A proposal to revise EU Directive 2009-81 on the defence and security market is currently being prepared. What are the ongoing debates on the future of the EU defence procurement regime? Simplification of procurement rules, European preference, incentives to develop joint procurement, establishment of a single defence market are the topics that were discussed during a round table that ARES Group organised during the Eurosatory exhibition, a panel dedicated to the defence internal market. Find enclosed the main exchange of this debate between European commission and representatives of the defence industry.
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Deux nouvelles élections présidentielles, en Colombie et au Pérou, confirment l’essor des droites radicales en Amérique latine.
Dimanche 21 juin 2026,Abelardo de la Espriella (Défenseurs de la patrie) est devenu le 44e président de la Colombie au terme d’une élection marquée par deux records : un taux de participation de 63 % des électeurs, le plus élevé lors d’un scrutin présidentiel depuis 1998, et l’étroitesse de l’écart final ayant départagé les deux candidats du second tour. En effet, une différence de moins de 1 % des voix (un peu plus de 251 000 suffrages sur plus de 26 millions de votes au total) a permis à l’avocat de 47 ans, novice en politique, de l’emporter sur son concurrent Iván Cepeda. Ce dernier était le candidat du Pacte historique, le parti de centre-gauche au pouvoir depuis 2022 sous la présidence de Gustavo Petro.
Au Pérou, Keiko Fujimori, fille de l’autocrate Alberto Fujimori (1990-2000), a vu sa victoire confirmée par les autorités électorales le 29 juin, après trois semaines de vérification des résultats du second tour de l’élection présidentielle, organisé le 7 juin. Elle affrontait le candidat de gauche Roberto Sanchez, héritier politique de l’ancien président Pedro Castillo (2021-2022), destitué par le Congrès puis condamné, le 27 novembre 2025, à onze ans de prison pour « conspiration en vue d’une rébellion » après avoir dissous le Congrès – alors dominé par le parti Force populaire de KeikoFujimori – en décembre 2022. Après trois tentatives infructueuses (2011, 2016, 2021), dans un pays qui a connu huit présidences depuis 2016, Keiko Fujimori a remporté le scrutin avec 50,13 % des voix (9 223 396 suffrages) contre 49,86 % (9 173 755) pour son rival. Tandis que le vote est obligatoire au Pérou (contrairement à la Colombie), moins de 50 000 voix sur plus de 18 millions de suffrages séparent les deux adversaires, soit un écart final de 0,13 % entre eux.
Si la trajectoire personnelle des deux vainqueurs de droite et leur positionnement au sein du système politique local diffèrent, leurs orientations générales convergent.
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L’issue de la guerre israélo-américaine contre l’Iran révèle une évolution profonde des rapports de puissance, centrée sur la capacité industrielle et un nouveau cadre d’innovation. La supériorité dépend moins des systèmes les plus avancés et du PIB que de l’organisation industrielle. Celle-ci doit suivre une logique modulaire. Il s’agit de concevoir, moderniser et produire en intégrant rapidement des composants d’origines diverses, et de remplacer sa production à un rythme soutenu, au profit d’une stratégie dissuasive.
Au-delà du fiasco stratégique américain, ce n’est pas tant la prouesse militaro-industrielle de l’Iran qui interpelle, malgré l’état de son économie, que la difficulté des États-Unis à embrasser cette nouvelle donne industrielle mondiale. Les économies occidentales peinent à transformer leur base scientifique historique en capacité productive. Les pénuries chroniques d’armement n’en sont qu’un aspect révélateur. La concentration des ressources, dans le cadre de bulles financières comme celle de l’IA ou dans l’immobilier, y contribue, avec la relégation de compétences clés. Malgré la crise éducative, la génération Z serait capable, contre les clichés, d’engager un redressement rapide. L’analyse de Rémi Bourgeot, économiste et ingénieur, chercheur associé à l’IRIS, auteur du site géoéconomique epistelem.org.
Capacité industrielle et densité d’ingénieursLes pays émergents, dans leur diversité, reposent de plus en plus sur les compétences classiques d’ingénieurs et de techniciens, polyvalents et formés en grand nombre. De nombreux pays, à l’instar de la Chine, poursuivent une montée en puissance industrielle sur cette base, qui se reflète dans les politiques économiques. Cette évolution se traduit sur le plan militaire, autant en Iran que sur le front russo-ukrainien.
Ces conflits récents montrent une inflexion cruciale. Les drones de types très divers, les missiles balistiques, et les systèmes de guerre électronique modifient l’économie de la guerre. La capacité à produire une grande quantité de dispositifs relativement simples devient plus déterminante que la possession d’un nombre limité de systèmes extrêmement sophistiqués.
L’intérêt des drones Chahed iraniens réside moins dans une rupture technologique que dans leur architecture industrielle. Les choix de conception privilégient des composants disponibles, une électronique standardisée, une fabrication simple, des coûts réduits et une adaptation permanente aux contraintes opérationnelles. Les missiles balistiques répondent à la même logique d’amélioration incrémentale. Cette approche évoque celle qui a émergé dans le conflit russo-ukrainien. Les innovations ne proviennent pas uniquement des bureaux d’études, mais aussi des chaînes de production, du terrain et de la capacité à modifier rapidement un système. Ce défi force déjà les États-Unis à tenter une nouvelle approche de production de drones et missiles, massive et moins onéreuse.
Derrière la fantaisie d’un remplacement des ingénieurs et informaticiens par l’IA, cette évolution place les compétences des jeunes générations au centre de la course. L’innovation repose sur un nombre très important d’ingénieurs, de techniciens et de geeks en tous genres, capables de résoudre des problèmes nouveaux. Les pays émergents, notamment la Chine, mais aussi la Russie et l’Iran, forment aujourd’hui proportionnellement davantage de profils scientifiques que la plupart des pays occidentaux. Alors que l’attention reste concentrée sur les entreprises les plus (sur)valorisées, la différence se joue davantage dans la profondeur du tissu technique.
Cela influence également les processus de décision. Lorsqu’une organisation est largement composée d’individus dotés d’une compréhension scientifique, les arbitrages reposent plus naturellement sur les réalités technologiques que sur le politico-administratif. C’est le paradoxe de la montée en puissance de pays centralisés, mais efficaces, comme ce fut le cas de la France sous l’ère gaullienne.
L’Iran présente de nombreuses faiblesses structurelles. Avant même leur l’accroissement de leur poids pendant la guerre, les Gardiens de la révolution exerçaient une influence économique considérable, avec une captation des ressources et, naturellement, une focalisation militaire, souvent au détriment du développement civil. En revanche, son industrie militaire est adaptée aux exigences d’une économie de guerre où la planification industrielle, la décentralisation d’une partie des capacités de production et la résilience des organisations constituent des priorités.
La modularité redéfinit la souveraineté industrielleL’organisation des chaînes de valeur a évolué. Les systèmes reposent sur des architectures de plus en plus modulaires, composées de sous-ensembles électroniques, de logiciels embarqués, de capteurs, de batteries ou de composants radiofréquences qui circulent au sein de chaînes d’approvisionnement internationales. Dans plusieurs de ces segments, l’industrie chinoise occupe désormais une position centrale, abaissant les barrières d’entrée pour de très nombreux pays. Développer un système suppose moins qu’auparavant de maîtriser l’ensemble des procédés industriels nécessaires dès le départ. L’avantage réside souvent dans la capacité à intégrer des composants, à organiser une production capable d’évoluer au rythme des besoins et de poursuivre une stratégie de substitution à des fins d’autonomie.
L’Iran a largement construit son appareil industriel militaire sur cette logique. L’intégration aux chaînes d’approvisionnement chinoises lui a permis d’accéder à une électronique abondante et peu coûteuse, tandis que la modularité des systèmes facilite leur amélioration continue. Les sanctions ont forcé cette capacité d’adaptation à modifier une architecture ou à développer localement certains composants.
Cette ouverture ne réduit pas l’importance de la souveraineté industrielle. Au contraire, la compétition porte désormais sur la maîtrise des dépendances critiques. Il s’agit d’identifier les maillons dont la perte suffirait à interrompre sa capacité de production et concentrer ses efforts sur ceux-ci. La résilience industrielle repose moins sur une autonomie absolue que sur la capacité à continuer de produire malgré les sanctions, les ruptures logistiques ou les destructions d’infrastructures. De plus, la notion de guerre économique développée par les États-Unis est désormais reprise en miroir autant par l’Iran, avec le détroit d’Ormuz, que la Chine, avec les terres rares.
L’avance industrielle chinoise résulte d’une intégration progressive de chaînes de valeur. Les batteries, l’automobile électrique, l’électronique, les terres rares, ou la robotique illustrent cette stratégie. Les restrictions américaines sur les semi-conducteurs illustrent la dynamique. Elles ralentissent temporairement certains développements chinois, mais elles créent également une forte incitation à investir dans des capacités nationales autour de Huawei.
La montée en puissance de l’industrie de défense turque est un autre exemple de cette tendance de développement industriel, en premier lieu dans les drones, où elle s’est positionnée tôt, mais aussi dans les véhicules blindés, armes et munitions, jusqu’à susciter de l’intérêt pour son programme d’avion de chasse. Alors qu’il est resté cantonné à un statut de sous-traitant dans l’automobile, le pays développe désormais ses exportations militaires vers l’UE, répondant aux importants besoins après des décennies de désinvestissement.
Affaiblissement de la culture productive occidentale et potentiel de la « Gen Z »Les États-Unis conservent des atouts exceptionnels, avec leur appareil universitaire ou encore leur indépendance énergétique. Pour autant, une part croissante du capital est orientée vers des activités dont la valorisation dépend principalement de marchés financiers hypertrophiés. Les investissements passifs, les grands indices boursiers et l’abondance de liquidités créent des mécanismes auto-entretenus, où les entreprises les mieux valorisées captent les nouveaux flux.
Le potentiel technologique de l’IA est incontestable. Pourtant, une partie importante des investissements reste concentrée sur des usages destinés au grand public, à la perspective de revenus publicitaires ou à la croissance des plateformes numériques. Les applications susceptibles de transformer durablement l’appareil productif, dont la robotique, occupent encore une place secondaire.
Ces failles influencent également l’allocation des compétences. Les États-Unis continuent d’attirer certains des meilleurs ingénieurs. Cependant, les jeux de connivence l’emportent souvent comme on le voit même dans l’industrie nucléaire civile, avec les « nuclear bros », ces entrepreneurs dont les connaissances en physique nucléaire ne sont souvent pas beaucoup plus poussées que celles des deux négociateurs en chef diplomatiques.
La situation européenne apparaît plus préoccupante. Malgré la persistance de filières scientifiques de pointe, les arbitrages stratégiques relèvent de plus en plus d’une logique administrative ou politique. Le programme Système de combat aérien du futur (SCAF) en est un exemple, avec ses failles indépassables, visibles dès son lancement politique. Les « Chips Acts » font l’impasse sur des chaînes de valeur associant électronique, matériaux, équipements industriels, logiciels et débouchés manufacturiers. On traite un aspect sans vision intégrée ni connaissance scientifique suffisante. Les analyses s’organisent souvent autour d’un appel à un bond en avant dans la construction européenne, de préférence de nature financière, à l’instar du rapport Draghi, davantage que sur la prospective technologique. Les déconvenues dans des secteurs clés comme les batteries, avec la faillite de Northvolt, invitent désormais une approche plus progressive de substitution.
Comme le montrent divers pays émergents, le redressement reste possible. Jamais une génération n’a eu un accès aussi large aux connaissances scientifiques et culturelles, aux communautés ouvertes ou aux contenus de formation voire de rattrapage. Malgré la crise éducative, une grande partie de la « génération Z » développe aujourd’hui, souvent en dehors des institutions, une culture technique qui la familiarise avec la conception de systèmes complexes.
Une économie ne retrouve pas sa dynamique industrielle par l’accumulation d’initiatives politiques de dépense à vue, mais en redonnant un pouvoir de décision à ceux qui comprennent les technologies, maîtrisent les chaînes de production et savent transformer une innovation en capacité productive. C’est sur ce terrain, beaucoup plus que sur celui des seules dépenses, notamment militaires, que se joue la hiérarchie des puissances mondiales et de la prospérité.
L’article Derrière la défaite des États-Unis face à l’Iran, une crise du système productif est apparu en premier sur IRIS.
Chaque mardi, Pascal reçoit un membre de l’équipe de recherche de l’IRIS pour décrypter un fait d’actualité internationale. Aujourd’hui, échange avec Jean-Paul Ghoneim, chercheur associé à l’IRIS, autour des enjeux pour les pays du Golfe dans le contexte des négociations autour de l’Iran après le protocole d’accord permettant un cessez-le-feu dans la région.
L’article Recomposition géopolitique du Golfe après la guerre d’Iran | Les mardis de l’IRIS est apparu en premier sur IRIS.
L’actualité stratégique de l’Indo-Pacifique vient de connaître deux épisodes marquants et d’apparence relativement contradictoire. Le premier se réfère à une réunion des quatre ministres des Affaires étrangères membres du Dialogue quadripartite sur la sécurité ou QUAD (à savoir l’Inde, le Japon, l’Australie et les États-Unis) à New Delhi le 29 mai 2026. Le deuxième tient au changement de nom du commandement américain pour l’Indo-Pacifique (USINDOPACOM), redevenu Commandement américain pour le Pacifique (USPACOM) le 16 juin 2026. Un pivot américain vers le Pacifique qui interroge alors que le QUAD semble prendre un nouvel élan.
À téléchargerL’article Géopolitique des ports de l’Indo-Pacifique : le Quad et son évolution vers les ports et les minéraux critiques dans un Indo-Pacifique sans « indo » est apparu en premier sur IRIS.
À titre exceptionnel, l’IRIS a décidé de publier cet article collectif. Indépendamment du degré d’accord ou de désaccord avec ce texte émanant de personnes membres d’une structure organisée autour d’objectifs précis, nous considérons qu’il constitue une utile contribution aux nécessaires débats sur les enjeux et les défis de l’édification d’une défense européenne.
À télécharger RésuméL’instabilité croissante du système international, les conflits en cours dans les voisinages oriental et méridional de l’Europe et l’incertitude grandissante quant aux priorités stratégiques des États-Unis ont intensifié le débat sur les responsabilités de l’Europe en matière de défense.
Bien que l’Union européenne soit une puissance économique et régulatrice majeure, elle reste militairement dépendante de garanties de sécurité extérieures. Pour devenir un acteur stratégique plus autonome, l’Europe doit développer des capacités militaires plus solides, renforcer sa base industrielle de défense et améliorer la coordination des politiques entre ses États membres.
Les traités de l’UE prévoient déjà des mécanismes qui pourraient à terme mener à une défense commune, mais la règle de l’unanimité rend les progrès lents et politiquement difficiles. Par conséquent, certains États pourraient rechercher des accords flexibles ou développer des initiatives intergouvernementales pour faire progresser l’intégration de la défense et y inclure des pays partageant les mêmes idées, tels que le Royaume-Uni, la Norvège, l’Ukraine et la Turquie. Parallèlement, le développement d’un pilier européen au sein de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) représente un effort complémentaire visant à rééquilibrer les responsabilités au sein de l’Alliance. Finalement, une coordination étroite entre l’UE et l’OTAN restera essentielle pour éviter les doublons, maximiser les synergies et assurer la sécurité à long terme de l’Europe.
L’ambiguïté de la dissuasion nucléaire américaine en Europe suscite des doutes quant à ses engagements futurs ; les forces françaises et britanniques offrent une dissuasion alternative limitée, mais potentiellement dévastatrice contre la Russie, et leur rôle dans la dissuasion et la défense européennes devrait s’accroître.
L’évolution de la dynamique transatlantique exige que les nations européennes assument la responsabilité principale de la défense continentale. S’en remettre au parapluie de sécurité américain offre une stabilité temporaire, mais engendre des risques stratégiques à long terme. Alors que 60 % du public et du Congrès américain soutiennent pleinement l’OTAN, il existe une demande croissante et légitime pour un partage plus équitable de la charge. Pour garantir sa stabilité à long terme, l’Europe doit passer du statut d’allié dépendant à celui de fournisseur de sécurité autonome.
Pour y parvenir, l’Europe doit résolument bâtir les capacités et les structures nécessaires pour ancrer sa propre défense. Cet effort devrait être mené sur trois axes complémentaires :
Le document original a été publié en anglais sur les sites d’EuroDéfense et d’EuroDéfense- France. Ce rapport ne reflète que les opinions de ses auteurs et ne représente pas nécessairement la position collective du réseau EuroDéfense.
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La Coupe du monde 2026 a débuté le 11 juin dernier aux États-Unis. Alors que Donald Trump avait fait de cet événement un symbole du retour de la puissance américaine, le président ne s’est encore affiché dans aucun stade, pas même lors du premier match de la sélection américaine.
Cette absence peut s’expliquer : Donald Trump cultive l’image de la victoire et maîtrise habituellement le décor de ses apparitions publiques. Or, un match de football est, par définition, imprévisible. Une défaite des États-Unis, des tribunes hostiles ou des huées retransmises dans le monde entier constitueraient un risque politique difficilement contrôlable.
Mais si Donald Trump reste loin des gradins, il ne semble pas rester à l’écart de la compétition. Lors du match entre les États-Unis et la Bosnie-Herzégovine, l’attaquant Folarin Balogun est expulsé et suspendu pour la rencontre suivante. Contre toute attente, la FIFA décide finalement de lever cette suspension à la veille des huitièmes de finale. Donald Trump remercie publiquement l’organisation, tandis que plusieurs révélations évoquent depuis d’éventuelles pressions exercées en coulisses.
L’intervention du pouvoir politique dans le déroulement d’une Coupe du Monde rappelle de rares précédents historiques, notamment l’édition de 1934 organisée par l’Italie fasciste de Mussolini. Faut-il y voir un simple concours de circonstances ou le signe d’une politisation croissante du football mondial ?
Mon analyse dans cette vidéo.
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Bonn, 6. Juli 2026. Gemeinschaften in besonders stark vom Klimawandel betroffenen Ländern passen sich an dessen Auswirkungen an, doch die nötigen Ressourcen bleiben aus.
Die alljährlichen Zwischenverhandlungen der UN-Klimarahmenkonvention im Juni (SB64) erreichten bei mehreren zentralen Agendapunkten, darunter dem Globalen Anpassungsziel (Global Goal on Adaptation, GGA), nur begrenzte Fortschritte. Das GGA ist eine Verpflichtung aller Unterzeichnerländer des Pariser Abkommens. Es soll die Anpassungsbemühungen koordinieren, Rechenschaftspflichten stärken und Finanzmittel für vulnerable Länder mobilisieren. Obwohl die Staaten den Umsetzungsrahmen finalisieren sollten, bleiben langjährige politische Streitfragen ungelöst. Entwicklungsländer kritisierten die Industrieländer, weil die schriftliche Einigung auf mindestens eine Verdreifachung der Anpassungsfinanzierung ausblieb, wie sie im „Mutirão“ der COP30 verankert ist. Ohne diese Einigung zur Finanzierung stocken die Verhandlungen.
Die festgefahrene Situation reicht über die Verhandlungsräume in Bonn hinaus. Für klimavulnerable Länder wächst mit der Lücke der Anpassungsfinanzierung die Kluft zwischen Klimaverpflichtungen und ihrer Umsetzung. Oft reichen nationale Anpassungsbudgets nicht aus und konkurrieren mit anderen dringlichen Entwicklungsprioritäten. Dadurch sind Millionen Menschen weiterhin Klimarisiken ausgesetzt, während hart erkämpfte Entwicklungserfolge gefährdet werden. Zwar wenden viele Entwicklungsländer bereits erhebliche öffentliche Mittel zur Bewältigung der Klimafolgen auf, doch bleiben diese Investitionen deutlich hinter dem notwendigen Umfang zurück und engen zugleich den finanzpolitischen Spielraum für andere Entwicklungsziele weiter ein.
Die jüngsten Mittelzuweisungen im Staatshaushalt Bangladeschs, einem der weltweit am stärksten vom Klimawandel bedrohten Länder, zeigen die Folgen des stockenden Fortschritts beim GGA auf nationaler Ebene. Laut dem nationalen Anpassungsplan von 2023 werden bis 2050 jährlich rund 8,5 Mrd. USD benötigt, um die Herausforderungen der Anpassung zu bewältigen. Der Staatshaushalt für 2026–2027 sieht jedoch nur rund 3,19 Milliarden USD für Klimaanpassung vor. Die auf 25 Ministerien verteilten Mittel fließen in Programme zur Katastrophenvorsorge, klimaresilienten Landwirtschaft, Ernährungssicherheit und für soziale Sicherung. Der Betrag mag hoch erscheinen, deckt aber weniger als die Hälfte des geschätzten jährlichen Anpassungsbedarfs und zeigt deutlich, dass inländische Ressourcen allein nicht ausreichen, um die Anpassungsziele zu erreichen.
Die Mittelzuweisung für Anpassungsmaßnahmen, die rund 4,15 % des Staatshaushalts ausmacht, stellt zwar eine Steigerung gegenüber den Vorjahren dar, verdeutlicht jedoch zugleich die haushaltspolitischen Zielkonflikte. Die öffentlichen Investitionen in den Klimaschutz bleiben begrenzt: Im Haushalt 2026–27 sind lediglich 814 Mio. USD für erneuerbare Energien, Energieeffizienz, emissionsarmen Transport und Aufforstung vorgesehen. Das liegt deutlich unter den geschätzten 1,78 Mrd. USD, die jährlich erforderlich sind, um Bangladeschs Ziele für erneuerbare Energien bis 2030 zu erreichen – darunter 553 Mio. USD an öffentlichen Investitionen –, während die derzeitige Zuweisung von 31,1 Mio. USD lediglich 2,2 % dieses Bedarfs deckt. Die unzureichende öffentliche Finanzierung bremst weiterhin den Ausbau erneuerbarer Energien, während Steuerbefreiungen für den Import fossiler Energieträger die Abhängigkeit von diesen Importen weiter festigen.
Für Länder wie Bangladesch ist eine auf Zuschüssen basierende Anpassungsfinanzierung daher unerlässlich. Ohne sie drohen die Klimaziele weitgehend Rhetorik zu bleiben. Eine anhaltende Unterfinanzierung kann die institutionellen Strukturen der Klimaanpassung schwächen und die über Jahre aufgebauten Umsetzungsbemühungen untergraben. Die Verantwortung dafür liegt jedoch nicht allein bei den nationalen Regierungen. Der Krieg in der Ukraine und zwischen den USA und dem Iran haben die Sorgen um Energiesicherheit, Inflation und wirtschaftliche Stabilität verschärft – und damit finanzielle Ressourcen sowie politische Aufmerksamkeit von Klimaschutz und Anpassung abgezogen.
Zugleich stehen viele klimavulnerable Länder vor einer doppelten Herausforderung: Sie müssen eskalierende Klimarisiken bewältigen und sich gleichzeitig in einem zunehmend unsicheren geopolitischen Umfeld behaupten. Zu der ohnehin langen Liste von Klimagefahren – darunter Meeresspiegelanstieg, Überschwemmungen, Dürren, Versalzung, Ernährungsunsicherheit, Vertreibung und der Verlust von Ökosystemen – sind inzwischen eine unsichere Energieversorgung, Lieferkettenstörungen und wirtschaftliche Schwankungen hinzugekommen.
Der mangelnde Fortschritt beim GGA auf der SB64 ist daher äußerst besorgniserregend. Klimavulnerable Länder benötigen kontinuierliche und ausreichende Finanzmittel, um Anpassungsmaßnahmen umzusetzen und ihre klimapolitischen Verpflichtungen zu erfüllen. Doch der politische und finanzielle Spielraum für Anpassung schrumpft – nicht, weil die Klimarisiken abgenommen hätten, sondern weil konkurrierende Krisen die politische Agenda auf nationaler wie internationaler Ebene zunehmend bestimmen. Die COP31 muss den Verhandlungen neuen Schwung verleihen, indem sie ein umsetzungsfähiges GGA beschließt, das messbar ist, den Finanzierungsbedarf berücksichtigt und auf die Umsetzung ausgerichtet ist. Dafür braucht es gemeinsame Anpassungsindikatoren, klare Rechenschaftsmechanismen und verlässliche Zuschüsse, damit besonders gefährdete Länder ihre Anpassungsprioritäten umsetzen können.
A B M Hasanuzzaman ist Fellow des Internationalen Klimaschutzstipendiums der Alexander von Humboldt-Stiftung 2025 und Gastwissenschaftler am IDOS.
Dr. Aparajita Banerjee ist Soziologin und wissenschaftliche Mitarbeiterin in der Abteilung „Umwelt-Governance“ des German Institute of Development and Sustainability (IDOS).
Bonn, 6. Juli 2026. Gemeinschaften in besonders stark vom Klimawandel betroffenen Ländern passen sich an dessen Auswirkungen an, doch die nötigen Ressourcen bleiben aus.
Die alljährlichen Zwischenverhandlungen der UN-Klimarahmenkonvention im Juni (SB64) erreichten bei mehreren zentralen Agendapunkten, darunter dem Globalen Anpassungsziel (Global Goal on Adaptation, GGA), nur begrenzte Fortschritte. Das GGA ist eine Verpflichtung aller Unterzeichnerländer des Pariser Abkommens. Es soll die Anpassungsbemühungen koordinieren, Rechenschaftspflichten stärken und Finanzmittel für vulnerable Länder mobilisieren. Obwohl die Staaten den Umsetzungsrahmen finalisieren sollten, bleiben langjährige politische Streitfragen ungelöst. Entwicklungsländer kritisierten die Industrieländer, weil die schriftliche Einigung auf mindestens eine Verdreifachung der Anpassungsfinanzierung ausblieb, wie sie im „Mutirão“ der COP30 verankert ist. Ohne diese Einigung zur Finanzierung stocken die Verhandlungen.
Die festgefahrene Situation reicht über die Verhandlungsräume in Bonn hinaus. Für klimavulnerable Länder wächst mit der Lücke der Anpassungsfinanzierung die Kluft zwischen Klimaverpflichtungen und ihrer Umsetzung. Oft reichen nationale Anpassungsbudgets nicht aus und konkurrieren mit anderen dringlichen Entwicklungsprioritäten. Dadurch sind Millionen Menschen weiterhin Klimarisiken ausgesetzt, während hart erkämpfte Entwicklungserfolge gefährdet werden. Zwar wenden viele Entwicklungsländer bereits erhebliche öffentliche Mittel zur Bewältigung der Klimafolgen auf, doch bleiben diese Investitionen deutlich hinter dem notwendigen Umfang zurück und engen zugleich den finanzpolitischen Spielraum für andere Entwicklungsziele weiter ein.
Die jüngsten Mittelzuweisungen im Staatshaushalt Bangladeschs, einem der weltweit am stärksten vom Klimawandel bedrohten Länder, zeigen die Folgen des stockenden Fortschritts beim GGA auf nationaler Ebene. Laut dem nationalen Anpassungsplan von 2023 werden bis 2050 jährlich rund 8,5 Mrd. USD benötigt, um die Herausforderungen der Anpassung zu bewältigen. Der Staatshaushalt für 2026–2027 sieht jedoch nur rund 3,19 Milliarden USD für Klimaanpassung vor. Die auf 25 Ministerien verteilten Mittel fließen in Programme zur Katastrophenvorsorge, klimaresilienten Landwirtschaft, Ernährungssicherheit und für soziale Sicherung. Der Betrag mag hoch erscheinen, deckt aber weniger als die Hälfte des geschätzten jährlichen Anpassungsbedarfs und zeigt deutlich, dass inländische Ressourcen allein nicht ausreichen, um die Anpassungsziele zu erreichen.
Die Mittelzuweisung für Anpassungsmaßnahmen, die rund 4,15 % des Staatshaushalts ausmacht, stellt zwar eine Steigerung gegenüber den Vorjahren dar, verdeutlicht jedoch zugleich die haushaltspolitischen Zielkonflikte. Die öffentlichen Investitionen in den Klimaschutz bleiben begrenzt: Im Haushalt 2026–27 sind lediglich 814 Mio. USD für erneuerbare Energien, Energieeffizienz, emissionsarmen Transport und Aufforstung vorgesehen. Das liegt deutlich unter den geschätzten 1,78 Mrd. USD, die jährlich erforderlich sind, um Bangladeschs Ziele für erneuerbare Energien bis 2030 zu erreichen – darunter 553 Mio. USD an öffentlichen Investitionen –, während die derzeitige Zuweisung von 31,1 Mio. USD lediglich 2,2 % dieses Bedarfs deckt. Die unzureichende öffentliche Finanzierung bremst weiterhin den Ausbau erneuerbarer Energien, während Steuerbefreiungen für den Import fossiler Energieträger die Abhängigkeit von diesen Importen weiter festigen.
Für Länder wie Bangladesch ist eine auf Zuschüssen basierende Anpassungsfinanzierung daher unerlässlich. Ohne sie drohen die Klimaziele weitgehend Rhetorik zu bleiben. Eine anhaltende Unterfinanzierung kann die institutionellen Strukturen der Klimaanpassung schwächen und die über Jahre aufgebauten Umsetzungsbemühungen untergraben. Die Verantwortung dafür liegt jedoch nicht allein bei den nationalen Regierungen. Der Krieg in der Ukraine und zwischen den USA und dem Iran haben die Sorgen um Energiesicherheit, Inflation und wirtschaftliche Stabilität verschärft – und damit finanzielle Ressourcen sowie politische Aufmerksamkeit von Klimaschutz und Anpassung abgezogen.
Zugleich stehen viele klimavulnerable Länder vor einer doppelten Herausforderung: Sie müssen eskalierende Klimarisiken bewältigen und sich gleichzeitig in einem zunehmend unsicheren geopolitischen Umfeld behaupten. Zu der ohnehin langen Liste von Klimagefahren – darunter Meeresspiegelanstieg, Überschwemmungen, Dürren, Versalzung, Ernährungsunsicherheit, Vertreibung und der Verlust von Ökosystemen – sind inzwischen eine unsichere Energieversorgung, Lieferkettenstörungen und wirtschaftliche Schwankungen hinzugekommen.
Der mangelnde Fortschritt beim GGA auf der SB64 ist daher äußerst besorgniserregend. Klimavulnerable Länder benötigen kontinuierliche und ausreichende Finanzmittel, um Anpassungsmaßnahmen umzusetzen und ihre klimapolitischen Verpflichtungen zu erfüllen. Doch der politische und finanzielle Spielraum für Anpassung schrumpft – nicht, weil die Klimarisiken abgenommen hätten, sondern weil konkurrierende Krisen die politische Agenda auf nationaler wie internationaler Ebene zunehmend bestimmen. Die COP31 muss den Verhandlungen neuen Schwung verleihen, indem sie ein umsetzungsfähiges GGA beschließt, das messbar ist, den Finanzierungsbedarf berücksichtigt und auf die Umsetzung ausgerichtet ist. Dafür braucht es gemeinsame Anpassungsindikatoren, klare Rechenschaftsmechanismen und verlässliche Zuschüsse, damit besonders gefährdete Länder ihre Anpassungsprioritäten umsetzen können.
A B M Hasanuzzaman ist Fellow des Internationalen Klimaschutzstipendiums der Alexander von Humboldt-Stiftung 2025 und Gastwissenschaftler am IDOS.
Dr. Aparajita Banerjee ist Soziologin und wissenschaftliche Mitarbeiterin in der Abteilung „Umwelt-Governance“ des German Institute of Development and Sustainability (IDOS).
Bonn, 6. Juli 2026. Gemeinschaften in besonders stark vom Klimawandel betroffenen Ländern passen sich an dessen Auswirkungen an, doch die nötigen Ressourcen bleiben aus.
Die alljährlichen Zwischenverhandlungen der UN-Klimarahmenkonvention im Juni (SB64) erreichten bei mehreren zentralen Agendapunkten, darunter dem Globalen Anpassungsziel (Global Goal on Adaptation, GGA), nur begrenzte Fortschritte. Das GGA ist eine Verpflichtung aller Unterzeichnerländer des Pariser Abkommens. Es soll die Anpassungsbemühungen koordinieren, Rechenschaftspflichten stärken und Finanzmittel für vulnerable Länder mobilisieren. Obwohl die Staaten den Umsetzungsrahmen finalisieren sollten, bleiben langjährige politische Streitfragen ungelöst. Entwicklungsländer kritisierten die Industrieländer, weil die schriftliche Einigung auf mindestens eine Verdreifachung der Anpassungsfinanzierung ausblieb, wie sie im „Mutirão“ der COP30 verankert ist. Ohne diese Einigung zur Finanzierung stocken die Verhandlungen.
Die festgefahrene Situation reicht über die Verhandlungsräume in Bonn hinaus. Für klimavulnerable Länder wächst mit der Lücke der Anpassungsfinanzierung die Kluft zwischen Klimaverpflichtungen und ihrer Umsetzung. Oft reichen nationale Anpassungsbudgets nicht aus und konkurrieren mit anderen dringlichen Entwicklungsprioritäten. Dadurch sind Millionen Menschen weiterhin Klimarisiken ausgesetzt, während hart erkämpfte Entwicklungserfolge gefährdet werden. Zwar wenden viele Entwicklungsländer bereits erhebliche öffentliche Mittel zur Bewältigung der Klimafolgen auf, doch bleiben diese Investitionen deutlich hinter dem notwendigen Umfang zurück und engen zugleich den finanzpolitischen Spielraum für andere Entwicklungsziele weiter ein.
Die jüngsten Mittelzuweisungen im Staatshaushalt Bangladeschs, einem der weltweit am stärksten vom Klimawandel bedrohten Länder, zeigen die Folgen des stockenden Fortschritts beim GGA auf nationaler Ebene. Laut dem nationalen Anpassungsplan von 2023 werden bis 2050 jährlich rund 8,5 Mrd. USD benötigt, um die Herausforderungen der Anpassung zu bewältigen. Der Staatshaushalt für 2026–2027 sieht jedoch nur rund 3,19 Milliarden USD für Klimaanpassung vor. Die auf 25 Ministerien verteilten Mittel fließen in Programme zur Katastrophenvorsorge, klimaresilienten Landwirtschaft, Ernährungssicherheit und für soziale Sicherung. Der Betrag mag hoch erscheinen, deckt aber weniger als die Hälfte des geschätzten jährlichen Anpassungsbedarfs und zeigt deutlich, dass inländische Ressourcen allein nicht ausreichen, um die Anpassungsziele zu erreichen.
Die Mittelzuweisung für Anpassungsmaßnahmen, die rund 4,15 % des Staatshaushalts ausmacht, stellt zwar eine Steigerung gegenüber den Vorjahren dar, verdeutlicht jedoch zugleich die haushaltspolitischen Zielkonflikte. Die öffentlichen Investitionen in den Klimaschutz bleiben begrenzt: Im Haushalt 2026–27 sind lediglich 814 Mio. USD für erneuerbare Energien, Energieeffizienz, emissionsarmen Transport und Aufforstung vorgesehen. Das liegt deutlich unter den geschätzten 1,78 Mrd. USD, die jährlich erforderlich sind, um Bangladeschs Ziele für erneuerbare Energien bis 2030 zu erreichen – darunter 553 Mio. USD an öffentlichen Investitionen –, während die derzeitige Zuweisung von 31,1 Mio. USD lediglich 2,2 % dieses Bedarfs deckt. Die unzureichende öffentliche Finanzierung bremst weiterhin den Ausbau erneuerbarer Energien, während Steuerbefreiungen für den Import fossiler Energieträger die Abhängigkeit von diesen Importen weiter festigen.
Für Länder wie Bangladesch ist eine auf Zuschüssen basierende Anpassungsfinanzierung daher unerlässlich. Ohne sie drohen die Klimaziele weitgehend Rhetorik zu bleiben. Eine anhaltende Unterfinanzierung kann die institutionellen Strukturen der Klimaanpassung schwächen und die über Jahre aufgebauten Umsetzungsbemühungen untergraben. Die Verantwortung dafür liegt jedoch nicht allein bei den nationalen Regierungen. Der Krieg in der Ukraine und zwischen den USA und dem Iran haben die Sorgen um Energiesicherheit, Inflation und wirtschaftliche Stabilität verschärft – und damit finanzielle Ressourcen sowie politische Aufmerksamkeit von Klimaschutz und Anpassung abgezogen.
Zugleich stehen viele klimavulnerable Länder vor einer doppelten Herausforderung: Sie müssen eskalierende Klimarisiken bewältigen und sich gleichzeitig in einem zunehmend unsicheren geopolitischen Umfeld behaupten. Zu der ohnehin langen Liste von Klimagefahren – darunter Meeresspiegelanstieg, Überschwemmungen, Dürren, Versalzung, Ernährungsunsicherheit, Vertreibung und der Verlust von Ökosystemen – sind inzwischen eine unsichere Energieversorgung, Lieferkettenstörungen und wirtschaftliche Schwankungen hinzugekommen.
Der mangelnde Fortschritt beim GGA auf der SB64 ist daher äußerst besorgniserregend. Klimavulnerable Länder benötigen kontinuierliche und ausreichende Finanzmittel, um Anpassungsmaßnahmen umzusetzen und ihre klimapolitischen Verpflichtungen zu erfüllen. Doch der politische und finanzielle Spielraum für Anpassung schrumpft – nicht, weil die Klimarisiken abgenommen hätten, sondern weil konkurrierende Krisen die politische Agenda auf nationaler wie internationaler Ebene zunehmend bestimmen. Die COP31 muss den Verhandlungen neuen Schwung verleihen, indem sie ein umsetzungsfähiges GGA beschließt, das messbar ist, den Finanzierungsbedarf berücksichtigt und auf die Umsetzung ausgerichtet ist. Dafür braucht es gemeinsame Anpassungsindikatoren, klare Rechenschaftsmechanismen und verlässliche Zuschüsse, damit besonders gefährdete Länder ihre Anpassungsprioritäten umsetzen können.
A B M Hasanuzzaman ist Fellow des Internationalen Klimaschutzstipendiums der Alexander von Humboldt-Stiftung 2025 und Gastwissenschaftler am IDOS.
Dr. Aparajita Banerjee ist Soziologin und wissenschaftliche Mitarbeiterin in der Abteilung „Umwelt-Governance“ des German Institute of Development and Sustainability (IDOS).
La guerre civile au Soudan, déclenchée en avril 2023 entre les Forces armées soudanaises (SAF), l’armée régulière dirigée par Abdel Fattah al-Burhan, et les Forces de soutien rapide (RSF), une organisation paramilitaire commandée par le Général Mohammed Hamdan Dagalo, dit « Hemedti », se caractérise par des violences extrêmes envers les populations civiles. À cela s’ajoute une insécurité alimentaire grandissante et plusieurs épisodes de famine, faisant du conflit la plus grave crise humanitaire au monde. Alors que le conflit entre dans un nouveau tournant de violence depuis le début de l’année 2026, les risques de fragmentation du Soudan s’accentuent. Quelles sont les causes du déclenchement de la guerre au Soudan et en quoi 2026 marque-t-elle un tournant dans le conflit ? Pourquoi la guerre du Soudan est-elle aujourd’hui considérée comme la plus grave crise humanitaire au monde et quelles sont les conséquences de celle-ci pour les pays voisins ? Quel rôle les puissances extérieures peuvent-elles jouer dans la recherche d’une solution politique ? Le point avec Jean-Marc Gravellini, chercheur associé à l’IRIS, spécialiste des enjeux sécuritaires et de développement dans la zone sahélienne.
Quelles sont les origines du déclenchement de la guerre au Soudan ? En quoi le début de l’année 2026 marque-t-il un tournant dans le conflit ?
La guerre civile soudanaise, déclenchée en avril 2023, est le résultat d’un enchevêtrement de facteurs historiques, militaires et politiques. Elle oppose l’armée régulière (SAF) aux Forces de soutien rapide (RSF), issues des milices janjawid du Darfour. Après la révolution de 2019 et le coup d’État de 2021, les deux forces ont co‑gouverné le pays, mais leur rivalité s’est accentuée lorsque le cadre politique de 2022 a prévu l’intégration des RSF dans l’armée. Les désaccords sur le calendrier de cette intégration ont cristallisé une lutte pour le contrôle de l’État, de ses ressources et de ses réseaux économiques. Le 15 avril 2023, les tensions ont explosé à Khartoum, entraînant une guerre totale qui s’est rapidement étendue à l’ensemble du territoire.
Le début de l’année 2026 marque un tournant majeur dans le conflit. D’abord parce que les drones deviennent l’arme centrale des deux camps, provoquant une hausse spectaculaire des pertes civiles et rendant les villes assiégées encore plus vulnérables. Ensuite parce que la géographie du conflit se stabilise en deux blocs : les SAF contrôlent l’est du pays autour de Port‑Soudan, tandis que les RSF dominent le Darfour, le Kordofan du Sud et une partie du Kordofan du Nord. Cette partition de facto transforme la guerre en affrontement territorial durable. Enfin, l’internationalisation du conflit s’accentue : sanctions américaines contre les réseaux d’armement, accusations de soutien étranger aux RSF, effondrement humanitaire total. En 2026, le Soudan devient la pire crise humanitaire du monde selon l’ONU, avec plus de trente millions de personnes ayant besoin d’aide et des zones entières privées d’accès humanitaire.
Dans quelle mesure ce conflit constitue-t-il l’une des plus graves crises humanitaires au monde ? Comment la crise des réfugiés affecte-t-elle les pays voisins et la stabilité régionale ?
La crise soudanaise a des répercussions régionales majeures. Plus de deux millions et demi de réfugiés ont fui vers les pays voisins depuis le début du conflit en 2023 (UNHCR), en particulier le Tchad, le Soudan du Sud, l’Éthiopie et l’Égypte. Le Tchad, déjà fragile, accueille plus d’un million de réfugiés dans des camps saturés, ce qui crée des tensions ethniques et des risques de débordements transfrontaliers. Le Soudan du Sud, lui‑même en crise, subit une pression énorme sur ses ressources. L’Éthiopie, encore marquée par la guerre du Tigré, voit ses régions frontalières déstabilisées. L’Égypte doit gérer un afflux massif dans un contexte économique difficile. Cette crise des réfugiés transforme la guerre soudanaise en menace régionale, avec un risque d’extension du conflit, de circulation accrue d’armes et de mercenaires, et de fragilisation des États voisins.
Pourquoi la ville d’El-Obeid est-elle devenue un enjeu stratégique dans le conflit actuel ? Peut-on s’attendre à un risque de fragmentation du territoire soudanais, notamment dans les régions du Darfour et du Kordofan ? Quel rôle les puissances régionales et internationales peuvent-elles jouer dans une perspective de paix dans le pays ?
La ville d’El‑Obeid acquiert une importance stratégique décisive. Située au cœur du Kordofan du Nord, elle constitue le principal nœud logistique reliant l’est du pays (Port‑Soudan, Khartoum) à l’ouest (Darfour). Pour les SAF, El‑Obeid est indispensable pour maintenir une continuité territoriale et acheminer carburant, nourriture, munitions et aide humanitaire. Pour les RSF, qui assiègent la ville depuis 2025, sa prise permettrait de relier leurs positions du Darfour à celles du Kordofan du Sud, d’isoler totalement les SAF dans l’est et de contrôler les routes menant vers Khartoum et Wad Madani. C’est pourquoi les ONG et l’ONU alertent sur un risque d’atrocités imminentes : la chute d’El‑Obeid pourrait sceller une victoire territoriale des RSF et modifier durablement l’équilibre du conflit.
Cette dynamique nourrit un risque réel de fragmentation du territoire soudanais. Le pays est déjà divisé de facto en deux administrations rivales. Le Darfour, entièrement contrôlé par les RSF, fonctionne comme une entité quasi autonome, dotée de ses propres réseaux économiques et alliances tribales. Le Kordofan du Nord est devenu la zone charnière : si les RSF s’en emparent, les SAF seraient confinées à l’est, créant une partition durable entre un bloc occidental dominé par les RSF et un bloc oriental tenu par les SAF. Certains analystes évoquent même un scénario en trois blocs : un territoire RSF à l’ouest, un territoire SAF à l’est, et des zones centrales contestées autour de Khartoum, du Nil Blanc et du Nil Bleu. Ce serait la plus grande reconfiguration territoriale depuis la sécession du Sud‑Soudan en 2011.
Dans une perspective de paix, les puissances régionales et internationales jouent un rôle déterminant. Les Émirats arabes unis, accusés de soutenir les RSF, pourraient influencer l’arrêt des flux d’armes. L’Égypte, alliée des SAF, peut peser sur les choix du président Burhan, leader des forces loyalistes. Les États‑Unis ont déjà sanctionné des réseaux d’approvisionnement et peuvent renforcer la pression diplomatique. L’Union européenne peut financer une réponse humanitaire massive. L’ONU pourrait imposer un embargo sur les drones, devenus l’arme principale du conflit. La Chine, acteur économique majeur, peut agir via la dette et les infrastructures. Mais aucune paix durable ne sera possible sans trois conditions : couper les flux d’armes, garantir un accès humanitaire aux villes assiégées, et forcer les deux camps à accepter une transition politique inclusive. Sans cela, le Soudan risque une fragmentation durable et une crise régionale prolongée.
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