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Mis à jour : il y a 1 mois 2 semaines

Retour de Blaise Compaoré : Une condition pour la paix, selon une OSC

mar, 30/06/2020 - 00:22

Il n'y a qu'un seul homme capable de sortir le Burkina Faso du bourbier des attaques terroristes : C'est Blaise Compaoré, en fuite en Côte d'Ivoire. C'est la conviction d'une association appelée « Mouvement pour le retour de Blaise Compaoré » qui a animé une conférence de presse ce 29 juin 2020 à Ouagadougou. Les conférenciers s'opposent aussi à l'extradition du frère de leur homme providentiel. Pour eux, François Compaoré qui se réfugie en France, ne doit pas être remis aux autorités de son pays, parce que la justice n'est pas indépendante.

A chaque Organisation de la société civile son objectif. Pour celle-là, c'est le retour de Blaise Compaoré ou rien. Le « Mouvement pour le retour de Blaise Compaoré » et de tous les exilés politiques croit dur comme fer que c'est cela qui va sortir le Burkina Faso de sa situation peu envieuse, avec des attaques terroristes à répétition depuis 2016. Le retour de leur champion et des autres qui ont fui le pays, suite à l'insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 est la clé de la réconciliation, de l'unité et du retour de la paix.

Selon les conférenciers, depuis l'accession au pouvoir de Roch Kaboré, le Burkina ne cesse de sombrer dans le chaos. Environ 3000 morts (civils et Forces de défense et de sécurité), 580 attaques terroristes et 1 500 000 personnes déplacées, la perte du contrôle de certaine partie du territoire national. Mamadou Abdel Kader Traoré le coordonnateur du mouvement soutient qu'en 27 ans de gestion du pouvoir, Blaise Compaoré a su éviter ces calamités à son pays.

Foi des conférenciers, l'ancien président a manifesté sa volonté de regagner son pays, « dans des conditions apaisées » pour travailler au retour de la sécurité et de la restauration de l'intégrité territoriale. Mais cette offre semble être tombée dans l'oreille d'un sourd.

« Le régime de Roch se complait dans sa carapace orgueilleuse qui cache mal son incapacité pendant que chaque jour compte son nombre de victimes du terrorisme. C'est cruel d'emprisonner des populations innocentes dans une longue et harassante guerre alors qu'une alternative est proposée par la sagesse », clame Mamadou Abdel Kader Traoré.

François Compaoré victime d'un acharnement ?

Un autre dossier dans lequel le mouvement joue les avocats, c'est celui de l'extradition du frère de leur champion. Poursuivi dans l'assassinat du journaliste Norbert Zongo, le frère cadet de l'ancien président, François Compaoré est dans le viseur de la justice française qui pourrait le renvoyer dans son pays, afin qu'il réponde des accusations portées contre lui. L'homme se bat bec et ongle pour échapper à cette extradition. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il a désormais des avocats.

Mamadou Abdel Kader Traoré et ses camarades voient en cette affaire, un « acharnement politico-judiciaire ». Ils craignent que le frère du président, une fois dans son pays, soit confronté à une « justice partiale, aux ordres et actionnée par une politique revancharde ».

Pour les conférenciers, la justice Burkinabè en son état actuel n'est pas en mesure de garantir à François Compaoré un procès équitable. « Il y a de quoi douter fortement de l'impartialité de la justice dans cette affaire quand manifestement elle ne respecte ses propres lois dont elle est supposée prononcer, mais également instruit un dossier unilatéralement à charge sur la base de témoignages sélectifs et aux origines douteuses », s'offusque le coordonnateur.

Il dénonce au passage, un deal politique entre les présidents Kaboré et Macron. « Nous disons à la France, qu'elle engagera sa responsabilité en cas d'extradition de François Compaoré concernant tout traitement inhumain et dégradant dont ce dernier pourrait être victime une fois aux mains du régime Kaboré », a poursuivi le principal animateur de la conférence de presse.

Alors que les élections présidentielle et législative se profilent à l'horizon, le « Mouvement pour le retour de Blaise Compaoré » soutient qu'il est impossible de tenir les élections à la date prévue dans remettre en cause le principe constitutionnel du suffrage universel. Parce que, foi du mouvement, l'intégrité territoriale du pays n'est pas garantie. Et dans cette situation, il ne peut y avoir des élections en écartant les citoyens des zones occupées. Tenir des élections dans cette situation, serait une manière de cautionner tacitement l'annexion des localités par les terroristes.

Tiga Cheick Sawadogo
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Catégories: Afrique

« Coalition Rupture » : Une nouvelle alliance politique pour rompre avec la mal gouvernance au Burkina

mar, 30/06/2020 - 00:20

Un collectif de cinq partis politiques était face à la presse ce lundi 29 juin 2020. Objectif, porter à la connaissance de l'opinion publique, la création de l'alliance politique dénommée « Coalition Rupture ». Cette coalition entend incarner les aspirations du peuple burkinabè, notamment la rupture avec la mal gouvernance. Le collectif est composé de l'Alternative patriotique panafricaine/Burkindi, du Mouvement patriotique pour le salut (MPS), du parti Progressiste unis pour le renouveau (PUR), du Rassemblement des écologistes du Burkina Faso (RDEBF) et de l'Union pour la renaissance démocratique/Mouvement sankariste (URD/MS).

Rupture avec la mal gouvernance, renouvellement de la classe politique et avènement d'une gouvernance de travail vertueuse et de progrès au service de la nation entière. Ce sont les trois objectifs majeurs autour desquels s'articule le projet politique commun de l'Alliance politique dénommée « Coalition Rupture ». La coalition entend faire bouger les lignes politiques et ouvrir d'autres alternatives au bénéfice du peuple, par la « libération du champ politique d'acteurs anciens largement dépassés et corrompus ».

Tour à tour, les représentants de la coalition ont dénoncé l'incohérence et le tâtonnement du régime en place. Selon eux, toutes les crises ont pour dénominateur commun la faillite d'un régime qui manque de vision. La situation est devenue critique, laissant percevoir l'effritement et l'abandon d'une partie du territoire. Face à ce chaos, une vraie rupture s'impose.

Des journalistes

En effet, la « Coalition Rupture » a fait remarquer que depuis 1991, le bouillonnement du climat politique repose sur l'exigence d'une démocratie véritable et le renouvellement de la classe dirigeante. Or, ces trois dernières décennies, le champ politique reste monopolisé par les mêmes acteurs en manque d'inventivité et de créativité. « Notre coalition pense que le peuple burkinabè ne peut sortir de la régression dans laquelle ce cartel politique l'a plongé sans une offre politique qualitative et durable », a soutenu le président du Rassemblement des écologistes du Burkina Faso (RDEBF), Adama Séré.

Concernant les échéances électorales à venir, la coalition estime qu'elles doivent se tenir à la date prévue. Les acteurs ont été invités à tout mettre en œuvre pour garantir la tenue d'élections démocratiques. Pour la « Coalition Rupture », ces élections constituent un tournant décisif pour l'émergence de nouvelles dynamiques et de nouvelles alternatives.

Le président des Écologistes du Burkina Faso, un des membres de la coalition rupture, Adama Séré

« Le Burkina Faso vit la crise la plus grave de son existence depuis la reconstitution de la Haute-Volta en septembre 1947, en passant par les deux conflits frontaliers qu'il a vécus en 1974 et en 1985. Le constat montre une crise multidimensionnelle et profonde », constatent les conférenciers.

Pour opérer la rupture, les partis politiques qui composent la « Coalition Rupture » comptent présenter une candidature unique à l'élection présidentielle, et des listes communes aux législatives et aux municipales sur l'ensemble du territoire national. Au nom du changement, la coalition appelle tous les patriotes à se mobiliser afin de créer les conditions d'une véritable rupture dans la gouvernance du pays. Dans les jours à venir, la coalition compte initier une série d'activités dont un « forum sur la rupture », pour approfondir le diagnostic de la gouvernance actuelle.

Présidium

La construction de l'alliance politique ayant conduit à la naissance de la « Coalition Rupture » a été entreprise depuis mai 2019.

O.I.
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Catégories: Afrique

Présidentielle de 2020 : Peut-être l'élection la plus importante de la 4e République

mar, 30/06/2020 - 00:15

Pour ceux qui en douteraient encore, l'hystérie déclenchée par la photo officielle du président du Faso sur l'ambulance utilisée lors de la cérémonie de remise du premier lot des 300 ambulances promises lors de la campagne électorale de 2015 puis inscrites au PNDES, montre à souhait que classe politique comme société civile burkinabè ont déjà la tête aux élections, envers et contre tout.

Et cela tombe plutôt bien, tant la donne a changé depuis 2015…

Les principaux thèmes de campagne en 2015 étaient l'approfondissement de la démocratie, l'effectivité des libertés individuelles et collectives, et la relance économique, tant l'économie du pays avait souffert de l'instabilité politique des deux années précédentes.

Aucun des candidats n'avait perçu l'importance de l'enjeu sécuritaire malgré la situation malienne et les premiers actes terroristes au Burkina cette année-là…

Depuis, ce quinquennat a été émaillé de plusieurs crises :

Une crise sécuritaire qui se double de plus en plus en conflits communautaires pour l'accès à la terre et à l'eau, avec des massacres à caractère ethnique dans l'impunité la plus totale, résultant à près d'un million de déplacés internes en insécurité alimentaire.

Des allégations d'exactions, d'emprisonnements arbitraires de centaines de présumés terroristes, et d'exécutions extra-judiciaires. Le tout avec de fortes présomptions de corruption la hiérarchie militaire et d'implication des FDS dans des trafics liés au terrorisme.

Un front social en ébullition, et agité par des syndicats qui semblent être passés de la dérive corporatiste à la dérive séditieuse dans l'indifférence générale.

Une justice que nous avons voulue indépendante et qui semble plutôt être devenue folle et en roue libre comme le montrent l'affaire des retenues sur salaires des magistrats pour faits de grève, le conflit entre le Barreau et le procureur Poda, l'affaire xxxxxx, et l'incapacité du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) à assumer son rôle.

La multiplication des scandales financiers, impliquant parfois des magistrats comme dans le cas de la mairie de Ouagadougou et du juge Narcisse.
Une situation économique déjà dégradée qui n'échappera pas à la crise économique mondiale suite à la pandémie de Covid-19.

Une campagne électorale tombe donc à point nommé pour faire des choix sur l'ensemble de ces sujets vitaux.
Mais jusqu'à présent, le débat se limite aux chances statistiques de victoire des principaux candidats à la présidentielle, sur la seule base de la force de frappe financière des uns et des autres.

Le contenu programmatique n'est pas le sujet.
Le moment venu, c'est-à-dire le mois que dure la campagne officielle, chacun nous présentera un "projet de société" qu'il aura fait rédiger comme un simple exercice académique, à un comité d'experts connaissant les enjeux pour les Partenaires techniques et financiers (PTF).

Car, à l'évidence, ces factums sont à destination extérieure !

La situation nationale est caractérisée par cette double schizophrénie : insatisfaction/léthargie, polémiques/silence sur les enjeux majeurs.
La société civile, vivace en 2014-2015, n'est plus que l'ombre d'elle-même alors qu'elle est le vrai moteur du changement dans un environnement où les tenants du pouvoir politique, économique et militaire n'ont pas vraiment changé malgré l'Insurrection…

Ainsi peut-on entendre le maire de la capitale discuter le plus naturellement du monde avec le démarcheur d'un juge corrompu sur la somme à payer pour faire classer un dossier de marché public de plusieurs milliards sur lequel pèse une forte odeur d'irrégularité, mais aussi et surtout des moyens de "nuire au journal" qui a osé sortir l'affaire, et de stratégie de "déstabilisation de la justice" sans que la société civile et les organisations professionnelles des médias ne montent au créneau et portent plainte.

On s'indigne, on se marre, et on passe à autre chose.

Ainsi, le principal leader syndical du pays peut-il menacer de profaner des tombes, de déterrer des morts, et d'enchaîner des tombes sans que même les chefferies coutumières et religieuses supposées garantes de nos valeurs et de nos traditions ne pipent mot !

Si on ne discute pas de ces sujets à cinq mois des élections, à quoi nous serviront ces élections ?

Les premiers chiffres des opérations d'enrôlement de la CENI sont plutôt encourageants contre toute attente, vu la crise sécuritaire, la crise sanitaire, et le désenchantement.

Cela démontre que le peuple burkinabè s'est enfin majoritairement rallié à l'idée selon laquelle tout changement qualitatif durable passe désormais par les urnes.

Depuis sa création, le fichier électoral sera bouleversé comme il ne l'a jamais été.

Les "parts de marché" et les repères habituels des partis politiques classiques seront brouillés.

Il y a une fenêtre d'opportunités pour approfondir les acquis de l'insurrection.
Mais pour en tirer parti, il nous faudra nous remobiliser et nous organiser comme en 2013-2014.

Mais nous n'y arriverons pas tant que chacun restera dans ses petits calculs pour tirer son épingle du jeu.

Au rythme où vont les choses, il n'y aura bientôt plus de jeu du tout !

L'économiste et militant Dr Ra-Sablga Seydou Ouédraogo a récemment publié un passionnant article intitulé "La patrie ou la mort, nous voterons !", dans le journal français de gauche, L'humanité. Article repris par le doyen de la presse burkinabè, L'Observateur Paalga.

J'invite vivement ceux qui ne l'ont pas lu à le faire.
Comme à son habitude, il y décrit avec clarté et lucidité la drôle de situation dans laquelle nous sommes.

Il est encore temps. Les Burkinabè sont en train de s'enrôler massivement pour voter, ou pour avoir une abstention comptabilisée.
Offrons-leur la possibilité d'une alternative.

Hope this helps.

Maix.

Catégories: Afrique

Développement rural : Plus de 5 milliards de francs CFA prévus pour 481 microprojets

mar, 30/06/2020 - 00:10

Le chef de l'Etat, Roch Kaboré, a présidé, ce lundi 29 juin 2020, la cérémonie de remise des conventions de cofinancement des investissements des collectivités territoriales par le programme national de développement rural productif (PNDRP) au titre de l'année 2020. Les investissements prévus s'élèvent à plus de 5 milliards de francs CFA.

Tous les acteurs des collectivités territoriales sont unanimes : le Programme national de gestion des terroirs 2 (PNGT 2) a permis de réduire la pauvreté en milieu rural à travers la réalisation d'infrastructures économiques et la gestion durable des ressources naturelles. En vue de consolider ces acquis engrangés et satisfaire les besoins en investissements structurants exprimés par les collectivités territoriales, le gouvernement, sur instruction du président du Faso, a mis en place un nouveau projet qui est le projet national de développement rural productif (PNDRP). C'est dans le cadre de cet outil que s'est tenue la remise des conventions de cofinancement des investissements des collectivités territoriales.

En attendant la mise en place d'un instrument pérenne de développement local

Dans son discours lu par le ministre en charge de l'Agriculture, Salifou Ouédraogo, le président du Faso, Roch Kaboré, a indiqué que le PNDRP qui a une durée de deux ans est une sorte de transition en attendant de trouver une solution définitive au financement du monde rural dans les différentes régions. En effet, 313 conventions ont été signées pour le financement de 481 microprojets dont 456 communaux et 25 régionaux. Pour l'année 2020, les investissements prévus s'élèvent à 5 578 077 570 francs CFA soit 5 117 975 480 F CFA pour les commune rurales et 460 102 090 F CFA pour les conseils régionaux.

Plus de 400 millions pour la région du Sahel

Venu représenter le président du conseil régional du Sahel, Lompo Idrissa, a reçu des mains du président du Faso, la convention de cofinancement pour le conseil régional qui s'élève à 76 556 000 F CFA contre 336 061 850 F pour les communes rurales de la région du Sahel. Le financement concerne 28 microprojets et il est attendu entre autres 23,4 tonnes de céréales pour les déplacées internes, 234 kits alimentaires pour les déplacés internes, 4 logements pour enseignants et infirmiers, 14 forages, 34 boutiques.

Acquisitions et réalisations prévues

Au total, les investissements prévus dans toutes les régions concernent les acquisitions de 20 tracteurs équipés, 11 motoculteurs, 202 motopompes, 394 charrues, 57 charrettes, 71 800 kg d'engrais. Il y a entre autres aussi la réalisation de 237 forages, 270 salles de classe dont 189 salles équipées, 23 magasins d'intrants agricoles, 6 marchés à bétail, 10 comptoirs de vente de produits agricoles et de produits forestiers non-ligneux.

Selon le président du Faso, l'un des objectifs souhaités avec le PNDRP est d'accroitre la possibilité de financement des communes rurales à travers la mobilisation de ressources vis-à-vis des partenaires techniques et financiers. « Nous devons nous atteler à préparer de façon correcte les dossiers de manières à ce que les collectivités puissent bénéficier de moyens nécessaires à leur épanouissement », a-t-il conclu.

HFB
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Catégories: Afrique

Cour des comptes : Un procureur général et deux conseillers installés

mar, 30/06/2020 - 00:05

Le premier président de la Cour des comptes, Jean Emile Somda, a procédé à l'installation de trois membres de sa structure, au cours d'une audience solennelle ce lundi 29 juin 2020, à la Cour de cassation de Ouagadougou. Il s'agit du procureur général près la Cour des comptes et de deux conseillers.

Le magistrat Tézougou Mathieu Kohio est désormais le nouveau procureur général près la Cour des comptes du Burkina Faso. Ce lundi 29 juin 2020, il a été officiellement installé, au cours d'une audience solennelle qui a connu la présence des acteurs des instances judiciaires du Burkina.
Fort de ses 35 ans d'expérience en tant que magistrat, Tézougou Mathieu Kohio a occupé plusieurs postes au ministère de la Justice. Le plus récent, c'était celui de conseiller à la Cour des comptes.

Thomas Ouédraogo et Magloire Dabré (en toge rouge) ont prêté serment avant de siéger au poste de conseiller à la Cour des comptes

Selon le premier président de la Cour des comptes, Jean Emile Somda, compte tenu de son expérience, le nouveau procureur général « va beaucoup apporter à la Cour des comptes, car c'est un excellent choix ». Dans son discours d'installation, le procureur général Kohio n'a pas manqué de présenter « les points saillants » de sa vision pour « relever le défi de la modernisation du parquet général et répondre aux exigences légitimes de nos concitoyens ». Résumée en quatre principaux axes, la vision du procureur consiste, dans un premier temps, à réorganiser et dynamiser le parquet général. « Ma démarche à ce niveau va consister en un renforcement des capacités des membres du parquet général », a-t-il indiqué.

Le premier président de la Cour des comptes, Jean Émile Somda (au milieu), a présidé les deux audiences

« La Cour des comptes n'est pas connue des populations »

« On gagne en équipe ou on perd en équipe ». Ce sera le crédo de Tézougou Mathieu Kohio dans son deuxième axe qui va concerner la synergie d'actions avec le siège. Le nouveau procureur général veut également animer un cadre de concertation avec les parquets des autres juridictions. Il s'agit, entre autres, des Cours d'appel, des institutions de contrôle telles que l'Autorité supérieure de contrôle de l'Etat et de Lutte contre la corruption (ASCE-LC) et les inspections générales des finances.

Le nouveau procureur général près la Cour des comptes, Tézounou Mathieu Kohio

Et pour que toutes ces actions soient connues du grand public, Tézougou Mathieu Kohio compte miser sur la communication comme quatrième axe de sa vision. « Mon ressenti est que la Cour [des comptes] n'est pas connue des populations, encore moins ses activités », a-t-il déclaré.

L'installation du procureur général Tézougou Mathieu Kohio a été suivie d'une autre audience pour la prestation de serment de deux nouveaux conseillers à la Cour des comptes. Il s'agit de Thomas Ouédraogo et de Magloire Dabré, tous deux inspecteurs de trésor.

La photo de famille

Le bâtonnier de l'Ordre des avocats du Burkina, Paulin Salembéré, présent à cette cérémonie d'installation et de prestation de serment, a félicité le nouveau procureur général près la Cour des comptes.

Cryspin Masneang Laoundiki
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Coronavirus au Burkina : 3 nouveaux cas (dont 2 cas importés) à la date du 27 juin 2020

mar, 30/06/2020 - 00:00

Le Burkina Faso a enregistré 03 nouveaux cas de Covid-19 à la date du 27 juin 2020. Parmi ces nouveaux cas, 02 ont été importés et 01 transmis communautairement notamment de Ouagadougou.

Ce sont 196 échantillons qui ont été analysés parmi les voyageurs, les volontaires, les personnes vulnérables, les cas suspects et les tests de contrôle.

Mais la bonne nouvelle, c'est qu'il y a eu 03 nouvelles guérisons enregistrées portant le nombre total à 838. Quant au nombre actif, 71 cas sont sous-traitement.

De ce fait, le Burkina enregistre depuis le 09 mars 2020, 962 cas confirmés dont 626 hommes et 336 femmes.
Aucun décès n'a été enregistré à ce jour. L'on note toujours les 53 décès.

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Tentatives de fraudes à l'enrôlement : « La majorité a peur de perdre le pouvoir. Mais elle va le perdre », prédit le président du CDP, Eddie Komboïgo

lun, 29/06/2020 - 23:55

Annoncé candidat pour la présidentielle de novembre 2020, Eddie Komboïgo, président du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), s'est enrôlé ce lundi 29 juin 2020 au sein de l'école communale de Zogona, sise à quelques encablures de son domicile, dans l'arrondissement N°5, Ouagadougou

C'est accompagné d'une forte délégation, que le président du CDP est arrivé au point d'enrôlement de l'école communale de Zogona. Salutations d'usage, puis place est prise devant le dispositif des opérateurs de kits qui ont élit domicile dans une des salles de classe. Une dizaine de minutes après, le prétendant recalé à la dernière présidentielle (novembre 2015, il avait été frappé par la loi d'exclusion), sésame en main, se confie : « J'ai l'habitude de m'enrôler au Passoré (région du nord, ndlr), notamment dans mon village, pour sensibiliser la population de la localité à participer toujours au vote. Mais comme vous le savez, je suis candidat du CDP à l'élection présidentielle, il serait donc bon que je me rapproche de la cité, de la ville de Ouagadougou, que je sois-là ; parce qu'à tout moment, je pourrais être interpellé par-ci ou par-là. C'est raison pour laquelle, j'ai décidé de voter à Ouagadougou, notamment à quelques 200 mètres de mon domicile »

Eddie Komboïgo brandissant sa carte d%27électeur

Ayant fait le constat d'une timidité dans l'enrôlement (aucun citoyen n'a été aperçu devant les opérateurs, au moment de son passage), Eddie Komboïgo n'a pas voilé son sentiment. « Je suis inquiet ; parce que nombre de Burkinabè sont déçus de la gestion actuelle du gouvernement. Ils se disent que l'attitude qu'il faut avoir, c'est de les boycotter, en ne s'enrôlant pas. Je crois que c'est une erreur, il faut que chaque Burkinabè joue son rôle ; il a un droit de vote, qu'il puisse l'exprimer. Lorsqu'on n'est pas content, on l'exprime dans les urnes », avise l'ancien député.

D'où son « appel solennel » à l'ensemble des Burkinabè, notamment ceux du Kadiogo (Ouagadougou), du Houet (Bobo-Dioulasso) et du Yatenga (Ouahigouya) où se déroule actuellement le processus, à sortir massivement pour s'enrôler.

« La (meilleure) manière de dire à un gouvernement qu'on n'est pas d'accord avec lui, c'est avec le bulletin de vote dans les urnes. Il faut que les Burkinabè puissent voter massivement. Ce qui va donner une légitimité au choix qu'ils auraient opéré, pour pouvoir gérer le pays dans les cinq années à venir. Alors, s'ils veulent qu'il y ait un changement, il faut aller s'enrôler et voter. S'ils ne veulent plus vivre une telle misère, il faut qu'ils aillent s'enrôler puis voter. S'ils veulent revoir le Burkina se relancer économiquement, il faut qu'ils aillent s'enrôler et voter. S'ils veulent retrouver la paix, il faut qu'ils donnent la légitimité à celui qui sera voté en novembre prochain, en allant élire la personne de leur choix pour qu'elle puisse avoir la légitimité pour prendre des décisions vigoureuses pour amener la paix et le développement dans notre pays », convainc l'homme d'affaires, Eddie Komboïgo.

Répondant à une question sur les tentatives de fraudes signalées çà et là, le candidat confie que son parti a invité ses militants à rester vigilants et à se départir de tout comportement de fraudes. « Nous avons parlé à nos militants, de ne pas transporter d'autres militants pour aller s'enrôler. Vous pouvez les aider, les orienter à retrouver les bureaux de vote, mais pas de transports. Nous n'avons pas peur de quoi que ce soit. Ce n'est pas le cas de la majorité actuelle qui a peur de perdre le pouvoir. Mais elle va perdre le pouvoir ; parce qu'elle n'a rien foutu pendant cinq ans. Nous vivons cette misère, cette situation que le Burkina n'a jamais vécue depuis les indépendances. Les Burkinabè ne sont pas dupes ; ils ont fait confiance à une équipe, qui les a déçus. Pour se maintenir (au pouvoir, ndlr), ils ramassent des gens, qu'ils changent de localité pour se faire enrôler. C'est puni par nos textes. C'est donc un appel à chacun, de ne pas se laisser embarquer dans un véhicule ou par tout autre moyen que ce soit pour aller s'enrôler. Il faut s'assumer personnellement », interpelle le président du CDP, M. Komboïgo.

Doigt orienté vers la majorité (présidentielle), il adresse : « il faut arrêter, si elle veut que les élections se passent dans la paix, dans la transparence et de manière inclusive. Nous avons voté les lois ensemble, il faut donc les appliquer dans leur stricte rigueur. Il ne faut pas abuser du patrimoine de l'Etat (vous avez vu les cars utilisés étaient de fond rouge) ; des populations transportées du Boulkiemdé au Kourwéogo pour se faire enrôler. Cela n'est pas bien et nous dénonçons l'attitude de la majorité et la condamnons fermement. Il faut que la raison regagne l'ensemble des partis, aussi bien de la majorité que de l'opposition où il y a moins de dénonciations et qui se comporte d'une manière exemplaire ».

Lancé le 23 juin 2020, l'enrôlement dans ces localités prend fin le 9 juillet 2020.

O.H.L
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Allaitement maternel exclusif : C'est parti pour la campagne nationale « Plus fort avec le lait maternel uniquement »

lun, 29/06/2020 - 23:50

La ministre de la Santé, Pr Claudine Lougué, a lancé, ce lundi 29 juin 2020, la campagne nationale « Plus fort avec le lait maternel uniquement ». Une campagne initiée par l'UNICEF et Alive & Thrive pour promouvoir l'allaitement maternel exclusif pendant les six premiers mois de vie de l'enfant.

Grâce Kiéma est mère de deux enfants dont le deuxième a tout juste 45 jours. Pour son deuxième bébé, tout comme pour le premier, elle a opté pour l'allaitement maternel exclusif jusqu'à six mois. Un choix logique, selon la jeune maman, au regard des bienfaits de l'allaitement maternel exclusif. Elle affirme que ses enfants ne souffrent d'aucune maladie infantile et, en plus, c'est très économique, puisqu'elle n'achète pas le lait. Son témoignage, elle l'a rendu à la cérémonie de lancement de la campagne nationale « Plus fort avec le lait maternel uniquement ».

Pr Claudine Lougué indique que l'allaitement maternel exclusif permet de lutter contre les maladies diarréhiques

Malheureusement, malgré tous les bienfaits et avantages de l'allaitement maternel exclusif jusqu'à six mois, au Burkina Faso comme dans les autres pays du Sahel, de nombreuses mamans continuent encore de donner de l'eau aux nourrissons de moins de six mois pour, disent-elles, étancher leur soif à cause des températures élevées. Pourtant, selon l'OMS (Organisation mondiale de la santé), le lait maternel couvre tous les besoins et notamment ceux en eau du nourrisson jusqu'à six mois.

C'est une pratique très ancrée dans les habitudes des mamans ; pourtant, l'on constate depuis quelques années, que les choses commencent à changer lentement. En effet, entre 2012 et 2018, les chiffres indiquent une diminution de la pratique, qui est passée de 58,5%, soit six nourrissons sur dix, à 42,5%, soit quatre nourrissons sur dix, qui reçoivent de l'eau avant l'âge de six mois. Sur la même période, la proportion des tisanes données aux nourrissons a baissé, passant de 21,5% à 7,5%.

les Participants à la cérémonie de lancement de la campagne

Au regard des chiffres assez encourageants, il convient donc de maintenir les efforts pour que l'allaitement maternel exclusif jusqu'à six mois soit très largement pratiqué. Et c'est ce à quoi répond cette campagne nationale « Plus fort avec le lait maternel uniquement », initiée par l'UNICEF. Il s'agit, à travers cette campagne, de renforcer les actions de communication pour l'élimination de l'eau donnée aux nourrissons de moins de six mois à la place du lait maternel.

Cela peut être possible si « les femmes qui allaitent reçoivent les informations adéquates et bénéficient du soutien nécessaire de la part de la famille, de la communauté, des professionnels de santé ainsi que sur le lieu de travail », a indiqué Dr Anne Vincent, représentante de l'UNICEF au Burkina Faso. A cela, dit-elle, il faut ajouter le fait que « les actions visant la protection de l'allaitement peuvent être améliorées par l'adoption de textes légaux appropriés visant la réglementation de la commercialisation des substituts du lait maternel, l'allongement de la durée du congé de maternité et la mise en place d'espaces d'allaitement sur les lieux de travail. » C'est donc un véritable travail de plaidoyer à tous les niveaux qui est engagé, pour que l'allaitement exclusif s'intègre dans les habitudes des mamans burkinabè.

Dr Anne Vincent, Représentante de l'UNICEF au Burkina Faso plaide pour la prise de dispositifs législatifs favorisant l'allaitement maternel exclusif

Pour atteindre son objectif, l'UNICEF peut compter sur le Larlé Naaba Tigré, qui a parrainé la cérémonie de lancement de la campagne « Plus fort avec le lait maternel uniquement ». « Conscient du rôle important de l'allaitement dans le maintien de la santé de l'enfant et de la mère, le bien-être familial et le développement économique, je puis vous assurer que je renouvelle mon engagement et mon soutien à la lutte contre la malnutrition à travers la promotion d'une bonne alimentation en général et de l'allaitement exclusif en particulier », a-t-il déclaré.

La ministre de la Santé, Pr Léonie Claudine Lougué, qui a présidé la cérémonie de lancement de la campagne, n'est pas en reste. Elle rappelle que l'allaitement maternel exclusif permet de lutter contre les maladies diarrhéiques. « Quand vous donnez de l'eau et on ne maîtrise pas l'hygiène de l'eau que nous donnons à nos enfants, quand nous donnons des décoctions dont on ne maîtrise pas l'hygiène, on expose les enfants aux maladies diarrhéiques. »

Mme Kiéma Grâce invite les autres mamans à pratiquer l'allaitement maternel exclusif qui n'a que des avantages

Pour la ministre, l'allaitement maternel exclusif est autant bénéfique pour la santé de l'enfant que pour celle de la mère ; « c'est moins de travail, c'est moins d'argent dépensé ». C'est pourquoi, elle ne manque pas d'appeler toutes les femmes à pratiquer l'allaitement maternel exclusif. L'objectif, c'est d'atteindre, à l'horizon 2025, 80% de mères qui pratiquent l'allaitement maternel exclusif pendant les six premiers mois de vie de l'enfant.

Justine Bonkoungou
Lefaso.net

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Crise sécuritaire dans le Sahel : Les filles vivent dans la peur, selon un rapport de Plan international et de l'UNFPA

lun, 29/06/2020 - 23:45

En prélude au lancement sur le plan international du rapport intitulé « Les filles dans la crise : Voix du Sahel », les responsables de l'ONG Plan international Burkina Faso étaient face à la presse ce 29 juin 2020. Ce rendez-vous avec les journalistes a été animé par le directeur du développement des programmes et de l'influence de Plan international Burkina Faso, Claude Kané, entouré de sa collègue Rasmata Ouédraogo, responsable du programme des urgences humanitaires, et de Dr Dalomi Bahan, spécialiste de suivi-évaluation à l'UNFPA. Ils ont voulu ce cadre d'échanges pour faire connaître le fruit des travaux de recherche menés par Plan international et l'UNFPA, en collaboration avec le Centre pour le genre et les catastrophes, et l'Institut pour la réduction des risques et des catastrophes de l'Université College de Londres.

Ces travaux de recherche ont été menés auprès de 800 filles et adolescentes de 10 à 19 ans, qui subissent les conséquences de la crise sécuritaire et humanitaire que traversent le Burkina Faso et le Mali. « C'est un rapport assez important qui a permis de donner la voix à la jeune fille au niveau du Burkina Faso et du Mali. Sur le plan national, nous avons interrogé les filles déplacées qui ont donné leurs préoccupations et leurs besoins spécifiques », a expliqué le directeur du développement des programmes et de l'influence de Plan international Burkina Faso, Claude Kané.

Des résultats des travaux de recherche, il ressort que la crise sécuritaire compromet l'accès des filles à l'école. Et lorsqu'elles ne vont plus à l'école, elles sont exposées à beaucoup de risques, notamment les violences basées sur le genre, selon le conférencier du jour. Ce rapport en donne des illustrations concrètes.

Des témoignages issus d'entretiens, des filles et adolescentes interrogées décrivent comment les normes sociales et de genre en vigueur au sein de leurs familles et de leurs communautés leur donnent le sentiment d'être impuissantes face à ces défis. « Le mariage nous effraie. Nous avons peur d'être mariées à un homme qui nous battra », confie une fille d'un groupe de discussion de filles de 15 à Bomborokuy, au Burkina Faso. « Souvent, nous ne pouvons pas faire ce que nous voulons parce que nous ne nous appartenons pas », a renchéri une autre d'un groupe de discussion de filles de 10 à 14 ans, à Kongoussi. L'on retient aussi que dans les zones de l'étude, les questions de mariage précoce, de travaux forcés, de filles victimes de violences physiques se sont multipliées.

Faire des filles des actrices de changement

Au regard de ce qui précède, M. Kané estime que l'heure est maintenant à l'action. C'est pourquoi, dit-il, « nous avons porté la voix de ces filles de sorte que l'ensemble de la communauté humanitaire puisse connaître leurs préoccupations et agir maintenant ». De son côté, Plan international Burkina, à l'instar de l'UNFPA, a engagé plusieurs actions en faveur de ces filles.

Dans le domaine de l'éducation, par exemple, cette organisation a ouvert des centres d'éducation temporaire au profit des jeunes filles pour qu'elles puissent continuer à apprendre. Il y a également des programmes qui protègent la jeune fille contre les violences basées sur le genre. A ce sujet, des centres spécifiques sont ouverts dans les régions du Centre-Nord et de la Boucle du Mouhoun.

En rappel, le rapport « Les filles dans la crise : Voix du Sahel » sera lancé le mardi 30 juin 2020 sur le plan international, à travers une table ronde. Au Burkina Faso, plusieurs activités sont prévues pour la dissémination du présent rapport. « Le 2 juillet 2020, nous inaugurons une exposition de photos ouverte à tous et à toutes. Nous avons voulu innover à travers ces écrans qui feront défiler les portraits grand format et des textes qui seront autant de témoignages des jeunes filles qui ont participé aux travaux de recherche au Burkina Faso et au Mali. Toujours le 2 juillet, nous proposerons une conférence-débat. Le 3 Juillet 2020, le ministre de l'Action humanitaire, Marie Laurence Ilboudo/Marshall, va présider la cérémonie officielle de lancement du rapport sur le plan national », a dévoilé M. Kané.

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

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Burkina Faso : Le ministère du Commerce dévoile le dynamisme des investissements

lun, 29/06/2020 - 23:40

Au cours d'un déjeuner de presse organisé le lundi 29 juin 2020, le ministère du Commerce, de l'Industrie et de l'Artisanat a rendu compte de la conjoncture sur la dynamique des investissements au Burkina Faso et les perspectives de consolidation et de développement dans le contexte de la relance économique post-crise sanitaire. En 2019, l'investissement privé a atteint 1296,6 milliards de F CFA au Burkina Faso, contre 567,4 pour le public. Toutefois, les investissement privé et public pourraient être impactés significativement en 2020 en raison de la pandémie de Covid-19.

L'économie burkinabè a désormais une forte dynamique d'investissements grâce aux multiples réformes entreprises par le gouvernement et les efforts de promotion du tissu industriel, a exposé le ministre en charge du Commerce, Harouna Kaboré, qui a présidé la rencontre avec la presse.

Le ministre face aux micros de la presse

Selon lui, de 2016 à 2019, il y a eu un regain d'intérêt pour la création d'entreprises au Burkina Faso. En effet, de 11 661 entreprises créées en 2016, le pays est passé à 13 137 en 2019. Cette augmentation s'explique par le dynamisme du secteur privé, selon le ministre Harouna Kaboré, mais surtout par les mesures prises par le gouvernement en matière de facilitation de création d'entreprises. Ces mesures sont entre autres l'adoption du nouveau code des investissements qui a réduit d'un quart la somme exigée pour les PME et PMI, la mise en place d'un nouveau guichet du Centre de formalités des entreprises (CEFORE), la baisse du capital minimum pour la création d'une SARL, etc.

Le code des investissements par exemple a permis passer de 38 entreprises agréées en 2016 pour un investissement total de 370 milliards de F CFA, à 106 entreprises agréées en 2019 pour un investissement total de 8 494 milliards de F CFA. Le total des entreprises agréées au code des investissements sur la période est de 283, pour un investissement total de 9 759 milliards environ. Le code minier, quant à lui, a permis de passer de dix mines industrielles en 2016 à seize mines en 2019, soit quinze mines d'or et une mine de zinc.

Les participants

La création d'entreprises de 2016 à 2019 a été de 50% dans le domaine du commerce, 43% dans le domaine des services, 4% dans l'artisanat et 3% dans l'industrie. L'objectif des réformes et actions, selon le ministre, est de parvenir à au moins 10% des entreprises créées qui relèvent du secteur industriel. Des efforts ont été consentis dans le domaine de l'industrie agro-alimentaire, des énergies renouvelables et du coton.

Pour Harouna Kaboré, dans la dynamique des actions entreprises, en plus des usines actives ou en cours dans le secteur du coton et textile, il y a celles de la transformation de la tomate, pour laquelle il y a déjà trois sites de production identifiés dans la région Nord du Burkina (Ouahigouya, Gourcy et Yako). Plusieurs autres actions sont en cours, selon le ministre, qui soutient que le paysage industriel va être profondément modifié d'ici à 2023.

Le ministre en charge du Commerce, Harouna Kaboré, en train de livrer son exposé

Cependant, il existe toujours des contraintes à l'investissement, nuance le ministre Harouna Kaboré. Ces contraintes sont liées à la situation sécuritaire et ensuite à la maladie à coronavirus. De janvier à mai 2020, il y a eu 4 077 entreprises créées. Un faible taux dû à la crise sanitaire. Au niveau structurel, l'insuffisance de capital humain, d'infrastructures de base, les difficultés d'accès au financement pour les PME/PMI, l'insuffisance et le coût de l'électricité, le coût élevé du transport, la non-application des textes réglementaires et les longs délais d'obtention des licences d'affaires sont autant de contraintes pour l'investissement. Ce sont des défis, selon le ministre, qui restent à relever.

Plusieurs structures privées, semi-étatiques et sous tutelle du ministère du Commerce ont pris part à ce déjeuner de presse. Il y avait au présidium, en plus du ministre, le vice-président de la Chambre de commerce et d'industrie et les directeurs généraux de l'Agence burkinabè des investissements, du Développement des industries et de la Maison de l'entreprise. Le vice-président de la Chambre de commerce et d'industrie, Sekou Oumar Doumbia, a annoncé la création prochaine d'une microfinance pour appuyer les PME et PMI qui ont des difficultés à se trouver du financement sur le marché.

Les participants au déjeuner

Des structures qui ont bénéficié des avantages du code des investissements y ont également pris part. Entre satisfaction et suggestions, ces structures ont marqué leur volonté de voir les choses se poursuivre dans cette lancée. La Pro Pharm est une entreprise qui fournira très prochainement des médicaments « made in Burkina ».

Selon son directeur général, Palinwindé Armel Coefe, ce sont certaines matières premières qui sont attendues pour voir ces produits sur le marché. L'entreprise a bénéficié, dans le cadre du code des investissements, d'avantages à hauteur de 7 milliards environ. Des avantages qui permettront, selon le ministre Harouna Kaboré, de rentabiliser plus de 9 milliards pour le pays.

Le ministre se dit convaincu que le paysage industriel connaîtra une nette amélioration à l'horizon 2023. « Le Burkina est leader en matière de production de coton en Afrique, et même d'or. Le leadership recherché à présent, c'est celui de la transformation des matières premières », s'exclame-t-il. L'objectif de cet exposé, selon lui, est aussi d'amener le secteur privé à distinguer les secteurs sur lesquels il y a des potentiels besoins d'investissement, tels que le textile, la transformation de la tomate, etc., et surtout de s'approprier les projets du ministère du Commerce, de l'Industrie et de l'Artisanat, pour lesquels la mise en œuvre sera plus de leur ressort.

Etienne Lankoandé
Lefaso.net

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Musique : Sa Majesté Askoy, virtuose du rap burkinabè

lun, 29/06/2020 - 23:35

Il est en bonne place dans l'écurie du rap burkinabè. Sans complexe et sans faux fuyant il met le doigt là où ça fait mal. Ses punchlines ne laissent guère indifférents : « Zida ne va plus au zoo », « le Rok » ou encore « Ninwendé ». Dans un entretien qu'il nous a accordé, mardi 24 juin 2020, celui qui se dit engagé nous parle entre autres des artistes qui l'ont inspiré, de l'influence qu'a eu son père sur sa carrière, de son dernier album « Kibaré » bien apprécié des mélomanes sur les réseaux sociaux. Vous l'aurez reconnu, il s'agit bien de Sa Majesté Askoy. Bonne lecture.

Cliquez ici pour lire aussi Imilo lechanceux : De la danse, il explose dans la musique

Herman Bassolé
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Cohésion sociale au Burkina : La contribution des chefs coutumiers et traditionnels sollicitée

lun, 29/06/2020 - 23:30

Le ministère de l'Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Cohésion sociale est soucieux du vivre-ensemble au Burkina Faso. C'est pourquoi il a initié des rencontres régionales avec les chefferies coutumières et traditionnelles des différentes régions du pays. L'objectif de ces rencontres est de renforcer la cohésion sociale dans la pratique des valeurs coutumières et traditionnelles dans toutes les contrées du pays. C'est la ministre déléguée chargée de la Décentralisation et de la Cohésion sociale, Madiara Sagnon, qui a procédé au lancement officiel de l'atelier de concertation ce lundi 29 juin 2020, dans la ville de Banfora, région des Cascades.

Selon la ministre déléguée chargée de la Décentralisation et de la Cohésion sociale, Madiara Sagnon, le Burkina Faso continue de faire face aux défis de la paix, de la sécurité, de la santé et de la démocratie. Elle estime que ces facteurs sont indispensables et déterminants pour son développement économique et social. C'est pourquoi elle a souligné que l'objectif visé à travers ces concertations est de mutualiser les connaissances et savoir-faire pour une mise en œuvre concertée des différentes initiatives en matière de cohésion sociale, centrées sur les pratiques coutumières et traditionnelles du Burkina Faso.

Le présidium

En effet, au Burkina Faso, la chefferie coutumière et traditionnelle est reconnue par tous comme la plus ancienne institution de gouvernance endogène des populations auprès desquelles elle occupe toujours une place importante. Elle a survécu à l'Etat colonial et aujourd'hui encore sa présence dans l'Etat démocratique postcolonial reste une réalité qui ne saurait être occultée. Ainsi, les chefferies coutumières et traditionnelles ont souvent constitué un vivier de personnalités au sein duquel l'administration publique s'est tantôt trouvé des auxiliaires ou tantôt des personnes ressources pour la résolution de certaines crises sociales et politiques.

« Les chefs coutumiers et traditionnels, au regard de leur proximité avec la population, et en tant que force de rassemblement et de mobilisation du fait de leur légitimité et de leur pouvoir de cohésion sociale, constituent un maillon fort dans le dispositif interne de prévention et de gestion des conflits. Ils constituent le levier sur lequel l'Etat pourrait s'appuyer pour mettre en œuvre toutes les actions visant à la consolidation de la paix et de la cohésion sociale », a indiqué Madiara Sagnon.

La ministre déléguée chargée de la décentralisation et de la cohésion sociale, Madiara Sagnon

C'est ainsi que le ministère en charge de la Cohésion sociale a décidé de rencontrer l'ensemble des responsables coutumiers et traditionnels pour un dialogue inclusif dans le but de préserver la paix et de consolider la cohésion sociale. Cette première rencontre à Banfora regroupe les chefferies coutumières et traditionnelles des régions des Cascades, des Hauts-Bassins et du Sud-Ouest. Il s'agira pour les participants, d'identifier les obstacles du vivre-ensemble dans leurs différentes régions qui vont servir à jeter les bases d'un cadre stratégique et opérationnel de promotion de la cohésion sociale dans notre pays.

Plus spécifiquement, il s'agira, entre autres, de faire connaître aux participants la nécessité de vivre ensemble malgré les pratiques coutumières et traditionnelles différentes, de définir le rôle de la chefferie coutumière et traditionnelle en tant que médiateur dans la prévention et la gestion des conflits, de faire connaître aux chefs coutumiers et traditionnels le rôle qui est le leur dans le développement économique et social du Burkina Faso et de promouvoir l'animation de la vie culturelle au sein des royaumes et cantons. Par ailleurs, cette rencontre servira de cadre de concertation entre l'Etat et la chefferie coutumière et traditionnelle.

Les chefs coutumiers et traditionnels présents à la rencontre

Plusieurs communications sont prévues. La première portera sur la cohésion sociale et le rôle des chefs coutumiers et traditionnels dans la prévention et la gestion des conflits, la deuxième sur « Les remous sociaux et incivisme : quelles contributions des chefs coutumiers et traditionnels pour un climat social apaisé ? ». La troisième sera axée sur la contribution des chefs coutumiers et traditionnels dans la promotion des pratiques culturelles positives pour le renforcement de la cohésion sociale et la dernière sur l'historique des principautés autonomes et leur rôle dans la consolidation de la paix et le vivre-ensemble avec les autres royaumes du Burkina Faso. Un rapport-synthèse sera produit à l'issue des concertations.

Les participants de la rencontre de concertation regionale

Le choix de la cité du Paysan noir pour le lancement de cette plateforme de dialogue avec les gardiens des traditions traduit à l'évidence, une marque de confiance et de considération pour cette commune qui est en pleine mutation pour accueillir les festivités du 11-Décembre 2020. « Nous avons choisi Banfora pour le lancement de l'axe 1 de ces concertations régionales en tenant compte des festivités du 11-Décembre prochain dans la région. Au niveau du gouvernement, nous avons décidé d'accompagner cette région pour plus de visibilité dans le cadre des festivités », a-t-elle expliqué. Avant de formuler le vœu pour que « de cette rencontre, jaillissent des recommandations capables de canaliser toutes les forces positives pour une cohésion sociale renforcée dans un Burkina Faso de paix, de tolérance et de pardon réconcilié avec lui-même ».[ Cliquez ici pour lire l'intégralité ]

Romuald Dofini
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Conflits fonciers au Sahel : Un atelier pour faire des propositions de solutions

lun, 29/06/2020 - 23:25

Les élus de la région du Sahel étaient réunis en atelier, ce lundi 29 juin 2020 à Ouagadougou, pour débattre des enjeux fonciers en lien avec l'insécurité. Cette rencontre, placée sous le thème « Conflits fonciers au Sahel : la réponse des populations comme solution à la lutte contre le terrorisme », est une initiative du Centre parlementaire canadien à travers le Programme commun d'appui à l'Assemblée nationale. L'atelier a été présidé par Hamidou Yonaba, responsable du Centre parlementaire canadien, et Bassirou Ly, député du Yagha.

Une cinquantaine de personnes, toutes issues de la région du Sahel, ont pris part à cet atelier qui a eu pour thème : « Conflits fonciers au Sahel : la réponse des populations comme solution à la lutte contre le terrorisme ».
A l'ouverture de l'atelier, Halidou Yonaba, responsable du Centre parlementaire canadien, a expliqué qu'il s'agit de réfléchir aux enjeux fonciers dans le Sahel, en vue de faire des propositions en faveur de la paix. « Nous voulons que les élus fassent des propositions qui doivent être prises en compte à l'Assemblée nationale », a précisé Halidou Yonaba. Les propositions issues de l'atelier serviront de base à l'adoption de lois en matière de foncier.

Les élus du Sahel participants à l'atelier

Pour Bachirou Ly, député du Yagha, la question du foncier est une préoccupation légitime dans la région du Sahel. Une question qui préoccupe autant les populations que les élus de la localité. Le député a donc invité les participants à s'ouvrir afin que ressortent des propositions pour une gestion efficiente des conflits fonciers dans la région.

Le député Ousmane Alpha a aussi laissé entendre qu'il y a un lien entre les conflits fonciers et la crise sécuritaire. Pour lui, les propositions issues de l'atelier permettront de « s'approcher au mieux de nos populations pour un dialogue communautaire sur le foncier ». Ousmane Alpha pense que trouver des solutions aux conflits fonciers, c'est trouver des solutions aux questions sécuritaires.

Le présidium , au milieu du député, Bachirou Ly, et à gauche, Hamidou Yonaba

Au-delà de l'atelier, il est prévu des débats radiophoniques enregistrés en langues locales, afin que les populations puissent être sensibilisées à la question du foncier. Ces émissions seront enregistrées au sein de la Radio du parlement.

Edouard Kamboissoa Samboé
Lefaso.net

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Prévention de la radicalisation : Les forces vives du Zondoma se concertent

lun, 29/06/2020 - 23:00

L'Association monde rural (AMR) a organisé à Gourcy, chef-lieu de la province du Zondoma, dans la région du Nord, un Espace de dialogue et d'interpellation communautaire regroupant les acteurs politiques et les organisations de jeunesse. L'activité, qui s'est tenue le jeudi 25 juin 2020, a été placée sous la présidence de Ouo Abibata Bamouni Traoré, haut-commissaire de la province du Zondoma, et le parrainage de sa Majesté Naaba Baongo, chef du canton de Gourcy.

Les représentants des structures de jeunesse, des organisations de la société civile, des partis politiques, des coutumiers, des religieux et des forces de défense et de sécurité de la province du Zondoma ont eu des échanges directs autour d'un Espace de dialogue et d'interpellation communautaire. Cette activité s'inscrit dans la cadre d'un projet dénommé « Jeune Activité » qui est mis en œuvre par l'Association monde rural (AMR) dont l'objectif est la promotion de la cohésion sociale et la lutte contre la montée de la radicalisation qui touche de plein fouet notre pays, et particulièrement la région du Nord.

Après la cérémonie d'ouverture, les participants ont eu droit à une communication sur la situation sécuritaire dans la région du Nord, présentée conjointement par le directeur provincial de la police nationale, Pascal Ilboudo, et le commandant de la Brigade de la gendarmerie de Gourcy, Yacouba Birba. Des conflits communautaires et des attaques terroristes ayant engendré des morts, des blessés et des milliers de déplacés dans la région du Nord, tel est le sombre décor planté par les responsables de la sécurité.

De l'avis du commissaire Pascal Ilboudo, faire face à une telle situation nécessite une bonne collaboration entre les Forces de défense et de sécurité (FDS) et les populations civiles. C'est pourquoi, il a, dans un premier temps, dépeint les difficultés liées à cette collaboration avant de rappeler que l'instauration d'une relation de confiance basée sur le rapprochement, l'écoute et la reconnaissance mutuelles sont les meilleures stratégies. Les communicateurs du jour termineront par des conseils pratiques dans la lutte contre l'insécurité et le renforcement de la cohésion sociale.

Se prononçant sur le rôle et la responsabilité des jeunes dans la prévention et la gestion des conflits, le président du Conseil provincial de la jeunesse du Zondoma, Souleymane Bologo, a plaidé pour une implication des jeunes dans le processus de construction et de consolidation de la paix et la cohésion sociale. S'adressant à ses pairs, il les a invités à être des acteurs de développement et des artisans de paix.

Eviter la manipulation politique

Se former, s'engager réellement en politique, se trouver une occupation sont entre autres des stratégies que les jeunes se proposent d'adopter afin d'échapper aux achats de consciences et à la manipulation des politiques. Dans les échanges sur le rôle et la responsabilité des acteurs politiques dans la prévention et la gestion des conflits communautaires, ces derniers ont été invités à faire preuve d'honnêteté tout en privilégiant l'intérêt général dans le processus de conquête et de gestion du pouvoir d'Etat.

Au terme des débats, des recommandations ont été formulées en faveur du renforcement de la paix et de la cohésion sociale. On retiendra entre autres l'intégration du renseignement dans les programmes d'alphabétisation en faveur des communautés de base, le rejet de l'achat des consciences, l'engagement politique des jeunes, la création d'un cadre de concertation entre les OSC et les acteurs politiques.

Exprimant sa satisfaction de la tenue de cet espace de dialogue, Amadou Wangré, coordonnateur national de l'AMR, a remercié l'ONG Oxfam à travers l'ambassade Royale du Danemark pour le soutien financier apporté à l'activité. Il a annoncé la tenue prochaine de cadres de promotion de la paix dans plusieurs communes.

Yann NIKIEMA
Lefaso.net

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Réseaux sociaux : L'UPC dément tous les messages de propagande tendant à dénigrer son président

lun, 29/06/2020 - 19:53

Dans ce communiqué ci-dessous le secrétariat national à l'information et à la communication (SNIC) de l'union pour le progrès et le changement (UPC) apporte un démenti sur tous les messages circulant ces derniers jours sur les réseaux sociaux. Des messages qui, selon le communiqué, ont tendance à dénigrer le président de l'UPC, Zéphirin Diabré.

Depuis quelques jours, les réseaux sociaux sont infestés de messages de propagande tendant à dénigrer l'Union pour le Progrès et le Changement (UPC) et, particulièrement, le Président Zéphirin DIABRE. Des spots vidéos, des caricatures et des montages vidéos grotesques véhiculent des fakenews au sujet de l'UPC et de son candidat à la présidentielle.

Après une analyse rigoureuse et un recoupement des informations, le Secrétariat national à l'information et à la communication (SNIC) de l'UPC a établi avec certitude que cette campagne de dénigrement est l'œuvre du régime en place. En effet, sur le réseau social Facebook, les fakenews anti-UPC et anti-CDP sont publiées en exclusivité sur une page de soutien au candidat Roch Marc Christian KABORE. L'administrateur de ladite page se permet même de la sponsoriser pour booster la propagande.

Vomi par le peuple burkinabè, décrié de toutes parts pour son incompétence notoire ayant causé des hécatombes er ses pillages successifs qui relèvent du terrorisme économique, le régime du MPP découvre de plus en plus qu'il perdra le pouvoir le 22 novembre prochain au profit de l'UPC.

Les gangsters du MPP sont donc prêts à tout pour conserver le pouvoir, comme on l'a vu avec les tentatives de fraudes électorales à travers le pays.
Mais comment décrédibiliser l'UPC et son premier leader Zéphirin DIABRE qui sont propres et jouissent d'une bonne renommée aux yeux des Burkinabè ? Les laboratoires du pouvoir ont eu l'ignoble idée de mener cette campagne d'intoxication.

Par exemple, l'un de leurs arguments que l'on voit avancer sur une de ces publications, c'est que le Président Zéphirin DIABRE serait financé par des puissances étrangères dans le but de piller les mines du Burkina Faso.
Le SNIC tient à apporter un démenti formel à ces allégations. En effet, le Président Zéphirin DIABRE a quitté ses fonctions internationales dans le secteur minier depuis plus de 10 ans.

M. DIABRE a travaillé comme haut dirigeant dans plusieurs structures internationales (Harvard, PNUD, Areva) parce qu'il est très compétent. C'est une fierté pour le Burkina Faso que ses enfants aient des compétences à revendre au monde.

De par cette brillante carrière internationale venue s'ajouter au parcours honorable qu'il a eu au gouvernement du Burkina Faso, M. DIABRE connait la voie du développement du Burkina mieux que n'importe lequel des caciques du MPP, que personne n'est venu embaucher quand le Président Blaise COMPAORE les a chassés de son régime.

Opposant intraitable qui a commencé le combat contre la modification de l'article 37 de la Constitution quand les membres-fondateurs du MPP hésitaient la peur au ventre, le Président DIABRE n'a pas de leçon de patriotisme ni de courage à recevoir de qui que ce soit. Et, surtout pas du MPP qui doit son accession au pouvoir aux manœuvres sordides de François HOLLANDE, dans le cadre d'un complot ourdi par les ténors africains de l'Internationale Socialiste, lors du sommet de la Francophonie tenu à Dakar en Novembre 2014. Si l'Armée française intervient au Burkina Faso, c'est parce que le pouvoir du MPP a lamentablement échoué à nous protéger, au point de se voir obligé d'aller le demander à genoux à la France. En bon défenseurs des intérêts français, il est d'ailleurs allé signer tous les papiers que MACRON lui a présentés au sommet de Pau.

Le MPP est mal placé pour dénoncer un éventuel futur pillage de nos ressources minières, puisqu'il assure déjà ce pillage comme on l'a vu récemment dans le scandale du charbon fin.

Un bon patriote sort chercher l'argent dehors pour l'amener dans son pays. Les ténors du MPP eux pillent leurs pays pour étoffer leurs comptes bancaires à l'étranger.

Plus on s'approchera des échéances de novembre 2020, plus le pouvoir du MPP inventera toutes sortes d'insanités et de fakenews contre le Président de l'UPC et les autres dirigeants de l'Opposition.

Pour lutter contre ces manœuvres malsaines et basses, combattre ces fake news et apporter à tous l'information juste en cas de calomnie, le SNIC a décidé de la création d'une rubrique « Veille médias » sur son site web www.upcburkina.org.

De hauts responsables du parti sont déjà à la disposition des citoyens, pour interagir avec eux sur Whatsapp sur des informations reçues au sujet de l'UPC et de son Président :

le Porte-parole du parti, Moussa ZERBO est disponible pour communiquer avec les citoyens en Français et en Dioula sur son numéro Whatsapp 70 23 15 11 ;

le Directeur du siège national de l'UPC, Jean-Léonard BOUDA, répond aux mooréphones sur son numéro Whatsapp, 70 28 29 07.

Le Vice-Président Amadou Diemdioda DICKO interagit en Fulfuldé au 70 65 65 22.

Enfin, le SNIC a créé une page Facebook dénommée « Veille média UPC », qui opposera à la désinformation ciblant l'UPC et le Président Zéphirin DIABRE, une information saine et vérifiée.

Toutes ces initiatives n'excluent pas des actions en justice du parti ou de ses membres contre les fauteurs de troubles.

L'UPC invite les Burkinabè à être plus vigilants sur les fausses informations et la propagande qui circulent sur les réseaux sociaux et certains médias classiques.
Comme le pouvoir du MPP n'a pas un bilan à présenter, il croit que le mensonge va l'aider à gagner les élections.

Mais tout cela indique que la panique a gagné les rangs de l'adversaire. La victoire est donc à portée de main !

Ouagadougou, le 24 juin 2020
Le Secrétariat national à l'information et à la communication de l'UPC

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Révision du fichier électoral : Le président de la CENI prend la température à Ouahigouya

lun, 29/06/2020 - 17:30

Dans le cadre de la révision du fichier électoral en cours dans la province du Yatenga, le président de la Commission électorale nationale électorale (CENI), Newton Hamed Barry, a effectué une visite de terrain ce dimanche 28 juin 2020 à Ouahigouya, chef-lieu de la province du Yatenga, dans la région du Nord.

Cette visite du président de la CENI avait pour objectif de constater l'évolution de l'opération de révision de la liste électorale biométrique, mais aussi de travailler à une meilleure mobilisation des populations pour l'enrôlement. En effet, dans la province du Yatenga, il est attendu plus de 90 000 nouveaux inscrits, dont 66% de femmes, à cette révision du fichier électoral.

Ce dimanche 28 juin, c'est le site de l'école Bimbili qui a accueilli Newton Hamed Barry. Après les échanges avec les équipes chargées de l'enrôlement, le président de la CENI a déclaré que les chiffres qui lui ont été communiqués donnent déjà de l'espoir, car au cinquième jour de l'opération, plus de 40 000 personnes se sont déjà enrôlées, dont 36% de femmes. L'hôte du jour a invité les forces vives du Yatenga à continuer la mobilisation des populations pour un meilleur taux d'enrôlement au soir du 3 juillet 2020.

Les difficultés seront surmontées

Sur l'opérationnalité du matériel d'enrôlement, le commissaire de la CENI, Palguim Sambaré, a d'abord reconnu que certains accumulateurs ne donnaient pas satisfaction, mais avec l'engagement de tous, ce souci n'impactera pas négativement les attentes dans la province. Dans le même ordre d'idées, il ressort que la non-disponibilité des cartes nationales d'identité empêche l'enrôlement de certaines populations. Face à cette situation, Salifou Ouédraogo, fils de la localité, par ailleurs ministre en charge de l'Agriculture, a affirmé que de concert avec l'Office national d'identification (ONI), ces populations qui se sont inscrites pourront entrer en possession de leurs cartes pour s'enrôler.

En rappel, pour cause d'insécurité, les populations de cinq communes du Yatenga (Kaïn, Koumbri, Barga, Tangaye et Zogoré) ne pourront pas s'enrôler au cours de cette opération. Le président de la CENI a donc indiqué qu'à l'issue de cette phase, des mesures seront prises, de concert avec les forces de sécurité, afin de permettre aux populations de ces zones de s'inscrire sur la liste électorale.

La visite de terrain a permis à Newton Hamed Barry de traduire sa reconnaissance à Naaba Kiiba, roi du Yatenga, à qui il a demandé de s'impliquer pour le bon déroulement des activités liées à l'enrôlement. Visiblement très satisfait de la visite, le roi du Yatenga a remercié l'équipe de la CENI, tout en l'invitant à travailler pour un Burkina de paix et de quiétude. Newton Hamed Barry a profité de son séjour pour faire le point avec les démembrements de la CENI et leur prodiguer des conseils pour un meilleur déroulement du processus de révision du fichier électoral.

NAC-Yann

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Déplacés internes du Bam : Le projet Alliance humanitaire reconstruit des vies

lun, 29/06/2020 - 17:30

Avec plus de 100 000 personnes déplacées internes, la province du Bam dans la région du Centre-Nord accueille le plus gros contingent de populations qui fuient les attaques terroristes au Burkina Faso. Les défis pour préserver la dignité de ces hommes, femmes et enfants qui ont presque tout laissé derrière eux sont énormes. Save the Children à travers le projet Alliance humanitaire se tient aux cotés de ces populations à travers des réponses multisectorielles. Ce 26 juin 2020, les journalistes ont pu s'imprégner des acquis du projet en six mois de mise en œuvre.

K. S. a retrouvé le sourire. Il y a environ 18 mois, il débarquait à Kongoussi après avoir fui les exactions des terroristes au Sahel. Le temps s'était arrêté pour lui et sa famille de 22 personnes. Où dormir, comment manger, se vêtir, autant de questions pour ce chef de famille impuissant. « Vraiment nous sommes venus dans le dénuement total. Certains ont marché jusqu'ici. D'autres ont quitté les villages avec des charrettes, les groupes armés ont tout retiré sur la route (…) on dormait dans des abris précaires. Quand il pleuvait, l'eau tombait sur nous ce qui causait des démangeaisons », se remémore-t-il.

K. S devant sa maison construite grâce au cash transfert

Puis vint le projet Alliance humanitaire de Save the Children. K.S, a bénéficié d'un transfert de cash pendant six mois. 50 000 F CFA mensuellement.

« Quand ils ont commencé à nous transférer l'argent, nous avons commencé à acheter de quoi construire des maisons. C'est progressivement que nous l'avons fait. Chaque mois quand on recevait de l'argent, on donnait une partie aux commerçants pour acheter des tôles, des ouvertures. C'est ainsi que nous avons réussi à construire des maisons », explique-t-il.

Depuis, K. S. et sa famille vivent dans des maisons plus commodes sur l'un des nombreux sites d'accueil de Kongoussi. « Le projet a préservé notre dignité d'homme. Si on n'avait pas ce soutien, actuellement nous serions entrain de mendier », précise-t-il, avant de noter que le reste de l'argent a servi à acheter des vivres chaque mois.

La hutte où dormait K.S

Comme lui, ce sont 660 personnes déplacées internes (PDI) et ménages hôtes qui ont reçu des transferts de cash dans les communes de Kongoussi, Tikaré et Sabcé. 50 000 F CFA pour les déplacés internes et 35 000 pour les ménages qui ont accepté accueillir ces populations en détresse. « Accueillir des déplacés internes, cela est un poids pour les familles d'accueil, et cela peut causer leur vulnérabilité. On a donc jugé nécessaires d'accompagner les ménages vulnérables de ces familles hôtes. En termes de cohésion sociale cela est nécessaire », explique Morou Bouda, responsable de la mise en œuvre du projet.

Il faut dire que les PDI font preuve de résilience. Certains ont commencé à se reconstruire grâce aux transferts de cash du projet. Sur un autre site, nous rencontrons S. O., un autre bénéficiaire. Très prévoyant, l'homme a investi avec l'argent qu'il recevait. Selon lui, l'aide reçue doit permettre d'être plus indépendant, de vivre mieux même après la fin du projet. Ainsi, S. O. a acheté une charrette, un âne, pour faciliter les travaux champêtres (Il a bénéficié d'un petit lopin de terre grâce aux autochtones, NDLR). En plus de cela, il a initié un petit commerce sur le site.

S.O a investi dans le commerce

« Il faut être intelligent quand on reçoit de l'aide. L'aide doit servir à rendre notre vie meilleure, à vivre dignement de sorte à ce que ceux qui nous aident soient aussi contents parce que cela nous aura sorti du besoin. C'est pour cela que j'ai investi pour être à l'abri du besoin à la longue. Quand on lave ton dos, il faut aussi se donner la peine de laver soi-même le visage », clame le nouveau commerçant devant des marchandises diverses.

Des enfants dans un environnement sécurisé

Rachida et Ahmed sont deux enfants qui habitent sur le site de déplacés internes de Loulouka, un nouveau marché au secteur n°2 de Kongoussi. Chaque jour, ils se retrouvent à l'espace ami des enfants qui jouxte le site. Là, ils s'amusent, dansent, chantent, dessinent sous le regard des animatrices, le tout dans un environnement sécurisé. C'est l'autre volet du projet alliance humanitaire.

« L'espace ami des enfants est un programme d'urgence qui consiste à créer un cadre idéal pour les enfants en vue de favoriser leur apprentissage, leur socialisation à travers des activités ludiques. Nous les aidons à surmonter leur stress à travers des activités créatives, imaginatives, de compétences de vie pratique, de communication », explique la coordonnatrice de l'espace, Ima Diane Altiné.

La responsable de l'espace Ima Diane Altiné

Elle nous apprend que 200 enfants bénéficient de cette initiative, la plupart ne sont pas scolarisés. Ils sont divisés en six groupes et passent les matins et soirs pour des séances d'animation.

Un espace qui vient comme un ouf de soulagement pour les enfants qui sont désormais occupés utilement. « Avant l'arrivée du programme, il était difficile de garder les enfants sur place. Il y a trois enfants qui sont morts noyés dans le lac, alors qu'ils étaient partis s'amuser. Les femmes sortent le matin pour aller chercher quelque chose à faire en ville. Elles reviennent souvent à la tombée de la nuit et ne retrouvent pas les enfants. Plusieurs fois, on a quitté le camp dans la nuit pour rechercher des enfants. Mais actuellement, avec l'espace tous nos enfants sont en sécurité », nous conte un parent d'enfants, Y. G.

L'espace ami des enfants

Des résultats au-delà des prévisions

Le projet Alliance humanitaire doté d'une enveloppe de plus de 313 millions de F CFA est mis en œuvre dans les communes de Kongoussi, Tikaré et Sabcé dans la région du Centre-Nord. Débuté le premier décembre 2019, il vise entre autres à améliorer le bien-être psychosocial des PDI vulnérables et des populations d'accueil. Il a aussi pour objectif de faciliter leur accès à des services sociaux intégrés. Il s'agit également pour le projet qui arrive à terme en fin juin, d'améliorer le revenu des PDI et des populations d'accueil vulnérables grâce aux transferts d'argent.

« Les objectifs du projet ont été atteints et les résultats attendus sont largement dépassés. Il était prévu de couvrir 551 ménages PDI et de la communauté hôte. Finalement ce sont 661 ménages qui ont été atteints », se réjouit le coordonnateur du projet M. Bouda.

Le direction provincial en charge de l'action humanitaire, Ousséni Kaboré souhaite une seconde vie du projet

Ousséni Kaboré, directeur provincial de la femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l'action humanitaire du Bam lui se veut simplement reconnaissant. Selon lui, le projet d'urgence a enlevé une grosse épine dans les pieds de ses services débordés avec les milliers de déplacés internes qui ne cessent d'affluer dans la province.

« Nous avons bénéficié d'un appui pour notre fonctionnement. Du carburant, une connexion internet, des moyens roulants, des fauteuils, des chaises, un équipement de la salle de réunion et le renforcement les capacités de la direction », reconnait-t-il tout en émettant le vœu que le projet ait une seconde vie.

Tiga Cheick Sawadogo
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Environnement : Un atelier pour redéfinir les éléments de base pour une meilleure gestion des forêts

lun, 29/06/2020 - 17:00

Un atelier technique de redéfinition des éléments de base de la forêt s'est ouvert ce lundi 29 juin 2020 à Ouagadougou. Au cours de l'activité, les participants vont se pencher sur la définition de la forêt, ses périodes historiques et ainsi que la classification des strates. Ceci, pour harmoniser les rapports de la Troisième Communication Nationale (TCN) sur les changements climatiques et le Niveau d'Emission de Référence pour les Forêts et ou le Niveau de Référence pour les Forêts (NERF\NRF).

Le Burkina Faso a entrepris depuis 2015, la phase de préparation au processus de réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts. Ceci, pour contribuer à la lutte contre les changements climatiques. Il a également élaboré à travers le conseil national pour le développement durable, sa troisième communication nationale sur les changements climatiques.

Seulement, il existe des différences importantes entre les données du rapport provisoire de la TCN et du NERF. C'est pourquoi, il s'est avéré nécessaire d'initier un atelier technique de révision de ces éléments de base. Ainsi, pour pallier les incohérences constatées entre les deux rapports.

une vue des participants à l'atelier

Pour l'occasion, c'est le secrétaire général du ministère de l'environnement Sibidou Sina qui a présidé la cérémonie d'ouverture. Il a indiqué que la présente rencontre vise à prendre des décisions. Elle se veut également selon lui un cadre d'échanges qui donnera naissance à une masse d'informations. Elles serviront à l'en croire, à améliorer les documents.

Il a invité les uns et les autres à exprimer leurs attentes, à formuler des observations et des amendements. Il est convaincu que cela pourrait avancer la cause de la lutte contre les changements climatiques au Burkina Faso.

Cet atelier qui se déroulera sur deux jours, a un résultat à atteindre. Il s'agit de la révision des éléments de bases (définition de la forêt, catégorie des terres, période de référence). Ce qui permettra d'améliorer les résultats de la TCN et du NERF au Burkina Faso.

Dimitri OUEDRAOGO
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Force française Barkhane au Sahel : Le général Marc Conruyt prend les rênes du commandement

lun, 29/06/2020 - 14:11

Le jeudi 25 juin 2020, le ministère français des armées a annoncé la nomination du général Marc Conruyt à la tête de la force française Barkhane au Sahel. Ainsi, il remplacera à ce poste de commandement le général Pascal Facon et sa prise de fonction est prévue pour fin juillet.

La force française Barkhane au Sahel fait peau neuve. Et pour cause, une nouvelle tête pour diriger désormais la troupe. Il s'agit du général français Marc Conruyt pour succéder en fin juillet au général Pascal Facon à la tête de la force antijihadiste barkhane au Sahel. Une annonce faite le jeudi 25 juin 2020 par le ministère français des armées.

En effet, le général Marc Conruyt a été nommé pour un mandat d'un an et il devra dès son arrivée au Sahel mettre en œuvre les objectifs qui seront fixés en fin juin par les Chefs d'Etat du G-5 Sahel (Mali, Burkina Faso, Niger Tchad et Mauritanie) et le Président français Emmanuel Macron, lors d'un sommet à Nouakchott sur la lutte antijihadiste. Outre cela, Marc Conruyt devra aussi superviser la mise en route de la force Takuba, un groupement de forces spéciales européennes destiné à accompagner les soldats maliens au combat.

Parlant de l'homme, il est diplômé de Saint-Cyr et il a commandé le régiment d'infanterie Chars de marine (RCIM). Le général Marc Conruyt est par ailleurs breveté du War College de l'US Marine corps et a également servi à l'état-major des armées où il a été chef du bureau Afrique, attaché de défense au Sénégal et actuellement sous-directeur à la direction des ressources humaines de l'armée de Terre.

Lefaso.net
Source : Agence France –Presse

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Situation sécuritaire : 78% de Burkinabè pour une surveillance des communications privées (téléphoniques) par le gouvernement, selon une enquête d'Afrobaromètre

lun, 29/06/2020 - 12:51

C'est autour de la préoccupation sécuritaire au Burkina, qu'Afrobaromètre, réseau panafricain et non-partisan de recherche par sondage, représenté au Burkina par le Centre pour la gouvernance démocratique (CGD), a focalisé son enquête menée en décembre 2019. Les résultats ont été rendus publics le vendredi 26 juin 2020 à Ouagadougou à travers un dialogue démocratique.

Pour partager les résultats, le CGD a regroupé des acteurs de diverses sensibilités, notamment les politiques, la société civile, des élus nationaux, des responsables administratifs et institutionnels, des leaders communautaires. Un cadre qui a permis aux participants de pouvoir échanger autour des résultats de l'enquête.

Ce sondage qui a eu pour échantillon, 1 200 adultes burkinabè, est donc un recueil des attitudes et perceptions des citoyens burkinabè sur la situation sécuritaire du pays au moment de sa réalisation, en décembre 2019. « Un échantillon de cette taille donne des résultats au niveau pays avec une marge d'erreur de +/-3 points de pourcentage à un niveau de confiance de 95% », précise Aboubacar Sarambé, statisticien au CGD avant de livrer le sondage.

Les participants ne sont pas restés indifférents aux résultats du sondage

Ainsi ressort-il que face aux menaces sécuritaires, la plupart des Burkinabè sont favorables à la restriction de certaines de leurs libertés, si cela s'avère nécessaire pour assurer leur sécurité. De façon précise, trois quarts des Burkinabè (, soit 77%) soutiennent qu'en cas de menace à la sécurité publique, le gouvernement devrait pouvoir imposer des couvre-feux et installer des barrages routiers, contre 18% qui pensent que même dans ces circonstances, les gens devraient pouvoir se déplacer dans le pays à tout moment, de jour comme de nuit.

L'enquête indique également que 78% des citoyens sont d'avis qu'en cas de menace à la sécurité publique, le gouvernement devrait pouvoir surveiller les communications privées, comme les téléphones-mobiles, pour s'assurer que personne ne prépare des actes de violences. Ils sont aussi autant, 78%, de Burkinabè à être d'accord que le gouvernement interdise la diffusion de discours de haine (nouvelles, informations ou opinions destinées à attaquer ou à diffamer certains groupes sociaux). Enfin, sur ce point, 65% admettent que le gouvernement ait le droit de réguler ce qui se dit dans les lieux de culte, surtout lorsque les prédicateurs ou les membres d'une congrégation menacent la sécurité publique.

Les participants ne sont pas restés indifférents aux résultats du sondage

Sur un autre volet, le sondage révèle que le sentiment d'insécurité des Burkinabè augmente. En clair, les Burkinabè se sentent de plus en plus en insécurité dans leur cadre de vie immédiat. « Six Burkinabè sur dix (soit 62%) affirment qu'il leur est arrivé au moins une fois, à eux ou à un membre de leurs familles, de ne pas se sentir en sécurité dans leurs propres quartiers au cours des douze derniers mois. Pour la moitié (51%) des répondants, cela est arrivé au moins ‘'quelques fois'' », dévoile M. Sarambé, rappelant au passage qu'en 2017, la proportion était de 29%.

55% de Burkinabè affirment qu'il leur est arrivé au moins une fois, à eux ou à un membre de leurs familles, de craindre d'être victime d'un acte criminel dans leur propre maison au cours des douze derniers mois (précédant l'enquête).
Aussi, les populations urbaines (60%) sont plus susceptibles d'avoir ce sentiment que leurs concitoyens des milieux ruraux (41%). En outre, plus de quatre citoyens sur dix (43%) ont vécu cette peur au moins « quelques fois » ; un taux qui est en hausse de 24 points par rapport au sondage de 2017.

Le directeur exécutif du CGD, Dr Thomas Ouédraogo, avec à sa gauche, Aboubacar Sarambé et Agnès Kaboré (la chargée de l'enquête Afrobaromètre au CGD)

L'enquête révèle aussi que 79% de Burkinabè affirment n'avoir jamais personnellement craint les violences entre les habitants de leurs quartiers ou villages pendant les deux dernières années. « Mais presque quatre citoyens sur dix rapportent avoir craint (34%) ou vécu (3%), une attaque armée par des extrémistes politiques ou religieux pendant cette période. Ce sentiment est plus accentué dans les régions de l'Est (70%), du Centre-sud (56%), du Sahel (53%) et du Nord (52%). Cependant, la proportion des citoyens qui affirment n'avoir jamais craint une attaque armée par des extrémistes politiques ou religieux au cours des deux dernières années a augmentée, de 47% en 2017 à 63% en 2019 », confie le rapport.

Le troisième axe de l'enquête est relatif aux initiatives locales de sécurité et à la présence des troupes étrangères sur le territoire national. A ce sujet, on note que face à l'insécurité grandissante, plus de huit Burkinabè sur dix (83%) considèrent que les associations locales de sécurité créées par les populations sont une bonne chose pour la sécurité au Burkina. « Ces associations sont aussi soutenues en milieu urbain (81%) qu'en milieu rural (84%) », explique le statisticien, Aboubacar Sarambé.

Cette rencontre a, une fois de plus, mobilisé un public diversifié

56% des Burkinabè pensent que la présence des troupes étrangères sur le sol burkinabè est une bonne chose pour la sécurité du pays. Cependant, plus de la majorité des citadins (51%) et des instruits (59%) sont hostiles à la présence des troupes étrangères.

La présentation a suscité de nombreuses réactions au sein des participants à travers des questions d'éclaircissements, des commentaires et suggestions pour les enquêtes à venir.

Selon le statisticien et présentateur, Aboubacar Sarambé, certaines données pourraient s'expliquer par le fait que l'enquête n'a pas pu prendre en compte des milieux à haute insécurité.

Pour rappel, Afrobaromètre (qui couvre environ 35 pays en Afrique) est un réseau de recherche, non-partisan, qui mène des enquêtes d'opinion publique sur la démocratie, la gouvernance, les conditions économiques, et d'autres questions connexes dans plus de 30 pays en Afrique. L'équipe d'Afrobaromètre est dirigée au Burkina par le CGD.

O.H.L
Lefaso.net

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