Du 20 au 25 juillet 2026, la commune de Pabré a constitué un prolongement du Tribunal de grande instance Ouaga I. Pendant six jours, magistrats, greffiers, officiers de police judiciaire et acteurs de la chaîne judiciaire ont déplacé la justice au plus près des populations. Au terme de cette opération, le parquet dresse un bilan marqué par des dossiers traités, des condamnations prononcées dans des affaires criminelles et correctionnelles, mais aussi des actions d'état civil au profit des citoyens.
Rapprocher la justice des justiciables. C'est l'ambition qui a guidé la tenue des audiences foraines organisées à Pabré du 20 au 25 juillet 2026. Dans un communiqué publié à l'issue de cette mission, soit le 25 juillet 2025, le Procureur du Faso près le Tribunal de grande instance Ouaga I, Blaise Bazié, rappelle que ces audiences, conduites simultanément par les chambres criminelle et correctionnelle, ont concerné les dossiers de la commune de Pabré ainsi que ceux des arrondissements n° 3 et n° 9 de Ouagadougou.
Selon le procureur général, ces audiences s'inscrivent pleinement dans le cadre de la politique de rapprochement de la justice des justiciables, traduisant ainsi la volonté de rendre l'institution judiciaire plus accessible aux populations. Ainsi, sur le volet criminel, 19 dossiers étaient inscrits au rôle. 25 personnes étaient concernées par ces différentes affaires, qui portaient notamment sur des infractions d'assassinat, de meurtre, d'infanticide, de faux et usage de faux en écriture publique, ainsi que de viol aggravé.
"18 dossiers ont été jugés. 15 personnes ont été condamnées à des peines allant de 60 mois d'emprisonnement, dont 12 mois assortis du sursis pour viol aggravé, à l'emprisonnement à vie pour assassinat et infanticide. 8 mandats d'arrêt ont été décernés. En outre, la chambre criminelle a prononcé, à l'encontre de condamnés, des amendes allant de 300 000 francs CFA ferme à 1 000 000 de francs CFA ferme. Le montant total des amendes fermes prononcées s'élève à 5 800 000 francs CFA, assortis de la contrainte judiciaire. Le taux de traitement des dossiers criminels est de 99 %", a-t-il ressassé.
En matière correctionnelle, poursuit le procureur général, 17 dossiers impliquant 52 prévenus, étaient enrôlés. Ils portaient sur des infractions de séquestration, d'atteinte à l'intimité de la vie privée, de destruction volontaire de bien immobilier, de stellionat, de coups et blessures volontaires, d'accusation de pratique de sorcellerie, d'escroquerie et de menaces sous condition. " 16 dossiers ont été jugés. La sanction la plus lourde prononcée est de 60 mois d'emprisonnement ferme, assortis d'une amende ferme de 1 000 000 de francs CFA, pour complicité de séquestration, complicité d'atteinte à l'intimité de la vie privée et complicité de coups et blessures volontaires", a-t-il détaillé.
La peine la plus légère est de 6 mois d'emprisonnement avec sursis, assortis d'une amende de 200 000 francs CFA, pour stellionat. 6 personnes ont été relaxées pour infractions non constituées ou au bénéfice du doute. Toujours au titre des dossiers correctionnels, le montant total des amendes se chiffre à 20 300 000 francs CFA, assortis de la contrainte judiciaire. "Le taux de traitement des affaires correctionnelles est de 99 %", précise le communiqué signé par le procureur général. Rappelons qu'en marge des audiences, bien d'autres activités ont été réalisées.
On dénombre entre autres, la délivrance de 249 certificats de nationalité burkinabè, la
rectification de 66 actes de l'état civil, le contrôle du centre d'état civil de la commune de Pabré, ainsi que la vérification du fonctionnement de l'unité de police judiciaire de Pabré. Le communiqué se clôt par une série de remerciements aux différents acteurs et institutions, qui n'ont ménagé aucun effort pour que cette mission soit menée à bien. " Le parquet du Faso réaffirme son engagement à poursuivre cette dynamique au service de la paix sociale et de l'État de droit", rappelle Blaise Bazié.
Erwan Compaoré
Lefaso.net
Le Conseil supérieur de la communication (CSC) a annoncé avoir infligé une amende de 200 millions de FCFA à la société CANAL+ International pour non-exécution d'une décision rendue le 12 juin 2026. En effet, cette sanction fait suite au non-respect par Canal+ d'une obligation conventionnelle imposée par la décision n°2026-026/CSC du 12 juin 2026. À cette occasion, le CSC avait condamné l'entreprise à une amende de 50 millions de FCFA.
La décision exigeait de Canal+ qu'elle supprime tous les obstacles empêchant les abonnés résidant au Burkina Faso d'accéder en clair aux chaînes de la Radiodiffusion télévision du Burkina (RTB), sans qu'ils aient à recourir à l'envoi de SMS. Le Conseil avait accordé à la société un délai de 30 jours pour se conformer à cette injonction. À l'issue de ce délai, le CSC indique avoir constaté « avec regret » que sa décision n'avait pas été exécutée.
En conséquence, l'institution a décidé de condamner CANAL+ International au paiement d'une nouvelle amende de 200 millions de FCFA.
Lefaso.net
L'Organisation catholique pour le développement et la solidarité OCADES Caritas a animé, dans la matinée de ce mardi 28 juillet 2026, une conférence de presse au centre de Développement humain intégral (DHI) situé au quartier Samandin à Ouagadougou. Cette rencontre visait à présenter le Rapport annuel consolidé 2025 (RAC) du réseau OCADES Caritas Burkina.
Face à la presse, l'OCADES Caritas a fait le point de ses activités menées tout au long de l'année 2025. Il ressort de ce rapport qu'en 2025, un montant de 6 357 685 614 FCFA a été mobilisé et investi. Les différentes interventions ont permis de toucher 912 885 bénéficiaires directs répartis dans les quinze diocèses du Burkina Faso, dont 529 697 femmes, soit 58 % des personnes accompagnées.
« Ce résultat traduit notre volonté constante de placer l'autonomisation des femmes au cœur de notre vision d'un développement humain intégral, juste et inclusif », a fait comprendre l'abbé Constantin Safanitié Séré, secrétaire de l'OCADES Caritas Burkina.
Les actions ont été déployées dans trois principaux domaines, notamment le volet humanitaire et résilience qui a concentré 78 % des investissements, soit près de 5 milliards de francs CFA pour 783 056 bénéficiaires. Sur ce plan, plusieurs infrastructures ont été réalisées. Il s'agit entre autres de la construction des abris d'urgence ; la construction de 80 forages tout types, la réhabilitation de 33 forages et la réhabilitation de deux châteaux d'eau. Pour garantir un bon usage des ouvrages, l'organisation a tenu des sessions de formation ainsi que des séances de sensibilisation au profit des bénéficiaires.
Aussi, elle a procédé à la construction de latrines familiales. En plus de cela, l'organisation a œuvré dans l'accompagnement des survivantes de violences, la lutte contre la malnutrition des jeunes enfants. En effet, soucieux du bien-être des enfants, l'OCADES Caritas a soutenu l'État à travers un investissement de 158 615 625 FCFA dans la lutte contre la malnutrition chez les enfants de moins de 5 ans à travers l'apport d'intrants nutritionnels à plus de 4 742 enfants de 6 à 23 mois ainsi que la formation et la sensibilisation d'environ 5 932 mères d'enfants de moins de 5 ans sur les bonnes pratiques en matière d'alimentation du nourrisson et du jeune enfant.
« Derrière chacun de ces chiffres se trouve une personne, une famille, une communauté dont les conditions de vie se sont améliorées », confie l'abbé Constantin Safanitié Séré, secrétaire général de l'OCADES Caritas BurkinaElle a également favorisé l'accès à l'éducation grâce aux cantines scolaires, aux bourses et aux équipements éducatifs, en passant par le renforcement de l'inclusion économique des jeunes et des femmes grâce à la formation de 1 097 jeunes et femmes sur la couture, la saponification, l'élevage, le tissage, la production maraîchère, la gestion financière, l'approche CECI (Communautés d'épargne et de crédit interne). La mise en place de 71 CEC, suivie de la formation de leurs membres en leadership, en gestion comptable simplifiée/éducation financière ; l'acquisition de kits d'installation dans les métiers porteurs, appuis à la mise en place d'AGR et la dotation en fonds de roulement au profit de 3 279 personnes, notamment les jeunes, les femmes ainsi que les personnes handicapées.
À cela s'ajoute le secteur du développement agro-sylvo-pastoral qui a, quant à lui, bénéficié de 21 % des investissements, soit plus de 1,3 milliard de FCFA, au profit de 25 514 bénéficiaires. Un investissement qui a permis à des milliers de producteurs et d'éleveurs de renforcer leurs capacités de production et leur autonomie économique grâce à la distribution d'intrants et d'animaux, aux équipements agricoles, aux formations, à l'aménagement de périmètres productifs et à l'appui aux coopératives.
Enfin, le domaine de l'environnement et du développement durable qui a enregistré un investissement de plus de 52 millions de FCFA, permettant de toucher 104 315 bénéficiaires. Le reboisement communautaire, la mise en place de bosquets scolaires, la protection des berges du fleuve Mouhoun, la promotion des foyers améliorés et des biodigesteurs, la sensibilisation des producteurs à l'utilisation des bio-pesticides et le renforcement de la gouvernance environnementale au sein des communautés, sont entre autres actions menées. Kayao Bomborokuy à Nouna, Fornofesso à Banfora, sont autant de localités parmi lesquelles le réseau OCADES a fait ses interventions.
À travers ces différentes actions, l'OCADES Caritas réaffirme son engagement en faveur des personnes vulnérables. L'organisation entend également poursuivre ses actions humanitaires et de développement afin de contribuer à l'amélioration des conditions de vie des populations.
À Nouna, l'aide humanitaire a redonné le sourire à Micheline Traoré, âgée de 78 ansPar ailleurs, l'abbé Constantin Safanitié Séré a affirmé que ces réalisations n'ont pas été un long fleuve tranquille. En effet, en 2025, OCADES Caritas Burkina indique avoir évolué dans un contexte marqué par des défis humanitaires et une reconfiguration des mécanismes de solidarité internationale. Selon l'organisation, la suppression du financement de l'USAID ainsi que la baisse des appuis de plusieurs partenaires ont entraîné une diminution des ressources extérieures, causant ainsi l'arrêt de certains projets, une réduction des capacités d'intervention et, dans certains cas, des compressions de personnel. Malgré cette situation, l'organisation affirme être restée fidèle à sa mission d'assistance aux personnes les plus vulnérables.
« La suppression du financement de l'USAID, notamment, a entraîné une réduction sensible de nos ressources extérieures, provoquant l'arrêt de certains projets et une diminution de nos capacités d'intervention. Malgré ces nombreuses contraintes, notre engagement ne s'est jamais démenti. Car si les défis ont été immenses, ils n'ont jamais entamé notre détermination. Ces résultats que nous présentons aujourd'hui sont le reflet de cette résilience collective », a ajouté l'abbé Constantin Safanitié Séré dans sa déclaration liminaire.
Pour le compte de l'année 2026, des perspectives se dessinent à l'horizon. Le réseau OCADES Caritas Burkina envisage de poursuivre ses efforts afin de consolider les acquis, de renforcer les approches intégrées entre action humanitaire, développement et résilience, d'intensifier son plaidoyer pour un financement plus juste, plus durable, plus endogène et davantage adapté aux réalités du Burkina Faso. Par ailleurs, l'abbé Constantin Safanitié Séré a souligné que les principales priorités seront tournées vers le renforcement de la gouvernance et la mise en conformité avec la nouvelle réglementation en vigueur, qui interviennent comme des conditions essentielles pour consolider la crédibilité de l'institution.
Au cours de ce point de presse, un hommage a été rendu à Arsène Flavien Bationo, chef du département promotion humaine rappelé à Dieu en juillet 2025 après 17 ans de service. Une partie du rapport lui est dédiée en hommage à sa détermination et à son engagement exemplaire au service des plus vulnérables.
À noter que l'OCADES Caritas Burkina est une organisation catholique pour le développement et la solidarité. Elle est une branche caritative et de développement de l'église catholique au Burkina Faso. Fondée sur les principes de la doctrine sociale de l'Église, elle intervient dans les domaines humanitaires, du développement durable et de la promotion de la paix, au service de toutes les personnes sans distinction de religion, d'ethnie ou de statut social.
Muriel Dominique Ouédraogo
Lefaso.net
La finance digitale est en pleine mutation dans l'espace communautaire. Si le mobile money a déjà profondément transformé l'accès aux services financiers, les prochaines étapes de son évolution reposent désormais sur la capacité des acteurs à proposer des solutions plus personnalisées, plus inclusives et mieux adaptées aux réalités quotidiennes des populations. C'est l'un des principaux enseignements du panel consacré au thème « Fintech : finance inclusive et transformation des services financiers ».
Ce rendez-vous d'échanges et de partage d'expériences a été organisé dans le cadre de la 4ᵉ édition du Salon international des professionnels de l'économie numérique de l'UEMOA (SIPEN-UEMOA), tenue les 14 et 15 juillet 2026 à Ouagadougou. Entre innovation technologique, intelligence artificielle, régulation et éducation financière, les acteurs de l'écosystème financier appellent à une transformation centrée sur les besoins réels des populations.
Réunissant des acteurs majeurs de la finance numérique et de la promotion de l'inclusion financière, le panel sur la finance inclusive et la transformation des services financiers a permis d'examiner les opportunités offertes par les fintechs. Aussi, la rencontre a permis de relever les défis qui accompagnent cette transformation. L'on note parmi les intervenants la directrice régionale des politiques publiques chez Wave Mobile Money Group, Awa Gueye, et la chargée d'appui technique à l'Agence nationale de promotion de la finance inclusive (ANPFI), Dr Corinne Biba Nikiéma/Konseiga. Ces expertes ont livré leurs analyses sur les conditions nécessaires pour faire du numérique un véritable outil d'inclusion financière.
La simplicité, le moteur de l'adoption du mobile money
Interrogée au sujet du succès de Wave dans l'écosystème de la finance digitale, Awa Gueye affirme qu'il repose avant tout sur le principe de la simplicité. Selon elle, les services financiers numériques doivent partir des comportements naturels des utilisateurs et non imposer des usages éloignés de leurs réalités quotidiennes.
« C'est à travers la simplicité que Wave, aujourd'hui, a cet impact dans l'écosystème des services financiers », Awa Gueye, directrice régionale des politiques publiques chez Wave Mobile Money GroupLa directrice régionale des politiques publiques de Wave explique que l'ambition de l'entreprise est de mettre à la disposition des populations de l'espace UEMOA et au-delà, des services financiers simples à utiliser, facilement accessibles et proposés à des coûts abordables. Cela, afin de répondre efficacement à leurs besoins quotidiens.
Cette approche, ajoute-t-elle, consiste à observer les pratiques courantes des populations afin de les transformer progressivement en usages numériques. Elle cite plusieurs exemples comme l'envoi d'argent à un proche vivant dans une autre localité, le paiement des achats quotidiens au marché ou encore le règlement des factures d'eau, d'électricité ou de téléphone. « Comment digitaliser ces usages ? », interroge-t-elle. Pour elle, c'est en apportant des réponses concrètes aux besoins du quotidien que la finance digitale peut réellement améliorer le bien-être des populations.
Cette vision, précise-t-elle, place l'utilisateur au cœur de la transformation numérique. Qu'il s'agisse d'un étudiant, d'une femme entrepreneure, d'un commerçant, d'un entrepreneur ou encore d'une personne âgée vivant en zone rurale. Car l'enjeu est de proposer des outils qui répondent à leurs réalités.
Plus de 148 millions de comptes ouverts
Awa Gueye rappelle que le mobile money occupe désormais une place centrale dans la dynamique d'inclusion financière pour la région. Avec plus de 148 millions de comptes ouverts, données de la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO), précise-t-elle, le mobile money est devenu un véritable levier d'accès aux services financiers et d'inclusion financière dans l'espace UEMOA.
Pour la responsable de Wave, le défi de l'accès a connu une avancée importante grâce au numérique mobile. Désormais, l'enjeu consiste à aller plus loin en développant de nouveaux usages et en proposant des services davantage adaptés aux profils des utilisateurs. C'est dans cette perspective qu'elle voit un rôle majeur pour l'intelligence artificielle.
Personnaliser les services financiers via l'IA
Au-delà de l'accès aux services financiers, la prochaine étape consiste à mieux exploiter les données générées par les usages numériques, mentionne Awa Gueye. L'intelligence artificielle, souligne-t-elle, ne doit pas être considérée comme une simple technologie, mais comme un outil capable de produire de la valeur grâce aux données disponibles.
Les habitudes financières des utilisateurs peuvent ainsi permettre de mieux comprendre leurs besoins à travers notamment, souligne-t-elle, la fréquence des transactions, les montants envoyés, la régularité des opérations, la saisonnalité des revenus, les habitudes de consommation ou encore la réception éventuelle du salaire sur un compte mobile.
Des participants au panel sur la fintech, la finance inclusive et la transformation des services financiersCes informations pourraient favoriser le développement de nouveaux mécanismes d'évaluation financière, notamment des scorings alternatifs, permettant de mieux apprécier la capacité d'un utilisateur à accéder au crédit. « Le rêve le plus fou d'une fintech, c'est d'avoir tous les services d'une banque, et le rêve des banques, c'est d'avoir l'agilité des fintechs », affirme-t-elle.
Pour elle, l'avenir passe donc par une complémentarité entre les banques traditionnelles et les fintechs, les premières apportant leur solidité institutionnelle et les secondes leur capacité d'innovation et d'adaptation.
L'éducation financière, une condition indispensable de l'inclusion
Pour Awa Gueye, la transformation numérique ne peut toutefois réussir sans un accompagnement des populations. Elle insiste ainsi sur l'importance de l'éducation financière, considérée comme un pilier des actions menées par Wave. Elle cite notamment le partenariat établi entre Wave et l'Agence nationale de promotion de la finance inclusive (ANPFI), qui a permis d'organiser des formations dans plusieurs villes du Burkina Faso, notamment Ouagadougou, Bobo-Dioulasso et Banfora.
Ces initiatives ciblent particulièrement les femmes en milieu rural, avec pour objectif de renforcer leur compréhension des outils financiers numériques et leur capacité à les utiliser efficacement. Selon elle, ces programmes dépassent les frontières burkinabè et sont également développés dans d'autres pays comme la Côte d'Ivoire et le Sénégal.
Régulation et protection du consommateur
Du côté de l'ANPFI, Dr Corinne Biba Nikiéma/Konseiga partage la nécessité d'une innovation utile et orientée vers les besoins réels des populations. Pour elle, « l'innovation pour innover » ne peut pas produire des résultats durables. Une solution financière numérique doit avant tout répondre à une problématique concrète pour être adoptée par les utilisateurs. L'ANPFI encourage donc les différents acteurs à développer des solutions innovantes permettant d'améliorer l'accès aux services financiers et de proposer de nouveaux produits adaptés aux réalités locales. Mais cette innovation doit nécessairement évoluer dans un cadre sécurisé.
Dr Corinne Nikiéma rappelle que toute innovation comporte des risques. D'où la nécessité d'une régulation capable d'encadrer les nouveaux usages tout en protégeant les consommateurs. La régulation doit permettre d'accompagner les expérimentations, de faciliter leur mise à l'échelle et de garantir la confiance des utilisateurs.
La chargée d'appui technique à l'ANPF, Dr Corinne Biba Nikiéma/Konseiga, a mis en avant le rôle de l'éducation financière, mais également celui de l'Observatoire de la qualité des services financiersCette structure œuvre à améliorer la transparence entre les prestataires et les consommateurs. Il s'agit notamment de permettre aux utilisateurs de mieux connaître les produits proposés, leurs conditions d'utilisation et leurs droits afin de pouvoir comparer les offres et effectuer des choix éclairés. Elle insiste également sur l'importance du règlement des litiges. Car lorsqu'un utilisateur rencontre une difficulté sans savoir vers qui se tourner, cela peut générer de la méfiance et ralentir l'adoption des innovations financières.
Une nouvelle architecture pour accélérer l'inclusion financière
Dr Corinne Biba Nikiéma/Konseiga présente également la nouvelle dynamique institutionnelle portée par l'ANPFI. Créée en 2025, l'agence est chargée de piloter et de coordonner les actions en faveur de l'inclusion financière au Burkina Faso. Elle résulte de la fusion de trois structures que sont le Fonds national de la finance inclusive ; l'Observatoire de la qualité des services financiers ; le Secrétariat technique pour la promotion de l'inclusion financière. Cette réforme vise à disposer d'un dispositif plus intégré et plus efficace pour répondre aux défis du secteur.
Elle précise toutefois que l'ANPFI n'est pas une autorité de régulation. Son rôle consiste plutôt à lever les obstacles à l'accès aux services financiers, notamment à travers les politiques publiques et l'accompagnement des acteurs.
Au-delà du compte mobile, l'enjeu du crédit et de l'assurance
Si le mobile money a permis des avancées importantes en matière d'accès, Dr Corinne Nikiéma estime qu'il reste encore des défis à relever pour atteindre une inclusion financière complète. Elle rappelle que l'inclusion financière ne se limite pas à disposer d'un compte ou à effectuer des transferts. Elle englobe également l'accès à l'épargne, au crédit, à l'assurance et à d'autres produits financiers. Aujourd'hui, le mobile money facilite les paiements et permet une certaine sécurisation de l'épargne. Mais une question demeure. Comment utiliser ces outils pour faciliter davantage l'accès au crédit ou à l'assurance ?
Pour la responsable de l'ANPFI, la digitalisation constitue donc un chantier majeur qui nécessite l'implication coordonnée de tous les acteurs.
Cette transformation numérique de leurs points de vue repose sur un équilibre entre innovation, confiance, régulation, protection des consommateurs et accompagnement des populations.
Si le mobile money a déjà franchi une étape décisive en rapprochant les services financiers des citoyens, le prochain défi sera de transformer cet accès en une inclusion financière complète, capable d'offrir à chacun des solutions adaptées à ses besoins et à ses réalités économiques.
L'innovation doit être encadrée par la confiance et la conformité
Si l'innovation constitue un moteur essentiel de transformation, elle doit toutefois évoluer dans un environnement sécurisé. C'est l'un des principaux messages de Steve Eklin Khaunbiow-Hanck, directeur commercial de CAGECFI. En tant qu'acteur technologique, il insiste sur la nécessité d'intégrer la conformité et la sécurité dès la conception des solutions financières numériques. Il évoque notamment les principes de « compliance by design » et de « security by design ».
Pour lui, une solution financière peut être utile et adoptée par les utilisateurs, mais si elle n'intègre pas les exigences de conformité et de sécurité, elle reste fragile. « Un service financier qui répond à des besoins, mais qui n'est pas sécurisé, basé sur tout ce qui est compliance, n'a pas de raison d'être, parce qu'au final ça va crasher », prévient-il.
Cette approche implique notamment le respect des exigences réglementaires ; la protection des données personnelles ; l'intégration des normes internationales de sécurité ; la prise en compte des risques dès la phase de conception. Steve Eklin Khaunbiow-Hanck souligne également que l'innovation évolue parfois plus rapidement que les cadres réglementaires. Certaines solutions peuvent ainsi apparaître avant que le régulateur ne définisse précisément les règles applicables. Pour autant, il estime que les acteurs technologiques doivent anticiper les exigences futures et intégrer volontairement les principes de conformité.
Cette démarche nécessite également un dialogue constant entre les entreprises technologiques, les régulateurs et les professionnels de l'éthique, afin de faire évoluer les innovations vers des modèles fiables et responsables.
Le défi du passage à l'échelle et de l'interopérabilité
Pour Dr Jean Noël Bonkoungou, économiste burkinabè, spécialiste de l'inclusion financière et de la finance digitale, le débat autour de la fintech dépasse largement la question technologique. En tant que modérateur et panéliste, il rappelle que derrière les notions de fintech, d'inclusion financière et de transformation numérique se cache une réalité très concrète, celle de savoir si la révolution numérique atteint réellement les populations.
Il évoque notamment le commerçant du marché de Bobo-Dioulasso qui gère quotidiennement sa trésorerie, la maraîchère de la vallée du Kou qui a besoin d'un crédit de campagne, la PME qui cherche à financer sa croissance ou encore le jeune entrepreneur qui n'a jamais eu de compte bancaire mais possède un téléphone portable. Pour lui, le mobile money a démontré sa capacité à atteindre massivement les populations non bancarisées.
Mais un nouveau défi apparaît, celui du passage à l'échelle. « La question n'est plus celle de l'accès. Elle est devenue plus exigeante et plus fine », estime-t-il. [ Cliquez ici pour lire l'intégralité ]
Hamed Nanéma
Lefaso.net
L'École normale supérieure (ENS) a procédé, le mardi 28 juillet 2026 à Koudougou, à la sortie officielle de sa promotion 2026 baptisée « Renaissance souveraine ». Au total, 2 320 stagiaires ont reçu leurs parchemins au cours d'une cérémonie présidée par le ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, Pr. Adjima Thiombiano, sous le haut patronage du président de la Commission nationale de la Confédération de l'Alliance des États du Sahel (AES), Bassolma Bazié.
« Vous êtes appelés à être des bâtisseurs de connaissances, des éducateurs exemplaires et des acteurs du renouveau de notre système éducatif » ? C'est par ces mots que le président de la délégation spéciale de la commune de Koudougou, Amédée Paré, s'est adressé aux stagiaires lors de la cérémonie de sortie de promotion placée sous le thème « Des savoirs endogènes au service d'une école souveraine et libérée ».
Au nom des stagiaires, leur délégué, Boubou Bama, a réaffirmé l'engagement de la promotion à contribuer à la construction d'une école « souveraine, libérée et profondément enracinée dans ses propres richesses ». S'appuyant sur la pensée de Thomas Sankara et les idéaux de la Révolution démocratique et populaire, il a plaidé pour une éducation capable de répondre aux besoins du pays en valorisant les ressources et les savoirs locaux.
La cérémonie a connu la présence de deux membres du gouvernement aux côtés de Basolma Bazié.Un parcours marqué par les défis
Revenant sur les années de formation, le porte-parole des stagiaires a reconnu que le parcours n'a pas été exempt de difficultés. Contraintes financières, exigences académiques élevées et importantes charges de travail ont rythmé le quotidien des apprenants. Selon lui, ces épreuves ont cependant renforcé leur discipline, leur résilience et leur esprit de solidarité.
« Notre formation nous a permis de mieux comprendre les enjeux de l'éducation et de nous préparer à accompagner les mutations du monde contemporain », a-t-il souligné.
Boubou Bama, délégué de la promotion.Des préoccupations soumises aux autorités
Profitant de la tribune, le délégué des stagiaires a également formulé plusieurs doléances à l'endroit des autorités.
Il a notamment plaidé pour le paiement rapide des nouveaux recrutés, la simplification des procédures administratives, un meilleur accompagnement lors des premières affectations ainsi que l'harmonisation des traitements et des grilles de reclassement.
La promotion a également attiré l'attention des autorités sur la situation des stagiaires appelés à effectuer leur formation civique et militaire à Faso Boolé, ex-Service national pour le développement (SND).
Le directeur général de l'ENS, Pr Ousseni So, s'est réjoui des résultats enregistrés.Selon les représentants des stagiaires, des inquiétudes persistent quant aux capacités d'accueil des infrastructures existantes, notamment à Loumbila, alors que les nouveaux sortants sont invités à rejoindre les centres dès les prochains jours.
« Nous souhaitons que les autorités apportent rapidement des clarifications afin que chacun sache à quoi s'en tenir », a indiqué le délégué.
Un taux de réussite de 99,36 %
Dans son allocution, le directeur général de l'ENS, Pr. Ousseni So, s'est félicité des performances enregistrées par la promotion 2026.
Sur les 2 337 stagiaires inscrits, 2 320 ont été déclarés admis, soit un taux global de réussite de 99,36 %.
Sawadogo Henriette Jeanne, Attachée d'éducation, majore de l'Institut de formation du personnel d'encadrement pédagogique, du personnel d'administration et de la vie scolaire (IFPEPPAVS), est également la majore de tous les instituts de l'ENS.
Le directeur général a salué l'engagement des équipes pédagogiques et administratives ainsi que la détermination des stagiaires.
« La compétence scientifique et pédagogique de nos enseignants demeure le principal levier de la qualité des formations », a-t-il affirmé. Il a également rendu hommage au personnel administratif et technique, aux structures d'accueil des stages, aux partenaires institutionnels ainsi qu'aux familles des stagiaires pour leur accompagnement.
« Transformons ensemble notre administration »
Prenant la parole au nom des parrains, le ministre des Serviteurs du peuple, Mathias Traoré, a invité les nouveaux diplômés à s'engager pleinement dans la modernisation de l'administration publique.
Pour Basolma Bazié, la souveraineté ne doit pas être un simple slogan.« Venez, nous allons transformer ensemble cette administration pour mieux prendre en charge les besoins de notre population », a-t-il lancé.
Pour le ministre, les enseignants et les cadres de l'éducation occupent une place stratégique dans la construction d'un Burkina Faso souverain. Il a rappelé que leur mission ne se limite pas à la transmission des connaissances, mais consiste également à former des citoyens responsables, critiques et engagés.
Il a par ailleurs appelé les futurs éducateurs à promouvoir les valeurs de citoyenneté, de solidarité, de patriotisme, de résilience et de développement endogène auprès des jeunes générations.
L'attachée d'éducation Henriette Jeanne Sawadogo est la majore de cette promotion.Bassolma Bazié appelle à l'engagement pour la souveraineté
Patron de la cérémonie, Bassolma Bazié a salué le courage et la persévérance des stagiaires ayant achevé leur formation malgré les difficultés.
Pour lui, le nom de baptême « Renaissance souveraine » reflète parfaitement le contexte actuel du Burkina Faso, marqué par la reconquête de sa souveraineté politique, culturelle, économique et sécuritaire.
« La reconquête de notre souveraineté est aussi une quête de renaissance de nos identités, de nos valeurs et de notre dignité », a-t-il déclaré.
Les trois premiers de chaque institut de l'ENS ont reçu chacun des présents, dont le Manifeste de la RPP.Le président de la Commission nationale de la Confédération de l'AES a invité les nouveaux diplômés à faire preuve de solidarité, d'unité et d'esprit de sacrifice afin de contribuer au développement du pays.
Rendant hommage aux combattants tombés pour la patrie, il a estimé que la souveraineté ne devait pas être un simple slogan, mais un engagement concret dans les actes quotidiens.
L'amphithéâtre de 1 000 places n'a pas pu contenir l'ensemble des stagiaires et des convives.« Il ne faut pas vivre la révolution dans les discours. Il faut la vivre dans les actes et dans les faits », a-t-il insisté.
Fredo Bassolé
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L'arrondissement 7 de la commune de Bobo-Dioulasso dispose désormais de son propre commissariat de police. L'infrastructure, implantée dans le quartier Belleville, a été inaugurée ce mardi 28 juillet 2026 par le directeur général de la police nationale, l'inspecteur général de police Thierry Dofizouho Tuina. La cérémonie a réuni des autorités administratives, militaires, paramilitaires, coutumières ainsi que de nombreux habitants venus assister à cet événement.
Cette nouvelle infrastructure s'inscrit dans la dynamique de renforcement du maillage sécuritaire de la ville de Bobo-Dioulasso. Placé sous la responsabilité du commissaire Issa Sirima, le commissariat aura pour mission d'assurer la protection des personnes et des biens, tout en rapprochant davantage les services de police des populations. La cérémonie a été ponctuée de plusieurs allocutions, de bénédictions, de prestations artistiques et d'une visite guidée des nouveaux locaux.
Les officiels présents à la cérémonie d'inauguration du commissariat de l'arrondissement 7Prenant officiellement fonction à la tête du commissariat de l'arrondissement 7, le commissaire Issa Sirima a exprimé sa gratitude aux plus hautes autorités du pays et à la hiérarchie policière pour la confiance placée en lui. Il s'est engagé à servir avec loyauté, discipline et professionnalisme. Selon lui, l'ouverture de ce commissariat dépasse la simple mise en service d'un bâtiment administratif. Elle traduit la volonté de l'État de renforcer sa présence auprès des citoyens, d'améliorer la prévention et la lutte contre la criminalité urbaine, tout en garantissant aux populations un environnement plus sûr.
Le dévoilement de la plaque, marquant l'inauguration de l'infrastructureLe nouveau responsable a également invité les policiers placés sous son commandement à faire preuve d'intégrité, d'impartialité, de professionnalisme et d'éthique dans l'accomplissement de leurs missions. « Notre crédibilité dépendra moins de nos paroles que de nos actes quotidiens », a-t-il insisté, exhortant ses collaborateurs à faire de Belleville un quartier aussi exemplaire sur le plan sécuritaire que par son nom.
Le commissaire Issa Sirima a exprimé sa gratitude aux plus hautes autorités du pays et à la hiérarchie policière pour la confiance placée en luiUne stratégie de proximité face à la criminalité urbaine
Dans son allocution, le directeur général de la police nationale, l'inspecteur général de police Thierry Dofizouho Tuina, a rappelé que, parallèlement à la menace terroriste, la criminalité urbaine demeure un défi majeur, notamment dans les grandes agglomérations comme Ouagadougou et Bobo-Dioulasso. Face à cette situation, la police nationale entend poursuivre la création de commissariats d'arrondissement et de secteur afin d'offrir une réponse de proximité adaptée aux réalités locales.
La visite des locaux par les officiels« Le bâtiment que nous inaugurons ce matin est l'émanation de la volonté du gouvernement d'assurer un maillage sécuritaire adéquat pour notre pays », a-t-il déclaré. Le directeur général a précisé que l'État finance également la construction du commissariat de l'arrondissement 5, situé à Sarfalao, dont les travaux se poursuivent. Il a invité l'entreprise en charge du chantier à accélérer les travaux afin que cette infrastructure puisse être livrée dans les meilleurs délais.
Une police plus proche des citoyens
Revenant sur sa vision stratégique baptisée « Innovation stratégique et opérationnelle pour une sécurité au quotidien », Thierry Dofizouho Tuina a expliqué que les commissariats d'arrondissement visent à éliminer les « déserts sécuritaires » en rapprochant les forces de sécurité des populations.
Le directeur général de la police nationale, l'inspecteur général de police Thierry Dofizouho TuinaIl a exhorté les policiers affectés dans cette nouvelle unité à exercer leur mission avec dignité, professionnalisme, probité et disponibilité. Il a également insisté sur la qualité de l'accueil réservé aux usagers et sur la nécessité de bannir toute pratique contraire à l'éthique, notamment les rackets et autres formes de déviance. « Le citoyen est un client du service public de la sécurité. Vous lui devez respect et considération », a-t-il martelé, avant d'inviter les policiers à être « dignes, intègres et exemplaires ».
La photo de familleS'adressant enfin aux populations, le directeur général de la police nationale a rappelé que la sécurité est une responsabilité partagée. Il a appelé les citoyens à collaborer davantage avec les forces de sécurité, estimant que la coproduction de la sécurité demeure un levier essentiel pour lutter efficacement contre la criminalité.
L'inauguration du commissariat de l'arrondissement 7 marque ainsi une nouvelle étape dans le renforcement du dispositif sécuritaire de Bobo-Dioulasso, avec l'ambition de rapprocher durablement la police nationale des citoyens et d'améliorer la réponse aux défis sécuritaires du quotidien.
Romuald Dofini
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La Confédération paysanne du Faso (CPF) a organisé ce lundi 27 juillet 2026, un atelier d'élaboration du plan national de plaidoyer de jeunes en faveur de la transition agroécologique et de l'application des engagements internationaux sur la biodiversité dans la perspective de la COP 17. L'atelier se déroule du 27 au 28 juillet à Ouagadougou. Cette rencontre a pour objectif de permettre au collège des jeunes de la CPF de renforcer sa contribution à l'élaboration, à la mise en œuvre et au suivi des politiques publiques relatives à l'agroécologie, à la biodiversité et à la résilience climatique.
Cet atelier se tient avec l'appui du projet Forest and farm facility, un projet mis en œuvre par le Réseau des organisations paysannes et de producteurs de l'Afrique de l'Ouest (ROPPA) et l'ONG Oxfam dans le cadre de la mise en œuvre du Programme DGD 22-26 qui accompagne la CPF dans l'élaboration d'une stratégie nationale de plaidoyer des jeunes. Ce, dans le cadre de la 17ᵉ Conférence des parties (COP17), à la Convention sur la diversité biologique, prévue en août 2026. À travers cette démarche participative, la confédération paysanne entend se doter d'un plan stratégique actualisé, cohérent et opérationnel, capable de mieux répondre aux défis actuels.
Le présidiumLaurent Doumboué, président de la Confédération paysanne du Faso, a souligné l'importance de la contribution des jeunes dans la transition agroécologique. « La Confédération paysanne est convaincue que les jeunes ne devraient pas être de simples bénéficiaires des pouvoirs publics mais de véritables acteurs capables de porter des solutions, d'influencer les décisions et de porter la voix des producteurs dans les espaces de dialogue aux niveaux national et international » a-t-il indiqué.
Laurent Doumboué, président de la Confédération paysanne du FasoIl veut faire de la jeunesse, à travers le collège des jeunes de la CPF, une relève dans le domaine agricole afin de faire face aux défis climatique, à la dégradation des ressources naturelles et aux défis de la sécurité alimentaire du pays. Cette transition consistera selon Laurent Doumboué à préserver les écosystèmes, à améliorer les moyens d'existence des producteurs et garantir un avenir meilleur aux générations futures.
Gilbert Ouédraogo, représentant le ministère chargé de l'agriculture des ressources animales et halieutiques, a salué l'initiative qui pour lui est salutaire en raison de la pauvreté des sols et de la rareté des pluies. « Nous savons qu'aujourd'hui, avec la pauvreté des sols et les pluies qui se font rares, il faut que nous pratiquons des approches agroécologiques pour permettre aux sols d'être encore enrichis, et de protéger les végétaux », a-t-il souligné.
Gilbert Ouédraogo, représentant du ministère en charge de l'AgricultureConvaincu que l'avenir de l'agriculture se joue désormais entre les mains de la jeunesse rurale, il a plaidé pour une implication accrue des jeunes dans les échanges autour de l'agroécologie. « Nous savons qu'aujourd'hui, dans le monde rural, c'est la jeunesse qui a la plus forte proportion et a la capacité de réunir les jeunes pour discuter d'agroécologie. Il faut les impliquer davantage dans les prises de décisions. Cela leur permettra de comprendre le rôle qu'ils doivent jouer dans le maillon de la production végétale et d'avoir aussi des idées pour pouvoir faire des plaidoyers auprès de certains partenaires techniques et financiers qui accompagnent le monde rural », a dit M. Ouédraogo. Il a invité les participants à avoir une oreille attentive, et des débats constructifs, pour qu'au sortir de cet atelier il puisse avoir un document de plaidoyer capable de défendre la cause au-delà des frontières.
Le secrétaire général du collège des jeunes de la CPF, Ali OuattaraAli Ouattara, secrétaire général du collège des jeunes de la CPF, justifie la nécessité d'une véritable stratégie autour de l'agroécologie. « Nous sommes tous convaincus que l'agroécologie est un domaine à ne pas négliger, car nos terres s'appauvrissent. À cela s'ajoute la rareté des engrais. Si nous parvenons réellement à développer l'agroécologie, nous sommes convaincus que cela nous permettra de nous affranchir de cette dépendance aux engrais. Cette stratégie servira également de plaidoyer auprès des autorités », a-t-il laissé entendre. Le secrétaire général du collège des jeunes de la CPF, a exhorté les jeunes à s'intéresser à la question de l'agroécologie.
Rama Diallo
Dalilha Ky (stagiaire)
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Une délégation de l'entreprise russe Indesol LLC, spécialisée dans les bâtiments et travaux publics, a été reçue le 27 juillet 2026, par la ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères, Stella Eldine Kabre/Kabore. En mission de prospection au Burkina Faso, les responsables de la société entendent développer des partenariats dans les domaines du logement social, des infrastructures éducatives et sanitaires, en s'inscrivant dans la dynamique de coopération économique entre le Burkina Faso et la Russie.
Accompagnés par l'ambassadeur du Burkina Faso en Arabie Saoudite, Boukary Savadogo, les premiers responsables de « Indesol LLC » sont en mission de prospection au Burkina Faso, avec pour perspectives de nouer des partenariats dans le domaine des bâtiments et travaux publics.
Face à la ministre déléguée, l'ambassadeur Boukary Savadogo a présenté la particularité de cette multinationale russe qui, à travers des technologies innovantes dans le domaine des BTP, met à la disposition de ses partenaires, des infrastructures de qualité et dans des délais très courts, tout en respectant les normes nationales et internationales.
Après avoir pris connaissance des motivations de cette mission au Burkina Faso, la ministre déléguée a félicité les patrons de « Indesol LLC » pour l'intérêt accordé au pays des Hommes intègres, en dépit de la campagne de désinformation orchestrée par des médias étrangers.
Cette mission à Ouagadougou permettra à la délégation de proposer des projets immobiliers en tenant compte du contexte national et des réalités de terrain, cela dans un esprit de partenariat gagnant-gagnant conformément à la vision des autorités nationales, selon la ministre déléguée.
Avant de prendre congé des responsables du ministère des Affaires étrangères, le chef de la délégation russe Aleksei Zigarskikh a salué le leadership du président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, dont la renommée a outrepassé les frontières africaines.
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Source : DCRP/MAE
Le Programme des nations unies pour le développement (PNUD), à travers le Programme de micro financements du Fonds pour l'environnement mondial (PMF/FEM), a procédé, ce mardi 28 juillet 2026 à Ouagadougou, à la signature des accords de financement de 30 projets communautaires. D'un montant global de 1,614 million de dollars américains, soit environ un milliard de francs CFA, ces financements soutiendront des initiatives en faveur de la lutte contre le changement climatique, de la préservation de la biodiversité, de la restauration des terres et du renforcement des capacités des communautés.
À l'issue de trois appels à projets, 526 propositions ont été soumises par des organisations. Parmi elles, 316 dossiers ont été examinés. Après cet examen, des missions d'identification sur le terrain, ainsi qu'un appui à la reformulation des projets, ont permis de retenir définitivement 30 initiatives.
Les 30 projets bénéficiaires du Programme de micro financements du Fonds pour l'environnement mondial (PMF/FEM) sont répartis dans les régions du Bankuy, du Guiriko, des Kuilsé, du Nakambé, du Nando, du Nazinon et du Yaadga.
Les bénéficiaires ont assisté à la signature des accords de financement des 30 projets communautaires.Les projets sélectionnés portent sur la lutte contre le changement climatique, la préservation de la biodiversité, la restauration des terres, la gestion des produits chimiques et des déchets, ainsi que le renforcement des capacités. Le montant du financement accordé à chaque projet varie entre 27 000 et 75 000 dollars américains.
« L'action des organisations de la société civile et des organisations communautaires de base est essentielle pour promouvoir les bénéfices environnementaux mondiaux et contribuer à la réalisation des priorités du FEM, du PNUD, des objectifs de développement durable et autres engagements internationaux », a rappelé Dr Martine Diallo/Koné, présidente du comité de pilotage du PMF/FEM-PNUD.
Elle a, par ailleurs, indiqué qu'un suivi sera assuré afin de permettre au Comité national de pilotage d'effectuer des missions de terrain pour apprécier la mise en œuvre des projets.
Dr Martine Diallo/Koné, présidente du comité de pilotage du PMF/FEM-PNUD, a indiqué qu'un suivi sera assuré afin de permettre au Comité national de pilotage d'effectuer des missions de terrain pour apprécier la mise en œuvre des projets.« Aussi, je voudrais vous adresser mes sincères félicitations pour la sélection de vos projets par le comité national de pilotage. Je vous invite à faire preuve de responsabilité, d'engagement et de rigueur pour assurer la réussite totale de leur mise en œuvre », a-t-elle ajouté à l'endroit des bénéficiaires.
À cette occasion, le représentant résident du PNUD au Burkina Faso, Snehal Soneji, a invité les organisations bénéficiaires à faire de ces financements « un véritable levier de transformation durable » pour leurs communautés, tout en insistant sur le respect des procédures et la mise en œuvre efficace des projets.
« L'allocation de fonds était faite par un projet financé par le Fonds pour l'environnement mondial, qui est un financement destiné au gouvernement. Et les objectifs de ces fonds-là sont 100 % alignés avec la politique actuelle du gouvernement, qui essaie de valoriser les coopératives au niveau des villages pour assurer la souveraineté alimentaire. Et ces projets sont aussi 100 % alignés avec le Plan Relance. C'est pour cela que nous sommes ici aujourd'hui pour l'allocation », a-t-il indiqué.
Le représentant résident du PNUD au Burkina Faso, Snehal Soneji, a invité les différents acteurs à assurer une mise en œuvre efficiente des projets dans le respect strict des règles et procédures en vigueur.Il a, par ailleurs, invité les différents acteurs à assurer une mise en œuvre efficiente des projets dans le respect strict des règles et procédures en vigueur.
Les bénéficiaires saluent un appui déterminant en faveur des initiatives locales
Les porteurs des 30 projets retenus n'ont pas caché leur satisfaction. Ils ont exprimé leur reconnaissance au PNUD, qui les accompagne à travers le PMF/FEM. Les projets financés concernent notamment la lutte contre le changement climatique, la préservation de la biodiversité, la restauration des terres dégradées, la gestion durable des produits chimiques et des déchets, ainsi que le renforcement des capacités des communautés.
Pour Gladys Dabiré, cet appui permet avant tout de renforcer les capacités des communautés à élaborer des projets répondant aux exigences du PMF/FEM.Pour Gladys Dabiré, qui accompagne les organisations porteuses de projets dans le Passoré, cet appui permet avant tout de renforcer les capacités des communautés à élaborer des projets répondant aux exigences du PMF/FEM. Elle explique que les initiatives sont conçues de manière participative : les problèmes sont identifiés par les populations elles-mêmes, qui proposent également les solutions. L'un des projets retenus dans la province porte notamment sur la restauration des terres dégradées à Sidi Bounsé, à travers des techniques telles que le zaï, les cordons pierreux et le traitement des ravines.
Innocent Bakouan, représentant d'une coopérative spécialisée dans la collecte et la transformation des amandes de karité, voit dans cet accompagnement une opportunité de concilier activités économiques et protection de l'environnement.À Didyr, Innocent Bakouan, représentant d'une coopérative spécialisée dans la collecte et la transformation des amandes de karité, voit dans cet accompagnement une opportunité de concilier activités économiques et protection de l'environnement. Face à la raréfaction des arbres de karité, la coopérative prévoit de mettre en place des plantations afin de renouveler la ressource. Le projet prévoit également la construction d'un magasin de stockage, l'acquisition de panneaux solaires pour la transformation du beurre de karité, ainsi que des équipements destinés à la fabrication de savons et de produits cosmétiques. « Nous demandons un suivi permanent pour la mise en œuvre de notre projet », a-t-il plaidé.
Lamoussa Kondé, président de l'association Bankuy Vert, met l'accent sur la préservation d'un bosquet sacré situé à Dédougou, considéré comme un patrimoine culturel et environnemental majeur.Pour sa part, Lamoussa Kondé, président de l'association Bankuy Vert, met l'accent sur la préservation d'un bosquet sacré situé à Dédougou, considéré comme un patrimoine culturel et environnemental majeur. Son projet vise à renforcer la résilience des communautés à travers la protection de cet espace, en s'appuyant sur les savoirs locaux et les pratiques coutumières.
« La mise en œuvre du projet va consister en un renforcement des capacités de la communauté sur la préservation, sur les mesures qui peuvent lui permettre de sauvegarder cet espace environnemental et, dans la mesure du possible, de développer ses capacités endogènes afin de préserver ce patrimoine culturel », a-t-il rappelé.
Jean Elysée Nikiéma
Lefaso.net
Pays
Burkina Faso
Numéro de l'avis : AMI/01/2026/EVEN
Date de publication : 29/07/2026
Objet :
La Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) GmbH met en œuvre, au Burkina Faso, des projets techniques financés principalement par le BMZ, avec des cofinancements notamment de l'Union européenne. Ces activités donnent lieu à des ateliers, des formations, des réunions de coordination et des événements de sensibilisation nécessitant des services de restauration conformes aux standards de la GIZ en matière de qualité, d'hygiène, d'intégrité et d'efficacité.
Deux pôles opérationnels concentrent la majeure partie des événements : Ouagadougou et Bobo-Dioulasso ainsi que leurs environs.
Le présent contrat-cadre a pour objet la fourniture de prestations de restauration et de catering pour les besoins des projets et unités de la GIZ Burkina Faso, selon les termes et conditions définis et dans les bons de commande émis pendant la durée du contrat 12 mois.
Les prestations incluent, sans s'y limiter : préparation, livraison, mise en place, service, reprise et nettoyage, conformément aux spécifications des bons de commande.
Allotissement
Les présentes prestations sont constituées de 04 lots :
– Lot 1a : Ouagadougou- services pour moins 30 personnes
– Lot 1b : Ouagadougou- services pour plus 30 personnes
– Lot 2a : Bobo-Dioulasso et environs - services pour moins 30 personnes
– Lot 2b : Bobo-Dioulasso et environs - services pour plus 30 personnes
Eligibilité
Les soumissionnaires qui ne satisfont pas aux critères d'éligibilité spécifiés seront considérés comme inéligibles et exclus du reste de la procédure d'appel d'offres.
Eligibilité commerciale :
1. Une existence légale dans son pays : Registre du commerce/extrait (statut juridique) RCCM ;
2. Une régularité vis-à-vis de l'administration fiscale : attestation de la situation fiscale (ASF) ;
3. Chiffre d'affaires moyen des trois (03) dernières années d'au moins 4.000.000 FCFA pour les lots de 30 personnes (lot1a et 2 a) et d'au moins 10.000.000 FCFA pour les lots de plus de 30 personnes (lot 1 b et 2 b)
4. Expérience pertinente : liste de 3 à 5 contrats similaires (restauration pour organisations/événements), avec indication du volume, de la période et d'un contact de référence ;
5. Avoir une présence physique dans la localité ;
6. Licences/agréments sanitaires obligatoires pour la restauration (hygiène alimentaire, inspections sanitaires locales) ;
7. Références bancaires ;
8. Certificat de chiffre d‘affaire
Soumission des demandes de participation à l'appel d'offres
La demande de participation à l'appel d'offres devra être soumise au plus tard le 20.08.2026 à 23h59min par courriel à l'adresse suivante :
BF_Quotation@giz.de. L'objet du courriel portant votre offre DOIT être libellé comme suit : « AMI_01_2026_EVEN_GIZ – Sélection de prestataires en vue de la conclusion de contrats-cadres »
La demande doit être faite au format PDF, rédigée en langue française et dûment signée par la partie responsable. Elle doit être composée de :
• Lettre d'intention signée avec indication du lot ou des lots choisis ;
• Dossier administratif (nommé comme suit : AMI-01-2026-EVEN_GIZ_dossier_administratif.pdf) :
• Informations complètes de l'entreprise y compris la raison sociale ;
• Copie certifiée du registre de commerce ;
• Références bancaires
• Licences/agréments sanitaires obligatoires pour la restauration (hygiène alimentaire, inspections sanitaires locales)
• L'Attestation de situation fiscale en cours de validité ;
N.B :
Pour la justification des références, fournir obligatoirement la page de garde revêtu du visa du contrôleur financier de l'état ou du visa de l'ONG ou de la structure privée, la page de signature du contrat et les attestations de services faits ou attestations de bonne fin ou les PV ou bordereau de livraison. Pour les projets achevés, les organisations ayant quitté le territoire national, seules les attestations définitives délivrées (administration publique ou collectivités territoriales feront foi).
Si la capacité des pièces jointes dépasse 15 MB, veuillez soumettre votre offre dans des courriers séparés, en étiquetant clairement chaque courrier.
Conditions pour la suite de la procédure
1. Toutes les entreprises qualifiées et expérimentées seront retenues par lot pour la suite de la procédure.
2. Seuls ces derniers seront invités à consulter les termes de référence et ses annexes et à soumettre une proposition technique et financière.
3. Pour chaque lot, l'entreprise ayant présenté la proposition financière évaluée la moins-disante sera retenue.
Informations complémentaires
Pour les informations complémentaires ou pour toute question supplémentaire, veuillez écrire à l'adresse suivante BF_Quotation@giz.de à compter de la date de publication du présent Appel à Manifestation d'Intérêt et au plus tard le 17.08.2026 à 23h59mn. Prière de retenir à cet effet l'objet : Infos_AMI_01_2026_EVEN_GIZ
Il est à noter que l'intérêt manifesté par une firme n'implique aucune obligation de la part de la GIZ de l'inclure dans la liste restreinte.
La GIZ se réserve le droit de ne donner suite à tout ou partie des manifestations d'intérêt reçues.
N°10041431
La Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ), est une entreprise de coopération internationale pour le développement durable opérant sur tous les continents. Elle propose des solutions d'avenir pour le développement politique, économique, écologique et social dans un monde globalisé. Dans des conditions parfois difficiles, la GIZ soutient des processus complexes de changement et de réforme. Son objectif principal est d'améliorer durablement les conditions de vie des populations dans les pays d'intervention.
Dans le cadre de la mise en œuvre des activités du Programme Développement de l'Agriculture (PDA), la GIZ lance cet appel à proposition pour la sélection d'une entreprise/ Cabinet.
La participation à la concurrence est ouverte à égalité de conditions à toutes les structures remplissant les conditions énumérées dans le Dossier d'Appel d'Offres et régulièrement installés au Burkina Faso. Les prestataires intéressés peuvent obtenir le dossier d'Appel d'Offres en envoyant une demande à l'adresse BF_Inquiry@giz.de avec en objet « Dossier N°10041431_ Recrutement de prestataire pour la qualification de 300 jeunes et femmes en collecte professionnelle de mangue ».
Date limite de soumission le 15.08.2026 à 16h30.
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CORIS HOLDING SA est une compagnie financière agréée par la Commission Bancaire de l'UEMOA qui supervise onze filiales et succursales connues sous la dénomination de Coris Bank International (CBI) que sont : CBI Burkina, CBI Bénin, CBI Togo, CBI Mali, CBI Succursale du Niger, CBI Sénégal, CBI Côte d'Ivoire, CBI Succursale de Guinée Bissau, CBI Guinée, CBI Tchad, CBI Cap-Vert et les Mésofinances du Burkina, du Bénin et de la Côte d'Ivoire.
Dans le cadre de son développement et de sa structuration à l'échelle panafricaine, Coris Holding met en œuvre de nombreux projets stratégiques dans les domaines des infrastructures, du système d'information, de la digitalisation des services, de la sécurité informatique, des services généraux et des services de conseils, lesquels projets nécessitent un processus de passation des marchés conformément aux meilleures pratiques en la matière.
Dans le but de disposer d'un bassin de fournisseurs et prestataires qualifiés et compétents dans leurs domaines respectifs, Coris Holding lance le présent avis à manifestation d'intérêt en vue de constituer sa base de données de fournisseurs et prestataires agréés.
Les fournisseurs et prestataires retenus à l'issue du processus d'évaluation seront agréés comme fournisseurs de Coris Holding dans le cadre des procédures de consultation ou d'appel d'offres restreints.
Les domaines et sous domaines de prestations concernés se présentent comme ci-dessous :
Les candidats intéressés par le présent avis sont invités à soumettre une manifestation d'intérêt comportant obligatoirement les pièces et documents ci-après :
– une lettre de manifestation d'intérêt ;
– une présentation de l'entreprise ;
– un extrait du RCCM datant de moins trois (3) mois ;
– une attestation de situation fiscale ;
– un certificat de non-faillite ;
– un certificat du chiffre d'affaires des trois (3) dernières années (2025, 2024, 2023) ou tout document tenant lieu ;
– les états financiers certifiés des trois (3) derniers exercices (2025, 2024, 2023) ;
– une description des différents services offerts suivant la catégorisation des domaines susmentionnés ;
– les références de prestations similaires accompagné de Procès-Verbal de réception ou attestation de bonne fin d'exécution.
Les candidats peuvent obtenir des informations supplémentaires uniquement par mail à l'adresse corisholding@coris-bank.com.
Les manifestations d'intérêt seront reçues à travers l'adresse électronique ci-dessus mentionnée du lundi 10 au vendredi 14 août 2026.
A l'issue du processus, les candidats retenus recevront une notification officielle de leur agrément en qualité de fournisseurs ou prestataires de Coris Holding.
Par ailleurs, Coris Holding se réserve le droit de ne donner suite à tout ou partie de la présente manifestation d'intérêt.
Le Directeur Général
Diakarya OUATTARA
Coris Bank International (CBI-SA), Société Anonyme avec Conseil d'Administration au capital de 32 000 000 F CFA dont le siège est sis à Ouagadougou, 680, Avenue Léo Frobenius, 01 BP 6585 Ouagadougou 01, lance un appel à manifestation d'intérêt en vue de la constitution d'une base de données des fournisseurs et prestataires potentiels à consulter pour les appels d'offres et les demandes de cotations.
Toute entreprise désirant être prise en compte dans les appels d'offres de CBI-SA est invitée à fournir un dossier de candidature composé des éléments ci-après :
– une lettre de manifestation d'intérêt adressée au Directeur Général de CBI-SA indiquant le(s) domaine(s) de la prestation pour lesquels le candidat souscrit ;
– une présentation de l'entreprise indiquant ses domaines de compétence, ses références techniques (liste de clients avec attestations de bonne fin d'exécution), ses principaux dirigeants ainsi que la liste de son personnel, son adresse complète ;
– le catalogue des produits et services ;
– une copie de l'extrait du registre de commerce (RCCM) et une copie de l'Identifiant Fiscal Unique (IFU) ;
– une Attestation de Situation Fiscale ;
– une Attestation démontrant que la société est en règle vis-à-vis de la CNSS pour les entreprises installées au Burkina Faso ;
– une copie de l'agrément technique ou l'autorisation d'exercer dans le domaine s'il y a lieu ;
– un contact téléphonique permanent, une adresse e-mail ou un contact WhatsApp.
Les dossiers complets, présentés sous pli fermé avec indication des codes des domaines d'activités concernés, accompagnés d'une version numérique sur clé USB, devront être déposés au siège de Coris Bank International-SA au plus tard le 10/08/2026, auprès de la Division des Moyens Généraux, avec au verso la mention : ‘‘Manifestation d'intérêt pour inscription sur la liste de fournisseurs de CBI-SA''
Les prestataires et fournisseurs travaillant déjà avec CBI-SA sont également tenus de remplir cette formalité et devront fournir leurs dossiers de candidature.
Ci-dessous la liste (non exhaustive) des différents domaines concernés :
– DA 01. Génie civil, maçonnerie et peinture ;
– DA 02. Génie informatique et électronique ;
– DA 03. Mobiliers de bureau, menuiserie bois et aluminium ;
– DA 04. Fournitures de bureau et articles divers ;
– DA 05. Matériels et consommables informatiques ;
– DA 06. Entretien et nettoyage ;
– DA 07. Gardiennage ;
– DA 08. Garage automobile ;
– DA 09. Maintenance climatiseur ;
– DA 010. Groupe électrogène ;
– DA 011. Matériels et Prestations électriques ;
– DA 012. Matériels et Prestations en plomberie/sanitaire ;
– DA 013. Location de véhicules ;
– DA 014. Prestations intellectuelles / Agence conseil / Marketing et Communication ;
– DA 015. Agence d'intérim / Services de coursier ;
– DA 016. Restauration / Services traiteurs / Hôtellerie.
Les candidats intéressés peuvent obtenir des informations complémentaires auprès de la Division des Moyens Généraux.
Cet avis à manifestation d'intérêt ne constitue pas une consultation, CBI-SA se réserve le droit de modifier ou d'annuler les exigences de l'avis à tout moment pendant le processus.
L'intérêt manifesté par un prestataire n'implique aucune obligation de la part de CBI-SA d'inclure le prestataire dans la liste restreinte.
CBI SA se réserve le droit de ne donner suite à tout ou partie de cette manifestation d'intérêt.
La Directrice Générale
Gisèle GUMEDZOE
La grande famille YAMÉOGO à Dapoya / Koudougou, la grande famille ZONGO à Kikigogo, la grande famille ZAGRÉ à Koudougou, la grande famille ZOMA à Ouagadougou et à Koudougou, et les familles alliées, la veuve YAMÉOGO née OUÉDRAOGO Léa Claudette, les frères et sœurs, les enfants, les petits-enfants et l'ensemble des parents, profondément touchés par les innombrables marques de compassion et de solidarité reçues lors du rappel à Dieu et des obsèques de leur regretté YAMÉOGO Eouaya Alphonse, adressent leurs vifs et sincères remerciements :
– À Dieu Tout-Puissant, pour le don de sa vie ;
– Aux autorités gouvernementales ;
– Aux autorités administratives, coutumières et militaires ;
– Aux autorités de la police nationale et municipale de Ouagadougou et de Koudougou ;
– À Messieurs les Curés des paroisses Saint Camille de Dagnoën et de la Cathédrale Saint Augustin de Koudougou, ainsi qu'à tous les prêtres ayant célébré les offices et accompagné la famille ;
– Aux catéchistes de la paroisse Saint Camille de Dagnoën et de la Cathédrale Saint Augustin de Koudougou ;
– Aux Coordinations et Communautés Chrétiennes de Base : la Coordination Saint Jean-Baptiste de Dapoya à Koudougou, la CCB Sainte Faustine des 1200 logements, la CCB Saint Basile du secteur 02 de Koudougou, ainsi que le Conseil paroissial des Laïcs de la paroisse Saint Camille de Dagnoën ;
– À la chorale de la CCB des 1200 logements ;
– Aux associations et groupes de prière et aux mouvements religieux des paroisses Saint Camille de Dagnoën et de la Cathédrale Saint Augustin de Koudougou ;
– Aux voisins du quartier des 1200 logements, qui, dès les premières heures, ont entouré et accompagné la famille sans relâche ;
– À ses promotionnaires et anciens condisciples : du Collège de Moukassa, du Collège de La Salle, de l'ENSEA d'Abidjan ;
– À ses collègues et compagnons de service : de l'INSD, ainsi qu'aux partenaires, homologues et amis rencontrés au fil de ses missions à travers le monde (Banque Mondiale, BCEAO, UEMOA…), aux instituts nationaux de statistique des pays partenaires, ainsi qu'aux différents bureaux d'études et projets avec lesquels il a collaboré ;
– Aux amis et connaissances de son épouse, à ses groupes de prière et associations de femmes, ainsi qu'à la belle-famille, la famille OUÉDRAOGO et ses familles alliées ;
– Aux amis, collègues, partenaires et associés des enfants, partout dans le monde ;
– Aux amis, connaissances et voisins du secteur 02 de Koudougou ;
– Aux jeunes du secteur 02 de Koudougou, pour leur mobilisation et leur disponibilité ;
– À tous les anonymes dont les gestes discrets et les prières silencieuses ont profondément touché la famille.
Ne pouvant remercier chacun individuellement, la famille vous prie de trouver ici l'expression de sa profonde reconnaissance. Que ceux et celles dont les noms n'ont pas été cités, ou qui auraient été involontairement oubliés, veuillent bien nous en excuser et trouver ici l'expression de notre égale et sincère gratitude. Que le Seigneur, dans son infinie bonté, vous comble de ses bienfaits et vous le rende au centuple.
« Donne-lui, Seigneur, le repos éternel, et que brille sur lui la lumière de ta face. »
La famille YAMÉOGO
27 JUILLET 2025 - 27 JUILLET 2026 ( 01 AN )
« Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, même s'il meurt ; et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. » Jean 11:25-26
La grande famille ZAGARE à Ouagadougou,
Les grandes familles COMPAORE et SONGRE à Songrétenga, Koupéla et Ouagadougou,
Les grandes familles SEDOGHO, LALLOGO, ZONGO et IMA à Gouwagui, Belga (Boulsa) et Ouagadougou,
Les grandes familles alliées : OUBDA, KYELEM, YOUGBARE et SAWADOGO à Dialgaye, Tambèla, Koupéla, Bobo-Dioulasso et Ouagadougou,
La veuve madame ZAGARE / OUBDA NOELIE à Ouagadougou,
Les enfants : ZAGARE K. Lucie à Ouagadougou et ZAGARE W. Alexandre Fidèle aux Etats-Unis,
La petite fille : ZAGARE Wendkuuni H. Matnoelle S. A,
Les frères et sœurs : Monsieur ZAGARE Anicet, Madame KABORE / ZAGARE Honorine, Madame SEMPORE / ZAGARE Andréa, Monsieur ZAGARE ALEXIS à Ouagadougou et les familles alliées,
Réitèrent du fond du cœur leurs sincères remerciements, reconnaissances et gratitudes à tous ceux qui, de près ou de loin, les ont assistés et soutenus lors du rappel à Dieu le 27 juillet 2025 suivi de l'inhumation le 01 août 2025 ainsi que de la célébration des funérailles chrétiennes les 17 et 18 Avril 2026 de leur fils, frère, époux, gendre, père, grand-père :
ZAGARE Mathieu
Précédemment Agent de l'ONATEL SA à la retraite.
Nos remerciements s'adressent en particulier :
– Aux Abbés Bruno BALIMA, Charles OUANGA, Odilon KABRE, Joanny KOAMA, Vincent ILBOUDO, Cyrille KABORE, Marcel COMPAORE, Gabriel COMPAORE,
– A la CCB de Saint Léon « Le Grand », aux voisin(e)s et à l'ensemble des jeunes du quartier,
– A la CCB de Wemtenga, aux voisin(e)s et à l'ensemble des jeunes du quartier,
– A la délégation de l'ONATEL SA ainsi aux amis et collègues de service de papa,
– A Mr Issa SIEMDE, Mr Francois YAMEOGO et Mr Albert KABORE et leurs familles respectives à Koudougou et à Ouagadougou,
– Aux délégations venues de Songrétenga, Koupéla, Koudougou et Bobo-Dioulasso,
– Aux ami(e)s et proches de ZAGARE K. Lucie,
– Aux ami(e)s et proches de ZAGARE W. Alexandre Fidèle au Burkina, aux Etats-Unis et partout ailleurs,
– Aux parents, ami(e)s, connaissances et voisin(e)s de la famille.
Que le tout Puissant rende à chacun le centuple de ses bienfaits.
Que par la miséricorde de Dieu, l'âme de papa repose en paix !
<< Heureux dès à present les morts qui meurent dans le Seigneur ! Oui, dit l'Esprit, afin qu'ils se reposent de leurs travaux, car leurs oeuvres les suivent ! >> Apocalypse 14:13
L'écrivain Banlo Kambou a procédé, le dimanche 26 juillet 2026, à la dédicace de son ouvrage intitulé Mentalités et développement en Afrique subsaharienne : Les combats de l'Alliance des États du Sahel (AES). La cérémonie s'est tenue à la Maison de la culture de Bobo-Dioulasso, en présence de passionnés de littérature et de plusieurs invités.
À travers cet ouvrage de 229 pages, Banlo Kambou propose une réflexion sur les facteurs psychologiques, culturels et politiques qui influencent, selon lui, le processus de développement des pays d'Afrique subsaharienne. Pour l'auteur, le sous-développement ne saurait être expliqué uniquement par un déficit de ressources, d'infrastructures ou de moyens financiers. La question des mentalités occupe ainsi une place centrale dans son analyse. Banlo Kambou estime que les États africains doivent se libérer de certains réflexes hérités de la période coloniale, susceptibles d'entretenir des sentiments d'infériorité ou de dépendance vis-à-vis de l'extérieur.
Une vue des participants à la cérémonie de dédicacePrésentateur de l'ouvrage, Maxime Bako a particulièrement insisté sur l'analyse consacrée aux transformations en cours dans les pays membres de l'Alliance des États du Sahel. Selon lui, l'auteur considère que l'AES ne se limite pas à une alliance militaire, mais traduit également un changement de paradigme. « Les mentalités sont comme un logiciel qu'il faut mettre à jour », a expliqué le présentateur, reprenant l'une des idées fortes développées dans l'ouvrage. Il les a également comparées à « un carcan dont il faut impérativement se débarrasser ».
Maxime Bako a par ailleurs salué la qualité de l'œuvre, qu'il a qualifiée de « chef-d'œuvre ». Il a invité le public à la découvrir, aussi bien pour son style que pour les réflexions qu'elle propose sur les défis actuels de l'Afrique et particulièrement de la région du Sahel.
Le présidium lors de la dédicace de l'ouvrage « Mentalités et Développement en Afrique subsaharienne »Prenant la parole, l'auteur a tenu à préciser que son ouvrage ne prétend pas détenir une vérité absolue. « Ce n'est pas un livre saint, mais c'est un document qui se défend seul. Pour les livres saints, il est demandé une bonne inspiration divine. Pour mon livre, je suggère que le lecteur recoure beaucoup à une forte immersion patriotique. C'est un livre au contenu ferme mais jamais fermé », a-t-il déclaré.
L'ouvrage aborde plusieurs thématiques, notamment les dimensions politique, économique, diplomatique, stratégique, culturelle, scolaire, académique, militaire et sécuritaire. Mentalités et développement en Afrique subsaharienne : Les combats de l'Alliance des États du Sahel est désormais disponible sur le marché au prix de 8 000 FCFA l'exemplaire.
Romuald Dofini
Lefaso.net
Au terme du Salon international des professionnels de l'économie numérique de l'UEMOA (SIPEN-UEMOA) 2026, les 14 et 15 juillet 2026 à Ouagadougou, auquel il a pris part activement en tant que partenaire média et exposant, Lefaso.net dresse un bilan de sa participation à travers son fondateur, Dr Cyriaque Paré. Dans cet entretien, le promoteur de l'Institut supérieur de la communication et du multimédia (ISCOM) fait également une analyse sans complaisance de l'enjeu de la révolution numérique pour l'Afrique, particulièrement l'Intelligence artificielle (IA).
Lefaso.net a été un partenaire média au quatrième SIPEN-UEMOA. D'abord, qu'est-ce qui justifie le choix d'accompagner cet événement ?
Dr Cyriaque Paré : Lefaso.net a, comme vous le savez, le slogan, le « Burkina sur Internet ». Donc, nous sommes naturellement intéressés à tout ce qui se fait autour du numérique, avec le numérique. Nous étions donc naturellement un partenaire de cette activité-là. Je signale en passant que nous avons été associés à la première édition, qui a eu lieu au Sénégal.
Nous avions été approchés à l'époque par les organisateurs, pour relayer l'information et communiquer donc autour de l'activité. Et cette quatrième édition se passant au Burkina, naturellement, les organisateurs nous ont contactés parce que nous sommes impliqués. Nous sommes membres de la FED numérique qui a organisé l'activité, nous avons été contactés pour participer à son organisation, pour les accompagner en matière de communication. J'insiste, en tant que média impliqué dans la promotion du numérique, c'était pour nous tout naturel de participer à ce salon.
Partenaire média d'un tel événement d'envergure, à quoi ont consisté les missions ?
Les missions sont de donner de la visibilité à l'activité, permettre au maximum d'internautes, au public de suivre ce qui se passe. C'est dans ce sens que nous avons travaillé à rendre visible l'activité, à travers notamment une couverture médiatique presque intégrale ; parce qu'il y a eu beaucoup de productions de contenus sur nos plateformes concernant ce salon. Et il y a eu surtout la retransmission en direct de ce qui s'est passé au cours des deux journées.
Je pense qu'en termes de communication, en tant que partenaire médiatique, c'était ce qui était attendu de nous : rendre visible ce qui s'est passé, non seulement au plan du programme officiel, mais aussi des autres acteurs. Il y a des structures impliquées, des sociétés qui nous ont contactés personnellement pour donner de la visibilité à leur participation et aux activités qu'elles ont organisées à l'occasion de ce salon.
Au regard de l'importance de l'événement et de ce qui a été fait, on imagine qu'un tel travail implique une grande mobilisation, surtout en termes de logistique et de ressources humaines !
Oui, absolument ! C'est l'occasion pour moi de féliciter l'équipe qui s'est mobilisée pour cela. Sur le site, il y avait une dizaine de collaborateurs, pour permettre la retransmission en direct, sur nos plateformes, de ce qui s'est passé. Ce sont des gens qui sont restés engagés pendant les 48 heures, et j'en profite pour les féliciter pour l'excellent travail qu'ils ont fait. Nous avons déplacé notre petit studio mobile ici pour permettre de capter l'événement et de retransmettre dans des conditions professionnelles satisfaisantes. Pour avoir de bonnes images, avoir du bon son, cela demande du matériel, surtout des hommes qui sont engagés pour le réussir.
C'est dire qu'en plus de la ressource humaine, Lefaso.net est aujourd'hui doté d'outils numériques qu'il faut ?
Exactement, nous avons l'équipement nécessaire pour faire de la retransmission en direct sur site. Nous l'avons déjà fait, par exemple, l'an passé, lors de la première édition de Le Faso Digital, la foire virtuelle de solutions digitales. Nous avons assuré cette couverture grâce à ce matériel de retransmission dont nous disposons, et qui est complémentaire au studio Web que nous avons au sein de notre rédaction, qui permet d'organiser une couverture vidéo professionnelle.
En termes de contenu même de ce IVᵉ SIPEN-UEMOA, et à titre personnel, en tant que professionnel du numérique, en êtes-vous satisfait ?
Oui, je suis satisfait, parce que ça a été l'occasion pour nous de donner à voir les réalisations de différents acteurs du numérique, en matière de transformation digitale aujourd'hui dans notre espace UEMOA. Nous avons couvert les panels, les différentes cérémonies officielles, les débats qui se sont tenus au cours de ces 48 heures. Nous avons aussi, comme je l'ai dit, été à la rencontre d'acteurs individuels qui avaient des activités spécifiques et qui nous y ont associés. Donc, je suis très satisfait.
Peut-être que le seul bémol, c'est le marketing de tout ce qui a été fait. Je trouve qu'il y a eu du bon travail, mais qui n'a pas suffisamment été relayé en termes de visibilité. Donc, il faut être réaliste et reconnaître aussi là où il y a de l'amélioration à apporter. Je pense qu'il y a, de ce côté-là, une marge de progression en termes de marketing des activités qui ont été réalisées.
Une recommandation donc aux organisateurs ?
Aux organisateurs et à nous-mêmes. C'est vrai qu'en l'espace de 24 heures, ce n'est pas toujours évident de mobiliser le public à un niveau très élevé, mais il faut y penser pour les prochaines fois, pour que ce puisse être vraiment optimal comme réussite.
Au regard également de ce qui a été abordé comme thématiques durant le salon, peut-on dire que c'est un événement qui justifie sa vocation ?
Oui, absolument. Le débat sur l'appropriation des nouvelles technologies, que ce soient les intelligences artificielles, les solutions de FinTech, ce sont des débats indispensables aujourd'hui. Ce sont des débats qui ont été menés par des professionnels, en association avec des politiques qui étaient invités, etc. Maintenant, c'est la mise en œuvre. J'ai eu la chance d'être à un poste d'observation intéressant au milieu des années 90, quand on déployait internet à grande échelle.
Ce qu'on disait à l'époque, c'était que l'Afrique a raté la révolution industrielle, il ne faut pas qu'elle rate la révolution de l'information. Malheureusement, quand on fait le bilan, les fruits ne sont pas à la hauteur des promesses. Toutes les promesses qui avaient été faites, tous les développements qui avaient été faits, tous les projets qui avaient été initiés, n'ont pas donné les résultats auxquels on devrait s'attendre. C'est-à-dire qu'il y a eu plus de discours que d'actions. Il y a eu plus d'effets de mode que d'applications concrètes. Donc, sur ce plan-là, il faut faire en sorte que le discours sur l'IA, par exemple, ne soit pas encore un simple phénomène de mode. Dire qu'il faut appliquer l'IA et puis s'en arrêter au discours.
Effectivement, si on ne veut pas rater cette autre révolution, il faut prendre les mesures qu'il faut. Je pense que pour cela, il faut une prise de conscience de nos acteurs de politiques publiques ; qu'ils comprennent que réellement nous avons une opportunité de développer nos pays grâce à ces technologies et il faut réellement les appliquer et ne pas tenir des discours à la mode qui donnent l'impression qu'on a compris ce qu'il faut faire et après on ne fait rien.
Il faut aussi sensibiliser les citoyens, c'est indispensable ; ce sont eux les premiers acteurs aussi, il faut les sensibiliser pour qu'ils comprennent la vraie portée de ces technologies. Quand on regarde un peu, que ce soit sur le Web, les réseaux sociaux ou les IA, très vite, ce sont les dérives qui sont remarquables, ce sont les usages regrettables. Vous prenez aujourd'hui le web, les créateurs de contenus les plus populaires sont dans le divertissement. Je trouve que c'est un peu dommage que de telles opportunités se réduisent à ces usages-là.
C'est vrai, il faut se divertir, mais ailleurs les gens utilisent ça pour l'éducation, pour des inventions, mais chez nous, ceux qui sont les plus populaires dans ces espaces, c'est du divertissement. Cela est un problème, il faut regarder, faire en sorte que ces technologies participent réellement au développement de nos pays, en apportant les solutions qu'il faut ; parce qu'on a compris, non seulement au sommet, mais aussi à la base, que ce sont des opportunités de création de richesses. Ce n'est pas simplement pour s'amuser. On a l'occasion de rattraper des retards dans certains domaines grâce à ces technologies et il faut qu'on en profite réellement.
Nous allons terminer en faisant un parallèle avec un autre événement, Le Faso Digital, dont vous êtes le promoteur. Après le succès de la première, et à quelques semaines de la deuxième édition, quel est l'état des lieux en termes de préparatifs ?
Le Faso Digital, c'est une suite logique, j'allais dire, du salon qui a lieu et qui justifie aussi la présence de lefaso.net à cette activité-là. C'est toujours la logique de participer aux débats, à la sensibilisation, à la vulgarisation du numérique. Nous sommes à moins de 100 jours de la tenue de la deuxième édition, et ce salon a été également l'occasion pour nous de rencontrer des acteurs, de leur proposer de s'impliquer dans cette foire virtuelle qui arrive bientôt.
Nous sommes impliqués dans son organisation, nous avons commencé la production de contenus, la communication. Je crois que vous avez vu passer, non seulement les affiches, mais aussi une série d'articles qui portent sur les acteurs du Burkina Digital, qui permettent déjà de voir les acteurs impliqués dans la digitalisation, dans l'inclusion et autres. C'est une manière pour nous, petit à petit, d'assurer la visibilité, la communication autour de cette activité, qui, comme je l'ai dit, est une suite logique de ce que nous avons vécu au cours de ces 48 heures.
Un message vous reste-t-il pour clore ?
C'est dire merci, et encore féliciter les travailleurs de Lefaso.net qui ont été très impliqués dans la couverture de ce salon, qui a été l'occasion, une fois de plus, de montrer le savoir-faire de cette rédaction dédiée au numérique, en matière de communication, en matière de mise en lumière des initiatives de développement et de vulgarisation du numérique.
Entretien réalisé et retranscrit par O. L.
Réalisation et montage vidéo : Jacques Sawadogo et Armel Pouya
Dans ce contexte d'amélioration de l'accès à l'électricité, un soutien approprié à l'industrialisation grâce à une innovation technologique figure parmi les priorités dégagées par les autorités africaines.
À travers 3MD Energy SA, Momar Diouf développe un modèle industriel local capable de réduire les coûts, de raccourcir les délais et d'accompagner la transition énergétique africaine.
Muni d'un diplôme d'ingénieur en génie électrique obtenu à Istanbul où il a débarqué grâce à une bourse d'excellence, M. Diouf a travaillé dans de grandes sociétés multinationales ce qui lui a permis de sillonner le continent africain et d'apprécier les nombreux défis qui ralentissent le développement de son industrie électrique.
De ses observations, il est ressorti que les postes préfabriqués en béton armé utilisés sur le continent étaient essentiellement expédiés depuis l'Europe ou la Chine. Or, ces expéditions par containers renchérissaient le coût de ce matériel et allongeait les délais de son installation.
C'est fort de ce constat que Momar Diouf rentre définitivement au Sénégal en 2015 pour fonder 3MD Energy. L'objectif est clair : produire localement ces équipements indispensables à la distribution de l'électricité, réduire les délais de livraison, abaisser les coûts d'acquisition et, in fine, contribuer à l'électrification universelle du continent.
De l'atelier à l'usine : une décennie de montée en puissance
L'histoire de 3MD Energy ressemble à une démonstration méthodique. Quelques années, après sa création, l'usine s'installe au kilomètre 50 de la Route Nationale 2, à Khodaba, dans la région de Thiès. Les premiers postes préfabriqués sortent de chaîne et obtiennent l'homologation de Senelec, la régie nationale d'électricité : un sésame décisif.
La montée en régime s'accélère ensuite. En 2020, l'entreprise obtient la certification ISO 9001 et l'agrément de la CEDEAO, ouvrant la voie à une expansion régionale. Elle franchit une nouvelle étape juridique en 2021, passant du statut de SARL à celui de société anonyme, puis accueille Senelec dans son capital social en 2023.
Aujourd'hui, 3MD Energy SA est la première unité de conception et de fabrication de postes préfabriqués dans l'espace UEMOA, avec une capacité de production en adéquation avec les besoins du marché.
Depuis son installation, l'entreprise a fait économiser plus de dix milliards de francs CFA à l'État sénégalais et a contribué à réduire sensiblement la dépendance aux importations.
Un produit taillé pour les contraintes africaines
Ce qui distingue les postes de 3MD Energy SA, ce n'est pas seulement leur prix compétitif. C'est leur conception pensée pour les réalités du terrain africain. Tropicalisés pour résister aux fortes chaleurs, à l'humidité et à la corrosion, conformes aux normes des réseaux locaux, compacts pour des installations en espace réduit, ils intègrent l'ensemble des composants nécessaires à un raccordement rapide une conception « tout-en-un » qui réduit considérablement les délais de mise en service.
L'homologation des équipements par plusieurs régies d'électricité de plusieurs pays de la sous-région illustre la robustesse de cette approche. Elle démontre surtout qu'il est possible de produire, depuis l'Afrique de l'Ouest, des équipements électriques qui répondent aux standards internationaux sans les surcoûts liés à l'importation.
Un portefeuille complet, tourné vers la transition énergétique
Au-delà des postes préfabriqués, 3MD Energy SA s'affirme aujourd'hui comme un fournisseur à spectre large d'équipements électriques : groupes électrogènes, cellules, transformateurs, onduleurs, batteries et condensateurs, câbles, bornes de recharge électrique — autant de solutions qui couvrent l'ensemble de la chaîne de distribution et d'usage de l'énergie.
Dans un continent où la demande électrique croît à un rythme soutenu, l'entreprise a intégré la transition verte au cœur de sa stratégie : investissements dans le solaire, développement de smart grids, adaptation de l'infrastructure pour faciliter l'intégration des énergies propres. Sur la transition bas carbone, Momar Diouf reste pragmatique — diversification du mix énergétique, renforcement des compétences locales, politiques incitatives et coopération internationale constituent, selon lui, les quatre piliers d'une reconversion réussie pour les pays africains.
La décennie à venir : production continentale et leadership régional
Pour les dix prochaines années, Momar Diouf entend franchir un palier supplémentaire : implanter des unités de production dédiées à l'ensemble de ses équipements électriques, réduire encore les coûts d'acquisition, et intégrer le groupe des leaders continentaux dans la fabrication d'équipements adaptés aux marchés africains. L'un des projets majeurs de M. Diouf est d'amener 3MD Energy SA à diversifier son portefeuille avec des solutions énergétiques innovantes.
En moins d'une décennie, 3MD Energy a prouvé qu'une industrie électrique africaine, compétitive et conforme aux standards internationaux, est non seulement possible, mais déjà à l'œuvre.