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Afrique

Danone Djurdjura Algérie lance une opération de désinfection des cabinets de pédiatrie et des hôpitaux

Algérie 360 - mar, 30/06/2020 - 00:58

Danone Djurdjura Algérie (DDA) annonce avoir lancé fin mai 2020 une opération de désinfection des cabinets de pédiatrie partenaires de sa filiale nutrition infantile. Plusieurs hôpitaux de différentes wilayas sont aussi concernés par cette opération qui vise à sécuriser ces lieux au regard de la crise sanitaire que traverse notre pays. L’opération a débuté le […]

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Coronavirus Algérie : Les principaux événements de la journée du 29 juin 2020

Algérie 360 - mar, 30/06/2020 - 00:57

Le porte-parole du comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie du Coronavirus, Djamel Fourar, a indiqué, hier, que 298 nouvelles contaminations au Covid-19 et 8 décès ont été enregistrés lors des dernières 24 heures. Au total le nombre de cas confirmés s’élève à 13571, celui des décès à 905 , alors que le […]

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Lancement d’un nouveau journal en ligne en Algérie

Algérie 360 - mar, 30/06/2020 - 00:53

Après plusieurs mois de réflexion et des semaines de préparation, le site d’information, 24H Algérie (www.24hdz.com), démarre ce dimanche 28 juin 2020.    24H Algérie est une société de rédacteurs constituée d’un groupe de cinq journalistes qui a accumulé de l’expérience et qui a une idée claire des difficultés, des problèmes et des enjeux de […]

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Hommage au président Mohamed Boudiaf, assassiné le 29 juin 1992

Algérie 360 - mar, 30/06/2020 - 00:34

Il y a 28 ans, le 29 juin 1992, le président et Moudjahid Mohamed Boudiaf est froidement assassiné lors d’un discours à la maison de la culture d’Annaba. « Regardez les autres pays nous ont devancés par la technologie. L’islam…», c’était la dernière déclaration prononcée par le Chahid Mohamed Boudiaf. Une explosion à sa gauche […]

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Retour de Blaise Compaoré : Une condition pour la paix, selon une OSC

Lefaso.net (Burkina Faso) - mar, 30/06/2020 - 00:22

Il n'y a qu'un seul homme capable de sortir le Burkina Faso du bourbier des attaques terroristes : C'est Blaise Compaoré, en fuite en Côte d'Ivoire. C'est la conviction d'une association appelée « Mouvement pour le retour de Blaise Compaoré » qui a animé une conférence de presse ce 29 juin 2020 à Ouagadougou. Les conférenciers s'opposent aussi à l'extradition du frère de leur homme providentiel. Pour eux, François Compaoré qui se réfugie en France, ne doit pas être remis aux autorités de son pays, parce que la justice n'est pas indépendante.

A chaque Organisation de la société civile son objectif. Pour celle-là, c'est le retour de Blaise Compaoré ou rien. Le « Mouvement pour le retour de Blaise Compaoré » et de tous les exilés politiques croit dur comme fer que c'est cela qui va sortir le Burkina Faso de sa situation peu envieuse, avec des attaques terroristes à répétition depuis 2016. Le retour de leur champion et des autres qui ont fui le pays, suite à l'insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 est la clé de la réconciliation, de l'unité et du retour de la paix.

Selon les conférenciers, depuis l'accession au pouvoir de Roch Kaboré, le Burkina ne cesse de sombrer dans le chaos. Environ 3000 morts (civils et Forces de défense et de sécurité), 580 attaques terroristes et 1 500 000 personnes déplacées, la perte du contrôle de certaine partie du territoire national. Mamadou Abdel Kader Traoré le coordonnateur du mouvement soutient qu'en 27 ans de gestion du pouvoir, Blaise Compaoré a su éviter ces calamités à son pays.

Foi des conférenciers, l'ancien président a manifesté sa volonté de regagner son pays, « dans des conditions apaisées » pour travailler au retour de la sécurité et de la restauration de l'intégrité territoriale. Mais cette offre semble être tombée dans l'oreille d'un sourd.

« Le régime de Roch se complait dans sa carapace orgueilleuse qui cache mal son incapacité pendant que chaque jour compte son nombre de victimes du terrorisme. C'est cruel d'emprisonner des populations innocentes dans une longue et harassante guerre alors qu'une alternative est proposée par la sagesse », clame Mamadou Abdel Kader Traoré.

François Compaoré victime d'un acharnement ?

Un autre dossier dans lequel le mouvement joue les avocats, c'est celui de l'extradition du frère de leur champion. Poursuivi dans l'assassinat du journaliste Norbert Zongo, le frère cadet de l'ancien président, François Compaoré est dans le viseur de la justice française qui pourrait le renvoyer dans son pays, afin qu'il réponde des accusations portées contre lui. L'homme se bat bec et ongle pour échapper à cette extradition. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il a désormais des avocats.

Mamadou Abdel Kader Traoré et ses camarades voient en cette affaire, un « acharnement politico-judiciaire ». Ils craignent que le frère du président, une fois dans son pays, soit confronté à une « justice partiale, aux ordres et actionnée par une politique revancharde ».

Pour les conférenciers, la justice Burkinabè en son état actuel n'est pas en mesure de garantir à François Compaoré un procès équitable. « Il y a de quoi douter fortement de l'impartialité de la justice dans cette affaire quand manifestement elle ne respecte ses propres lois dont elle est supposée prononcer, mais également instruit un dossier unilatéralement à charge sur la base de témoignages sélectifs et aux origines douteuses », s'offusque le coordonnateur.

Il dénonce au passage, un deal politique entre les présidents Kaboré et Macron. « Nous disons à la France, qu'elle engagera sa responsabilité en cas d'extradition de François Compaoré concernant tout traitement inhumain et dégradant dont ce dernier pourrait être victime une fois aux mains du régime Kaboré », a poursuivi le principal animateur de la conférence de presse.

Alors que les élections présidentielle et législative se profilent à l'horizon, le « Mouvement pour le retour de Blaise Compaoré » soutient qu'il est impossible de tenir les élections à la date prévue dans remettre en cause le principe constitutionnel du suffrage universel. Parce que, foi du mouvement, l'intégrité territoriale du pays n'est pas garantie. Et dans cette situation, il ne peut y avoir des élections en écartant les citoyens des zones occupées. Tenir des élections dans cette situation, serait une manière de cautionner tacitement l'annexion des localités par les terroristes.

Tiga Cheick Sawadogo
Lefaso.net

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« Coalition Rupture » : Une nouvelle alliance politique pour rompre avec la mal gouvernance au Burkina

Lefaso.net (Burkina Faso) - mar, 30/06/2020 - 00:20

Un collectif de cinq partis politiques était face à la presse ce lundi 29 juin 2020. Objectif, porter à la connaissance de l'opinion publique, la création de l'alliance politique dénommée « Coalition Rupture ». Cette coalition entend incarner les aspirations du peuple burkinabè, notamment la rupture avec la mal gouvernance. Le collectif est composé de l'Alternative patriotique panafricaine/Burkindi, du Mouvement patriotique pour le salut (MPS), du parti Progressiste unis pour le renouveau (PUR), du Rassemblement des écologistes du Burkina Faso (RDEBF) et de l'Union pour la renaissance démocratique/Mouvement sankariste (URD/MS).

Rupture avec la mal gouvernance, renouvellement de la classe politique et avènement d'une gouvernance de travail vertueuse et de progrès au service de la nation entière. Ce sont les trois objectifs majeurs autour desquels s'articule le projet politique commun de l'Alliance politique dénommée « Coalition Rupture ». La coalition entend faire bouger les lignes politiques et ouvrir d'autres alternatives au bénéfice du peuple, par la « libération du champ politique d'acteurs anciens largement dépassés et corrompus ».

Tour à tour, les représentants de la coalition ont dénoncé l'incohérence et le tâtonnement du régime en place. Selon eux, toutes les crises ont pour dénominateur commun la faillite d'un régime qui manque de vision. La situation est devenue critique, laissant percevoir l'effritement et l'abandon d'une partie du territoire. Face à ce chaos, une vraie rupture s'impose.

Des journalistes

En effet, la « Coalition Rupture » a fait remarquer que depuis 1991, le bouillonnement du climat politique repose sur l'exigence d'une démocratie véritable et le renouvellement de la classe dirigeante. Or, ces trois dernières décennies, le champ politique reste monopolisé par les mêmes acteurs en manque d'inventivité et de créativité. « Notre coalition pense que le peuple burkinabè ne peut sortir de la régression dans laquelle ce cartel politique l'a plongé sans une offre politique qualitative et durable », a soutenu le président du Rassemblement des écologistes du Burkina Faso (RDEBF), Adama Séré.

Concernant les échéances électorales à venir, la coalition estime qu'elles doivent se tenir à la date prévue. Les acteurs ont été invités à tout mettre en œuvre pour garantir la tenue d'élections démocratiques. Pour la « Coalition Rupture », ces élections constituent un tournant décisif pour l'émergence de nouvelles dynamiques et de nouvelles alternatives.

Le président des Écologistes du Burkina Faso, un des membres de la coalition rupture, Adama Séré

« Le Burkina Faso vit la crise la plus grave de son existence depuis la reconstitution de la Haute-Volta en septembre 1947, en passant par les deux conflits frontaliers qu'il a vécus en 1974 et en 1985. Le constat montre une crise multidimensionnelle et profonde », constatent les conférenciers.

Pour opérer la rupture, les partis politiques qui composent la « Coalition Rupture » comptent présenter une candidature unique à l'élection présidentielle, et des listes communes aux législatives et aux municipales sur l'ensemble du territoire national. Au nom du changement, la coalition appelle tous les patriotes à se mobiliser afin de créer les conditions d'une véritable rupture dans la gouvernance du pays. Dans les jours à venir, la coalition compte initier une série d'activités dont un « forum sur la rupture », pour approfondir le diagnostic de la gouvernance actuelle.

Présidium

La construction de l'alliance politique ayant conduit à la naissance de la « Coalition Rupture » a été entreprise depuis mai 2019.

O.I.
Lefaso.net

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Sénégal: la communauté LGBTI condamnée au silence

RFI /Afrique - mar, 30/06/2020 - 00:16
Au Sénégal, l’homosexualité est un délit. Les « actes contre nature » tels que mentionnés dans le Code pénal sont passibles de cinq ans d’emprisonnement. La société sénégalaise, dans son immense majorité, rejette celles et ceux qui font partie de la communauté LGBTI, les condamnant au silence et à une grande précarité. Reportage.
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RDC: 60 ans après l'indépendance, toujours la malédiction des ressources

RFI /Afrique - mar, 30/06/2020 - 00:15
Soixante ans après l'indépendance, la population de la RDC bénéficie à peine de ses ressources. Ce pays est pourtant l’un des pays les plus riches au monde en termes de quantité et de variété. Mais la population à plus de 70% vit toujours avec moins de deux dollars par jour.
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Présidentielle de 2020 : Peut-être l'élection la plus importante de la 4e République

Lefaso.net (Burkina Faso) - mar, 30/06/2020 - 00:15

Pour ceux qui en douteraient encore, l'hystérie déclenchée par la photo officielle du président du Faso sur l'ambulance utilisée lors de la cérémonie de remise du premier lot des 300 ambulances promises lors de la campagne électorale de 2015 puis inscrites au PNDES, montre à souhait que classe politique comme société civile burkinabè ont déjà la tête aux élections, envers et contre tout.

Et cela tombe plutôt bien, tant la donne a changé depuis 2015…

Les principaux thèmes de campagne en 2015 étaient l'approfondissement de la démocratie, l'effectivité des libertés individuelles et collectives, et la relance économique, tant l'économie du pays avait souffert de l'instabilité politique des deux années précédentes.

Aucun des candidats n'avait perçu l'importance de l'enjeu sécuritaire malgré la situation malienne et les premiers actes terroristes au Burkina cette année-là…

Depuis, ce quinquennat a été émaillé de plusieurs crises :

Une crise sécuritaire qui se double de plus en plus en conflits communautaires pour l'accès à la terre et à l'eau, avec des massacres à caractère ethnique dans l'impunité la plus totale, résultant à près d'un million de déplacés internes en insécurité alimentaire.

Des allégations d'exactions, d'emprisonnements arbitraires de centaines de présumés terroristes, et d'exécutions extra-judiciaires. Le tout avec de fortes présomptions de corruption la hiérarchie militaire et d'implication des FDS dans des trafics liés au terrorisme.

Un front social en ébullition, et agité par des syndicats qui semblent être passés de la dérive corporatiste à la dérive séditieuse dans l'indifférence générale.

Une justice que nous avons voulue indépendante et qui semble plutôt être devenue folle et en roue libre comme le montrent l'affaire des retenues sur salaires des magistrats pour faits de grève, le conflit entre le Barreau et le procureur Poda, l'affaire xxxxxx, et l'incapacité du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) à assumer son rôle.

La multiplication des scandales financiers, impliquant parfois des magistrats comme dans le cas de la mairie de Ouagadougou et du juge Narcisse.
Une situation économique déjà dégradée qui n'échappera pas à la crise économique mondiale suite à la pandémie de Covid-19.

Une campagne électorale tombe donc à point nommé pour faire des choix sur l'ensemble de ces sujets vitaux.
Mais jusqu'à présent, le débat se limite aux chances statistiques de victoire des principaux candidats à la présidentielle, sur la seule base de la force de frappe financière des uns et des autres.

Le contenu programmatique n'est pas le sujet.
Le moment venu, c'est-à-dire le mois que dure la campagne officielle, chacun nous présentera un "projet de société" qu'il aura fait rédiger comme un simple exercice académique, à un comité d'experts connaissant les enjeux pour les Partenaires techniques et financiers (PTF).

Car, à l'évidence, ces factums sont à destination extérieure !

La situation nationale est caractérisée par cette double schizophrénie : insatisfaction/léthargie, polémiques/silence sur les enjeux majeurs.
La société civile, vivace en 2014-2015, n'est plus que l'ombre d'elle-même alors qu'elle est le vrai moteur du changement dans un environnement où les tenants du pouvoir politique, économique et militaire n'ont pas vraiment changé malgré l'Insurrection…

Ainsi peut-on entendre le maire de la capitale discuter le plus naturellement du monde avec le démarcheur d'un juge corrompu sur la somme à payer pour faire classer un dossier de marché public de plusieurs milliards sur lequel pèse une forte odeur d'irrégularité, mais aussi et surtout des moyens de "nuire au journal" qui a osé sortir l'affaire, et de stratégie de "déstabilisation de la justice" sans que la société civile et les organisations professionnelles des médias ne montent au créneau et portent plainte.

On s'indigne, on se marre, et on passe à autre chose.

Ainsi, le principal leader syndical du pays peut-il menacer de profaner des tombes, de déterrer des morts, et d'enchaîner des tombes sans que même les chefferies coutumières et religieuses supposées garantes de nos valeurs et de nos traditions ne pipent mot !

Si on ne discute pas de ces sujets à cinq mois des élections, à quoi nous serviront ces élections ?

Les premiers chiffres des opérations d'enrôlement de la CENI sont plutôt encourageants contre toute attente, vu la crise sécuritaire, la crise sanitaire, et le désenchantement.

Cela démontre que le peuple burkinabè s'est enfin majoritairement rallié à l'idée selon laquelle tout changement qualitatif durable passe désormais par les urnes.

Depuis sa création, le fichier électoral sera bouleversé comme il ne l'a jamais été.

Les "parts de marché" et les repères habituels des partis politiques classiques seront brouillés.

Il y a une fenêtre d'opportunités pour approfondir les acquis de l'insurrection.
Mais pour en tirer parti, il nous faudra nous remobiliser et nous organiser comme en 2013-2014.

Mais nous n'y arriverons pas tant que chacun restera dans ses petits calculs pour tirer son épingle du jeu.

Au rythme où vont les choses, il n'y aura bientôt plus de jeu du tout !

L'économiste et militant Dr Ra-Sablga Seydou Ouédraogo a récemment publié un passionnant article intitulé "La patrie ou la mort, nous voterons !", dans le journal français de gauche, L'humanité. Article repris par le doyen de la presse burkinabè, L'Observateur Paalga.

J'invite vivement ceux qui ne l'ont pas lu à le faire.
Comme à son habitude, il y décrit avec clarté et lucidité la drôle de situation dans laquelle nous sommes.

Il est encore temps. Les Burkinabè sont en train de s'enrôler massivement pour voter, ou pour avoir une abstention comptabilisée.
Offrons-leur la possibilité d'une alternative.

Hope this helps.

Maix.

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RDC: Bukavu, le récit de trois générations marquées par la violence

RFI /Afrique - mar, 30/06/2020 - 00:14
Par William Basimike Les congolais ont soif de la paix après les violences et les bruits des armes qui ont émaillé les 60 ans d’indépendance de la République démocratique du Congo. Notre correspondant revient sur trois générations qui ont été marquées par ces violences, celles de 1960, 1996 et avant les élections de 2018.
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Le premier tube symbole des indépendances africaines, «Independance Cha Cha»

RFI /Afrique - mar, 30/06/2020 - 00:14
Dans le rendez-vous culture de RFI, chaque jour qui marque un anniversaire des indépendances africaines, nous vous racontons l'histoire d'un « tube » de l'époque. Le 30 juin 1960, il y a 60 ans, c'est l'indépendance du Congo, qui s'émancipe de la Belgique. Dans ce jeune pays qui allait devenir le Zaïre puis la RDC, ce jour-là, résonne cette rumba : « Indépendance Cha Cha ».
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Développement rural : Plus de 5 milliards de francs CFA prévus pour 481 microprojets

Lefaso.net (Burkina Faso) - mar, 30/06/2020 - 00:10

Le chef de l'Etat, Roch Kaboré, a présidé, ce lundi 29 juin 2020, la cérémonie de remise des conventions de cofinancement des investissements des collectivités territoriales par le programme national de développement rural productif (PNDRP) au titre de l'année 2020. Les investissements prévus s'élèvent à plus de 5 milliards de francs CFA.

Tous les acteurs des collectivités territoriales sont unanimes : le Programme national de gestion des terroirs 2 (PNGT 2) a permis de réduire la pauvreté en milieu rural à travers la réalisation d'infrastructures économiques et la gestion durable des ressources naturelles. En vue de consolider ces acquis engrangés et satisfaire les besoins en investissements structurants exprimés par les collectivités territoriales, le gouvernement, sur instruction du président du Faso, a mis en place un nouveau projet qui est le projet national de développement rural productif (PNDRP). C'est dans le cadre de cet outil que s'est tenue la remise des conventions de cofinancement des investissements des collectivités territoriales.

En attendant la mise en place d'un instrument pérenne de développement local

Dans son discours lu par le ministre en charge de l'Agriculture, Salifou Ouédraogo, le président du Faso, Roch Kaboré, a indiqué que le PNDRP qui a une durée de deux ans est une sorte de transition en attendant de trouver une solution définitive au financement du monde rural dans les différentes régions. En effet, 313 conventions ont été signées pour le financement de 481 microprojets dont 456 communaux et 25 régionaux. Pour l'année 2020, les investissements prévus s'élèvent à 5 578 077 570 francs CFA soit 5 117 975 480 F CFA pour les commune rurales et 460 102 090 F CFA pour les conseils régionaux.

Plus de 400 millions pour la région du Sahel

Venu représenter le président du conseil régional du Sahel, Lompo Idrissa, a reçu des mains du président du Faso, la convention de cofinancement pour le conseil régional qui s'élève à 76 556 000 F CFA contre 336 061 850 F pour les communes rurales de la région du Sahel. Le financement concerne 28 microprojets et il est attendu entre autres 23,4 tonnes de céréales pour les déplacées internes, 234 kits alimentaires pour les déplacés internes, 4 logements pour enseignants et infirmiers, 14 forages, 34 boutiques.

Acquisitions et réalisations prévues

Au total, les investissements prévus dans toutes les régions concernent les acquisitions de 20 tracteurs équipés, 11 motoculteurs, 202 motopompes, 394 charrues, 57 charrettes, 71 800 kg d'engrais. Il y a entre autres aussi la réalisation de 237 forages, 270 salles de classe dont 189 salles équipées, 23 magasins d'intrants agricoles, 6 marchés à bétail, 10 comptoirs de vente de produits agricoles et de produits forestiers non-ligneux.

Selon le président du Faso, l'un des objectifs souhaités avec le PNDRP est d'accroitre la possibilité de financement des communes rurales à travers la mobilisation de ressources vis-à-vis des partenaires techniques et financiers. « Nous devons nous atteler à préparer de façon correcte les dossiers de manières à ce que les collectivités puissent bénéficier de moyens nécessaires à leur épanouissement », a-t-il conclu.

HFB
Lefaso.net

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Emmanuel Macron au sommet du G5 Sahel en Mauritanie

RFI /Afrique - mar, 30/06/2020 - 00:09
Les dirigeants du G5 Sahel et le président français se retrouvent ce mardi 30 juin pour un sommet à Nouakchott, en Mauritanie. C’est le premier déplacement hors d’Europe pour Emmanuel Macron depuis la crise du Covid-19, un « signe supplémentaire de solidarité », selon l’Élysée.
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Cour des comptes : Un procureur général et deux conseillers installés

Lefaso.net (Burkina Faso) - mar, 30/06/2020 - 00:05

Le premier président de la Cour des comptes, Jean Emile Somda, a procédé à l'installation de trois membres de sa structure, au cours d'une audience solennelle ce lundi 29 juin 2020, à la Cour de cassation de Ouagadougou. Il s'agit du procureur général près la Cour des comptes et de deux conseillers.

Le magistrat Tézougou Mathieu Kohio est désormais le nouveau procureur général près la Cour des comptes du Burkina Faso. Ce lundi 29 juin 2020, il a été officiellement installé, au cours d'une audience solennelle qui a connu la présence des acteurs des instances judiciaires du Burkina.
Fort de ses 35 ans d'expérience en tant que magistrat, Tézougou Mathieu Kohio a occupé plusieurs postes au ministère de la Justice. Le plus récent, c'était celui de conseiller à la Cour des comptes.

Thomas Ouédraogo et Magloire Dabré (en toge rouge) ont prêté serment avant de siéger au poste de conseiller à la Cour des comptes

Selon le premier président de la Cour des comptes, Jean Emile Somda, compte tenu de son expérience, le nouveau procureur général « va beaucoup apporter à la Cour des comptes, car c'est un excellent choix ». Dans son discours d'installation, le procureur général Kohio n'a pas manqué de présenter « les points saillants » de sa vision pour « relever le défi de la modernisation du parquet général et répondre aux exigences légitimes de nos concitoyens ». Résumée en quatre principaux axes, la vision du procureur consiste, dans un premier temps, à réorganiser et dynamiser le parquet général. « Ma démarche à ce niveau va consister en un renforcement des capacités des membres du parquet général », a-t-il indiqué.

Le premier président de la Cour des comptes, Jean Émile Somda (au milieu), a présidé les deux audiences

« La Cour des comptes n'est pas connue des populations »

« On gagne en équipe ou on perd en équipe ». Ce sera le crédo de Tézougou Mathieu Kohio dans son deuxième axe qui va concerner la synergie d'actions avec le siège. Le nouveau procureur général veut également animer un cadre de concertation avec les parquets des autres juridictions. Il s'agit, entre autres, des Cours d'appel, des institutions de contrôle telles que l'Autorité supérieure de contrôle de l'Etat et de Lutte contre la corruption (ASCE-LC) et les inspections générales des finances.

Le nouveau procureur général près la Cour des comptes, Tézounou Mathieu Kohio

Et pour que toutes ces actions soient connues du grand public, Tézougou Mathieu Kohio compte miser sur la communication comme quatrième axe de sa vision. « Mon ressenti est que la Cour [des comptes] n'est pas connue des populations, encore moins ses activités », a-t-il déclaré.

L'installation du procureur général Tézougou Mathieu Kohio a été suivie d'une autre audience pour la prestation de serment de deux nouveaux conseillers à la Cour des comptes. Il s'agit de Thomas Ouédraogo et de Magloire Dabré, tous deux inspecteurs de trésor.

La photo de famille

Le bâtonnier de l'Ordre des avocats du Burkina, Paulin Salembéré, présent à cette cérémonie d'installation et de prestation de serment, a félicité le nouveau procureur général près la Cour des comptes.

Cryspin Masneang Laoundiki
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Coronavirus au Burkina : 3 nouveaux cas (dont 2 cas importés) à la date du 27 juin 2020

Lefaso.net (Burkina Faso) - mar, 30/06/2020 - 00:00

Le Burkina Faso a enregistré 03 nouveaux cas de Covid-19 à la date du 27 juin 2020. Parmi ces nouveaux cas, 02 ont été importés et 01 transmis communautairement notamment de Ouagadougou.

Ce sont 196 échantillons qui ont été analysés parmi les voyageurs, les volontaires, les personnes vulnérables, les cas suspects et les tests de contrôle.

Mais la bonne nouvelle, c'est qu'il y a eu 03 nouvelles guérisons enregistrées portant le nombre total à 838. Quant au nombre actif, 71 cas sont sous-traitement.

De ce fait, le Burkina enregistre depuis le 09 mars 2020, 962 cas confirmés dont 626 hommes et 336 femmes.
Aucun décès n'a été enregistré à ce jour. L'on note toujours les 53 décès.

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Tentatives de fraudes à l'enrôlement : « La majorité a peur de perdre le pouvoir. Mais elle va le perdre », prédit le président du CDP, Eddie Komboïgo

Lefaso.net (Burkina Faso) - lun, 29/06/2020 - 23:55

Annoncé candidat pour la présidentielle de novembre 2020, Eddie Komboïgo, président du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), s'est enrôlé ce lundi 29 juin 2020 au sein de l'école communale de Zogona, sise à quelques encablures de son domicile, dans l'arrondissement N°5, Ouagadougou

C'est accompagné d'une forte délégation, que le président du CDP est arrivé au point d'enrôlement de l'école communale de Zogona. Salutations d'usage, puis place est prise devant le dispositif des opérateurs de kits qui ont élit domicile dans une des salles de classe. Une dizaine de minutes après, le prétendant recalé à la dernière présidentielle (novembre 2015, il avait été frappé par la loi d'exclusion), sésame en main, se confie : « J'ai l'habitude de m'enrôler au Passoré (région du nord, ndlr), notamment dans mon village, pour sensibiliser la population de la localité à participer toujours au vote. Mais comme vous le savez, je suis candidat du CDP à l'élection présidentielle, il serait donc bon que je me rapproche de la cité, de la ville de Ouagadougou, que je sois-là ; parce qu'à tout moment, je pourrais être interpellé par-ci ou par-là. C'est raison pour laquelle, j'ai décidé de voter à Ouagadougou, notamment à quelques 200 mètres de mon domicile »

Eddie Komboïgo brandissant sa carte d%27électeur

Ayant fait le constat d'une timidité dans l'enrôlement (aucun citoyen n'a été aperçu devant les opérateurs, au moment de son passage), Eddie Komboïgo n'a pas voilé son sentiment. « Je suis inquiet ; parce que nombre de Burkinabè sont déçus de la gestion actuelle du gouvernement. Ils se disent que l'attitude qu'il faut avoir, c'est de les boycotter, en ne s'enrôlant pas. Je crois que c'est une erreur, il faut que chaque Burkinabè joue son rôle ; il a un droit de vote, qu'il puisse l'exprimer. Lorsqu'on n'est pas content, on l'exprime dans les urnes », avise l'ancien député.

D'où son « appel solennel » à l'ensemble des Burkinabè, notamment ceux du Kadiogo (Ouagadougou), du Houet (Bobo-Dioulasso) et du Yatenga (Ouahigouya) où se déroule actuellement le processus, à sortir massivement pour s'enrôler.

« La (meilleure) manière de dire à un gouvernement qu'on n'est pas d'accord avec lui, c'est avec le bulletin de vote dans les urnes. Il faut que les Burkinabè puissent voter massivement. Ce qui va donner une légitimité au choix qu'ils auraient opéré, pour pouvoir gérer le pays dans les cinq années à venir. Alors, s'ils veulent qu'il y ait un changement, il faut aller s'enrôler et voter. S'ils ne veulent plus vivre une telle misère, il faut qu'ils aillent s'enrôler puis voter. S'ils veulent revoir le Burkina se relancer économiquement, il faut qu'ils aillent s'enrôler et voter. S'ils veulent retrouver la paix, il faut qu'ils donnent la légitimité à celui qui sera voté en novembre prochain, en allant élire la personne de leur choix pour qu'elle puisse avoir la légitimité pour prendre des décisions vigoureuses pour amener la paix et le développement dans notre pays », convainc l'homme d'affaires, Eddie Komboïgo.

Répondant à une question sur les tentatives de fraudes signalées çà et là, le candidat confie que son parti a invité ses militants à rester vigilants et à se départir de tout comportement de fraudes. « Nous avons parlé à nos militants, de ne pas transporter d'autres militants pour aller s'enrôler. Vous pouvez les aider, les orienter à retrouver les bureaux de vote, mais pas de transports. Nous n'avons pas peur de quoi que ce soit. Ce n'est pas le cas de la majorité actuelle qui a peur de perdre le pouvoir. Mais elle va perdre le pouvoir ; parce qu'elle n'a rien foutu pendant cinq ans. Nous vivons cette misère, cette situation que le Burkina n'a jamais vécue depuis les indépendances. Les Burkinabè ne sont pas dupes ; ils ont fait confiance à une équipe, qui les a déçus. Pour se maintenir (au pouvoir, ndlr), ils ramassent des gens, qu'ils changent de localité pour se faire enrôler. C'est puni par nos textes. C'est donc un appel à chacun, de ne pas se laisser embarquer dans un véhicule ou par tout autre moyen que ce soit pour aller s'enrôler. Il faut s'assumer personnellement », interpelle le président du CDP, M. Komboïgo.

Doigt orienté vers la majorité (présidentielle), il adresse : « il faut arrêter, si elle veut que les élections se passent dans la paix, dans la transparence et de manière inclusive. Nous avons voté les lois ensemble, il faut donc les appliquer dans leur stricte rigueur. Il ne faut pas abuser du patrimoine de l'Etat (vous avez vu les cars utilisés étaient de fond rouge) ; des populations transportées du Boulkiemdé au Kourwéogo pour se faire enrôler. Cela n'est pas bien et nous dénonçons l'attitude de la majorité et la condamnons fermement. Il faut que la raison regagne l'ensemble des partis, aussi bien de la majorité que de l'opposition où il y a moins de dénonciations et qui se comporte d'une manière exemplaire ».

Lancé le 23 juin 2020, l'enrôlement dans ces localités prend fin le 9 juillet 2020.

O.H.L
Lefaso.net

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Allaitement maternel exclusif : C'est parti pour la campagne nationale « Plus fort avec le lait maternel uniquement »

Lefaso.net (Burkina Faso) - lun, 29/06/2020 - 23:50

La ministre de la Santé, Pr Claudine Lougué, a lancé, ce lundi 29 juin 2020, la campagne nationale « Plus fort avec le lait maternel uniquement ». Une campagne initiée par l'UNICEF et Alive & Thrive pour promouvoir l'allaitement maternel exclusif pendant les six premiers mois de vie de l'enfant.

Grâce Kiéma est mère de deux enfants dont le deuxième a tout juste 45 jours. Pour son deuxième bébé, tout comme pour le premier, elle a opté pour l'allaitement maternel exclusif jusqu'à six mois. Un choix logique, selon la jeune maman, au regard des bienfaits de l'allaitement maternel exclusif. Elle affirme que ses enfants ne souffrent d'aucune maladie infantile et, en plus, c'est très économique, puisqu'elle n'achète pas le lait. Son témoignage, elle l'a rendu à la cérémonie de lancement de la campagne nationale « Plus fort avec le lait maternel uniquement ».

Pr Claudine Lougué indique que l'allaitement maternel exclusif permet de lutter contre les maladies diarréhiques

Malheureusement, malgré tous les bienfaits et avantages de l'allaitement maternel exclusif jusqu'à six mois, au Burkina Faso comme dans les autres pays du Sahel, de nombreuses mamans continuent encore de donner de l'eau aux nourrissons de moins de six mois pour, disent-elles, étancher leur soif à cause des températures élevées. Pourtant, selon l'OMS (Organisation mondiale de la santé), le lait maternel couvre tous les besoins et notamment ceux en eau du nourrisson jusqu'à six mois.

C'est une pratique très ancrée dans les habitudes des mamans ; pourtant, l'on constate depuis quelques années, que les choses commencent à changer lentement. En effet, entre 2012 et 2018, les chiffres indiquent une diminution de la pratique, qui est passée de 58,5%, soit six nourrissons sur dix, à 42,5%, soit quatre nourrissons sur dix, qui reçoivent de l'eau avant l'âge de six mois. Sur la même période, la proportion des tisanes données aux nourrissons a baissé, passant de 21,5% à 7,5%.

les Participants à la cérémonie de lancement de la campagne

Au regard des chiffres assez encourageants, il convient donc de maintenir les efforts pour que l'allaitement maternel exclusif jusqu'à six mois soit très largement pratiqué. Et c'est ce à quoi répond cette campagne nationale « Plus fort avec le lait maternel uniquement », initiée par l'UNICEF. Il s'agit, à travers cette campagne, de renforcer les actions de communication pour l'élimination de l'eau donnée aux nourrissons de moins de six mois à la place du lait maternel.

Cela peut être possible si « les femmes qui allaitent reçoivent les informations adéquates et bénéficient du soutien nécessaire de la part de la famille, de la communauté, des professionnels de santé ainsi que sur le lieu de travail », a indiqué Dr Anne Vincent, représentante de l'UNICEF au Burkina Faso. A cela, dit-elle, il faut ajouter le fait que « les actions visant la protection de l'allaitement peuvent être améliorées par l'adoption de textes légaux appropriés visant la réglementation de la commercialisation des substituts du lait maternel, l'allongement de la durée du congé de maternité et la mise en place d'espaces d'allaitement sur les lieux de travail. » C'est donc un véritable travail de plaidoyer à tous les niveaux qui est engagé, pour que l'allaitement exclusif s'intègre dans les habitudes des mamans burkinabè.

Dr Anne Vincent, Représentante de l'UNICEF au Burkina Faso plaide pour la prise de dispositifs législatifs favorisant l'allaitement maternel exclusif

Pour atteindre son objectif, l'UNICEF peut compter sur le Larlé Naaba Tigré, qui a parrainé la cérémonie de lancement de la campagne « Plus fort avec le lait maternel uniquement ». « Conscient du rôle important de l'allaitement dans le maintien de la santé de l'enfant et de la mère, le bien-être familial et le développement économique, je puis vous assurer que je renouvelle mon engagement et mon soutien à la lutte contre la malnutrition à travers la promotion d'une bonne alimentation en général et de l'allaitement exclusif en particulier », a-t-il déclaré.

La ministre de la Santé, Pr Léonie Claudine Lougué, qui a présidé la cérémonie de lancement de la campagne, n'est pas en reste. Elle rappelle que l'allaitement maternel exclusif permet de lutter contre les maladies diarrhéiques. « Quand vous donnez de l'eau et on ne maîtrise pas l'hygiène de l'eau que nous donnons à nos enfants, quand nous donnons des décoctions dont on ne maîtrise pas l'hygiène, on expose les enfants aux maladies diarrhéiques. »

Mme Kiéma Grâce invite les autres mamans à pratiquer l'allaitement maternel exclusif qui n'a que des avantages

Pour la ministre, l'allaitement maternel exclusif est autant bénéfique pour la santé de l'enfant que pour celle de la mère ; « c'est moins de travail, c'est moins d'argent dépensé ». C'est pourquoi, elle ne manque pas d'appeler toutes les femmes à pratiquer l'allaitement maternel exclusif. L'objectif, c'est d'atteindre, à l'horizon 2025, 80% de mères qui pratiquent l'allaitement maternel exclusif pendant les six premiers mois de vie de l'enfant.

Justine Bonkoungou
Lefaso.net

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Crise sécuritaire dans le Sahel : Les filles vivent dans la peur, selon un rapport de Plan international et de l'UNFPA

Lefaso.net (Burkina Faso) - lun, 29/06/2020 - 23:45

En prélude au lancement sur le plan international du rapport intitulé « Les filles dans la crise : Voix du Sahel », les responsables de l'ONG Plan international Burkina Faso étaient face à la presse ce 29 juin 2020. Ce rendez-vous avec les journalistes a été animé par le directeur du développement des programmes et de l'influence de Plan international Burkina Faso, Claude Kané, entouré de sa collègue Rasmata Ouédraogo, responsable du programme des urgences humanitaires, et de Dr Dalomi Bahan, spécialiste de suivi-évaluation à l'UNFPA. Ils ont voulu ce cadre d'échanges pour faire connaître le fruit des travaux de recherche menés par Plan international et l'UNFPA, en collaboration avec le Centre pour le genre et les catastrophes, et l'Institut pour la réduction des risques et des catastrophes de l'Université College de Londres.

Ces travaux de recherche ont été menés auprès de 800 filles et adolescentes de 10 à 19 ans, qui subissent les conséquences de la crise sécuritaire et humanitaire que traversent le Burkina Faso et le Mali. « C'est un rapport assez important qui a permis de donner la voix à la jeune fille au niveau du Burkina Faso et du Mali. Sur le plan national, nous avons interrogé les filles déplacées qui ont donné leurs préoccupations et leurs besoins spécifiques », a expliqué le directeur du développement des programmes et de l'influence de Plan international Burkina Faso, Claude Kané.

Des résultats des travaux de recherche, il ressort que la crise sécuritaire compromet l'accès des filles à l'école. Et lorsqu'elles ne vont plus à l'école, elles sont exposées à beaucoup de risques, notamment les violences basées sur le genre, selon le conférencier du jour. Ce rapport en donne des illustrations concrètes.

Des témoignages issus d'entretiens, des filles et adolescentes interrogées décrivent comment les normes sociales et de genre en vigueur au sein de leurs familles et de leurs communautés leur donnent le sentiment d'être impuissantes face à ces défis. « Le mariage nous effraie. Nous avons peur d'être mariées à un homme qui nous battra », confie une fille d'un groupe de discussion de filles de 15 à Bomborokuy, au Burkina Faso. « Souvent, nous ne pouvons pas faire ce que nous voulons parce que nous ne nous appartenons pas », a renchéri une autre d'un groupe de discussion de filles de 10 à 14 ans, à Kongoussi. L'on retient aussi que dans les zones de l'étude, les questions de mariage précoce, de travaux forcés, de filles victimes de violences physiques se sont multipliées.

Faire des filles des actrices de changement

Au regard de ce qui précède, M. Kané estime que l'heure est maintenant à l'action. C'est pourquoi, dit-il, « nous avons porté la voix de ces filles de sorte que l'ensemble de la communauté humanitaire puisse connaître leurs préoccupations et agir maintenant ». De son côté, Plan international Burkina, à l'instar de l'UNFPA, a engagé plusieurs actions en faveur de ces filles.

Dans le domaine de l'éducation, par exemple, cette organisation a ouvert des centres d'éducation temporaire au profit des jeunes filles pour qu'elles puissent continuer à apprendre. Il y a également des programmes qui protègent la jeune fille contre les violences basées sur le genre. A ce sujet, des centres spécifiques sont ouverts dans les régions du Centre-Nord et de la Boucle du Mouhoun.

En rappel, le rapport « Les filles dans la crise : Voix du Sahel » sera lancé le mardi 30 juin 2020 sur le plan international, à travers une table ronde. Au Burkina Faso, plusieurs activités sont prévues pour la dissémination du présent rapport. « Le 2 juillet 2020, nous inaugurons une exposition de photos ouverte à tous et à toutes. Nous avons voulu innover à travers ces écrans qui feront défiler les portraits grand format et des textes qui seront autant de témoignages des jeunes filles qui ont participé aux travaux de recherche au Burkina Faso et au Mali. Toujours le 2 juillet, nous proposerons une conférence-débat. Le 3 Juillet 2020, le ministre de l'Action humanitaire, Marie Laurence Ilboudo/Marshall, va présider la cérémonie officielle de lancement du rapport sur le plan national », a dévoilé M. Kané.

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

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Burkina Faso : Le ministère du Commerce dévoile le dynamisme des investissements

Lefaso.net (Burkina Faso) - lun, 29/06/2020 - 23:40

Au cours d'un déjeuner de presse organisé le lundi 29 juin 2020, le ministère du Commerce, de l'Industrie et de l'Artisanat a rendu compte de la conjoncture sur la dynamique des investissements au Burkina Faso et les perspectives de consolidation et de développement dans le contexte de la relance économique post-crise sanitaire. En 2019, l'investissement privé a atteint 1296,6 milliards de F CFA au Burkina Faso, contre 567,4 pour le public. Toutefois, les investissement privé et public pourraient être impactés significativement en 2020 en raison de la pandémie de Covid-19.

L'économie burkinabè a désormais une forte dynamique d'investissements grâce aux multiples réformes entreprises par le gouvernement et les efforts de promotion du tissu industriel, a exposé le ministre en charge du Commerce, Harouna Kaboré, qui a présidé la rencontre avec la presse.

Le ministre face aux micros de la presse

Selon lui, de 2016 à 2019, il y a eu un regain d'intérêt pour la création d'entreprises au Burkina Faso. En effet, de 11 661 entreprises créées en 2016, le pays est passé à 13 137 en 2019. Cette augmentation s'explique par le dynamisme du secteur privé, selon le ministre Harouna Kaboré, mais surtout par les mesures prises par le gouvernement en matière de facilitation de création d'entreprises. Ces mesures sont entre autres l'adoption du nouveau code des investissements qui a réduit d'un quart la somme exigée pour les PME et PMI, la mise en place d'un nouveau guichet du Centre de formalités des entreprises (CEFORE), la baisse du capital minimum pour la création d'une SARL, etc.

Le code des investissements par exemple a permis passer de 38 entreprises agréées en 2016 pour un investissement total de 370 milliards de F CFA, à 106 entreprises agréées en 2019 pour un investissement total de 8 494 milliards de F CFA. Le total des entreprises agréées au code des investissements sur la période est de 283, pour un investissement total de 9 759 milliards environ. Le code minier, quant à lui, a permis de passer de dix mines industrielles en 2016 à seize mines en 2019, soit quinze mines d'or et une mine de zinc.

Les participants

La création d'entreprises de 2016 à 2019 a été de 50% dans le domaine du commerce, 43% dans le domaine des services, 4% dans l'artisanat et 3% dans l'industrie. L'objectif des réformes et actions, selon le ministre, est de parvenir à au moins 10% des entreprises créées qui relèvent du secteur industriel. Des efforts ont été consentis dans le domaine de l'industrie agro-alimentaire, des énergies renouvelables et du coton.

Pour Harouna Kaboré, dans la dynamique des actions entreprises, en plus des usines actives ou en cours dans le secteur du coton et textile, il y a celles de la transformation de la tomate, pour laquelle il y a déjà trois sites de production identifiés dans la région Nord du Burkina (Ouahigouya, Gourcy et Yako). Plusieurs autres actions sont en cours, selon le ministre, qui soutient que le paysage industriel va être profondément modifié d'ici à 2023.

Le ministre en charge du Commerce, Harouna Kaboré, en train de livrer son exposé

Cependant, il existe toujours des contraintes à l'investissement, nuance le ministre Harouna Kaboré. Ces contraintes sont liées à la situation sécuritaire et ensuite à la maladie à coronavirus. De janvier à mai 2020, il y a eu 4 077 entreprises créées. Un faible taux dû à la crise sanitaire. Au niveau structurel, l'insuffisance de capital humain, d'infrastructures de base, les difficultés d'accès au financement pour les PME/PMI, l'insuffisance et le coût de l'électricité, le coût élevé du transport, la non-application des textes réglementaires et les longs délais d'obtention des licences d'affaires sont autant de contraintes pour l'investissement. Ce sont des défis, selon le ministre, qui restent à relever.

Plusieurs structures privées, semi-étatiques et sous tutelle du ministère du Commerce ont pris part à ce déjeuner de presse. Il y avait au présidium, en plus du ministre, le vice-président de la Chambre de commerce et d'industrie et les directeurs généraux de l'Agence burkinabè des investissements, du Développement des industries et de la Maison de l'entreprise. Le vice-président de la Chambre de commerce et d'industrie, Sekou Oumar Doumbia, a annoncé la création prochaine d'une microfinance pour appuyer les PME et PMI qui ont des difficultés à se trouver du financement sur le marché.

Les participants au déjeuner

Des structures qui ont bénéficié des avantages du code des investissements y ont également pris part. Entre satisfaction et suggestions, ces structures ont marqué leur volonté de voir les choses se poursuivre dans cette lancée. La Pro Pharm est une entreprise qui fournira très prochainement des médicaments « made in Burkina ».

Selon son directeur général, Palinwindé Armel Coefe, ce sont certaines matières premières qui sont attendues pour voir ces produits sur le marché. L'entreprise a bénéficié, dans le cadre du code des investissements, d'avantages à hauteur de 7 milliards environ. Des avantages qui permettront, selon le ministre Harouna Kaboré, de rentabiliser plus de 9 milliards pour le pays.

Le ministre se dit convaincu que le paysage industriel connaîtra une nette amélioration à l'horizon 2023. « Le Burkina est leader en matière de production de coton en Afrique, et même d'or. Le leadership recherché à présent, c'est celui de la transformation des matières premières », s'exclame-t-il. L'objectif de cet exposé, selon lui, est aussi d'amener le secteur privé à distinguer les secteurs sur lesquels il y a des potentiels besoins d'investissement, tels que le textile, la transformation de la tomate, etc., et surtout de s'approprier les projets du ministère du Commerce, de l'Industrie et de l'Artisanat, pour lesquels la mise en œuvre sera plus de leur ressort.

Etienne Lankoandé
Lefaso.net

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