La Gendarmerie nationale a annoncé avoir déjoué un projet de braquage dans la nuit du 25 mai 2026 dans le quartier Limousine à Lomé. L’opération a conduit à l’interpellation de quatre présumés malfaiteurs et à la saisie de plusieurs armes et objets suspects.
Selon les informations communiquées par les forces de sécurité, l’intervention s’inscrit dans le cadre de la lutte contre le grand banditisme et l’insécurité urbaine. Exploitant des renseignements faisant état de mouvements suspects d’individus armés en provenance de Kovié, dans la préfecture du Zio, la Brigade de Recherches et la Brigade Antigang de Lomé ont mis en place une opération de filature.
L’opération a abouti, aux environs de 23h45, à l’interpellation de quatre individus à la devanture et à l’intérieur d’une maison présentée comme leur point de regroupement.
Les suspects, tous de nationalité togolaise et âgés de 22 à 36 ans, résident respectivement à Accra, Kovié et Djidjolé. Il s’agit notamment d’un chauffeur, de deux conducteurs de taxi-moto et d’un réparateur d’appareils électroniques.
La perquisition effectuée sur les lieux a permis la saisie de deux armes à feu de fabrication artisanale, dont un pistolet dissimulé dans une sacoche et un fusil démonté. Les forces de sécurité ont également récupéré trois motos ainsi que quatre téléphones portables.
D’après les premières auditions, les mis en cause projetaient de braquer un particulier récemment revenu d’Europe. Le projet aurait été élaboré avec l’appui de complices basés au Togo et au Ghana.
Les enquêteurs indiquent par ailleurs que le groupe serait composé de huit individus répartis en binômes. Les suspects auraient procédé à des préparatifs mystiques avant de programmer leur passage à l’acte dans la nuit du 25 mai.
Placés en garde à vue, les quatre individus seront présentés au parquet. Les investigations se poursuivent afin d’identifier et d’interpeller les autres complices présumés.
La Gendarmerie nationale a salué la collaboration de la population et a invité les citoyens à signaler rapidement tout mouvement suspect ou toute activité pouvant menacer la sécurité publique.
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Le Conseil des ministres s’est réuni ce mardi 26 mai 2026, sous la présidence de Son Excellence, Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, Président du Conseil. Au cours des travaux, le Conseil des ministres a examiné quatre (4) décrets.
Le Conseil des ministres a adopté le décret portant création, attributions, organisation et fonctionnement de l’École polytechnique de Lomé.
Dans le cadre de sa politique de modernisation de l’enseignement supérieur, le gouvernement poursuit ses efforts en vue de renforcer la formation des compétences techniques et technologiques de haut niveau et de mieux adapter les offres de formation aux besoins du marché du travail et du tissu socioéconomique national.
C’est dans cette perspective que s’inscrit la création de l’Ecole polytechnique de Lomé (EPL), issue de la fusion de l’Ecole nationale supérieure d’ingénieurs (ENSI) et du Centre informatique et de calcul (CIC) de l’Université de Lomé.
Le texte vise à renforcer le cadre institutionnel de l’établissement afin d’en faire un véritable pôle d’excellence et de référence en matière de formation technique et technologique de haut niveau, aligné sur les standards des grandes écoles internationales.
L’Ecole a pour mission de former des ingénieurs et des techniciens supérieurs dans des domaines stratégiques tels que le génie civil, le génie électrique, le génie mécanique, l’informatique, les procédés industriels, ainsi que les mines et la géologie. Elle s’appuiera notamment sur des parcours de formation spécialisés, un enseignement fortement orienté vers la pratique en laboratoire ainsi que des immersions en milieu professionnel afin de répondre efficacement aux besoins croissants du pays en ingénieurs et techniciens supérieurs qualifiés.
Le gouvernement, à travers cette initiative, réaffirme son engagement en faveur du développement du capital humain, de l’innovation et de la transformation structurelle de l’économie nationale par la promotion d’un enseignement supérieur de qualité, tourné vers les besoins de l’industrialisation et du développement du pays.
• Le Conseil des ministres a ensuite adopté le décret portant exemption de visa d’entrée sur le territoire togolais au profit des ressortissants des Etats africains
Dans le cadre de sa politique d’ouverture et de promotion de l’intégration africaine, le gouvernement poursuit les réformes destinées à faciliter la libre circulation des personnes, à renforcer les échanges économiques, culturels et touristiques ainsi qu’à consolider la coopération entre les Etats africains.
Le texte adopté institue un régime d’exemption de visa d’entrée pour une durée de trente (30) jours au profit des ressortissants des Etats africains détenteurs d’un passeport ou d’un titre de voyage reconnu et en cours de validité.
Toutefois, les contrôles et formalités d’immigration demeurent maintenus, de même que le pouvoir des autorités compétentes de refuser l’entrée ou de limiter le séjour de toute personne susceptible de porter atteinte à l’ordre public, à la sécurité nationale ou à la santé publique. La possibilité de suspendre cette exemption à l’égard de tout Etat est également réservée en cas de menace pour les intérêts fondamentaux du Togo.
Cette mesure s’inscrit dans la vision du gouvernement de renforcer le positionnement du Togo comme hub régional d’affaires, de tourisme et de dialogue sur le continent. Elle traduit également l’engagement du gouvernement en faveur du panafricanisme et de l’intégration régionale, conformément aux objectifs poursuivis dans le cadre de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, du protocole de la CEDEAO sur la libre circulation des personnes et de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
Le Conseil des ministres a également adopté quinze (15) décrets portant reconnaissance de la désignation des chefs de canton par voie coutumière et par voie de consultation populaire
Conformément aux dispositions de l’article 10 de la loi n° 2007-002 du 08 janvier 2007 relative à la chefferie traditionnelle et au statut des chefs traditionnels au Togo, la désignation des chefs de canton s’effectue soit par voie coutumière, soit par voie de consultation populaire. L’article 14 de la même loi dispose que le chef de canton est reconnu par décret en conseil des ministres, sur rapport du ministre chargé de l’administration territoriale.
En application de ces dispositions, et à l’issue des procédures légalement requises, quinze (15) chefs de canton ont été régulièrement désignés conformément aux pratiques et usages en vigueur dans leurs localités respectives.
L’adoption de ces décrets vise à consacrer leur reconnaissance officielle en qualité d’autorités traditionnelles dépositaires des us et coutumes, et à leur conférer la légalité nécessaire à l’exercice des prérogatives qui leur sont reconnues par les lois et règlements.
Le Conseil des ministres a enfin examiné en première lecture le projet de décret portant attributions, composition, organisation et fonctionnement du corps des agents des eaux et forêts.
Face aux défis croissants liés au changement climatique, à la dégradation des terres, à la déforestation, au braconnage et à l’exploitation abusive des ressources naturelles, le gouvernement poursuit le renforcement des mécanismes de protection et de gestion durable du patrimoine forestier, faunique et halieutique national.
Le texte examiné vise à moderniser et à restructurer le corps des agents des eaux et forêts afin d’améliorer son efficacité opérationnelle, son maillage territorial ainsi que ses capacités de surveillance et d’intervention dans la protection des ressources naturelles et la lutte contre les infractions environnementales. Il précise également les missions du corps, notamment en matière de gestion durable des ressources forestières, de protection des aires protégées, de reboisement, de contrôle et de sensibilisation des populations.
L’examen de ce projet de décret se poursuivra lors d’une prochaine séance du Conseil des ministres.
Fait à Lomé, le 26 mai 2026+
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Le gouvernement togolais a procédé à une nouvelle augmentation des prix des produits pétroliers sur l’ensemble du territoire national, dans un contexte déjà marqué par une forte pression sur le pouvoir d’achat des ménages.
La décision a été officialisée à travers un arrêté publié le 27 mai 2026. Désormais, le litre de super sans plomb passe de 680 FCFA à 725 FCFA, soit une hausse de 45 FCFA. Le gasoil est fixé à 750 FCFA le litre, tandis que le pétrole lampant atteint 1 040 FCFA. Le mélange deux temps est quant à lui vendu à 811 FCFA le litre.
Cette nouvelle grille tarifaire représente une augmentation notable pour les consommateurs, en particulier les conducteurs de motos et les automobilistes qui dépendent fortement de l’essence dans leurs activités quotidiennes.
Selon les autorités, une majoration maximale de 20 FCFA par litre pourra être appliquée dans certaines zones éloignées des stations-service afin de prendre en compte les coûts liés au transport et à la distribution des produits pétroliers.
L’arrêté précise également que la marge bénéficiaire des détaillants est fixée à 20 FCFA par litre pour certains produits. Le gouvernement met en garde contre toute violation des prix réglementaires, annonçant des sanctions à l’encontre des contrevenants.
Cette hausse des prix du carburant intervient alors que les populations font déjà face à une augmentation généralisée du coût de la vie. Elle risque d’avoir des répercussions sur plusieurs secteurs, notamment le transport, les produits de première nécessité et les activités économiques dépendantes des hydrocarbures.
Depuis plusieurs mois, les organisations de la société civile et certains acteurs sociopolitiques alertent sur les difficultés économiques croissantes des ménages togolais, confrontés à une inflation persistante et à la hausse continue des dépenses quotidiennes.
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Au Togo le gouvernement s’en fout du peuple et le peuple s’en fout du gouvernement
Par N’djo
Ce que beaucoup de Togolais reprochent à Faure Gnassingbé, ce n’est pas seulement sa politique, c’est surtout le mépris qu’il semble nourrir à l’égard de ses propres concitoyens.
Le Président gouverne comme un administrateur lointain, rarement comme un dirigeant en dialogue avec son peuple. Il voyage sans expliquer ce qu’il va chercher à l’étranger ni ce qu’il rapporte au pays. Il modifie la Constitution sans débat national. Des arrestations surviennent sans explications convaincantes. La communication avec les citoyens est réduite au strict minimum, comme si le peuple n’avait ni droit aux explications ni droit au respect.
Cette distance se reflète aussi dans la composition de son appareil de gouvernance. Pour former ses gouvernements et structurer son pouvoir, Faure Gnassingbé semble accorder une confiance massive aux « venus de France », aux Togolais débouchés aux Nations unies, ou encore à certaines figures de la diaspora togolaise telles que Gilbert Bawara, Victoire Tomégah-Dogbé ou Pacôme Adjourouvi. Comme si les compétences vivant quotidiennement les réalités du pays étaient médiocres.
Le phénomène va encore plus loin quand le pouvoir affiche fièrement des conseillers européens, photographiés aux côtés du président comme des garanties de crédibilité. Des hiboux comme Dominique Strauss-Kahn ou Tony Blair ont ainsi été présentés comme proches du pouvoir, associés à ses réflexions stratégiques.
Mais malgré ces réseaux et experts qui se veulent prestigieux, malgré cette technocratie importée, le constat demeure sévère : le Togo ne va pas bien. Les difficultés sociales persistent, le malaise politique demeure profond, l’économie peine à transformer les conditions de vie des populations. Les divergences entre gouvernants et gouvernés continuent de se creuser.
Cet échec n’a rien de surprenant, puisqu’un pays ne se développe jamais durablement contre son peuple ou loin de lui. Aucun conseiller étranger, aussi brillant soit-il, ne peut remplacer l’écoute des réalités locales. Aucun modèle technocratique ne peut fonctionner lorsqu’un pouvoir gouverne sans confiance réciproque avec les citoyens.
Car lorsqu’un président semble mépriser son peuple, le peuple finit lui aussi par douter de son président. Il cesse de croire à sa vision, n’adhère plus à ses politiques et regarde l’action publique avec méfiance ou résignation. Or, sans adhésion populaire, il ne peut y avoir de dynamique nationale efficace.
Si Faure Gnassingbé parvenait malgré tout à sortir le Togo de la pauvreté, à réconcilier durablement le pays avec lui-même et à construire une stabilité politique solide tout en restant aussi distant de son peuple, ce serait une première dans l’histoire de l’humanité. Car partout ailleurs, les grandes avancées des nations ont toujours reposé sur un minimum de confiance entre le dirigeant et les dirigés.
Le développement n’est pas seulement une affaire d’experts, de diplomatie ou de communication internationale. Il commence d’abord par le respect du peuple.
Source : Sikaajournal
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Le président du Conseil togolais, Faure Essozimna Gnassingbé, a pris part lundi 19 mai 2026 à Kigali, au Rwanda, à la deuxième édition du Sommet sur l’Innovation en matière d’énergie nucléaire en Afrique (NEISA 2026).
Cette rencontre de haut niveau a réuni plusieurs chefs d’État africains, des experts du secteur énergétique ainsi que des partenaires internationaux autour des enjeux liés au développement de l’énergie nucléaire sur le continent.
Dans un contexte marqué par les besoins croissants en énergie, l’industrialisation et la transformation numérique de l’Afrique, le dirigeant togolais a défendu une vision axée sur un accès durable, fiable et compétitif à l’énergie pour les populations africaines.
À la tribune du sommet, Faure Gnassingbé a insisté sur la nécessité pour les pays africains d’anticiper les solutions énergétiques de demain afin d’accompagner leur développement économique.
« Face aux défis énergétiques, industriels et numériques de notre continent, l’Afrique doit avoir le courage de préparer dès aujourd’hui les solutions de demain », a déclaré le président du Conseil.
Le chef de l’exécutif togolais a également appelé à un renforcement de la coopération entre les États africains afin de construire une véritable souveraineté énergétique au service de la transformation économique du continent.
Le sommet NEISA 2026 se veut une plateforme d’échanges sur les innovations énergétiques, notamment les opportunités offertes par le nucléaire civil pour répondre aux besoins croissants en électricité en Afrique.
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La Police nationale togolaise a annoncé avoir neutralisé un présumé braqueur à Djagblé, dans la périphérie de Lomé, à la suite d’une opération menée après une attaque à main armée contre un commerçant togolais.
Selon un communiqué officiel, les faits se sont produits dans la nuit du 11 mai 2026, aux environs de 22 heures. Un commerçant, propriétaire d’une boutique de quincaillerie à Djagblé, venait de fermer son commerce et s’apprêtait à regagner son domicile lorsqu’il a été surpris par un individu armé d’un fusil d’assaut de type FAC et s’exprimant en anglais.
Le malfaiteur aurait exigé que la victime lui remette son sac contenant la recette de la journée. Face à l’hésitation du commerçant, l’assaillant aurait effectué un tir de sommation en l’air pour l’intimider.
La situation a rapidement dégénéré lorsqu’un ami du commerçant, présent non loin des lieux, a tenté d’intervenir en lançant un caillou en direction du braqueur. En réaction, ce dernier a ouvert le feu en rafale, blessant l’homme à la main et au bras avant de prendre la fuite avec un complice qui l’attendait à moto en direction d’Avéta.
Alertées par les détonations, les équipes de patrouille de la police déployées dans la zone se sont immédiatement lancées à la poursuite des suspects. Selon la police, les fugitifs, acculés, ont ouvert le feu sur les forces de l’ordre, provoquant des échanges de tirs.
Au cours de cette intervention, le conducteur de la moto a été touché par balle, entraînant la chute des deux hommes. Tandis que le tireur parvenait à s’enfuir à pied, son complice, grièvement blessé, a été évacué vers le centre médico-social de Djagblé où il a finalement succombé à ses blessures.
Le ratissage effectué sur les lieux a permis aux forces de sécurité de retrouver une arme de type AK-47 ainsi que deux chargeurs contenant quarante munitions de calibre 7,62 mm, dissimulés dans des herbes près d’une clôture.
Dans son communiqué, la Police nationale togolaise a salué la collaboration de la population et adressé ses vœux de prompt rétablissement à la personne blessée lors de l’attaque. Elle a également réaffirmé sa détermination à lutter contre toutes les formes de criminalité afin de garantir la sécurité des citoyens.
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Le gouvernement togolais a réagi ce mardi 19 mai 2026 aux nombreuses informations circulant depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux au sujet de la supposée présence d’un lion blessé dans la localité de Klobatémé, dans la commune du Golfe 1 à Lomé.
Dans un communiqué conjoint signé par le ministre de la Sécurité, le colonel Calixte Batossie Madjoulba, et le ministre de l’Environnement, Prof. Komla Dodzi Kokoroko, les autorités assurent qu’aucun élément tangible ne permet, à ce stade, de confirmer l’existence d’un fauve dans la zone concernée.
Selon le document, dès la diffusion des premières alertes, des opérations conjointes de vérification, de ratissage et de sécurisation ont été lancées par les services compétents, notamment les agents des eaux et forêts. Ces interventions ont couvert l’ensemble du périmètre signalé afin de vérifier les informations relayées par les internautes.
« Aucun élément matériel ne permet de confirmer l’existence effective d’un lion dans la zone concernée », précise le communiqué gouvernemental. Les autorités indiquent également que les analyses effectuées à partir des prélèvements réalisés sur les lieux n’ont révélé « aucune matière organique d’origine animale » susceptible de corroborer les rumeurs propagées sur les réseaux sociaux.
Alors que la psychose s’était installée dans certains quartiers de Lomé, le gouvernement affirme poursuivre activement les investigations afin de déterminer l’origine exacte de ces informations. Plusieurs personnes soupçonnées d’être à l’origine de cette affaire feraient déjà l’objet d’auditions par les services compétents.
Dans leur communiqué, les autorités dénoncent des « procédés de désinformation et de manipulation » à travers plusieurs contenus diffusés en ligne. Elles mettent particulièrement en garde contre la propagation de fausses informations ou de contenus générés par intelligence artificielle susceptibles de troubler l’ordre public et de semer la panique au sein des populations.
Le gouvernement rappelle à cet effet que les auteurs et complices de telles publications s’exposent à des poursuites judiciaires ainsi qu’aux sanctions prévues par les textes en vigueur encadrant la communication numérique et les plateformes sociales.
Tout en appelant les populations au calme et à la vigilance, les autorités invitent les citoyens à coopérer avec les forces de sécurité ainsi qu’avec les agents des eaux et forêts dans le cadre de la poursuite des investigations.
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« Christian Trimua aurait dû s´abstenir de publier cette thèse farfelue de «césarisme dans le régime parlementaire togolais». Car le césarisme, forme de dictature absolue, est insoluble dans le parlementarisme démocratique. Le césarisme est au parlementarisme démocratique, ce que l´huile est à l´eau. Il ne se mélange pas… Lorsque Chritian Trimua, thuriféraire du régime RPT-UNIR, se voit contraint de reconnaître que la Ve république n´est qu´une dictature travestie en parlementarisme, l´imposture ne fait plus aucun doute. Dès lors, il ne nous reste plus qu´à nous mobiliser massivement pour la combattre… » Jean-Pierre Fabre, Président de l´ANC, le 12 mai 2026
Vraiment Monsieur Christian Trimua aurait dû faire preuve d´un peu de sagesse et d´un peu de respect à l´égard du peuple togolais, en la bouclant, comme le souligne à juste titre la déclaration de la formation politique de l´opposition togolaise, l´Alliance Nationale pour le Changement (ANC), signée par son président national, Monsieur Jean-Pierre Fabre. Des contorsions juridico-intellectuelles, faites d´un charabia dont personne n´a besoin, choisies par Christian Trimua pour justifier l´injustifiable; pour ajouter une humiliation de plus à l´humiliation que subissent déjà les Togolais depuis plus d´un demi-siècle, par le fait d´un régime Gnassingbé, de père en fils. À première vue, après avoir lu le titre: « le césarisme dans le régime parlementaire togolais », on penserait à une critique sincère et à une exigence de réforme du système politique togolais de la part de l´auteur, comme l´ont fait, en leur temps, Dahuku Péré, Agbéyomé Kodjo et tout dernièrement Marguérite Gnakadé. Mais apparemment notre Maître-Assistant à l´université de Lomé, Christian Trimua, n´a pas ce courage et n´est pas prêt à se séparer de ses avantages, pas forcément mérités, dus au fait de son appartenance au clan tribal qui malmène le Togo depuis des lustres.
La constitution du 6 mai 2024 qui est synonyme de Ve république est l´oeuvre de juristes togolais à la solde de Faure Gnassingbé qui n´a pas daigné demander l´avis de son peuple. Car, comptant sur la force militaire, aux allures tribalo-familiales, acquise à sa cause, le «prince-héritier» peut désormais faire, et fait justement désormais ce qu´il veut pour ne jamais quitter le pouvoir; la répression aveugle, faite d´arrestations, d´enlèvements, de détentions arbitraires et d´assassinats, est là pour contenir et dissuader les Togolais qui oseraient contester un tel pouvoir totalitaire. Et le rôle de l´opposition togolaise, aux côtés du peuple, est de se battre avec les petits moyens dont elle dispose, pour exprimer son rejet du système de dictature absolue, incarnée aujourd´hui par Faure Gnassingbé. Et d´après les diverses constatations faites par Monsieur Trimua dans son texte, quant à la concentration de tous les pouvoirs exécutifs entre les mains d´un seul homme qui se fait appeler «président du conseil (PC)», le vieil homme de 87 ans, Jean-Lucien Sanvi de Tové qui a accepté de jouer le rôle d´homme de paillle, apparaît comme une marionnette, placée sans vergogne là pour que Faure Gnassingbé puisse rester indéfiniment au pouvoir sans élections. «…Trois dimensions du pouvoir exécutif, ailleurs séparées, se trouvent ici réunies. La dimension politique – détermination et conduite de la politique de la nation – appartient au seul Président du Conseil, sans concertation avec un chef de l’État doté de prérogatives concurrentes. La dimension administrative – direction de l’appareil d’État – relève des mêmes mains, supprimant la dualité fonctionnelle de la IVe République togolaise. La dimension militaire – commandement suprême des forces armées et de sécurité – parachève cette unification. Cette triple concentration éloigne le modèle togolais des régimes parlementaires connus, africains comme européens…»
Ces lignes qui ne sont qu´un extrait du long texte de Christian Trimua décrivent à elles seules le caractère personnel, dictatorial et tyrannique du système politique togolais voulu par Faure Gnassingbé et son entourage pour continuer à maintenir le peuple togolais sous leur joug et l´humilier encore plus. Cet extrait met surtout l´accent sur le fait que notre pays soit le seul en Afrique, pour ne pas aller plus loin, à avoir adopté une telle anomalie politique, jamais osée nulle part, pour qu´un régime impopulaire, et à juste titre largement contesté par son peuple, soit toujours là, sans se démocratiser. Le Maître-Assistant à l´université de Lomé, Christian Eninam Trimua, au lieu donc de faire comme Péré, Agbéyomé ou encore Marguérite Gnakadé, en devenant enfin sage pour se mettre du côté du peuple, en se désolidarisant clairement de Faure Gnassingbé, trouve le malin plaisir de se démener pour justifier les incongruités politiques de la fameuse Ve république qu´il dénonce pourtant lui-même. Il est même sûr que ce qu´il désigne par le «cas togolais» pourrait servir de jurisprudence qui ouvrirait des perspectives doctrinales et inviterait à revisiter les typologies classiques du droit constitutionnel comparé: «Au-delà du cas togolais, l’archétype ouvre des perspectives doctrinales: il invite à revisiter les typologies classiques du droit constitutionnel comparé. Il alimente, sur le plan africain, le courant de l’ethno-constitutionnalisme — qui plaide pour un constitutionnalisme pluriel, à la fois politique, social et démotique, affranchi du mimétisme. Il propose, au-delà du modèle pluraliste promu par la conditionnalité démocratique des années 1990, une troisième voie: un cadre parlementaire formellement démocratique qui assume sa logique de direction.»
Nous trouvons un tel comportement de sa part très méchant vis-à-vis de ses compatriotes et surtout très malhonnête, intellectuellement parlant. De même, il est indécent et malhonnête de la part de Christian Trimua et de beaucoup d´autres supports du régime togolais, à vouloir toujours mettre côte à côte les noms Olympio et Gnassingbé pour essayer d´expliquer la dramatique situation politique qui est aujourd´hui celle de notre pays. Le caractère éphémère de l´ère de Sylvanius Olympio, assassiné le 13 janvier 1963 par Éyadéma Gnassingbé, ne le permet pas. Par ailleurs, la démocratie et l´alternance marchent dans certains pays africains. Et des régimes hostiles à l´alternance au sommet de l´état, comme celui des Gnassingbé au Togo, avancent cyniquement que la démocratie ne serait pas conforme aux réalités africaines. Une telle posture est non seulement fausse, mais dangereuse. Elle est encore plus dangereuse quand elle est adoptée par un intellectuel de la trempe de Christian Trimua qui, normalement, devrait savoir de quoi il parle. C´est pourquoi le mimétisme par rapport à la démocratie dont il parle dans son texte n´a aucun sens. Ou on est en démocratie, ou on y est pas. Il n´y a pas et il ne peut pas y avoir de troisième voie. Le régime togolais, représenté aujourd´hui par Faure Gnassingbé, est un régime de dictature héréditaire de père en fils, aux allures monarchistes. Alors, les Togolais au pays et dans la diaspora, aux côtés de l´opposition parlant d´une voix, se battent et demandent le départ pur et simple de Faure Gnassingbé pour un nouveau départ démocratique.
Samari Tchadjobo
Allemagne
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Les pluies diluviennes du mercredi, 6 mai 2026 ont occasionné des inondations sans précédent dans la ville de Cotonou, capitale économique du Bénin. Aux premières heures de la matinée, les fortes précipitations ont entraîné une montée rapide des eaux dans plusieurs quartiers de la ville.
De nombreux axes routiers ont été envahis, compliquant considérablement les déplacements des usagers.
Une situation rare qui a crée des désagréments avec embouteillages, ralentissements et zones difficilement praticables. Certains ont dû abandonner leurs véhicules dans l’eau.
Comme du pain béni, les activistes à la solde du pouvoir de Lomé se sont employés pour relayer en boucle les images de la désolation des Béninois dans l’eau. Pour cause. Des Togolais soucieux de la léthargie de leur pays, ont salué le travail titanesque de modernisation du Bénin réalisé par le Président Patrice Talon en deux mandats. Pour les nervis du régime, les réalisations tant vantées sont à l’eau, voilà un peu leur souffre-douleur.
Or, quelques heures après la pluie, à Cotonou, les eaux se sont retirées. Même dans des quartiers comme Sainte-Rita, où certains véhicules se sont retrouvés momentanément en difficulté, la situation est rapidement revenue à la normale. Contrairement au Togo, la situation a été relayée par les médias officiels. La réaction même des autorités a été immédiate. Face à cette situation, la mairie de Cotonou a mobilisé les équipes techniques sur le terrain, notamment dans les zones les plus touchées pour faciliter l’écoulement des eaux, désengorger les caniveaux et améliorer progressivement les conditions de circulation.
Ces interventions s’appuient sur un travail d’identification des points critiques déjà engagé dans les différents arrondissements de la ville. Au-delà de cette action immédiate, l’autorité communale a rappelé que ces épisodes mettent en lumière les fragilités structurelles de la ville et soulignent la nécessité de renforcer la résilience urbaine et l’adaptation aux défis climatiques. Il a également insisté sur l’importance de préserver et dégager les exutoires et couloirs naturels d’écoulement des eaux, afin d’éviter que de nouvelles inondations ne paralysent la capitale.
Ces pluies diluviennes rappellent, une fois de plus, l’urgence d’un urbanisme adapté à la croissance rapide de Cotonou et aux enjeux climatiques. Le maire invite les populations à limiter leurs déplacements pendant les épisodes de fortes pluies, à éviter les zones inondées et à faire preuve de prudence.
Comme dans les pays développés et qui respectent leurs populations, le Directeur Général de la Société des Infrastructures Routières et de l’Aménagement du Territoire (SIRAT) Ifesgegun Ranti Akindes, a même rencontré la presse jeudi 7 mai 2026 pour expliquer les causes de l’inondation du 6 mai 2026 à Cotonou.
«Nous avons enregistré dans la nuit du 5 au 6 mai, suivant les données de la météo, 17,3 cm d’eau sont tombés en l’espace de 3 heures. Sachez que la quantité d’eau que nous recevons dans un mois en saison pluvieuse, en moyenne, est d’environ 13 cm. Les données de 2023 que j’ai pu retrouver nous montrent une quantité d’eau de 10,5 cm sur mai-juin. Hier, c’était 17,3 cm, donc c’est beaucoup. C’est une situation assez préoccupante qui, du coup, a conduit à l’engorgement des routes par de l’eau sur une certaine durée et à des difficultés de circulation et de mobilité des populations, également à des inondations d’habitations.
Nous avons enregistré cette situation dans des quartiers tels que Sainte-Rita, Agontinkon, Yèdoko, Akogbato, Agla et d’autres secteurs d’Akpakpa. Mais c’est une situation qui, au bout de 2 heures, s’est rapidement résolue. La plupart des axes structurants étaient dégagés de toute eau en l’espace d’une heure et progressivement, l’eau s’est retirée dans la plupart des axes où des travaux ont été engagés, réalisés. Il y a des situations qui subsistent où les gens ont encore le pied dans l’eau, mais malheureusement, c’est lié soit à des travaux qui ne sont pas encore terminés, mais aussi au fait que les populations sont installées dans des zones qui sont en contrebas et dans des zones inondables de nature. Et ça, c’est des situations qu’il va falloir gérer au travers du temps où nous invitons les populations à éviter ce genre de situation et à essayer de trouver des solutions», a-t-il déclaré.
Une question se pose :Avec la quantité de pluies enregistrées à Cotonou, et si c’était à Lomé ? Les grands travaux réalisés au Bénin en l’occurrence Cotonou ne sont pas des inventions. Il s’agit d’une réalité que des Togolais dignes et aimant leur mère patrie louent avec fierté espérant un jour nouveau pour leur pays aussi. Mais lorsque face à la situation lamentable du Togo de père en fils depuis 59 ans, des gens cherchent des échappatoires pour se donner bonne conscience, c’est bien ridicule. L’évidence ne peut être niée, le Bénin avance, le Togo recule.
Kokou AGBEMEBIO
Source : Lecorrecteur.tg
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Le gouvernement togolais a officiellement donné, mardi à Lomé, le coup d’envoi des consultations nationales devant conduire à l’élaboration de la nouvelle feuille de route gouvernementale 2026-2031.
Cette nouvelle stratégie quinquennale, voulue par les autorités togolaises, devra définir les grandes priorités du pays autour de trois axes majeurs annoncés par le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé : « protéger, rassembler et transformer ».
La cérémonie de lancement a réuni plusieurs acteurs institutionnels, partenaires techniques et financiers, représentants du secteur privé, organisations de la société civile, ainsi que des jeunes et des femmes appelés à contribuer aux réflexions.
Prenant la parole à cette occasion, la ministre, secrétaire générale de la Présidence du Conseil, Sandra Ablamba Johnson, a dressé le bilan de la feuille de route 2020-2025. Elle a notamment mis en avant les performances enregistrées malgré un environnement international marqué par les crises sécuritaires, sanitaires et économiques.
Selon les autorités, le Togo a su maintenir une croissance économique relativement stable tout en enregistrant des avancées dans plusieurs domaines sociaux. Parmi les acquis évoqués figurent l’élargissement de la couverture de l’assurance maladie, l’amélioration de l’accès à l’électricité ainsi que le développement de la finance inclusive.
Le futur programme gouvernemental entend désormais mettre un accent particulier sur la sécurité, la cohésion sociale et la transformation structurelle de l’économie. Les autorités souhaitent également renforcer l’inclusion citoyenne et rapprocher davantage l’action publique des populations afin de soutenir une croissance jugée plus compétitive, résiliente et durable.
Ces consultations nationales, entamées à Lomé, seront progressivement déployées dans les différentes régions du pays afin de recueillir les contributions des diverses couches socioprofessionnelles.
Plusieurs participants ont salué l’approche participative adoptée par le gouvernement, estimant qu’elle pourrait permettre une meilleure appropriation des politiques publiques et accélérer les ambitions de transformation économique et sociale du Togo.
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Faure Essozimna Gnassingbé a poursuivi mardi son agenda diplomatique sur le continent africain à l’occasion d’une visite officielle à Kampala, capitale de l’Ouganda. Le Président du Conseil togolais y a pris part à la cérémonie d’investiture du président Yoweri Museveni, réélu à l’issue du scrutin général du 15 janvier 2026.
La cérémonie, marquée par la présence de plusieurs chefs d’État africains ainsi que de délégations internationales, s’est déroulée sous le signe de la consolidation des acquis économiques et politiques de l’Ouganda. Les autorités ougandaises ont également réaffirmé leur ambition de hisser le pays au rang des nations à revenu intermédiaire supérieur dans les prochaines années.
À cette occasion, Faure Gnassingbé a adressé ses félicitations à son homologue ougandais pour sa réélection et lui a souhaité plein succès dans l’exercice de ce nouveau mandat. En retour, Yoweri Museveni a salué la présence du dirigeant togolais, qu’il a présentée comme un témoignage des relations de coopération et d’amitié entre le Togo et l’Ouganda.
Mais au-delà du caractère protocolaire de cette visite, les discussions entre les deux dirigeants ont porté sur plusieurs dossiers liés à la paix et à la sécurité sur le continent, avec une attention particulière accordée à la situation dans la région des Grands Lacs.
Dans ce contexte, Faure Gnassingbé, désigné médiateur de l’Union africaine pour la crise dans l’est de la République démocratique du Congo, a réaffirmé sa volonté de poursuivre les consultations avec les différentes parties prenantes afin de favoriser une issue durable au conflit.
Cette nouvelle étape diplomatique à Kampala s’inscrit dans une dynamique plus large de consultations régionales menées par le dirigeant togolais autour des questions sécuritaires et de stabilité politique en Afrique. Elle traduit également la volonté affichée du Togo de renforcer la coopération interafricaine et de promouvoir le dialogue comme instrument privilégié de résolution des crises sur le continent.
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Après plusieurs années de restriction et d’interdiction des manifestations publiques, l’opposition togolaise a réussi, ce week-end, à organiser un rassemblement à Lomé. Une rencontre autorisée par les autorités et qui relance une question : assiste-t-on à une ouverture du paysage politique togolais, ou à une simple accalmie passagère ?
Regroupement du CNCC
Plusieurs centaines de personnes ont participé, ce samedi, à cette première réunion publique du nouveau Cadre national de concertation pour le changement au Togo, le CNCC. Cette coalition regroupe quatre partis politiques d’opposition et des organisations de la société civile.
Davdi Dosseh, du Front citoyen Togo debout, l’un des organisateurs, explique: “Nous voulons un changement de gouvernance, parce que le Togo, c’est un système de corruption endémique, parce que le Togo, ce sont des services sociaux de base qui sont en déliquescence, parce que le Togo, c’est un pays qui ne va pas, c’est un pays qui n’avance pas.”
Il ajoute que “depuis pratiquement plusieurs années, à chaque fois, il y a des motifs fallacieux qui sont présentés et qui conduisent à une interdiction systématique des réunions publiques pacifiques. Mais nous n’allons jamais abdiquer”.
Un assouplissement ponctuel
Alors, faut-il voir dans cette autorisation un véritable changement politique ? Pour Paul Amégankpo, analyste politique et directeur de l’Institut togolais Tamberma pour la gouvernance, il est encore trop tôt pour parler d’ouverture définitive.
« L’autorisation par le gouvernement togolais de la marche pacifique de l’opposition, ce 9 mai 2026 à Lomé, est à saluer, estime le chercheur. Mais en considérant le contexte politique global, ce geste d’ouverture est à considérer avec prudence, comme une volonté du gouvernement togolais de lever les restrictions sur les libertés de manifestation pacifique, d’association et d’exercice des activités politiques dans le pays. »
Derrière ce meeting autorisé, Paul Amégankpo reste donc prudent : « Il va falloir observer d’autres signes de volonté politique d’ouverture pour confirmer une tendance certaine vers plus d’ouverture, plus de liberté politique et associative au niveau du pays. »
Toutes nos tentatives pour avoir une réaction officielle sont restées vaines.
Les prochaines semaines permettront peut-être de savoir si cette manifestation marque le début d’un nouvel espace démocratique, ou simplement une parenthèse dans un climat politique toujours tendu.
Source: DW/ Noël Tadégnon
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Journée mondiale de la liberté de la presse oblige, le journaliste-consultant Sewonou Dieudonné a choisi de poser sur la table ce que beaucoup pensent tout bas : la presse togolaise va mal. Entre précarité structurelle, « couloilage », politisation du regard et fuite vers le sensationnalisme, le tableau qu’il dresse est sévère. Mais lucide. Et nécessaire. Lisez!
Tribune libre de Dieudonné Sewonou: Presse togolaise : Entre ombre et lumière, le défi du miroir brisé
Alors que le monde célèbre la Journée internationale de la liberté de la presse, le paysage médiatique togolais s’arrête devant le miroir. Mais l’image qu’il renvoie est celle d’une presse à la croisée des chemins, tiraillée entre une quête de professionnalisme nécessaire, la survie et les vents contraires d’un environnement de plus en plus complexe. Dans les lignes à suivre, il nous revient de faire une courte autopsie de la presse togolaise …
Un cadre légal en trompe-l’œil
Sur le papier, le Togo se targue de ne plus emprisonner de journalistes pour délits de presse, grâce à un Code de la presse qui a supprimé les peines privatives de liberté. C’est une avancée indéniable. Pourtant, l’ombre de la justice plane toujours. Le basculement régulier vers le code pénal ou le code de la cyber sécurité pour traiter des dossiers liés à l’information crée un climat de frilosité. La suspension répétée de titres et le retrait de récépissés ne sont pas seulement des sanctions administratives ; ils sont les signaux d’une liberté de ton qui s’essouffle.
La précarité, ce rongeur silencieux d’une presse libre
On ne peut critiquer la presse togolaise sans évoquer sa réalité matérielle. Comment demander de la rigueur et de l’impartialité à des journalistes qui, pour beaucoup, vivent dans une précarité criarde ? La « presse à gage » et le phénomène du « couloilage » (recevoir une rémunération occulte pour couvrir un événement ou écrire des articles commandités à travers des éléments de langage) ne sont que les symptômes d’une économie de presse sinistrée. Tant que les entreprises de presse ne seront pas viables économiquement, l’indépendance restera un luxe inaccessible pour le reporter de terrain. La presse qui semble muette devant des questions de société ne peut qu’être comptable malgré elle des crises et injustices sociales.
Prisme de la politisation
L’un des premiers obstacles à un traitement qualitatif des sujets sociaux est la « politisation du regard« . Au Togo, une grande partie de la production médiatique est structurée autour du clivage binaire pouvoir-opposition. Cette grille de lecture finit par vampiriser le débat social.
Lorsqu’une crise survient dans le secteur de la santé ou de l’éducation par exemple, l’angle privilégié est trop souvent celui de la responsabilité politique immédiate ou de la récupération partisane, au détriment d’une enquête de fond sur les causes structurelles ou sur l’impact humain réel. Le journaliste togolais surfe généralement sur l’humeur du politique et peine à se prononcer sur des sujets sociaux au risque de tomber sous le coup du politique. Le fait social n’est plus traité pour sa valeur propre, mais comme un instrument de joute oratoire. Le journalisme togolais souffre également d’un mal interne : la polarisation. Entre la presse « du pouvoir » et celle « de l’opposition », l’information est trop souvent sacrifiée sur l’autel de la communication politique.
« Journalisme de compte-rendu » et déserts d’enquête
La presse togolaise souffre d’une prédominance du journalisme de « micro tendu« . La couverture sociale se résume souvent à la retransmission de séminaires, de lancements de projets ou de dons caritatifs. C’est un journalisme de la surface.
Le véritable traitement des sujets sociaux exige une immersion. Or, l’investigation sociale — celle qui va dans les banlieues de Lomé, dans les zones rurales des Plateaux ou de la Kara pour documenter la précarité, l’accès à l’eau ou les mutations culturelles est la parente pauvre de nos rédactions. Ce manque d’audace s’explique parfois par des contraintes économiques : une enquête coûte cher, et la précarité du journaliste lui-même bride son ambition d’aller sur le terrain.
La déontologie à l’épreuve du sensationnalisme
Avec l’avènement des réseaux sociaux, on observe une dérive vers le sensationnalisme. Des faits divers tragiques sont parfois jetés en pâture à l’opinion publique sans filtre éthique, au mépris de la dignité des victimes. Le respect de la vie privée et la présomption d’innocence sont régulièrement sacrifiés sur l’autel du « clic » ou du scoop.
Pourtant, le rôle du journaliste social n’est pas d’exhiber la misère ou le drame, mais de les expliquer. Il s’agit de transformer l’émotion brute en compréhension collective. Dans cette course au clic, le travail de vérification — l’essence même de notre métier — devient le parent pauvre de l’actualité.
Quel avenir ?
La liberté de la presse n’est pas un cadeau fait aux journalistes, c’est un droit dû aux citoyens. Pour que la presse togolaise retrouve ses lettres de noblesse, deux chantiers sont urgents :
–L’assainissement économique : Faire de la presse une véritable industrie capable de payer ses employés.
–L’exigence déontologique : Sortir de l’insulte et de la complaisance pour revenir aux faits.
Célébrer la liberté de la presse au Togo ne doit pas se limiter à des discours protocolaires. C’est le moment d’une introspection collective. Si le quatrième pouvoir est faible, c’est toute la démocratie qui boite. Il est temps que la presse togolaise cesse d’être un instrument pour redevenir un témoin, le gardien vigilant de la République.
La liberté de la presse n’est pas une fin en soi, c’est un outil au service du développement. Pour honorer cette journée, la presse togolaise doit faire son autocritique. Elle doit briser les chaînes de l’immédiateté et de la politique politicienne pour se reconnecter au quotidien des Togolais.
Le défi est de passer d’une presse qui parle du peuple à une presse qui parle au peuple et pour le peuple. En investissant le champ social avec rigueur, empathie et professionnalisme, les médias togolais ne se contenteront plus d’informer ; ils deviendront des acteurs incontournables de la transformation sociale.
SEWONOU Dieudonné
Journaliste-Consultant
Source: Togo Scoop
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Quelques heures après le défilé civile et militaire de la commémoration de la fête de l’indépendance le 27 avril, Faure Gnassingbé et une très forte délégation du gouvernement se sont envolés à Bichkek, capitale du Kirghizistan, bien loin en Asie Centrale.
Comme d’ordinaire, on annonce déjà des retombées de cette visite officielle par des perspectives concrètes de coopération dans plusieurs secteurs stratégiques entre les deux pays.
Les Présidents Faure Essozimna Gnassingbé et Sadyr Japarov ont solennellement présidé , 29 avril 2026 à Bichkek, une cérémonie de signature de plusieurs accords et mémorandums d’entente dans huit domaines à savoir la diplomatie, l’économie numérique, la culture, les investissements, l’éducation, la santé, l’économie et l’agriculture. Ces instruments juridiques témoignent de la volonté commune des deux nations d’inscrire leur partenariat dans une dynamique durable, structurée et mutuellement bénéfique, fanfaronne-t-on. Combien de fois n’a-t-on pas vu , entendu des sornettes de ce genre? Combien de voyages officiels Faure Gnassingbé n’a-t-il pas fait depuis 21 ans qu’il régente le Togo? En quoi ce Togo a-t-il changé?
Figurez-vous, Faure Gnassingbé est le premier dirigeant togolais à effectuer une visite au Kirghizistan selon les sources offcielles.Cela veut tout dire.S’il y avait quelque chose de précieux dans ce pays en développement classé 118e selon l’indice de développement humain et le deuxième pays le plus pauvre d’Asie centrale après le Tadjikistan voisin, il ne serait pas le premier à y mettre pied.
Pour rappel , le Kirghizistan est un pays d’Asie centrale, coincé et sans accès à la mer par le Kazakhstan au nord, la Chine à l’est et au sud, le Tadjikistan au sud-ouest et l’Ouzbékistan à l’ouest.Il a accédé à son indépendance en 1991 avec la dislocation de l’Union Soviétique.
Et le pouvoir togolais a eu le toupet d’avancer que la rencontre entre le Président du Conseil du Togo et le Président de la République kirghize «ne relève ni d’un simple exercice de communication ni d’un effet d’annonce. Elle marque la continuité d’une doctrine cohérente, patiemment construite, qui positionne le Togo comme un acteur libre dans ses orientations diplomatiques.»
Dans un pays où tout manque cette visite folklorique est une villégiature de plus sur fond de gaspillage des ressources de l’État.
A Emo Kpota à Afangnan, ville où est né Faure Gnassingbé, la population partage l’eau de rivière avec les animaux. Rien que les frais de missions et les billets d’avion de ces ministres accompagnateurs de M.Gnassingbé en Asie Centrale, auraient pu réaliser plusieurs forages pour soulager les populations qui manquent de tout partout au Togo.
Honoré ADONTUI
LeCorrecteur
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°Les auteurs jamais inquiétés malgré la publication du résultat des enquêtes
Il y a 34 ans , jour pour jour que le convoi de Gilchrist Olympio, fils du premier Président du Togo,Sylvanus Epiphanio Kwami Olympio a été attaqué dans le nord du pays en pleine période de transition démocratique du Togo. C’était le 05 mais 1992 sur voie qui mène à Soudou dans la région centrale au moment ce dernier s’y rendait pour un meeting avec son équipe.
Malheureusement, le cortège de celui qui deviendra plutard, le leader charismatique de l’Union des forces de Changement ( UFC), Gilchrist Olympio et sa suite sont tombés dans une ambusquade organisée par certains individus ( militaires ) des Forces Armées Togolaises ( FAT) identifiés par la conclusion des résultats des enquêtes commanditées par le gouvernement d’alors.
La commission rogatoire qui a conduit cette enquête a montré dans sa conclusion que les armes utilisées étaient des armes sophistiquée et les balles utilisées étaient des explosives capables de tuer un éléphant. Pourtant, Gilchrist Olympio et d’autres à l’instar de Ohin Elliott, Kuandé Labissi et autres ont survécu.
Le bras de Gilchrist Olympio, Marc Atidépé et plusieurs jeunes qui suivaient la délégation de Gilchrist Olympio depuis Sokodé et Bafilo ont perdu la vie.
Par la bravoure, le courage et la détermination du chauffeur qui conduit le véhicule à bord duquel se trouvait Gilchrist Olympio a réussi à le conduire jusqu’à l’autre côté de la frontière au Bénin dans la localité de Natitingou où il a été pris en charge avec tous les autres blessés.
Après cette prise en charge de quelques jours, Gilchrist Olympio et d’autres blessés graves seront conduits à Abidjan en Côte d’Ivoire dans un grand hôpital de renom avant d’être transféré à l’hôpital hors pair ,Val de Grâce en France où il a suivi plusieurs interventions chirurgicales.
Dieu aidant, Gilchrist Olympio, Elliott Ohin sont toujours en vie tout en traînant des séquelles de cette attaque terroriste sans que les autres connus ne soient punis.
Comme on peut se rappeler de cette date tragique en ce jour de douleur anniversaire , la jeune génération doit comprendre que le régime qui régente la vie des Togolais depuis des décennies n’est pas prêt pour lâcher du lest. La problématique de l’impunité au Togo ne date pas d’aujourd’hui.
La lutte continue pour les Togolais ! La liberté ne se donne jamais. Elle s’arrache.
A bon attendeur, Salut !
Justin ANANI
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Insalubrité et défaillances logistiques préoccupantes
Il s’agit d’une des plus vielles écoles de formation sanitaire au Togo. L’École Nationale des Auxiliaires Médicaux (ENAM) de Lomé, fondée en 1945, est le plus grand centre public de formation paramédicale au Togo. Contiguë au CHU Sylvanus Olympio de Lomé-Tokoin, elle forme des professionnels de santé comme des infirmiers d’État, laborantins, kinésithérapeutes et aides sanitaires. Elle joue un rôle clé dans la santé publique togolaise.
Son état d’insalubrité interpelle sérieusement. A l’entrée des toilettes, il se dégage des odeurs pestilentielles. Les sanitaires coulent laissant des eaux verdâtres préjudiciables à la santé. Au-delà , une partie est comparable à une forêt classée. Des touffes d’herbes occupent des espaces qui méritent plutôt un entretien pour donner le bon ensemble. NAM forme des étudiants togolais et d’autres nationalités. Mais figurez-vous, dans certaines salles, ce sont des bancs de collège qu’on découvre. Comment un centre qui forme des agents de santé publique peut-il devenir un dépotoir sauvage ?
Pourtant, il existe un Directeur pour ce centre. Il s’agit du Professeur Moustapha Mijiyawa en poste depuis plus de trente ans. Plusieurs étudiants rencontrés affirment ne l’avoir jamais vu puisqu’il est rare au poste.
D’abord comment peut-on maintenir un même individu au même poste d’un service public depuis trente-trois ans et espérer un meilleur résultat ?
Le Togo est vraiment un champ en ruines.
LeCorrecteur
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Faure Gnassingbé est réapparu ce 27 avril 2026 sur les écrans des Togolais dont certains ont eu la chance d’avoir de l’électricité dans leurs quartiers ou villes et ce, dans un discours totalement déconnecté de la réalité du pays. Dans sa trousse à blagues, il a sorti une série de cinq convictions, sautant du coq à l’âne. La dernière est que l’avenir du Togo se construira avec tous les Togolais. Et pourtant, Mme Marguerite GNAKADE, Jean Paul Omolou et plusieurs centaines de Togolais sont privés de liberté parce qu’ils ont osé critiquer le régime dont il est le chef de file.
Au début de cette année 2026, Faure Gnassingbé s’est présenté aux Togolais avec un triptyque qui est devenu le refrain de ses amis de la minorité RPT/UNIR : rassembler, protéger et transformer (RPT). Quatre mois après, le désormais « président du conseil des ministres » est de retour avec 5 convictions qu’il a annoncé aux Togolais.
Dans un enchevêtrement de mots comme souveraineté, résilience, solidité et d’expressions comme « l’indépendance n’est pas un acquis », « feuille de route », « le monde est dangereux » etc…, Faure Gnassingbé finit par conclure que « l’avenir du Togo se construira avec tous les Togolais… ».
Incroyable non ? On dirait quelqu’un que la situation du Togo et des Togolais préoccupe vraiment.
Même si en plus de 20 ans de pouvoir, l’héritier de feu Gal Gnassingbé Eyadéma a démontré aux Togolais que ses discours sont toujours aux antipodes de ses actions, cette sortie frôle le seuil du cynisme politique quand on observe le traitement que son régime inflige aux Togolaises et Togolais qui proposent une alternative à la mauvaise gouvernance qu’il incarne.
Avant d’en arriver à la répression violente et systématique de ces dernières années sur les opposants politiques, les membres de la société civile et autres simples citoyens qui expriment leur désaccord du système de gouvernance installé depuis 60 ans, il convient de s’interroger sur le sens que Faure Gnassingbé donne à l’expression « tous les Togolais ».
Car il est important de relever que ce ne sont pas les Togolais qui ont « supprimé l’élection du président de la République » au suffrage universel direct. Mais il s’agit plutôt d’une petite minorité qui a rédigé un texte et imposé sa volonté à tout un peuple qui, d’ailleurs, a exprimé sa désapprobation dans les rues. Plusieurs morts et des blessés à vie a été la réponse de Faure Gnassingbé et son régime.
Doit-on croire que pour des sujets fondamentaux de la République comme la Constitution, l’avis de « tous les Togolais » n’est pas nécessaire ? Ou encore que la 5ème République n’est pas celle de tous les Togolais ?
Par sa 5ème République, Faure Gnassingbé a démontré qu’il ne veut pas bâtir un Togo appartenant aux togolais.
Le règne sempiternel que Faure Gnassingbé instauré au Togo exclut avec certitude de nombreux Togolais. Lorsque l’ancienne ministre des Armées, Marguerite Gnakade a osé dénoncer les pratiques malsaines du régime Rpt/Unir, elle est jetée en prison. Et pourtant elle est une Togolaise !
Jean Paul Omolou et d’autres centaines de jeunes sont en train de mourir dans les prisons et lieux secrets de détention parce qu’ils ont voulu apporter leur pierre à la construction du pays. Et pourtant ce sont des Togolais !
Aziz Goma arrêté, torturés et emprisonné ou encore Grâce Koumayi et d’autres concitoyens ayant subi le même sort pour avoir exprimé publiquement leur opinion. Pourtant ce sont des Togolais ! Les milliers de Togolais poussés à l’exil par le régime de Faure Gnassingbé sont également des Togolais.
En déclarant que « l’avenir du Togo se construira avec tous les Togolais », mais en assassinant, jetant en prison ou envoyant en exil une majeure partie des Togolais dans le même temps, il est clair que Faure Gnassingbé est conscient qu’il sabote l’avenir du pays.
Ainsi entre sa soif du pouvoir et le véritable avenir du Togo, celui qui se fait appeler président du conseil a visiblement fait son choix. Le bilan catastrophique de ses 20 ans de règne en est la preuve irréfutable.
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Un drame s’est produit dans la soirée du lundi 27 avril 2026 à Kévé, dans le quartier Aŋɔ̃ve, semant la consternation au sein de la population.
D’après les informations publiées par Togoscoop, un homme identifié comme AHAWO Attitso, âgé de 45 ans et originaire de Dzolo Vodome, est soupçonné d’avoir poignardé à mort son ex-compagne ainsi que le frère de cette dernière.
Selon les premiers éléments rapportés, le suspect nourrissait des soupçons de tromperie à l’encontre de son ancienne compagne, ADEKPE Yvonne, couturière et mère de quatre enfants. La femme ne vivait plus avec lui et s’était installée au domicile familial.
Le drame est survenu aux environs de 19 heures. La victime se reposait sur une terrasse en compagnie de son frère, venu d’Agbelouvé. Le suspect aurait alors surgi avant de s’en prendre aux deux personnes à l’arme blanche. Le frère de la victime aurait été pris à tort pour un amant.
Grièvement blessées, les deux victimes ont été transportées d’urgence dans un centre de santé, mais elles n’ont pas survécu à leurs blessures.
Alertées, les forces de gendarmerie se sont rendues sur les lieux pour les premiers constats. Une opération de recherche a été engagée afin de retrouver le présumé auteur des faits, qui reste introuvable pour le moment.
Ce double homicide provoque une vive émotion à Kévé, où de nombreux habitants réclament que toute la lumière soit faite sur cette affaire.
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À l’heure où le Togo célèbre ses 66 ans d’indépendance dans un climat politique toujours marqué par les tensions, les appels à une refondation du contrat social se multiplient. Parmi les propositions qui suscitent actuellement le débat figure celle d’une loi d’amnistie générale couvrant aussi bien les anciens régimes que les autorités actuelles et les opposants politiques, y compris les exilés.
Cette idée a été remise sur la table le 25 avril dernier lors d’un échange sur AfrowebTV par Dr Albert Kate, présenté comme leader d’opinion. Pour lui, une telle démarche pourrait constituer un levier essentiel afin de débloquer durablement la situation politique togolaise et ouvrir la voie à une véritable réconciliation nationale.
Selon Dr Kate, les blocages politiques qui traversent le pays depuis plusieurs décennies sont alimentés par une profonde méfiance entre les différents acteurs de la vie publique. Cette méfiance, estime-t-il, trouve ses racines aussi bien dans l’histoire politique du pays que dans les fractures identitaires et régionales héritées de la période coloniale.
Le long règne du général Gnassingbé Eyadéma, suivi de celui de Faure Gnassingbé, a cristallisé une opposition politique persistante. Dans ce contexte, toute perspective d’alternance ou de transition suscite régulièrement des inquiétudes, notamment chez les détenteurs du pouvoir qui redoutent d’éventuelles représailles politiques ou judiciaires.
Pour Dr Kate, une loi d’amnistie générale permettrait justement de créer un climat de confiance susceptible de rassurer toutes les parties prenantes.
« L’objectif n’est pas d’effacer le passé, mais de créer les conditions d’un avenir partagé », a-t-il expliqué au cours de l’émission.
L’idée serait donc de mettre en place un cadre politique dans lequel les anciens dignitaires, les responsables actuels du pouvoir, les opposants ainsi que les exilés politiques pourraient participer à un dialogue national sans crainte de poursuites ou de règlements de comptes.
Pour défendre sa proposition, Dr Albert Kate s’appuie sur plusieurs précédents africains, notamment le cas du Bénin. Le voisin de l’ouest est souvent présenté comme un exemple de transition politique négociée en Afrique francophone.
Sous la présidence de Mathieu Kérékou, la Conférence nationale des années 1990 avait permis une ouverture démocratique relativement pacifique et inclusive. Cette transition avait notamment favorisé l’intégration des différentes sensibilités politiques dans la gestion du pays.
Selon Dr Kate, le Togo pourrait s’inspirer de cette approche fondée sur le compromis politique et la cohabitation des forces antagonistes.
Il évoque également d’autres références historiques comme les accords d’Arusha pour le Rwanda ou encore les négociations qui avaient permis la fin de l’apartheid en Afrique du Sud.
Au-delà de l’amnistie, Dr Kate plaide pour une forme de cogestion politique temporaire entre les différentes forces du pays. Il estime qu’un accord politique historique nécessiterait des garanties mutuelles négociées en amont afin d’éviter l’échec de nouvelles discussions nationales.
« Les acteurs politiques togolais devraient dépasser leurs intérêts immédiats pour s’engager dans une cogestion du pouvoir », soutient-il.
Une telle proposition intervient dans un contexte où les critiques contre le système politique togolais restent nombreuses, aussi bien au sein de l’opposition que dans une partie de la société civile. Beaucoup dénoncent la persistance des crises électorales, la faiblesse du dialogue politique et les difficultés économiques et sociales qui frappent les populations.
Si certains observateurs voient dans cette idée une piste pragmatique pour sortir du cycle de tensions politiques, d’autres estiment qu’une amnistie générale pourrait être perçue comme une forme d’impunité.
La question de la justice pour les victimes des violences politiques et des violations des droits humains reste en effet un sujet sensible au Togo. Plusieurs organisations de défense des droits humains réclament depuis des années vérité, justice et réparations.
Dans ce contexte, toute initiative d’amnistie devrait probablement être accompagnée de mécanismes solides de réconciliation, de garanties démocratiques et d’engagements clairs sur les réformes institutionnelles.
Une chose demeure toutefois certaine : le débat sur l’avenir politique du Togo reste plus que jamais ouvert. Entre nécessité de stabilité, aspirations démocratiques et quête de réconciliation nationale, le pays semble confronté à l’un des tournants les plus importants de son histoire récente.
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Le 27 avril 2026, dans le cadre de la célébration du 66e anniversaire de l’indépendance du Togo, le Président du Conseil Faure Essozimna Gnassingbé a livré un discours structuré autour de cinq messages. Derrière les envolées sur la souveraineté, la résilience et la transformation, un appel concret s’est glissé vers la fin : celui d’un dialogue national autour d’une nouvelle feuille de route pour les six prochaines années.
« Pas des promesses. Des actions visibles »
Le ton du discours se voulait volontariste. « Face aux attentes de nos concitoyens, la responsabilité de l’État est claire. Apporter des réponses concrètes. Des résultats. Pas des promesses. Des actions visibles », a martelé Faure Gnassingbé, déclinant sa vision autour de trois axes : Protéger, Rassembler, Transformer. Des verbes déjà esquissés dans son discours de fin d’année 2025.
Protéger, c’est sécuriser le territoire, garantir l’accès à l’eau, à l’électricité, à la santé. Rassembler, c’est réduire les inégalités entre régions et reconstruire la confiance entre l’État et les citoyens. Transformer, c’est moderniser l’agriculture, former la jeunesse aux métiers de demain et renforcer les infrastructures logistiques : routes, port, zones industrielles. Un triptyque soigneusement articulé, servi dans une rhétorique limpide.
L’appel au dialogue
C’est la dernière partie du discours qui a le plus retenu l’attention. Faure Gnassingbé a annoncé l’ouverture prochaine d’une « phase d’échanges » avec les institutions, le secteur privé, la société civile et les partenaires du Togo, pour « enrichir la réflexion du gouvernement autour de l’élaboration de cette feuille de route ».
« La Ve République nous engage à changer notre manière de faire. Je souhaite une action publique plus ouverte, plus concertée, plus responsable. Dans les prochaines semaines, une phase d’échanges sera engagée, avec les institutions, avec le secteur privé, avec la société civile, avec nos partenaires, pour enrichir la réflexion du gouvernement autour de l’élaboration de cette feuille de route. Pour la partager. Pour la parfaire. Pour la faire vivre. Car cette stratégie ne peut réussir que si elle vous appartient à tous», a-t-il déclaré.
Un appel à la concertation qu’il a présenté comme une nouvelle manière de gouverner. Le message est simple. Une feuille de route nationale ne se décrète pas, elle se construit. Et Faure Gnassingbé dit vouloir la construire avec tout le monde : institutions, secteur privé, société civile, partenaires. Le calendrier reste à préciser.
Une partie de l’opposition botte en touche
Sauf que du côté de l’opposition, cet appel au dialogue n’a pas trouvé preneur. Dans une déclaration conjointe publiée le même jour, quatre formations (la DMK-Originale, la DMP, la LDP et le mouvement « Touche Pas À Ma Constitution ») ont rejeté ce qu’elles qualifient d’« appel déguisé à un dialogue dont l’objectif est de consolider le pouvoir ».
Pour elles, le diagnostic est sans appel : vingt-et-un ans de règne, aucun bilan, une économie que le dernier rapport de l’OCDE qualifie de « structurellement défaillante », une Constitution imposée contre la volonté populaire. « Nous rejetons ce mépris affiché et exigeons une rupture réelle, ici et maintenant », ont-elles tranché, appelant à une « transition inclusive » comme seule issue pacifique à la crise politique togolaise.
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