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Le gouvernement burkinabè a annoncé ce mardi 6 janvier 2026 au journal télévisé de la RTB par la voix du ministre de la Sécurité, le commissaire divisionnaire de police Mahamadou Sana, avoir déjoué une nouvelle tentative de déstabilisation visant les institutions de l'État, dont un projet d'assassinats ciblant des personnalités, dont le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. Saluant le professionnalisme des services de renseignement et la mobilisation citoyenne, les autorités assurent que la situation est sous contrôle et que toutes les personnes impliquées répondront de leurs actes devant la justice. Nous vous proposons l'intégralité de la déclaration du ministre.
« En substance, le 3 janvier 2026 à 23h, il était prévu une action de déstabilisation du pays. Cela allait se faire par une série d'assassinats ciblés des autorités civiles et militaires en commençant par la neutralisation du camarade capitaine Ibrahim Traoré, chef de l'État, président du Faso, soit à bout portant, soit par une action pour miner son domicile. Après cette action, devraient suivre une action de mise hors service de la base drone et une intervention militaire terrestre des forces extérieures.
Les acteurs impliqués pour une question de confidentialité et aussi pour éviter de compromettre l'efficacité des enquêtes. Nous allons citer seulement l'acteur principal. Il s'agit de l'ex-lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba. Il a eu pour mission clé de concevoir et de planifier les actions, de rechercher et de mobiliser les fonds, de recruter des populations civiles et des militaires.
Les militaires avaient pour mission de coopter d'autres militaires, de mettre en place des groupes d'action avec des missions bien déterminées. Et les civils devraient mobiliser les populations, leurs adeptes, pour qu'après l'action militaire, ils puissent mobiliser leurs adeptes pour pouvoir soutenir l'action militaire. Ce qui est important aussi à apporter comme élément d'information auprès des populations, c'est les sources de financement.
Il s'agit de souligner qu'une bonne partie du financement provient de la Côte d'Ivoire, dont la dernière opération s'élève à 70 millions. Alors, je tiens aussi à souligner que les interpellations se poursuivent, ainsi que le démantèlement des réseaux. En tout état de cause, et pour prendre l'opinion nationale à témoin, nous mettrons à la disposition des médias des vidéos d'aveu issues des auditions de quelques acteurs clés.
Alors, les enquêtes se poursuivent, les interpellations également se poursuivent. Toutes les personnes impliquées dans cette affaire seront présentées devant le procureur du Faso et toute la rigueur de la loi s'appliquera à eux. À l'endroit des Burkinabè, je tiens à rassurer les populations que la situation est sous contrôle.
Je les invite à rester sereines. Aussi, je tiens à saluer l'esprit d'abnégation, l'esprit de patriotisme des populations et particulièrement de la veille citoyenne. Cette énième mobilisation des populations pour protéger leurs leaders, le camarade capitaine Ibrahim Traoré, témoigne de leur détermination à soutenir la marche irréversible de la libération du Burkina Faso des chaînes de l'impérialisme.
Je lance aussi un message d'unité nationale, de cohésion sociale et d'appel à la vigilance accrue aux populations pour renforcer la veille stratégique de lutte contre l'impérialisme. C'est l'occasion pour moi d'appeler l'attention des populations à faire montre de discernement dans leurs activités quotidiennes pour éviter d'être auteurs ou co-auteurs ou complices des projets funestes de déstabilisation de notre pays en dénonçant tout comportement au numéro indiqué. Je souligne cela parce que dans les investigations, de nombreux citoyens civils ont été également interpellés parce qu'ils ont été utilisés naïvement pour faire des courses ou pour transmettre des commissions par-ci, par-là.
C'est pour cela que je tiens à ce que les populations soient vigilantes, à ce que les populations fassent montre de discernement dans leurs activités quotidiennes. »
Les Étalons du Burkina Faso ont été éliminés de la 35e édition de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) Maroc 2025 par les Éléphants de la Côte d'Ivoire. Les Burkinabè se sont inclinés sur le score de 3 buts à 0 en huitièmes de finale.
Dès la première période, les Ivoiriens ont pris l'ascendant. À la 20e minute, Amad Diallo a ouvert le score en trompant le portier burkinabè Hervé Koffi. Dominatrice, la Côte d'Ivoire a doublé la mise à la 40e minute : Diallo, encore lui, s'est mué en passeur décisif pour Diomandé, qui a surpris la défense et le gardien des Étalons.
Menés 2-0 à la pause, les Étalons ont tenté de réagir au retour des vestiaires. Plus entreprenants en seconde période, ils ont davantage conservé le ballon, sans toutefois parvenir à inquiéter sérieusement le portier ivoirien, resté solide et vigilant.
Malgré l'entrée en jeu du capitaine Bertrand Traoré en seconde mi-temps, le Burkina Faso n'a pas réussi à trouver la faille face à une équipe ivoirienne bien organisée, disciplinée et efficace jusqu'au coup de sifflet final.
Le troisième but est intervenu dans la deuxième période, sonnant le glas pour les poulains de Brama Traoré.
C'est donc la fin du parcours pour les Étalons du Burkina Faso dans cette 35e Coupe d'Afrique des Nations, tandis que la Côte d'Ivoire poursuit sa route dans la compétition. Elle va affronter l'Egypte en quarts de finale.
Lefaso.net
Air Sarada International franchit une étape majeure de son développement avec la réception officielle d'un nouvel aéronef adapté aux réalités du terrain. Cette acquisition stratégique vise à améliorer la desserte des régions du Burkina Faso et à renforcer la connectivité avec les pays de la sous-région.
Dans le cadre du renforcement de ses capacités opérationnelles, la compagnie aérienne burkinabè Air Sarada International a officiellement réceptionné, ce mardi 6 janvier 2026, un nouvel aéronef sur le tarmac de l'aéroport international de Ouagadougou. Il s'agit d'un Dornier 228-212, immatriculé XT-AGC, acquis avec l'appui de la Banque commerciale du Burkina (BCB).
L'appareil a une capacité de 19 passagersPrésente sur le marché depuis une décennie, Air Sarada International s'inscrit résolument dans la vision des plus hautes autorités du Burkina Faso visant le désenclavement des régions et le renforcement de la mobilité aérienne nationale et régionale. Cette nouvelle acquisition traduit la volonté de la compagnie d'investir durablement dans l'aviation comme levier de développement économique et d'intégration territoriale.
Dr Daniel Rasmané Sawadogo, président du conseil d'administration de Air Sarada InternationalDe fabrication allemande, le Dornier 228-212 dispose d'une capacité de 19 passagers et deux pilotes. Reconnu pour sa robustesse et sa fiabilité, il est particulièrement adapté aux pistes courtes et non préparées, caractéristiques de nombreuses localités du pays. Polyvalent, l'appareil peut assurer le transport de passagers, le fret ainsi que des missions spéciales, avec une capacité opérationnelle allant jusqu'à 8 540 mètres d'altitude.
Selon le président du conseil d'administration d'Air Sarada International, Dr Daniel Rasmané Sawadogo, cet aéronef permettra de renforcer significativement les performances de la compagnie.
« Il est capable d'opérer sur des pistes de longueur réduite, voire sommaires. Il offrira un meilleur confort aux passagers tout en renforçant notre capacité opérationnelle et l'ouverture de nouvelles liaisons aériennes nationales », a-t-il indiqué.
La concrétisation de ce projet a bénéficié de l'accompagnement de l'Agence nationale de l'aviation civile (ANAC). Pour son directeur général, Aziz Amoussa, la réception de cet appareil symbolise une confiance renouvelée dans l'avenir de l'aviation civile burkinabè.
« L'acquisition d'un aéronef traduit un engagement fort et une foi assumée dans le potentiel du transport aérien comme levier de développement économique et d'ouverture », a-t-il souligné.
Parrain de la cérémonie, le directeur général de la BCB, Dr Patrice Forogo, s'est réjoui de l'aboutissement de ce partenariat stratégique. Il a salué une initiative contribuant à la compétitivité, à la mobilité et à la croissance durable d'une entreprise locale engagée dans une période décisive de l'histoire du pays.
Avec ce nouvel appareil qui porte à cinq le nombre d'aéronefs de sa flotte, Air Sarada International, déjà active dans la région de l'Est, ambitionne d'étendre ses services vers les régions du Djôrô et du Sahel. Des projets d'acquisition d'hélicoptères, destinés aux zones dépourvues de pistes d'atterrissage, sont également à l'étude.
photo de familleArmelle Ouédraogo
Crédit photo : Auguste Paré
Lefaso.net
À seulement 20 ans, Yasmina Ina Carole Congo incarne une nouvelle génération de jeunes femmes africaines audacieuses et tournées vers l'avenir. Étudiante burkinabè en Data science à Beijing Institute of Technology en République populaire de Chine, elle évolue au cœur des technologies de pointe avec l'ambition de mettre la donnée au service du développement, notamment dans le secteur financier africain. Entre excellence académique, engagement communautaire et leadership féminin, elle partage dans cette interview son parcours, sa vision et son engagement pour une tech plus inclusive.
Lefaso.net : Pouvez-vous vous présenter davantage ?
Carole Congo : Je suis étudiante burkinabè en Data science à Beijing Institute of Technology en Chine, avec un intérêt particulier pour l'application de la science de données au secteur financier. Je maîtrise et parle couramment le français, l'anglais et le mandarin. Par ailleurs, je suis filleule de la Tegawende Foundation, une organisation qui promeut l'excellence, l'audace et l'ambition, et qui œuvre pour le renforcement des compétences techniques des jeunes à travers divers programmes de mentorat. Parallèlement, je suis alumni de la 6ᵉ édition de l'initiative Women Leadership in Africa (WoLAf).
Également engagée dans la vie communautaire en tant que membre du bureau de l'Association des étudiants et stagiaires burkinabè de Pékin, où je contribue à accompagner et représenter la communauté burkinabè en Chine. Portée par ma vision et mes ambitions académiques, j'ai eu l'opportunité de participer au 11ᵉ Sommet des jeunes de la Banque mondiale. Je crois profondément que chaque donnée peut devenir une solution, et chaque femme une pionnière de la tech africaine.
Expliquez-nous la data science et les technologies ?
La data science, par définition, c'est à la fois une méthodologie pour extraire de la valeur à partir des données et un ensemble de technologies qui permettent de le faire efficacement. Comme le disait Cassie Kozyrkov, CEO of Data Scientific : « Data science is the discipline of making data useful. » En effet, c'est un domaine qui combine mathématiques, statistiques, machine learning, programmation sans oublier bien sûr la connaissance métier.
Concrètement, en quoi consiste le métier de data scientist ?
Alors, il consiste à collecter et organiser des données pour les rendre exploitables, puis à construire des modèles d'analyse ou de prédiction à l'aide d'algorithmes de machine learning. Ces modèles servent donc à améliorer la prise de décision ou même à automatiser certaines tâches complexes. Mais ce qui fait la particularité d'un data scientist, c'est beaucoup plus sa façon de penser, d'interpréter les données et l'art de présenter les résultats de ses analyses.
Il faut noter également que la data science n'existe pas dans le vide, elle sert à répondre aux problèmes concrets d'un secteur donné. Raison pour laquelle il est nécessaire de maîtriser un domaine précis ou un business dans lequel appliquer la data science pour des résultats réellement utiles.
Elle est présente dans les domaines tels que la santé, la finance, l'industrie, le marketing et dans de nombreux services numériques. On la retrouve aussi dans les systèmes de recommandation, la personnalisation ou l'amélioration de l'expérience utilisateur. C'est un domaine en évolution rapide, et ce qui me motive, c'est d'apprendre continuellement et de relever de nouveaux défis.
Qu'est-ce qui vous a motivé à embrasser ce domaine ?
Ce qui m'a motivée à embrasser le domaine de la data science, c'est avant tout un désir profond d'exploration. Au départ, j'avais un véritable penchant pour la biochimie. Mais une fois le bac en poche, j'ai ressenti le besoin d'explorer d'autres horizons et de m'ouvrir à de nouveaux domaines. C'est dans cet état d'esprit que j'ai échangé avec l'un de mes professeurs, un analyste statisticien, qui m'a présenté plusieurs métiers liés aux données. Et à ce moment précis, une phrase du livre d'Anthony Nevo a pris tout son sens pour moi : « L'inconnu est synonyme d'évolution. »
Parmi toutes les voies qu'il m'a décrites, la data science s'est immédiatement imposée comme une évidence. Elle a éveillé en moi une curiosité nouvelle, presqu'instinctive. J'ai alors commencé à faire des recherches plus approfondies sur cette discipline, et plus j'avançais, plus j'étais émerveillée par sa capacité à transformer des données brutes en solutions concrètes, en décisions éclairées, et même en innovations à fort impact. Ce domaine me permet aujourd'hui de concilier ma soif de compréhension, mon envie de résoudre des problèmes réels et ma volonté de contribuer au développement du secteur financier en Afrique.
Pourquoi avez-vous choisi la destination Chine pour poursuivre vos études ?
Si j'ai choisi la Chine pour poursuivre mes études, c'est tout d'abord parce que ce choix est profondément lié à ma filière. La Chine est aujourd'hui l'un des pays les plus avancés en data science, intelligence artificielle et technologies émergentes. Pour quelqu'un comme moi, passionné par les données et l'innovation, c'est un environnement qui me stimule naturellement.
Mais il y a aussi une raison plus personnelle, plus profonde ; je veux acquérir une formation de haut niveau pour pouvoir réellement contribuer au développement technologique de mon pays, le Burkina Faso. En observant la Chine, je vois un exemple concret de la manière dont la technologie peut transformer une nation, moderniser des secteurs entiers et améliorer la vie quotidienne. Et j'aimerais, à mon niveau, ramener ce savoir, cette vision et cette expertise pour participer à la construction d'un Burkina Faso plus connecté, plus innovant et plus compétitif.
Étudier en Chine, pour moi, ce n'est pas seulement une opportunité académique. C'est une façon de me préparer à être utile, à apporter quelque chose de solide à mon pays, et à contribuer un jour à faire du Burkina Faso un acteur majeur dans la technologie, à l'image de la Chine. C'est un choix de cœur, de conviction et de responsabilité.
Comment êtes-vous arrivée en Chine ? Est-ce par une bourse d'études ou tout autre moyen ?
Je tiens d'abord à exprimer mon respect envers le Burkina Faso et la Chine, en particulier envers nos autorités respectives, pour la qualité des relations qu'elles ont su établir. Une coopération qui a permis de construire des partenariats solides et d'offrir de réelles opportunités aux jeunes, dont j'ai moi-même pu bénéficier. C'est dans cette dynamique d'ouverture et de collaboration que s'inscrit mon propre cheminement.
De base, au lycée, guidée par mes rêves audacieux, je voulais intégrer des universités hautement qualifiées après mon bac, et donc je savais que pour y parvenir, je devais viser l'excellence. C'est avec cette ambition au cœur que j'ai réussi mon baccalauréat en 2023 avec la moyenne de 16,46 sur 20, équivalent à la mention Très bien, ce qui me permet donc d'être lauréate de la bourse du gouvernement chinois pour poursuivre une licence dans un domaine de mon choix. C'est ainsi que je fais le choix de la data science et me retrouve en Chine.
« Au-delà des contenus académiques, étudier en Chine offre une expérience interculturelle très enrichissante », dixit Yasmina Ina Carole CongoComment se passe la formation ?
Quand je suis arrivée en Chine, la première année n'était pas encore dédiée à la data science, mais à l'apprentissage du chinois. Cette étape était indispensable, puisque tous mes cours sont dispensés en mandarin. Au début, c'était un vrai défi ; une langue complètement différente, des caractères à mémoriser, et une culture à découvrir. Mais très vite, j'ai réalisé que cette immersion allait bien au-delà de la langue, elle m'a permis de comprendre la vie ici, les habitudes locales, et de mieux comprendre le contexte dans lequel j'étudie, ce qui a rendu mon intégration beaucoup plus facile. Après une année d'apprentissage du mandarin, je suis ressortie avec un niveau de HSK 5, attestant donc ma capacité à suivre avec aisance mes cours universitaires.
Ensuite, ma formation en data science a commencé, et j'ai découvert un programme à la fois exigeant et stimulant. On alterne entre cours théoriques et projets pratiques, ce qui me permet de transformer directement les concepts en application concrète. Ce que j'aime le plus, c'est la rigueur des professeurs et le travail collaboratif avec mes camarades, les échanges d'idées et les différentes perspectives que chacun apporte. Chaque projet est un vrai défi et une opportunité d'apprendre, ce qui rend l'expérience à la fois stimulante et motivante.
Qu'est-ce que vous pensez que l'avenir de la data science réserve ?
Je pense que l'avenir de la data science sera encore plus stratégique qu'aujourd'hui. Avec l'augmentation massive des données et l'évolution de l'intelligence artificielle, la data science est en train de devenir un élément essentiel pour guider les décisions, automatiser les processus et créer des services plus intelligents.
On va voir de plus en plus de modèles capables d'analyser des données en temps réel, d'anticiper des situations complexes et même d'apprendre de manière plus autonome. Les entreprises et institutions vont s'appuyer sur la data science non seulement pour optimiser leurs activités, mais aussi pour innover et proposer de nouvelles solutions.
Mais je pense aussi que l'avenir du domaine va demander plus de responsabilités parlant d'éthique, de protection des données et de transparence des modèles, tout cela deviendra indispensable.
C'est aussi un domaine en forte croissance, indispensable aujourd'hui et encore plus important dans le futur.
Il n'y a pas suffisamment de filles dans ce domaine au pays. Comment donner le goût du data science et des technologies à d'autres filles du pays comme vous ?
Aujourd'hui, la présence des filles dans la data science reste effectivement limitée. Et en observant mon propre chemin, j'ai souvent pensé à toutes les filles qui auraient pu se lancer elles aussi si elles avaient eu un petit coup de pouce au départ. Souvent, ce qui bloque n'est pas l'envie, mais le fait de ne pas savoir par où commencer ou vers qui se tourner. Pour ma part, j'ai eu la chance de m'informer et de m'inspirer de femmes comme Geneviève Barro, Cassie Kozyrkov, Natacha Njongwa Yepnga et j'en passe, toutes portant chacune, à leur manière, le courage et l'excellence féminine dans les métiers de la tech et de la data.
Je m'engage donc à mon tour à participer à la diffusion internationale de la data, mais aussi en mettant en lumière les femmes modèles qui partagent déjà leur savoir, et en leur donnant plus de visibilité pour que leurs conseils et expériences atteignent toutes les filles, en particulier celles de mon pays. Mon but, c'est que chaque fille, où qu'elle soit dans le monde, puisse s'informer, oser et trouver un point d'appui pour se lancer dans ce domaine.
Parce que si la data transforme le monde, aider une fille à y entrer, c'est déjà transformer un avenir.
Quelle appréciation faites-vous de la formation en Chine ?
Globalement, la formation en Chine est très complète et stimulante pour les étudiants internationaux. Les programmes académiques sont solides et bien structurés, avec un bon équilibre entre théorie et pratique, ce qui permet de développer des compétences concrètes et transférables.
Au-delà des contenus académiques, étudier en Chine offre une expérience interculturelle très enrichissante. Les échanges avec des étudiants venus du monde entier, la découverte de nouvelles méthodes d'apprentissage et l'immersion dans un environnement culturel différent élargissent la perspective personnelle et professionnelle. J'ai aussi beaucoup apprécié l'attitude bienveillante et accueillante des Chinois, ce qui facilite l'intégration et rend l'expérience encore plus agréable. Dans l'ensemble, c'est une formation qui prépare efficacement à relever des défis dans un monde globalisé.
Si d'aventure une opportunité se présente à vous ici en Chine, allez-vous saisir ou préférez-vous rentrer au pays pour mettre vos compétences au nom du patriotisme ?
Je pense que cette décision dépendra beaucoup de l'opportunité elle-même et de la manière dont je pourrai la mettre à profit. Si une expérience en Chine me permet de continuer à progresser et d'acquérir des compétences supplémentaires, je n'exclurai pas de la saisir, car chaque apprentissage et chaque projet concret est une chance de me renforcer professionnellement. En même temps, je suis très attachée à mon pays et à l'idée de contribuer à son développement. Mon objectif à long terme est de pouvoir mettre toutes les compétences que j'ai acquises au service de mon pays, que ce soit immédiatement après mes études ou après avoir accumulé une expérience internationale. Pour moi, le patriotisme ne se limite pas à rentrer tout de suite, mais à réfléchir à la manière la plus efficace d'apporter une réelle valeur à mon pays.
Serge Ika Ki
Lefaso.net
Le ministère de l'Administration territoriale et de la mobilité a décidé de suspendre par arrêté ministériel, le Syndicat national des gérants des agences de voyages et de tourisme (SYNGAVT), pour une durée de trois mois renouvelable au Burkina Faso. Il leur est reproché le non-respect des textes réglementaires et des activités jugées non conformes à son objet statutaire.
La mesure est contenue dans l'arrêté n°2026-/MATM/SG/DGAT/DSOAP, signé par le ministre d'État en charge de l'Administration territoriale, sur la base des dispositions constitutionnelles, de la Charte de la transition et de la loi portant liberté d'association au Burkina Faso.
Selon l'article 1er de l'arrêté, le SYNGAVT, reconnu légalement par le récépissé n°N0000013718 du 31 mai 2022, est sanctionné pour manquements aux textes et mesures en vigueur, ainsi que pour des activités incompatibles avec sa mission déclarée.
Cette suspension administrative, fixée à trois mois renouvelables, vise à rétablir le respect du cadre légal régissant les organisations associatives et syndicales, dans un contexte de renforcement de la discipline administrative et de l'ordre public.
Le secrétaire général du ministère de l'Administration territoriale est chargé de l'exécution du présent arrêté, lequel sera publié et communiqué partout où besoin sera, conformément aux procédures en vigueur.
Lefaso.net
Source : Ministère de l'Administration territoriale et de la mobilité
La Direction générale des impôts (DGI) a procédé, ce mardi 6 janvier 2026 à Ouagadougou, au lancement officiel de la facturation électronique certifiée. Cette réforme marque une nouvelle étape dans la modernisation du système fiscal burkinabè et dans la sécurisation des transactions commerciales.
L'initiative vise à opérer une transition progressive de la facture papier, normalisée depuis 2017, vers une facture électronique sécurisée. Désormais, les factures devront être émises à partir d'un système homologué par l'administration fiscale, ce qui garantie leur fiabilité, leur traçabilité et leur protection. Chaque facture devient ainsi une donnée numérique à valeur probante, impossible à modifier ou à falsifier après son émission.
Cette facturation électronique offre de nombreux avantages, tant pour les entreprises que pour l'administration fiscale. Elle permet une gestion plus simple et plus efficace des factures grâce à des processus standardisés et automatisés, améliore la traçabilité et la sécurité des opérations et facilite la conformité fiscale. Elle contribue également à renforcer la transparence et le professionnalisme des entreprises, tout en modernisant leur image.
Vue partielle des invités à la cérémonie de lancementLe ministre en charge de l'économie et des finances, Dr Aboubacar Nacanabo, a souligné l'importance de cette innovation pour le monde des affaires et qui sera un véritable outil de pilotage pour les chefs d'entreprise, souvent absents du suivi quotidien des activités.
« La facture électronique certifiée est un outil qui va moderniser le monde des affaires, parce que les entreprises, quand elles vendent des marchandises ou elles font des prestations de services, elles émettent des factures. Il y a des entreprises qui ont des logiciels bien conçus pour l'émission de ces factures, mais il y en a encore qui continuent d'émettre manuellement, ce qui ne favorise pas la modernisation de la gestion et la crédibilité de l'entreprise vis-à-vis de ses partenaires. Cette innovation va permettre de disposer d'un outil moderne de gestion au sein des entreprises qui peut permettre d'assurer un bon suivi. Aussi, les chefs d'entreprise ne sont pas toujours disponibles pour suivre leurs activités au quotidien et s'il n'y a pas un outil efficace qui permet d'assurer la traçabilité des affaires et bien sûr de centraliser toutes ces opérations, il n'est pas évident qu'on puisse avoir une bonne gestion. Au vue de tout cela, nous pensons que cette initiative va accompagner le monde des affaires, mais bien sûr aussi accompagner l'administration, parce que les factures font l'objet de déclarations au niveau de l'administration fiscale et il est important que nous puissions avoir les informations fiables pour asseoir l'impôt juste, parce que l'objectif c'est de faire en sorte que chaque opérateur économique puisse payer l'impôt juste au profit de la collectivité », a expliqué le patron de la cérémonie, Dr Aboubacar Nacanabo.
« Cette innovation va permettre de disposer d'un outil moderne de gestion au sein des entreprises qui peut permettre d'assurer un bon suivi », a souligné Dr Aboubacar NacanaboLe ministre des finances a par ailleurs replacé cette réforme dans le contexte global des défis du Burkina Faso, notamment en matière de développement et de lutte contre le terrorisme.
« Notre pays a engagé beaucoup de chantiers importants de développement à côté de la lutte contre le terrorisme.
Cela nécessite beaucoup de ressources souveraines et nous saluons justement l'engagement des entreprises qui nous a permis en 2025 de faire un taux de réalisation de plus de 100%, mais nous voulons encore que ces entreprises restent engagées aux côtés de l'État, pour que l'impôt juste soit payé, afin que nous mobilisions des ressources souveraines pour le développement économique et social du Burkina Faso. Nous allons déployer nos équipes pour qu'elles puissent faire la sensibilisation, la formation, accompagner techniquement les entreprises pour que la mise en œuvre de la facture électronique certifiée puisse être vraiment très aisée au profit des entreprises, au profit de l'État et au profit de tous. », a-t-il conclut.
De son côté, le président de la délégation spéciale consulaire de la Chambre de commerce et d'industrie du Burkina Faso (CCI-BF), Achille Roland Sow, a qualifié la facture électronique certifiée d'outil de bonne gouvernance. Selon lui, ce mécanisme contribuera à améliorer et élargir l'assiette fiscale, condition indispensable pour répondre aux ambitions de développement du pays.
Partenaire institutionnel de la DGI et du ministère de l'Economie et des finances, la CCI-BF a promis de s'impliquer dans la vulgarisation de ce nouvel outil.
« Éditer et remettre une facture électronique certifiée est un acte patriotique dans la mesure où chaque fois que vous allez avoir une facture électronique certifiée, vous contribuez à votre souveraineté économique, ainsi qu'à celle du Burkina Faso. Cela va permettre à l'assiette fiscale de s'élargir, et nous pourrons faire des routes, des barrages, développer notre agriculture et cela va nous permettre d'atteindre l'autosuffisance alimentaire. C'est la raison pour laquelle nous appelons l'ensemble des opérateurs économiques, des commerçants, des artisans à se mobiliser et à faire de la facture électronique certifiée leur outil de facturation, qui est aujourd'hui dans sa phase de lancement, mais sera obligatoire d'ici juillet 2026 », a indiqué le président de la délégation spéciale consulaire de la Chambre de commerce et d'industrie du Burkina Faso (CCI-BF), Achille Roland Sow.
La CCI-BF a promis de s'impliquer dans la vulgarisation de ce nouvel outilAprès une phase pilote concluante en 2025, la facture électronique certifiée entre en phase de déploiement progressif, avec des actions de sensibilisation, de formation et d'assistance, avant de devenir obligatoire à partir du 1er juillet 2026 pour les contribuables du régime normal d'imposition.
Hanifa Koussoubé
Lefaso.net
Le président du Comité national d'organisation du pèlerinage à la mecque (CNOPM) a annoncé la suspension et le report de la 2e phase des inscriptions au Hadj 2026, ce mardi 6 janvier. Cette décision intervient à la suite de difficultés techniques survenues lors de l'ouverture de la plateforme d'enregistrement.
Selon le communiqué officiel, ces dysfonctionnements n'ont pas permis d'assurer un accès équitable et fluide aux candidats, rendant nécessaire l'interruption immédiate du processus afin de préserver l'égalité de chances entre tous les postulants.
Le président du CNOPM précise que la nouvelle date de réouverture de la plateforme sera fixée ultérieurement et fera l'objet d'une large communication, afin de garantir une information transparente et accessible à l'ensemble des candidats au pèlerinage.
Tout en présentant ses excuses pour les désagréments occasionnés par cet incident technique, le Comité national d'organisation du pèlerinage à la Mecque a appelé à la compréhension des fidèles et formulé des vœux de réussite pour l'organisation du Hadj 2026.
Le communiqué ci-dessous.
Lefaso.net
Source : Page Facebook du Comité national de suivi du pèlerinage à la Mecque
Sacre au FESPACO, records aux Kundé, rayonnement international et buzz sur la toile : en 2025, la culture burkinabè a encore brillé. L'année a aussi été ponctuée de débats autour de certaines actualités culturelles. Voici quelques faits marquants de la scène artistique en 2025.
Le cinéma burkinabè a triomphé à la 29ᵉ édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO). Après 28 longues années d'attente, le pays d'Idrissa Ouédraogo a décroché l'Étalon d'or de Yennenga. Le réalisateurDani Kouyaté s'est illustré avec son long métrage « Katanga, la danse des scorpions ».
En rappel, l'acte 29 du FESPACO a enregistré 235 films sélectionnés, dont plus de 30 œuvres burkinabè. Du 25 février au 1ᵉʳ mars 2025, 13 500 festivaliers ont été accrédités, dont plus de 3 500 professionnels du cinéma et de l'audiovisuel et près de 2 000 journalistes.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que 2025 a été l'année du Baba national. Lors de la 23ᵉ édition des Kundé, tenue le 25 avril, Floby a été couronné pour la troisième fois consécutive Kundé d'Or. Il entre dans l'histoire en devenant le premier artiste burkinabè à décrocher trois fois le prestigieux trophée. Le Baba national a également enflammé les réseaux sociaux, surtout sur TikTok, avec son titre « Ouaga zeune ». À travers le monde, des challenges sur cette chanson ont fait la pluie et le beau temps, pour le plus grand bonheur de la culture burkinabè. Floby n'a pas été le seul à cartonner sur les réseaux sociaux.
Le titre « Tchaba tcha » du gendarme Privat a connu un grand succès. Tout comme « Ouaga zeune » de Floby, il a été repris comme challenge TikTok à travers le monde. À la date de janvier 2025, le clip avait été vu plus de 10 millions de fois sur YouTube.
Il a aussi fait parler de lui en 2025. Reman, puisque c'est de lui qu'il s'agit, a enflammé le show-biz burkinabè avec deux hits : « Ropero » et « Daaré ». Ils sont tous deux extraits de son album « Afro Faso », sorti en 2025. Ces deux titres à succès ont cumulé des millions de vues sur YouTube, sans oublier les challenges TikTok autour des chansons de Reman.
Reman et Privat ont fait des hits en 2025L'une des figures de proue du rap burkinabè s'est produite sur scène en France. Le 1ᵉʳ juin 2025,Smarty a fait salle comble au Casino de Paris. L'artiste a ainsi fait briller le drapeau national à l'international.
Autre fait marquant, le mercredi 12 novembre 2025, Tanya a présenté son deuxième album intitulé « Gôndal » (union ou solidarité en langue fulfuldé). Cette œuvre musicale a une saveur particulière, car elle est un métissage de styles urbains et traditionnels.
Une autre actualité musicale a enflammé les réseaux sociaux. Le samedi 22 mars 2025, l'artiste-musicien Dez Altino avait annoncé ne plus vouloir participer aux compétitions culturelles nationales. Mais le 3 avril 2025, son nom est apparu sur la liste des artistes nominés aux Kundé 2025. L'artiste figurait dans la catégorie « meilleure chanson moderne d'inspiration traditionnelle ». Dez Altino a finalement poursuivi en justice les organisateurs. À la suite du procès, le juge des référés a ordonné au commissariat général des Kundé de retirer le nom de Dez Altino de la liste des nominés. C'était le jeudi 24 avril 2025.
La Tuine et le chantre Alexandre Kafando ont été recus par le ministère de la CultureUne autre actualité s'est imposée aux mélomanes en 2025. La chanteuse la Tuine, avec son titre « Le bonheur », et le chantre Alexandre Kafando, avec sa chanson « Ils ont jeté Daniel dans le trou », ont connu un succès sur la toile, mais pas pour leurs talents artistiques. Ils ont été l'objet de moqueries de la part des internautes. Ce succès n'a pas été du goût de tous. Certains mélomanes estiment que le talent est de moins en moins valorisé et que ce type de succès ternit l'image de la musique burkinabè. D'autres, par contre, estiment qu'il faut encadrer les deux artistes afin qu'ils puissent s'améliorer. La Tuine et Alexandre Kafando ont été reçus par le ministère de la Culture, qui a promis de les accompagner.
NB : Cet article ne couvre pas toutes les actualités culturelles de 2025. Une fois de plus, l'an dernier, le monde des arts a connu une grande effervescence. Il est donc difficile d'aborder toutes les informations qui s'y rapportent.
Samirah Bationo
Lefaso.net
Le Ministère des Affaires étrangères, de la coopération régionale et des Burkinabè de l'extérieur a réuni l'équipe nationale chargée de la réduction des risques Nucléaires, radiologiques, biologiques et chimiques (NRBC), ce mardi 6 janvier 2026 à Ouagadougou. La rencontre vise à évaluer le bilan des actions menées en 2025 et à définir les perspectives pour l'année 2026.
Présidés par l'ambassadeur chargé de mission Seydou Sinka, représentant le ministre Karamoko Jean Marie Traoré, ces travaux annuels ont permis de passer en revue la mise en œuvre des activités prévues dans le cadre du Plan d'action national (PAN) NRBC et d'orienter le programme de travail à venir.
L'ambassadeur Seydou Sinka a réaffirmé l'engagement constant du Gouvernement burkinabè à accompagner l'équipe nationale NRBC, tant sur les plans politique que technique. Il a souligné l'importance stratégique du projet NRBC dans la protection des populations et le renforcement de la résilience nationale face aux menaces émergentes.
Faisant le point sur une année de mise en œuvre du plan d'action, le point focal national des centres d'excellence de l'Union européenne, le colonel-major Boukari Baggna, a salué des avancées significatives, notamment l'appropriation progressive de la thématique par les autorités nationales et l'implication accrue des départements ministériels concernés.
Lefaso.net
Source : Ministère des Affaires étrangères
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