Technicienne supérieure en tourisme et hôtellerie, ambassadrice de la culture burkinabè partout où elle le peut, Sylviane Ouédraogo fait de la culture un espace de rencontre, de transmission et d'émancipation. À travers Yelba, son restaurant devenu lieu culturel, et Wazemsé, une association enracinée dans son village natal de « Bologo », elle tisse depuis plus de vingt ans des passerelles entre art, tourisme, solidarité et dignité humaine.
Dans l'espace culturel de Sylviane Ouédraogo, les plantes dialoguent avec les œuvres artisanales et les couleurs des tissus racontent l'histoire de différentes communautés. C'est dans ce décor boisé que la professionnelle de l'hôtellerie accueille toujours avec le même sourire. Ici, chaque objet a une histoire et chaque évènement qui y est organisé cherche à toucher les cœurs. Rien n'est laissé au hasard par Sylviane Ouédraogo du haut de ses années d'expérience dans le monde culturel. Les œuvres d'art que l'on y trouve ne sont ni décoratives ni folkloriques à ses yeux, mais représentent une grande valeur humaine.
Technicienne supérieure en tourisme et hôtellerie de formation, Sylviane a très tôt compris que ce secteur pouvait être bien plus qu'un simple service économique.
Il pouvait devenir un outil de développement, un levier d'affirmation identitaire et un moyen de connecter les communautés. « Un restaurant, par exemple, c'est d'abord l'accueil et aussi petit soit-il, il est une vitrine du pays », explique-t-elle. Accueillir l'autre avec ses différences, ses cultures, ses sensibilités, parait banal mais important, selon elle. De cette conviction est donc né « Yelba », un lieu pour faire vivre la culture. « Yelba » signifie « soyez la bienvenue », en langue mooré. Un mot d'accueil et une philosophie que Sylviane a souhaité concrétiser au quotidien. À la base restaurant, l'espace s'est progressivement transformé en véritable carrefour culturel. Concerts live, soirées littéraires, vernissages, performances artistiques, c'est un lieu d'expression et de respiration pour les artistes comme pour le public.
Sylviane Ouédraogo lors d'une exposition au Canada« Au départ, la culture était une passion, un attachement profond. Et puis, au fil du temps, c'est devenu un métier », confie Sylviane. Elle assume ce cheminement, fait de tâtonnements, d'essais, parfois d'échecs, mais toujours porté par la conviction que la culture peut nourrir autant l'âme que l'économie. Depuis plus de sept ans, Yelba organise également des journées culturelles dédiées aux différentes communautés du Burkina Faso. Sur trois jours, une ethnie est mise à l'honneur à travers ses tenues traditionnelles, ses objets artisanaux, sa gastronomie et ses troupes artistiques. Mossi, Peulh, Bobo, Gourmantché, Bissa, Gourounsi, Dafin, Yadsé… la liste est longue, à l'image de la diversité culturelle du pays. « C'est un lieu de transmission, de partage, de vivre-ensemble. Un espace où les artistes locaux gagnent en visibilité, où le public découvre ou redécouvre ses racines, et où les cultures dialoguent sans hiérarchie », résume-t-elle.
Porter la culture burkinabè au-delà des frontières
Sylviane ne se contente pas de promouvoir la culture sur le plan local. Elle a participé à de nombreuses expositions d'œuvres artistiques dans plusieurs pays, convaincue que montrer la richesse culturelle burkinabè au monde est une manière de lutter contre les clichés et de repositionner le pays sur la scène internationale. Pour elle, l'art est un langage universel, un outil de sensibilisation et de transformation sociale. « L'art fait partie de la vie. L'art, c'est nous. L'art, c'est tout le monde », affirme-t-elle.
Cette vision guide son engagement et nourrit sa volonté de créer des ponts entre les cultures. Sylviane Ouédraogo est aussi représentante locale de deux associations basées en France. « DSA Région Touraine », qui intervient à Ouahigouya dans le domaine de la prévention et des soins bucco-dentaires, et « Parrain Faso Enfants », une association d'Arras qui accompagne le parrainage d'enfants du primaire jusqu'à l'université. À travers ces engagements, son objectif est d'offrir aux femmes les moyens de leur autonomie et aux enfants les clés d'un avenir digne.
« Wazemsé », un engagement enraciné à Bologo
Dans son village natal, à Bologo, situé à une soixantaine de kilomètres de Ouagadougou, il y a plus de vingt ans, Sylvianne a fondé l'association Wazemsé, qui signifie en mooré : « Venons, on va apprendre ensemble dans la cohésion ». Née d'une volonté personnelle d'agir concrètement pour le développement rural, Wazemsé place les femmes et les enfants au cœur de son action. L'objectif est clair : autonomiser les femmes, soutenir l'éducation des enfants et améliorer les conditions de vie des communautés.
Sylviane au-delà des mots incarne la culture africaine. Elle est toujours parée de vêtements et de bijoux artisanauxÀ travers l'association, Sylviane initie et accompagne plusieurs activités génératrices de revenus : saponification, fabrication du dolo, production de soumbala, élevage. Autant d'initiatives qui valorisent les savoir-faire locaux et renforcent l'organisation collective. Sur le plan éducatif, elle porte personnellement la création d'une bibliothèque rurale à l'école publique de Bologo Tanghin. Un espace pensé comme un lieu d'apprentissage, de lecture et d'ouverture, pour donner aux enfants le goût du savoir et soutenir leur réussite scolaire. Grâce au soutien d'amis belges, Wazemsé a également permis la réalisation de forages, améliorant durablement l'accès à l'eau potable. À cela s'ajoutent des actions de parrainage d'enfants, la distribution de kits scolaires, de vêtements et de vivres au profit des familles les plus vulnérables.
Dans un secteur de promotion culturel et hôtelier encore largement masculin, Sylviane assume sa place. Le constat est qu'il n'y a pas beaucoup de femmes promotrices culturelles au Burkina Faso. Pourtant, elle est convaincue que les femmes ont toute leur légitimité dans ce métier. « La femme est sensible, éducatrice, rassembleuse. Elle tisse des liens ». Pour elle, dépasser les pesanteurs socioculturelles est une nécessité. Le métier de promotion culturelle n'a pas de genre. Il demande de la rigueur, de l'organisation, du travail et du soutien. « En tant que femme, il faut parfois travailler deux fois plus comme dans toute activité, mais c'est possible. »
Face aux difficultés que traverse le secteur du tourisme, Sylviane s'aligne sur la vision actuelle des autorités à travers la promotion du tourisme local. Valoriser la consommation locale, être fiers de ce que nous avons : autant de pistes pour renforcer la résilience du secteur. La culture, selon elle, est un atout majeur pour y parvenir. Aux jeunes artistes, elle demande de croire en eux, de travailler, de se former et d'écouter les aînés afin d'apprendre sans cesse. « Le travail, le travail, le travail », martèle-t-elle. Car, dit-elle, l'art, au-delà de l'émotion qu'il suscite, a besoin de discipline et de responsabilité.
Farida Thiombiano
Lefaso.net
Qui pour remporter le trophée de la 35ᵉ Coupe d'Afrique des nations (CAN) au soir du 18 janvier ? En attendant, Sénégalais, Égyptiens, Marocains et Nigérians devront s'affronter le mercredi 14 janvier 2025 pour le compte des demi-finales. Pour tenter de poursuivre son aventure dans la compétition, le champion d'Afrique 2021, le Sénégal, sera opposé à l'Égypte, l'équipe la plus titrée de la compétition. Les Sénégalais jouent leur 3ᵉ demi-finale sur les quatre dernières éditions de la Coupe d'Afrique des nations. En face des Lions de la Teranga, il y aura les Pharaons d'Égypte qui vont tenter de renouer avec la victoire après leur dernier trophée remporté en 2010. La seconde affiche de ces demi-finales va opposer le pays organisateur, les Lions de l'Atlas du Maroc aux Super Eagles du Nigeria. Le Maroc, après sa seule CAN en 1976, veut faire rêver son public. Les Super Eagles quant à eux, finalistes lors de la dernière édition de la CAN, sont l'une des meilleures équipes du tournoi avec une attaque de feu. Des journalistes sportifs burkinabè livrent leur analyse.
Franck Gefa, journaliste à Ouaga FM : « Mon pronostic, une finale Nigéria vs Sénégal »
« C'est un tableau des demi-finales de la CAN très alléchant. De beaux duels en perspective entre d'une part le Maroc, pays organisateur et favori naturel, et les Super Eagles qui, pour moi, sont la meilleure équipe du tournoi pour l'instant. Le Maroc bénéficie de son public, ce qui lui confère le statut de favori et peut être poussé par l'arbitrage par moment. Le Nigéria est une équipe très costaude, très athlétique avec un collectif qui bénéficie de la confiance de son entraîneur. Vice-championne d'Afrique, le Nigeria est aussi favori. Il y a d'autre part le match entre le Sénégal et l'Égypte. Deux sélections nationales qui avancent en sous-marin et qui jouent en fonction de l'adversaire en face. Ces deux équipes sont des outsiders naturels mais l'une va tomber ce 14 janvier à Tanger. Mon pronostic, une finale Nigéria vs Sénégal. »
Wend Kouni Bilgo, journaliste à Afriyelba : « La finale opposera le Sénégal au Nigeria, avec une victoire sénégalaise »
« Je vois le Sénégal en finale. C'est l'une des équipes les plus cohérentes depuis le début de la compétition. Elle a un bon collectif et peut également compter sur ses individualités. L'Égypte a su élever son niveau au fur et à mesure que la compétition avance et on aura un match apparemment disputé ! Mais le dernier mot reviendra au Sénégal. La compétition du Maroc s'arrêtera en demi-finale. La seule fois où cette équipe a été véritablement en face d'une équipe en place dans la compétition, elle a montré ses limites. Et c'était face au Mali en phase de poule. Le Nigéria produit un très beau football, avec des transmissions rapides qui font mal aux défenseurs adverses. Ils ont beaucoup de qualité devant, avec un Oshimen autoritaire et en grande forme. Dans l'impact physique, ils répondent également présents ! Ils ont pleinement tiré les enseignements de la finale perdue en Côte d'Ivoire et de la désillusion des barrages. La finale opposera le Sénégal au Nigeria, avec une victoire sénégalaise. »
Samidjo Samuel Kola, journaliste à Netafrique.net : « Je vois l'Égypte en finale, mais mon cœur penche pour le Sénégal »
« Le Sénégal face à l'Égypte est un grand choc. Le collectif va jouer un grand rôle dans cette ½ finale. Les joueurs doivent être attentifs et la moindre erreur ne pardonnera pas, surtout en défense avec des individualités de part et d'autre. Ça sera dur comme rencontre, je vois l'Égypte l'emporter, même si mon cœur balance pour le Sénégal. Le Maroc a un atout considérable. Il joue sur ses bases. Le public est acquis à sa cause. Le Maroc, à l'instar du Nigeria, a de grands joueurs qui ont une bonne maîtrise du cuir. Cette équipe nigériane, finaliste malheureuse lors de la précédente édition en Côte d'Ivoire, ne se laissera pas faire lors de cette demi-finale, elle a des atouts à faire valoir. Elle l'a montré depuis le début de la compétition. La différence se fera surtout au niveau de l'arbitrage. Si on a un arbitrage impartial, les Super Eagles pourront venir à bout des Lions de l'Atlas. Comme je le disais, je vois l'Égypte en finale, mais mon cœur penche pour le Sénégal. De l'autre côté, je vois le Nigeria en finale. »
Ibrahim Bayili, journaliste : « Au regard de la prestation des deux équipes, je vois l'Égypte se qualifier face au Sénégal »
« Au regard de la prestation des deux équipes, je vois l'Égypte se qualifier. Les deux équipes s'étaient déjà rencontrées en finale de la CAN 2022 au Cameroun et le Sénégal s'était imposé aux tirs aux buts. Une belle affiche qui promet. Difficile pour les Lions marocains. Les Nigérians, non qualifiés pour le mondial, voudront prouver leur valeur et leur suprématie sur le football du continent. La finale perdue en Côte d'Ivoire leur est toujours restée au travers de la gorge. Mais en face, ils auront du répondant. Une équipe huilée du Maroc qui, en plus, joue à la maison avec tout ce qu'il y a comme avantages. Je vote pour le Nigeria s'il reste discipliné et organisé. »
Entretien réalisé en ligne par Jean Elysée Nikiéma (stagiaire)
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Dans un message publié sur sa page Facebook, le sélectionneur de l'équipe nationale, Brama Traoré reconnaît que l'élimination des Étalons face aux éléphants de la Côte d'Ivoire est une immense déception pour tous. " Avec les joueurs et l'ensemble du staff technique, nous avions une ambition claire : ramener le trophée de la CAN au Burkina Faso. Malheureusement, le football ne récompense pas toujours les efforts et le sacrifice consentis", soutient-il.
Brama Traoré invite le peuple à rester uni derrière l'équipe nationale malgré cette prestation qui a déçu plus d'un. " Dans les moments difficiles comme dans les moments de joie, restons unis derrière notre équipe nationale. Cette génération a encore un avenir et nous continuerons à travailler avec humilité, rigueur et détermination pour porter haut les couleurs du Burkina Faso. La déception est grande, mais la fierté demeure. Cette équipe a montré du caractère, de l'engagement et un profond amour du maillot national. Le peuple burkinabè peut être fier de ses Étalons, fier de leur combativité et de leur parcours. Aujourd'hui plus que jamais, l'unité est essentielle. Continuons à soutenir notre équipe nationale, à croire en cette génération et en l'avenir du football burkinabè", a-t-il exhorté.
Le sélectionneur de l'equipe nationale n'a pas manqué de remercier les autorités burkinabè pour leur accompagnement et la confiance accordée à l'équipe nationale et au public sportif burkinabè pour son soutien indéfectible depuis le premier jour.
Source : Page Facebook Brama Traoré
Depuis le 10 décembre 2025, Orange Burkina Faso a engagé une série de changements concernant ses offres commerciales. Le mardi 6 janvier 2026, à Ouagadougou, l'opérateur de téléphonie mobile a présenté son nouveau catalogue d'offres Internet mobile aux associations de consommateurs, dans le but de mieux répondre aux attentes de sa clientèle.
Cette rencontre d'échanges visait à exposer les innovations et les améliorations apportées par Orange Burkina Faso. Pour les responsables de l'entreprise, il s'agissait également d'une opportunité de renforcer la proximité avec les consommateurs à travers des solutions plus avantageuses, innovantes et adaptées à leurs besoins.
« Nous avons entrepris une série de changements dans nos modes de fonctionnement et nos propositions d'offres sur le marché. Le grand changement est intervenu le 10 décembre 2025. Il était donc opportun pour nous de venir présenter ces nouveautés aux associations qui portent la voix des consommateurs », a expliqué le directeur Marketing et communication de Orange Burkina Faso, Assimi Diro.
Selon lui, cette rencontre a également permis de recueillir les avis des consommateurs sur les nouvelles offres et les réformes engagées. Il précise que ces changements concernent l'ensemble des services, notamment l'internet mobile, les appels, les bonus, ainsi que le fonctionnement global des offres proposées.
Ce qui a changé avec Orange Burkina Faso
Selon Assimi Diro, les principales innovations portent d'abord sur la baisse des prix de certaines offres. À cela s'ajoute l'extension des durées de validité, désormais comprises entre 7 et 30 jours. « Nous avons des forfaits dont le volume a augmenté de plus de 200 %, sans modification de prix », a-t-il souligné.
Autre innovation majeure : les bonus Orange, désormais utilisables vers tous les réseaux. « Les bonus ne sont plus limités aux appels internes au réseau Orange. Ils permettent désormais d'appeler tous les réseaux », a-t-il précisé.
La facturation a également été rendue symétrique, c'est-à-dire que les mêmes tarifs s'appliquent, que l'appel soit émis vers un numéro Orange ou vers un autre réseau. Enfin, concernant les SMS, jusque-là exclus des bonus, les clients peuvent désormais utiliser leurs bonus pour envoyer des SMS vers tous les réseaux du Burkina Faso.
Un dialogue salué par les consommateurs
Pour le directeur marketing et communication de Orange Burkina Faso, cette rencontre s'inscrit dans une tradition de dialogue avec les associations de consommateurs. « Depuis plusieurs années, nous rencontrons régulièrement les associations de consommateurs. Cela nous permet, en tant qu'opérateur, de nous améliorer et de trouver des solutions aux préoccupations des clients », a-t-il rappelé.
Le vice-président de la Ligue des consommateurs du Burkina, Pascal Zaïda, a salué ce cadre d'échanges, qu'il juge constructif. Il a estimé que la rencontre a permis de mieux comprendre les chiffres et les offres présentés, tout en souhaitant que ce type de dialogue soit pérennisé. « Comme le catalogue a été présenté aujourd'hui, nous allons l'évaluer sur le terrain afin de faire un retour, aussi bien à Orange qu'à l'ARCEP, qui est notre interlocuteur direct », a-t-il affirmé.
Serge Ika Ki
Lefaso.net
Les membres du Comité technique de vérification des avant-projets de loi (COTEVAL) sont réunis, ce lundi 12 janvier 2026 à Ouagadougou pour examiner un avant-projet de loi portant création des Tribunaux de grande instance de Banfora, Diapaga et Tougan.
Selon le secrétariat général du gouvernement qui rapporte l'information, la création de ces nouveaux Tribunaux, s'inscrit dans le cadre du renforcement de la gouvernance territoriale et de la décentralisation, avec le réaménagement du territoire national qui a conduit à la création de nouvelles provinces et à la redéfinition des limites territoriales de certaines collectivités.
Ce dossier, soumis à l'appréciation du COTEVAL, vise à mettre en adéquation la carte judiciaire avec cette nouvelle organisation territoriale du Burkina Faso, dans le souci d'une justice de proximité et efficace. Le Coordonnateur du COTEVAL, Seydou Ouédraogo a salué cette initiative de modification de la loi du 13 octobre 1998. Ce qui va permettre de prendre en compte le nouveau découpage administratif et d'œuvrer à l'avènement d'une justice accessible à tous.
Source : SCRP/SGG-CM
Dans un contexte national marqué par la promotion des valeurs civiques et patriotiques, l'école Les Petits Futés Sainte Marie Faustine a organisé, ce lundi 12 janvier 2026, à Ouagadougou, une cérémonie de montée des couleurs suivie d'une communication éducative sur l'emblème national et le mât du drapeau. L'activité s'est tenue au sein de l'établissement situé au quartier Kalgondin, en présence des élèves, du personnel enseignant et des responsables du système de l'Éducation nationale. La cérémonie s'est soldée par la pose de la première pierre du carré d'armes de l'école.
Cette initiative vise à renforcer chez les élèves la connaissance des symboles de la nation, à cultiver l'esprit patriotique dès le bas âge et à promouvoir les valeurs d'intégrité et d'unité nationale. À travers cette montée des couleurs, l'administration de l'école entend inculquer aux apprenants le respect des emblèmes de l'État et leur rôle dans la construction citoyenne.
Invité à entretenir les élèves et le personnel éducatif, le directeur de la communication et des relations publiques de la Grande Chancellerie, Ousmane Savadogo, a apporté des éclaircissements sur le déroulement de la montée des couleurs et la symbolique du pavillon national. Il a notamment expliqué le dispositif du carré d'armes, souvent observé lors de la cérémonie.
Le directeur de la communication et des relations publiques de la Grande chancellerie, Ousmane Savadogo« Le carré d'armes est le dispositif qu'on met en place pour la montée du pavillon national ou le drapeau de mât. On forme un carré autour du mât. Au niveau des écoles, les trois côtés sont occupés par les élèves et le quatrième côté est occupé par les enseignants. Quand c'est au sein de l'administration publique et privée, les trois côtés sont occupés par le personnel et le quatrième côté par les responsables. Les gens ont l'habitude de dire que nous allons monter le drapeau. En réalité, c'est une appellation militaire. C'est un drapeau fixé sur une arme, utilisée par les différents corps de l'armée. Sinon ce qui se trouve dans les écoles et institutions est appelé le drapeau de mât ou le pavillon national. Tout le monde se met autour du mât pour dire que lorsqu'il y a une cause nationale, tous les Burkinabè doivent se donner la main, il doit y avoir l'union sacrée autour de la cause nationale. Généralement quand on hisse le pavillon national, les gens regardent le pavillon jusqu'au sommet du mât. Il a terminé en invitant les élèves à respecter les symboles de la nation, à respecter les autorités et au travail.
Le président du conseil d'école, Lebouré Crépin ZanzéSelon le président du conseil d'école des Petits Futés Sainte Marie Faustine, Lébouré Crépin Zanzé, cette activité s'inscrit dans la consolidation des acquis des parents d'élèves et des enseignants. « Nous voulons former et éduquer les plus jeunes qui sont la relève de demain. Nous sommes englués dans un système qui a besoin d'un esprit fort, collectif et solide pour avoir de bons citoyens de demain. Nous avons un seul rempart qui est le Burkina Faso. Nous n'avons qu'un seul refuge, le Burkina Faso. Et nous avons une seule chose qui rassemble, c'est le drapeau. Nous voulons montrer à ces enfants que le pays passe avant tout », a indiqué le président du conseil d'école.
La photo de familleRama Diallo
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Stocker l'énergie, stabiliser le réseau, améliorer l'efficacité : autant de défis au cœur de la transition énergétique du Burkina Faso. Dans cet entretien, Anthelme Zémané, spécialiste des questions énergétiques et du stockage, propose une lecture pragmatique et progressive, ancrée dans les réalités africaines.
Lefaso.net : Pouvez-vous revenir sur votre parcours académique et professionnel, formation et domaine d'expertise ?
Anthelme Zémané : Mon parcours académique est ancré dans les sciences appliquées : une maîtrise en énergies renouvelables et efficacité énergétique à l'École de technologie supérieure de Montréal, un DEA en physique appliquée et une maîtrise en physique pure à l'université de Ouagadougou (aujourd'hui université Joseph-Ki-Zerbo). Cette formation multidisciplinaire me permet de naviguer avec aisance entre recherche, ingénierie et planification stratégique. Je me suis spécialisé dans le stockage de l'énergie, notamment à travers l'amélioration des cathodes LiFePO4 pour batteries lithium. Cette expertise scientifique est complétée par une certification Project Management Professional (PMP), qui me confère une maîtrise reconnue de la gestion de projets énergétiques complexes. Sur le terrain, j'ai occupé des fonctions variées et complémentaires : directeur technique à l'Agence nationale des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique (ANEREE), consultant international, enseignant universitaire et chef d'entreprise dans le secteur des énergies renouvelables.
En français facile, c'est quoi le stockage de l'énergie ?
Le stockage de l'énergie, c'est le fait de garder l'énergie dans un système pour l'utiliser plus tard. On peut paraphraser un peu comme on garde de l'eau dans une bouteille pour boire quand on en a besoin. En termes simples, le stockage d'énergie fonctionne comme une réserve qui permet de conserver l'électricité produite en excès lorsque le soleil brille ou que le vent souffle fort, pour la réutiliser plus tard, notamment le soir lorsque la demande augmente. En restituant cette énergie au bon moment, elle contribue à maintenir l'équilibre du réseau et garantit une alimentation fiable, même lorsque les sources renouvelables cessent temporairement de produire.
Vous venez d'achever une maîtrise en énergies renouvelables et efficacité énergétique à l'École de technologie supérieure de Montréal. Qu'est-ce qui vous a amené à vous spécialiser précisément dans le stockage ?
Après plus de dix années d'expérience dans les énergies renouvelables, l'efficacité énergétique et la gestion de projets, nous avons progressivement réalisé que le véritable défi de la transition énergétique ne réside pas seulement dans la production, mais dans la capacité à stocker l'énergie de manière fiable, durable et accessible.
Sur le terrain, nous avons souvent été confrontés à des limites très concrètes comme des réseaux fragiles incapables d'absorber l'intermittence du solaire et de l'éolien, des projets renouvelables prometteurs mais difficiles à stabiliser, des besoins croissants en énergie dans des zones où la production est irrégulière, et des pertes importantes faute de solutions de stockage adaptées.
Ces constats nous ont amené à comprendre que sans stockage, les énergies renouvelables ne peuvent pas jouer pleinement leur rôle. Le stockage est le maillon qui transforme une production variable en une énergie disponible à la demande. C'est lui qui permet de sécuriser les réseaux, d'améliorer la qualité de service, de réduire les coûts et d'accélérer l'électrification.
C'est cette conviction, née de l'expérience de terrain et renforcée par les enjeux mondiaux, qui m'a conduit à me spécialiser dans le stockage de l'énergie. Le doctorat à Polytechnique Montréal m'a offert l'occasion d'aller au cœur des technologies avancées, notamment les batteries lithium, afin de contribuer à des solutions concrètes pour les systèmes énergétiques de demain.
Aujourd'hui, je suis convaincu que le stockage n'est pas seulement une technologie : c'est la clé de voûte de la transition énergétique, en Afrique comme ailleurs. Et c'est précisément ce qui a guidé mon choix de carrière.
En quoi le stockage d'énergie est-il aujourd'hui devenu un enjeu stratégique, au même titre que la production elle-même ?
Le stockage d'énergie est aujourd'hui devenu un enjeu stratégique majeur, au même titre que la production, car il répond à des défis que la simple augmentation des capacités électriques ne suffit plus à résoudre. Avec la montée en puissance du solaire et de l'éolien, l'intermittence devient un problème central : le soleil disparaît le soir, le vent peut s'arrêter brusquement, et cette variabilité crée des instabilités, des coupures et des pertes d'énergie lorsque la production excède momentanément la demande. Le stockage permet d'absorber ces surplus, de lisser la production et de garantir une disponibilité de l'électricité au moment où les besoins augmentent, assurant ainsi un approvisionnement plus fiable.
La stabilité du réseau constitue un autre enjeu essentiel. Dans un système électrique, la production doit constamment égaler la consommation. Or, plus la part des renouvelables augmente, plus cet équilibre devient difficile à maintenir. Le stockage joue alors un rôle de régulateur : il compense les excédents, soutient le réseau lors des baisses soudaines de production et contribue à prévenir les blackouts. Il devient ainsi un outil de sécurité au même titre que les centrales pilotables.
Sur le plan économique, le stockage permet également de réduire les coûts du système. Sans lui, les pays doivent surdimensionner leurs centrales, importer davantage de carburants et maintenir des centrales thermiques en veille pour pallier l'intermittence, ce qui alourdit les dépenses. En stockant l'énergie produite, on valorise mieux chaque kilowattheure, on réduit les pertes et on limite les investissements lourds. Le stockage améliore donc la performance économique et la rentabilité globale du système énergétique.
Il joue aussi un rôle déterminant dans l'intégration massive des énergies renouvelables. Pour réduire la dépendance aux combustibles fossiles, les pays doivent augmenter la part du solaire et de l'éolien, mais cette montée en puissance n'est possible que si un tampon existe pour absorber leur variabilité. Le stockage offre cette flexibilité, stabilise la production et permet d'atteindre les objectifs climatiques. Sans lui, la transition énergétique reste limitée.
Le stockage soutient également l'électrification croissante des usages (transport, cuisson, industrie, mobilité électrique) qui exigent une énergie fiable et disponible en continu. En compensant les fluctuations de production et en sécurisant l'approvisionnement, il améliore la qualité du service et réduit les délestages, contribuant ainsi à moderniser l'économie.
Enfin, pour des pays dépendants des importations de carburants comme le Burkina Faso, le stockage renforce la souveraineté énergétique. Il réduit la vulnérabilité face aux variations des prix internationaux, sécurise l'approvisionnement et offre une marge de manœuvre stratégique en période de crise. En limitant l'exposition aux chocs externes, le stockage devient un véritable outil de résilience nationale.
Le stockage est souvent perçu comme coûteux. À long terme, est-il plus coûteux de ne pas investir dans le stockage ?
Non, pas du tout ; c'est même le contraire. À long terme, ne pas investir dans le stockage revient beaucoup plus cher que d'y investir. Sans stockage, une partie importante de l'énergie solaire ou éolienne produite en excès est perdue, ce qui oblige les pays à installer davantage de centrales, à surdimensionner le réseau et à maintenir des centrales thermiques coûteuses pour équilibrer le système. Cette inefficacité structurelle génère des dépenses bien supérieures au coût du stockage.
L'absence de stockage rend également le réseau vulnérable aux délestages, variations de tension et coupures répétées entraînant des pertes économiques pour les entreprises, une détérioration des équipements, une baisse de productivité et des coûts sociaux et politiques élevés. Le stockage, en stabilisant le réseau, évite ainsi ces pertes massives.
De plus, sans stockage, les centrales thermiques doivent rester en veille pour compenser l'intermittence des renouvelables, ce qui implique des achats de carburant importé, une maintenance coûteuse et une forte dépendance aux prix internationaux. Le stockage réduit cette dépendance et diminue les dépenses récurrentes.
Enfin, un réseau sans stockage nécessite des infrastructures plus robustes et plus étendues, ce qui représente des investissements bien plus lourds que des solutions de stockage bien dimensionnées. Il limite aussi la progression des énergies renouvelables et ralentit l'électrification des usages, entraînant un retard technologique coûteux. En somme, le stockage n'est pas une dépense superflue, mais un investissement stratégique qui réduit les coûts globaux et accélère la transition énergétique.
Pourquoi dit-on aujourd'hui que sans stockage, il n'y a pas de transition énergétique fiable ?
Produire de l'énergie propre ne suffit plus : il faut aussi être capable de la conserver, de la décaler dans le temps et de la délivrer précisément lorsque la demande l'exige. Sans cette capacité, la transition énergétique reste vulnérable et coûteuse. Les énergies renouvelables, comme le solaire et l'éolien, sont naturellement variables, ce qui entraîne des fluctuations de production difficiles à gérer et une perte d'énergie lorsqu'elle n'est pas immédiatement consommée. Le stockage permet de transformer cette production irrégulière en une ressource fiable, mobilisable à tout moment.
Comme nous l'avons dit plus haut, dans un système électrique, l'équilibre permanent entre production et consommation est indispensable. Plus la part des renouvelables augmente, plus cet équilibre devient délicat à maintenir. Le stockage apporte alors une réponse décisive : il absorbe les surplus, compense les chutes rapides de production et contribue à prévenir les délestages. Il devient ainsi un élément central de la stabilité du réseau.
En définitive, le stockage n'est plus un simple complément technologique, mais un fondement de la transition énergétique moderne. Il renforce la sécurité du système, facilite l'intégration des renouvelables, réduit les coûts à long terme, soutient l'électrification des usages et accroît la résilience du pays face aux aléas énergétiques.
Vous estimez que les États africains ne devraient pas fonder l'essentiel de leur production électrique uniquement sur les énergies renouvelables. Pouvez-vous expliquer cette position ?
Cette position est non seulement défendable, mais elle est aujourd'hui largement partagée par de nombreux experts du secteur énergétique. Elle repose sur des réalités techniques, économiques et stratégiques propres aux pays africains.
En effet, les énergies renouvelables comme le solaire et l'éolien sont essentielles pour l'avenir énergétique de l'Afrique, mais leur caractère intermittent pose un défi majeur. Les réseaux électriques africains sont souvent fragiles, peu interconnectés et déjà soumis aux délestages. Injecter massivement des renouvelables sans solutions de stockage adaptées risque donc d'accentuer l'instabilité du système électrique.
Le stockage de l'énergie apparaît comme la solution clé, mais il reste coûteux dans certains cas, technologiquement exigeant et fortement dépendant des importations, ce qui limite aujourd'hui sa généralisation à grande échelle. Par ailleurs, même si le coût du solaire a fortement baissé, une transition rapide vers un système dominé par les renouvelables nécessite des investissements importants dans les réseaux, les infrastructures et les systèmes de pilotage. Pour des États aux ressources financières limitées, cela peut accroître la dépendance aux financements extérieurs et fragiliser les finances publiques.
Contrairement à d'autres pays, qui bénéficient de réseaux fortement interconnectés, de capacités de stockage importantes, les pays africains doivent composer avec des infrastructures encore en construction. Dans le même temps, les besoins d'industrialisation, d'électrification des transports et de modernisation des services exigent une énergie fiable, disponible en permanence.
Ainsi, reconnaître que les pays africains ne peuvent pas fonder l'essentiel de leur production électrique uniquement sur les renouvelables intermittentes (solaire et éolien) n'est pas un rejet de ces technologies. C'est une approche réaliste et pragmatique, qui souligne la nécessité d'un mix énergétique équilibré, intégrant des sources pilotables comme l'hydroélectricité ou le thermique, tout en développant progressivement les renouvelables et le stockage. Les énergies renouvelables doivent être un pilier central, mais pas l'unique fondation du système électrique africain.
Dans le même sens, pensez vous que le solaire photovoltaïque en grande envergure est bien adapté au Burkina Faso ?
Le solaire photovoltaïque à grande échelle représente une opportunité majeure pour le Burkina Faso, mais son déploiement doit tenir compte des contraintes climatiques locales. La chaleur constitue un premier défi : les panneaux peuvent atteindre 70 à 80°C en plein soleil, ce qui réduit leur puissance en raison du coefficient de température. La plage de température (Operating temperature) –40°C à +85°C indiquée sur les modules n'est pas problématique en soi, mais l'enjeu réel est leur performance dans la zone critique de 50 à 75°C, typique du climat sahélien. Pour limiter les pertes, il est essentiel d'améliorer la ventilation naturelle, de choisir des modules moins sensibles à la chaleur et d'optimiser l'espacement entre les rangées.
La poussière représente un second défi majeur. Les vents secs, la poussière sahélienne et les épisodes d'harmattan peuvent réduire la production de 10 à 30% sans nettoyage régulier. Cette accumulation entraîne une baisse de l'irradiance, une hausse de la température des panneaux, une dégradation accélérée des matériaux et une augmentation des coûts d'exploitation. C'est un facteur critique pour les centrales solaires au sol, qui nécessite une gestion rigoureuse.
Dans ce contexte, il devient indispensable d'orienter la recherche vers des technologies adaptées au climat burkinabè. Cela inclut le développement de modules anti poussière, l'adoption de technologies moins sensibles à la chaleur (comme l'hétérojonction ou les modules bifaciaux), l'utilisation de systèmes de nettoyage automatisés à faible consommation d'eau et l'optimisation du design des centrales pour limiter l'accumulation de poussière. Des études locales sur le vieillissement accéléré des panneaux en climat sahélien sont également nécessaires pour garantir des installations durables et performantes.
Quels risques techniques, économiques ou sociaux voyez-vous dans une stratégie « 100% renouvelable » non-accompagnée ?
Une stratégie « 100% renouvelable » non-accompagnée comporte des risques importants qui peuvent compromettre la transition énergétique elle même. Sur le plan technique, la variabilité naturelle du solaire et de l'éolien peut déstabiliser un réseau qui n'a pas été préparé pour absorber des fluctuations rapides de production. Sans stockage, sans flexibilité et sans moyens pilotables en soutien, le système devient vulnérable aux chutes soudaines de puissance, ce qui se traduit par une dégradation de la qualité du service et une exposition accrue aux incidents majeurs. Cette fragilité technique limite mécaniquement la part de renouvelables qu'un pays peut intégrer sans mettre en péril la stabilité du réseau.
Sur le plan économique, une transition précipitée peut générer des investissements inefficaces et des coûts cachés. Installer massivement des capacités renouvelables sans adapter les infrastructures peut conduire à des équipements sous exploités, à des pertes financières et à une dépendance accrue aux importations technologiques. Les dépenses liées à la compensation de l'intermittence, au maintien de centrales thermiques en appui ou à la gestion des perturbations du réseau peuvent rapidement dépasser les économies attendues. À terme, ces déséquilibres peuvent peser sur les finances publiques et entraîner une hausse des tarifs pour les consommateurs.
Les risques sociaux ne sont pas moins préoccupants. Une transition mal structurée peut accentuer les disparités territoriales, notamment si les zones rurales restent en marge des investissements ou si la qualité du service se dégrade malgré les efforts engagés. L'instabilité du réseau peut susciter frustration et perte de confiance, compromettant l'adhésion de la population aux politiques énergétiques. De plus, une mutation trop rapide peut fragiliser certains secteurs d'emploi sans offrir de solutions de reconversion, créant des tensions sociales et freinant le développement économique.
En somme, une stratégie « 100% renouvelable » ne peut réussir que si elle s'accompagne d'un renforcement du réseau, d'une montée en puissance du stockage, d'une planification économique rigoureuse et d'un accompagnement social adapté. Sans ces conditions, elle risque de produire l'effet inverse de celui recherché.
Quelle serait, selon vous, une architecture énergétique plus réaliste pour un pays comme le Burkina Faso ?
Une architecture énergétique réaliste pour le Burkina Faso pourrait reposer sur un mix équilibré, progressif et sécurisé, plutôt que sur une dépendance exclusive à une seule source. Le stockage de l'énergie joue un rôle clé, mais son déploiement doit rester ciblé et progressif, en priorité dans les zones critiques (hôpitaux, industries, centres urbains), afin d'en maîtriser les coûts.
Parallèlement, la réussite de cette architecture passe par un renforcement des réseaux électriques et une politique ambitieuse d'efficacité énergétique, qui permet de réduire la demande à moindre coût et de limiter les investissements lourds en nouvelles capacités de production. L'électrification des usages doit être planifiée de manière graduelle, en ciblant d'abord les services essentiels et les activités productives. Cette transition nécessite enfin une coordination forte des acteurs institutionnels et une vision de long terme, afin de concilier sécurité énergétique, soutenabilité financière et développement économique du pays.
Vous soutenez que la Sonabel (Société nationale d'électricité du Burkina Faso) aurait intérêt à subventionner l'efficacité énergétique dans les ménages et l'industrie. En quoi est-ce économiquement rationnel pour une société de distribution ?
Il est économiquement rationnel pour une société de distribution comme la Sonabel de subventionner l'efficacité énergétique, car réduire la demande coûte souvent moins cher que produire davantage d'électricité. Chaque kilowattheure économisé chez les consommateurs permet d'éviter des investissements lourds dans de nouvelles centrales, des groupes thermiques de secours ou des extensions urgentes du réseau. Pour la Sonabel, cela signifie moins de dépenses en carburant, une réduction des coûts d'exploitation et une meilleure maîtrise des pointes de consommation, qui sont les plus coûteuses à satisfaire.
Subventionner l'efficacité énergétique permet également d'améliorer la stabilité et la qualité du réseau. En réduisant les pics de charge liés à la climatisation, à l'éclairage inefficace ou aux équipements industriels obsolètes, la Sonabel limite les surcharges, les délestages et l'usure prématurée des transformateurs et des lignes. Cette baisse des contraintes techniques se traduit par une diminution des pertes électriques et des coûts de maintenance, tout en prolongeant la durée de vie des infrastructures existantes.
Sur le plan financier, l'efficacité énergétique contribue à améliorer la situation économique globale de la Sonabel, même si les volumes d'électricité vendus diminuent légèrement. Des consommateurs mieux équipés et moins exposés aux coupures sont plus enclins à payer régulièrement leurs factures, ce qui améliore le taux de recouvrement. Par ailleurs, des programmes ciblés d'efficacité énergétique coûtent souvent moins cher que les subventions directes à la production thermique, tout en offrant des bénéfices durables et mesurables dans le temps.
Enfin, en soutenant l'efficacité énergétique dans les ménages et l'industrie, la Sonabel renforce son rôle stratégique dans la transition énergétique et sa relation avec les usagers. Elle devient un acteur de service public moderne, orienté vers la maîtrise de la demande, plutôt que vers la seule augmentation de l'offre. Cette approche favorise l'acceptabilité sociale des politiques tarifaires, réduit les tensions liées aux coupures et prépare le système électrique à intégrer davantage d'énergies renouvelables, dans des conditions techniques et économiques plus soutenables.
Concrètement, quelles mesures énergétiques seraient les plus efficaces à court terme au Burkina Faso (dans les ménages, l'industrie et les bâtiments publics) ?
À court terme, les mesures d'efficacité énergétique les plus efficaces au Burkina Faso sont celles qui coûtent peu, qui peuvent être déployées rapidement et produire des économies immédiates, sans nécessiter de lourdes transformations du système électrique.
Dans les ménages, la priorité absolue est l'éclairage efficace. Le remplacement des ampoules incandescentes et fluorescentes par des lampes LED permet de réduire la consommation liée à l'éclairage de 50 à 80%, avec un retour sur investissement inférieur à un an. Ce projet a déjà été mis en place depuis 2017. Viennent ensuite les climatiseurs et ventilateurs performants, car le refroidissement représente une part croissante de la demande électrique urbaine. Des subventions ciblées pour des climatiseurs à haut rendement, associées à des normes minimales de performance et à une sensibilisation sur les bonnes pratiques (comme le réglage de la température à 24–26°C, l'entretien régulier), peuvent réduire significativement les pics de consommation. Enfin, l'élimination des consommations inutiles (appareils en veille, chargeurs branchés en permanence) constitue un gisement d'économies simple et immédiat.
Dans le secteur industriel et artisanal, les gains rapides proviennent principalement de l'optimisation des moteurs électriques, qui représentent souvent plus de la moitié de la consommation. Le remplacement progressif des anciens moteurs par des moteurs à haut rendement, l'installation de variateurs de vitesse sur les pompes et ventilateurs, et l'amélioration du facteur de puissance permettent de réduire la facture énergétique de 10 à 30% sans affecter la production.
Les audits énergétiques ciblés, menés sur les sites les plus énergivores, représentent un outil stratégique pour identifier rapidement des actions prioritaires à faible coût et à fort rendement. Dans cette perspective, la Sonabel doit assumer un rôle moteur, notamment en soutenant (lorsque cela est pertinent) la subvention de certains équipements performants et en travaillant en synergie avec les institutions financières. Une telle collaboration permet de simplifier la réalisation des audits, de réduire les obstacles administratifs et d'accélérer l'application concrète des recommandations. Ce partenariat renforcé garantit des améliorations d'efficacité mesurables, durables et directement bénéfiques pour l'ensemble du système énergétique.
Dans les bâtiments publics (administrations, écoles, hôpitaux), l'efficacité énergétique offre un double avantage : des économies budgétaires immédiates et un rôle exemplaire de l'État. Les mesures les plus efficaces à court terme incluent le passage systématique à l'éclairage LED, l'installation de systèmes simples de gestion de l'éclairage et de la climatisation (minuteries, thermostats), ainsi que l'amélioration de l'isolation passive (protections solaires, ventilation naturelle, toitures réfléchissantes). Dans les hôpitaux et services essentiels, ces actions améliorent aussi la qualité du service en réduisant les coupures et la dépendance aux groupes électrogènes.
Existe-t-il des exemples internationaux où ce type de politique a porté ses fruits ?
Plusieurs pays ont démontré que les opérateurs publics d'électricité peuvent jouer un rôle déterminant dans la promotion de l'efficacité énergétique. Au Maroc, l'Office national de l'électricité et de l'eau potable a mené des actions structurantes telles que la distribution massive de lampes basse consommation puis LED, la mise en place de programmes d'efficacité dans l'industrie et les bâtiments publics, ainsi que l'introduction de normes strictes pour les climatiseurs et réfrigérateurs.
Au Sénégal, la Senelec a suivi une approche similaire en distribuant des millions de lampes LED dans les zones urbaines, en régulant les équipements importés (notamment les climatiseurs) et en lançant des programmes d'efficacité dans les bâtiments publics. Ces mesures ont contribué à diminuer les pics de consommation et à réduire les délestages, améliorant ainsi la stabilité du réseau.
Au Kenya, Kenya Power a mis en œuvre des audits énergétiques industriels obligatoires pour les grands consommateurs, des programmes de gestion de la demande et des campagnes de promotion des équipements performants. Cette stratégie a renforcé la résilience du système électrique sans recourir massivement aux centrales thermiques, souvent coûteuses et polluantes.
Au Brésil, Eletrobras (équivalent de la Sonabel) est légalement tenu d'investir une part de son chiffre d'affaires dans l'efficacité énergétique. Cette obligation a permis de financer des programmes dans l'industrie, les ménages et les bâtiments publics, entraînant une réduction durable de la demande et le report d'investissements lourds dans de nouvelles infrastructures.
Enfin, un exemple particulièrement inspirant pour le Burkina Faso est celui de Hydro Québec (équivalent de la Sonabel au Québec). À travers des programmes comme « Solutions efficaces », la société (Hydro Québec) subventionne les projets d'efficacité énergétique des entreprises et institutions. Hydro Québec finance également l'optimisation des procédés industriels, permettant des économies d'énergie substantielles, une réduction des pointes et une optimisation du réseau.
Quelles leçons peut-on en tirer pour le Burkina Faso ?
L'expérience internationale montre clairement que le Burkina Faso doit placer l'efficacité énergétique au même niveau de priorité que la production. Les pays qui ont réussi leur transition ont d'abord ciblé les usages les plus énergivores (comme l'éclairage, la climatisation, les moteurs) en appliquant des mesures simples, rapides et peu coûteuses. Pour le Burkina Faso, plusieurs actions peuvent produire des résultats immédiats : interdire strictement l'importation d'équipements électroménagers non labellisés, instaurer des tarifs incitatifs pour les entreprises qui optimisent leur consommation, travailler à ce que la Sonabel puisse soutenir financièrement l'acquisition d'équipements performants, et renforcer le contrôle des audits énergétiques dans les structures et industries assujetties. Ces mesures permettraient de réduire rapidement la demande, de limiter les délestages et d'améliorer la qualité du service, sans attendre la mise en service de nouvelles centrales.
Une autre leçon clé est le rôle central de l'opérateur électrique. Là où les programmes d'efficacité énergétique ont fonctionné, les sociétés de distribution ont été directement impliquées. Pour la Sonabel, soutenir l'efficacité énergétique n'est pas une perte financière, mais un moyen de réduire ses coûts, d'éviter de gros investissements et de mieux gérer la demande.
Les expériences réussies montrent aussi l'importance d'un cadre institutionnel clair et coordonné. Le Burkina Faso doit renforcer la collaboration entre la DGE (Direction générale de l'énergie), la Sonabel, l'ANEREE (Agence nationale des énergies renouvelables et de l'efficacité), l'ABER (Agence burkinabè de l'électrification rurale) et l'ARSE (Autorité de régulation du secteur de l'énergie), avec des objectifs précis, des financements dédiés et un suivi rigoureux. Sans cette cohérence, même de bonnes mesures techniques perdent en impact.
Enfin, la transition énergétique doit être progressive, pragmatique et socialement inclusive. Les pays qui ont avancé durablement ont accompagné les ménages et les entreprises par des incitations, de la formation et de la communication. Pour le Burkina Faso, investir dans l'efficacité énergétique permet d'améliorer immédiatement la vie des populations, de renforcer la résilience du système électrique et de préparer, à moindre coût, l'intégration future des renouvelables et du stockage.
On parle beaucoup d'électrifier le transport, la cuisson, l'industrie. Est-ce réaliste aujourd'hui pour le Burkina Faso ?
L'électrification des usages est un objectif important pour le Burkina Faso, mais elle ne peut pas être mise en œuvre de manière globale et immédiate. Le système électrique actuel, limité en production, fragile et coûteux, ne pourrait pas supporter une hausse rapide de la demande sans aggraver les délestages ni alourdir les finances publiques.
Dans le transport, une électrification ciblée, notamment pour les flottes publiques comme les bus urbains ou les véhicules administratifs, est réaliste, car les besoins sont prévisibles et la recharge contrôlable. En revanche, une généralisation rapide des véhicules électriques privés exigerait des infrastructures et une stabilité du réseau qui ne sont pas encore disponibles.
Pour la cuisson, une électrification massive créerait des pics de demande difficiles à gérer. Des solutions intermédiaires comme le gaz, les foyers améliorés ou la biomasse moderne sont plus adaptées à court terme, tandis que l'électricité peut être réservée à certains usages collectifs.
Dans l'industrie, l'électrification est plus pertinente, mais elle doit être accompagnée d'investissements pour fiabiliser l'alimentation et améliorer l'efficacité énergétique. L'industrie a besoin d'une énergie stable et prévisible, ce qui impose de sécuriser le réseau avant d'électrifier davantage.
Quels sont les risques d'une électrification trop rapide et mal préparée ?
Une électrification trop rapide et mal préparée comporte plusieurs risques importants pour un pays dont le système électrique reste fragile. Sur le plan technique, une hausse brusque de la demande peut surcharger les lignes, les transformateurs et les postes, entraînant davantage de délestages, des variations de tension et même des risques de coupures généralisées. Un réseau sollicité au delà de ses capacités vieillit plus vite, ce qui augmente les coûts de maintenance et réduit la fiabilité globale du service.
Sur le plan économique, une électrification menée trop rapidement peut entraîner des investissements mal adaptés, par exemple dans des bornes de recharge ou des équipements électriques qui resteraient sous‑utilisés parce que le réseau n'est pas encore capable de les supporter. Une telle situation oblige également l'État à conserver des centrales thermiques en secours pour garantir la continuité du service, ce qui augmente les coûts de production. À long terme, ces dépenses additionnelles risquent d'entraîner une hausse des tarifs pour les ménages et les entreprises, tout en alourdissant la charge financière qui pèse sur le budget public.
Sur le plan social, une transition énergétique mal préparée peut aggraver les inégalités d'accès à l'électricité, notamment si les zones rurales et les ménages à faibles revenus ne profitent pas des nouvelles infrastructures. Si les coupures persistent ou s'intensifient malgré les investissements réalisés, la population peut perdre confiance dans les institutions et rejeter les politiques mises en place. Par ailleurs, plusieurs secteurs professionnels (comme la mécanique thermique, la cuisson traditionnelle ou encore le transport informel) risquent d'être perturbés en l'absence de solutions de remplacement viables. Cette situation peut entraîner une baisse des revenus, une fragilisation de l'emploi et une instabilité sociale plus large.
Selon vous, quels devraient être les rôles respectifs de la DGE, de la Sonabel, de l'ANEREE, de l'ABER et de l'ARSE dans l'atteinte des objectifs nationaux du secteur énergétique ?
La répartition des rôles entre les institutions du secteur énergétique doit être claire et complémentaire pour permettre au Burkina Faso d'atteindre ses objectifs nationaux. La DGE joue un rôle central de planification et d'orientation stratégique. Elle définit la vision du mix énergétique, élabore les politiques nationales, coordonne les programmes et assure la cohérence entre les différents acteurs. Elle est également responsable de la mobilisation des financements et du suivi global des performances du secteur.
La Sonabel, en tant qu'opérateur technique du système électrique, doit contribuer globalement à garantir la fiabilité de la production, du transport et de la distribution de l'électricité. Elle doit intégrer progressivement les énergies renouvelables, gérer la stabilité du réseau, optimiser le dispatching et réduire les pertes techniques. Son rôle est déterminant pour assurer une alimentation électrique continue et de qualité, condition indispensable à toute transition énergétique.
L'ANEREE joue un rôle central dans la maîtrise de la demande d'énergie et dans la promotion de l'efficacité énergétique au Burkina Faso. Elle intervient dans l'élaboration et l'application des normes de performance énergétique, conduit des campagnes de sensibilisation auprès des ménages et des entreprises, et accompagne les acteurs dans l'adoption de pratiques et d'équipements plus économes. Elle supervise également les audits énergétiques, un outil clé pour identifier les gisements d'économie. Son rôle doit aussi s'étendre à la recherche appliquée, en développant et en testant des solutions énergétiques innovantes (comme des systèmes pilotes, des technologies émergentes, des modèles de gestion intelligente) qui pourront ensuite être déployées à grande échelle.
L'ABER, pour sa part, est responsable de l'électrification rurale et du développement des solutions décentralisées. Elle coordonne les mini réseaux, les systèmes hors réseau et les projets financés par l'État ou les partenaires techniques et financiers. Son action vise à réduire les inégalités territoriales et à garantir que la transition énergétique bénéficie également aux zones rurales.
Enfin, l'ARSE assure la régulation du secteur, la transparence et la protection des usagers. Elle encadre les tarifs, supervise les contrats, régule l'autoproduction et les producteurs indépendants, et veille à la qualité du service. En garantissant un cadre stable et équitable, elle favorise la confiance des investisseurs et protège les consommateurs.
A votre avis, que faudrait-il changer en priorité pour atteindre les objectifs nationaux du secteur énergétique ?
Atteindre les objectifs nationaux du secteur énergétique au Burkina Faso exige des transformations prioritaires à la fois techniques, institutionnelles et financières. La première urgence consiste à renforcer et moderniser le réseau électrique, encore fragile et insuffisamment préparé à accueillir une part croissante d'énergies renouvelables intermittentes. Le pays doit investir rapidement dans le renforcement des lignes de transport, la modernisation des postes, la digitalisation du réseau et la réduction des pertes techniques et commerciales.
La deuxième priorité est de placer l'efficacité énergétique au cœur de la stratégie nationale.
Des mesures simples et peu coûteuses (subvention à grande échelle de l'éclairage LED, promotion d'équipements performants, audits énergétiques dans l'industrie et le tertiaire) peuvent réduire rapidement la demande aux heures de pointe. Cette maîtrise de la demande allège la pression sur le réseau, améliore la qualité du service et limite les besoins d'investissements lourds en production. C'est l'un des leviers les plus rapides et les plus rentables pour stabiliser le système.
Troisièmement, le Burkina Faso doit construire un mix énergétique équilibré, pilotable et résilient. Le solaire et l'éolien doivent être développés de manière ambitieuse mais encadrée, en complément de centrales thermiques modernisées et de l'hydroélectricité. Le stockage d'énergie doit être introduit progressivement, en priorité sur les zones critiques du réseau, afin de lisser la production renouvelable, réduire les délestages et sécuriser l'approvisionnement.
Enfin, l'atteinte des objectifs nationaux ne peut être envisagée que si la collaboration entre ces institutions est fluide, transparente et fondée sur une compréhension claire des responsabilités de chacun. Le secteur énergétique burkinabè souffre souvent de chevauchements de missions, de rivalités institutionnelles et de difficultés de coordination qui ralentissent les réformes. Pour éviter ces écueils, chaque acteur doit travailler dans une logique de complémentarité, en partageant l'information, en harmonisant les plans d'action et en alignant leurs priorités sur une vision commune définie par l'État.
La DGE doit jouer pleinement son rôle de chef d'orchestre, la Sonabel et l'ABER doivent coopérer sur les questions de réseau et d'accès, l'ANEREE doit fournir des données fiables sur la demande, l'efficacité énergétique ainsi que les nouvelles technologies et l'ARSE doit garantir un cadre équitable qui encourage la performance de tous. Une gouvernance énergétique cohérente, fondée sur la confiance et la coordination, est indispensable pour accélérer la transition énergétique, optimiser les ressources publiques et offrir aux citoyens un service électrique fiable et durable.
Propos recueillis par Samirah Elvire Bationo
Lefaso.net
Le ministre des affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l'Extérieur, Karamako Jean Marie Traoré a accordé une audience ce lundi 12 janvier 2026 au Nonce Apostolique au Burkina Faso, Monseigneur Éric Soviguidi, indique le service communication du ministère. Les échanges entre le diplomate du Vatican et le Patron de la diplomatie burkinabè ont essentiellement porté sur l'engagement de l'Eglise aux côtés du gouvernement pour la prise en charge des personnes déplacées internes et la gestion des crises sociales et sécuritaires.
Monseigneur Éric Soviguidi a laissé entendre qu'au-delà de sa mission religieuse, l'Eglise catholique au Burkina Faso tout comme dans l'ensemble du Sahel, participe à l'accompagnement des populations pendant cette période que traverse la région et où le peuple en toute responsabilité a décidé de prendre son destin en main.
A cette audience, le Chef de la diplomatie burkinabè et le Nonce Apostolique ont tous les deux relevé la nécessité de travailler à l'assèchement des sources de financement du terrorisme, et l'urgence pour tous les pays de la sous-région d'avoir une perception commune et une même posture par rapport à ce phénomène. C'est en cela que ces pays pourront faire front commun et engager une synergie d'actions contre l'ennemi.
« Nous avons aussi échangé sur la collaboration internationale et le rôle que le Saint Siège peut avoir et la voix qu'elle peut porter pour que la crise au Sahel soit reconnue à sa juste valeur et traitée comme telle », a indiqué Monseigneur Éric à sa sortie d'audience. Il a aussi reconnu et salué les acquis déjà engrangés et les chantiers en cours en matière de développement du Burkina Faso tels que Faso Mêbo, tout en confiant que l'Eglise est engagée à soutenir cette initiative.
Après s'être présenté aux plus hautes autorités du pays, le Représentant du Saint Siège a signifié que la phase suivante de sa mission au Burkina Faso, consistera à aller au contact du terrain afin de mieux définir et articuler les actions à mettre en œuvre. Cette démarche a été fortement encouragée par le ministre des Affaires étrangères, qui a saisi l'occasion pour exprimer les attentes du gouvernement vis-à-vis des partenaires comme le Saint Siège. Il s'agit de contribuer à une prise en compte de la dimension réelle de la crise au Sahel et de donner de la voix pour qu'elle ne soit plus négligée et utilisée comme un instrument de politique étrangère par certains Etats essentiellement occidentaux.
www.lefaso.net
Source : DCRP/MAECR-BE
L'Ambassadeur des États-Unis au Burkina, Joann M. Lockard a rencontré ce 8 janvier 2026, à Washington, D.C., Kassoum Coulibaly, Ambassadeur du Burkina Faso aux États-Unis.
Selon l'ambassade des États-Unis au Burkina qui rapporte l'information, cette rencontre a été l'occasion pour la diplomate américaine de présenter ses vœux de bonne année à tous les Burkinabè et aborder officiellement la célébration du 250e anniversaire des États-Unis d'Amérique.
Les deux diplomates ont principalement échangé sur le renforcement du partenariat entre nos deux nations. Il a été notamment question des opportunités pour approfondir les relations bilatérales, promouvoir la compréhension mutuelle et faire avancer les priorités communes des peuples américain et burkinabè.
Source : Page Facebook de l'ambassade des États-Unis au Burkina
La Cour constitutionnelle a commencé, lundi 12 janvier 2026, la réception des cantines électorales issues des législatives du 11 janvier 2026.
130 cantines sur les 671 attendues dans le cadre des élections législatives du 11 janvier sont arrivées dans l'après-midi de ce lundi 12 janvier 2025 à la Cour constitutionnelle. Elles ont été acheminées par la Commission Electorale Nationale Autonome (CENA).
La livraison s'est déroulée sous la supervision du président de la Cour constitutionnelle, le professeur Dorothée Sossa. Il était entouré du vice-président, du secrétaire général, du directeur de cabinet et des rapporteurs adjoints.
Dès la réception, l'autorisation a été donnée pour lancer l'ouverture des plis. Les opérations ont aussitôt commencé dans les locaux apprêtés à cet effet.
Les cantines restantes sont attendues dans les prochaines heures. La Cour constitutionnelle a annoncé la proclamtion des résultats du scrutin pour le jeudi 15 janvier 2026.
M. M.
La Plateforme Electorale des Organisations de la Société Civile (PEOSC) a dressé, lundi 12 janvier 2026, un bilan globalement positif du double scrutin législatif et communal du 11 janvier dernier.
La PEOSC, coordonnée par WANEP-Bénin, a présenté les conclusions préliminaires de sa mission d'observation des élections législatives et communales couplées du 11 janvier dernier. « Les scrutins se sont déroulés globalement de manière pacifique », a indiqué la plateforme, soulignant que les électeurs ont voté dans « l'ordre et la discipline » dans près de 98% des postes observés.
Si le vote s'est déroulé dans le calme, des dysfonctionnements logistiques et des retards importants ont toutefois été relevés dans plusieurs centres.
« Dans 99,13% des 1044 postes de vote rapportés, le dépouillement a été fait, conformément à la loi. Il a été immédiat, public et ininterrompu, sans tension ni incident. Dans 97,21% des 1043 postes de vote, il s'est déroulé sans réclamation des partis en lice. Dans les cas où il y en a eu, elles ont été intégrées au procès-verbal à 99,04% », a indiqué la plateforme.
Les Béninois n'ont pas investi les urnes avec la même ferveur pour les deux scrutins, selon le constat fait par les 1200 observateurs déployés par la PEOSC. « Les données traitées renseignent sur une différence de taux de participation entre les deux scrutins laissant croire à une préférence pour les élections législatives », souligne la déclaration lue par Fatoumatou Batoko-Zossou.
La PEOSC a formulé une série de recommandations à l'endroit des différentes parties prenantes.
La CENA est invité à publier les résultats avec diligence et à garantir la disponibilité du matériel à temps pour les prochains rendez-vous électoraux.
À l'ANIP, la plateforme préconise une actualisation de la liste électorale incluant les demandes de transfert de centres de vote.
Les partis politiques sont exhortés à maintenir un climat apaisé et à recourir exclusivement aux voies légales en cas de contestation des résultats.
Aux forces de sécurité et aux populations, il est demandé de poursuivre la veille sécuritaire et citoyenne.
M. M.
Dans deux communiqués officiels publiés ce 12 janvier 2026, l'Agent Judiciaire de l'Etat, Gilbert Ulrich Togbonon, invite de toute urgence une soixantaine de personnes à se présenter, dès le 15 janvier, à l'antenne AJE à Porto-Novo sise dans l'enceinte de la Trésorerie Départementale de l'Ouémé en face de la gare routière d'Adjradocodji, pour récupérer des pièces les concernant. LISTE...
CIPRES-W SARL recrute au profit d'une société de la place les profils suivants :
N°
Poste
Profil exigé
Nombre de poste
1
Technico-commercial en mécanique
Missions principales
Ø Comprendre les besoins techniques des clients
Il est chargé d'analyser les besoins spécifiques des clients en mécanique (machines, pièces, systèmes) et évaluer les solutions possibles. Il doit maîtriser les caractéristiques techniques des produits pour proposer la bonne solution.
Ø Prospection et développement du portefeuille clients
Identifiér de nouveaux clients potentiels, de développer des contacts, et élargir son secteur d'activité Élaboration des offres et négociation
Il prépare des devis et des propositions commerciales, négocie les prix, les conditions et les délais avec les clients, tout en cherchant à préserver la rentabilité de l'entreprise.
Ø Suivi commercial et service après-vente
Après la conclusion de la vente, il assure le suivi de la commande, coordonne la livraison, aide à l'installation ou à la formation si nécessaire, et reste disponible pour l'assistance technique ou le service après-vente.
Compétences et qualités nécessaires
Compétences techniques
· Compétences techniques en mécanique
· Connaissance des produits, systèmes et processus
Compétences commerciales
· Techniques de vente, négociation, prospection et fidélisation.
· Rédaction de devis, offres et réponses aux appels d'offres.
· Suivi des commandes et gestion de portefeuille client.
Diplôme requis et
· Diplôme requis : BAC + 3, option mécanique ou électromécanique
· Expérience professionnelle de deux (02) ans
02
2
Technico-commercial en Eau
& Assainissement
Missions principales
Prospection et développement commercial
· Identifier et contacter de nouveaux clients (prospection).
· Développer et fidéliser un portefeuille clie.
· Participer à l'analyse du marché et à la veille concurrentielle pour détecter de nouvelles opportunités.
Conseil et expertise technique
· Analyser les besoins techniques du client (qualité de l'eau, dimensionnement, solutions d'assainissement, etc.).
· Proposer des solutions adaptées et argumenter techniquement leur pertinence par rapport aux besoins.
· Traduire les spécifications techniques entre le client et les services internes (bureau d'études, production…).
Élaboration et suivi des offres
· Réaliser des devis, chiffrages et propositions commerciales complètes.
· Répondre aux appels d'offres publics ou privés.
· Négocier les conditions commerciales avec les clients.
· Suivre le processus de commande jusqu'à l'exécution et le service après-vente.
Relation client et représentation
· Assurer un contact régulier avec les clients et prospects (visites, réunions, participation aux chantiers, démonstrations).
· Construire des relations de confiance durables pour fidéliser et obtenir des recommandations.
Reporting et collaboration interne
· Faire remonter les données commerciales, les feedbacks clients et les informations marché à la direction.
· Collaborer avec les équipes techniques, logistiques et administratives pour assurer la mise en œuvre des solutions proposées.
Compétences et qualités nécessaires
Compétences techniques :
· Connaissance des processus de traitement de l'eau et d'assainissement.
· Maîtrise des produits, équipements ou solutions vendus (hydraulique, qualité d'eau, traitement des effluents).
· Savoir interpréter des besoins techniques et proposer des solutions adéquates.
Compétences commerciales
· Techniques de vente, négociation, prospection et fidélisation.
· Rédaction de devis, offres et réponses aux appels d'offres.
· Suivi des commandes et gestion de portefeuille client.
Diplôme requis et Expérience
· BAC + 3 en Eau & Assainissement ou hydraulique
· Expérience professionnelle de deux (02) ans
01
3
Technico-commercial en Produits chimiques
Missions principales
Prospection et développement commercial
Conseil et expertise technique
Compétences et qualités nécessaires
Compétences Techniques
Compétences Commerciales
· Techniques de vente, négociation, prospection et fidélisation.
· Rédaction de devis, offres et réponses aux appels d'offres.
· Suivi des commandes et gestion de portefeuille client.
Niveau d'étude, formation et expérience
· BAC + 3 : Chimie, génie chimique, procédés industriels, ou équivalent
· Expérience professionnelle de deux (02) ans.
02
4
Technico-commercial en Télécommunication et Technologies
Missions principales
Prospection et développement du portefeuille clients
· Rechercher et identifier de nouveaux prospects et marchés.
· Développer et maintenir un portefeuille clients sur une zone géographique ou un segment donné.
· Participer à des événements professionnels, salons et rencontres avec les clients.
Conseil et accompagnement technique
· Comprendre précisément les besoins techniques et métiers des clients (réseaux, télécoms, technologies).
· Traduire ces besoins en solutions techniques pertinentes (produits, services, systèmes).
· Réaliser démonstrations techniques, expliquer des fonctionnalités complexes de manière accessible.
Compétences et qualités nécessaires
Compétences techniques
Compétences commerciales
Niveau d'étude, formation et expérience
· BAC + 3 en Réseaux & Télécommunication
· Expérience professionnelle de deux (02) ans
02
5
Technico-commercial en Équipements Spécifiques
Missions principales
Analyse des besoins clients
Conseil et présentation des produits
Prospection et développement de clientèle
Négociation commerciale
Suivi des projets et après-vente
Compétences clés
Compétences Techniques
Compétences Commerciales
· Prospection & négociation.
· Écoute client et argumentation persuasive.
· Gestion de portefeuille clients.
Niveau d'étude et expérience
- BAC + 3 en Commerce, Marketing, Économie
- Expérience professionnelle de trois (03) ans
02
6
Assistant (e) en gestion commerciale
Missions principales
Ø Support administratif
Ø Support à l'équipe commerciale
Ø Relation client
Ø Suivi commercial
Niveau d'étude et expérience
- BAC + 3, option marketing
- Expérience professionnelle de deux (02) ans
01
7
Caissier
- CAP en comptabilité
- Expérience professionnelle de deux (02) ans
01
8
Comptables
- BAC G2 en comptabilité
- Expérience professionnelle de deux (02) ans
04
09
Gestionnaire Comptable
- BAC + 3, option : comptabilité
- Avoir une expérience professionnelle de trois (03) ans
01
10
Assistant juridique – fiscaliste
- BAC + 3 en droit des affaires et fiscale
- Avoir une expérience professionnelle de trois (03) ans
01
11
Assistant en audit interne
- BAC + 3 en finance comptabilité, contrôle et audit
- Expérience professionnelle de trois (03) ans
01
12
Secrétaire de direction
- BAC + 2, option secrétariat bureautique
- Expérience de deux (02) ans
02
Conditions de candidature
Peuvent prendre part à ce recrutement, les candidats des deux (02) sexes âgés de 18 ans au moins et de 40 ans au plus au 31 décembre 2025, titulaires de diplôme requis à la date de clôture du dépôt des dossiers et remplissant les conditions d'aptitudes physiques et mentales exigées pour l'exercice de l'emploi postulé et n'ayant pas fait l'objet d'une condamnation d'une peine d'emprisonnement ferme de trois (03) mois au moins ou avec sursis de dix-huit (18) mois au moins.
Dépôt des dossiers de candidature
Les dossiers de candidature seront reçus en ligne en fichier unique avec l'intitulé du poste en objet et envoyé à l'adresse suivante : cipresrecrutement26@gmail.com
Date limite des dépôts de candidatures : 18 janvier 2026.
Composition des dossiers de candidatures
Les dossiers de candidatures sont composés des pièces suivantes selon la chronologie suivante :
– Un curriculum vitae (CV) précis et concis, (deux pages maximum)
– Une lettre de motivation (maximum une page)
– Les diplômes requis (seuls les diplômes exigés dans l'annonce seront acceptés)
– Les attestations ou certificats de travail ou de stage ou tout autre document attestant l'expérience du candidat
– La Carte Nationale d'Identité Burkinabè (CNIB) ou du passeport en cours de validité.
Procédure de recrutement :
Le recrutement se déroulera en trois (03) phases.
– Une phase de présélection sur dossier ;
– Une phase de test écrit/pratique ;
– Une phase d'entretien oral.
NB : Seuls les candidats / candidates retenus à chaque étape du processus du recrutement seront contactés pour la suite.
Les candidats admissibles seront soumis à une enquête de moralité avant validation de leur admission définitive.
Conditions spécifiques aux postes :
Lieu d'affectation : Ouagadougou
Date de prise de service : plus tard un mois après le recrutement
Durée des contrats de travail : CDI assorti d'une période d'essai.
Poste : Ingénieur des Travaux en Génie Civil (H/F)
Dans le cadre du renforcement de ses équipes techniques, une société privée de la place, évoluant dans le secteur du Bâtiment et des Travaux Publics (BTP), recrute un Ingénieur des Travaux en Génie Civil.
Lieu du poste : Ouagadougou, Burkina Faso
Type de contrat : Contrat à Durée Déterminée (CDD)
Missions principales :
Sous l'autorité de la Direction Générale, l'Ingénieur en charge des Travaux aura pour missions de :
– Assurer le suivi, le contrôle et la supervision des travaux de génie civil ;
– Participer à la conception technique et architecturale des ouvrages ;
– Réaliser les études techniques et le dimensionnement des structures (notes de calcul) ;
– Élaborer les devis quantitatifs et estimatifs ;
– Mettre en place et suivre les plannings d'exécution des travaux ;
– Veiller au respect des normes techniques, des délais, des coûts et de la qualité ;
– Rédiger les rapports techniques et états d'avancement ;
– Monter les dossiers de soumission aux Appels d'offres ;
– Coordonner et /ou diriger les équipes de chantier
Profil recherché :
Formation :
• Être titulaire au minimum d'une Licence professionnelle en Génie Civil ; un Master en Génie Civil ou en cours serait un atout.
Expériences :
• Justifier d'une expérience professionnelle avérée dans le suivi et l'exécution de projets de construction (bâtiments, ouvrages de génie civil, infrastructures) ;
• Une expérience en gestion de projet ou en production industrielle liée au BTP serait appréciée.
Compétences techniques :
• Bonne maîtrise du dimensionnement des structures ;
• Compétences en analyse technique et contrôle des travaux ;
• Maîtrise des outils informatiques et logiciels techniques :
• AutoCAD, Archicad, Robot Structural Analysis, MS Project, Pack Office ;
• Connaissance des procédures de passation et d'exécution des marchés (atout).
Qualités personnelles : Rigueur, sens de l'organisation, esprit d'analyse et bonne capacité de communication et d'adaptation ;
Composition du dossier :
• Une lettre de motivation ;
• Un curriculum vitae détaillé, sincère, daté et signé assorti de trois (03) noms de personnes de référence ;
• Une copie légalisée du diplôme exigé ;
• Une copie non légalisée des attestations de formation et des documents justifiant l'expérience professionnelle.
Modalités de candidature
Les personnes intéressées sont invitées à envoyer leur CV détaillé et une lettre de motivation à l'adresse suivante : Email : ipsp.recrutement@gmail.com (Date limite de dépôt des candidatures : 16 janvier 2026)
NB : Le processus de recrutement se déroulera en plusieurs étapes (analyse des dossiers et entrevue).
Son Excellence le Ouidi Naaba Kiba et famille à Ouagadougou ; le Kilwin Naaba et famille ; le Nabiga de Toessin et famille ; Monseigneur Séraphin Rouamba, émérite ; les notables de Yaktenga ; les grandes familles NIKYÈMA et PITROIPA ; les familles Rouamba, Bembamba, Kaboré, Ilboudo, Ouédraogo, Zoungrana, Balkouma, Coéfé, et Nabolé à Ouagadougou ; les frères : Patrick, Innocent, Éric, Richard et Wilfried ; les familles alliées : Kafando, Tamini, Sigué, Soré et Tapsoba ;
Sa Majesté Naaba Guiguempolé, Dima de Zoungran-Tenga, Roi de Tenkodogo ; le Fodg Naaba de Tenkodogo ; la grande famille IBRIGA ; les grandes familles Tougouri, Sourgou, et Damiba à Latodin, Ouagadougou, Koupéla et Nakalbo ;
Madame NIKYÈMA Céline Juliette, née IBRIGA à Ouagadougou,
Les enfants :
Goulwendin Alexia Bernadette NIKYÈMA à Ouagadougou,
Léonidas Tengsibri NIKYÈMA à Toronto,
Renouvellent leurs sincères remerciements et leur profonde gratitude pour les soutiens multiformes lors du rappel à Dieu le 29 Juillet 2024 de leur fils, beau-fils, époux, père, frère, et beau-frère,
NIKYÈMA Théophane Marie-Xavier
Ancien Fonctionnaire des Nations Unies à la Retraite
Et vous informent de la tenue de ses funérailles chrétiennes à l'église Notre Dame des Apôtres de la Patte d'Oie selon le programme suivant :
Vendredi 16 Janvier 2026 : veillée de prière à 20h
Samedi 17 Janvier 2026 : grande messe à 8h
“Ils ne sont pas absents, ils sont à côté de nous, sous le voile, plus présents que jamais” – Saint Augustin
Union de prières
La grande famille DABOU à Dinan ; Poro ; Touba ; Kiko ; Buakuy ; Kolonkan ; Pia ; Bankoumani Ouagadougou ; Bobo-Dioulasso ; Bouaké (cote d'ivoire).
Les grandes familles KIENOU ; DAKUYO ; COULIBALY ; TRAORE ; DEMBELE ; KIOKO à Kienekuy ; Maoulena ; Mandara ; Ouarokuy ; Sakuy ; Bourio ; Djibasso ; Ourouko ; Nouna ; Pouytenga ; Mankuy ; Dédougou ; Ouagadougou et Bobo-Dioulasso.
Sa majesté le Chef de Canton de Dédougou
La grande famille KOUSSOUBE ; DRABO ; ZERBO ; BORO ; PARE à Tougan ; Toma ; Ouagadougou ; Bobo-Dioulasso ; Bamako (mali).
Les familles alliés KONE ; TAMINI ; N'DO ; COULIBALY ; TASSEMBEDO ; DIALLO ; BONZI ; ZOU ; DOUGOURI ; YAMEOGO à Ouagadougou ; Bobo-Dioulasso ;Dédougou ; Koudougou ; Bamako (mali).
La veuve DABOU/KOUSSOUBE TOBO CARINE et leurs enfants Dabou sary Serge Moïse, Dabou samou Daniel à Ouagadougou et Dabou Samuel au Canada.
Profondément touché par les nombreuses marques de sympathie, de solidarité de soutien (morale, spirituel, matériel et financier) ; voudraient exprimés leurs reconnaissance et leurs remerciements à toutes les personnes qui de près ou de loin ont contribués par leurs actions multiformes et de soutien lors du rappel à Dieu de leurs Fils, époux, père, frère, oncle, beau frère et ami ; monsieur DABOU ABEL, Précédemment en service à MOOV BURKINA ; survenu le 28/09/2025 à Ouagadougou suivi de l'inhumation le jeudi 02 Octobre à Dinan.
Leurs remerciements s'adressent particulièrement à :
MOOV BURKINA
Ses Promotionnaires du CCL de Nouna et de la SALLE
Au promotionnaire de la veuve du Lycée mixte de Gounghin
A l'amical de la cité de Zagtouli
Aux voisins
Au dristrict sanitaire de Boulmiougou
Au CMU de Zagtouli
Au Csps de Tintilou Nord
A la communauté de l'église Bethléem Mahanaim
Aux autorités communales de Djibasso et de Madouba
A Mr OUEDRAOGO DG JOC-ER / SA
A Mr ZOUNGRANA Jean Claude
A Mr GUIRO ABOUBACAR
Ils s'excusent au près de ceux qui n'ont pas pu être cité.
La Cour constitutionnelle a indiqué que les résultats des élections communales et législatives du 11 janvier seront rendus publics au plus tard le jeudi 15 janvier. L'annonce a été faite, lundi 12 janvier 2025, par le président de l'institution, Dorothé Sossa.
La Cour constitutionnelle attend encore la réception des cantines en provenance de la Commission Electorale Nationale Autonome (CENA), à l'issue des élections couplées communales et législatives du dimanche 11 janvier dernier.
« Le travail n'a pas encore commencé », a expliqué Dorothé Sossa, le président de la Cour constitutionnelle. Il a toutefois assuré que les équipes sont opérationnelles et prêtes à entrer en action dès leur réception.
Le président de la Cour constitutionnelle a détaillé les différentes étapes prévues : réception et ouverture des cantines, examen des plis, dépouillement par les membres de la Cour avec l'appui de leurs collaborateurs, puis traitement et consolidation des données par voie informatique.
Selon lui, le processus aurait pu être engagé plus tôt si les premières cantines avaient été réceptionnées. « Nous aurions déjà des éléments concrets », a-t-il relevé.
Dorothé Sossa a rassuré de ce que la proclamation des résultats interviendra dans les délais prescrits par la loi électorale. Les résultats seront proclamés au plus tard le jeudi 15 janvier, selon le président de la haute juridiction.
M. M.
Le Tribunal de Commerce de Cotonou a rendu une ordonnance le 6 janvier 2026 dans une affaire opposant, un emprunteur et sa caution d'une part, à la société Bénin Micro Finance SA (BMF SA), ORABANK Bénin SA et BANK OF AFRICA (BOA-BENIN) SA d'autre part. Les plaignants contestaient des saisies-attribution de créances jugées abusives et illégales, pratiquées sur leurs comptes bancaires en juillet 2025.
Léon K. E., un commerçant béninois, avait contracté un prêt de 20 millions FCFA auprès de la société Bénin Micro Finance SA (BMF SA) pour développer son activité de vente de produits congelés.
Madou E. D., technicien prothésiste, s'était porté caution hypothécaire en affectant un immeuble non bâti pour garantir le prêt.
En août 2025, les deux (emprunteur et caution), saisissent le Tribunal de Commerce de Cotonou. Les plaignants accusent Bénin Micro Finance SA d'avoir procédé à une saisie-attribution illégale et abusive sur leurs comptes bancaires dans les livres respectifs de ORABANK Bénin SA et BANK OF AFRICA (BOA-BENIN) SA pour un montant de 9 757 065 FCFA.
L'emprunteur, alléguant des difficultés financières dues à des pertes causées par une panne de camion transporteur, n'a pas pu honorer l'intégralité des ses échéances. Mais le solde de la créance du prêteur se serait réduit à 3 454 015 FCFA.
Pour le Tribunal, le montant de la saisie-attribution excédait largement le montant dû. Le montant n'était pas déterminé ou déterminable avec certitude, comme l'exige l'article 153 de l'Acte uniforme portant organisation des procédures simplifiées de recouvrement et des voies d'exécution. De plus, il a été établi que Madou E. D., en tant que caution hypothécaire, n'était pas personnellement et solidairement débiteur de la créance. Son engagement se limitait à la valeur de l'immeuble hypothéqué, et non à ses avoirs bancaires.
La saisie-attribution pratiquée est, par conséquent, une « mesure totalement abusive, dépourvue de toute base légale ».
Le Tribunal a ordonné, le 06 janvier 2026, la levée « des saisies-attribution de créances pratiquées les 16 et 17 juillet 2025 sur les comptes » de Léon K. E. et de Madou E. D. « dans les livres de la BANK OF AFRICA (BOA-BENIN) SA et de la société ORABANK BENIN SA sous astreinte comminatoire de cent mille (100 000) francs CFA par jour de résistance à compter de la signification de la présente décision ».
La société Bénin Micro Finance SA a été condamnée à « payer » à Madou E. D., la caution hypothécaire, dont les comptes avaient été saisis pour un montant de 7 285 785 FCFA, « la somme de deux millions (2 000 000) francs CFA à titre de dommages-intérêts en réparation du préjudice causé par la saisie abusive », selon l'Ordonnance N°002/2026/CPP3/S5/JEX/TCC.
Le Tribunal a rejeté la demande de Léon K. E., estimant qu'il n'avait pas subi de préjudice réel, les sommes saisies sur ses comptes (3 454 015 FCFA) étant largement inférieures au montant de sa dette reconnue.
Les demandes de paiement de frais irrépétibles formulées par les deux parties ont été rejetées.
M. M.