Air Burkina a offert un baptême de l'air à cinq Pupilles de la Nation, sélectionnés par l'État-Major Général des Armées pour leurs excellents résultats scolaires. À travers cette initiative, la compagnie nationale rend hommage au courage et au sacrifice de leurs parents, membres des Forces de Défense et de Sécurité et de la Brigade des Volontaires pour la Défense de la Patrie, tout en réaffirmant aux Pupilles de la Nation que le Faso restera toujours à leurs côtés.
Le Gouvernement burkinabè a exprimé sa reconnaissance aux équipes médicales engagées dans la troisième campagne nationale de transplantation rénale. C'était à l'occasion d'une visite effectuée ce mercredi 29 juillet 2026 au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Tengandogo, indique la direction de la communication du ministère de la santé. Conduite par le ministre de la Santé, Dr Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, et le ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, Pr Adjima Thiombiano, la délégation a salué le professionnalisme et l'engagement des acteurs mobilisés pour cette intervention hautement spécialisée.
Cette visite intervient au deuxième jour de la campagne. Après une première transplantation réussie le 28 juillet 2026, une deuxième intervention était en cours ce mercredi, tandis qu'une troisième est prévue pour le lendemain. La campagne concerne trois couples donneurs-receveurs et illustre les progrès enregistrés par le Burkina Faso dans le domaine de la transplantation rénale.
Selon le Dr Fatimata Diallo, néphrologue au CHU de Tengandogo, chaque opération est le fruit d'un long processus de préparation. Les donneurs volontaires et les receveurs sont soumis à des évaluations médicales rigoureuses afin de garantir leur compatibilité et leur sécurité. « Nous avons aujourd'hui près de 800 patients sous dialyse au Burkina Faso. La transplantation leur offre une meilleure qualité de vie ainsi qu'un meilleur espoir de survie », a-t-elle souligné.
L'un des moments les plus marquants de cette campagne a été le témoignage de David Tapsoba, donneur volontaire pour son jeune frère. Ému, il a expliqué son geste par la volonté de lui offrir une nouvelle chance de vivre. « C'est mon petit frère. Je voulais simplement lui donner une nouvelle chance de vivre », a-t-il déclaré, tout en saluant les efforts du ministère de la Santé qui permettent désormais aux Burkinabè d'accéder à ce type de prise en charge sur le territoire national.
À l'issue de la visite, le Pr Adjima Thiombiano a salué une prouesse médicale qui témoigne de la qualité des compétences nationales ainsi que des investissements consentis par l'État dans le secteur de la santé. Il a félicité les équipes médicales pour leur dévouement et leur engagement au service des patients.
À travers cette troisième campagne de transplantation rénale, le ministère de la Santé réaffirme sa volonté de développer les soins hautement spécialisés et de concrétiser la vision d'une véritable souveraineté sanitaire. Une ambition qui permet désormais à des patients burkinabè de bénéficier, dans leur propre pays, d'interventions autrefois accessibles uniquement à l'étranger.
Pour mémoire, la première campagne nationale de transplantation rénale a été réalisée le 28 juin 2025, tandis que la deuxième s'est tenue en février 2026 marquant ainsi des étapes majeures dans le renforcement du système de santé burkinabè.
Lefaso.net
Source : DCRP/MS
La région du Nando a officiellement donné, le mardi 28 juillet 2026, le coup d'envoi de la deuxième édition de l'Immersion patriotique obligatoire (IPO), session 2026. Organisée au collège Sainte-Monique de Koudougou, la cérémonie a réuni le Grand chancelier des ordres burkinabè, Pingrenoma Zagré, le président de la Commission nationale de la confédération des États du Sahel, Bassolma Bazié, le gouverneur de la région du Nando, Adama Jean-Yves Béré, ainsi que plusieurs autorités administratives, militaires, paramilitaires, coutumières et religieuses.
Moment de recueillement et de communion, la cérémonie s'est ouverte par des prières des communautés chrétienne, musulmane et coutumière, invoquant la protection divine et formulant des bénédictions pour le bon déroulement de cette session. Les responsables religieux ont appelé les nouveaux bacheliers à faire de cette immersion une école de discipline, de fraternité, de justice et d'amour de la patrie.
Dans son mot de bienvenue, le président de la délégation spéciale de la commune de Koudougou, Amédée Paré, a salué le choix porté sur la cité du cavalier rouge pour accueillir cette cérémonie régionale. Il a exhorté les appelés à vivre pleinement cette expérience qu'il a qualifiée de véritable école des valeurs citoyennes, tout en réaffirmant l'engagement de la commune à accompagner les initiatives de refondation nationale.
Le Président de la délégation spéciale de la commune de Koudougou, Amédée ParéPrésentant les données de l'édition 2026, le directeur régional de l'enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique du Nando, Hyacinthe Yaméogo, a indiqué que 6 259 bacheliers, dont 3 249 filles, prennent part à cette immersion. Ils sont répartis sur 12 sites, dont six réservés aux filles, dans les bassins de Koudougou, Réo et Léo. Pendant 30 jours, les participants suivront une formation articulée autour de 13 modules destinés à développer leur sens du civisme, du patriotisme, de la cohésion sociale et du devoir envers la nation.
Le directeur régional de l'enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique du Nando, Hyacinthe YaméogoPrenant la parole, le gouverneur de la région du Nando et président de la cellule régionale de l'IPO, Adama Jean-Yves Béré, a d'abord invité l'assistance à observer une minute de silence en mémoire du capitaine Boubacar Compaoré, ancien commandant du 32ᵉ escadron de gendarmerie mobile de Koudougou et coordonnateur régional adjoint de Faso Mêbo, décédé après avoir fortement contribué à l'organisation de l'édition 2025.
Adama Jean-Yves Béré, gouverneur de la région du Nando et président de la cellule régionale de l'IPOLe gouverneur a rappelé que l'immersion patriotique obligatoire s'inscrit dans la vision des plus hautes autorités visant à former une jeunesse consciente, disciplinée et profondément attachée aux valeurs de souveraineté, de solidarité et de responsabilité. Il a également rendu hommage à l'ensemble des acteurs mobilisés dans l'organisation de cette édition avant de lancer un appel aux bonnes volontés pour poursuivre les contributions en vivres, en non-vivres et en ressources financières afin d'améliorer les conditions de séjour des appelés.
Les appelés de l'édition 2025 ont offert une démonstration de démontage et de remontage d'un fusil AK-47Autre temps fort de la cérémonie, les appelés de l'édition 2025 ont offert une démonstration de démontage et de remontage d'un fusil AK-47, illustrant les compétences acquises au cours de leur immersion. Les participants ont ensuite suivi le message du président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, adressé aux nouveaux bacheliers, avant de prendre part à une opération symbolique de plantation d'arbres, marquant la clôture de la cérémonie.
À travers cette deuxième édition, les autorités entendent poursuivre la consolidation de l'esprit patriotique et de la conscience citoyenne des nouveaux bacheliers, considérés comme des acteurs essentiels de la construction d'un Burkina Faso souverain, uni et résilient.
Prince Omar
Lefaso.net
Dans ce nouveau numéro de Fiscalité sans frontières, Dr Joëlle Traoré propose un éclairage sur l'Irlande, entre stratégie fiscale, environnement des affaires, innovation et attractivité des investissements internationaux.
Ce numéro explore les fondements du modèle économique irlandais, les principaux dispositifs fiscaux et juridiques qui soutiennent sa compétitivité, ainsi que les défis auxquels le pays est confronté dans un contexte de transformation de la fiscalité internationale.
Un puissant séisme a frappé le sud-ouest du Japon le mardi 28 juillet 2026 dans le département de Kumamoto, sur l'île de Kyushu, rapportent nos confrères de l'AFP. La secousse s'est produite à 16 h 27 (07 h 27 GMT). L'Agence météorologique japonaise (JMA) a évalué sa magnitude à 7,1, tandis que l'Institut géologique américain (USGS) l'a estimée à 6,8. La JMA a également indiqué que le séisme a atteint le niveau 7, le plus élevé sur l'échelle japonaise qui mesure l'intensité des secousses ressenties localement.
La Première ministre japonaise, Sanae Takaichi, a annoncé ce 29 juillet que le bilan provisoire s'élève à 13 morts. Elle a fait état de dégâts considérables, comprenant des effondrements de bâtiments, des incendies, des routes endommagées ainsi que de nombreuses victimes. L'un des principaux sinistres concerne un complexe commercial situé à Kashima, dans la banlieue de Kumamoto. Une partie du bâtiment s'est effondrée avant qu'une explosion, probablement provoquée par une fuite de gaz consécutive au séisme, ne survienne. Selon un porte-parole du groupe Aeon, exploitant du centre commercial, l'explosion s'est produite après l'évacuation des clients et du personnel.
Les secours ont extrait huit personnes des décombres, dont cinq blessées. Toutefois, les recherches se poursuivent pour localiser d'autres personnes susceptibles d'être piégées. Au total, près de 9 000 habitants ont été évacués par mesure de précaution. Le gouvernement japonais a déployé d'importants moyens d'intervention, avec environ 130 policiers, 450 pompiers et 170 militaires mobilisés pour les opérations de secours et de sécurisation des zones sinistrées.
Les autorités continuent d'évaluer l'ampleur des dégâts et appellent la population à rester vigilante face au risque de répliques sismiques.
Lefaso.net
Source : AFP
Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a présidé, le lundi 27 juillet 2026 à Ouagadougou, la session conjointe 2025-2026 du Comité national de pilotage (CNP) des pôles de croissance. Cette rencontre stratégique a permis de définir les orientations destinées à accélérer l'opérationnalisation du Technopôle pharmaceutique intégré de Kokologho et à dynamiser la Grappe huilerie de Bobo-Dioulasso, deux projets structurants inscrits dans la vision du Gouvernement pour la souveraineté économique du Burkina Faso.
Dans son discours d'ouverture, le Chef du Gouvernement a rappelé que les pôles de croissance constituent un levier majeur du Plan RELANCE 2026-2030 et de la transformation structurelle de l'économie nationale.
Le Chef du village de OUALANA dans la commune de LENA, province du Houet, région du Guiriko ;
Les grandes familles MILLOGO, OUATTARA, SANOU ;
Les familles alliées OUEDRAOGO, GUIGMA, TIENDREBEOGO et TONDE ;
Ont la profonde douleur de vous annoncer le rappel à Dieu de leur frère, fils, oncle, père, Dr MILLOGO Missa, Contrôleur Général de Police, précédemment Directeur de la Police Judiciaire à la Direction Générale de la Police Nationale.
Décès survenu le mardi 28 juillet 2026 à 01h20mn au Centre Hospitalier Universitaire de Tengandogo des suites de blessures dues à un accident de la circulation routière.
PROGRAMME DES OBSÈQUES
Jeudi 30 juillet 2026
– 08 heures 30 : Levée du corps à la Morgue CHU Bogodogo ;
– 09 heures 30 : Recueillement au domicile du défunt sis au quartier Rimkiéta non loin de la cité Rimkiéta ;
– 10 heures : Cérémonie d'hommage et de décoration ;
– 11 heures : Départ pour le village à Oualana, commune de Léna ;
– 19 heures : Prière musulmane (Fidaou) au domicile familial.
Vendredi 31 juillet 2026
– 13 heures : Inhumation au domicile familial.
Dimanche 02 août 2026
– 09 heures : Cérémonie funéraire à Oualana.
Contacts : 76356678 / 76275027
Union de prières pour le repos de son âme !
Monsieur Olili BADO, Chef du village de Piarkouan,
La grande fammile BASSOLÉ à Sandié-Boulou, Piarkouan, Tiô, Réo, Koudougou, Ouagadougou et ailleurs.
Gnièma Nediawén BASSOLÉ, dit Jean, Chef de famille du Patriarche Ossolbouè BASSOLÉ à Piarkouan, ses frères, soeurs , cousins et cousines
La famille de feu Oyon DIAMYE BASSOLÉ,
La famille de feu Ognomon BASSOLÉ,
La famille de feu Gnièma BASSOLÉ,
La famille de feue Egnimbié Adélaïde BAKO née KANSOLÉ à Réo Banakyo, Bonyolo, Koudougou et ailleurs,
La famille de feu Nébila BASSOLÉ,
La famille de feu Nébilma BASSOLÉ, époux de la défunte,
La famille de feu Ogora BASSOLÉ,
Ogo Xavier BASSOLÉ à Koudougou et famille,
Ozona Koabi BASSOLÉ à Piarkouan et famille,
Opine Célestin BASSOLÉ à Piarkouan et famille,
Nébon Tiourougnè BASSOLÉ à Pierkouan et famille,
Okouli Etienne BASSOLÉ à Piarkouan et famille,
La grande famille BAGORO à Piarkouan, Sandié, Réo et ailleurs,
Obou BAKWALA, chef de village de VOUR et sa famille à Vour, Réo, Koudougou et ailleurs,
La grande famille BAKWALA à VOUR, Réo et ailleurs,
La famille de feu Odama BAKWALA à Vour, Bonyolo, Réo, Koudougou et ailleurs,
La famille BABINE à Bonyolo à Piarkouan et ailleurs,
La famille BASSONO à Piarkouan à Bonyolo et ailleurs,
Les enfants
Batio Joseph BASSOLÉ, Directeur Général de CINCAT INTERNATIONAL S.A et famille à Ouagadougou,
Beyon Beta Jean Paul BASSOLÉ, commerçant à Réo et famille,
Ezombié Suzanne GUISSOU née KANSOLÉ à Tanghin DASSOURI et famille,
Les petits enfants et arrières petits-enfants,
Sa soeur Claudine Eyon KANKWALA à Guido et sa famille,
Les familles alliées :
BADOLO à Kyon et ailleurs,
TAPSOBA à Ouagadougou, et ailleurs,
BAYALA à Bonyolo et ailleurs,
BADO à Sandié et ailleurs,
GUISSOU à Paalgo, Koudougou, Ouagadougou et ailleurs,
Toutes les familles amies.
Très touchés par les nombreuses marques de compassion et de solidarité lors du rappel à Dieu de leur mère, grand-mère, arrière-grand-mère, belle-mère et amie Mamie Eyon Blandine KANKWALA dite Abais dans sa 96ème année à Réo, suivi de l'enterrement le samedi 6 juin 2026 à Piarkouan.
Vous remercient sincèrement pour les soutiens multiformes que chacun a pu leur apporter pendant cette épreuve.
Sans être exhaustif car cela est pratiquement impossible et tout en vous demandant votre indulgence, la famille voudrait citer quelques structures notamment :
– le Président de l'Ordre des Ingénieurs en Génie-civil du Burkina et sa suite,
– l'Amicale des Gouverneurs du District 9101 du Rotary International,
– la Coordination des Rotary clubs du Burkina,
– le Rotary club de Ouagadougou (Doyen),
– l'Alliance Catholique des Hommes d'Affaires et des Cadres du Burkina (ACATHA-B),
– le Président de la Fraternité Solébia à Ouagadougou et sa délégation,
– le Coordonnateur de l'Amicale de Anciens de Clermont -Ferrand (AACF) et sa délégation,
– le Personnel de CINCAT INTERNATIONAL S.A.,
– le Curé et les vicaires de la Paroisse Saint Alphonse Marie de Liguori de Réo,
– l'Abbé Hyppolite BATIONO, responsable du Centre de Bonyolo,
– l'Abbé Modérât KINDA,
– le catéchiste et la CCB du sous-Centre de Piarkouan,
– le Catéchiste et la CCB du secteur n° 3 de Réo,
– la Chorale du secteur n°3 de Réo,
– la Chorale de Piarkouan,
.../…
– tous les nombreux amis, partenaires professionnels, connaissances, voisins, connaissances et relations des membres des familles BASSOLÉ, BAKWALA, BAGORO et leurs alliées.
Que le Tout Puissant comble tous et chacun au centuple de ses bienfaits.
Ils vous informent par ailleurs que des messes seront célébrées pour le repos en Dieu de l'âme de la défunte suivant le programme ci-après :
• Eglise de la Paroisse Saint Alphonse Marie de Liguori : Messes de 7 H 00 tous les Dimanches des mois d'août 2026 à janvier 2027 inclus.
• Paroisse Christ Roi de l'Univers de Pissy Centre à Ouagadougou :
Messes de 9 H 00 et de 18 H 00 – des mois d'août 2026 à janvier 2027 inclus.
• Paroisse Saint Jean XXIII Ouagadougou :
Messes de 11 H 00 des mois d'août 2026 à janvier 2027 inclus.
Mamie Eyon Blandine, tu resteras à jamais gravée dans nos cœurs.
Paix à l'âme de notre chère regrettée Mamie Eyon Blandine.
Repose en paix Mamie Eyon Blandine !
29 juillet 2014 – 29 juillet 2026
Voici déjà douze (12) ans qu'il a plu au Seigneur de rappeler à Lui sa servante, Mme COMPAORÉ née ZIZIEN Mariama ancien Maire de la commune de Niabouri (province de la Sissili).
En ce moment de souvenirs et de recueillement, sa belle famille, ses enfants et petits-enfants, ses frères et sœurs, ainsi que ses neveux et nièces vous invitent à avoir une pensée pieuse à son endroit.
Que Dieu le Miséricordieux lui accorde le Repos Éternel.
Puisse-t-elle vivre à jamais dans nos cœurs.
Union de prières.
· Sa Majesté le Yatenga Naaba Kiiba,
· La Grande famille Royale des Nakombsé du Yatenga,
· La Grande famille de son Excellence Gérard Kango Ouédraogo,
· Les Grandes familles de Soubo Naaba Saanem, Amadé Bobo, Ousmane Tiraogo, Colonel Arzouma Michel Ouédraogo, Siguio, Mamadou Sibiri, El Hadj Rasmané, El Hadj Salif Nabiga, Tiraogo Mahamadi , Zinsi Ouédraogo,
· Les Chefs de :
Koury Naaba Vilwëndè, Soubo NaabaWëndkouni,
Lintiba Naaba Belemwëndé
Maacko Naaba Yémdé, Yirim Naaba Loll'ga, Mogombouli Naaba Koom
· Les Grandes Familles Sawadogo, Adjudant-Chef Kimdaogo Sawadogo, Mamadou Sawadogo , Kouka Sawadogo, Moumouni Sawadogo,
· El Hadj Hamadé Bangrin Ouédraogo et Famille,
· Gaétan Rimwanguya Ouédraogo et famille, frères et soeurs,
· Les enfants, petits enfants arrière petits enfants, neveux et nièces des grandes familles Ouédraogo,
· Les belles familles et familles alliées,
ont la profonde douleur de vous annoncer le rappel à Dieu de leur bien aimée : fille, belle-fille, nièce , soeur, cousine , épouse, mère, tante, grand-mère, arrière grand mère, belle-mère.
Haoua Bernadette SAWADOGO , épouse Gérard Kango OUEDRAOGO,
ancienne Speakerine à Radio-Dakar, ancienne Attachée d'Ambassade en Grande Bretagne , Infirmière d'Etat à la retraite, survenue le dimanche 26 Juillet 2026 à Ouagadougou, dans sa quatre-vingt-dix-huitième (98) année.
Programme des obsèques de Maman Bernadette Haoua OUEDRAOGO
Dimanche 2 Août
16h : Levée de corps à la morgue de Bogodogo
20h : Veillée à Nemnin.
Lundi 3 Août
4h30 m : Départ pour Ouahigouya
18h : Veillée à la Résidence au bord du marché.
Mardi 4 Août
8h : Absoute à la Délivrande suivie de l'Inhumation au Village.
13h : Départ des délégations.
Dans un message publié ce 29 juillet 2026 sur la page Facebook des Douanes du Burkina, le directeur général Yves Kafando, a félicité ses collaborateurs pour les excellents résultats enregistrés au cours du mois de juillet. En effet, les services de la douane ont mobilisé au cours de ce mois 122 milliards de FCFA, alors que la clôture des comptes n'est pas encore intervenue. Une performance qui selon Yves Kafando, témoigne de l'engagement, du professionnalisme et de la détermination des gabelous à accomplir avec rigueur la mission qui leur a été confiée.
Il les a encouragés à poursuivre leurs efforts avec plus de vigilance et d'abnégation pour le mois d'août qui s'annonce. " Notre priorité demeure inchangée : l'éradication de la fraude sur l'ensemble du territoire national, conformément à la mission qui nous a été assignée. Chaque service, chaque agent et chaque unité est appelé à maintenir la pression sur les réseaux frauduleux, à intensifier les contrôles et à préserver l'intégrité de notre administration. Restons unis, disciplinés et résolument tournés vers les résultats. Ensemble, poursuivons cette dynamique afin de consolider les performances de notre administration et de contribuer efficacement à la mobilisation des ressources au profit de notre Nation", les a-t-il exhortés.
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Source : Page Facebook Douanes du Burkina
La région du Kadiogo a officiellement lancé, ce mardi 28 juillet 2026 au lycée de l'Alliance chrétienne de Ouagadougou, la deuxième édition de l'Immersion patriotique obligatoire (IPO) des nouveaux bacheliers. Cette année 2026, 22 187 bacheliers sont concernés dans la région du Kadiogo et seront répartis sur 44 sites d'immersion qui couvrent les cinq circonscriptions de l'enseignement secondaire de Ouagadougou.
Prenant la parole au nom des populations de l'arrondissement nᵒ 9, la présidente de la délégation spéciale, Joceline Sanou/Traoré, a exprimé sa fierté d'accueillir cette cérémonie dans son arrondissement. Elle a remercié les autorités pour la confiance accordée à sa circonscription et souligné l'importance de cette immersion dans la formation civique et morale de la jeunesse.
Pour elle, cette initiative permettra aux nouveaux bacheliers de mieux comprendre leurs droits et devoirs de citoyens, de développer le sens des responsabilités, le respect des institutions, la solidarité ainsi que l'amour de la patrie. « Cette immersion patriotique traduit notre volonté commune de renforcer chez les jeunes les valeurs de discipline, de responsabilité, de respect des institutions, d'amour de la patrie, de solidarité et d'engagement pour le bien commun. Cette immersion n'est pas une simple étape administrative. Elle constitue le départ d'un processus d'initiation à la vie citoyenne. Cette formation sera pour vous (à l'endroit des immergés) une belle opportunité de comprendre votre rôle et votre responsabilité envers une nation que nous voulons forte, souveraine et prospère », a-t-elle indiqué.
22 187 nouveaux bacheliers mobilisés dans le Kadiogo pour l'immersion patriotique obligatoire 2026 Elle a également adressé ses encouragements aux encadreurs, aux forces de défense et de sécurité ainsi qu'à tous les acteurs mobilisés pour la réussite de cette édition 2026 de l'immersion patriotique obligatoire.
Président de cette cérémonie de lancement, le gouverneur de la région du Kadiogo, Abdoulaye Bassinga, a salué la mobilisation des différents acteurs et exprimé sa reconnaissance envers tous ceux qui contribuent à la réussite de cette initiative. Il a indiqué qu'une cellule régionale d'immersion patriotique a été mise en place afin d'assurer le suivi permanent des activités, d'identifier les éventuelles difficultés et de garantir le bon déroulement de la formation.
« À l'instar des autres régions, la région du Kadiogo s'est résolument engagée dans la mise en œuvre de l'immersion patriotique obligatoire selon les instructions des plus hautes autorités de notre pays, de façon méthodique et rigoureuse à travers une feuille de route, sous l'instigation de la cellule d'orientation et la cellule régionale de l'immersion patriotique. En effet, ce sont 22 187 bacheliers de la session de 2026 qui vont prendre d'assaut 44 sites répartis entre 5 circonscriptions de l'enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique. Nous saluons hautement l'implication personnelle du camarade président du Faso, chef de l'État, le capitaine Ibrahim Traoré, à travers la mise en place de la cellule d'orientation et de coordination de l'immersion patriotique et les autres dispositifs d'exécution et de suivi des activités y relatives. La mise en place de tous ces instruments est le témoignage de sa volonté ferme et inébranlable de faire de la jeunesse burkinabè le moteur de son développement. Elle est aussi une invite faite à tous les acteurs engagés dans la mise en œuvre de l'immersion patriotique, responsables administratifs, encadreurs civils et militaires, qu'ils doivent donner le meilleur d'eux-mêmes afin que cette formation soit une réussite totale », a déclaré le gouverneur de la région du Kadiogo, Abdoulaye Bassinga.
Le gouverneur de la région du Kadiogo, Abdoulaye Bassinga, a indiqué qu'une cellule régionale d'immersion patriotique a été mise en place afin d'assurer le suivi permanent des activités, d'identifier les éventuelles difficultés et de garantir le bon déroulement de la formationLe gouverneur a saisi l'occasion pour lancer un appel à l'ensemble des forces vives de la région, aux parents, aux encadreurs civils et militaires, aux FDS ainsi qu'aux populations pour accompagner cette opération. Selon lui, cette immersion constitue une responsabilité collective qui vise à former une jeunesse consciente de son rôle dans la construction du Burkina Faso.
« J'invite toutes les forces vives de la région du Kadiogo à s'impliquer personnellement pour que cette opération soit une réussite. Le Burkina Faso n'a pas seulement besoin de têtes pleines, mais de cœurs pleins de patriotisme. Je demande également aux parents de les soutenir afin qu'ils puissent suivre correctement cette immersion », a-t-il invité.
Du côté des immergés, l'enthousiasme est perceptible. Pour Dorcas Tassambédo, cette immersion représente une occasion d'acquérir des connaissances peu abordées dans le cursus scolaire. « Je veux surtout apprendre le patriotisme. On en parle beaucoup, mais à l'école on ne nous l'enseigne pas vraiment. J'espère comprendre ce que cela signifie concrètement et devenir une meilleure citoyenne », a-t-elle confié.
La cérémonie a été ponctuée par une séance de plantation d'arbreMême enthousiasme chez Rachid Kara, qui se réjouit des premiers enseignements reçus. « Depuis hier, nous avons déjà appris beaucoup de choses. Grâce à cette immersion, nous rencontrons des jeunes venus de plusieurs écoles et nous développons la cohésion. Durant ce mois, je veux en apprendre davantage sur le patriotisme, la solidarité et le vivre-ensemble », a-t-il fait savoir.
Prévue du 27 juillet au 26 août 2026 sur toute l'étendue du territoire national, l'immersion patriotique obligatoire ambitionne de renforcer chez les nouveaux bacheliers les valeurs de patriotisme, de discipline, de civisme, de solidarité, de respect des symboles de l'État et d'engagement citoyen. Elle a été instituée en conseil des ministres le 2 mai 2025.
Hanifa Koussoubé
Lefaso.net
Une transformation numérique réussie ne repose pas uniquement sur des plateformes performantes, des réseaux modernes ou des services dématérialisés. Elle exige également un élément essentiel, souvent invisible : la confiance. Confiance dans les systèmes d'information, dans la protection des données personnelles, dans la cybersécurité et dans la capacité de l'État à garantir un environnement numérique sûr. Au Burkina Faso, Sié Maxime Da fait partie de ces experts qui construisent cette confiance depuis près de vingt ans.
Ingénieur informaticien, spécialiste de la cybersécurité, de la gouvernance des systèmes d'information et de la protection des données personnelles, il a consacré l'essentiel de sa carrière à bâtir les fondations techniques et institutionnelles d'un numérique sécurisé. Aujourd'hui Directeur Général de la Transformation Digitale au ministère de la Transition Digitale, des Postes et des Communications Électroniques, il pilote l'un des chantiers les plus stratégiques du Burkina Faso : faire du numérique un véritable levier de modernisation de l'État.
Une vocation construite autour de la sécurité des systèmes
Le parcours de Maxime Da témoigne d'une progression constante vers les plus hauts niveaux d'expertise. Après une formation en électronique à l'Institut Universitaire de Technologie de l'Université Nazi Boni, il poursuit des études en réseaux et systèmes informatiques avant de se spécialiser en sécurité informatique à l'Université Aube Nouvelle, où il obtient un Master professionnel.
Très tôt, il comprend que l'avenir du numérique dépendra moins de la multiplication des outils que de leur capacité à protéger les données, les infrastructures critiques et les citoyens. Cette vision orientera toute sa carrière.
Près de vingt ans au cœur de la protection des données personnelles
En 2008, Maxime Da rejoint la Commission de l'Informatique et des Libertés (CIL), institution chargée de veiller à la protection des données personnelles au Burkina Faso. Il y construit progressivement une expertise reconnue. D'abord Chef du service informatique, il participe à la mise en place des infrastructures techniques de l'institution. Il est ensuite nommé Directeur de l'Expertise Technique et du Contrôle, fonction qu'il occupe pendant près de six années.
À ce poste, il supervise les contrôles de conformité, accompagne les administrations et les entreprises dans la sécurisation de leurs traitements de données et contribue à l'application de la législation nationale en matière de protection des données personnelles. Il devient ensuite Conseiller technique de la Présidente de la CIL, où il participe aux réflexions stratégiques sur la gouvernance des données, la cybersécurité et l'évolution du cadre réglementaire. Pendant près de dix-huit ans, son parcours accompagne ainsi la montée en puissance de la culture de la protection des données au Burkina Faso.
Faire de la cybersécurité une priorité nationale
L'expertise de Maxime Da dépasse largement les questions techniques. Son domaine d'intervention couvre l'ensemble des enjeux de la cybersécurité moderne : la gouvernance des systèmes d'information, l'élaboration de politiques nationales de cybersécurité, la gestion des risques numériques, la cryptographie et infrastructures à clés publiques (PKI), la sécurité des réseaux, l'investigation numérique, la continuité d'activité et résilience des systèmes d'information.
Cette approche globale lui permet de considérer la cybersécurité comme un pilier de la souveraineté numérique. Pour lui, protéger les données, les infrastructures critiques et les services publics est devenu une mission stratégique au même titre que la protection des frontières physiques.
Piloter la transformation digitale de l'État
En avril 2026, Maxime Da est nommé Directeur Général de la Transformation Digitale au sein du ministère de la Transition Digitale, des Postes et des Communications Électroniques. Cette nomination marque une nouvelle étape dans son parcours. Il ne s'agit plus seulement de sécuriser les systèmes existants, mais d'accompagner la transformation numérique de l'administration publique dans son ensemble.
À la tête de cette direction générale, il pilote les stratégies destinées à accélérer la digitalisation des services publics, améliorer l'interopérabilité des systèmes d'information, promouvoir l'innovation et renforcer la confiance numérique des citoyens. Son approche repose sur une idée simple : la transformation digitale n'a de valeur que si elle améliore durablement la qualité du service public.
Un numérique au service des citoyens
Cette philosophie transparaît dans les interventions publiques de Maxime Da. À l'occasion de la Conférence publique sur la préparation de la retraite organisée par la CARFO en 2026, il résume cette vision en décrivant le numérique comme un outil de gouvernance et d'amélioration de la vie des citoyens. Son approche met l'accent sur un numérique qui protège, simplifie les démarches administratives, rapproche l'administration des usagers et prépare les générations futures à vivre dans un environnement plus sûr et plus efficace. Cette conception humaniste dépasse la seule dimension technologique pour replacer les citoyens au cœur de la transformation digitale.
Former pour renforcer les capacités nationales
Parallèlement à ses responsabilités administratives, Maxime Da contribue au développement des compétences nationales. En tant qu'enseignant vacataire, il dispense des cours de cybersécurité et de cybercriminalité, partageant son expérience avec les futurs ingénieurs et spécialistes des systèmes d'information. La transmission des connaissances constitue pour lui un investissement essentiel dans la souveraineté numérique du Burkina Faso. Former les experts de demain, c'est préparer la résilience des infrastructures de demain.
Une reconnaissance au service de la Nation
Son engagement au service du numérique burkinabè est reconnu par sa distinction de Chevalier de l'Ordre du Mérite burkinabè. Cette distinction vient saluer un parcours marqué par la rigueur, la discrétion et une contribution constante à la modernisation des institutions publiques.
Une vision fondée sur la confiance numérique
Au fil de son parcours, une conviction s'impose. Le numérique ne sera pleinement adopté que s'il inspire confiance. Confiance dans les services publics numériques.Confiance dans la protection des données personnelles. Confiance dans la sécurité des infrastructures critiques. Confiance enfin dans la capacité des institutions à accompagner les mutations technologiques tout en protégeant les droits des citoyens. Cette vision fait aujourd'hui de Maxime Da l'un des principaux artisans de la transformation digitale du Burkina Faso.
Pourquoi fait-il partie des 100 Visages du Burkina Digital ?
Parce qu'il appartient à cette génération d'experts qui ont construit les fondations de la confiance numérique au Burkina Faso.
Parce qu'il a consacré près de deux décennies à renforcer la protection des données personnelles, la cybersécurité et la gouvernance des systèmes d'information avant de prendre la tête de la Direction Générale de la Transformation Digitale.
Parce qu'il œuvre à faire du numérique un outil de modernisation de l'administration publique, de simplification des services aux citoyens et de renforcement de la souveraineté numérique nationale.
Et parce qu'il rappelle qu'une transformation digitale durable repose autant sur la sécurité, la gouvernance et les compétences que sur les innovations technologiques elles-mêmes.
Parrain de la deuxième édition des Journées diocésaines de la jeunesse (JDJ) de Dédougou, le fondateur de Lefaso.net, Dr Cyriaque Paré, a livré, le samedi 25 juillet 2026, une communication magistrale sur un sujet au cœur des préoccupations de notre époque : la citoyenneté numérique. Devant plus de 200 jeunes venus des différentes paroisses du diocèse, mais aussi de diverses confessions religieuses, le chercheur en sciences de l'information et de la communication a invité la jeunesse à faire du numérique un espace de vérité, de fraternité et de paix. Plus qu'une conférence sur les réseaux sociaux, son intervention s'est révélée une véritable école de responsabilité citoyenne, inspirée à la fois par les valeurs de l'Évangile, la doctrine sociale de l'Église et les réalités du Burkina Faso.
Les Journées diocésaines de la jeunesse de Dédougou, organisées du 23 au 26 juillet 2026 dans la cité de Bankuy, ont rassemblé des centaines de jeunes autour du thème général tiré de la première lettre de saint Paul à Timothée : « Que personne ne te méprise à cause de ta jeunesse ; mais sois l'exemple des fidèles, en parole, en conduite, en charité, en foi et en chasteté » (1 Tm 4,12). Au programme figuraient des célébrations liturgiques, des activités culturelles, des ateliers de formation et plusieurs communications destinées à renforcer la formation humaine et spirituelle des participants. C'est dans ce cadre que le Dr Cyriaque Paré, parrain de cette édition, est intervenu sur le thème : « Jeunesse et citoyenneté numérique : promouvoir une citoyenneté responsable fondée sur le respect du bien commun, des valeurs humaines et des institutions ».
Le numérique, une réalité incontournable de la jeunesse
Dès les premières minutes de son intervention, le communicateur a invité son auditoire à prendre conscience de la place qu'occupe désormais le numérique dans la vie quotidienne. « Nous appartenons à une génération qui vit avec le numérique. Pour beaucoup d'entre nous, le téléphone est devenu le premier objet que nous regardons le matin et parfois le dernier avant de dormir », a-t-il observé. Aujourd'hui, a-t-il expliqué, le smartphone accompagne presque toutes les dimensions de la vie : communiquer avec ses proches, apprendre, travailler, entreprendre, s'informer, se divertir, mais aussi prier. Illustrant son propos par une expérience vécue la veille avec l'évêque et ses collaborateurs, il a rappelé que chacun suivait les vêpres sur son téléphone portable, sans avoir besoin du traditionnel bréviaire.
Mais cette révolution numérique comporte également des risques, soulignera-t-il. « Nous pouvons blesser quelqu'un avec quelques mots écrits trop vite. Nous pouvons partager une fausse information sans le savoir. Nous pouvons participer, sans en avoir conscience, à détruire une réputation ou à créer la peur dans une communauté. » Pour résumer cette responsabilité nouvelle, Dr Paré a lancé une formule qui reviendra plusieurs fois au cours de sa conférence : « Le téléphone n'a pas de conscience. C'est la conscience de celui qui l'utilise qui fait la différence. »
Une simple rumeur peut fragiliser toute une communauté
Pour illustrer le pouvoir des réseaux sociaux, le communicateur a raconté l'histoire imaginaire d'un message WhatsApp annonçant l'arrivée d'hommes armés dans un village. En quelques minutes, la rumeur se propage. Les commerçants ferment leurs boutiques. Les familles prennent peur. Les voyageurs rebroussent chemin. Quelques heures plus tard, on découvre pourtant que l'information était totalement fausse.
À l'inverse, a-t-il poursuivi, une jeune fille choisit de vérifier cette même information auprès des autorités locales et d'une radio crédible avant de la partager. Constatant qu'il s'agissait d'une rumeur, elle décide de ne pas la diffuser. « La différence entre ces deux histoires tient à une seule personne : celle qui a choisi de réfléchir avant de partager », a résumé le conférencier. Selon lui, cette capacité de discernement constitue désormais l'une des plus grandes responsabilités des citoyens.
Être un bon citoyen… même derrière un écran
Pour Dr Cyriaque Paré, la citoyenneté ne s'arrête plus aux frontières du monde physique. « On ne peut pas être un bon citoyen dans la rue et devenir irresponsable dès qu'on ouvre Facebook. On ne peut pas être respectueux à l'église et insultant dans les commentaires d'une publication. » La citoyenneté numérique, a-t-il expliqué, consiste simplement à vivre les mêmes responsabilités de citoyen lorsqu'on utilise les outils numériques.
Autrement dit, la manière de parler sur Internet, de traiter les autres, de partager des informations ou d'exercer sa liberté fait désormais pleinement partie de l'exercice de la citoyenneté.
Pour illustrer cette idée, il a comparé le smartphone à un mégaphone. « Le téléphone n'invente rien. Il amplifie ce que nous décidons d'y mettre. Une parole de paix peut toucher des milliers de personnes. Une parole de haine aussi. Une information juste peut rassurer tout un village. Une rumeur peut également semer la panique. » Selon lui, la première responsabilité numérique n'est donc ni technique ni informatique. « Elle est morale. Elle est spirituelle. Elle est humaine. »
« Le premier réseau social, c'est notre cœur »
L'un des passages les plus applaudis de la conférence fut sans doute celui consacré au lien entre la technologie et la conscience. Pour Dr Paré, avant Facebook, TikTok ou WhatsApp, le premier réseau social est le cœur humain. « Tout ce qui sort de nos téléphones est d'abord passé par notre cœur. Nos paroles viennent de notre cœur. Nos commentaires viennent de notre cœur. Nos publications viennent de notre cœur. » S'appuyant sur l'Évangile selon saint Matthieu, il a rappelé que Jésus enseigne : « C'est de l'abondance du cœur que la bouche parle. » Avant de paraphraser cette parole de manière particulièrement parlante : « Aujourd'hui, nous pourrions presque dire : c'est de l'abondance du cœur que les doigts écrivent. » Ainsi, chaque publication, chaque commentaire ou chaque partage révèle d'abord une intention intérieure.
Un formidable outil de développement… mais aussi des dangers bien réels
Refusant de diaboliser Internet, Dr Cyriaque Paré a insisté sur les nombreuses opportunités offertes par le numérique. Il a évoqué les jeunes entrepreneurs qui trouvent leurs clients grâce aux réseaux sociaux, les étudiants qui suivent des formations en ligne, les agriculteurs qui découvrent de nouvelles techniques sur YouTube, les prêtres qui diffusent la Parole de Dieu ou encore les familles séparées par la distance qui restent unies grâce aux appels vidéo. « Le numérique est aussi un outil de fraternité. Il est aussi un outil de développement. Il est aussi un outil d'évangélisation », a-t-il rappelé.
Cependant, le conférencier a également identifié cinq grands dangers. Le premier est la diffusion des fausses informations, alimentée par la rapidité des réseaux sociaux et notre tendance à partager avant de vérifier.
Le deuxième concerne les paroles blessantes. « Derrière chaque écran, il y a une personne. Une personne avec une famille, une histoire, des joies et des blessures », a-t-il rappelé, invitant les jeunes à mesurer la portée de leurs commentaires.
Le troisième danger est celui de la manipulation. Dans un contexte sécuritaire fragile comme celui du Burkina Faso, diffuser sans discernement des informations susceptibles d'alimenter la peur ou les divisions revient, selon lui, à fragiliser le bien commun.
Il a ensuite mis en garde contre le temps excessif passé devant les écrans, qui peut finir par éloigner les jeunes de leurs études, de leur famille, de leur vie spirituelle et de leurs responsabilités.
Enfin, il a évoqué le risque de l'indifférence. « À force de tout voir défiler sur nos écrans, nous risquons de ne plus rien ressentir devant la souffrance des autres », a-t-il regretté.
Les cinq piliers d'une citoyenneté numérique responsable
Au-delà du constat, Dr Cyriaque Paré a proposé une véritable éthique du numérique fondée sur cinq valeurs.
La première est la recherche de la vérité. « La vérité est un bien commun. Chaque fois que vous refusez de partager une information douteuse, vous rendez déjà un service au Burkina Faso. »
La deuxième est le respect de la dignité humaine. Même lorsqu'une personne pense différemment ou commet une erreur, elle demeure créée à l'image de Dieu et mérite le respect.
La troisième est la recherche du bien commun. Le conférencier a invité les jeunes à utiliser les réseaux sociaux pour promouvoir les initiatives positives, les actions de solidarité, les réussites locales ou encore les activités de leurs paroisses.
Le quatrième pilier concerne le respect des institutions. Sans renoncer à leur esprit critique, les jeunes sont appelés à débattre avec respect, sans injures ni humiliations.
Enfin, le cinquième pilier est celui de la paix. S'appuyant sur les Béatitudes, Dr Paré a rappelé que Jésus ne déclare pas heureux ceux qui parlent de paix, mais ceux qui la construisent. « Être artisan de paix sur Internet, c'est parfois choisir de ne pas répondre à une provocation, calmer une discussion, défendre une personne injustement attaquée ou rappeler les faits. » Selon lui, le Burkina Faso a aujourd'hui besoin de jeunes qui deviennent « des bâtisseurs de confiance, de fraternité et d'espérance ».
« Avant de partager, faites une pause de trente secondes »
Dans une partie très pratique de son intervention, le journaliste a proposé aux jeunes plusieurs réflexes simples. Le premier consiste à marquer un temps d'arrêt avant chaque partage. « Dans le journalisme, nous avons appris une règle d'or : la vitesse ne vaut jamais la vérité », a-t-il déclaré.
Avant de diffuser un message, il recommande de se poser trois questions : « Est-ce vrai ? Est-ce utile ? Est-ce que cela construit la paix ? Si une seule réponse est négative, mieux vaut s'abstenir ». dira-t-il.
Le deuxième réflexe consiste à apprendre à vérifier les informations : identifier la source, regarder la date, comparer avec plusieurs médias crédibles et ne jamais hésiter à reconnaître que l'on ne sait pas.
Le troisième invite les jeunes à faire des réseaux sociaux des espaces d'espérance en partageant davantage d'initiatives positives que de contenus polémiques.
Le quatrième appelle à protéger la réputation des autres en refusant de diffuser des images humiliantes ou des conversations privées.
Enfin, Dr Paré a encouragé les jeunes à apprendre à se déconnecter. « Les réseaux sociaux créent des connexions. Mais seuls les êtres humains créent de vraies relations », a-t-il rappelé.
Des ambassadeurs numériques de la paix
Pour conclure, le conférencier a lancé un véritable défi aux jeunes présents. Il les a invités à devenir, chacun dans sa paroisse, sa famille, son école ou son village, des « ambassadeurs numériques de la paix ». « Vous n'avez pas besoin d'être influenceur. Vous n'avez pas besoin d'avoir dix mille abonnés. Vous avez seulement besoin d'être cohérents », leur a-t-il lancé.
À ses yeux, les transformations profondes du Burkina Faso ne dépendront pas uniquement des grandes décisions prises dans les bureaux. « Le Burkina Faso changera aussi grâce aux milliers de petites décisions que des jeunes comme vous prendront chaque jour… avant d'appuyer sur le bouton "Partager". »
« Chaque clic est un choix »
En guise de conclusion, Dr Cyriaque Paré a laissé aux jeunes une image forte. « Chaque fois que vous prenez votre téléphone, vous choisissez le monde que vous voulez construire. Chaque clic est un choix. Chaque commentaire est un choix. Chaque partage est un choix. Chaque publication est un choix. »
Avant de les inviter à s'interroger : « Si quelqu'un pouvait visiter votre téléphone ce soir, découvrirait-il un jeune qui construit la paix ? Un disciple du Christ qui vit l'Évangile jusque dans sa vie numérique ? »
Le parrain des JDJ a enfin exhorté les participants à faire de leurs téléphones non pas des instruments de division, mais des outils de vérité, de fraternité et d'espérance. « Les réseaux sociaux relient les téléphones. Seules des femmes et des hommes de cœur peuvent relier les personnes », a-t-il conclu sous les applaudissements nourris des participants, qui se sont engagés, à travers une charte de citoyenneté numérique, à devenir des modèles de responsabilité sur les réseaux sociaux.
Alphonse Dakuyo
Lefaso.net
Le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a lancé, ce mardi 28 juillet 2026 à Koupéla, la deuxième édition de l'Immersion patriotique obligatoire (IPO). Destinée à plus de 65 000 nouveaux bacheliers, cette initiative vise à renforcer le patriotisme, la discipline et le sens de la citoyenneté des jeunes, tout en les préparant à relever les défis de la souveraineté et du développement du Burkina Faso.
L'Immersion patriotique obligatoire s'inscrit dans le cadre de l'Initiative présidentielle pour une éducation de qualité pour tous, dont la composante 7 est consacrée notamment au renforcement de la discipline scolaire et à la propreté des établissements. Adoptée en conseil des ministres le 2 mai 2025, cette initiative accueille cette année sa deuxième cohorte de nouveaux bacheliers.
Dans son allocution, le Premier ministre a inscrit cette initiative dans la dynamique de refondation engagée par les autorités burkinabè. Il a rappelé que l'Immersion patriotique obligatoire constitue un levier de formation de la jeunesse aux valeurs de discipline, de patriotisme et de responsabilité.
« Notre société a besoin d'une refondation structurelle. Il nous faut bâtir un nouveau type de Burkinabè, pleinement conscient de ses devoirs envers la Nation et capable d'incarner les valeurs portées par la Révolution progressiste populaire », a-t-il déclaré.
S'adressant aux plus de 65 000 nouveaux bacheliers attendus sur les différents sites d'immersion, le chef du gouvernement les a exhortés à suivre avec assiduité les enseignements qui leur seront dispensés et à tirer pleinement profit de cette étape de leur formation citoyenne.
« L'Immersion patriotique obligatoire n'est ni une sanction ni une contrainte dépourvue de sens. Elle constitue un cadre de formation destiné à vous ancrer dans les réalités du Burkina Faso, à renforcer votre résilience et à consolider votre engagement au service de la Patrie », a-t-il insisté.
Le président du Comité national de coordination et de suivi de l'Immersion patriotique obligatoire, le colonel Daba Naon, a, pour sa part, insisté sur la vocation profondément éducative et citoyenne de l'initiative.
« L'Immersion patriotique obligatoire n'est pas une simple activité inscrite dans un calendrier administratif. Elle est une démarche de formation et de transformation. Elle est une école de citoyenneté », a-t-il affirmé.
Il a également présenté les principales innovations introduites au titre de la session 2026. Celles-ci portent notamment sur le renforcement des contenus pédagogiques, la professionnalisation des formateurs ainsi que l'amélioration du dispositif d'encadrement, de suivi et d'évaluation.
« Toutes ces innovations poursuivent un même objectif : faire de l'Immersion patriotique un véritable outil de construction citoyenne et de consolidation de la cohésion nationale », a-t-il soutenu.
À l'issue de la cérémonie, un message du capitaine Ibrahim Traoré, président du Faso, chef de l'État, a été diffusé à l'attention des appelés de l'Immersion patriotique obligatoire. Félicitant les nouveaux bacheliers pour leur réussite, le chef de l'État les a invités à mettre à profit cette étape de leur parcours pour se forger en citoyens patriotes, disciplinés et résolument engagés au service de la Nation.
Il les a également exhortés à approfondir leur connaissance de l'histoire du Burkina Faso, à mieux appréhender les enjeux géopolitiques ainsi que le contexte sécuritaire national et international, et à développer une conscience aiguë des défis auxquels la Nation est confrontée. Il les a enfin appelés à contribuer à la défense de la souveraineté nationale et à devenir, dans leurs milieux de vie, des relais des valeurs de patriotisme, de civisme et d'engagement au service de la Patrie.
La cérémonie a également été ponctuée de démonstrations réalisées par des anciens appelés de la promotion 2025. Devant les autorités et les participants mobilisés pour l'occasion, ceux-ci ont effectué une séance de démontage et de remontage d'armes, avant d'exécuter des mouvements d'ordre serré. La maîtrise, la discipline et la coordination dont ils ont fait preuve ont suscité les acclamations de l'assistance, témoignant des acquis de la formation reçue au cours de leur immersion.
Pour clore la cérémonie, le Premier ministre, accompagné de membres du gouvernement et des personnalités présentes, a mis en terre un jeune plant dans l'enceinte du lycée Saint-Philippe. Par ce geste symbolique, le Chef du Gouvernement a réaffirmé l'importance de la préservation de l'environnement et invité chacun à contribuer aux efforts de reverdissement du cadre de vie.
Lefaso.net
Source : DCRP/Primature