Le nouveau pont construit sur la rivière Kaluebo, sur la route nationale numéro 1 (RN1), est désormais ouvert à la circulation. Le gouverneur du Kasaï, Crispin Mukendi, a autorisé sa mise en service anticipée dimanche 23 août 2026, alors que l’ouvrage attend encore son inauguration officielle.
Selon l’autorité provinciale, cette décision anticipée intervient alors que l'ouvrage, entièrement achevé, attend son inauguration officielle.
Le président de la République, Romuald Wadagni, a effectué, mardi 25 août 2026, une descente inopinée au service des urgences du Centre hospitalier départemental (CHD) de Parakou. Cette visite lui a permis de s'enquérir des conditions de fonctionnement de cette structure sanitaire et des réalités auxquelles sont confrontés les patients et le personnel soignant.
En visite au service des urgences du CHD de Parakou, le chef de l'État a échangé avec les équipes médicales et paramédicales. Les discussions ont notamment porté sur les conditions de travail, la disponibilité des équipements et les difficultés rencontrées dans la prise en charge des malades.
Cette démarche de proximité a suscité l'émotion du personnel médical, touché par la présence du président au sein du service. Les patients, eux aussi, ont exprimé leur satisfaction de voir le chef de l'État venir personnellement s'enquérir du fonctionnement de l'hôpital et des conditions dans lesquelles ils sont pris en charge.
La prise en charge des urgences au cœur des priorités
La santé occupe une place importante dans le programme d'actions du gouvernement. Lors de sa réunion du 3 juin 2026, le Conseil des ministres a notamment pris des mesures destinées à renforcer la prise en charge des urgences vitales dans les formations sanitaires publiques.
Une dotation d'un milliard de francs CFA a été constituée afin d'accompagner les hôpitaux publics dans la constitution de stocks d'intrants nécessaires à la prise en charge systématique des urgences vitales.
L'objectif est de permettre aux formations sanitaires, sur toute l'étendue du territoire national, de prendre en charge de manière diligente et sans conditionnalité préalable tout patient dont le pronostic vital est engagé.
Cette visite a permis au chef de l'État de prendre le pouls du service des urgences du CHD de Parakou, au contact direct des soignants et des patients. Une immersion qui met en lumière les réalités du terrain et les défis qui restent à relever pour améliorer la prise en charge des urgences.
Autoproclamée « polémiste » sur X, une streameuse française est aujourd’hui au centre d’une tempête médiatique. Suivie par des dizaines de milliers de fans, Emmodem a reconnu […]
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Les populations riveraines de l'Ouémé, du Mono et du Niger sont appelées à la vigilance face à l'évolution des niveaux d'eau dans les bassins.
Le bulletin de la Cellule interinstitutionnelle de prévision et d'alerte (CIPA), publié le 25 août 2026, fait état d'une hausse des niveaux d'eau dans plusieurs bassins et appelle les populations riveraines à adapter leurs comportements.
Dans la basse vallée de l'Ouémé, le niveau d'eau relevé à Zagnanado est de 740 cm. La tendance est à la hausse et une nouvelle progression est prévue entre le 26 et le 28 août. La zone est particulièrement surveillée, avec un risque de catastrophe jugé élevé. Les populations vivant dans les secteurs inondés ou inondables sont invitées à envisager leur déplacement vers des zones plus sûres.
À Bonou, le niveau atteint 477 cm. Une hausse est également attendue dans les prochains jours. Le risque y est évalué comme moyen. Les populations de Bonou, ainsi que celles d'Adjohoun, sont invitées à éviter les activités non sécurisées sur les cours d'eau et à s'éloigner des berges.
Dans le bassin du Mono, Athiémé affiche un niveau d'eau de 618 cm. Le niveau a augmenté au cours de la journée, mais une légère baisse est prévue entre le 26 et le 28 août. La situation reste néanmoins sous surveillance et les habitants sont appelés à vaquer à leurs occupations avec prudence, en restant attentifs à une éventuelle remontée du cours d'eau.
Plus au nord, dans le bassin du Niger, le niveau du fleuve atteint 797 cm à Malanville. Une légère hausse est encore prévue dans les trois prochains jours. Le risque de catastrophe est considéré comme moyen aux environs de Malanville et Karimama. Les populations riveraines doivent éviter les activités non sécurisées sur le cours d'eau et se tenir à distance des berges.
La CIPA appelle ainsi les populations concernées à ne pas sous-estimer l'évolution de la situation.
A Zagnanado, la priorité est de quitter les zones inondées et inondables.
A Bonou, Adjohoun, Malanville et Karimama, la prudence impose notamment de s'éloigner des berges et d'éviter les activités à risque sur les cours d'eau.
A Athiémé, la vigilance reste recommandée malgré la légère baisse attendue.
M. M.
Une femme de 46 ans a été sauvée après une chute dans une fosse d'environ 10 m, mardi 25 août 2026, à Porto-Novo.
Tombée accidentellement dans une fosse de 10 mètres de profondeur à Porto-Novo, une femme de 46 ans a été extraite vivante et consciente.
La victime, une tisserande identifiée comme Mme H. B., a été sauvée grâce à échelle à coulisse et du matériel de sauvetage et de protection déployés par l'Antenne départementale de la Protection civile de l'Ouémé.
Après son extraction, mardi dernier, la femme a été prise en charge par les secours avant d'être remise à ses proches.
M. M.
DIGITAL 00H : Avez-vous tenté votre chance ?
Le tirage DIGITAL 00H N°238 a livré son verdict !
Mercredi 26 août 2026
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Félicitations aux heureux gagnants !
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A TOI DE JOUER
À l’approche d’une opération de démolition annoncée au marché Sakombi, dans la commune de Ngaliema à Kinshasa, plusieurs commerçants démontent eux-mêmes leurs installations le long de l’avenue Mbeseke. Des reporters de Radio Okapi qui se sont rendus dans ce lieu de négoce mardi 25 août, ont constaté que ces vendeurs cherchent notamment à récupérer leurs marchandises et une partie de leurs biens avant l’intervention des autorités.
Emmanuel N. Nnorom est le Président du Groupe United Bank for Africa Plc (UBA). À ce titre, il assure la direction stratégique du Conseil d'administration de l'une des institutions financières les plus importantes et les plus diversifiées d'Afrique, présente dans 20 pays africains et à l'international, notamment au Royaume-Uni, aux États-Unis, en France et aux Émirats arabes unis.
M. Nnorom revient à UBA fort d'une expérience remarquable à la tête de certaines des plus grandes entreprises africaines. Il a été Directeur Général de Heirs Holdings, un groupe actif dans les services financiers, l'énergie, la santé, l'hôtellerie, l'immobilier et les technologies. Auparavant, il était Président-Directeur Général de Transnational Corporation of Nigeria Plc (Transcorp), où il supervisait le portefeuille diversifié du conglomérat, incluant Transcorp Power, Transcorp Hilton, Transcorp Hotels Calabar et Transcorp Energy.
Son lien avec UBA est profond, fruit de plus de huit années d'expérience à des postes de direction, qui ont joué un rôle déterminant dans la transformation de la Banque en une institution véritablement panafricaine. Il a occupé le poste de directeur général/PDG d'UBA Afrique, supervisant les filiales du Groupe dans 18 pays africains et pilotant la mise en œuvre de sa stratégie d'expansion régionale. Auparavant, au sein d'UBA, il a été directeur des opérations et directeur financier du Groupe, en charge des finances et des risques, ainsi que directeur exécutif des finances, des risques et de la direction générale du Groupe. Plus récemment, il a siégé au conseil d'administration d'UBA en tant qu'administrateur non exécutif, apportant à son mandat actuel une continuité et une connaissance approfondie de l'entreprise.
M. Nnorom est expert-comptable agréé. Il possède plus de quarante ans d'expérience reconnue dans les secteurs bancaire, financier, de l'audit, des opérations et de la gouvernance d'entreprise. Ancien élève du Templeton College d'Oxford, où il a suivi des programmes de formation en leadership et en gestion, il est membre de l'Institut des experts-comptables du Nigéria (ICAN) et membre honoraire de l'Institut des banquiers agréés du Nigéria (CIBN).
En tant que président du groupe, M. Nnorom apporte au conseil d'administration une combinaison rare de mémoire institutionnelle, d'expérience en matière de leadership panafricain et de rigueur financière, guidant la croissance continue d'UBA, son orientation stratégique et son engagement à créer de la valeur à long terme pour ses actionnaires, ses clients, ses employés et ses parties prenantes sur l'ensemble de ses marchés.
Le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a officiellement lancé mardi 25 août, les travaux de balisage du fleuve Congo et de la rivière Kasaï, lors d’une cérémonie organisée au port de l’ONATRA, à Kinshasa.
La presse kinoise s’intéresse ce mercredi 25 août, au lancement du balisage du fleuve Congo et de la rivière Kasaï par le président Félix Tshisekedi. Les journaux examinent aussi les enjeux de cette opération, tandis que 100 étudiants congolais obtiennent des bourses pour poursuivre leurs études en Russie.
Congo Nouveau pointe les limites du transport fluvial : « ONATRA et RVF toujours des canards boiteux »
La rentrée scolaire approche à grand pas mais les modalités pratiques de l'enseignement à distance annoncé par le ministère de l'Éducation nationale se font toujours attendre en Ituri, l’épicentre de l'épidémie d'Ebola.
Le Gouvernement congolais passe à la vitesse supérieure contre la spoliation des biens de l’État à Kinshasa. Soixante-deux dossiers sont transmis à la justice, selon un communiqué du cabinet du ministre de la Justice daté du lundi 24 août. Il évoque un réseau présumé de faux-titres fonciers impliquant des officiers ministériels et des cadres de l’administration.
La circulation des faux billets ne se limite pas aux pertes subies par les commerçants ou les particuliers. Elle peut aussi augmenter les coûts de transaction, perturber les échanges et, si le phénomène prend une ampleur importante, exercer une pression sur les prix. Pour l'économiste et entrepreneur Batiana Nacro, le risque le plus préoccupant reste toutefois celui d'une érosion de la confiance dans la monnaie nationale. Dans cet entretien accordé à Lefaso.net, le fondateur de Terra Invest décrypte les mécanismes économiques à l'œuvre et explique pourquoi les ménages à faibles revenus et les petits commerces sont particulièrement vulnérables.
Lefaso.net : Quel est, selon vous, le véritable impact de la circulation des faux billets sur l'économie d'un pays et sur la confiance des citoyens dans la monnaie nationale ?
Pour analyser l'impact des faux billets sur l'économie, je distinguerais 2 niveaux d'impacts, le niveau microéconomique, c'est-à-dire ménage, entreprise et consommateur, et le niveau macroéconomique. En effet, les faux billets représentent un risque important, car les entreprises peuvent enregistrer des pertes significatives qui peuvent se propager à d'autres acteurs. Car lorsqu'une banque est informée de la circulation de faux billets, ils sont détruits et les détenteurs ne peuvent pas se faire rembourser. Cela peut donc entraîner, dans des cas extrêmes, la faillite d'une entreprise, qui va se résulter en perte d'emploi, perte de recettes fiscales pour l'État ainsi que d'autres impacts négatifs en cascade.
Le deuxième impact micro est la confiance dans la monnaie. La monnaie a de la valeur uniquement parce que l'État et les régulateurs garantissent sa valeur. Si la population perd confiance, ils vont investir dans des moyens de vérifier l'authenticité de la monnaie, ce qui va avoir tendance à ralentir la vitesse des transactions, c'est ce qu'on appelle couramment en économie les coûts de transaction. Le dernier risque, et un des plus extrêmes, est que la population peut décider de boycotter la monnaie pour utiliser d'autres instruments qui sont plus difficilement falsifiables (monnaie étrangère, cryptomonnaie, or, etc.).
D'un point de vue macroéconomique, il y a un impact possible sur l'augmentation générale du niveau des prix. En effet, il est bien connu en économie que la masse monétaire en circulation a un impact sur l'inflation, ça fait partie des indicateurs économiques que les régulateurs comme la BCEAO contrôlent. La quantité de monnaie en circulation est donc connue et peut être modifiée à tout moment par la BCEAO via des politiques monétaires. Les faux billets ne vont pas augmenter la masse monétaire vu qu'ils sont faux, mais ils vont avoir le même effet s'ils sont produits en quantité importante. Dans ce cas, ils peuvent avoir un impact sur l'inflation. Le mécanisme est simple : le fait que des faux billets soient en circulation confère un pouvoir d'achat fictif à certains individus, il y a donc plus de potentiels acheteurs pour une production de biens et services qui, elle, n'a pas changé, le principe de l'offre et de la demande va donc tirer les prix vers le haut.
En quoi la prolifération de la fausse monnaie peut-elle perturber les échanges commerciaux et fragiliser particulièrement les petits commerçants, les entreprises et les ménages ?
Comme énoncé précédemment, en cas de prolifération de fausse monnaie, les coûts de transaction risquent d'augmenter, ce qui va perturber les échanges et ralentir la vitesse des transactions en raison de contrôles plus importants (achat d'équipements de contrôle, formation des agents, temps de vérification). Ces éléments risquent donc de se répercuter sur le prix du bien ou service qui est vendu. Les ménages, entreprises et autres agents économiques vont donc être confrontés à une hausse des prix.
Il y a l'impact classique de perdre son argent qui est un risque pour les ménages et pour les entreprises, avec des conséquences qui peuvent être irréversibles, ce qui va donc nécessiter pour les entreprises un investissement accru dans le contrôle si elles en ont la possibilité. Il convient de rappeler que les plus exposés restent les petits commerces et les ménages à faible revenu, sans moyens de contrôle, qui peuvent perdre des jours de travail en raison d'un seul faux billet de 10 000 FCFA.
Peut-on établir un lien entre la circulation massive de faux billets, l'inflation et la perte de valeur de la monnaie ? Si oui, comment ce mécanisme fonctionne-t-il ?
Le lien entre faux billet et inflation n'est pas direct, pour expliquer le lien de causalité entre monnaie et inflation. Partons de la Théorie quantitative de la monnaie, qui établit une relation entre la monnaie, la vitesse de circulation de la monnaie, le prix et la production réelle de biens et services MV = PQ (Masse monétaire × Vitesse de circulation = Niveau des prix × Production réelle). La masse monétaire à donc un effet sur le niveau de prix donc l'inflation.
C'est d'ailleur le rôle de la BCEAO de garantir de la stabilité monétaire, elle s'assure donc de réguler la masse monétaire en circulation, en injectant ou en retirant la monnaie de l'économie via des politiques monétaires.
Comme énoncé précédemment les faux billets ne vont pas augmenter la masse monétaire, car ils sont faux mais si ils sont introduit en très grande quantité et qu'ils ne sont pas détectés rapidement ils peuvent entraîner une pression inflationniste. En effet le fait que des faux billets soient introduits crée un pouvoir d'achat artificiel qui va augmenter la demande pour les biens et services, dans les cas où la production de biens et services n'a pas forcément augmenté. Par conséquent, la demande excède l'offre et les prix augmentent. Si le prix augmente, une même quantité de monnaie permet de payer moins de biens et services, il y a donc effectivement une perte de valeur de la monnaie. Néanmoins, le fait que des faux billets circulent ne va pas systématiquement augmenter l'inflation, parce qu'il faut une quantité très importante de faux billets.
Au-delà des pertes financières directes, quelles peuvent être les conséquences du faux monnayage sur le système bancaire, les institutions financières et plus largement, sur la stabilité économique du pays ?
Les institutions financières, lorsqu'elles sont confrontées à des faux billets, les détruisent purement et simplement. Un client qui fait un dépôt de faux billets représente un risque pour la banque, car ses billets seront détruits. Imaginons qu'il ait un crédit en banque et que cette somme devait servir à rembourser ledit crédit, il se retrouve en difficulté et cela peut se traduire par une perte pour la banque. Les banques doivent également investir de façon continue dans des mécanismes de détection des faux billets, ce qui représente un coût pour elles qu'elles vont répercuter sur les clients.
Un autre impact important sur l'économie est la perte de recettes pour l'État, car les États membres de l'UEMOA reçoivent des recettes issues de la production de la monnaie, qui représentent la différence entre le coût de production et la valeur réelle de la monnaie. Pour finir, un enjeu important de la zone UEMOA et particulièrement de l'AES est la question sécuritaire. Le faux-monnayage favorise le développement et le financement d'activités illicites et terroristes, qui passent sous les radars du système de contrôle bancaire classique.
Pourquoi certaines populations ou certains acteurs économiques sont-ils davantage exposés au risque de recevoir de faux billets, et quels sont les secteurs les plus vulnérables ?
Selon moi, ce sont les populations qui ont un accès limité aux services financiers, qui utilisent principalement le cash, qui évoluent dans le secteur informel avec un accès à l'information limité. On peut citer notamment les commerces de détail et les marchés. Par exemple, la vendeuse de légumes au marché Nabi Yaar est une personne très exposée. Par conséquent, les plus touchés sont généralement les personnes appartenant à la tranche la plus pauvre d'une population. Elles n'ont pas les moyens d'investir dans des équipements, elles n'ont pas les connaissances ou l'accès à l'information pour reconnaître un faux d'un vrai.
L'évolution des monnaies scripturales, électroniques et des moyens de paiement de type mobile money, transferts bancaires ou autres ont permis de réduire la prolifération de faux billets. Néanmoins, certaines économies fonctionnent en majorité avec l'argent liquide, ce qui est le cas du Burkina Faso, ce qui rend l'exposition très importante.
Quel rôle doivent jouer, selon vous, la banque centrale, les banques commerciales, les forces de sécurité et les autorités publiques dans la lutte contre la fausse monnaie ?
La banque centrale doit continuer de développer des billets de plus en plus sécurisés et de sensibiliser la population et les acteurs bancaires aux risques. La BCEAO a d'ailleurs publié un communiqué mettant en garde contre l'utilisation de techniques non officielles pour détecter des faux billets, le risque étant que des faux billets puissent être considérés comme vrais et vice versa. Les banques commerciales doivent détecter les faux billets aux guichets et sensibiliser leurs clients. Elles ont également pour rôle de saisir, détruire et informer la BCEAO lorsqu'elles procèdent à la saisie de faux billets.
Les forces de sécurité doivent démanteler les réseaux de faux billets, en coopérant avec les acteurs régionaux et internationaux. Et les pouvoirs publics doivent sensibiliser la population et coordonner les différentes parties prenantes, notamment en insufflant une coopération sous-régionale. Et promouvoir l'utilisation des paiements élétroniques.
Face au développement des paiements numériques et des transactions électroniques, peut-on espérer une réduction du phénomène du faux monnayage, ou de nouvelles formes de fraude risquent-elles simplement de remplacer les anciennes ?
Les paiements numériques et les transactions électroniques sont bien entendu des moyens de lutter contre le faux monnayage. S'il n'y a pas d'argent liquide, il ne peut pas y avoir de faux billets. Néanmoins, la fraude se déplace et peut donc toucher le vol ou l'interception de paiements numériques, l'usurpation d'identité. L'enjeu à venir est donc en train de se déplacer vers des questions de cybersécurité.
Interview réalisée par Hamed Nanéma
Lefaso.net
Le numérique prend tout son sens lorsqu'il simplifie la vie des citoyens, améliore les services publics et crée de nouvelles opportunités économiques. Cette conviction guide depuis plus de vingt-cinq ans le parcours de Lassané Ouédraogo, l'un des experts burkinabè les plus reconnus dans les domaines des télécommunications, de l'économie numérique et de l'innovation.
Ingénieur télécom, dirigeant de multinationales, entrepreneur, mentor et promoteur de solutions numériques à fort impact, il appartient à cette génération de professionnels qui ont accompagné l'évolution du secteur des télécommunications en Afrique tout en gardant un objectif constant : mettre la technologie au service du développement.
De Celtel à Ericsson, en passant par Airtel, puis à travers ses propres entreprises et initiatives, son parcours illustre la rencontre entre l'expertise internationale et l'engagement national. Aujourd'hui, son nom est notamment associé à Faso Arzeka, la plateforme nationale de paiements numériques qui contribue à moderniser les relations financières entre l'État et les citoyens.
Un ingénieur burkinabè au cœur de la révolution des télécommunications africaines
Formé à l'Institut National Supérieur de l'Enseignement Technique (INSET) de Yamoussoukro, en Côte d'Ivoire, où il obtient son diplôme d'ingénieur en électronique, Lassané Ouédraogo entre très tôt dans un secteur alors en pleine mutation. Il complète plus tard son parcours par un Executive MBA à HEC Paris (France) et au Babson College (USA), renforçant ainsi ses compétences en stratégie, management et innovation.
Sa carrière débute au Bénin en 1996 avant son retour au Burkina Faso en 1998, où il participe au lancement de la branche Internet de Liptinfor, à une époque où l'accès au réseau mondial en est encore à ses premiers développements dans le pays. Ce premier défi annonce déjà une carrière placée sous le signe de l'innovation.
Construire les réseaux qui connecteront l'Afrique
Très rapidement, son expertise le conduit à rejoindre Celtel Burkina Faso, puis à intervenir comme consultant international en déploiement de solutions télécoms en Afrique et au Moyen-Orient.
Pendant plusieurs années, il accompagne la mise en place d'infrastructures de télécommunications dans de nombreux pays, avant de rejoindre le groupe Celtel au niveau régional puis d'occuper les fonctions de Directeur informatique au Gabon et de Directeur informatique et services à valeur ajoutée au Nigeria. Ces responsabilités lui permettent de piloter des programmes stratégiques représentant plusieurs dizaines de millions de dollars et de contribuer à l'essor de la téléphonie mobile sur le continent.
L'innovation comme moteur de transformation
Après cette expérience dans les opérateurs télécoms, Lassané Ouédraogo rejoint Ericsson, l'un des leaders mondiaux des technologies de communication. Successivement consultant, directeur de programmes complexes puis responsable des solutions digitales pour l'Afrique subsaharienne, il accompagne plusieurs opérateurs dans leurs projets de transformation numérique, notamment en Côte d'Ivoire, au Rwanda, à Madagascar et au Botswana. Ces missions lui offrent une vision privilégiée des mutations du secteur : explosion des usages mobiles, émergence des services financiers numériques, dématérialisation des services et montée en puissance de l'économie digitale.
Cette expérience nourrit une conviction : l'Afrique ne doit pas seulement consommer les innovations numériques, elle doit également les concevoir.
Entreprendre pour créer des solutions africaines
Animé par cette ambition, il fonde en 2012 la société AvePLUS. L'objectif est clair : développer des services numériques capables de répondre aux besoins spécifiques des populations et des administrations africaines, tout en créant de la valeur et des emplois. De cette vision naîtront plusieurs plateformes innovantes, parmi lesquelles FasoWari et surtout Faso Arzeka, devenue l'une des réalisations numériques les plus emblématiques du Burkina Faso.
Faso Arzeka : une nouvelle relation entre l'État et le citoyen
Avec Faso Arzeka, Lassané Ouédraogo participe à une évolution majeure de l'administration burkinabè. Pensée comme une plateforme nationale de paiements numériques, cette solution permet aux citoyens et aux entreprises d'effectuer, via le web, une application mobile, le code USSD *700#, le mobile money, les cartes bancaires ou les virements, leurs paiements au profit de l'État, des collectivités territoriales, des établissements publics et des sociétés d'État.
Au-delà de la technologie, Faso Arzeka répond à plusieurs enjeux stratégiques : simplifier les démarches administratives, réduire les déplacements et les délais d'attente, améliorer la transparence des paiements publics, renforcer la mobilisation des recettes de l'État, promouvoir l'inclusion financière grâce à une plateforme accessible même sans connexion Internet.
Conçue et développée au Burkina Faso, la plateforme démontre que l'expertise locale est capable de produire des solutions de grande envergure répondant aux besoins de l'administration publique.
Former les talents qui construiront le Burkina numérique
Lassané Ouédraogo ne limite pas son engagement à l'entrepreneuriat. Convaincu que la transformation numérique repose d'abord sur les compétences humaines, il cofonde en 2016 KeoLID Innovation Hub, un centre de formation, d'incubation et d'accompagnement destiné à préparer une nouvelle génération de professionnels du numérique. À travers cette initiative, il encourage l'innovation, soutient les jeunes entrepreneurs et favorise l'émergence d'un écosystème capable de créer des solutions adaptées aux réalités du Burkina Faso.
Une vision portée par l'économie numérique
Le parcours de Lassané Ouédraogo dépasse largement les télécommunications.
Son action s'inscrit dans une vision globale de l'économie numérique, où les technologies deviennent un moteur de création de valeur, de modernisation des services publics et de compétitivité des entreprises.
Cette approche, nourrie par son expérience internationale, lui permet d'accompagner aussi bien les opérateurs télécoms que les administrations, les startups ou les grandes organisations dans leurs projets de transformation digitale.
Pourquoi fait-il partie des 100 Visages du Burkina Digital ?
Parce qu'il appartient aux pionniers qui ont accompagné l'essor des télécommunications en Afrique avant de mettre cette expertise au service de l'innovation burkinabè.
Parce qu'il a choisi de transformer une carrière internationale en levier de développement national, en créant des entreprises, des plateformes et des espaces d'innovation qui renforcent l'écosystème numérique du Burkina Faso.
Parce qu'à travers Faso Arzeka, il contribue à moderniser les services publics et à rapprocher l'administration des citoyens grâce à une solution de paiement numérique conçue localement.
Et parce qu'il démontre que les grandes innovations naissent souvent de la rencontre entre une vision stratégique, une solide expérience internationale et une volonté constante de servir son pays.
Dans le cadre de l'opération WIBGA III, les forces de police de Pô ont démantelé trois groupes présumés impliqués dans le trafic de produits de contrebande entre le Burkina Faso et un pays voisin. Les opérations ont permis de saisir notamment 1 350 cartouches de cigarettes, 600 sacs d'engrais, du carburant et des boissons frelatées, pour une valeur totale estimée à près de 20 millions de FCFA.
Grâce à la collaboration des populations, les équipes déployées ont réussi à intercepter un tricycle en provenance d'un pays voisin, transportant quatre bidons d'essence de 25 L, trois cartons de liqueur et douze cols de boissons frelatées de diverses marques.
Ils ont également arrêté un véhicule contenant 1.350 cartouches de cigarettes de marque GOLD Searl et trois autres véhicules transportant chacun dix tonnes d'engrais chimique, soit un total de 600 sacs de 50 kg.
Il ressort des investigations menées que ces trois groupes de contrebande se rendaient dans un pays voisin pour s'y approvisionner en produits de contrebande (cartouches de cigarette, engrais, boisson frelatée, carburant) en quantité importante et les revendaient dans plusieurs villes du Burkina Faso telles que Dakola, Pô, Kombissiri, Ouagadougou et ses environnants.
La police nationale remercie encore une fois les citoyens grâce à qui, ces résultats ont été atteints. Elle les invite toujours à demeurer prudents et vigilants tout en continuant la dénonciation des cas suspects aux numéros verts mis à leur disposition, que sont les 17, 16 et 1010.
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