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Patrice Talon s'est envolé ce matin pour le Kenya

mar, 09/05/2017 - 09:58

Le président de la République a quitté Cotonou ce mardi matin en direction de Nairobi. Sa visite dans la capitale du Kenya va durer du mardi 09 au jeudi 11 mai 2017. Au cours de son séjour à Nairobi, Patrice Talon sera reçu en audience par son homologue, Uhuru Kenyatta. Les deux chefs d'État vont discuter des sujets d'intérêt commun et des préoccupations de la sous-région. Le président de la République aura aussi des rencontres avec des partenaires multilatéraux, bilatéraux et privés.
A Nairobi, Patrice Talon sera l'hôte de la table ronde de la 17ème Assemblée générale de l'Agence pour l'Assurance du Commerce en Afrique (Aca) dont les assises sont placées sous son parrainage.

N. S.

Catégories: Afrique

L'encadrement sexuel des fidèles dans les mouvements religieux à Cotonou

mar, 09/05/2017 - 01:41

Au Bénin prévaut un contexte traditionnel où les relations sexuelles sont tues,cachées par le voile de la pudeur, de l'intime et de la discrétion. De plus en plus, cette image traditionnelle se déforme ou se reforme au gré des aléas du temps, de la pénétration des pratiques étrangères au cadre normatif, social et culturel béninois et dans une certaine mesure africain. Conséquence, les pulsions sexuelles se libèrent en marge des règles sociales, donc de plus en plus tôt relativement à l'âge biologique, échappant au contrôle social, parfois sans limite et motivées par des mobiles qu'il serait intéressant de visiter.

Fabrice V. TEKOU

Le langage des fautes et faux pas à éviter au niveau parental croise celui des bandes et cohorte accusateur de déficience, fichant les principes normatifs comme aiguillons des attardés. Que font alors les mouvements religieux en grande prolifération à Cotonou en matière de mesures d'ajustement des comportements sexuels des fidèles au regard des dérives devenues une part assez visible du drame silencieux d'humanité en mal de repères auquel on assiste impuissant depuis un certain temps avec le premier rapport sexuel à moins de neuf ans d'âge ?
L'implication des mouvements religieux en matière de comportement sexuel a un lien évident avec la dynamique religieuse elle-même, notamment dan son rapport à la morale et de par certaines traditions et ou institutions. Ce travail s'est beaucoup plus intéressé aux micro-espaces chrétiens.
Historiquement situé, tout part des prémices de la transformation de l'aveu dans le concile de Latran en 1215 puis à l'occasion de la Réforme et de la Contre Réforme au XVIe siècle (1976). C'est là, l'expression du fondement religieux. Ce n'est qu'à partir du XVIIIe et de manière plus marquée du XIXe siècle que les techniques de l'aveu croisées avec la « discursivité scientifique » (1976 : 91) qui donnera naissance à la psychanalyse (Jaspard, 2005) aboutissent à l'émergence de la « sexualité » en tant que savoir-pouvoir. Plus tard, suivra la transformation des représentations du sexe et l'évolution des régimes de la confession, de la pastorale catholique et du sacrement de pénitence institués par le Concile de Trente en réaction à la Réforme avec pour conséquence l'extension de l'aveu, et de l'aveu de chair qui s'est rapidement accru. Par ailleurs, le rapport au sexe connaît une autre évolution sous les effets du progrès économique et scientifique avec la montée d'une conscience immédiate de consommation, fruit des principes capitalistes dominants appelés à s'universaliser comme les valeurs de la modernité.
Face à tout ce développement, les sociétés africaines ont à peine suspecté les enjeux et les dangers d'une telle évolution par rapport aux effets sur les valeurs et pratiques traditionnelles qui étaient les leurs. Elles semblent prises au piège d'une ouverture continue à l'infini, sans précautions avérées entourant les mœurs et la philosophie morale de base qui organise et dynamise les normes morales de la vie sexuelle. Les figures d'autorité au sein des sociétés traditionnelles africaines qui par leur simple
présence garantissaient le respect de ces normes depuis le domaine des permis jusqu'aux frontières des interdits, s'effacent avec une dénégation progressive de leur rôle et de leur importance, aidés par des conflits intrafamiliaux, une crise de confiance généralisée due aux représailles cultuels et le rétrécissement, voire même la remise en cause du vaste domaine occupé par l'irrationnel. Ce processus libère de l'espace aux nouveaux fondements de la vie sexuelle mus par des règles multiples
et diversement employées par les individus pour orienter leurs comportements. Reste à savoir si ces règles indiquent vraiment ce qui est valorisé. Lorsqu'on sait que l'encadrement des conduites humaines appelle parfois des règles assorties de sanctions, on se demande comment s'y prennent les mouvements religieux dans l'observance par leurs fidèles des normes éditées et quelles sont les techniques de contrôle ?
Le rôle et la place de ces mouvements religieux dans l'édition des normes sexuelles ainsi que ses outils ou techniques de contrôle de leur respect sont organisés selon l'esprit de chapelle. Le discours religieux sur le sexe étant envisagé toujours délicat à aborder avec les fidèles, avec la pudeur et le silence, parfois le secret entourant les questions relatives aux relations sexuelles. Le concept de « sexualité » même tel que mis en lumière par M. Foucault soit en tant qu'ensemble de pratiques, de comportements, de conduites, de sensations, de plaisirs liés au sexe (Foucault, 1976 : 204) est culturellement marqué par une dimension sacrée. Ainsi s'ouvre en premier lieu une perspective du rapport sacré/profane constitutif de l'ordre normatif. Ce rapport sert à légitimer le discours religieux sur les comportements sexuels. Il s'épanouit assez aisément dans la conception chrétienne du salut par la fuite du monde et du monde profane qui tend à corrompre le corps ou la chair appelée à la purification. La prégnance d'une telle conception traverse les prêches au quotidien aussi bien dans les Eglises catholiques que dans les mouvements religieux.
En second lieu, la société humaine, ses dimensions sociales, économiques et politiques ont besoin d'un minimum d'organisation, reconnue par tous y compris des mouvements religieux qui se donnent pour mission entre autre d'y participer selon le plan divin. Dans cet esprit, il est un rôle important que de préparer, de bénir et de sanctifier le mariage comme le fondement de la vie en famille et non l'expérimentation réussie de la vie familiale comme fondement du mariage. Dans cette vision, c'est la vie sexuelle maritale qui est encadrée religieusement sur la base de dogmes vétéro-testamentaires. La plupart des règles font référence aux Écritures. En permettant de sanctifier le mariage avec pour objet principal tout ce qui se rapporte aux organes, le corpus de règles vise à protéger contre l'impureté
perçue comme ayant trait aux organes sexuels en activité ou tout ce qui a trait de près ou de moins près à une relation sexuelle et au plaisir qui peut en découler hors le mariage.
La relation sexuelle des non mariés est donc proscrite car jugée impure. Mais, l'activité sexuelle jouissant du seul jugement de la conscience individuelle parce que relevant de l'ordre de la sphère privée continue au niveau des fidèles non mariés bien que passée sous silence en matière d'encadrement. Pour autant les relations sexuelles hors mariage aboutissant à la procréation, elle reste régulable au niveau religieux, convoquant le temps comme le seul facteur de plasticité. Par contre, les
périodes et les occasions au cours desquelles les relations sexuelles sont interdites restent une prescription pour les époux sans négliger tout le tabou dont elles font aussi l'objet. Dans le même temps, de nombreux béninois, fidèles de différents mouvements religieux continuent de vivre simplement en union dans une situation moins établie sans qu'il y ait d'autres pratiques pour « encadrer » explicitement la vie sexuelle de ces derniers en l'état actuel des connaissances sur le sujet.
Le discours normatif précise les règles matrimoniales tandis que les dérives sexuelles dressent un tableau inquiétant des choix sexuels motivés par des conditions extérieures, souvent sans la moindre interférence religieuse en dehors des pénitences pour péchés confessés s'il y a lieu. Les mouvements religieux au Bénin se servent des règles et références bibliques, mais n'ont pas d'agents susceptibles
d'en vérifier l'observance. Ils ne disposent pas non plus d'un ensemble de sanctions hiérarchisées préétablies. Ce qui fait que les fidèles se font leurs propres règles taillées sur mesure et par des arrangements négociés entre conjoints. Le non respect desdits engagements entraine au cas échéant et à fortiori dans la durée un corolaire de problèmes, de recours informels multiples pour déboucher enfin de compte sur des cérémonies de régulation, parfois au soir de l'existence.
Dans ces conditions, le mariage existe et fait entrer dans un espace de règles mais sans pour autant empêcher d'une quelconque manière la possibilité pour les fidèles non mariés de s'unir sexuellement.
Certes, il y a omniprésent le discours de la transgression des commandements, mais il y a aussi les pratiques intra-mouvement connues des fidèles qui jouent le rôle de guide à l'action de ces derniers. Au regard des observations menées, les données sont délicates à collecter de manière systématique et certaines données ne sauraient être citées ici sans heurter la sensibilité morale des uns et des autres.
Pour faire corps néanmoins avec ce qui vient d'être développé, il nous semble opportun de partager quelques données factuelles. Il nous est revenu d'une façon vraisemblablement fréquente des récits poignants avec quelques éléments péniblement visualisable de relations sexuelles entre les enfants d'un âge bien bas (7-9 ans) dans certains mouvements, des fois entre ces derniers et d'autres enfants
adolescents (12-16 ans). Chez les adultes, ces relations sexuelles ont lieu entre des maîtres de maison et leurs servantes, tous fidèles d'un même mouvement religieux soit par désir commun ou par jeu de domination. D'autres témoignages de relations sexuelles entre les fidèles accompagnés et leurs accompagnateurs sont légion et parfois entre les pasteurs et leurs servantes, de surcroit mariées.
Aujourd'hui plus que jamais, cette situation implique un retour au travail d'encadrement sexuel des fidèles dans les mouvements religieux à Cotonou. Le cadre œcuménique serait-il inadapté pour se pencher sur la question au regard de la récurrence des problèmes ? Ou devons-nous considérer ces pratiques contraires aux discours religieux comme une sorte d'héritage culturel à perdurer tout en leur changeant vaguement de forme au fil du temps ? Ces questions demeurent entières en l'état actuel de nos recherches sur ladite problématique.

Fabrice V. TEKOU, Sociologue, Analyste des enjeux sociaux
24 HEURES AU BENIN

Catégories: Afrique

Les agents de la Sonapra protestent contre leur licenciement

lun, 08/05/2017 - 21:51

Les travailleurs de la Société nationale des produits agricoles (Sonapra), ont protesté contre leur licenciement, à travers un sit-in ce lundi 8 mai 2017 devant le portail de la société, à Akpakpa, a constaté l'Agence Bénin Presse.
« Très tôt lundi, les travailleurs de la Sonapra se sont mobilisés à la devanture de la direction générale tenue jusque-là fermée et gardée par les forces de l'ordre pour manifester leur mécontentement ».
Ce mouvement, a indiqué Bakari Bonkano, deuxième secrétaire général de l'Union libre des travailleurs de la Sonapra (Ultra-Sonapra), est organisé pour obliger les autorités à permettre au personnel d'accéder à leur lieu de travail pour prendre part à la cérémonie des couleurs.
Sur les points qui fâchent, indique M. Bakari Bonkano, les travailleurs de la Sonapra auraient appris que ce licenciement collectif est fait pour raison économique.
Et cette raison, selon eux, est contraire à la décision du Conseil des ministres du 30 novembre 2016, qui stipule que la liquidation de la Sonapra et des autres structures concernées est sous-tendue par le souci de rationaliser les ressources.
Selon le syndicaliste, dans le cadre des réformes au ministère chargé de l'agriculture, il est prévu la création de sept (07) pôles de développement et de sept (07) agences dont les activités sont les mêmes que celles que mènent les structures en liquidation.
Les agents de la Sonapra ne sauraient accepter un licenciement économique, a-t-il conclu. Il précise que la base de leur union sera consultée pour savoir la conduite à tenir et les actions à mener à l'avenir.
De source proche du dossier, 318 agents contractuels et conventionnés de la Sonapra sont ciblés pour être licenciés par le Cabinet Mazars de Armand Fandohan, liquidateur désigné par l'Etat.

Armel TOGNON

Catégories: Afrique

Plusieurs blessés graves lors d'un affrontement à Adja-Ouèrè

lun, 08/05/2017 - 21:39

Un affrontement est survenu ce lundi 8 mai entre populations dans une palmeraie à Gbahouété, commune d'Adja-Ouèrè, occasionnant plusieurs blessés graves, a appris l'Agence Bénin Presse (ABP).
Selon les informations, des envoyés de Séfou Fagbohoun accompagnés d'une forte mobilisation de conducteurs de taxi-moto d'Adja-Ouèrè, se seraient rendus à Gbahouété, un village situé à environ cinq kilomètres du centre-ville, pour récolter des régimes dans une palmeraie dont la propriété est au cœur d'un litige pendant devant la justice et opposant la population dudit village et l'homme d'affaires et ancien député.
A l'arrivée de la délégation, apprend-on, les populations de la localité se seraient opposées et auraient réussi à immobiliser l'engin qui a transporté les agents conviés à la tâche. Il s'en est suivi une bagarre soldée par plusieurs de blessés graves.
Renforcés par la compagnie de gendarmerie de Pobè, les éléments du commissariat d'Adja-Ouèrè débordés ont finalement réussi à rétablir l'ordre.
Ces personnes qui disent répondre de l'homme d'affaires, Séfou Fagbohoun ont dû replier et un calme précaire règne pour le moment dans la localité.
Armel TOGNON

Catégories: Afrique

Grève des enseignants au Ceg1 N'dali

lun, 08/05/2017 - 20:00

Il n'y a pas eu de cours dans la matinée de ce lundi 8 mai 2017 au Collège d'enseignement général (CEG1-N'Dali). De 7 h à 12h, les enseignants permanents ont observé, une cessation de travail pour fustiger le comportement du directeur et du censeur du collège.
Dans la motion de protestation lue par le Représentant du collectif, Nicéphore Tossou, les grévistes exigent l'instauration d'un climat de paix et de dialogue au sein du collège afin de favoriser une bonne ambiance de travail, la prise d'un engagement de respect scrupuleux des textes qui réglementent les relations Administration/Personnels, un dialogue franc au détriment d'une dictature révolue et destructrice.
Ils exigent en outre, la prise des mesures pour redorer l'image du collège, la cessation immédiate et sans conditions, des menaces sur la carrière des enseignants permanents, la mise à disposition du document relatif au budget définitif, exercice 2016-2017 aux responsables syndicaux.

Armel TOGNON

Catégories: Afrique

Les promoteurs s'opposent au projet des examens de validation des diplômes

lun, 08/05/2017 - 17:00

Après la sortie médiatique du Colonel Marcelin Zannou, promoteur de l'Institut Supérieur des Métiers de l'Audiovisuel (ISMA), accompagné des représentants de plusieurs universités privées, nous pouvons retenir que les acteurs n'ont pas adhéré au projet d'organisation des examens de validation des diplômes de Licence et de Master prônée par la Ministre en charge de l'Enseignement Supérieur. Suite aux décisions successives du gouvernement du Président Talon dans le cadre de l'assainissement de l'éducation dans le secteur supérieur, les promoteurs des universités, écoles ou instituts supérieurs se prononcent et font bloc contre ce projet de l'exécutif. Selon leur dire, ils ne comptent pas présenter leurs étudiants à ces examens. Les promoteurs des universités privées d'enseignement supérieur affirment que le projet du gouvernement est contraire aux normes du système de Licence, Master et Doctorat (LMD) en vigueur dans notre pays. Pour cette raison, ils ne comptent pas accompagner le gouvernement dans cette initiative. Toutefois les responsables du secteur privé d'enseignement supérieur restent disponibles à l'exécutif pour trouver une solution adéquate, juste et légale pour assainir le secteur. C'est dans cette logique qu'ils proposent au gouvernement de mettre en place une Agence Nationale de Qualité et d'Evaluation des activités des instituts, écoles et universités privés d'enseignement supérieur pour suivre et punir au besoin les structures non performantes ou carrément qui sont à la dérive
Charles S.M.B AGOSSA/LE GRAND MATIN

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Intronisation de Adé Kiwo Otèbolè, 20ème roi de Pobè

lun, 08/05/2017 - 16:15

Adé Kiwo Otèbolè de son vrai nom Camille Adégbola Eléchi, 20ème roi de la cour royale de Pobè est officiellement entré dans ses fonctions dans la journée du 7 mai 2017. La cérémonie qui a eu pour cadre le stade Jean-Pierre Gascon de Pobè a connu la participation de têtes couronnées venues d'Oyo au Nigéria, des rois et têtes couronnées du Bénin ainsi que des autorités politico-administratives.
Le président du comité d'organisation, Dominique Idonoyi, les têtes couronnées et les différentes personnalités, après avoir rendu hommage aux rois qui se sont succédé sur le trône, ont appelé à une prise de conscience collective sur le rôle de la culture de Pobè dans l'édification d'une nation unie et prospère.
Invité de marque de la cérémonie, le premier vice-président de l'Assemblée Nationale, Eric Houndété, a adressé ses félicitations au nouveau roi et à toute la famille royale avant d'appeler les filles et fils de Pobè à s'unir autour de sa majesté.
Il a aussi invité les autorités politico-administratives à s'impliquer dans la mise en œuvre des projets et programmes de développement qui touchent la localité et réitéré sa détermination et son attachement aux valeurs cultuelles et traditionnelles du pays.

Fabrice A. AHEHEHINNOU

Catégories: Afrique

781 enseignants déployés dans l'Atlantique

lun, 08/05/2017 - 15:36

Le gouvernement du président Patrice Talon a mis à la disposition du département de l'Atlantique, 781 enseignants dont 346 pour la maternelle et le primaire et 435 agents pour les enseignements secondaire et technique. C'est au cours d'une conférence de presse tenue, ce samedi 06 mai 2017, dans la commune d'Allada, que le Préfet de l'Atlantique a apprécié ces efforts du Gouvernement au niveau de son administration territoriale. Selon Jean-Claude Codjia, cette mesure vient soulager le manque d'enseignants dans les écoles et collèges publics des huit communes du département.

Boniface CAKPO

Catégories: Afrique

Le lavage des mains : un geste pour la vie

lun, 08/05/2017 - 15:30

La Fièvre hémorragique à virus Lassa (FHVL) fait de plus en plus parler d'elle au Bénin. De novembre 2014 à ce jour, où elle est apparue, le pays a enregistré trois (03) épisodes de l'épidémie. L'observance des mesures d'hygiène élémentaires peut prévenir la maladie et éviter le pire.

Matéri, nord-ouest du Bénin, département de l'Atacora, 650 km de Cotonou. D. Kandou, ami d'un cas avéré de la fièvre hémorragique à virus Lassa qui n'est plus, témoigne : « Mon ami chasseur originaire du Togo, vivant à Matéri depuis plusieurs années, s'était rendu au cours de l'année 2016 au Nigéria à la quête d'un emploi conséquent. Sa santé s'étant dégradée, ses parents se sont rendus au Nigéria et l'ont ramené à Matéri pour le soigner. Admis à l'hôpital Saint Jean de Dieu de Tanguiéta, il décède 10 jours après, avant que les résultats de ses examens médicaux ne sortent. Lesdits résultats ont confirmé par la suite qu'il était atteint de la fièvre hémorragique à virus Lassa (FHVL).
Cette maladie hémorragique virale aiguë causée par le virus de Lassa et dont les manifestations se présentent, entre autres, par des signes hémorragiques et des symptômes comme les céphalées, la fatigue, est devenue endémique et cyclique au Bénin depuis 2014.
Selon l'OMS, le virus responsable de cette pathologie est transmis à travers le contact entre un animal appelé rat multi-mamelles et l'homme d'une part, et à travers les contacts entre un individu déjà contaminé par ce virus, et un autre qui, pour des raisons diverses, a été en contact avec ce dernier d'autre part. Très contagieuse, la fièvre Lassa fait des victimes non seulement dans le rang des populations, mais aussi parmi les agents de santé, par manque de précautions d'hygiène.
L'apparition de cette affection sème toujours la psychose tant dans le rang des populations, que du personnel soignant et préoccupe au plus haut niveau les autorités sanitaires nationale et les Partenaires techniques et financiers (Ptf) en l'occurrence l'OMS.

Des mesures préventives

De l'avis des professionnels de la santé, la prévention de la fièvre Lassa passe, par la promotion d'une bonne hygiène communautaire. « La conservation des céréales et plus généralement des denrées alimentaires dans des contenants résistant aux rongeurs, l'élimination des ordures loin des habitations, le maintien de la propreté à l'intérieur de cases et la présence de chats dans les habitations, sont quelques-unes des mesures préventives efficaces de la fièvre Lassa », conseille Dr Gouda Abdoul Akim, médecin coordonnateur de la zone sanitaire Parakou-N'Dali.

Aussi, l'hygiène individuelle et corporelle reste-elle incontestable pour prévenir la contamination entre une personne saine et une autre infectée. Dr Gouda insiste sur le lavage des mains au quotidien. Car, selon lui, la maladie peut se transmettre facilement d'une personne infectée à une saine, à travers la manipulation de secrétions (la morve à travers les narines, les vomissures à travers la bouche, les urines à travers les organes génitaux, les selles à travers l'orifice anal).
Pour minimiser ce mode de transmission de la fièvre Lassa, l'OMS et le ministère de la santé préconisent le lavage des mains à l'eau et au savon, soit à travers l'usage de gel hydro alcoolisés disponibles dans le commerce et dans toutes les pharmacies.
« Nous conseillons fortement que tout sujet-contact avec un malade puisse observer les règles élémentaires de lavage des mains avant la manipulation des vêtements, ou avant la manipulation de tout ce qui a été en contact avec un individu malade », affirme Dr Gouda Abdoul Akim. On doit se laver les mains avant et après avoir touché un malade, et aussi après avoir serré la main à quelqu'un, a-t-il ajouté.
Le geste banal de lavage des mains est ainsi fortement conseillé dans le cadre de la prévention individuelle contre la fièvre hémorragique à virus Lassa.
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Juliette MITONHOUN

Catégories: Afrique

Eric Houndété entend œuvrer pour l'adoption de la loi sur la royauté

lun, 08/05/2017 - 15:17

Au cours de la cérémonie de couronnement de Camille Adégbola Eléchi, 20ème roi de la ville de Pobè, ce samedi 06 mai 2017, Eric Houndété, le premier vice-président de l'Assemblée nationale et hôte de marque de l'événement, a réitéré son engagement d'œuvrer pour l'adoption effective de la loi sur les chefferies traditionnelles au Bénin. Selon Eric Houndété, l'institutionnalisation de la chefferie permettra d'assainir ce pan de la société et d'éviter le désordre qui s'observe dans cette corporation où on dénombre beaucoup de chefs traditionnels ou têtes couronnées autoproclamés. « Nous devons aller au-delà de la simple reconnaissance de la place et du rôle des rois et têtes couronnées et œuvrer à une réelle affirmation de leur autorité dans notre société afin que l'institution royale soit une institution sacrée, honorable et respectable », a appuyé le premier vice-président de l'Assemblée. Il invite les chefs traditionnels à travailler pour la sauvegarde et la promotion du patrimoine culturel national. Cette initiative de doter le Bénin d'une loi sur la chefferie traditionnelle fait aussi partie des réformes annoncées par le président Talon. Le chef de l'Etat a affiché la volonté de donner un statut juridique à la royauté au cours de la rencontre qu'il a eue avec les rois et chefs traditionnels du nord, le samedi 04 Mars 2017, à la présidence de la République.

Boniface CAKPO

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« Les pesticides menacent la destinée de l'homme lui-même » selon Enagnon Sohou Brice

lun, 08/05/2017 - 14:45

Le Docteur en Géoscience de l'Environnement, directeur du groupe de recherche Carto-SIG-Environnement, a lancé depuis quelques semaines une pétition contre l'importation des pesticides notamment l'herbicide glyphosate utilisé pour le coton au Bénin. 24aubenin s'est rapproché de lui pour avoir les raisons de cette initiative.

24haubenin : Depuis quelques semaines, une pétition a été lancée contre l'importation des pesticides notamment l'herbicide glyphosate utilisé pour le coton au Bénin. Dites-nous pourquoi menez-vous ce combat ?

R : Nous sommes dans un pays dont le relief est en pente descendante. Lorsque nous produisons du coton à partir de l'herbicide glyphosate, ceci passe par les ressources en eau. On parlera de la pollution hydrique. Cette pollution hydrique entraîne une pollution chimique des sols. Ensuite, cette pollution se répercute dans tout ce qu'il y a comme production agricole, halieutique... Ce qui fait que nous remarquons que les populations s'intoxiquent de façon chronique. Tout ce que nous consommons aujourd'hui est exposé aux pesticides.
Ce qui m'a amené à lancer cette pétition est que nous n'avons aucun mécanisme pour voir l'impact de ces pesticides sur la santé des populations au Bénin.

De façon plus pratique, quel est l'effet de ces produits sur la vie des producteurs et de la population ?

R : Les pesticides menacent la destinée de l'homme lui-même et des écosystèmes. En janvier dernier, l'Union Européenne a interpellé le Bénin sur la présence exagérée d'un pesticide dans nos ananas.
Le glyphosate dans le contexte actuel fait l'objet d'une grande inquiétude pour la santé des populations. Selon certaines publications scientifiques, ce pesticide entraîne une insuffisance rénale chronique en altérant simplement les reins des populations.
Dans l'Union Européenne, ce produit fait déjà l'objet d'une grande contestation par le biais d'une pétition qu'ils ont lancée. Ce produit a même été traduit en justice et a été jugé coupable d'écocide.
Les intrants chimiques qu'on utilise pour le coton déminéralisent le sol.

Cette pétition lancée sur internet, qui a déjà l'adhésion de 205 Béninois servira de façon concrète à faire quoi ?

R : L'objectif est d'aller à 500 000 signataires de la pétition. La suite sera qu'à l'échelle nationale, des conférences de sensibilisation seront organisées. Je vais aussi rencontrer les autorités pour leur expliquer tout le danger que courent les populations en utilisant ce produit. Dans cette dynamique, j'ai demandé une audience au Chef de l'Etat. Mais jusque-là, il n'y a pas encore de suite.
Ce glyphosate qui fait déjà objet de contestation dans l'Union Européenne, pourra être interdit également au Bénin à défaut d'interdire l'importation de tous les pesticides.

Que proposez-vous à la place des pesticides aux producteurs ?

R : Aujourd'hui, nous parlons de catastrophe écologique et d'invasion des chenilles. On peut prévoir l'invasion de ces insectes par les nouvelles technologies par la prise d'image de hautes résolutions. Il y a même possibilité de déplacer l'écosystème.
Mais au cas où, on serait surpris par ce phénomène, il faudrait avoir des statistiques réelles en ayant une base de données. Cette base de données doit comporter les zones où cette invasion a eu lieu, les cultures qui ont été attaquées et bien d'autres informations.
Il faudrait penser de plus en plus à une agriculture biologique. Il y a déjà des Béninois qui produisent des intrants biologiques et qui pensent déjà à prendre le Brevet. Il faut aussi renforcer le système sanitaire

Propos recueillis par : Armel TOGNON

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Le Ministre Tonato expose les ambitions du gouvernement

lun, 08/05/2017 - 14:30

Le Ministre du cadre de vie José Didier Tonato était dans les studios de l'ORTB le vendredi 05 Mai 2017 sur la nouvelle émission « Tribune du Gouvernement » pour exposer les projets du gouvernement Talon au niveau de l'amélioration du cadre de vie dans notre pays. Lors de sa présentation, il a montré les enjeux des activités de son département ministériel. Le ministre à d'abord tenu à rappeler qu'une vie saine dépend d'un environnement sain et pour cela qu'il est indispensable que tous les citoyens accompagnent les mesures prises par le gouvernement afin d'assurer un cadre de vie sain à toutes les populations. Le Ministre a présenté les grands travaux en cours dans les principales villes de notre pays. La ville de Cotonou demeure au cœur de l'ambition du gouvernement du Président Talon. C'est d'ailleurs pour cela qu'ils ont récemment procédé à l'opération de libération des espaces publics dans nos grandes villes. Le Ministre a félicité les populations qui ont compris les ambitions et les enjeux du projet et qui ont sans résistance quitté les lieux. Pour finir le Ministre Tonato a exhorté le peuple béninois à soutenir et à accompagner le programme d'actions du gouvernement pour permettre au Chef de l'Etat de réussir son mandat.

Charles S.M.B AGOSSA/LE GRAND MATIN

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Un an après, Patrice Talon change de stratégie

lun, 08/05/2017 - 13:00

Les tournées effectuées par des Ministres dans les communes et départements du Bénin, accompagnés de députés et autres personnalités autochtones pour vulgariser le PAG et être à l'écoute des préoccupations des populations ainsi que les sorties médiatiques des membres du gouvernement à savoir le Ministre de la Décentralisation Barnabé Dassigli, le Ministre de l'Economie et des Finances Romuald Wadagni, le Ministre du cadre de vie, José Didier Tonato, le Ministre du Commerce Lazare Maurice Sèhoueto, le Ministre de la Santé, Alassane Seidou et d'autres responsables, autorités de l'Etat ou personnalités, Gaston Zossou, l'ancien Bâtonnier Jacques Migan… qui se prononcent sur les faits marquants de l'actualité nationale et qui viennent expliquer les décisions et actions du gouvernement, toutes ces sorties donc, donnent l'impression que le Président de la République a changé de stratégie à travers une réorientation de la communication au sommet de l'Etat. Une communication qui rend désormais plus visibles les actions du gouvernement. Il s'agit de faire en sorte que les populations soient plus imprégnées des décisions et actions du gouvernement pour éviter que l'intoxication sur les réseaux sociaux, les contre-vérités, la désinformation ou la manipulation de l'opinion publique aient droit de cité, dans le dessein de saboter les efforts du pouvoir en place. Il le fallait. La nouvelle option faite par le Président de la République à travers sa communication permettra donc non seulement aux populations de comprendre, d'avoir une idée claire de tout ce que fait le gouvernement en leur faveur et dans la perspective d'améliorer les conditions sociales et économiques du pays, mais cette nouvelle option permet également au Président Talon et ses collaborateurs d'être plus proches des Béninois, d'écouter leurs préoccupations pour envisager des actions immédiates et futures qui assurent leur bien être.
En réalité le Président Talon était bien entouré des compétences nécessaires en matière de communication pour rendre visible l'action du gouvernement, pour faire connaître ce qui a été fait pendant 01 an de son mandat en faveur des populations même si tout n'est pas parfait et qu'il reste beaucoup de défis à relever au sujet de l'emploi des jeunes, le panier de la ménagère, les problèmes liés à la mévente, la pauvreté et la misère. Les ressources humaines étaient donc disponibles, entourent le Président Talon et pouvaient lui permettre de montrer cette volonté politique du gouvernement et ses réalisations sociales pendant 01 an, même si les attentes ne sont pas entièrement comblées. Malheureusement, l'humilité du Président qui le pousse à ne pas vouloir faire du bruit autour de ses efforts, ses succès ou les réussites de son gouvernement, a été une occasion pour ses détracteurs d'utiliser l'arme de l'intoxication, de la désinformation ou de la manipulation de l'opinion publique pour tenter de déstabiliser son pouvoir et pour compromettre la réussite de son mandat.
Enfin Patrice Talon et son gouvernement l'ont compris. Mieux vaut tard que jamais. Certainement que tous les précédents liés au rejet du projet de loi portant révision de la Constitution, rejet qu'il a qualifié de politique et l'acharnement permanant de ses détracteurs contre son pouvoir, doivent le convaincre davantage qu'il a raison de faire ce nouveau choix, de changer de stratégie, de réorienter sa communication.

Les populations seront certainement satisfaites dans les jours à venir de voir le Chef de l'Etat et son Gouvernement être à leur écoute et se dévouer à leurs causes pour leur bien-être. Les ressources sont là et il ne reste qu'au Président Talon, malgré son humilité, de laisser ses collaborateurs travailler et communiquer beaucoup plus qu'avant afin que les objectifs du gouvernement soient atteints pour le bonheur du peuple béninois.
Euloge R. GANDAHO/LE GRAND MATIN

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Le président Talon en visite au Kenya ce mardi

lun, 08/05/2017 - 12:38

Le président Patrice Talon sera au Kenya du mardi 09 au jeudi 11 mai 2017 pour une visite de travail. Il s'entretiendra avec son homologue, Uhuru Kenyatta sur des sujets d'intérêt commun et mobilisera des partenaires multilatéraux et bilatéraux autour de la mise en œuvre du Programme d'actions du gouvernement « Bénin révélé ».
Au cours de son voyage, le N°1 Béninois participera également à Nairobi à la table ronde de la 17ème Assemblée générale de l'Agence pour l'Assurance du Commerce en Afrique (Aca) dont les assises sont placées sous son parrainage.
Boniface Cakpo

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Un "Fatwa" contre Nassirou Bako-Arifari et Barthélémy Kassa Pour avoir dit la vérité

lun, 08/05/2017 - 12:00

Les députés Nassirou Bako-Arifari et Barthélémy Kassa font l'objet d'un lynchage médiatique à nul autre pareil ce week-end. Profitant de la tournée du ministre d'État Bio Tchané dans le nord, les deux anciens ministres ont touché du doigt la réalité politique de l'ère Boni Yayi. Une politique qui n'a pas été profitable à leurs localités et leur famille politique.
L'ancien patron de la diplomatie béninoise a expliqué que le président Boni Yayi est à la base de la défaite de sa famille politique à la présidentielle 2016, pour avoir choisi quelqu'un d' "étranger" qui n'est pas de ce regroupement. Son obstination, son égoïsme et sa politique régionaliste sont, selon lui, autant de facteurs qui ont contribué à cette défaite.
A l'étape de Natitingou, Barthélémy Kassa a aussi saisi l'occasion pour tenir un langage de vérité aux populations. Selon lui, la quasi totalité des cadres de l'Atacora avaient souscrit aux différents programmes de l'ancien Président Boni Yayi parce qu'ils y croyaient. Mais au bout du rouleau, le résultat sur le terrain est loin d'être satisfaisant. Car la plupart des engagements qui ont été pris à l'époque n'ont pas été respectés.
A y voir de près, les propos tenus par les deux députés ne sont en réalité, que des rappels d'événements qui en son temps avait défrayé la chronique à la veille des élections présidentielles de 2016. Donc, Nassirou Bako-Arifari et Barthélémy Kassa n'ont fait que rappelé ce qui est connu de tous.

Pourquoi refuse-t-on ce rappel des faits qui ne datent pas d'aujourd'hui ?

Tout le monde sait que les Forces Cauris pour un Bénin Emergent (FCBE) étaient presqu'au bord de l'explosion avec plusieurs dissensions en leur sein à la veille de la présidentielle de 2016. Le candidat du parti Lionel Zinsou ne faisait pas l'unanimité. Et s'il a été malgré tout, le candidat des FCBE, c'est parce que Boni Yayi en avait décidé ainsi.
Pour ce qui est du mode de gouvernance, il n'est plus à rappeler que les dernières années de Boni Yayi au pouvoir n'ont pas été sans reproches et c'est d'ailleurs ce qui justifie, le cuisant échec du parti au pouvoir. Si le rappel de ces événements est assimilé à une offense à l'ancien Chef d'État, c'est le refus de reconnaître les erreurs des FCBE. Et pour un parti qui se veut confiant en l'avenir, il faut un regard dans le rétroviseur pour en tirer leçons des erreurs du passées.

FINAFA H.

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Une opération de déguerpissement en préparation

lun, 08/05/2017 - 11:00

Hier sur l'émission zone franche de la télévision canal3, le ministre de la santé est revenu sur le bilan du régime Talon dans le domaine sanitaire après plus d'un an de gouvernance. Le ministre a aussi profité de cette occasion pour annoncer les mesures phares que projette le gouvernement pour améliorer de façon significative le plateau technique des 34 zones sanitaires que compte notre pays.

Après la lutte contre les médicaments, les faux médicaments, le gouvernement du Président patrice Talon projette encore une autre opération impopulaire dans le domaine sanitaire. La lutte contre les cliniques et cabinets illégalement installés sur le territoire béninois sera bientôt effective. Une première phase a été bouclée, celle du recensement de ces cliniques et centres médicaux qui opèrent dans l'illégalité sur l'ensemble des 34 zones sanitaires. Dans le souci de créer moins de mal aux responsables de ces cliniques, le ministre de la santé affirme « Les responsables des cabinets et cliniques qui sont concernés dans cette opération sont bien informés, qu'il va se passer quelque chose ». On peut donc noter que les ratés observés lors de l'opération PENJIA IX, sont entrain d'être corrigés afin que l'opération de fermeture des cliniques et autres centres médicaux illégalement installés, se passe avec moins de bruits et de mal.
Après avoir fait le bilan des besoins de première nécessité dans le domaine sanitaire, le gouvernement du Président Patrice Talon a dégagé trois volets prioritaires qui seront mis en œuvre d'ici début de l'année 2018 pour relever le niveau du plateau technique dans les hôpitaux. Le volet équipement des centres et hôpitaux, le volet formation des personnels. Au cours de ce volet 3000 agents seront recrutés dans les différentes zones sanitaires que compte notre pays et enfin le volet construction des infrastructures adéquates afin de renforcer la pyramide sanitaire.

Serge V. LANTEFO/LE GRAND MATIN

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Une gouvernance en accord avec les communes du Bénin

lun, 08/05/2017 - 07:00

Euloge R. GANDAHO/LE GRAND MATIN

Longtemps considérées comme simplement des réservoirs d'électeurs où viennent puiser des suffrages, les politiciens ou candidats opportunistes et démagogues, les communes ou municipalités du Bénin, parfois mal gérées ou minées par des conflits politiques, n'ont pas pu bénéficier des investissements nécessaires ou manquent d'initiatives pouvant concrétiser leur développement. On a souvent déploré, le manque de dialogue, les conflits de personnes et d'intérêts et l'absence de relations saines devant exister entre le pouvoir central et les autorités municipales et communales, toutes choses qui devraient faciliter le développement à la base. Les attentes sont donc loin d'être comblées. Les populations ne cessent de se plaindre ou d'exprimer leur déception, malgré les espoirs suscités par l'avènement de la décentralisation. Il y a lieu que les principaux acteurs et surtout ceux qui ont le pouvoir de prendre des décisions, se concertent, réfléchissent et engagent dans la cohésion, de nouvelles actions pour mieux gérer les communes et assurer leur développement.
C'est cette volonté et certainement le souci de surmonter ces difficultés et de trouver une solution aux divergences qui retardent ou empêchent le développement des communes, qui justifient la démarche du gouvernement et les échanges que le Président Talon a eus le week-end dernier avec les 05 maires de Cotonou, Porto-Novo, Abomey-Calavi, Ouidah et Sémè-Podji et les membres de leurs conseils communaux. Au centre des discussions, l'aménagement, le pavage des voies, la modernisation du système de gestion des déchets solides ménagers, la mise en œuvre du plan directeur d'assainissement de la ville de Cotonou, la construction et la réhabilitation des marchés urbains, les rues et l'assainissement de Cotonou, l'extension et la réhabilitation du réseau des voiries. S'il est vrai que la réalisation et l'aboutissement de tous ces projets du gouvernement seront bénéfiques à ces différentes communes et contribueront à l'amélioration des conditions de vie des populations, il est aussi vrai que ce défi ne peut être relevé sans l'implication des autorités municipales et communales. Il s'agit, pour le pouvoir central et les autorités communales et municipales, d'engager désormais de manière concertée et dans la cohésion, toutes actions devant contribuer au développement à la base.
La démarche a été saluée par les participants à ladite rencontre et le Chef de l'Etat a annoncé qu'un contrat sera signé entre le gouvernement et toutes les autorités concernées pour la conduite et la concrétisation de tous ces projets au niveau des communes. On peut simplement espérer que de telles concertations permettront de régler les différends qu'il y a souvent entre le pouvoir central et les autorités communales au sujet de la gestion de leurs territoires. Mais c'est encore plus heureux pour les populations à la base de savoir que leurs autorités se mettent ensemble et travaillent pour leur mieux-être que de ne lutter que pour leurs intérêts personnels en rivalisant à l'occasion des élections pour se faire élire, conseiller, maire ou député dans leur commune ou municipalité respective. Cette concertation entre le Président de la République et ces différents maires et leurs Conseillers, est donc opportune et utile et il reste que chacun donne, dans les mois à venir, la preuve du respect de ses engagements et des efforts consentis pour un développement harmonieux des communes du Bénin.

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Des barons du régime Yayi soutiennent le PAG de Talon

lun, 08/05/2017 - 01:56

La vulgarisation du Programme d'Actions du gouvernement était l'objectif de la visite du ministre d'Etat chargé du plan et du développement dans le septentrion. Après avoir fait bilan de la première année de gestion du gouvernement Talon, le ministre Abdoulaye Bio Tchané, accompagné de plusieurs personnalités politiques, notamment des députés, a sillonné plusieurs départements. Au cours de son périple dans les différentes communes visitées, le ministre d'Etat a informé les populations des actions que projette le gouvernement pour répondre à leurs préoccupations ou à leurs attentes. Le ministre d'Etat est largement revenu sur le nouveau format de l'assurance universelle, dénommé ARCH (Assurance pour le Renforcement du Capital Humain). Certains élus du peuple et dont en majorité des maires et des députés convaincus de la pertinence du PAG et tout ce qu'il peut apporter de bien aux populations ont affirmé leur engagement à travailler au côté du Chef de l'Etat et ont exhorté les ressortissants des localités visitées à massivement soutenir comme eux, le pouvoir en place. C'est le cas du député Kassa Barthélémy qui réitère son soutien indéfectible au PAG et qualifie le Président Talon de médecin dont on doit attendre des soins pour la guérison des maux dont souffrent les populations dans leur commune. Il a dénoncé, l'ancien régime avec qui il a collaboré et exprimé sa déception au sujet des infrastructures routières non réalisées dans le septentrion et bien d'autres promesses non tenues. D'autres députés comme Rachidi Gbadamassi, Robert Gbian, Nassirou Bako Arifari, qui ont accompagné aussi le ministre d'Etat lors de cette tournée de vulgarisation, ont tous invité les populations à œuvrer pour la réussite du PAG.

Serge V. LANTEFO/LE GRAND MATIN

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La maison du peuple de Wologuèdè démolie

lun, 08/05/2017 - 01:40

La maison du peuple de Wologuèdè n'existe plus. Le bâtiment situé à côté du Ciné Okpé Oluwa, à Cotonou,a été démoli, il y quelques jours, par un bulldozer. Le constat sur le terrain montre que tout est réduit en gravats, en dehors de la clôture qui est épargnée pour le moment. Selon les informations, le site sera réaménagé par le groupe Bolloré dans le cadre d'un contrat de partenariat avec la mairie de Cotonou. Il est prévu la construction d'une salle de cinéma, d'une salle de spectacle et d'autres infrastructures.
La maison du peuple jouxtant l'hôtel de ville de Cotonou a été construite dans les années 70, sous le règne du président Mathieu Kérékou.
Le site a servi de cadre pendant longtemps à des meetings, des spectacles et des cultes. Il a aussi servi de lieu d'accueil pour les réfugiés.
Le bâtiment construit depuis une quarantaine d'années était tombé dans état de décrépitude avancé faute d'entretien.
N. S.

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