catalyst for dialogue among governments, civil society, international organizations, and development partners to identify gaps and work together on solutions.
The DRD follows the methodology of the Digital Development Compass, one requirement of which is data coverage of at least 135 countries, the most challenging constraint. Comprehensive data on digital rights remains limited, making it difficult to fully capture how well environments are structured to protect rights in practice.
To address this fragmentation of data, we developed the Digital Rights Foundations database as an additional data source for the DRD. Another challenge is that legal and policy frameworks do not always reflect realities on the ground.
For example, the existence of a data protection law or hate speech regulation does not guarantee enforcement; laws may be unevenly applied, and important processes such as public consultations and participatory policy design often fall outside what indicators can capture.
For these reasons, we recommend using the DRD as an entry point, a tool that highlights where deeper national analysis and dialogue are needed, rather than a definitive assessment of digital rights protections.
What we learned from five pilot countries
To test its practical application and assess how well it could guide rights-based digital development conversations in diverse contexts, UNDP piloted the DRD in Colombia, Lebanon, Mauritania, North Macedonia, and Samoa. The findings illustrate the importance of country-driven digital rights dialogues.
Colombia—strong frameworks, evolving needs
The DRD reflects that Colombia has ratified key international conventions and established legislation to protect digital rights, including a data protection law. Yet consultations revealed areas where legislation—such as intelligence-related surveillance—could be further aligned with international human rights standards.
A strong multi-stakeholder approach to rights-based digital development emerged as a promising pathway. For example, civil society efforts to counter hate speech and UNDP’s support to digitalize justice services demonstrate how digital tools can strengthen equality and safety, particularly in conflict-affected regions.
Samoa—building rights into digitalization from the start
While still in the early stages of its rights-based digital development journey, Samoa is proactively engaging stakeholders to shape inclusive data governance and cybersecurity policies. Samoa is also integrating technology into its programmes to protect human rights, including the right to equality and non-discrimination.
Partnerships with organizations like the Samoa Victim’s Support Group, supported by UNDP, show how digital platforms (helplines, secure communication channels) can advance the right to equality and non-discrimination by protecting the rights of vulnerable groups, particularly women and survivors of domestic violence.
Lebanon—protecting digital rights amid crisis
Lebanon’s experience highlights the difficulties of upholding digital rights during conflict, where disruptions to connectivity and freedom of expression are impacted. Yet, safeguarding the foundations of digital rights can also bolster resilience to crisis, as it enables individuals and communities to maximize the opportunities of the digital space.
UNDP collaborated with the National Anti-Corruption Committee to implement its recent legislation on access to information by incorporating digital tools. This illustrates how transparency and the right to information, core elements of freedom of expression, can strengthen accountability even in fragile settings.
Moving forward: a starting point for collective action
Across all five pilot countries, one lesson was clear: rights-based digital development strengthens institutions, empowers communities, and builds trust in digital systems. The DRD has limitations, and more robust data will be needed as the field evolves, but it creates a shared understanding of where protections are strong and where gaps persist.
The pilots also show that countries and stakeholders do not need perfect metrics before taking action. By combining the DRD’s insights with national expertise, human rights reporting, and civil society perspectives, governments can begin shaping digital development that respects and protects human rights both online and offline.
Daria Asmolova is Digital Specialist, UNDP; Arindrajit Basu is Digital Rights Researcher, UNDP; &
Roqaya Dhaif is Human Rights Policy Specialist, UNDP
Source: UNDP
IPS UN Bureau
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