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Diplomacy & Defense Think Tank News

Iran/États-Unis : des négociations sont-elles vraiment possibles ?

IRIS - Fri, 12/06/2026 - 10:23

Après deux mois de négociations entre l’Iran et les États-Unis, marquées par de nombreux blocages, quel bilan d’étape peut-on tirer ? Au vu des pertes subies parmi les dirigeants iraniens et des remaniements erratiques au sein du département d’État depuis le retour de Donald Trump, pensez-vous qu’il y a suffisamment de compétences des deux côtés pour parvenir à un compromis efficient ? 

Le premier constat est qu’il n’y a malheureusement pas réellement de bilan d’étape, parce que la course n’a pas vraiment commencé. Les véritables négociations ne semblent pas encore engagées. Après deux mois, aucun progrès tangible n’est observable. Il y a eu des phases d’apaisement, des phases d’échanges plus positives, puis des phases de montée des tensions, comme actuellement, avec des échanges de tirs susceptibles de s’intensifier. Cette dynamique devrait toutefois se poursuivre sous la forme d’un conflit d’intensité moyenne : des moments d’apaisement devraient alterner avec des moments de tension, y compris avec des épisodes de frappes comme aujourd’hui. L’essentiel étant que des négociations s’ouvrent et se poursuivent. Or rien ne l’indique aujourd’hui.

Quant aux capacités des parties à négocier, tant du côté iranien qu’américain, il s’agit d’un des problèmes majeurs actuels. Si les deux parties ont intérêt à avancer vers une négociation et qu’aucune ne semble la rejeter totalement, aucun progrès n’est enregistré.

Côté iranien, les dirigeants ont été décimés. Plusieurs factions doivent se coordonner pour élaborer une position commune. Cela suppose des échanges internes et des négociations entre acteurs iraniens, ce qui paraît difficile sous la menace de frappes potentiellement mortelles menées par les États-Unis ou Israël. Les autorités iraniennes sont donc désorganisées et confrontées à leurs propres modes de fonctionnement institutionnels, qui rendent difficile l’adoption d’une position unifiée. Le Guide, les Gardiens de la révolution, le gouvernement et le Majlis n’ont pas nécessairement les mêmes approches.

Côté américain, il existe davantage d’unité de position, mais celle-ci est dictée par un président dont la capacité diplomatique de négociation semble limitée. Sa grammaire est celle qui a fonctionné dans la politique intérieure américaine : invectives, positions unilatérales pouvant aller jusqu’à l’injure, revirements ou affirmations éloignées de la réalité. Ces méthodes ne fonctionnent pas dans une négociation internationale. Par ailleurs, les outils de négociation mobilisés par Washington ne semblent pas suffisamment élaborés. Les interlocuteurs apparaissent surtout comme chargés de répéter rapidement les positions présidentielles. Rien ne laisse penser qu’une véritable équipe de négociation comparable à celle qui avait travaillé à l’obtention de l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien (JCPOA) du 14 juillet 2015 soit aujourd’hui constituée.

Des deux côtés, les capacités de négociation apparaissent donc faibles. Cela explique l’absence de progrès, sur fond de conflit d’intensité moyenne alternant phases de tension et d’accalmie. La période actuelle correspond plutôt à une phase d’intensification.

L’imposition d’un cessez-le-feu au Liban comme condition à un accord par l’Iran et la pression, assez vaine à ce jour, mise par Donald Trump sur Netanyahou pour stopper l’escalade, ne révèlent-elles pas une perte de contrôle des États-Unis sur les négociations au profit de l’Iran et des orientations désormais différentes entre Washington et Tel Aviv. 

Les orientations de Washington et de Tel-Aviv semblent effectivement en train de diverger. Au moment de l’attaque de fin février, les États-Unis ont été convaincus par Israël qu’une frappe très forte visant à décapiter l’exécutif iranien conduirait à un succès rapide. Les résultats observés montrent que cela n’a pas produit les effets attendus. Depuis, les positions tendent à s’éloigner. Benyamin Netanyahou souhaite poursuivre le combat contre l’Iran et utilise pour cela la poursuite de l’affrontement avec le principal proxy iranien au Liban, le Hezbollah. Les frappes dans le sud du Liban se poursuivent donc. Les conséquences éventuelles sur les négociations ne semblent pas constituer une préoccupation majeure pour Israël, et il est même possible que le fait que cela ait un effet négatif sur les négociations lui convienne, puisqu’il continue de poursuivre l’idée d’éradiquer le pouvoir iranien et la capacité iranienne à combattre, ce qui ne paraît pas réaliste.

Pour autant, il ne semble pas que les États-Unis aient perdu le contrôle des négociations au profit de l’Iran. Les deux parties apparaissent surtout incapables de négocier efficacement. Aucune ne prend réellement l’avantage sur l’autre. Les deux auraient intérêt à parvenir à un accord, mais les exigences restent actuellement trop élevées de part et d’autre. Cette situation est classique au début d’un processus de négociation. Il faut ensuite commencer à construire des compromis, parfois sous forme chronologique : distinguer les problèmes selon leur degré d’urgence, traiter certains sujets immédiatement, d’autres à moyen terme et d’autres encore à plus long terme.

Dans ce conflit, la réouverture du détroit et la fin du blocus des ports iraniens constituent des intérêts communs. La question devient alors celle des contreparties possibles et, surtout, de l’ouverture immédiate de négociations crédibles sur le nucléaire. Aujourd’hui, les Iraniens ne semblent pas prêts à avancer sur ce sujet, mais une position affichée aujourd’hui peut évoluer demain. C’est précisément le principe d’une négociation : faire évoluer les lignes jusqu’à identifier une ouverture possible. Pour l’instant, cela ne semble pas se produire.

Face à ces négociations qui semblent s’enliser, comment la situation pourrait-elle se débloquer selon vous ? Compte tenu des capacités d’enrichissement acquises par l’Iran, un accord pourrait-il réellement empêcher ce pays d’avancer sur l’acquisition de l’arme nucléaire ?

Un déblocage relativement rapide pourrait intervenir si un compromis était trouvé sur un séquençage des problèmes.

Dans un premier temps, les sujets considérés comme urgents devraient être traités : pérennisation du cessez-le-feu, rétablissement de la circulation dans le détroit d’Ormuz, probablement en échange d’une levée partielle des sanctions ou d’un dégel des avoirs iraniens.

En parallèle, il faudrait engager immédiatement des négociations sur le sujet central : le nucléaire. Une solution sur ce dossier ne pourra pas être trouvée rapidement. Lors des précédentes négociations, cinq années avaient été nécessaires. Trouver un compromis sur le nucléaire est indispensable, mais cela demande du temps. Le sujet comprend plusieurs dimensions, notamment la vérification des engagements des différentes parties, en particulier ceux de l’Iran. Ces mécanismes sont extrêmement techniques et nécessitent de longs mois de travail. Il faudrait donc commencer immédiatement ce travail, avec un engagement des Iraniens à geler leurs activités. Rien ne garantit toutefois qu’un tel engagement puisse être obtenu.

L’ensemble se déroule dans un contexte marqué par une certaine irrationalité. Après l’opération américaine menée avec Israël en juin 2025, il avait été affirmé que l’ensemble du dispositif nucléaire iranien avait été « obliterated », c’est-à-dire totalement annihilé. Ce n’est manifestement pas le cas. Aujourd’hui, le résultat réel des frappes sur les capacités nucléaires iraniennes reste inconnu. Il n’est pas possible de savoir quelles installations dissimulées subsistent, ce qu’il est advenu du stock d’uranium enrichi — notamment les fameux quatre cents kilos — ni dans quelle mesure les capacités iraniennes de production et d’utilisation de centrifugeuses ont progressé. Pendant les années qui ont suivi le retrait américain de l’accord en 2018, les Iraniens n’étaient plus soumis aux obligations prévues par celui-ci et ont ainsi pu poursuivre leurs activités de recherche et de progression des capacités sans les mêmes contraintes.

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National policy coherence counts for reducing inequality in Global climate and development agendas

International institutions promote policy coherence as crucial to the effective and fair implementation of global sustainability agendas, though the evidence for its benefits is slim. We present here the first systematic cross-country dataset on the consequences of national government efforts to promote policy coherence for vulnerable groups in society. We confirm that coherence is perceived to be beneficial for most groups. However, we find vulnerable groups are largely perceived to bear the brunt of incoherence, while traditionally powerful groups benefit from it in some cases. Based on these findings, we argue that coherence can play an important role in reducing inequality and ensuring countries “Leave No One Behind” in implementing climate and development goals.

National policy coherence counts for reducing inequality in Global climate and development agendas

International institutions promote policy coherence as crucial to the effective and fair implementation of global sustainability agendas, though the evidence for its benefits is slim. We present here the first systematic cross-country dataset on the consequences of national government efforts to promote policy coherence for vulnerable groups in society. We confirm that coherence is perceived to be beneficial for most groups. However, we find vulnerable groups are largely perceived to bear the brunt of incoherence, while traditionally powerful groups benefit from it in some cases. Based on these findings, we argue that coherence can play an important role in reducing inequality and ensuring countries “Leave No One Behind” in implementing climate and development goals.

National policy coherence counts for reducing inequality in Global climate and development agendas

International institutions promote policy coherence as crucial to the effective and fair implementation of global sustainability agendas, though the evidence for its benefits is slim. We present here the first systematic cross-country dataset on the consequences of national government efforts to promote policy coherence for vulnerable groups in society. We confirm that coherence is perceived to be beneficial for most groups. However, we find vulnerable groups are largely perceived to bear the brunt of incoherence, while traditionally powerful groups benefit from it in some cases. Based on these findings, we argue that coherence can play an important role in reducing inequality and ensuring countries “Leave No One Behind” in implementing climate and development goals.

A 12-target global framework for measuring drought resilience: insights from a multi-country review

Droughts are slow-onset disasters with severe environmental, economic, and social consequences, disproportionately affecting regions with limited resources and institutional capacity, which is further exacerbated by climate change and land use change. Key challenges to effective drought resilience include socioeconomic disparities, fragmented policies, financial constraints, and governance weaknesses. To address these gaps, this study develops indicators for assessing drought preparedness and resilience across different economic contexts. A review of 16 national drought and water policies produced a framework comprising 12 global targets, 45 sub-targets, and 129 indicators aligned with existing international frameworks. Indicators are organized into four thematic focus areas: (i) Fundamental Needs & Agricultural Resilience, (ii) Proactive Monitoring & Crisis Response, (iii) Ecosystem & Resource Sustainability, and (iv) Institutional Strengthening & Financial Resilience. The framework is designed to standardize best practices, improve cooperation, and guide resilience-building across diverse contexts while distilling shared dimensions of preparedness and resilience. The analysis emphasizes the role of SMART (Specific, Measurable, Achievable, Relevant, and Time-bound) indicators in proactive drought management, where governance, leadership, and evidence-based policymaking are as critical as financial and technological resources. It recommends flexible measurement tools and institutionalized assessment mechanisms to track progress and refine strategies, enabling a shift from reactive crisis response to long-term resilience, strengthening accountability and enhancing global drought preparedness.

A 12-target global framework for measuring drought resilience: insights from a multi-country review

Droughts are slow-onset disasters with severe environmental, economic, and social consequences, disproportionately affecting regions with limited resources and institutional capacity, which is further exacerbated by climate change and land use change. Key challenges to effective drought resilience include socioeconomic disparities, fragmented policies, financial constraints, and governance weaknesses. To address these gaps, this study develops indicators for assessing drought preparedness and resilience across different economic contexts. A review of 16 national drought and water policies produced a framework comprising 12 global targets, 45 sub-targets, and 129 indicators aligned with existing international frameworks. Indicators are organized into four thematic focus areas: (i) Fundamental Needs & Agricultural Resilience, (ii) Proactive Monitoring & Crisis Response, (iii) Ecosystem & Resource Sustainability, and (iv) Institutional Strengthening & Financial Resilience. The framework is designed to standardize best practices, improve cooperation, and guide resilience-building across diverse contexts while distilling shared dimensions of preparedness and resilience. The analysis emphasizes the role of SMART (Specific, Measurable, Achievable, Relevant, and Time-bound) indicators in proactive drought management, where governance, leadership, and evidence-based policymaking are as critical as financial and technological resources. It recommends flexible measurement tools and institutionalized assessment mechanisms to track progress and refine strategies, enabling a shift from reactive crisis response to long-term resilience, strengthening accountability and enhancing global drought preparedness.

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Droughts are slow-onset disasters with severe environmental, economic, and social consequences, disproportionately affecting regions with limited resources and institutional capacity, which is further exacerbated by climate change and land use change. Key challenges to effective drought resilience include socioeconomic disparities, fragmented policies, financial constraints, and governance weaknesses. To address these gaps, this study develops indicators for assessing drought preparedness and resilience across different economic contexts. A review of 16 national drought and water policies produced a framework comprising 12 global targets, 45 sub-targets, and 129 indicators aligned with existing international frameworks. Indicators are organized into four thematic focus areas: (i) Fundamental Needs & Agricultural Resilience, (ii) Proactive Monitoring & Crisis Response, (iii) Ecosystem & Resource Sustainability, and (iv) Institutional Strengthening & Financial Resilience. The framework is designed to standardize best practices, improve cooperation, and guide resilience-building across diverse contexts while distilling shared dimensions of preparedness and resilience. The analysis emphasizes the role of SMART (Specific, Measurable, Achievable, Relevant, and Time-bound) indicators in proactive drought management, where governance, leadership, and evidence-based policymaking are as critical as financial and technological resources. It recommends flexible measurement tools and institutionalized assessment mechanisms to track progress and refine strategies, enabling a shift from reactive crisis response to long-term resilience, strengthening accountability and enhancing global drought preparedness.

Marcel Fratzscher: „Die Flexibilität der EZB ist jetzt entscheidend“

Der Rat der Europäischen Zentralbank (EZB) hat heute beschlossen, den Leitzins um 25 Basispunkte anzuheben. Dazu eine Einschätzung von Marcel Fratzscher, Präsident des Deutschen Instituts für Wirtschaftsforschung (DIW Berlin):

Die EZB handelt richtig, wenn sie die Zinsen erhöht. Der starke Anstieg der Inflation infolge des Iran-Kriegs und der höheren Energiepreise zwingt sie zum Handeln. Auch wenn die EZB die Ursache dieses Preisschubs nicht bekämpfen kann, muss sie verhindern, dass die Inflationserwartungen von Unternehmen, Gewerkschaften und Finanzmärkten steigen. Es geht um das höchste Gut der EZB: ihre Glaubwürdigkeit.

Gleichzeitig ist diese Entscheidung mit erheblichen Risiken verbunden. Die Wirtschaft im Euroraum ist schwach, die deutsche Wirtschaft besonders verwundbar. Höhere Zinsen können Investitionen bremsen, Unternehmen zusätzlich belasten und das Rezessionsrisiko erhöhen. Die EZB befindet sich damit in einem echten Dilemma: Ihr Mandat verlangt Preisstabilität, die Konjunktur würde aber eher Entlastung brauchen.

Deshalb sollte die EZB vorsichtig vorgehen, sich nicht auf einen Zinspfad festlegen und sich alle Optionen offenhalten. Niemand weiß, wie lange der Iran-Krieg andauert, wie stark Energiepreise und Lieferketten belastet werden und wie die US-Notenbank reagiert. Flexibilität ist jetzt entscheidend.


Victoire électorale des forces pro-occidentales en Arménie : et maintenant ?

IRIS - Thu, 11/06/2026 - 14:37

Quel est le contexte dans lequel se sont tenues les élections législatives en Arménie ?

L’Arménie sort de plusieurs années de fortes tensions qui ont traumatisé une grande partie de la population. Cela s’explique tout d’abord par la lourde défaite militaire face à l’Azerbaïdjan en 2020, puis la reprise du Haut-Karabagh par celui-ci en 2023 qui entraina le départ de 100 000 à 120 000 Karabakhiens dont une majorité se réfugie en Arménie.

 Plus récemment, la guerre israélo-étatsunienne contre l’Iran voisine aggrave les inquiétudes, même si l’Arménie n’a pas été touchée par les combats. Les relations économiques avec la République islamique ne sont certes pas significatives – moins de 4 % des échanges –, mais c’est en l’occurrence la frontière commune qui constitue une véritable ouverture et donc un enjeu stratégique vital pour un pays enclavé dont les frontières avec la Turquie et l’Azerbaïdjan sont fermées depuis de nombreuses années.

Enfin, si un texte traçant la perspective de la signature d’un accord de paix a été validé avec l’Azerbaïdjan en août 2025 à Washington sous l’égide de Donald Trump, il n’est pour l’instant pas ratifié par les parlements arménien et azerbaïdjanais.

Dans quelle mesure la réélection de Nikol Pachinian traduit-elle la volonté de la société arménienne de se détacher de l’influence russe ? Quelles pourraient être les conséquences sur les relations bilatérales entre Erevan et Moscou ? En quoi le résultat de ce scrutin pourrait-il renforcer les perspectives de rapprochement de l’Arménie avec l’Union européenne et les États-Unis ?

Le score obtenu par le Premier ministre sortant, Nikol Pachinian, affleurant les 50 % des suffrages exprimés, traduit un indéniable soutien à la politique qu’il mène, notamment au niveau régional. Une forte défiance à l’égard de la Russie est manifeste, notamment depuis les guerres de 2020 et 2023 au cours desquelles beaucoup d’Arméniens se sont sentis trahis en raison de la non-intervention de Moscou, en dépit du rôle de protecteur qu’il prétendait incarner depuis la proclamation de l’indépendance. Cette situation a abouti au gel de la participation de l’Arménie à l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC), organisation politico-militaire dominée par la Russie dont font partie plusieurs États anciennement membres de l’URSS. C’est aussi pourquoi Nikol Pachinian oriente avec précaution son pays vers les puissances occidentales.

Dans ce contexte Moscou n’a pas hésité pour sa part à proférer des menaces en termes assez peu voilés, au cours des dernières semaines. Vladimir Poutine a ainsi déclaré durant la campagne électorale en Arménie que les ventes de gaz à tarif préférentiel pourraient passer au prix européen, soit environ quatre fois plus cher, si le processus de rapprochement avec l’Union européenne (UE) se poursuivait, alors qu’une loi enclenchant la procédure d’adhésion à l’UE a été votée par le parlement arménien en mars 2025. Le tropisme pro-européen existe donc à Erevan, mais c’est aussi sa relation avec les États-Unis qui inquiète la Russie.

Les accords conclus avec l’Azerbaïdjan déjà évoqués sont en effet significatifs. Non seulement ils ont fait apparaître Donald Trump comme un faiseur de réconciliation entre deux peuples depuis longtemps en guerre, ce dont il s’est largement vanté, mais surtout il a considérablement fait avancer le projet, modestement intitulé « Route Trump pour la paix internationale et la prospérité ». Si cela se concrétise, ce corridor – comportant routes, voies ferroviaires, oléoducs et gazoducs – reliera l’Azerbaïdjan à son exclave le Nakhitchevan facilitant ainsi considérablement le transit entre l’Asie centrale et l’Europe, singulièrement la Turquie, tout en contournant la Russie et l’Iran. L’influence étatsunienne s’est encore renforcée à l’occasion de la visite du vice-président J. D. Vance – une première de ce niveau en Arménie – au mois de février 2026. Plusieurs contrats ont alors été signés portant notamment sur les drones, le nucléaire civil, les puces informatiques. Cette visite se poursuivit par une étape à Bakou au cours de laquelle a été signé un accord de coopération stratégique avec l’Azerbaïdjan.

On le comprend, Moscou a quelque raison de s’inquiéter en constatant sa perte d’importance graduelle. Le résultat des élections encourage clairement Nikol Pachinian à poursuivre dans la même voie et approfondir son rapprochement avec l’Union européenne d’une part et les États-Unis d’autre part.

Nikol Pachinian a déclaré vouloir « institutionnaliser un accord de paix entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan ». À l’issue de cette élection et en l’absence d’une majorité au Parlement pour adopter des amendements constitutionnels, quelles sont ses marges de manœuvre quant au dossier du conflit au Haut-Karabagh ?  Doit-on s’attendre à une stabilisation des tensions dans le Caucase ou au contraire à une intensification des rivalités régionales ?

La question qui se pose désormais ne concerne plus à proprement parlé le Haut-Karabagh, puisque la quasi-totalité de ses habitants a été obligée d’en fuir en 2023 et que le territoire a désormais rejoint l’Azerbaïdjan. Ce fait a été reconnu par Nikol Pachinian lui-même – ce qui lui vaut des accusations récurrentes de trahison – mais le président azerbaïdjanais, Ilham Aliev, en position de force, exige des amendements dans la constitution arménienne pour retirer toute référence au Haut-Karabakh.

En tout état de cause, c’est désormais la relation directe et la normalisation entre les deux États du Caucase du Sud qui est centrale. Les cicatrices ne sont pas refermées et les défis nombreux tant les trois décennies de conflit ont engendré des haines réciproques. L’Arménie accuse par exemple l’Azerbaïdjan d’occuper illégalement 200 km2 de son territoire et le processus de délimitation des frontières n’est pas terminé. Par sa politique atlantiste et de rapprochement avec l’Union européenne Nikol Pachinian cherche à renforcer ses soutiens et continuera dans cette voie confirmant la perte d’influence russe dans la région.

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Fussball-WM während Iran-Krieg: Braut sich da etwas zusammen?

SWP - Thu, 11/06/2026 - 13:13
Jihadistische Einzeltäter bleiben an der Fussballweltmeisterschaft ein Risiko. Die grösste Gefahr für die WM geht laut Terrorexperte Guido Steinberg aber nicht von ihnen aus.

Der Irankrieg verändert die Golfregion – Europa muss handeln

SWP - Thu, 11/06/2026 - 12:41
Ein Kriegsende am Golf würde Europa die Chance eröffnen, politisch und wirtschaftlich Einfluss zurückzugewinnen. Volker Perthes, Ex-UN-Untergeneralsekretär, zeigt, wo die Anknüpfungspunkte liegen.

Pourquoi le Venezuela disposait-il d'uranium enrichi ? Et pourquoi a-t-il été transporté en secret vers les États-Unis ?

BBC Afrique - Thu, 11/06/2026 - 10:26
Cette opération s'inscrivait dans le cadre des efforts déployés à l'échelle mondiale pour réduire les quantités d'uranium hautement enrichi susceptibles d'être utilisées pour fabriquer des bombes nucléaires.

Einen Business-Case für sichere Software schaffen

SWP - Thu, 11/06/2026 - 10:06
Schwachstellen in Software sind die Geißel der sicheren Digitalisierung. Da der Markt es nicht allein richtet, nimmt der EU-Gesetzgeber die Hersteller in die Pflicht. Was fehlt, ist ein echter monetärer Anreiz. Der könnte mit konsequenten Sanktionen und einem neuen EU-Gesetz für Produkthaftung im Softwarebereich geschaffen werden.

Deliberative Democracy: A Policy Case for Institutional Reform in Greece

ELIAMEP - Thu, 11/06/2026 - 08:53

Greece faces a democratic governance challenge with two dimensions: (a) low and declining citizens’ trust in political institutions, and (b) limited citizens participation in policymaking between elections. Institutional data underline the urgency of the matter. Greece faces a dual governance challenge: chronically low trust in political institutions and limited citizen participation. Data from the OECD (2024) and the Eurobarometer (2023–2025) consistently show Greece falling back European averages.

Deliberative democracy presents a pragmatic institutional response: it convenes a broadly representative group of people, supports them to learn from evidence and varied perspectives, and enables structured deliberation that produces reasoned recommendations. International experience and standard setting show this approach is most useful for issues involving trade-offs and values disagreements, exactly the kind of issues that can otherwise become stuck in “consultation fatigue”, mistrust, or policy reversals (OECD, 2020).

The policy implication is clear: Greece needs deliberative processes with clear mandates, inclusion safeguards, and credible follow-up in order to restore participation rates and trust in government and institutions. European and international experience and practice converge on the same lesson: impact relies less on the implementation phase alone and more on setup as the mandate, governance, recruitment, evidence integrity, and follow-up as formal response, implementation pathway, and evaluation (Bertelsmann Stiftung & FIDE, 2025).

This policy brief features a comparative-institutional synthesis of European standard-setting processes (Council of Europe, 2023; European Commission, 2023), comparative evidence on the impact of deliberative practice on institutional trust, and documented case experience from selected European best practices. Drawing on this evidence base, it derives policy opportunities and ramifications for the Greek context. The analysis aims to identify principles associated with high-integrity deliberation and to translate them into actionable policy recommendations calibrated to Greek institutional realities.

Read here in pdf the Policy Paper by: Savvas Papadopoulos, Junior Research Fellow, ELIAMEP, PhD(c), Athens University of Economics & Business; Spyros Blavoukos, Head, EU Institutions & Policies Programme; Senior Research Fellow, ELIAMEP, Professor, Athens University of Economics & Business; Myrto Xanthopoulou, Project Manager, DemoAct project, ELIAMEP; Katerina Eirini Lambrinou, Institutional Capacity building lead of the DemoAct project, ELIAMEP

« Tu l'as en double ? » : la passion des stickers Panini de la Coupe du monde dans les Balkans

Courrier des Balkans / Macédoine - Thu, 11/06/2026 - 08:38

Alors que la Coupe du Monde de football 2026, commence ce jeudi 11 juin, les albums Panini font fureur. À Skopje, les échanges des stickers rassemblent enfants, parents et collectionneurs autour d'une même passion, loin des écrans.

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Serbie : dix ans d'exode vers l'Union européenne

Courrier des Balkans / Serbie - Thu, 11/06/2026 - 07:47

Près de 500 000 citoyens ont rejoint l'Union européenne en une décennie, alimentant les inquiétudes sur l'avenir démographique et économique du pays. Mais la « fuite des cerveaux » souvent invoquée pour décrire ce phénomène résiste-t-elle à l'examen des faits ?

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Initiative présidentielle pour la santé : Les futurs Centres médicaux communaux du Kadiogo affichent un taux de réalisation de plus de 70 %

Lefaso.net (Burkina Faso) - Thu, 11/06/2026 - 00:00

Le ministre directeur de cabinet du président du Faso, le capitaine Martha Céleste Anderson Dekomwin Médah, accompagné par le ministre de la Santé, Lucien Robert Jean-Claude , a effectué une visite des chantiers de construction des Centres médicaux communaux (CMC) dans la région du Kadiogo. À l'issue de cette tournée sur quatre sites, les autorités ont salué un taux d'exécution compris entre 70 % et 75 %.

‎Sur les 4 sites visités, Bassinko, Pabré, Gampèla et Nagrin), le ministre directeur de cabinet du président du Faso a exprimé sa satisfaction quant à l'avancement des travaux sur l'ensemble des chantiers. L'exécution des travaux évaluée entre 70% et 75%.

« Nous avons visité nos Centres médicaux communaux et nous repartons très satisfaits de la tendance générale des travaux que nous avons observée », a indiqué le ministre directeur de cabinet à l'issue de la visite.

Satisfait de l'avancement des chantiers, le Camarade Ministre Directeur de cabinet du Président du Faso, a félicité et encouragé les entreprises


‎« Le suivi était vraiment très rigoureux (…) et le rythme, très accéléré. », a expliqué le coordonnateur national de l'Initiative présidentielle pour la Santé, Drissa Traoré, d'où ce niveau de réalisation avancé.

‎« Cette sortie c'est pour apprécier l'état d'avancement des travaux parce que nous avons déjà lancé l'acquisition des équipements qui vont bientôt arriver sur nos sites », précise le Coordonnateur de l'IPS.

Le Camarade Coordonnateur national de l'Initiative présidentielle pour la Santé, a souligné que les équipements ont été déjà commandés, en attendant la réception travaux


‎Le ministre directeur de cabinet a invité les bénéficiaires qui font déjà un travail d'accompagnement et de suivi des travaux, à engager chacun, les énergies nécessaires pour une meilleure exécution des projets.

‎Le ministre de la Santé, Lucien Robert Jean-Claude Kargougou, a salué la vision du président du Faso qui veut rapprocher les soins de santé de qualité des populations.

Le Camarade Ministre de la Santé, Lucien Robert Jean-Claude KARGOUGOU a exprimé sa fierté de l'apport de ces Centres médicaux communaux dans le système sanitaire burkinabè


‎Ces centres médicaux en construction s'inscrivent dans le cadre de l'initiative présidentielle pour la Santé, un ambitieux programme d'investissement dans ce secteur, pour la réalisation de 55 Centres médicaux communaux dans plusieurs régions du Burkina Faso.

Lefaso.net

Source : Direction de la communication de la présidence du Faso

Burkina/Région des Koulsé : L'initiative « Connect'Finance : concrétise ton idée, propulse ton entreprise ! » nourrit des ambitions

Lefaso.net (Burkina Faso) - Thu, 11/06/2026 - 00:00

Dans le cadre de la mise en œuvre de ses activités de promotion de l'entrepreneuriat et de l'inclusion financière, l'Agence belge de coopération internationale (Enabel) a organisé, les 9 et 10 juin 2026 à Kaya, chef-lieu de la région des Koulsé, les journées « Connect'Finance : concrétise ton idée, propulse ton entreprise ! ». Cette activité, qui a réuni environ 400 participants, dont des institutions financières, des entrepreneurs, des autorités locales et des partenaires techniques, vise à renforcer les liens entre les acteurs de l'écosystème entrepreneurial, faciliter l'accès aux mécanismes de financement et promouvoir des solutions innovantes adaptées aux besoins des jeunes, des femmes, des micro-petites et moyennes entreprises (MPME) ainsi que des populations vulnérables.

C'est dans une ambiance de ferveur que se sont ouvertes, dans la matinée du mardi 9 juin 2026, ces journées, placées sous la présidence du gouverneur hôte, région des Koulsé, et en présence de nombreuses autorités de la localité. Organisée par le projet OKD, mis en œuvre par le consortium Enabel-GIZ (Agence de coopération internationale allemande pour le développement), "Connect'Finance : concrétise ton idée, propulse ton entreprise !", l'activité vise principalement à assurer l'intermédiation entre l'offre et la demande de financement, afin de dynamiser l'entrepreneuriat local et de promouvoir l'inclusion financière. En d'autres termes, il s'agit de promouvoir l'entrepreneuriat et l'inclusion financière au bénéfice des MPME (Micro-petites et moyennes entreprises), des organisations économiques (SCOOPS), des jeunes, des femmes, des personnes déplacées internes et d'autres groupes vulnérables.

Ici, au premier plan, de droite vers la gauche : le directeur-pays d'Enabel, Jozef Noordholland De Jong, la secrétaire générale de la région, Bernadette Adenyo et la 2è vice-présidente de la délégation spéciale de Kaya, Aminata Dianda qui a livré un discours à travers lequel elle a salué l'impact de l'initiative.

De façon spécifique, « Connect'Finance : concrétise ton idée, propulse ton entreprise ! » ambitionne de stimuler le networking et les partenariats (favoriser les échanges et les mises en relation entre institutions financières, entrepreneurs, autorités locales et partenaires techniques afin de créer des synergies, encourager les collaborations et développer de nouvelles opportunités d'affaires).

Promouvoir des solutions de financement inclusives à travers la présentation de mécanismes de financement et d'inclusion financière adaptés aux besoins spécifiques des MPME, des jeunes, des femmes, des SCOOPS et des Personnes déplacées internes (PDI). Il s'agit enfin de renforcer les capacités des participants, en vue de consolider les compétences techniques, entrepreneuriales et managériales à travers des master classes, des panels thématiques, des conférences et des sessions de partage d'expériences.

La Master class inaugurale avec les entrepreneurs modèles, et de gauche vers la droite : Abdou Ouédraogo, le modérateur, Evelyne Ouédraogo et Hélène Balima.

Enabel réaffirme ainsi son engagement aux côtés du Burkina Faso …

C'est avec la pleine mesure de ses enjeux, surtout dans le contexte national et local actuel, que la secrétaire générale de la région, Bernadette Adenyo, prononçant le discours du gouverneur dont elle était le représentant à la cérémonie d'ouverture, a félicité l'ensemble des partenaires de mise en œuvre pour leur engagement constant aux côtés des autorités burkinabè dans la promotion du développement local, du renforcement de la résilience communautaire et de l'autonomisation économique des populations.

« La région des Koulsé se distingue comme un espace de transformation et de recomposition sociale et économique, porté notamment par les mouvements de retour progressif des populations vers leurs localités d'origine, la réactivation des activités économiques et la restauration progressive des services sociaux de base. Par ailleurs, ces évolutions s'accompagnent d'enjeux structurants liés à l'adaptation aux effets des changements climatiques, à la valorisation durable des ressources locales et à la consolidation des chaînes de valeur économiques et territoriales. Dans ce contexte, le renforcement des mécanismes d'inclusion financière, l'accompagnement des initiatives entrepreneuriales et la structuration des écosystèmes économiques locaux apparaissent comme des leviers essentiels pour soutenir cette trajectoire de transformation collective et durable. L'entrepreneuriat demeure un levier central de création d'emplois, de génération de revenus et de stabilité sociale. Il constitue également une réponse essentielle aux enjeux d'insertion des jeunes, d'autonomisation des femmes et de résilience des personnes déplacées internes », situe la mandataire du gouverneur, soulignant que les porteurs de projets font cependant face à des contraintes persistantes, notamment l'accès limité au financement et l'insuffisance des mécanismes de mise en relation avec les institutions financières. D'où la pertinence, relève-t-elle, de l'initiative « Connect'Finance : concrétise ton idée, propulse ton entreprise ! ».

La secrétaire générale de la région, Bernadette Adenyo, avec à sa droite, le directeur-pays d'Enabel.

Pour son directeur-pays, Jozef Noordholland De Jong, Enabel réaffirme ainsi son engagement aux côtés du Burkina Faso, pour promouvoir une économie locale plus inclusive, plus résiliente et créatrice d'emplois et d'opportunités.
‘'Connect'Finance Koulsé'' est, soutient-il, un espace pour apprendre, échanger et trouver des opportunités pour faire avancer son projet, son business. « Nous sommes convaincus qu'il ne peut y avoir de développement territorial durable sans tissu entrepreneurial dynamique et sans un meilleur accès aux services financiers et non financiers adaptés aux réalités des populations », estime Jozef Noordholland De Jong, justifiant du coup la portée de cette initiative.

Le directeur-pays d'Enabel, Jozef Noordholland De Jong, livrant son discours.

Dans la master class inaugurale, trois jeunes porteurs de projet, accompagnés à travers le projet OKD par le consortium Enabel-GIZ, ont bien voulu partager leurs expériences aux centaines de participants, assorties de nombreux conseils. Il s'agit d'Abdou Ouédraogo, responsable de l'entreprise d'élevage « Nayi Nééré », basée à Kaya, spécialisée dans l'élevage de la volaille ; Evelyne Ouédraogo, fondatrice de l'entreprise « Yilma détergents », sise à Kaya et connue dans la production de différents types de détergents et savons pour le nettoyage des surfaces, du linge, de la vaisselle et de douche corporelle ; Hélène Balima, résidant à Boulsa, promotrice de « Bark Kindi Confection », unité de perlage spécialisée dans la confection d'articles à base de perles (porte-clés, porte-lotus, porte-stylos, porte-fruits, pots de fleurs, nappes de tables, sacs à main et bien d'autres articles). Tous sont aujourd'hui devenus des entrepreneurs modèles, dont l'expertise est sollicitée dans leur domaine d'évolution pour des formations.

De leur intervention, on note que chacun de ces jeunes entrepreneurs modèles a bénéficié de nombreuses formations ciblées (comprendre ce que c'est que l'entreprenariat, formations en développement personnel, éducation financière, communication d'entreprise, marketing digital…). Ils ont ensuite été dotés de moyens matériels, financiers et moraux à travers la mise en relation avec des mentors et un réseautage. Ce qui a permis à chacun de non seulement formaliser son entreprise, de mieux l'organiser, mais également de booster ses activités et, partant, de multiplier son chiffre d'affaires.

On retient également de ce moment de partage d'expériences que formation, persévérance et confiance en soi sont des éléments indispensables au succès dans l'entrepreneuriat. Fort donc de l'expérience vécue avec Enabel et ses partenaires, ces entrepreneurs modèles plaident pour l'élargissement du projet à plus de personnes possibles dans la région des Koulsé.

O.L.
Lefaso.net

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