Le championnat national de football, Ligue 1, a démarré mardi 20 octobre 2026 avec plusieurs rencontres dans les groupes A et B. Cette première journée a enregistré quatre matchs nuls, tandis que les Aigles du Congo, vice-champions de la dernière édition, se sont inclinés à domicile face à l’Étoile du Congo (0-1).
Simba et Tanganyika s’imposent dans le groupe A
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Le tirage DIGITAL 08H N°286 a livré son verdict !
Mercredi 21 Octobre 2026
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LA CROIX DU JOUR
Le cycliste congolais Miguel Masaisai, décédé le 18 septembre 2026, sera honoré lors de cérémonies officielles organisées mercredi 21 et jeudi 22 octobre à Kinshasa. Dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux mardi 20 octobre, le ministère des Sports et des Loisirs et la Fédération congolaise de cyclisme (FECOCY) annoncent notamment une veillée mortuaire et un hommage national, avant son inhumation dans l’intimité.
À L'OCCASION DU PREMIER ANNIVERSAIRE DU DÉCÈS DE NOTRE CHER ET REGRETTÉ PÈRE
« Nul ne meurt vraiment tant que son souvenir reste vivant dans le cœur de ceux qui l'ont aimé. »
Il y a un an, le 23 octobre 2025, il a plu au Seigneur de rappeler auprès de Lui notre cher et regretté père, époux, frère, beau père et grand-père OUERMI Tibo Bruno.
En cette douloureuse circonstance, sa famille, son épouse, ses enfants et petits-enfants, ses proches et ses amis gardent de lui le souvenir d'un homme exceptionnel, dont l'amour, la sagesse, le don de soi, les conseils et les valeurs demeurent à jamais gravés dans nos cœurs.
À l'occasion de ce premier anniversaire, nous invitons tous ceux qui l'ont connu et aimé à s'unir à nous dans la prière et le recueillement, afin de rendre hommage à sa mémoire et de prier pour le repos éternel de son âme.
Programme des messes :
Paroisse Notre dame des apôtres de la patte d'oie
Vendredi 23 octobre : messes de 5h45 et 18h30
Samedi 24 octobre : messes de 5h45 et 18h30
Dimanche 25 octobre : messes de 7h et 9h
Paroisse Saint Camille de Ouagadougou
Vendredi 23 octobre : messe 18h30
Paroisse Sacré Cœur de Dapoya
Dimanche 25 octobre : messe 9h
Paroisse Sainte Faustine de Sabtouana, Coordination de Bassem Yam
Dimanche 25 octobre : messe 9h
En cette période de souvenir et de prière, la famille vous remercie sincèrement pour votre soutien, vos marques de compassion et vos prières.
Papa, un an déjà que tu nous as quittés, mais ton souvenir demeure à jamais gravé dans nos cœurs. Ton amour, tes conseils et les valeurs que tu nous as transmises continueront de nous guider chaque jour. Tu resteras éternellement présent dans nos pensées et dans nos prières.
Repose en paix, cher papa
Apocalypse 14 :13
« Heureux dès à présent les morts qui meurent dans le Seigneur ! Oui, dit l'Esprit, afin qu'ils se reposent de leurs travaux, car leurs œuvres les suivent. »
Ce mercredi 21 octobre, les médias de la capitale s’intéressent à l’appel de l’Union africaine, qui insiste sur l’importance d’un dialogue national inclusif et du respect des institutions de la RDC. Ils reviennent également sur l’exercice de redevabilité du gouvernement Suminwa II.
Le Potentiel : « RDC : l’Union africaine insiste sur le dialogue et le respect des institutions ».
Le Premier ministre, Sifi Ghrieb, a réuni mardi 20 octobre les mandataires des marchés de gros de fruits et légumes. Au menu : leur adhésion […]
L’article Fruits et légumes : plafonnement, stocks, contrôles… comment l’État veut freiner la hausse des prix est apparu en premier sur .
DIGITAL 00H : Avez-vous tenté votre chance ?
Le tirage DIGITAL 00H N°285 a livré son verdict !
Mercredi 21 Octobre 2026
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Un chauffeur a comparu, lundi 19 octobre 2026, devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), après la découverte de 3 000 cartouches de calibre 12 dans son véhicule à Kandi.
A la barre, lundi 19 octobre 2026, un chauffeur transportant 3 000 cartouches de calibre 12 a expliqué ne pas savoir que son véhicule transportait des cartouches.
Selon les informations rapportées par Libre Express, le chauffeur transportait douze passagers en provenance d'Accra, au Ghana, lors de son interpellation. Il a expliqué qu'il ne procédait pas lui-même au chargement des bagages, une tâche qu'il confiait habituellement aux chargeurs présents sur le parc.
Ces explications ont suscité des interrogations du président de la juridiction, qui lui a notamment demandé s'il lui était interdit de vérifier le contenu des colis embarqués dans son véhicule.
Le prévenu a répondu que rien ne l'empêchait de procéder à ces vérifications.
Les 3 000 cartouches de calibre 12 ont été découvertes lors d'une fouille effectuée à Soubroukou, dans la commune de Kandi. D'après les éléments rapportés à l'audience, elles étaient dissimulées dans un sac, sous plusieurs vêtements, à l'intérieur du véhicule.
Le conducteur, qui affirme exercer ce métier depuis plus de trente ans, a maintenu qu'il ignorait la présence des munitions. Il a également évoqué un état de santé fragile le jour des faits, tout en assurant qu'il était en mesure de conduire.
L'identité de la personne à qui appartenait le colis n'a pas été établie au cours des débats.
À l'issue de l'audience du lundi 19 octobre, la Cour a renvoyé le dossier au 23 novembre 2026 pour les réquisitions du ministère public et les plaidoiries de la défense.
M. M.
Un homme de 36 ans a été retrouvé mort lundi 19 octobre 2026 dans un buisson du quartier Nikki-Kpérou, à Parakou. Ses enfants ont fait la découverte en se rendant à l'école.
Dans la matinée du lundi 19 octobre, les enfants d'un homme de 36 ans ont retrouvé le corps de leur père dans un buisson, à proximité de leur domicile, au quartier Nikki-Kpérou, dans le troisième arrondissement de Parakou.
La dépouille se trouvait à environ 200 mètres de la maison familiale, selon Fraternité fm.
L'homme aurait été victime d'un accident de moto alors qu'il rentrait d'une soirée passée avec des amis.
Ce n'est que le lendemain matin que ses enfants ont découvert son corps, alors qu'ils prenaient le chemin de l'école. Ils ont aussitôt alerté leur mère et les voisins, qui ont prévenu la Police républicaine.
Les forces de l'ordre se sont rendues sur place avec un médecin légiste et les autorités locales pour le constat.
A l'issue des formalités, le corps a été remis à la famille pour l'inhumation.
M. M.
Le corps sans vie d'une dame a été découvert ce mardi 20 octobre 2026 dans une ruelle à Atrokpocodji, dans la commune d'Abomey-Calavi.
Une dame a été retrouvée morte ce mardi 20 octobre 2026 dans une ruelle à Atrokpocodji, dans la commune d'Abomey-Calavi.
La découverte a été faite aux environs de 16 heures, à proximité du séminaire Saint-Jean-Eudes.
Aucun habitant du quartier n'est parvenu à reconnaître la défunte comme une résidente d'Atrokpocodji.
Les sapeurs-pompiers et le chef quartier ont été alertés.
Les circonstances du décès ne sont pas encore connues.
M. M.
Le ministre de la Justice et des droits humains, Me Edasso Rodrigue Bayala, a défendu, ce mardi 20 octobre 2026 devant les parlementaires de l'Assemblée législative du peuple (ALP), le projet de loi portant relecture de la loi n°025-2018/AN du 25 mai 2018 portant Code pénal au Burkina Faso. Au terme des votes, l'ALP a adopté à l'unanimité de ses 71 parlementaires, la nouvelle loi portant Code pénal au Burkina Faso, avec la réintroduction de la peine de mort (qui avait été abolie le 31 mai 2018).
Cette réforme législative vise à, selon le ministre de la Justice et des droits humains, renforcer l'ordre public, à consolider les valeurs fondamentales de la Nation et à garantir la sécurité des personnes et des biens. Elle permet d'introduire des innovations majeures visant à adapter le dispositif pénal aux exigences de protection de la société et de lutte contre les différentes formes de criminalité.
Parlant des orientations générales du Code pénal qui vient d'être adopté, Me Edasso Rodrigue Bayala explique qu'il vise d'abord à contribuer à la lutte contre le terrorisme au Burkina Faso. Ensuite, contribuer à protéger suffisamment l'ordre public, lutter contre la criminalité économique et financière au Burkina, protéger l'environnement, la famille et également à assurer l'ordre public au niveau de la sécurité routière.
Comme innovations majeures, le premier responsable du département de la Justice et des droits humains, Me Bayala, énumère la restauration de la peine pour un certain nombre d'infractions qui sont en lien avec le terrorisme. Sur ce point, le ministre fait le constat que sur le terrain, les terroristes recrutent en faisant comprendre également aux candidats qu'ils ne risquent pas gros en matière de peines, même s'ils venaient à être arrêtés, et comme auteurs ou complices.
Aussi, poursuit-il, l'espionnage et la trahison sont désormais passibles de la peine de mort, tout comme l'importation de produits périmés ou prohibés, lorsque cela entraîne la mort (et ce, aussi bien pour l'auteur que pour le complice de l'acte).
La criminalité économique et financière est dorénavant punie d'un emprisonnement à vie, à partir d'un certain montant pour le détournement, et d'une peine d'amende correspondant au triple du montant détourné.
Le Code pénal qui vient d'être adopté se caractérise aussi par le durcissement des peines en matière de sécurité routière (les statistiques montrant que l'insécurité routière est la première cause de mortalité au Burkina). Des comportements en circulation qui n'étaient pas appréhendés le sont maintenant et punis par des peines d'emprisonnement.
Plusieurs autres peines sont revues à la hausse, en faisant passer des infractions de contravention à délit (donc punies de peine d'emprisonnement).
Au niveau de la famille, le Code réaffirme la pénalisation de l'homosexualité et pratiques assimilées.
Pour ce qui est de la protection de l'environnement, les peines d'amende ont également été revues à la hausse, pour permettre une sanction suffisante et décourager d'éventuels candidats.
Le phénomène d'abattage et d'exportation des ânes et chevaux est repris dans le Code pénal et sanctionné.
Par ailleurs, le Code intègre des infractions nouvelles liées aux technologies de l'information et de la communication.
Au terme des votes, l'ALP a adopté à l'unanimité de ses 71 parlementaires, la nouvelle loi portant Code pénal au Burkina Faso
O.L.
Lefaso.net
Sources : DCRP/MJ et Service Presse de l'ALP
La finance numérique peut-elle permettre à tous d'accéder aux services financiers sans compromettre la souveraineté financière des États ? C'est autour de cette interrogation que s'est tenue, ce mardi 20 octobre 2026, une conférence en ligne organisée dans le cadre de la deuxième édition de Le Faso Digital, la foire virtuelle des solutions digitales initiée par Lefaso.net. Placée sous le thème « Finance digitale pour tous : comment concilier inclusion, innovation et souveraineté ? », la rencontre a été animée par Dr Corinne Nikiéma, économiste et experte en finance, avec pour modérateur Dr Francis Dayamba, chercheur à l'Institut des sciences des sociétés (INSS) du Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST).
En introduction, Dr Corinne Nikiéma est revenue sur l'évolution de la notion d'inclusion financière. Selon elle, les politiques publiques se sont longtemps concentrées sur la microfinance et l'accès au microcrédit. Progressivement, les acteurs du secteur ont toutefois compris que d'autres services, notamment les paiements, l'assurance et les transferts de fonds, contribuaient également à améliorer les conditions de vie des populations.
« Il y a une vingtaine d'années, on parlait beaucoup plus de microfinance. C'était la microfinance qui jouait véritablement un rôle dans les politiques de développement. Mais, chemin faisant, on s'est rendu compte que les autres services financiers étaient tout aussi importants que l'accès au microcrédit. L'assurance, les paiements et les transferts de fonds sont également des services qui permettent d'améliorer le bien-être des populations. Tout le monde n'a pas nécessairement besoin d'un microcrédit ; certaines personnes ont plutôt besoin de pouvoir effectuer des paiements, épargner, se protéger contre les risques ou transférer de l'argent à leurs proches », a-t-elle expliqué.
Pour la spécialiste, l'inclusion financière ne saurait donc se limiter à la détention d'un compte bancaire ou d'un portefeuille électronique. Elle suppose un accès effectif à des produits et services financiers adaptés aux besoins des utilisateurs, proposés à des coûts abordables et utilisés de manière efficace.
Dans cette perspective, la finance numérique apparaît comme un moyen d'élargir l'accès aux services financiers grâce aux téléphones mobiles, à Internet et aux différentes plateformes digitales. Elle permet notamment de toucher des personnes éloignées des agences bancaires traditionnelles.
Le mobile money, un moteur de l'inclusion financière au Burkina Faso
S'appuyant sur des données présentées au cours de la conférence, Dr Nikiéma a souligné la contribution importante de la monnaie électronique à l'amélioration de l'inclusion financière dans l'espace de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).
Selon les chiffres qu'elle a évoqués, le taux global d'inclusion financière au Burkina Faso se situait autour de 80 % en 2024, tandis que le taux de bancarisation stricte demeurait nettement inférieur. Cet écart témoigne du rôle joué par les services de monnaie électronique dans l'accès des populations aux services financiers.
« Aujourd'hui, lorsque nous regardons les statistiques, nous constatons que la finance numérique a fortement contribué à l'amélioration de l'inclusion financière au cours des dix dernières années. Au Burkina Faso, comme dans les autres pays de l'Union, une part importante des personnes considérées comme financièrement incluses l'est grâce à la monnaie électronique. Cela montre que les nouveaux acteurs et les solutions numériques ont permis d'élargir l'accès aux services financiers au-delà des circuits bancaires classiques », a-t-elle indiqué.
Toutefois, l'accès ne constitue qu'une première étape. Pour la conférencière, le véritable défi consiste désormais à faire en sorte que les comptes ouverts soient effectivement utilisés et que les services proposés répondent aux besoins réels des populations.
« L'inclusion financière ne doit pas se limiter à l'accès. Nous devons également nous intéresser à l'usage et à la qualité des services. On peut avoir plusieurs comptes, mais si ces comptes restent inactifs ou si les personnes ne les utilisent que pour effectuer quelques transactions, nous n'avons pas encore atteint tous les objectifs recherchés. Il faut aller au-delà des transferts d'argent pour permettre aux populations d'épargner, d'accéder à des crédits adaptés à leurs activités, de souscrire à des assurances et de réaliser des investissements », a-t-elle soutenu.
Elle a également insisté sur la nécessité de proposer des services transparents, à des coûts raisonnables, tout en garantissant la sécurité des fonds et des données personnelles. Pour elle, la confiance demeure une condition essentielle à l'adoption durable des solutions numériques.
Innovation et souveraineté financière : un équilibre nécessaire
Au-delà de l'accès aux services financiers, la rencontre a permis d'aborder la question de la souveraineté financière à l'ère du numérique. Pour la conférencière, les innovations digitales ne peuvent pas produire des effets durables si les États et les acteurs locaux ne disposent pas d'une maîtrise suffisante des infrastructures, des données et des technologies utilisées.
Le modérateur de la conférence, Dr Francis Dayamba, a rappelé que la détention d'un compte ne garantit pas nécessairement l'autonomie de son titulaire dans l'utilisation des services financiers« La finance numérique doit permettre d'élargir l'accès aux services financiers et d'améliorer leur utilisation, mais nous devons également trouver un équilibre avec la souveraineté financière. Sans cette souveraineté, nous ne pouvons pas garantir une inclusion financière durable. Il s'agit d'un triangle indissociable : l'inclusion constitue la finalité, l'innovation est un moyen et la souveraineté est une condition essentielle pour construire un système financier résilient et digne de confiance », a-t-elle fait savoir.
Dr Corinne Nikiéma a notamment relevé quatre dimensions importantes de cette souveraineté que sont la maîtrise des infrastructures, le contrôle et l'hébergement des données, la capacité technologique ainsi que la cybersécurité. Elle a aussi souligné l'importance de disposer de mécanismes permettant aux autorités publiques de prendre des décisions éclairées sur la base des données et des réalités nationales.
Elle a toutefois précisé que la souveraineté ne signifie pas nécessairement l'isolement. Dans un environnement financier marqué par l'intégration régionale, l'enjeu consiste plutôt à préserver une capacité de décision et de contrôle tout en bénéficiant des opportunités de coopération.
La mise en place de solutions interopérables constitue, à cet égard, un chantier important. L'interopérabilité doit permettre aux différents prestataires de services financiers de communiquer entre eux et de faciliter les transactions entre les utilisateurs, indépendamment de la plateforme employée.
La conférencière a également plaidé pour un meilleur maillage des territoires, afin d'éviter que les populations vivant dans les zones rurales ou insuffisamment couvertes par les réseaux de télécommunication ne soient exclues des bénéfices de la transformation numérique.
Protéger les consommateurs contre les risques du numérique…
Si la finance digitale ouvre de nouvelles perspectives, elle s'accompagne également de risques. Les fraudes, les coûts des transactions, les difficultés de recours en cas de litige et les problèmes de sécurité des données peuvent fragiliser la confiance des utilisateurs.
Pour Dr Nikiéma, le développement de solutions innovantes doit impérativement s'accompagner d'un cadre de protection des consommateurs. Elle a notamment insisté sur la transparence des conditions d'utilisation, la sécurisation des fonds, la protection des données personnelles et l'existence de mécanismes de recours accessibles aux clients.
« L'innovation doit aller de pair avec la protection des consommateurs. Il ne faut pas qu'une personne soit incluse aujourd'hui et se retrouve exclue demain à cause de difficultés financières, d'un endettement excessif ou de pratiques qui ne lui permettent pas de comprendre les services auxquels elle souscrit. Les produits proposés doivent être transparents, les coûts clairement expliqués et les utilisateurs doivent savoir vers qui se tourner lorsqu'ils rencontrent des difficultés. C'est à ces conditions que nous pourrons préserver la confiance et favoriser une adoption durable des services financiers numériques », a-t-elle affirmé.
La question du crédit numérique a également été abordée. Grâce aux données issues des transactions, les prestataires peuvent, dans certaines conditions, mieux apprécier la capacité financière des demandeurs de crédit. Cependant, cette possibilité nécessite des garde-fous pour éviter le surendettement et les enchaînements de prêts destinés à rembourser d'autres emprunts.
La conférencière a ainsi plaidé pour un encadrement approprié des pratiques de crédit numérique, notamment à travers des mécanismes de supervision et des mesures permettant de mieux apprécier la capacité d'endettement des bénéficiaires.
L'ANPFI, un acteur d'accompagnement des populations et des prestataires
Au cours de son intervention, Dr Corinne Nikiéma a également présenté le rôle de l'Agence nationale de promotion de la finance inclusive (ANPFI) dans le développement de l'inclusion financière au Burkina Faso.
Selon elle, l'Agence intervient notamment dans l'accompagnement des prestataires de services financiers, le renforcement de leurs capacités techniques, la facilitation de l'accès aux financements et la promotion de l'éducation financière. Elle contribue également à la conception de produits adaptés aux besoins des populations insuffisamment desservies par les services financiers.
« Notre rôle consiste notamment à accompagner les acteurs pour améliorer l'accès et l'utilisation des services financiers. Cela passe par le renforcement des capacités des prestataires, la conception de produits qui répondent aux besoins des usagers et la promotion de l'éducation financière. Nous travaillons aussi sur la protection des consommateurs, notamment à travers des mécanismes de veille sur la qualité des services financiers et de médiation en cas de litige », a-t-elle précisé.
Elle a indiqué que l'Agence participe également à des cadres de concertation réunissant les différents acteurs de la finance numérique afin d'identifier les difficultés du secteur et de rechercher des solutions concertées.
L'ANPFI intervient notamment dans l'accompagnement des prestataires de services financiers, le renforcement de leurs capacités techniques, la facilitation de l'accès aux financements et la promotion de l'éducation financièreDr Nikiéma a, par ailleurs, souligné l'importance de l'éducation financière numérique pour permettre aux utilisateurs de mieux comprendre les services proposés, d'évaluer les risques et de prendre des décisions éclairées.
Langues locales et accessibilité : ne laisser personne de côté
Les échanges avec les participants ont permis de mettre en évidence d'autres obstacles à l'inclusion financière, notamment les barrières linguistiques, les difficultés rencontrées par les personnes en situation de handicap et l'accès limité à Internet dans certaines localités.
Le modérateur de la conférence, Dr Francis Dayamba, chercheur en économie numérique à l'INSS/CNRST, a notamment rappelé que la détention d'un compte ne garantit pas nécessairement l'autonomie de son titulaire dans l'utilisation des services financiers.
De son côté, Étienne Bagré a insisté sur la nécessité de concevoir des solutions accessibles aux personnes qui ne maîtrisent pas le français ou qui présentent un handicap visuel.
En réponse, Dr Nikiéma a reconnu que l'innovation devait tenir compte des spécificités des différentes catégories d'utilisateurs, notamment à travers l'intégration des langues locales et le développement d'interfaces plus simples.
« Si nous voulons réellement parvenir à une inclusion financière pour tous, les solutions proposées doivent tenir compte des capacités des personnes qui vont les utiliser. Nous devons notamment travailler à la prise en compte des langues locales dans les modules d'éducation financière et dans les outils numériques. Il faut aussi envisager des solutions qui permettent à une personne qui ne sait pas lire de comprendre les opérations qu'elle effectue, par exemple grâce à des instructions vocales qui lui indiquent le montant et lui demandent de confirmer son choix », a-t-elle expliqué.
Elle a également évoqué la possibilité de recourir à des solutions alternatives dans les zones où la connexion Internet demeure insuffisante. Pour elle, la technologie doit être complétée par un accompagnement humain, notamment à travers les agents et les relais locaux capables d'aider les populations à utiliser les services financiers.
L'éducation financière, un rempart contre les arnaques
Les risques d'escroquerie liés aux services financiers ont occupé une place importante dans les échanges. Le président du comité d'organisation, Dr Cyriaque Paré, a notamment interpellé la conférencière sur les mécanismes de contrôle des institutions financières et les moyens de prévenir les pertes d'épargne, en particulier lorsque des structures proposent des rendements élevés sans disposer des autorisations requises.
Il a également soulevé la question de l'éducation financière, en évoquant les cas de personnes, notamment des étudiants, attirées par des promesses de gains rapides avant de perdre leur argent.
En réponse, Dr Nikiéma a précisé que l'ANPFI n'est pas un organe de régulation du secteur financier. Les missions de surveillance et de contrôle des institutions concernées relèvent notamment des services compétents de l'administration du Trésor. Elle a toutefois rappelé que l'Agence contribue à la promotion de l'éducation financière en accompagnant les acteurs qui interviennent auprès des populations.
« Concrètement, notre action consiste à mettre à la disposition des acteurs des modules d'éducation financière adaptés, à contribuer à la formation de formateurs et à accompagner les initiatives de sensibilisation. Il est également important de coordonner les interventions des différentes structures qui travaillent dans ce domaine, afin que les populations reçoivent des informations fiables et puissent mieux se protéger contre les risques liés à l'utilisation des services financiers, notamment numériques », a-t-elle indiqué.
Elle a ajouté que les supports de formation doivent être adaptés aux réalités des bénéficiaires, notamment par la traduction des contenus en langues locales et par le développement de parcours d'apprentissage accessibles sur différents types de téléphones.
De son côté, Dr Francis Dayamba a attiré l'attention sur les techniques d'ingénierie sociale utilisées par les fraudeurs, notamment les faux messages de confirmation de dépôt, les appels trompeurs et les manipulations psychologiques destinées à pousser les victimes à effectuer des transactions.
Pour lui, la sensibilisation doit être renforcée afin que les utilisateurs apprennent à vérifier leurs soldes et leurs opérations directement dans leurs comptes, à ne pas communiquer leurs informations confidentielles et à se méfier des offres promettant des rendements exceptionnellement élevés.
Consolider davantage la transformation numérique au Burkina Faso
Au terme des échanges, les intervenants ont convenu de la nécessité de poursuivre les efforts en faveur d'une finance numérique plus inclusive, plus sûre et mieux adaptée aux besoins des populations. Les discussions ont notamment mis en évidence l'importance de l'interopérabilité des plateformes, de la maîtrise des données, de la protection des consommateurs et du renforcement de l'éducation financière.
Pour le modérateur, l'enjeu est désormais de faire en sorte que les innovations numériques contribuent véritablement au développement économique, sans alourdir les charges des utilisateurs ni accroître leur exposition aux risques de fraude.
Pour rappel, cette conférence s'inscrit dans le programme de la deuxième édition de Le Faso Digital, organisée du 17 au 24 octobre 2026 par Lefaso.net. La plateforme est accessible à l'adresse lefasodigital.net.
Hanifa Koussoubé
Lefaso.net
Quatre jours après l'ouverture de Le Faso Digital 2026, nous poursuivons notre série consacrée aux femmes et aux hommes qui construisent le Burkina numérique. Cent personnalités, cent parcours. Aujourd'hui, nous mettons à l'honneur Ben Idriss Coulibaly, professionnel de la communication digitale et webmaster, dont le parcours de près de vingt ans dans les télécommunications illustre comment l'expérience de la relation client peut devenir un véritable atout pour accompagner la transformation numérique des entreprises.
Avant les sites Internet, les réseaux sociaux et les tableaux de bord, il y avait le téléphone. Au bout du fil, des clients avec leurs questions, leurs attentes et parfois leurs réclamations. Pour Ben Idriss Coulibaly, c'est là que tout commence. En juin 2007, il entre dans le secteur des télécommunications comme téléconseiller. Son quotidien consiste à écouter, informer, expliquer et trouver des solutions.
Près de vingt ans plus tard, il exerce un métier bien différent : webmaster chez Moov Africa Burkina, où il contribue à la gestion des plateformes Web, à la communication digitale et au suivi des performances numériques. Entre ces deux étapes, une conviction semble guider son évolution : la technologie ne prend tout son sens que lorsqu'elle répond aux besoins de ceux qui l'utilisent.
2007 : il apprend le numérique par la relation client
Ben Idriss Coulibaly commence sa carrière dans les télécommunications en juin 2007. Pendant plus de sept ans, il exerce comme téléconseiller. Il accueille les demandes des abonnés, fournit des informations, traite les réclamations et contribue à la satisfaction des clients. Cette expérience lui permet de comprendre les attentes des utilisateurs, mais aussi les difficultés qu'ils peuvent rencontrer face aux services de télécommunications.
Au téléphone, il faut savoir écouter, expliquer clairement et apporter des réponses adaptées. Ces compétences humaines constitueront un socle important pour la suite de son parcours. Car derrière chaque service numérique, il y a un utilisateur dont il faut comprendre les besoins.
2015 : de la supervision au métier de webmaster
En janvier 2015, Ben Idriss Coulibaly devient superviseur du centre d'appels et de renseignements. Il assure le suivi des performances, produit des rapports d'activité, accompagne les téléconseillers et participe à l'amélioration de la qualité de service. Cette nouvelle responsabilité lui permet de développer une culture de l'analyse et de l'évaluation.
Quelques mois plus tard, en octobre 2015, il franchit une autre étape : il devient webmaster au sein de l'opérateur aujourd'hui connu sous la marque Moov Africa Burkina. Son environnement professionnel change. Il passe de la gestion des interactions téléphoniques à l'administration des espaces numériques de l'entreprise. Mais l'objectif reste le même : faciliter l'accès à l'information et améliorer la relation avec les clients.
Faire vivre la présence numérique de Moov Africa Burkina
Depuis octobre 2015, Ben Idriss Coulibaly participe à l'administration et à la gestion des plateformes Web de Moov Africa Burkina. Ses missions couvrent la mise à jour et le suivi des espaces numériques, l'optimisation du référencement naturel et l'analyse des statistiques de fréquentation. Il contribue également à la conception, à la refonte et au suivi de projets numériques.
Dans un environnement où les clients recherchent de plus en plus leurs informations sur Internet, le site Web constitue un point de contact essentiel entre l'entreprise et ses publics. Il doit être accessible, compréhensible et régulièrement actualisé. Le rôle du webmaster consiste précisément à contribuer à cette qualité de service. Pour Ben Idriss Coulibaly, cette mission prolonge son expérience de la relation client, avec de nouveaux outils et de nouvelles exigences.
Des réseaux sociaux à l'analyse des performances
Son activité s'étend également à la communication sur les réseaux sociaux. Il participe à l'animation des communautés numériques de Moov Africa Burkina, au suivi des performances des publications et à la production de contenus visuels, notamment à travers la photographie événementielle. Cette dimension du métier demande de comprendre les usages des plateformes et les attentes des publics.
Mais publier ne suffit pas. Il faut aussi mesurer les résultats. Ben Idriss Coulibaly utilise les statistiques de fréquentation et les rapports d'activité pour apprécier les performances des dispositifs numériques. Il intervient par ailleurs dans l'analyse de dossiers de sponsoring liés au numérique, en formulant des recommandations destinées à éclairer les décisions. Son parcours associe ainsi trois dimensions complémentaires : la communication, l'analyse des données et l'évaluation des projets numériques.
Une formation commerciale enrichie par le digital
L'originalité de son profil tient également à son parcours académique. Avant de se spécialiser dans les métiers du Web, Ben Idriss Coulibaly suit une formation commerciale. Il obtient un brevet de technicien supérieur en gestion commerciale en 2005, puis une licence en gestion et marketing en 2008, à l'Institut supérieur privé polytechnique. Ces formations lui apportent une compréhension des enjeux commerciaux, de la relation client et du fonctionnement des entreprises.
En 2024-2025, il décide de renforcer ses compétences en suivant un master professionnel en management de projets numériques et transformation digitale à l'École supérieure de commerce et d'économie numérique (ESCEN), à Lomé. Cette démarche témoigne de sa volonté d'accompagner l'évolution de son métier. Elle lui permet d'approfondir des compétences liées à la conception des projets numériques, à l'élaboration des cahiers des charges, au suivi des réalisations et à l'analyse de leur valeur ajoutée. Son expérience professionnelle et sa formation se complètent désormais autour d'un même objectif : contribuer à des projets numériques utiles et performants.
Apprendre, s'adapter et transmettre
Tout au long de son parcours, Ben Idriss Coulibaly développe ses compétences à travers des formations complémentaires. Son CV mentionne notamment la conception de sites Web, les nouveaux outils de communication et Power BI, utilisé pour l'analyse et la présentation des données. Il intervient également comme formateur dans deux domaines : l'initiation à l'utilisation des réseaux sociaux et les techniques de communication téléphonique.
Cette activité de transmission donne une cohérence particulière à son histoire. Il a commencé dans un métier où la communication constituait son principal outil de travail. Il a ensuite accompagné des équipes dans l'amélioration de leurs pratiques. Aujourd'hui, il associe cette expérience à des compétences numériques. Son parcours montre que la transformation digitale ne repose pas uniquement sur l'acquisition de nouvelles technologies. Elle exige aussi des professionnels capables d'apprendre, de s'adapter et de partager leurs connaissances.
Près de vingt ans au rythme des transformations des télécoms
Depuis 2007, Ben Idriss Coulibaly a accompagné, à son échelle, l'évolution des métiers des télécommunications. Téléconseiller, superviseur, puis webmaster : chaque étape lui a permis de développer de nouvelles compétences sans perdre le lien avec les besoins des utilisateurs. Son histoire est celle d'une progression construite dans la durée. Elle rappelle qu'une entreprise peut aussi réussir sa transformation numérique en valorisant l'expérience de ses collaborateurs et en leur permettant d'évoluer vers de nouveaux métiers.
Dans un secteur où les technologies changent rapidement, cette capacité d'adaptation constitue une richesse. Ben Idriss Coulibaly incarne ainsi un profil essentiel du Burkina numérique : celui du professionnel qui relie la connaissance des clients, les outils digitaux et les objectifs de l'entreprise.
Pourquoi fait-il partie des 100 Visages du Burkina Digital ?
Parce que Ben Idriss Coulibaly représente une génération de professionnels qui ont su évoluer avec les transformations du secteur des télécommunications et que son parcours, de téléconseiller à webmaster, démontre que la connaissance des utilisateurs constitue un atout pour réussir la communication digitale.
Parce qu'il contribue depuis 2015 à la présence numérique de Moov Africa Burkina, à travers l'administration des plateformes Web, le référencement, l'animation des réseaux sociaux et l'analyse des performances.
Parce qu'il participe également à la transmission des compétences, notamment dans les domaines de la communication téléphonique et des réseaux sociaux.
Et parce que son histoire rappelle que la transformation numérique est autant une aventure humaine qu'une évolution technologique. Avec Ben Idriss Coulibaly, le Burkina Digital met à l'honneur un professionnel qui a su passer de l'écoute des clients à la maîtrise des outils numériques, démontrant que l'expérience, la formation continue et l'adaptation sont aussi des moteurs de la transformation digitale.