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Diplomacy & Defense Think Tank News

People’s Party Extends Lead in Polls Ahead of Thai General Election

TheDiplomat - Mon, 02/02/2026 - 05:21
The progressive party remains in pole position, but it remains to be seen whether it can win enough seats to form Thailand's next government.

Indonesia Stops Blocking Grok Chatbot After Assurances From Parent Company

TheDiplomat - Mon, 02/02/2026 - 01:08
Southeast Asian states' efforts to restrict the service may offer signs of how the region plans to regulate AI services going forward.

What Thai Political Parties Can – and Cannot – Say About Military Reform

TheDiplomat - Sun, 01/02/2026 - 22:08
Ahead of next week's election, the major parties' platforms reflect different conceptions of military reform as well as a growing convergence on key aspects of reform.

China’s Cheap Oil Strategy Is Becoming a Geopolitical Liability

TheDiplomat - Sun, 01/02/2026 - 21:38
Beijing’s reliance on discounted crude from Russia, Iran, and Venezuela is colliding with political reality, and the strains are starting to show.

The Downfall of General Zhang Youxia

TheDiplomat - Fri, 30/01/2026 - 20:40
What does the recent upheaval in the top ranks of China's military tell us about politics, security and Xi Jinping's China?

Succession Without a Successor: Kim Ju Ae as a Legitimacy Asset

TheDiplomat - Fri, 30/01/2026 - 19:30
North Korea may be preparing less for a next ruler than for the risks of transition.

Inside China’s Rerouted Supply Chains

TheDiplomat - Fri, 30/01/2026 - 19:22
New data shows that Chinese exporters are increasingly transiting goods through lower-tariff trade partners. But is the practice legal? 

China’s Tech Regulation Paradox Amid Great Power Competition

TheDiplomat - Fri, 30/01/2026 - 19:10
Beijing’s efforts to tighten control over technology outflows are increasingly in tension with the need to sustain domestic innovation and global competitiveness.

Why China Should Consider Joining Trump’s ‘Board of Peace’

TheDiplomat - Fri, 30/01/2026 - 16:57
Non-participation carries costs, both for China’s influence in the Middle East and for its broader role in shaping an emerging mechanism of global governance.

Why Bipartisanship Is Taiwan’s Best Defense in Paraguay (and Beyond) 

TheDiplomat - Fri, 30/01/2026 - 16:32
Taipei's strategy built a relationship almost exclusively with Paraguay’s Colorado Party, while neglecting opposition actors. That's not a recipe for long-term success.

Japan’s Quiet Partnership With Rwanda and the Limits of Non-Conditional Aid

TheDiplomat - Fri, 30/01/2026 - 16:32
As Western donors increasingly tie development aid to political conditions, Japan’s quiet partnership with Rwanda raises a question: Can Tokyo translate quiet development cooperation into real diplomatic influence?

La doctrine Trump dans la Caraïbe : entre recompositions régionales et vulnérabilités insulaires

IRIS - Fri, 30/01/2026 - 16:10

Quelles ont été les répercussions dans la Caraïbe des actions menées par Donald Trump à l’encontre du Venezuela, pouvant se résumer à une « doctrine Monroe » ? Quelles réactions celles-ci ont suscité auprès des populations et gouvernements des différents États insulaires réagissent-ils ?

Avant même les réactions politiques, le premier impact de l’évènement est économique. Les actions menées par l’administration américaine ont provoqué le ralentissement des échanges commerciaux et des perturbations du trafic aérien et des flux touristiques. Désormais, l’activité portuaire est elle-même menacée dans une zone déjà très fragile de petites économies insulaires ou marquées par la mono-industrie pétrolière et touristique. La présence accrue de navires et d’avions états-uniens dans le sud de la Caraïbe depuis 2025, inquiète les gouvernements insulaires avec des risques de débordement ou de flux migratoires massifs en cas d’instabilité prolongée.

La dépendance énergétique de plusieurs États caribéens qui bénéficiaient du programme Petrocaribe, de fourniture de pétrole vénézuélien à prix préférentiel, se modifie radicalement avec l’épuisement du système Chavez et le blocus américain. Petrocaribe a été un instrument majeur de la diplomatie vénézuélienne, permettant à Caracas de s’assurer le soutien de nombreux États caribéens dans les forums internationaux (Organisation des États américains – OEA, Organisation des Nations unies – ONU, Alliance bolivarienne pour les Amériques – ALBA). Cette influence a longtemps été perçue comme une menace par les États-Unis, qui ont cherché à limiter à tout prix son expansion et à renforcer leur propre présence dans la région.

Ceci pourrait donner place à des rivalités accrues entre grandes puissances (États-Unis, Chine, Russie, Union européenne – UE), chacune cherchant à renforcer son influence via des investissements énergétiques, des financements et des partenariats stratégiques dans la zone. Cette multipolarité pourrait offrir de nouvelles opportunités, mais actuellement, elle accroît la fragmentation régionale et la compétition pour l’accès aux ressources.

Plus que jamais le paysage politique et économique de la Caraïbe apparaît fragmenté et la politique de Donald Trump, qui divise les États de la zone, est révélatrice d’une situation d’inégalité croissante entre des pays en crise et d’autres qui profitent de la manne pétrolière.  Les organisations régionales (Communauté des Caraïbes – CARICOM, Organisation des États de la Caraïbe orientale – OECS) ne sont pas assez structurées pour s’imposer face aux puissances extérieures ou pour tracer une ligne stratégique. Officiellement, la CARICOM a convoqué son Bureau des chefs de gouvernement le 3 janvier 2026 et a publié une déclaration rappelant l’attachement aux principes de la Charte des Nations unies tout en appelant au dialogue pacifique et en se disant prête à soutenir des efforts diplomatiques pour la stabilité du Venezuela. La CARICOM tente ainsi de préserver une neutralité stratégique difficile à maintenir.

Mais derrière cette façade, la présence militaire accrue des États-Unis depuis 2025, alimente les inquiétudes sur une militarisation durable de la zone. Plusieurs gouvernements caribéens, dépendants des flux touristiques et commerciaux, se retrouvent pris entre la nécessité de coopérer avec Washington et la crainte d’être entraînés dans une confrontation régionale. Les pays les plus dépendants des flux touristiques et commerciaux américains (Bahamas, Jamaïque, Barbade) sont incités à soutenir la position américaine. D’autres, comme la Grenade, ou la Dominique, hésitent à condamner Caracas et cherchent à sécuriser de nouvelles sources d’énergie pour réduire leur vulnérabilité.

Cette crise pourrait encore accentuer les divergences internes et réduire la capacité de la Caraïbe à parler d’une seule voix sur la scène internationale.  La région n’a pas une position unique sur la crise, la plupart des États étant plutôt prudents ou critiques vis‑à‑vis de la politique de Donald Trump, surtout sur l’immigration et le commerce.

Comment sont susceptibles d’évoluer les relations entre Washington et les pays de la Caraïbe ? Ces événements redéfinissent-ils les positionnements politiques et les équilibres régionaux dans l’espace caribéen ?

La politique interventionniste de Donald Trump en direction de la zone Caraïbe-Amérique latine et du Venezuela en particulier, a culminé avec l’enlèvement de Nicolás Maduro mais elle a débuté avec son mandat et traduit deux enjeux prioritaires aux yeux de l’administration américaine : la sécurité énergétique des États-Unis avec la présence des compagnies pétrolières américaines, la lutte contre la criminalité et l’immigration illégale.

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio s’est rendu en Jamaïque, au Guyana et au Suriname en mars 2026 après une première visite dans la région dès sa prise de fonction. Il a conditionné les investissements états-uniens et le soutien au développement économique à l’ouverture des marchés publics et des infrastructures et au ralliement aux fondamentaux « d’America First » en matière d’immigration et de containment du Venezuela.  À ceci s’ajoute la lutte ouverte contre la présence chinoise. Si l’on peut parler de renaissance de la « doctrine Monroe », c’est en effet là qu’elle s’applique avec la volonté de dissuader les projets de la Chine qui montent en puissance dans les ports, les aéroports et les grandes infrastructures commerciales, dans cet espace revendiqué comme un lac américain, la « troisième frontière ». Cette politique s’appuie particulièrement sur le Guyana et dans un moindre mesure le Suriname, devenus des Eldorados pétroliers.Les États-Unis ont signé un mémorandum d’entente sur la coopération en matière de sécurité avec le Guyana, qui devient leur partenaire stratégique pour l’espace caribéen.

Washington est déterminé à réaffirmer son influence dans une région de plus en plus courtisée par ses concurrents internationaux, avec une stratégie visant à répondre aux crises immédiates, à la concurrence économique, et aux préoccupations sécuritaires régionales et un accent particulier sur la lutte contre l’expansion chinoise et la protection du Guyana contre les tentatives d’agression vénézuélienne.

Pour les dirigeants caribéens, cette attention présente à la fois des opportunités et des dilemmes.  Les assurances de sécurité et l’accès au marché offerts par les États-Unis s’accompagnent d’attentes implicites quant à la limitation de la coopération chinoise, ce qui pourrait restreindre fortement leurs options de développement.

La crise vénézuélienne et la contraction des livraisons pétrolières ont rebattu les cartes : plusieurs pays se sont rapprochés des États-Unis, de la Chine ou de l’Union européenne pour diversifier leurs partenariats énergétiques et financiers.

Comment la France, et plus particulièrement ses territoires ultramarins dans la Caraïbe, appréhende-t-elle la posture de Donald Trump et la menace pesant à travers lui sur la région ?  

    Tout d’abord l’insertion régionale des départements français d’Amérique n’est pas réelle. Même si la coopération régionale s’intensifie via INTERREG, seule la Martinique a souhaité devenir membre associé de la CARICOM quoiqu’avec une portée essentiellement symbolique. La Guyane française est intéressée par des coopérations avec le Nord Brésil (Amapá) mais subit essentiellement les prédations de ses voisins (Brésil, Suriname). Les trois départements français sont une terre d’immigration pour les pays de la zone (Dominique, Haïti, Sainte Lucie) qui est vécue davantage comme un défi que comme un facteur d’intégration. La France souhaite susciter, via son ambassade à Saint Lucie, une aire d’influence auprès des Etats anglophones de la Caraïbe orientale réunis au sein de l’OECS  et à laquelle Guadeloupe et Martinique sont associées. Cette influence se manifeste par une coopération en matière de santé, d’éducation et d’environnement. Elle vise à favoriser l’implantation d’entreprises françaises dans la zone et à bénéficier de soutiens politiques lors d’initiatives multilatérales.  Mais cette organisation régionale est surtout technique et son poids politique est moindre que celui de la CARICOM.

    En conséquence, la France se trouve souvent seule, avec ou face aux États-Unis, comme « grande » puissance dans la région sans être une puissance régionale, d’autant que ses territoires couverts par la réglementation européenne, ont des intérêts divergents du sous-groupe Caraïbes des pays ACP (Afrique, Caraïbe, Pacifique).  En effet, les départements français d’Amérique sont intégrés au marché unique européen et bénéficient du statut de régions ultrapériphérique. Ils sont régis par les normes fiscales, douanières et commerciales de l’UE. Ils ne peuvent par ailleurs n’avoir aucune diplomatie propre même à l’intérieur de leur espace régional.

    Les deux grands thèmes de l’administration américaine dans la zone (l’énergie et la lutte contre la criminalité), ont une résonnance particulière dans les territoires français qui sont confrontés à des enjeux sécuritaires et où l’indépendance énergétique est cruciale (les prix de l’essence y sont administrés par l’État et la distribution y est assurée par un monopole, la société de raffinage de la SARA). La nouvelle donne du marché pétrolier imposé par les États-Unis, aura des conséquences directes sur un modèle français à bout de course et qui cherche la diversification de ses approvisionnements. Plus globalement, la montée du protectionnisme américain et la politique des tarifs, affectent les économies insulaires dépendantes des importations et ont des répercussions importantes sur les territoires français.

    En matière de sécurité, la présence significative des forces armées françaises aux Antilles (FAA) constitue un instrument, de prévention et de gestion de crise dans l’arc antillais ainsi qu’un point d’appui pour les interventions régionales majeures. Les forces sont engagées dans l’assistance aux populations en cas de catastrophe naturelle, et surtout dans la lutte contre le narcotrafic en mer. Celle-ci est assurée jusqu’à maintenant en coopération interadministration et internationale avec l’agence interministérielle de lutte contre le narcotrafic aux USA – la Joint InterAgency Task Force-South dans les missions relevant de l’action de l’État en mer.  

    Là encore, on peut s’attendre à ce que le durcissement de la ligne américaine complique les actions françaises à partir de ses territoires, rendant nécessaire un ajustement opérationnel entre la France et les États-Unis qui ne se dessine pas encore.

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    The Coupang Probe Is a South Korea-US Diplomatic Row in the Making

    TheDiplomat - Fri, 30/01/2026 - 15:59
    Despite the South Korean government’s efforts to downplay speculation linking the tariff hike to the Coupang probe, concerns continue to grow as Washington signals its displeasure through multiple channels.

    People-Centered Rhetoric, Indigenous Exclusion: Indonesia’s Climate Contradiction

    TheDiplomat - Fri, 30/01/2026 - 15:53
    Indonesia's government persistently refuses to recognize Indigenous Peoples as rights-holders with authority over their lands, territories, and futures.

    Is Japan Prepared to Evacuate Its Nationals in a Taiwan War?

    TheDiplomat - Fri, 30/01/2026 - 15:32
    Part one of a two-part series exploring Japan’s civil protection planning for its southwestern islands.

    What the Taliban’s New Criminal Procedure Code Does and Does Not Say

    TheDiplomat - Fri, 30/01/2026 - 15:24
    Accurate scrutiny should begin with precision about what the law actually says, how it functions legally, and where interpretation begins to exceed text.

    Les États-Unis face à l’Iran : l’indécise armada

    IRIS - Fri, 30/01/2026 - 15:12

    La puissance économique, financière, numérique et militaire alliée à leur modèle démocratique a fait des États-Unis les défenseurs du monde occidental durant la guerre froide puis les régulateurs du monde depuis 1990. Balkans, Afrique, Proche-Orient, Pacifique, Europe et Ukraine, ils agissent, à l’appel de la communauté internationale ou sans son assentiment. Même si une opposition significative s’élève contre le projet de guerre contre l’Irak (2003), les États-Unis ont réussi à réunir une coalition prête à agir en dehors de tout mandat du Conseil de sécurité des Nations unies.  

    Désormais, l’exercice solitaire de la puissance exercée « Urbi et Orbi » par Donald Trump et le cheminement erratique de sa dynamique décisionnelle incitent la communauté occidentale à plus de retenue autant dans le soutien que dans la critique des gesticulations américaines. L’idée est assez partagée qu’il faut aider la population iranienne dans sa lutte contre une tyrannie théocratique meurtrière oui, mais comment ? Les leviers des sanctions sont émoussés : l’Iran peut encore vendre son pétrole sans que la flotte fantôme qui le permet soit pourchassée ; l’Union européenne a certes pris des sanctions contre les Gardiens de la Révolution, pilier et coacteur du pouvoir des Mollahs, mais hésite encore sur son classement comme organisation terroriste ; le reste du monde n’est pas concerné ou livre de l’armement à l’Iran.

    Restent donc les États-Unis, sa puissance et son CINC (commandant en chef)

    Une armada est arrivée dans l’océan Indien, son engagement serait-il la bonne réponse ? Les États-Unis murissent leur décision en fonction de trois objectifs politiques :

    • Soit soutenir par la force le soulèvement populaire et empêcher la répression. Mission militairement difficile car les insurgés ne sont pas structurés en forces et en points d’appui à partir desquels ils pourraient attaquer le régime avec le soutien américain [scénario type Kosovo (1999), Afghanistan  (2001), Syrie (2003)]. Le renversement du régime iranien demande l’exécution d’un scénario de type Irak (2003) avec une capacité militaire au sol.
    • Soit faire pression sur le régime en lançant quelques frappes punitives lorsque la répression s’intensifie en espérant une chute du régime.
    • Soit saisir cette occasion pour obtenir sous menaces le démantèlement des programmes nucléaires et missiles et la fin de la stratégie des proxys (Houthis, Hamas, Hezbollah) menaçant les alliés du Proche-Orient.

    Les Américains refusent le premier objectif ; trouvent le rapport coût/efficacité du second non rentable ; mais s’orientent ouvertement vers le troisième : NO NUCLEAR WEAPONS (@realDonaldTrump). Quelques échanges sont en cours avec le régime iranien, sans que de réelles négociations ne soient ouvertes et les déclarations sont toujours incendiaires de part et d’autre. Tentatives de dissuasion réciproques par le verbe, mais seul importe le rapport de force.

    Quelles capacités iraniennes après la guerre de juin 2025 ?

    Les États-Unis et Israël ont conduit, en juin 2025, une guerre aérienne méthodique avec un volume de moyens conséquent qui a permis de supprimer les défenses anti-aériennes, d’affaiblir les capacités iraniennes de frappe à longue distance et de pénétrer dans l’espace aérien pour attaquer les sites nucléaires stratégiques sans subir une seule perte. La réaction iranienne s’est concentrée sur Israël, et une frappe sans conséquence sur la base américaine d’Al-Udeid au Qatar. Cette fois-ci, l’Iran affirme être prêt à riposter avec violence et s’y préparer : outre que les Mollahs et les Pasdarans ne sont pas pris par surprise, ils comprennent bien qu’ils seront plus particulièrement visés à travers leurs intérêts économiques et leurs capacités militaires. Les Gardiens de la Révolution tiennent en main la quasi-totalité des infrastructures productives et de commerce et sont une véritable armée très bien équipée, autant de cibles qui toucheraient à leur cœur actif.

    Leurs unités de défense anti-aériennes ont été en partie reconstituées avec le soutien de la Chine, leurs capacités de riposte reposent sur des stocks de missiles longue portée, des drones Shahed en quantité, une flotte de sous-marins (classe Kilo de 3 000 T armés de Kalibr et 23 de classe Gahdir de 123 T avec missiles, torpilles), des bateaux rapides, des proxys (Houthis, Hezbollah, Hamas). Cela leur donne la capacité de semer le désordre dans le Proche-Orient par les proxys, de bloquer le détroit d’Ormuz, de tenter d’atteindre les bateaux (civils et militaires) américains et bien sûr de couvrir Israël d’une pluie de missiles.

    Quelles « cartes » pour les Américains ?

    Les capacités de rétorsion iraniennes effrayent les alliés des Américains dans la région. Ils sont en contact avec les Iraniens et ont annoncé leur refus de voir des actions conduites depuis les emprises américaines sur leurs territoires (Qatar, Arabie saoudite, Émirats arabes unis). La Turquie dénonce des flux migratoires en cas de chute du pouvoir iranien. Or, les moyens de combat et logistique prépositionnés sont indispensables pour soutenir une campagne aérienne qui peut durer. Des moyens de défense anti-aérienne ont été acheminés sur ces bases, mais les craintes vont au-delà des ripostes par missiles. Israël émet des doutes sur toute action contre les Mollahs qui ne serait pas définitive, son état-major certainement associé à une planification, au minimum pour le renseignement. En conséquence :

    • Le premier temps de la manœuvre est politique pour obtenir des accords ou donner des assurances (Trump ne peut appliquer ici le « corollaire Donroe ») afin d’avoir la jouissance des bases sur lesquelles sont ses stocks pré-positionnés et ses avions.
    • Ce temps politique se développe en coordination avec un plan de recherche du renseignement pour réaliser le « ciblage » des objectifs à frapper en premier (suppression des défenses anti-aériennes) ; des objectifs majeurs (unités des Pasdarans et infrastructures économiques) ;
    • Et enfin l’élaboration d’un plan de frappe complet et soutenu dans la durée et d’un plan de défense portant sur l’ensemble de la zone de responsabilité du Central command américain ;
    • Autre temps concomitant : la génération de forces.
      • Le groupe aéronaval Abraham Lincoln est particulièrement puissant : escadre de 90 avions offrant la totalité des capacités nécessaires – renseignement, guerre électronique, défense aérienne et frappe air-sol – déployables jusqu’à plus de 700 km à augmenter de la portée des armes tirées ; trois frégates avec chacune 90 lanceurs de missiles dont les redoutables Tomahawk de frappes mer-terre jusqu’à 1 600 km. Il permet d’infliger une sérieuse correction aux Gardiens de la Révolution.
      • Mais si les premières salves ne les conduisent pas aux négociations, les États-Unis ne peuvent en rester là et devront développer leurs actions dans la durée : la campagne aérienne sur la Serbie, certainement moins résistante que l’Iran, a duré 78 jours avec 480 sorties/jours en moyenne ; dans les trois premiers jours de la guerre en Irak (2003) les États-Unis ont tiré 2800 missiles de classe Tomahawk.
      • Le renfort d’un second groupe aéronaval parait indispensable. Le George H.W. Bush a quitté Norfolk le 13 janvier pour rejoindre l’Atlantique Nord où se déroule l’exercice Orion de l’armée française. Il peut rejoindre aussi bien l’océan Indien selon les annonces du CINC.
    L’indécise Armada

    En se donnant comme objectif politique la renonciation par les Iraniens à ce qu’ils considèrent comme leurs intérêts majeurs (programme nucléaire et capacités d’action par proxys), et sans rassembler une coalition de volontaires autour de lui, le président Trump s’est fixé une tâche difficile à accomplir avec les moyens actuels dans la zone d’opération. Car, l’hypothèse la plus contraignante est de devoir aller au bout du bras de fer avec l’Iran. Pour l’instant il n’a pas réellement les cartes. Veut-il se les donner ou continuer une partie de poker dont il quittera la table s’il se lasse ?

    Nous serons fixés si le GAN George W Bush entre en Méditerranée ou si d’autres moyens sont acheminés sur la zone (Frégates Tomahawk ; forces spéciales). Sinon le canon peut tonner, mais les effets ne seront pas à la hauteur des objectifs. Il s’agira de frappes punitives qui ne déstabiliseront pas le régime dans sa volonté de résister aux exigences sur le nucléaire militaire. Pour l’heure, nous en sommes à une planification méticuleuse et donc longue pour une opération majeure qui pourrait se vouloir déterminante et que l’on ne peut réduire à des frappes comme celles contre l’Afghanistan (2001) voire la Serbie (1999). L’ennemi est d’une autre pointure et le plan d’opération autrement plus complexe.

    L’article Les États-Unis face à l’Iran : l’indécise armada est apparu en premier sur IRIS.

    China’s Emerging Two Front Problem

    TheDiplomat - Fri, 30/01/2026 - 15:01
    Growing Japan-Philippines defense ties are linking the East China Sea and South China Sea.

    China’s Calculation and Canada’s Capitulation

    TheDiplomat - Fri, 30/01/2026 - 14:30
    Carney is trying to find an answer to his American problem by increasing Canada's engagement with China. He should remember he himself called China Canada’s “biggest geopolitical risk.”

    Goodbye New START: How China’s Rise Ended Nuclear Arms Control

    TheDiplomat - Fri, 30/01/2026 - 13:38
    As China continues to expand its nuclear capabilities, and Russia and the U.S. walk away from arms control, the future is terrifying: a new nuclear arms race, with more players, and less predictability.

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