Revue de presse de ce mercredi 29 juillet
À la Une des journaux parus ce mercredi matin 29 juillet à Kinshasa, deux grands sujets retiennent l’attention des rédactions : le feu vert accordé sous réserve par la Cour constitutionnelle à la loi référendaire et les avancées annoncées dans le processus de désarmement des FDLR.
La situation sanitaire devient préoccupante au point kilométrique 51 (PK51), dans le territoire de Mambasa (Ituri), où une centaine de décès communautaires ont été enregistrés en une semaine. Plus de quarante structures de santé, auparavant opérationnelles dans cette entité minière, ont fermé leurs portes.
La région du Kadiogo a officiellement lancé, ce mardi 28 juillet 2026 au lycée de l'Alliance chrétienne de Ouagadougou, la deuxième édition de l'Immersion patriotique obligatoire (IPO) des nouveaux bacheliers. Cette année 2026, 22 187 bacheliers sont concernés dans la région du Kadiogo et seront répartis sur 44 sites d'immersion qui couvrent les cinq circonscriptions de l'enseignement secondaire de Ouagadougou.
Prenant la parole au nom des populations de l'arrondissement nᵒ 9, la présidente de la délégation spéciale, Joceline Sanou/Traoré, a exprimé sa fierté d'accueillir cette cérémonie dans son arrondissement. Elle a remercié les autorités pour la confiance accordée à sa circonscription et souligné l'importance de cette immersion dans la formation civique et morale de la jeunesse.
Pour elle, cette initiative permettra aux nouveaux bacheliers de mieux comprendre leurs droits et devoirs de citoyens, de développer le sens des responsabilités, le respect des institutions, la solidarité ainsi que l'amour de la patrie. « Cette immersion patriotique traduit notre volonté commune de renforcer chez les jeunes les valeurs de discipline, de responsabilité, de respect des institutions, d'amour de la patrie, de solidarité et d'engagement pour le bien commun. Cette immersion n'est pas une simple étape administrative. Elle constitue le départ d'un processus d'initiation à la vie citoyenne. Cette formation sera pour vous (à l'endroit des immergés) une belle opportunité de comprendre votre rôle et votre responsabilité envers une nation que nous voulons forte, souveraine et prospère », a-t-elle indiqué.
22 187 nouveaux bacheliers mobilisés dans le Kadiogo pour l'immersion patriotique obligatoire 2026 Elle a également adressé ses encouragements aux encadreurs, aux forces de défense et de sécurité ainsi qu'à tous les acteurs mobilisés pour la réussite de cette édition 2026 de l'immersion patriotique obligatoire.
Président de cette cérémonie de lancement, le gouverneur de la région du Kadiogo, Abdoulaye Bassinga, a salué la mobilisation des différents acteurs et exprimé sa reconnaissance envers tous ceux qui contribuent à la réussite de cette initiative. Il a indiqué qu'une cellule régionale d'immersion patriotique a été mise en place afin d'assurer le suivi permanent des activités, d'identifier les éventuelles difficultés et de garantir le bon déroulement de la formation.
« À l'instar des autres régions, la région du Kadiogo s'est résolument engagée dans la mise en œuvre de l'immersion patriotique obligatoire selon les instructions des plus hautes autorités de notre pays, de façon méthodique et rigoureuse à travers une feuille de route, sous l'instigation de la cellule d'orientation et la cellule régionale de l'immersion patriotique. En effet, ce sont 22 187 bacheliers de la session de 2026 qui vont prendre d'assaut 44 sites répartis entre 5 circonscriptions de l'enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique. Nous saluons hautement l'implication personnelle du camarade président du Faso, chef de l'État, le capitaine Ibrahim Traoré, à travers la mise en place de la cellule d'orientation et de coordination de l'immersion patriotique et les autres dispositifs d'exécution et de suivi des activités y relatives. La mise en place de tous ces instruments est le témoignage de sa volonté ferme et inébranlable de faire de la jeunesse burkinabè le moteur de son développement. Elle est aussi une invite faite à tous les acteurs engagés dans la mise en œuvre de l'immersion patriotique, responsables administratifs, encadreurs civils et militaires, qu'ils doivent donner le meilleur d'eux-mêmes afin que cette formation soit une réussite totale », a déclaré le gouverneur de la région du Kadiogo, Abdoulaye Bassinga.
Le gouverneur de la région du Kadiogo, Abdoulaye Bassinga, a indiqué qu'une cellule régionale d'immersion patriotique a été mise en place afin d'assurer le suivi permanent des activités, d'identifier les éventuelles difficultés et de garantir le bon déroulement de la formationLe gouverneur a saisi l'occasion pour lancer un appel à l'ensemble des forces vives de la région, aux parents, aux encadreurs civils et militaires, aux FDS ainsi qu'aux populations pour accompagner cette opération. Selon lui, cette immersion constitue une responsabilité collective qui vise à former une jeunesse consciente de son rôle dans la construction du Burkina Faso.
« J'invite toutes les forces vives de la région du Kadiogo à s'impliquer personnellement pour que cette opération soit une réussite. Le Burkina Faso n'a pas seulement besoin de têtes pleines, mais de cœurs pleins de patriotisme. Je demande également aux parents de les soutenir afin qu'ils puissent suivre correctement cette immersion », a-t-il invité.
Du côté des immergés, l'enthousiasme est perceptible. Pour Dorcas Tassambédo, cette immersion représente une occasion d'acquérir des connaissances peu abordées dans le cursus scolaire. « Je veux surtout apprendre le patriotisme. On en parle beaucoup, mais à l'école on ne nous l'enseigne pas vraiment. J'espère comprendre ce que cela signifie concrètement et devenir une meilleure citoyenne », a-t-elle confié.
La cérémonie a été ponctuée par une séance de plantation d'arbreMême enthousiasme chez Rachid Kara, qui se réjouit des premiers enseignements reçus. « Depuis hier, nous avons déjà appris beaucoup de choses. Grâce à cette immersion, nous rencontrons des jeunes venus de plusieurs écoles et nous développons la cohésion. Durant ce mois, je veux en apprendre davantage sur le patriotisme, la solidarité et le vivre-ensemble », a-t-il fait savoir.
Prévue du 27 juillet au 26 août 2026 sur toute l'étendue du territoire national, l'immersion patriotique obligatoire ambitionne de renforcer chez les nouveaux bacheliers les valeurs de patriotisme, de discipline, de civisme, de solidarité, de respect des symboles de l'État et d'engagement citoyen. Elle a été instituée en conseil des ministres le 2 mai 2025.
Hanifa Koussoubé
Lefaso.net
Une transformation numérique réussie ne repose pas uniquement sur des plateformes performantes, des réseaux modernes ou des services dématérialisés. Elle exige également un élément essentiel, souvent invisible : la confiance. Confiance dans les systèmes d'information, dans la protection des données personnelles, dans la cybersécurité et dans la capacité de l'État à garantir un environnement numérique sûr. Au Burkina Faso, Sié Maxime Da fait partie de ces experts qui construisent cette confiance depuis près de vingt ans.
Ingénieur informaticien, spécialiste de la cybersécurité, de la gouvernance des systèmes d'information et de la protection des données personnelles, il a consacré l'essentiel de sa carrière à bâtir les fondations techniques et institutionnelles d'un numérique sécurisé. Aujourd'hui Directeur Général de la Transformation Digitale au ministère de la Transition Digitale, des Postes et des Communications Électroniques, il pilote l'un des chantiers les plus stratégiques du Burkina Faso : faire du numérique un véritable levier de modernisation de l'État.
Une vocation construite autour de la sécurité des systèmes
Le parcours de Maxime Da témoigne d'une progression constante vers les plus hauts niveaux d'expertise. Après une formation en électronique à l'Institut Universitaire de Technologie de l'Université Nazi Boni, il poursuit des études en réseaux et systèmes informatiques avant de se spécialiser en sécurité informatique à l'Université Aube Nouvelle, où il obtient un Master professionnel.
Très tôt, il comprend que l'avenir du numérique dépendra moins de la multiplication des outils que de leur capacité à protéger les données, les infrastructures critiques et les citoyens. Cette vision orientera toute sa carrière.
Près de vingt ans au cœur de la protection des données personnelles
En 2008, Maxime Da rejoint la Commission de l'Informatique et des Libertés (CIL), institution chargée de veiller à la protection des données personnelles au Burkina Faso. Il y construit progressivement une expertise reconnue. D'abord Chef du service informatique, il participe à la mise en place des infrastructures techniques de l'institution. Il est ensuite nommé Directeur de l'Expertise Technique et du Contrôle, fonction qu'il occupe pendant près de six années.
À ce poste, il supervise les contrôles de conformité, accompagne les administrations et les entreprises dans la sécurisation de leurs traitements de données et contribue à l'application de la législation nationale en matière de protection des données personnelles. Il devient ensuite Conseiller technique de la Présidente de la CIL, où il participe aux réflexions stratégiques sur la gouvernance des données, la cybersécurité et l'évolution du cadre réglementaire. Pendant près de dix-huit ans, son parcours accompagne ainsi la montée en puissance de la culture de la protection des données au Burkina Faso.
Faire de la cybersécurité une priorité nationale
L'expertise de Maxime Da dépasse largement les questions techniques. Son domaine d'intervention couvre l'ensemble des enjeux de la cybersécurité moderne : la gouvernance des systèmes d'information, l'élaboration de politiques nationales de cybersécurité, la gestion des risques numériques, la cryptographie et infrastructures à clés publiques (PKI), la sécurité des réseaux, l'investigation numérique, la continuité d'activité et résilience des systèmes d'information.
Cette approche globale lui permet de considérer la cybersécurité comme un pilier de la souveraineté numérique. Pour lui, protéger les données, les infrastructures critiques et les services publics est devenu une mission stratégique au même titre que la protection des frontières physiques.
Piloter la transformation digitale de l'État
En avril 2026, Maxime Da est nommé Directeur Général de la Transformation Digitale au sein du ministère de la Transition Digitale, des Postes et des Communications Électroniques. Cette nomination marque une nouvelle étape dans son parcours. Il ne s'agit plus seulement de sécuriser les systèmes existants, mais d'accompagner la transformation numérique de l'administration publique dans son ensemble.
À la tête de cette direction générale, il pilote les stratégies destinées à accélérer la digitalisation des services publics, améliorer l'interopérabilité des systèmes d'information, promouvoir l'innovation et renforcer la confiance numérique des citoyens. Son approche repose sur une idée simple : la transformation digitale n'a de valeur que si elle améliore durablement la qualité du service public.
Un numérique au service des citoyens
Cette philosophie transparaît dans les interventions publiques de Maxime Da. À l'occasion de la Conférence publique sur la préparation de la retraite organisée par la CARFO en 2026, il résume cette vision en décrivant le numérique comme un outil de gouvernance et d'amélioration de la vie des citoyens. Son approche met l'accent sur un numérique qui protège, simplifie les démarches administratives, rapproche l'administration des usagers et prépare les générations futures à vivre dans un environnement plus sûr et plus efficace. Cette conception humaniste dépasse la seule dimension technologique pour replacer les citoyens au cœur de la transformation digitale.
Former pour renforcer les capacités nationales
Parallèlement à ses responsabilités administratives, Maxime Da contribue au développement des compétences nationales. En tant qu'enseignant vacataire, il dispense des cours de cybersécurité et de cybercriminalité, partageant son expérience avec les futurs ingénieurs et spécialistes des systèmes d'information. La transmission des connaissances constitue pour lui un investissement essentiel dans la souveraineté numérique du Burkina Faso. Former les experts de demain, c'est préparer la résilience des infrastructures de demain.
Une reconnaissance au service de la Nation
Son engagement au service du numérique burkinabè est reconnu par sa distinction de Chevalier de l'Ordre du Mérite burkinabè. Cette distinction vient saluer un parcours marqué par la rigueur, la discrétion et une contribution constante à la modernisation des institutions publiques.
Une vision fondée sur la confiance numérique
Au fil de son parcours, une conviction s'impose. Le numérique ne sera pleinement adopté que s'il inspire confiance. Confiance dans les services publics numériques.Confiance dans la protection des données personnelles. Confiance dans la sécurité des infrastructures critiques. Confiance enfin dans la capacité des institutions à accompagner les mutations technologiques tout en protégeant les droits des citoyens. Cette vision fait aujourd'hui de Maxime Da l'un des principaux artisans de la transformation digitale du Burkina Faso.
Pourquoi fait-il partie des 100 Visages du Burkina Digital ?
Parce qu'il appartient à cette génération d'experts qui ont construit les fondations de la confiance numérique au Burkina Faso.
Parce qu'il a consacré près de deux décennies à renforcer la protection des données personnelles, la cybersécurité et la gouvernance des systèmes d'information avant de prendre la tête de la Direction Générale de la Transformation Digitale.
Parce qu'il œuvre à faire du numérique un outil de modernisation de l'administration publique, de simplification des services aux citoyens et de renforcement de la souveraineté numérique nationale.
Et parce qu'il rappelle qu'une transformation digitale durable repose autant sur la sécurité, la gouvernance et les compétences que sur les innovations technologiques elles-mêmes.
Parrain de la deuxième édition des Journées diocésaines de la jeunesse (JDJ) de Dédougou, le fondateur de Lefaso.net, Dr Cyriaque Paré, a livré, le samedi 25 juillet 2026, une communication magistrale sur un sujet au cœur des préoccupations de notre époque : la citoyenneté numérique. Devant plus de 200 jeunes venus des différentes paroisses du diocèse, mais aussi de diverses confessions religieuses, le chercheur en sciences de l'information et de la communication a invité la jeunesse à faire du numérique un espace de vérité, de fraternité et de paix. Plus qu'une conférence sur les réseaux sociaux, son intervention s'est révélée une véritable école de responsabilité citoyenne, inspirée à la fois par les valeurs de l'Évangile, la doctrine sociale de l'Église et les réalités du Burkina Faso.
Les Journées diocésaines de la jeunesse de Dédougou, organisées du 23 au 26 juillet 2026 dans la cité de Bankuy, ont rassemblé des centaines de jeunes autour du thème général tiré de la première lettre de saint Paul à Timothée : « Que personne ne te méprise à cause de ta jeunesse ; mais sois l'exemple des fidèles, en parole, en conduite, en charité, en foi et en chasteté » (1 Tm 4,12). Au programme figuraient des célébrations liturgiques, des activités culturelles, des ateliers de formation et plusieurs communications destinées à renforcer la formation humaine et spirituelle des participants. C'est dans ce cadre que le Dr Cyriaque Paré, parrain de cette édition, est intervenu sur le thème : « Jeunesse et citoyenneté numérique : promouvoir une citoyenneté responsable fondée sur le respect du bien commun, des valeurs humaines et des institutions ».
Le numérique, une réalité incontournable de la jeunesse
Dès les premières minutes de son intervention, le communicateur a invité son auditoire à prendre conscience de la place qu'occupe désormais le numérique dans la vie quotidienne. « Nous appartenons à une génération qui vit avec le numérique. Pour beaucoup d'entre nous, le téléphone est devenu le premier objet que nous regardons le matin et parfois le dernier avant de dormir », a-t-il observé. Aujourd'hui, a-t-il expliqué, le smartphone accompagne presque toutes les dimensions de la vie : communiquer avec ses proches, apprendre, travailler, entreprendre, s'informer, se divertir, mais aussi prier. Illustrant son propos par une expérience vécue la veille avec l'évêque et ses collaborateurs, il a rappelé que chacun suivait les vêpres sur son téléphone portable, sans avoir besoin du traditionnel bréviaire.
Mais cette révolution numérique comporte également des risques, soulignera-t-il. « Nous pouvons blesser quelqu'un avec quelques mots écrits trop vite. Nous pouvons partager une fausse information sans le savoir. Nous pouvons participer, sans en avoir conscience, à détruire une réputation ou à créer la peur dans une communauté. » Pour résumer cette responsabilité nouvelle, Dr Paré a lancé une formule qui reviendra plusieurs fois au cours de sa conférence : « Le téléphone n'a pas de conscience. C'est la conscience de celui qui l'utilise qui fait la différence. »
Une simple rumeur peut fragiliser toute une communauté
Pour illustrer le pouvoir des réseaux sociaux, le communicateur a raconté l'histoire imaginaire d'un message WhatsApp annonçant l'arrivée d'hommes armés dans un village. En quelques minutes, la rumeur se propage. Les commerçants ferment leurs boutiques. Les familles prennent peur. Les voyageurs rebroussent chemin. Quelques heures plus tard, on découvre pourtant que l'information était totalement fausse.
À l'inverse, a-t-il poursuivi, une jeune fille choisit de vérifier cette même information auprès des autorités locales et d'une radio crédible avant de la partager. Constatant qu'il s'agissait d'une rumeur, elle décide de ne pas la diffuser. « La différence entre ces deux histoires tient à une seule personne : celle qui a choisi de réfléchir avant de partager », a résumé le conférencier. Selon lui, cette capacité de discernement constitue désormais l'une des plus grandes responsabilités des citoyens.
Être un bon citoyen… même derrière un écran
Pour Dr Cyriaque Paré, la citoyenneté ne s'arrête plus aux frontières du monde physique. « On ne peut pas être un bon citoyen dans la rue et devenir irresponsable dès qu'on ouvre Facebook. On ne peut pas être respectueux à l'église et insultant dans les commentaires d'une publication. » La citoyenneté numérique, a-t-il expliqué, consiste simplement à vivre les mêmes responsabilités de citoyen lorsqu'on utilise les outils numériques.
Autrement dit, la manière de parler sur Internet, de traiter les autres, de partager des informations ou d'exercer sa liberté fait désormais pleinement partie de l'exercice de la citoyenneté.
Pour illustrer cette idée, il a comparé le smartphone à un mégaphone. « Le téléphone n'invente rien. Il amplifie ce que nous décidons d'y mettre. Une parole de paix peut toucher des milliers de personnes. Une parole de haine aussi. Une information juste peut rassurer tout un village. Une rumeur peut également semer la panique. » Selon lui, la première responsabilité numérique n'est donc ni technique ni informatique. « Elle est morale. Elle est spirituelle. Elle est humaine. »
« Le premier réseau social, c'est notre cœur »
L'un des passages les plus applaudis de la conférence fut sans doute celui consacré au lien entre la technologie et la conscience. Pour Dr Paré, avant Facebook, TikTok ou WhatsApp, le premier réseau social est le cœur humain. « Tout ce qui sort de nos téléphones est d'abord passé par notre cœur. Nos paroles viennent de notre cœur. Nos commentaires viennent de notre cœur. Nos publications viennent de notre cœur. » S'appuyant sur l'Évangile selon saint Matthieu, il a rappelé que Jésus enseigne : « C'est de l'abondance du cœur que la bouche parle. » Avant de paraphraser cette parole de manière particulièrement parlante : « Aujourd'hui, nous pourrions presque dire : c'est de l'abondance du cœur que les doigts écrivent. » Ainsi, chaque publication, chaque commentaire ou chaque partage révèle d'abord une intention intérieure.
Un formidable outil de développement… mais aussi des dangers bien réels
Refusant de diaboliser Internet, Dr Cyriaque Paré a insisté sur les nombreuses opportunités offertes par le numérique. Il a évoqué les jeunes entrepreneurs qui trouvent leurs clients grâce aux réseaux sociaux, les étudiants qui suivent des formations en ligne, les agriculteurs qui découvrent de nouvelles techniques sur YouTube, les prêtres qui diffusent la Parole de Dieu ou encore les familles séparées par la distance qui restent unies grâce aux appels vidéo. « Le numérique est aussi un outil de fraternité. Il est aussi un outil de développement. Il est aussi un outil d'évangélisation », a-t-il rappelé.
Cependant, le conférencier a également identifié cinq grands dangers. Le premier est la diffusion des fausses informations, alimentée par la rapidité des réseaux sociaux et notre tendance à partager avant de vérifier.
Le deuxième concerne les paroles blessantes. « Derrière chaque écran, il y a une personne. Une personne avec une famille, une histoire, des joies et des blessures », a-t-il rappelé, invitant les jeunes à mesurer la portée de leurs commentaires.
Le troisième danger est celui de la manipulation. Dans un contexte sécuritaire fragile comme celui du Burkina Faso, diffuser sans discernement des informations susceptibles d'alimenter la peur ou les divisions revient, selon lui, à fragiliser le bien commun.
Il a ensuite mis en garde contre le temps excessif passé devant les écrans, qui peut finir par éloigner les jeunes de leurs études, de leur famille, de leur vie spirituelle et de leurs responsabilités.
Enfin, il a évoqué le risque de l'indifférence. « À force de tout voir défiler sur nos écrans, nous risquons de ne plus rien ressentir devant la souffrance des autres », a-t-il regretté.
Les cinq piliers d'une citoyenneté numérique responsable
Au-delà du constat, Dr Cyriaque Paré a proposé une véritable éthique du numérique fondée sur cinq valeurs.
La première est la recherche de la vérité. « La vérité est un bien commun. Chaque fois que vous refusez de partager une information douteuse, vous rendez déjà un service au Burkina Faso. »
La deuxième est le respect de la dignité humaine. Même lorsqu'une personne pense différemment ou commet une erreur, elle demeure créée à l'image de Dieu et mérite le respect.
La troisième est la recherche du bien commun. Le conférencier a invité les jeunes à utiliser les réseaux sociaux pour promouvoir les initiatives positives, les actions de solidarité, les réussites locales ou encore les activités de leurs paroisses.
Le quatrième pilier concerne le respect des institutions. Sans renoncer à leur esprit critique, les jeunes sont appelés à débattre avec respect, sans injures ni humiliations.
Enfin, le cinquième pilier est celui de la paix. S'appuyant sur les Béatitudes, Dr Paré a rappelé que Jésus ne déclare pas heureux ceux qui parlent de paix, mais ceux qui la construisent. « Être artisan de paix sur Internet, c'est parfois choisir de ne pas répondre à une provocation, calmer une discussion, défendre une personne injustement attaquée ou rappeler les faits. » Selon lui, le Burkina Faso a aujourd'hui besoin de jeunes qui deviennent « des bâtisseurs de confiance, de fraternité et d'espérance ».
« Avant de partager, faites une pause de trente secondes »
Dans une partie très pratique de son intervention, le journaliste a proposé aux jeunes plusieurs réflexes simples. Le premier consiste à marquer un temps d'arrêt avant chaque partage. « Dans le journalisme, nous avons appris une règle d'or : la vitesse ne vaut jamais la vérité », a-t-il déclaré.
Avant de diffuser un message, il recommande de se poser trois questions : « Est-ce vrai ? Est-ce utile ? Est-ce que cela construit la paix ? Si une seule réponse est négative, mieux vaut s'abstenir ». dira-t-il.
Le deuxième réflexe consiste à apprendre à vérifier les informations : identifier la source, regarder la date, comparer avec plusieurs médias crédibles et ne jamais hésiter à reconnaître que l'on ne sait pas.
Le troisième invite les jeunes à faire des réseaux sociaux des espaces d'espérance en partageant davantage d'initiatives positives que de contenus polémiques.
Le quatrième appelle à protéger la réputation des autres en refusant de diffuser des images humiliantes ou des conversations privées.
Enfin, Dr Paré a encouragé les jeunes à apprendre à se déconnecter. « Les réseaux sociaux créent des connexions. Mais seuls les êtres humains créent de vraies relations », a-t-il rappelé.
Des ambassadeurs numériques de la paix
Pour conclure, le conférencier a lancé un véritable défi aux jeunes présents. Il les a invités à devenir, chacun dans sa paroisse, sa famille, son école ou son village, des « ambassadeurs numériques de la paix ». « Vous n'avez pas besoin d'être influenceur. Vous n'avez pas besoin d'avoir dix mille abonnés. Vous avez seulement besoin d'être cohérents », leur a-t-il lancé.
À ses yeux, les transformations profondes du Burkina Faso ne dépendront pas uniquement des grandes décisions prises dans les bureaux. « Le Burkina Faso changera aussi grâce aux milliers de petites décisions que des jeunes comme vous prendront chaque jour… avant d'appuyer sur le bouton "Partager". »
« Chaque clic est un choix »
En guise de conclusion, Dr Cyriaque Paré a laissé aux jeunes une image forte. « Chaque fois que vous prenez votre téléphone, vous choisissez le monde que vous voulez construire. Chaque clic est un choix. Chaque commentaire est un choix. Chaque partage est un choix. Chaque publication est un choix. »
Avant de les inviter à s'interroger : « Si quelqu'un pouvait visiter votre téléphone ce soir, découvrirait-il un jeune qui construit la paix ? Un disciple du Christ qui vit l'Évangile jusque dans sa vie numérique ? »
Le parrain des JDJ a enfin exhorté les participants à faire de leurs téléphones non pas des instruments de division, mais des outils de vérité, de fraternité et d'espérance. « Les réseaux sociaux relient les téléphones. Seules des femmes et des hommes de cœur peuvent relier les personnes », a-t-il conclu sous les applaudissements nourris des participants, qui se sont engagés, à travers une charte de citoyenneté numérique, à devenir des modèles de responsabilité sur les réseaux sociaux.
Alphonse Dakuyo
Lefaso.net
Le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a lancé, ce mardi 28 juillet 2026 à Koupéla, la deuxième édition de l'Immersion patriotique obligatoire (IPO). Destinée à plus de 65 000 nouveaux bacheliers, cette initiative vise à renforcer le patriotisme, la discipline et le sens de la citoyenneté des jeunes, tout en les préparant à relever les défis de la souveraineté et du développement du Burkina Faso.
L'Immersion patriotique obligatoire s'inscrit dans le cadre de l'Initiative présidentielle pour une éducation de qualité pour tous, dont la composante 7 est consacrée notamment au renforcement de la discipline scolaire et à la propreté des établissements. Adoptée en conseil des ministres le 2 mai 2025, cette initiative accueille cette année sa deuxième cohorte de nouveaux bacheliers.
Dans son allocution, le Premier ministre a inscrit cette initiative dans la dynamique de refondation engagée par les autorités burkinabè. Il a rappelé que l'Immersion patriotique obligatoire constitue un levier de formation de la jeunesse aux valeurs de discipline, de patriotisme et de responsabilité.
« Notre société a besoin d'une refondation structurelle. Il nous faut bâtir un nouveau type de Burkinabè, pleinement conscient de ses devoirs envers la Nation et capable d'incarner les valeurs portées par la Révolution progressiste populaire », a-t-il déclaré.
S'adressant aux plus de 65 000 nouveaux bacheliers attendus sur les différents sites d'immersion, le chef du gouvernement les a exhortés à suivre avec assiduité les enseignements qui leur seront dispensés et à tirer pleinement profit de cette étape de leur formation citoyenne.
« L'Immersion patriotique obligatoire n'est ni une sanction ni une contrainte dépourvue de sens. Elle constitue un cadre de formation destiné à vous ancrer dans les réalités du Burkina Faso, à renforcer votre résilience et à consolider votre engagement au service de la Patrie », a-t-il insisté.
Le président du Comité national de coordination et de suivi de l'Immersion patriotique obligatoire, le colonel Daba Naon, a, pour sa part, insisté sur la vocation profondément éducative et citoyenne de l'initiative.
« L'Immersion patriotique obligatoire n'est pas une simple activité inscrite dans un calendrier administratif. Elle est une démarche de formation et de transformation. Elle est une école de citoyenneté », a-t-il affirmé.
Il a également présenté les principales innovations introduites au titre de la session 2026. Celles-ci portent notamment sur le renforcement des contenus pédagogiques, la professionnalisation des formateurs ainsi que l'amélioration du dispositif d'encadrement, de suivi et d'évaluation.
« Toutes ces innovations poursuivent un même objectif : faire de l'Immersion patriotique un véritable outil de construction citoyenne et de consolidation de la cohésion nationale », a-t-il soutenu.
À l'issue de la cérémonie, un message du capitaine Ibrahim Traoré, président du Faso, chef de l'État, a été diffusé à l'attention des appelés de l'Immersion patriotique obligatoire. Félicitant les nouveaux bacheliers pour leur réussite, le chef de l'État les a invités à mettre à profit cette étape de leur parcours pour se forger en citoyens patriotes, disciplinés et résolument engagés au service de la Nation.
Il les a également exhortés à approfondir leur connaissance de l'histoire du Burkina Faso, à mieux appréhender les enjeux géopolitiques ainsi que le contexte sécuritaire national et international, et à développer une conscience aiguë des défis auxquels la Nation est confrontée. Il les a enfin appelés à contribuer à la défense de la souveraineté nationale et à devenir, dans leurs milieux de vie, des relais des valeurs de patriotisme, de civisme et d'engagement au service de la Patrie.
La cérémonie a également été ponctuée de démonstrations réalisées par des anciens appelés de la promotion 2025. Devant les autorités et les participants mobilisés pour l'occasion, ceux-ci ont effectué une séance de démontage et de remontage d'armes, avant d'exécuter des mouvements d'ordre serré. La maîtrise, la discipline et la coordination dont ils ont fait preuve ont suscité les acclamations de l'assistance, témoignant des acquis de la formation reçue au cours de leur immersion.
Pour clore la cérémonie, le Premier ministre, accompagné de membres du gouvernement et des personnalités présentes, a mis en terre un jeune plant dans l'enceinte du lycée Saint-Philippe. Par ce geste symbolique, le Chef du Gouvernement a réaffirmé l'importance de la préservation de l'environnement et invité chacun à contribuer aux efforts de reverdissement du cadre de vie.
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Source : DCRP/Primature
Du 20 au 25 juillet 2026, la commune de Pabré a constitué un prolongement du Tribunal de grande instance Ouaga I. Pendant six jours, magistrats, greffiers, officiers de police judiciaire et acteurs de la chaîne judiciaire ont déplacé la justice au plus près des populations. Au terme de cette opération, le parquet dresse un bilan marqué par des dossiers traités, des condamnations prononcées dans des affaires criminelles et correctionnelles, mais aussi des actions d'état civil au profit des citoyens.
Rapprocher la justice des justiciables. C'est l'ambition qui a guidé la tenue des audiences foraines organisées à Pabré du 20 au 25 juillet 2026. Dans un communiqué publié à l'issue de cette mission, soit le 25 juillet 2025, le Procureur du Faso près le Tribunal de grande instance Ouaga I, Blaise Bazié, rappelle que ces audiences, conduites simultanément par les chambres criminelle et correctionnelle, ont concerné les dossiers de la commune de Pabré ainsi que ceux des arrondissements n° 3 et n° 9 de Ouagadougou.
Selon le procureur général, ces audiences s'inscrivent pleinement dans le cadre de la politique de rapprochement de la justice des justiciables, traduisant ainsi la volonté de rendre l'institution judiciaire plus accessible aux populations. Ainsi, sur le volet criminel, 19 dossiers étaient inscrits au rôle. 25 personnes étaient concernées par ces différentes affaires, qui portaient notamment sur des infractions d'assassinat, de meurtre, d'infanticide, de faux et usage de faux en écriture publique, ainsi que de viol aggravé.
"18 dossiers ont été jugés. 15 personnes ont été condamnées à des peines allant de 60 mois d'emprisonnement, dont 12 mois assortis du sursis pour viol aggravé, à l'emprisonnement à vie pour assassinat et infanticide. 8 mandats d'arrêt ont été décernés. En outre, la chambre criminelle a prononcé, à l'encontre de condamnés, des amendes allant de 300 000 francs CFA ferme à 1 000 000 de francs CFA ferme. Le montant total des amendes fermes prononcées s'élève à 5 800 000 francs CFA, assortis de la contrainte judiciaire. Le taux de traitement des dossiers criminels est de 99 %", a-t-il ressassé.
En matière correctionnelle, poursuit le procureur général, 17 dossiers impliquant 52 prévenus, étaient enrôlés. Ils portaient sur des infractions de séquestration, d'atteinte à l'intimité de la vie privée, de destruction volontaire de bien immobilier, de stellionat, de coups et blessures volontaires, d'accusation de pratique de sorcellerie, d'escroquerie et de menaces sous condition. " 16 dossiers ont été jugés. La sanction la plus lourde prononcée est de 60 mois d'emprisonnement ferme, assortis d'une amende ferme de 1 000 000 de francs CFA, pour complicité de séquestration, complicité d'atteinte à l'intimité de la vie privée et complicité de coups et blessures volontaires", a-t-il détaillé.
La peine la plus légère est de 6 mois d'emprisonnement avec sursis, assortis d'une amende de 200 000 francs CFA, pour stellionat. 6 personnes ont été relaxées pour infractions non constituées ou au bénéfice du doute. Toujours au titre des dossiers correctionnels, le montant total des amendes se chiffre à 20 300 000 francs CFA, assortis de la contrainte judiciaire. "Le taux de traitement des affaires correctionnelles est de 99 %", précise le communiqué signé par le procureur général. Rappelons qu'en marge des audiences, bien d'autres activités ont été réalisées.
On dénombre entre autres, la délivrance de 249 certificats de nationalité burkinabè, la
rectification de 66 actes de l'état civil, le contrôle du centre d'état civil de la commune de Pabré, ainsi que la vérification du fonctionnement de l'unité de police judiciaire de Pabré. Le communiqué se clôt par une série de remerciements aux différents acteurs et institutions, qui n'ont ménagé aucun effort pour que cette mission soit menée à bien. " Le parquet du Faso réaffirme son engagement à poursuivre cette dynamique au service de la paix sociale et de l'État de droit", rappelle Blaise Bazié.
Erwan Compaoré
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Le Conseil supérieur de la communication (CSC) a annoncé avoir infligé une amende de 200 millions de FCFA à la société CANAL+ International pour non-exécution d'une décision rendue le 12 juin 2026. En effet, cette sanction fait suite au non-respect par Canal+ d'une obligation conventionnelle imposée par la décision n°2026-026/CSC du 12 juin 2026. À cette occasion, le CSC avait condamné l'entreprise à une amende de 50 millions de FCFA.
La décision exigeait de Canal+ qu'elle supprime tous les obstacles empêchant les abonnés résidant au Burkina Faso d'accéder en clair aux chaînes de la Radiodiffusion télévision du Burkina (RTB), sans qu'ils aient à recourir à l'envoi de SMS. Le Conseil avait accordé à la société un délai de 30 jours pour se conformer à cette injonction. À l'issue de ce délai, le CSC indique avoir constaté « avec regret » que sa décision n'avait pas été exécutée.
En conséquence, l'institution a décidé de condamner CANAL+ International au paiement d'une nouvelle amende de 200 millions de FCFA.
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L'Organisation catholique pour le développement et la solidarité OCADES Caritas a animé, dans la matinée de ce mardi 28 juillet 2026, une conférence de presse au centre de Développement humain intégral (DHI) situé au quartier Samandin à Ouagadougou. Cette rencontre visait à présenter le Rapport annuel consolidé 2025 (RAC) du réseau OCADES Caritas Burkina.
Face à la presse, l'OCADES Caritas a fait le point de ses activités menées tout au long de l'année 2025. Il ressort de ce rapport qu'en 2025, un montant de 6 357 685 614 FCFA a été mobilisé et investi. Les différentes interventions ont permis de toucher 912 885 bénéficiaires directs répartis dans les quinze diocèses du Burkina Faso, dont 529 697 femmes, soit 58 % des personnes accompagnées.
« Ce résultat traduit notre volonté constante de placer l'autonomisation des femmes au cœur de notre vision d'un développement humain intégral, juste et inclusif », a fait comprendre l'abbé Constantin Safanitié Séré, secrétaire de l'OCADES Caritas Burkina.
Les actions ont été déployées dans trois principaux domaines, notamment le volet humanitaire et résilience qui a concentré 78 % des investissements, soit près de 5 milliards de francs CFA pour 783 056 bénéficiaires. Sur ce plan, plusieurs infrastructures ont été réalisées. Il s'agit entre autres de la construction des abris d'urgence ; la construction de 80 forages tout types, la réhabilitation de 33 forages et la réhabilitation de deux châteaux d'eau. Pour garantir un bon usage des ouvrages, l'organisation a tenu des sessions de formation ainsi que des séances de sensibilisation au profit des bénéficiaires.
Aussi, elle a procédé à la construction de latrines familiales. En plus de cela, l'organisation a œuvré dans l'accompagnement des survivantes de violences, la lutte contre la malnutrition des jeunes enfants. En effet, soucieux du bien-être des enfants, l'OCADES Caritas a soutenu l'État à travers un investissement de 158 615 625 FCFA dans la lutte contre la malnutrition chez les enfants de moins de 5 ans à travers l'apport d'intrants nutritionnels à plus de 4 742 enfants de 6 à 23 mois ainsi que la formation et la sensibilisation d'environ 5 932 mères d'enfants de moins de 5 ans sur les bonnes pratiques en matière d'alimentation du nourrisson et du jeune enfant.
« Derrière chacun de ces chiffres se trouve une personne, une famille, une communauté dont les conditions de vie se sont améliorées », confie l'abbé Constantin Safanitié Séré, secrétaire général de l'OCADES Caritas BurkinaElle a également favorisé l'accès à l'éducation grâce aux cantines scolaires, aux bourses et aux équipements éducatifs, en passant par le renforcement de l'inclusion économique des jeunes et des femmes grâce à la formation de 1 097 jeunes et femmes sur la couture, la saponification, l'élevage, le tissage, la production maraîchère, la gestion financière, l'approche CECI (Communautés d'épargne et de crédit interne). La mise en place de 71 CEC, suivie de la formation de leurs membres en leadership, en gestion comptable simplifiée/éducation financière ; l'acquisition de kits d'installation dans les métiers porteurs, appuis à la mise en place d'AGR et la dotation en fonds de roulement au profit de 3 279 personnes, notamment les jeunes, les femmes ainsi que les personnes handicapées.
À cela s'ajoute le secteur du développement agro-sylvo-pastoral qui a, quant à lui, bénéficié de 21 % des investissements, soit plus de 1,3 milliard de FCFA, au profit de 25 514 bénéficiaires. Un investissement qui a permis à des milliers de producteurs et d'éleveurs de renforcer leurs capacités de production et leur autonomie économique grâce à la distribution d'intrants et d'animaux, aux équipements agricoles, aux formations, à l'aménagement de périmètres productifs et à l'appui aux coopératives.
Enfin, le domaine de l'environnement et du développement durable qui a enregistré un investissement de plus de 52 millions de FCFA, permettant de toucher 104 315 bénéficiaires. Le reboisement communautaire, la mise en place de bosquets scolaires, la protection des berges du fleuve Mouhoun, la promotion des foyers améliorés et des biodigesteurs, la sensibilisation des producteurs à l'utilisation des bio-pesticides et le renforcement de la gouvernance environnementale au sein des communautés, sont entre autres actions menées. Kayao Bomborokuy à Nouna, Fornofesso à Banfora, sont autant de localités parmi lesquelles le réseau OCADES a fait ses interventions.
À travers ces différentes actions, l'OCADES Caritas réaffirme son engagement en faveur des personnes vulnérables. L'organisation entend également poursuivre ses actions humanitaires et de développement afin de contribuer à l'amélioration des conditions de vie des populations.
À Nouna, l'aide humanitaire a redonné le sourire à Micheline Traoré, âgée de 78 ansPar ailleurs, l'abbé Constantin Safanitié Séré a affirmé que ces réalisations n'ont pas été un long fleuve tranquille. En effet, en 2025, OCADES Caritas Burkina indique avoir évolué dans un contexte marqué par des défis humanitaires et une reconfiguration des mécanismes de solidarité internationale. Selon l'organisation, la suppression du financement de l'USAID ainsi que la baisse des appuis de plusieurs partenaires ont entraîné une diminution des ressources extérieures, causant ainsi l'arrêt de certains projets, une réduction des capacités d'intervention et, dans certains cas, des compressions de personnel. Malgré cette situation, l'organisation affirme être restée fidèle à sa mission d'assistance aux personnes les plus vulnérables.
« La suppression du financement de l'USAID, notamment, a entraîné une réduction sensible de nos ressources extérieures, provoquant l'arrêt de certains projets et une diminution de nos capacités d'intervention. Malgré ces nombreuses contraintes, notre engagement ne s'est jamais démenti. Car si les défis ont été immenses, ils n'ont jamais entamé notre détermination. Ces résultats que nous présentons aujourd'hui sont le reflet de cette résilience collective », a ajouté l'abbé Constantin Safanitié Séré dans sa déclaration liminaire.
Pour le compte de l'année 2026, des perspectives se dessinent à l'horizon. Le réseau OCADES Caritas Burkina envisage de poursuivre ses efforts afin de consolider les acquis, de renforcer les approches intégrées entre action humanitaire, développement et résilience, d'intensifier son plaidoyer pour un financement plus juste, plus durable, plus endogène et davantage adapté aux réalités du Burkina Faso. Par ailleurs, l'abbé Constantin Safanitié Séré a souligné que les principales priorités seront tournées vers le renforcement de la gouvernance et la mise en conformité avec la nouvelle réglementation en vigueur, qui interviennent comme des conditions essentielles pour consolider la crédibilité de l'institution.
Au cours de ce point de presse, un hommage a été rendu à Arsène Flavien Bationo, chef du département promotion humaine rappelé à Dieu en juillet 2025 après 17 ans de service. Une partie du rapport lui est dédiée en hommage à sa détermination et à son engagement exemplaire au service des plus vulnérables.
À noter que l'OCADES Caritas Burkina est une organisation catholique pour le développement et la solidarité. Elle est une branche caritative et de développement de l'église catholique au Burkina Faso. Fondée sur les principes de la doctrine sociale de l'Église, elle intervient dans les domaines humanitaires, du développement durable et de la promotion de la paix, au service de toutes les personnes sans distinction de religion, d'ethnie ou de statut social.
Muriel Dominique Ouédraogo
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La finance digitale est en pleine mutation dans l'espace communautaire. Si le mobile money a déjà profondément transformé l'accès aux services financiers, les prochaines étapes de son évolution reposent désormais sur la capacité des acteurs à proposer des solutions plus personnalisées, plus inclusives et mieux adaptées aux réalités quotidiennes des populations. C'est l'un des principaux enseignements du panel consacré au thème « Fintech : finance inclusive et transformation des services financiers ».
Ce rendez-vous d'échanges et de partage d'expériences a été organisé dans le cadre de la 4ᵉ édition du Salon international des professionnels de l'économie numérique de l'UEMOA (SIPEN-UEMOA), tenue les 14 et 15 juillet 2026 à Ouagadougou. Entre innovation technologique, intelligence artificielle, régulation et éducation financière, les acteurs de l'écosystème financier appellent à une transformation centrée sur les besoins réels des populations.
Réunissant des acteurs majeurs de la finance numérique et de la promotion de l'inclusion financière, le panel sur la finance inclusive et la transformation des services financiers a permis d'examiner les opportunités offertes par les fintechs. Aussi, la rencontre a permis de relever les défis qui accompagnent cette transformation. L'on note parmi les intervenants la directrice régionale des politiques publiques chez Wave Mobile Money Group, Awa Gueye, et la chargée d'appui technique à l'Agence nationale de promotion de la finance inclusive (ANPFI), Dr Corinne Biba Nikiéma/Konseiga. Ces expertes ont livré leurs analyses sur les conditions nécessaires pour faire du numérique un véritable outil d'inclusion financière.
La simplicité, le moteur de l'adoption du mobile money
Interrogée au sujet du succès de Wave dans l'écosystème de la finance digitale, Awa Gueye affirme qu'il repose avant tout sur le principe de la simplicité. Selon elle, les services financiers numériques doivent partir des comportements naturels des utilisateurs et non imposer des usages éloignés de leurs réalités quotidiennes.
« C'est à travers la simplicité que Wave, aujourd'hui, a cet impact dans l'écosystème des services financiers », Awa Gueye, directrice régionale des politiques publiques chez Wave Mobile Money GroupLa directrice régionale des politiques publiques de Wave explique que l'ambition de l'entreprise est de mettre à la disposition des populations de l'espace UEMOA et au-delà, des services financiers simples à utiliser, facilement accessibles et proposés à des coûts abordables. Cela, afin de répondre efficacement à leurs besoins quotidiens.
Cette approche, ajoute-t-elle, consiste à observer les pratiques courantes des populations afin de les transformer progressivement en usages numériques. Elle cite plusieurs exemples comme l'envoi d'argent à un proche vivant dans une autre localité, le paiement des achats quotidiens au marché ou encore le règlement des factures d'eau, d'électricité ou de téléphone. « Comment digitaliser ces usages ? », interroge-t-elle. Pour elle, c'est en apportant des réponses concrètes aux besoins du quotidien que la finance digitale peut réellement améliorer le bien-être des populations.
Cette vision, précise-t-elle, place l'utilisateur au cœur de la transformation numérique. Qu'il s'agisse d'un étudiant, d'une femme entrepreneure, d'un commerçant, d'un entrepreneur ou encore d'une personne âgée vivant en zone rurale. Car l'enjeu est de proposer des outils qui répondent à leurs réalités.
Plus de 148 millions de comptes ouverts
Awa Gueye rappelle que le mobile money occupe désormais une place centrale dans la dynamique d'inclusion financière pour la région. Avec plus de 148 millions de comptes ouverts, données de la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO), précise-t-elle, le mobile money est devenu un véritable levier d'accès aux services financiers et d'inclusion financière dans l'espace UEMOA.
Pour la responsable de Wave, le défi de l'accès a connu une avancée importante grâce au numérique mobile. Désormais, l'enjeu consiste à aller plus loin en développant de nouveaux usages et en proposant des services davantage adaptés aux profils des utilisateurs. C'est dans cette perspective qu'elle voit un rôle majeur pour l'intelligence artificielle.
Personnaliser les services financiers via l'IA
Au-delà de l'accès aux services financiers, la prochaine étape consiste à mieux exploiter les données générées par les usages numériques, mentionne Awa Gueye. L'intelligence artificielle, souligne-t-elle, ne doit pas être considérée comme une simple technologie, mais comme un outil capable de produire de la valeur grâce aux données disponibles.
Les habitudes financières des utilisateurs peuvent ainsi permettre de mieux comprendre leurs besoins à travers notamment, souligne-t-elle, la fréquence des transactions, les montants envoyés, la régularité des opérations, la saisonnalité des revenus, les habitudes de consommation ou encore la réception éventuelle du salaire sur un compte mobile.
Des participants au panel sur la fintech, la finance inclusive et la transformation des services financiersCes informations pourraient favoriser le développement de nouveaux mécanismes d'évaluation financière, notamment des scorings alternatifs, permettant de mieux apprécier la capacité d'un utilisateur à accéder au crédit. « Le rêve le plus fou d'une fintech, c'est d'avoir tous les services d'une banque, et le rêve des banques, c'est d'avoir l'agilité des fintechs », affirme-t-elle.
Pour elle, l'avenir passe donc par une complémentarité entre les banques traditionnelles et les fintechs, les premières apportant leur solidité institutionnelle et les secondes leur capacité d'innovation et d'adaptation.
L'éducation financière, une condition indispensable de l'inclusion
Pour Awa Gueye, la transformation numérique ne peut toutefois réussir sans un accompagnement des populations. Elle insiste ainsi sur l'importance de l'éducation financière, considérée comme un pilier des actions menées par Wave. Elle cite notamment le partenariat établi entre Wave et l'Agence nationale de promotion de la finance inclusive (ANPFI), qui a permis d'organiser des formations dans plusieurs villes du Burkina Faso, notamment Ouagadougou, Bobo-Dioulasso et Banfora.
Ces initiatives ciblent particulièrement les femmes en milieu rural, avec pour objectif de renforcer leur compréhension des outils financiers numériques et leur capacité à les utiliser efficacement. Selon elle, ces programmes dépassent les frontières burkinabè et sont également développés dans d'autres pays comme la Côte d'Ivoire et le Sénégal.
Régulation et protection du consommateur
Du côté de l'ANPFI, Dr Corinne Biba Nikiéma/Konseiga partage la nécessité d'une innovation utile et orientée vers les besoins réels des populations. Pour elle, « l'innovation pour innover » ne peut pas produire des résultats durables. Une solution financière numérique doit avant tout répondre à une problématique concrète pour être adoptée par les utilisateurs. L'ANPFI encourage donc les différents acteurs à développer des solutions innovantes permettant d'améliorer l'accès aux services financiers et de proposer de nouveaux produits adaptés aux réalités locales. Mais cette innovation doit nécessairement évoluer dans un cadre sécurisé.
Dr Corinne Nikiéma rappelle que toute innovation comporte des risques. D'où la nécessité d'une régulation capable d'encadrer les nouveaux usages tout en protégeant les consommateurs. La régulation doit permettre d'accompagner les expérimentations, de faciliter leur mise à l'échelle et de garantir la confiance des utilisateurs.
La chargée d'appui technique à l'ANPF, Dr Corinne Biba Nikiéma/Konseiga, a mis en avant le rôle de l'éducation financière, mais également celui de l'Observatoire de la qualité des services financiersCette structure œuvre à améliorer la transparence entre les prestataires et les consommateurs. Il s'agit notamment de permettre aux utilisateurs de mieux connaître les produits proposés, leurs conditions d'utilisation et leurs droits afin de pouvoir comparer les offres et effectuer des choix éclairés. Elle insiste également sur l'importance du règlement des litiges. Car lorsqu'un utilisateur rencontre une difficulté sans savoir vers qui se tourner, cela peut générer de la méfiance et ralentir l'adoption des innovations financières.
Une nouvelle architecture pour accélérer l'inclusion financière
Dr Corinne Biba Nikiéma/Konseiga présente également la nouvelle dynamique institutionnelle portée par l'ANPFI. Créée en 2025, l'agence est chargée de piloter et de coordonner les actions en faveur de l'inclusion financière au Burkina Faso. Elle résulte de la fusion de trois structures que sont le Fonds national de la finance inclusive ; l'Observatoire de la qualité des services financiers ; le Secrétariat technique pour la promotion de l'inclusion financière. Cette réforme vise à disposer d'un dispositif plus intégré et plus efficace pour répondre aux défis du secteur.
Elle précise toutefois que l'ANPFI n'est pas une autorité de régulation. Son rôle consiste plutôt à lever les obstacles à l'accès aux services financiers, notamment à travers les politiques publiques et l'accompagnement des acteurs.
Au-delà du compte mobile, l'enjeu du crédit et de l'assurance
Si le mobile money a permis des avancées importantes en matière d'accès, Dr Corinne Nikiéma estime qu'il reste encore des défis à relever pour atteindre une inclusion financière complète. Elle rappelle que l'inclusion financière ne se limite pas à disposer d'un compte ou à effectuer des transferts. Elle englobe également l'accès à l'épargne, au crédit, à l'assurance et à d'autres produits financiers. Aujourd'hui, le mobile money facilite les paiements et permet une certaine sécurisation de l'épargne. Mais une question demeure. Comment utiliser ces outils pour faciliter davantage l'accès au crédit ou à l'assurance ?
Pour la responsable de l'ANPFI, la digitalisation constitue donc un chantier majeur qui nécessite l'implication coordonnée de tous les acteurs.
Cette transformation numérique de leurs points de vue repose sur un équilibre entre innovation, confiance, régulation, protection des consommateurs et accompagnement des populations.
Si le mobile money a déjà franchi une étape décisive en rapprochant les services financiers des citoyens, le prochain défi sera de transformer cet accès en une inclusion financière complète, capable d'offrir à chacun des solutions adaptées à ses besoins et à ses réalités économiques.
L'innovation doit être encadrée par la confiance et la conformité
Si l'innovation constitue un moteur essentiel de transformation, elle doit toutefois évoluer dans un environnement sécurisé. C'est l'un des principaux messages de Steve Eklin Khaunbiow-Hanck, directeur commercial de CAGECFI. En tant qu'acteur technologique, il insiste sur la nécessité d'intégrer la conformité et la sécurité dès la conception des solutions financières numériques. Il évoque notamment les principes de « compliance by design » et de « security by design ».
Pour lui, une solution financière peut être utile et adoptée par les utilisateurs, mais si elle n'intègre pas les exigences de conformité et de sécurité, elle reste fragile. « Un service financier qui répond à des besoins, mais qui n'est pas sécurisé, basé sur tout ce qui est compliance, n'a pas de raison d'être, parce qu'au final ça va crasher », prévient-il.
Cette approche implique notamment le respect des exigences réglementaires ; la protection des données personnelles ; l'intégration des normes internationales de sécurité ; la prise en compte des risques dès la phase de conception. Steve Eklin Khaunbiow-Hanck souligne également que l'innovation évolue parfois plus rapidement que les cadres réglementaires. Certaines solutions peuvent ainsi apparaître avant que le régulateur ne définisse précisément les règles applicables. Pour autant, il estime que les acteurs technologiques doivent anticiper les exigences futures et intégrer volontairement les principes de conformité.
Cette démarche nécessite également un dialogue constant entre les entreprises technologiques, les régulateurs et les professionnels de l'éthique, afin de faire évoluer les innovations vers des modèles fiables et responsables.
Le défi du passage à l'échelle et de l'interopérabilité
Pour Dr Jean Noël Bonkoungou, économiste burkinabè, spécialiste de l'inclusion financière et de la finance digitale, le débat autour de la fintech dépasse largement la question technologique. En tant que modérateur et panéliste, il rappelle que derrière les notions de fintech, d'inclusion financière et de transformation numérique se cache une réalité très concrète, celle de savoir si la révolution numérique atteint réellement les populations.
Il évoque notamment le commerçant du marché de Bobo-Dioulasso qui gère quotidiennement sa trésorerie, la maraîchère de la vallée du Kou qui a besoin d'un crédit de campagne, la PME qui cherche à financer sa croissance ou encore le jeune entrepreneur qui n'a jamais eu de compte bancaire mais possède un téléphone portable. Pour lui, le mobile money a démontré sa capacité à atteindre massivement les populations non bancarisées.
Mais un nouveau défi apparaît, celui du passage à l'échelle. « La question n'est plus celle de l'accès. Elle est devenue plus exigeante et plus fine », estime-t-il. [ Cliquez ici pour lire l'intégralité ]
Hamed Nanéma
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L'École normale supérieure (ENS) a procédé, le mardi 28 juillet 2026 à Koudougou, à la sortie officielle de sa promotion 2026 baptisée « Renaissance souveraine ». Au total, 2 320 stagiaires ont reçu leurs parchemins au cours d'une cérémonie présidée par le ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, Pr. Adjima Thiombiano, sous le haut patronage du président de la Commission nationale de la Confédération de l'Alliance des États du Sahel (AES), Bassolma Bazié.
« Vous êtes appelés à être des bâtisseurs de connaissances, des éducateurs exemplaires et des acteurs du renouveau de notre système éducatif » ? C'est par ces mots que le président de la délégation spéciale de la commune de Koudougou, Amédée Paré, s'est adressé aux stagiaires lors de la cérémonie de sortie de promotion placée sous le thème « Des savoirs endogènes au service d'une école souveraine et libérée ».
Au nom des stagiaires, leur délégué, Boubou Bama, a réaffirmé l'engagement de la promotion à contribuer à la construction d'une école « souveraine, libérée et profondément enracinée dans ses propres richesses ». S'appuyant sur la pensée de Thomas Sankara et les idéaux de la Révolution démocratique et populaire, il a plaidé pour une éducation capable de répondre aux besoins du pays en valorisant les ressources et les savoirs locaux.
La cérémonie a connu la présence de deux membres du gouvernement aux côtés de Basolma Bazié.Un parcours marqué par les défis
Revenant sur les années de formation, le porte-parole des stagiaires a reconnu que le parcours n'a pas été exempt de difficultés. Contraintes financières, exigences académiques élevées et importantes charges de travail ont rythmé le quotidien des apprenants. Selon lui, ces épreuves ont cependant renforcé leur discipline, leur résilience et leur esprit de solidarité.
« Notre formation nous a permis de mieux comprendre les enjeux de l'éducation et de nous préparer à accompagner les mutations du monde contemporain », a-t-il souligné.
Boubou Bama, délégué de la promotion.Des préoccupations soumises aux autorités
Profitant de la tribune, le délégué des stagiaires a également formulé plusieurs doléances à l'endroit des autorités.
Il a notamment plaidé pour le paiement rapide des nouveaux recrutés, la simplification des procédures administratives, un meilleur accompagnement lors des premières affectations ainsi que l'harmonisation des traitements et des grilles de reclassement.
La promotion a également attiré l'attention des autorités sur la situation des stagiaires appelés à effectuer leur formation civique et militaire à Faso Boolé, ex-Service national pour le développement (SND).
Le directeur général de l'ENS, Pr Ousseni So, s'est réjoui des résultats enregistrés.Selon les représentants des stagiaires, des inquiétudes persistent quant aux capacités d'accueil des infrastructures existantes, notamment à Loumbila, alors que les nouveaux sortants sont invités à rejoindre les centres dès les prochains jours.
« Nous souhaitons que les autorités apportent rapidement des clarifications afin que chacun sache à quoi s'en tenir », a indiqué le délégué.
Un taux de réussite de 99,36 %
Dans son allocution, le directeur général de l'ENS, Pr. Ousseni So, s'est félicité des performances enregistrées par la promotion 2026.
Sur les 2 337 stagiaires inscrits, 2 320 ont été déclarés admis, soit un taux global de réussite de 99,36 %.
Sawadogo Henriette Jeanne, Attachée d'éducation, majore de l'Institut de formation du personnel d'encadrement pédagogique, du personnel d'administration et de la vie scolaire (IFPEPPAVS), est également la majore de tous les instituts de l'ENS.
Le directeur général a salué l'engagement des équipes pédagogiques et administratives ainsi que la détermination des stagiaires.
« La compétence scientifique et pédagogique de nos enseignants demeure le principal levier de la qualité des formations », a-t-il affirmé. Il a également rendu hommage au personnel administratif et technique, aux structures d'accueil des stages, aux partenaires institutionnels ainsi qu'aux familles des stagiaires pour leur accompagnement.
« Transformons ensemble notre administration »
Prenant la parole au nom des parrains, le ministre des Serviteurs du peuple, Mathias Traoré, a invité les nouveaux diplômés à s'engager pleinement dans la modernisation de l'administration publique.
Pour Basolma Bazié, la souveraineté ne doit pas être un simple slogan.« Venez, nous allons transformer ensemble cette administration pour mieux prendre en charge les besoins de notre population », a-t-il lancé.
Pour le ministre, les enseignants et les cadres de l'éducation occupent une place stratégique dans la construction d'un Burkina Faso souverain. Il a rappelé que leur mission ne se limite pas à la transmission des connaissances, mais consiste également à former des citoyens responsables, critiques et engagés.
Il a par ailleurs appelé les futurs éducateurs à promouvoir les valeurs de citoyenneté, de solidarité, de patriotisme, de résilience et de développement endogène auprès des jeunes générations.
L'attachée d'éducation Henriette Jeanne Sawadogo est la majore de cette promotion.Bassolma Bazié appelle à l'engagement pour la souveraineté
Patron de la cérémonie, Bassolma Bazié a salué le courage et la persévérance des stagiaires ayant achevé leur formation malgré les difficultés.
Pour lui, le nom de baptême « Renaissance souveraine » reflète parfaitement le contexte actuel du Burkina Faso, marqué par la reconquête de sa souveraineté politique, culturelle, économique et sécuritaire.
« La reconquête de notre souveraineté est aussi une quête de renaissance de nos identités, de nos valeurs et de notre dignité », a-t-il déclaré.
Les trois premiers de chaque institut de l'ENS ont reçu chacun des présents, dont le Manifeste de la RPP.Le président de la Commission nationale de la Confédération de l'AES a invité les nouveaux diplômés à faire preuve de solidarité, d'unité et d'esprit de sacrifice afin de contribuer au développement du pays.
Rendant hommage aux combattants tombés pour la patrie, il a estimé que la souveraineté ne devait pas être un simple slogan, mais un engagement concret dans les actes quotidiens.
L'amphithéâtre de 1 000 places n'a pas pu contenir l'ensemble des stagiaires et des convives.« Il ne faut pas vivre la révolution dans les discours. Il faut la vivre dans les actes et dans les faits », a-t-il insisté.
Fredo Bassolé
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L'arrondissement 7 de la commune de Bobo-Dioulasso dispose désormais de son propre commissariat de police. L'infrastructure, implantée dans le quartier Belleville, a été inaugurée ce mardi 28 juillet 2026 par le directeur général de la police nationale, l'inspecteur général de police Thierry Dofizouho Tuina. La cérémonie a réuni des autorités administratives, militaires, paramilitaires, coutumières ainsi que de nombreux habitants venus assister à cet événement.
Cette nouvelle infrastructure s'inscrit dans la dynamique de renforcement du maillage sécuritaire de la ville de Bobo-Dioulasso. Placé sous la responsabilité du commissaire Issa Sirima, le commissariat aura pour mission d'assurer la protection des personnes et des biens, tout en rapprochant davantage les services de police des populations. La cérémonie a été ponctuée de plusieurs allocutions, de bénédictions, de prestations artistiques et d'une visite guidée des nouveaux locaux.
Les officiels présents à la cérémonie d'inauguration du commissariat de l'arrondissement 7Prenant officiellement fonction à la tête du commissariat de l'arrondissement 7, le commissaire Issa Sirima a exprimé sa gratitude aux plus hautes autorités du pays et à la hiérarchie policière pour la confiance placée en lui. Il s'est engagé à servir avec loyauté, discipline et professionnalisme. Selon lui, l'ouverture de ce commissariat dépasse la simple mise en service d'un bâtiment administratif. Elle traduit la volonté de l'État de renforcer sa présence auprès des citoyens, d'améliorer la prévention et la lutte contre la criminalité urbaine, tout en garantissant aux populations un environnement plus sûr.
Le dévoilement de la plaque, marquant l'inauguration de l'infrastructureLe nouveau responsable a également invité les policiers placés sous son commandement à faire preuve d'intégrité, d'impartialité, de professionnalisme et d'éthique dans l'accomplissement de leurs missions. « Notre crédibilité dépendra moins de nos paroles que de nos actes quotidiens », a-t-il insisté, exhortant ses collaborateurs à faire de Belleville un quartier aussi exemplaire sur le plan sécuritaire que par son nom.
Le commissaire Issa Sirima a exprimé sa gratitude aux plus hautes autorités du pays et à la hiérarchie policière pour la confiance placée en luiUne stratégie de proximité face à la criminalité urbaine
Dans son allocution, le directeur général de la police nationale, l'inspecteur général de police Thierry Dofizouho Tuina, a rappelé que, parallèlement à la menace terroriste, la criminalité urbaine demeure un défi majeur, notamment dans les grandes agglomérations comme Ouagadougou et Bobo-Dioulasso. Face à cette situation, la police nationale entend poursuivre la création de commissariats d'arrondissement et de secteur afin d'offrir une réponse de proximité adaptée aux réalités locales.
La visite des locaux par les officiels« Le bâtiment que nous inaugurons ce matin est l'émanation de la volonté du gouvernement d'assurer un maillage sécuritaire adéquat pour notre pays », a-t-il déclaré. Le directeur général a précisé que l'État finance également la construction du commissariat de l'arrondissement 5, situé à Sarfalao, dont les travaux se poursuivent. Il a invité l'entreprise en charge du chantier à accélérer les travaux afin que cette infrastructure puisse être livrée dans les meilleurs délais.
Une police plus proche des citoyens
Revenant sur sa vision stratégique baptisée « Innovation stratégique et opérationnelle pour une sécurité au quotidien », Thierry Dofizouho Tuina a expliqué que les commissariats d'arrondissement visent à éliminer les « déserts sécuritaires » en rapprochant les forces de sécurité des populations.
Le directeur général de la police nationale, l'inspecteur général de police Thierry Dofizouho TuinaIl a exhorté les policiers affectés dans cette nouvelle unité à exercer leur mission avec dignité, professionnalisme, probité et disponibilité. Il a également insisté sur la qualité de l'accueil réservé aux usagers et sur la nécessité de bannir toute pratique contraire à l'éthique, notamment les rackets et autres formes de déviance. « Le citoyen est un client du service public de la sécurité. Vous lui devez respect et considération », a-t-il martelé, avant d'inviter les policiers à être « dignes, intègres et exemplaires ».
La photo de familleS'adressant enfin aux populations, le directeur général de la police nationale a rappelé que la sécurité est une responsabilité partagée. Il a appelé les citoyens à collaborer davantage avec les forces de sécurité, estimant que la coproduction de la sécurité demeure un levier essentiel pour lutter efficacement contre la criminalité.
L'inauguration du commissariat de l'arrondissement 7 marque ainsi une nouvelle étape dans le renforcement du dispositif sécuritaire de Bobo-Dioulasso, avec l'ambition de rapprocher durablement la police nationale des citoyens et d'améliorer la réponse aux défis sécuritaires du quotidien.
Romuald Dofini
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La Confédération paysanne du Faso (CPF) a organisé ce lundi 27 juillet 2026, un atelier d'élaboration du plan national de plaidoyer de jeunes en faveur de la transition agroécologique et de l'application des engagements internationaux sur la biodiversité dans la perspective de la COP 17. L'atelier se déroule du 27 au 28 juillet à Ouagadougou. Cette rencontre a pour objectif de permettre au collège des jeunes de la CPF de renforcer sa contribution à l'élaboration, à la mise en œuvre et au suivi des politiques publiques relatives à l'agroécologie, à la biodiversité et à la résilience climatique.
Cet atelier se tient avec l'appui du projet Forest and farm facility, un projet mis en œuvre par le Réseau des organisations paysannes et de producteurs de l'Afrique de l'Ouest (ROPPA) et l'ONG Oxfam dans le cadre de la mise en œuvre du Programme DGD 22-26 qui accompagne la CPF dans l'élaboration d'une stratégie nationale de plaidoyer des jeunes. Ce, dans le cadre de la 17ᵉ Conférence des parties (COP17), à la Convention sur la diversité biologique, prévue en août 2026. À travers cette démarche participative, la confédération paysanne entend se doter d'un plan stratégique actualisé, cohérent et opérationnel, capable de mieux répondre aux défis actuels.
Le présidiumLaurent Doumboué, président de la Confédération paysanne du Faso, a souligné l'importance de la contribution des jeunes dans la transition agroécologique. « La Confédération paysanne est convaincue que les jeunes ne devraient pas être de simples bénéficiaires des pouvoirs publics mais de véritables acteurs capables de porter des solutions, d'influencer les décisions et de porter la voix des producteurs dans les espaces de dialogue aux niveaux national et international » a-t-il indiqué.
Laurent Doumboué, président de la Confédération paysanne du FasoIl veut faire de la jeunesse, à travers le collège des jeunes de la CPF, une relève dans le domaine agricole afin de faire face aux défis climatique, à la dégradation des ressources naturelles et aux défis de la sécurité alimentaire du pays. Cette transition consistera selon Laurent Doumboué à préserver les écosystèmes, à améliorer les moyens d'existence des producteurs et garantir un avenir meilleur aux générations futures.
Gilbert Ouédraogo, représentant le ministère chargé de l'agriculture des ressources animales et halieutiques, a salué l'initiative qui pour lui est salutaire en raison de la pauvreté des sols et de la rareté des pluies. « Nous savons qu'aujourd'hui, avec la pauvreté des sols et les pluies qui se font rares, il faut que nous pratiquons des approches agroécologiques pour permettre aux sols d'être encore enrichis, et de protéger les végétaux », a-t-il souligné.
Gilbert Ouédraogo, représentant du ministère en charge de l'AgricultureConvaincu que l'avenir de l'agriculture se joue désormais entre les mains de la jeunesse rurale, il a plaidé pour une implication accrue des jeunes dans les échanges autour de l'agroécologie. « Nous savons qu'aujourd'hui, dans le monde rural, c'est la jeunesse qui a la plus forte proportion et a la capacité de réunir les jeunes pour discuter d'agroécologie. Il faut les impliquer davantage dans les prises de décisions. Cela leur permettra de comprendre le rôle qu'ils doivent jouer dans le maillon de la production végétale et d'avoir aussi des idées pour pouvoir faire des plaidoyers auprès de certains partenaires techniques et financiers qui accompagnent le monde rural », a dit M. Ouédraogo. Il a invité les participants à avoir une oreille attentive, et des débats constructifs, pour qu'au sortir de cet atelier il puisse avoir un document de plaidoyer capable de défendre la cause au-delà des frontières.
Le secrétaire général du collège des jeunes de la CPF, Ali OuattaraAli Ouattara, secrétaire général du collège des jeunes de la CPF, justifie la nécessité d'une véritable stratégie autour de l'agroécologie. « Nous sommes tous convaincus que l'agroécologie est un domaine à ne pas négliger, car nos terres s'appauvrissent. À cela s'ajoute la rareté des engrais. Si nous parvenons réellement à développer l'agroécologie, nous sommes convaincus que cela nous permettra de nous affranchir de cette dépendance aux engrais. Cette stratégie servira également de plaidoyer auprès des autorités », a-t-il laissé entendre. Le secrétaire général du collège des jeunes de la CPF, a exhorté les jeunes à s'intéresser à la question de l'agroécologie.
Rama Diallo
Dalilha Ky (stagiaire)
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Une délégation de l'entreprise russe Indesol LLC, spécialisée dans les bâtiments et travaux publics, a été reçue le 27 juillet 2026, par la ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères, Stella Eldine Kabre/Kabore. En mission de prospection au Burkina Faso, les responsables de la société entendent développer des partenariats dans les domaines du logement social, des infrastructures éducatives et sanitaires, en s'inscrivant dans la dynamique de coopération économique entre le Burkina Faso et la Russie.
Accompagnés par l'ambassadeur du Burkina Faso en Arabie Saoudite, Boukary Savadogo, les premiers responsables de « Indesol LLC » sont en mission de prospection au Burkina Faso, avec pour perspectives de nouer des partenariats dans le domaine des bâtiments et travaux publics.
Face à la ministre déléguée, l'ambassadeur Boukary Savadogo a présenté la particularité de cette multinationale russe qui, à travers des technologies innovantes dans le domaine des BTP, met à la disposition de ses partenaires, des infrastructures de qualité et dans des délais très courts, tout en respectant les normes nationales et internationales.
Après avoir pris connaissance des motivations de cette mission au Burkina Faso, la ministre déléguée a félicité les patrons de « Indesol LLC » pour l'intérêt accordé au pays des Hommes intègres, en dépit de la campagne de désinformation orchestrée par des médias étrangers.
Cette mission à Ouagadougou permettra à la délégation de proposer des projets immobiliers en tenant compte du contexte national et des réalités de terrain, cela dans un esprit de partenariat gagnant-gagnant conformément à la vision des autorités nationales, selon la ministre déléguée.
Avant de prendre congé des responsables du ministère des Affaires étrangères, le chef de la délégation russe Aleksei Zigarskikh a salué le leadership du président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, dont la renommée a outrepassé les frontières africaines.
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Source : DCRP/MAE
Le Programme des nations unies pour le développement (PNUD), à travers le Programme de micro financements du Fonds pour l'environnement mondial (PMF/FEM), a procédé, ce mardi 28 juillet 2026 à Ouagadougou, à la signature des accords de financement de 30 projets communautaires. D'un montant global de 1,614 million de dollars américains, soit environ un milliard de francs CFA, ces financements soutiendront des initiatives en faveur de la lutte contre le changement climatique, de la préservation de la biodiversité, de la restauration des terres et du renforcement des capacités des communautés.
À l'issue de trois appels à projets, 526 propositions ont été soumises par des organisations. Parmi elles, 316 dossiers ont été examinés. Après cet examen, des missions d'identification sur le terrain, ainsi qu'un appui à la reformulation des projets, ont permis de retenir définitivement 30 initiatives.
Les 30 projets bénéficiaires du Programme de micro financements du Fonds pour l'environnement mondial (PMF/FEM) sont répartis dans les régions du Bankuy, du Guiriko, des Kuilsé, du Nakambé, du Nando, du Nazinon et du Yaadga.
Les bénéficiaires ont assisté à la signature des accords de financement des 30 projets communautaires.Les projets sélectionnés portent sur la lutte contre le changement climatique, la préservation de la biodiversité, la restauration des terres, la gestion des produits chimiques et des déchets, ainsi que le renforcement des capacités. Le montant du financement accordé à chaque projet varie entre 27 000 et 75 000 dollars américains.
« L'action des organisations de la société civile et des organisations communautaires de base est essentielle pour promouvoir les bénéfices environnementaux mondiaux et contribuer à la réalisation des priorités du FEM, du PNUD, des objectifs de développement durable et autres engagements internationaux », a rappelé Dr Martine Diallo/Koné, présidente du comité de pilotage du PMF/FEM-PNUD.
Elle a, par ailleurs, indiqué qu'un suivi sera assuré afin de permettre au Comité national de pilotage d'effectuer des missions de terrain pour apprécier la mise en œuvre des projets.
Dr Martine Diallo/Koné, présidente du comité de pilotage du PMF/FEM-PNUD, a indiqué qu'un suivi sera assuré afin de permettre au Comité national de pilotage d'effectuer des missions de terrain pour apprécier la mise en œuvre des projets.« Aussi, je voudrais vous adresser mes sincères félicitations pour la sélection de vos projets par le comité national de pilotage. Je vous invite à faire preuve de responsabilité, d'engagement et de rigueur pour assurer la réussite totale de leur mise en œuvre », a-t-elle ajouté à l'endroit des bénéficiaires.
À cette occasion, le représentant résident du PNUD au Burkina Faso, Snehal Soneji, a invité les organisations bénéficiaires à faire de ces financements « un véritable levier de transformation durable » pour leurs communautés, tout en insistant sur le respect des procédures et la mise en œuvre efficace des projets.
« L'allocation de fonds était faite par un projet financé par le Fonds pour l'environnement mondial, qui est un financement destiné au gouvernement. Et les objectifs de ces fonds-là sont 100 % alignés avec la politique actuelle du gouvernement, qui essaie de valoriser les coopératives au niveau des villages pour assurer la souveraineté alimentaire. Et ces projets sont aussi 100 % alignés avec le Plan Relance. C'est pour cela que nous sommes ici aujourd'hui pour l'allocation », a-t-il indiqué.
Le représentant résident du PNUD au Burkina Faso, Snehal Soneji, a invité les différents acteurs à assurer une mise en œuvre efficiente des projets dans le respect strict des règles et procédures en vigueur.Il a, par ailleurs, invité les différents acteurs à assurer une mise en œuvre efficiente des projets dans le respect strict des règles et procédures en vigueur.
Les bénéficiaires saluent un appui déterminant en faveur des initiatives locales
Les porteurs des 30 projets retenus n'ont pas caché leur satisfaction. Ils ont exprimé leur reconnaissance au PNUD, qui les accompagne à travers le PMF/FEM. Les projets financés concernent notamment la lutte contre le changement climatique, la préservation de la biodiversité, la restauration des terres dégradées, la gestion durable des produits chimiques et des déchets, ainsi que le renforcement des capacités des communautés.
Pour Gladys Dabiré, cet appui permet avant tout de renforcer les capacités des communautés à élaborer des projets répondant aux exigences du PMF/FEM.Pour Gladys Dabiré, qui accompagne les organisations porteuses de projets dans le Passoré, cet appui permet avant tout de renforcer les capacités des communautés à élaborer des projets répondant aux exigences du PMF/FEM. Elle explique que les initiatives sont conçues de manière participative : les problèmes sont identifiés par les populations elles-mêmes, qui proposent également les solutions. L'un des projets retenus dans la province porte notamment sur la restauration des terres dégradées à Sidi Bounsé, à travers des techniques telles que le zaï, les cordons pierreux et le traitement des ravines.
Innocent Bakouan, représentant d'une coopérative spécialisée dans la collecte et la transformation des amandes de karité, voit dans cet accompagnement une opportunité de concilier activités économiques et protection de l'environnement.À Didyr, Innocent Bakouan, représentant d'une coopérative spécialisée dans la collecte et la transformation des amandes de karité, voit dans cet accompagnement une opportunité de concilier activités économiques et protection de l'environnement. Face à la raréfaction des arbres de karité, la coopérative prévoit de mettre en place des plantations afin de renouveler la ressource. Le projet prévoit également la construction d'un magasin de stockage, l'acquisition de panneaux solaires pour la transformation du beurre de karité, ainsi que des équipements destinés à la fabrication de savons et de produits cosmétiques. « Nous demandons un suivi permanent pour la mise en œuvre de notre projet », a-t-il plaidé.
Lamoussa Kondé, président de l'association Bankuy Vert, met l'accent sur la préservation d'un bosquet sacré situé à Dédougou, considéré comme un patrimoine culturel et environnemental majeur.Pour sa part, Lamoussa Kondé, président de l'association Bankuy Vert, met l'accent sur la préservation d'un bosquet sacré situé à Dédougou, considéré comme un patrimoine culturel et environnemental majeur. Son projet vise à renforcer la résilience des communautés à travers la protection de cet espace, en s'appuyant sur les savoirs locaux et les pratiques coutumières.
« La mise en œuvre du projet va consister en un renforcement des capacités de la communauté sur la préservation, sur les mesures qui peuvent lui permettre de sauvegarder cet espace environnemental et, dans la mesure du possible, de développer ses capacités endogènes afin de préserver ce patrimoine culturel », a-t-il rappelé.
Jean Elysée Nikiéma
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Le ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique (MESRS) a publié le Guide d'information 2026-2027 destiné aux nouveaux bacheliers. Ce document présente les filières disponibles dans les universités publiques et privées, les conditions d'accès, les quotas de bourses, les aides financières ainsi que les débouchés professionnels.
Parmi les nouveautés figurent des formations d'avenir comme l'Intelligence artificielle, proposée à l'Institut de Formation et de Recherche en Informatique (IFRI) de l'Université d'Abomey-Calavi. Le guide met également en avant des cursus dans les domaines de la santé, du commerce international, des arts et de la culture.
Le document précise, pour chaque filière, les séries de baccalauréat éligibles, les critères de sélection et le nombre de places financées, permettant ainsi aux futurs étudiants d'effectuer des choix adaptés à leur profil et aux perspectives d'emploi.
À travers cette publication, le MESRS entend favoriser une orientation plus éclairée et une meilleure adéquation entre les formations universitaires et les besoins du marché de l'emploi au Bénin.
Ci-dessous le Guide 2026-2027 d'orientation des nouveaux bacheliers
Le président de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), Serge Ekue, fait partie des invités de marque annoncées à Cotonou, pour l'édition 2026 du Forum Diaspora Connect. Il partagera à l'occasion, son expertise sur les enjeux du financement du développement et les mécanismes susceptibles de stimuler la croissance économique en Afrique.
Cotonou, la capitale économique du Bénin accueille l'édition 2026 du Forum Diaspora Connect. Placée sous le thème « Financer les ambitions africaines : comment transformer les talents béninois en moteurs de croissance et d'impact », cette édition réunira des acteurs économiques, des entrepreneurs, des innovateurs et des membres de la diaspora afin d'explorer des pistes concrètes pour renforcer le financement des initiatives porteuses de valeur.
À la tête de la Banque ouest-africaine de développement depuis 2020, Serge Ekue cumule près de trois décennies d'expérience dans la finance internationale. Sous sa direction, l'institution a renforcé son engagement en faveur du financement des infrastructures, du secteur privé et des projets de développement durable en Afrique de l'Ouest. Il préside également l'International Development Finance Club, un réseau regroupant des banques publiques de développement à travers le monde.
Le Forum Diaspora Connect 2026 se déroulera les 30, 31 juillet et 2 août 2026 à l'Azalaï Hôtel de Cotonou. L'événement ambitionne de créer un cadre d'échanges entre les talents de la diaspora, les investisseurs et les décideurs afin de favoriser l'émergence de projets à fort impact pour le développement économique et entrepreneurial du Bénin.
F. A. A.
Le Bénin engage une nouvelle phase de sa politique de modernisation juridique avec l'installation officielle du Comité permanent de la Commission nationale de réforme du droit.
Le Président de la République, Romuald Wadagni, a officiellement installé, mardi 28 juillet 2026, lors d'une cérémonie organisée au Palais de la Marina, les membres du Comité permanent de la Commission nationale de réforme du droit.
La cérémonie s'est tenue en présence de la Vice-présidente de la République, des présidents d'institutions et du ministre de la Justice et de la Législation.
Mis en place dans le prolongement des réformes institutionnelles engagées par le gouvernement, le Comité permanent aura notamment pour mission d'assurer une veille sur les textes en vigueur, de proposer des réformes législatives et réglementaires et d'appuyer les pouvoirs publics dans l'élaboration de nouvelles normes.
Le comité est présidé par Noël Gbaguidi. Djidjouè Gboyou en assure la vice-présidence, tandis qu'Igor Guèdègbé occupe les fonctions de rapporteur.
Le chef de l'État a invité les membres du comité à identifier les dispositions devenues inadaptées, à combler les insuffisances du dispositif juridique et à lever les incohérences susceptibles de fragiliser la sécurité juridique.
Pour Romuald Wadagni, le droit doit désormais être envisagé comme un moteur du développement et non comme un simple outil d'encadrement de la vie publique. Il a ainsi appelé le comité à anticiper les besoins liés aux grandes mutations en cours, qu'il s'agisse du changement climatique, de l'agriculture, de l'urbanisation ou encore des innovations technologiques, afin de doter le pays d'un cadre normatif capable d'accompagner ces transformations.
Le Président de la République a également plaidé pour une méthode de travail ouverte, associant experts, universitaires, organisations de la société civile et représentants des différents corps professionnels. Il a assuré que le gouvernement mettra à la disposition de la Commission les ressources nécessaires à l'accomplissement de sa mission.
M. M.