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Bosnia’s Unfinished Peace

Foreign Affairs - Wed, 14/01/2026 - 06:00
Growing turmoil in the Balkans threatens European security.

Crans-Montana: Staatsanwaltschaft verschickte Medienmitteilung nur auf Anfrage – und kommuniziert nun «vorerst nicht mehr»

NZZ.ch - Wed, 14/01/2026 - 05:30
Die (Nicht-)Kommunikation von Generalstaatsanwältin Pilloud wirft erneut Fragen auf.
Categories: Swiss News

« Christophe Gleizes est otage, non de la relation entre la France et l’Algérie, mais d’enjeux politiques internes au régime »

LeMonde / Afrique - Wed, 14/01/2026 - 05:00
Le cas du journaliste français, détenu en Algérie depuis un an et demi et condamné en appel à sept ans de prison le 3 décembre 2025, révèle l’impasse dans laquelle se trouve l’Etat algérien, fragilisé en interne et isolé sur le plan international, souligne le géographe Ali Bensaâd dans une tribune au « Monde ».
Categories: Afrique

Global heat streak stretches to eleven years, Copernicus finds

Euractiv.com - Wed, 14/01/2026 - 04:00
Copernicus says the atmosphere is sending a ‘clear message’ as warming intensifies
Categories: European Union

Babiš makes mental health reform his ‘personal priority’ [Advocacy Lab]

Euractiv.com - Wed, 14/01/2026 - 03:28
Czech government plans to open 25 new mental health centres this year, including four focused on children
Categories: European Union

'Welcome to 2976' - North Africa's Amazigh people ring in the new year

BBC Africa - Wed, 14/01/2026 - 01:37
The Amazigh calendar places them almost a thousand years ahead of much of the rest of the world.
Categories: Africa

Trump warns of ‘very strong action’ if Iran hangs protesters

Euractiv.com - Wed, 14/01/2026 - 01:27
International concern has intensified over Tehran’s crackdown on unrest, which one rights group said has likely killed thousands of protesters
Categories: European Union

European Autonomy in Space

SWP - Wed, 14/01/2026 - 01:00

Space capabilities are a core element of any modern defence arsenal. In Europe, how­ever, military space capabilities are limited and dependence on the United States remains high. Europe must develop its capabilities in order to reduce dependencies and enhance its capacity to act on its own, thereby fostering European autonomy. To ensure that European space capabilities are developed efficiently, it is necessary to identify which dependencies on the US are particularly critical and which obstacles would hin­der the development of such capabilities. Priority should be given to space situational awareness, military reconnaissance, navigation resilience and missile early warning.

Sur la côte landaise, le réchauffement climatique aggrave l'érosion côtière

RFI (Europe) - Wed, 14/01/2026 - 00:17
En France, de nombreuses communes du littoral sont en proie à l'érosion côtière, un phénomène naturel qui s'aggrave avec le changement climatique. C'est par exemple le cas dans le Sud-Ouest où la mer avance d'environ 2 mètres chaque année, ce qui oblige à détruire certains bâtiments.

China’s Global Security Initiative in South Asia

TheDiplomat - Tue, 13/01/2026 - 23:55
South Asia’s strategic location, fragmented politics, and regional rivalries make it an ideal testing ground for the GSI’s flexible, norm-driven approach.

Trump’s Fantastical Geopolitics

Foreign Policy - Tue, 13/01/2026 - 23:48
The White House’s aggressive posture is already pushing other countries to seek strength in numbers.

No, China Isn’t Going to Take Over Greenland

Foreign Policy - Tue, 13/01/2026 - 23:25
Trump’s absurd justification for potential U.S. action is blatantly false.

Germany Will Buy the MQ-9B SeaGuardian

The Aviationist Blog - Tue, 13/01/2026 - 23:13
Germany has announced the acquisition of eight MQ-9B SeaGuardians through the NATO Support and Procurement Agency, with deliveries to start in 2028. The German government has announced that it will acquire eight MQ-9B SeaGuardian Remotely Piloted Aircraft (RPA), together with four Certifiable Ground Control Stations. The procurement will be made by the Federal Office of […]
Categories: Defence`s Feeds

CAN 2025 : J-1 avant les demi-finales Sénégal-Égypte et Nigeria-Maroc

France24 / Afrique - Tue, 13/01/2026 - 23:02
À la veille de la demi-finale de la CAN contre le Nigeria à Rabat, le sélectionneur du Maroc, Walid Regragui, affiche sa détermination à confirmer la montée en puissance des Lions de l'Atlas, qui rêvent d'un sacre à domicile 50 ans après leur dernier succès. L'autre demi-finale opposera le Sénégal à l'Égypte, un match important pour les coéquipiers de Sadio Mané, mais aussi pour les commerçants sénégalais.
Categories: Afrique

Remaniement ministériel : Satisfactions, doutes et attentes de Burkinabè

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 13/01/2026 - 22:56

Ce mardi 13 janvier 2026, Lefaso.net est allé à la rencontre de Burkinabè pour recueillir leurs impressions sur le récent remaniement ministériel annoncé par le ministre secrétaire général du gouvernement la veille, le 12 janvier. Entre satisfaction, interrogations et encouragements, les citoyens partagent leurs attentes face à cette nouvelle équipe.

Le remaniement apporte quelques changements notables : le ministère des Sports, de la jeunesse et de l'emploi est désormais dirigé par Annick Pikbougoum Zingue Ouattara, tandis que le ministère de l'Enseignement secondaire et de la formation technique est confié à Moumouni Zoungrana. Le ministère de la Défense prend désormais le nom de « Guerre et défense patriotique », le ministère de l'Urbanisme devient le « ministère de la Construction de la patrie » et le ministère du Travail est rebaptisé « ministère des Serviteurs du peuple ».

Pour Mohamed Tidiane Traoré, staffeur, le remaniement est globalement positif, mais certaines reconductions suscitent des interrogations.
« Le remaniement a été bien fait dans l'ensemble, il n'y a pas de problème là-dedans », apprécie-t-il, tout en s'interrogeant sur le ministère du commerce qui, selon lui, n'a pas vraiment tenu ses promesses vis-à-vis des Burkinabè. « Une baisse du prix du sucre était annoncée. Il devait passer de 1 000 à 800 francs. Mais cela n'a jamais été fait. Même le prix des motos devait être revu à la baisse, mais au contraire, il a flambé », déplore-t-il. (La Brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes (BMCRF) a engagé depuis quelques mois une lutte contre les prix "abusifs" des motos, Ndlr. »

Mohamed Tidiane Traoré, staffeur

Mohamed Tidiane Traoré note toutefois quelques avancées : « Il faut reconnaître aussi ce qui a été fait de positif. Dieu merci, le prix du riz a diminué et nous le remercions pour cela. Mais pour le reste, comme le prix de l'huile ou de la viande, tout a augmenté. »
Sur le changement au ministère des Sports, il se montre plus confiant : « Si c'est pour le sport, il n'y a pas de problème. Nous avons des femmes qui sont des sportives de haut niveau et elles peuvent apporter beaucoup. Dans le cadre de l'émancipation de la femme, je pense qu'il n'y a pas lieu de polémiquer sur le sexe. »

Pour Elie Ouédraogo, informaticien, ce remaniement s'inscrit dans une logique normale de gestion gouvernementale : « Chaque gouvernement a sa vision. Les changements permettent d'évaluer ce qui va et ce qui doit être amélioré. Ce n'est pas parce qu'une personne est incapable qu'elle est remplacée, c'est pour donner à chacun la possibilité de s'exercer et de s'impliquer dans la gestion du pays. »

Elie Ouédraogo, informaticien, estime que les changements ministériels sont une étape normale pour évaluer les performances

Ernest Windsouri, laveur de motos, se réjouit des fusions et changements opérés : « Je trouve que le remaniement d'hier soir est une bonne chose. Les changements ne sont pas énormes en dehors des trois nouveaux ministres. Les fusions opérées visent à diminuer les postes et c'est avantageux pour tous. Le fait que le nouveau ministre des Sports soit une femme n'est pas mauvais, elle connaît bien le milieu sportif. Nous attendons juste de voir comment elle va s'en sortir. Parce qu'il y a changement quand la personne qui est en place n'est plus capable d'assurer son rôle. Si elle ne peut pas assurer son rôle, elle sera changée. »

Ernest Windsouri, laveur de motos

Pour Germain Djiguemdé, riverain de la gare de Tampouy, le remaniement doit surtout se traduire par des résultats concrets : « J'accueille bien ce remaniement. Je souhaite que l'accent soit mis sur le sport, un secteur où le président a beaucoup investi. La nouvelle ministre est du domaine, elle peut relever ce défi. Je félicite aussi le ministre de l'agriculture, le commandant Sombié, pour son travail. Je souhaite bonne chance à tout le gouvernement. »

Germain Djiguemdé, riverain, félicite le ministre de l'agriculture pour son travail

Enfin, Ali Kiébré adopte un point de vue encourageant : « Je ne peux qu'encourager le nouveau gouvernement et lui souhaiter bonne chance. Certains ont été reconduits, d'autres nommés, nous attendons qu'ils fassent de leur mieux pour le bon développement du pays. »
Qu'ils aient accueilli le remaniement avec satisfaction ou scepticisme, ces témoignages montrent que les Burkinabè espèrent que cette nouvelle équipe saura tenir ses promesses et promouvoir le développement du pays.

Lefaso.net

Categories: Afrique

Participation du Burkina à la CAN Maroc 2025 : La FBF rassure l'opinion nationale qu'elle ne ménagera aucun effort pour tirer toutes les leçons nécessaires

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 13/01/2026 - 22:55

Dans un communiqué publié, le lundi 12 janvier 2025, la Fédération Burkinabè de Football (FBF) est revenue sur le parcours des Étalons qui s'est arrêté en huitièmes de finales. « Partis à cette Coupe d'Afrique des Nations avec l'ambition légitime de faire mieux que lors de la précédente édition, les Étalons du Burkina Faso ont vu leur parcours s'arrêter en huitièmes de finale, à l'instar de la CAN passée », a informé le communiqué de la FBF.

La Fédération indique que l'élimination est " survenue dans des conditions difficiles, tant par le score que par une prestation en-deçà des attentes, ne reflète ni la qualité intrinsèque de l'effectif, ni la confiance placée en lui par le peuple burkinabè".
Elle a cependant déclaré que l'opinion sera informée des décisions et conclusions à venir. « La FBF rassure l'opinion nationale qu'elle ne ménagera aucun effort pour tirer toutes les leçons nécessaires de cette CAN et l'informer, dans les meilleurs délais, des conclusions et décisions qui en découleront », a précisé le communiqué.

Dans sa note, la FBF a par ailleurs exprimé sa profonde gratitude aux plus hautes autorités du pays pour leur accompagnement constant, ainsi qu'à l'ensemble du public sportif burkinabè pour son soutien indéfectible avant, pendant et après la compétition.

Ce communiqué intervient quelques heures après cette sortie de l'entraîneur des Etalons, Brama Traoré : « Dans les moments difficiles comme dans les moments de joie, restons unis derrière notre équipe nationale. Cette génération a encore un avenir et nous continuerons à travailler avec humilité, rigueur et détermination pour porter haut les couleurs du Burkina Faso. La déception est grande, mais la fierté demeure ».

Lefaso.net
Source :
Fédération Burkinabè de Football

Categories: Afrique

République populaire de Chine : « Les vélos partagés » ont transformé le transport urbain

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 13/01/2026 - 22:52

À Pékin, capitale de la République populaire de Chine, des centaines de vélos sont alignés devant les grands lieux de fréquentation tels que les stations de métro, les parcs et autres espaces publics. Ces engins, communément appelés « vélos partagés », incarnent l'innovation technologique chinoise et ont profondément transformé le transport urbain, en offrant un moyen de déplacement écologique, pratique et non polluant.

Alors que nous flânions avec quelques confrères devant la station de métro de Jianguomen le 7 décembre 2025, en attendant d'autres collègues pour une journée de shopping, nous avons observé un ballet incessant d'usagers recourant à ces vélos pour poursuivre leur trajet. Certains garent leurs bicyclettes avant de s'engouffrer dans la station de métro, tandis que d'autres, tout juste sortis des rames, en enfourchent une pour continuer leur course.

Ces Chinois arrivent à la station de métro avec les vélos partagés

Grâce à leur téléphone portable, les utilisateurs déverrouillent les deux-roues en quelques secondes via une application mobile. Une fois arrivés à destination, ils verrouillent simplement le vélo et le laissent à l'endroit prévu à cet effet. Ce système numérique permet une utilisation fluide et rapide, sans borne fixe.
Les vélos partagés se déclinent principalement en deux couleurs : le jaune et le bleu, correspondant à différentes entreprises opératrices. L'abonnement mensuel coûte environ 12 yuans, soit moins de 1 000 FCFA, un tarif accessible à la majorité des usagers. Sans abonnement valide, le système empêche tout déverrouillage du vélo.

Très prisés à Pékin, les vélos partagés s'intègrent pleinement dans les habitudes de déplacement quotidien des habitants. À côté de ces bicyclettes, on retrouve également des motos électriques partagées, fonctionnant selon le même principe technologique.

Des motos partagées

Cette innovation a ainsi révolutionné la mobilité urbaine dans la capitale chinoise, en contribuant à la réduction de la pollution, à la fluidité du trafic et à l'amélioration du cadre de vie des citadins. Les vélos partagés permettent aussi d'arriver à des endroits non desservis par le bus ou le métro, favorisant du coup un gain de temps. Par ailleurs, certains citadins les utilisent à des fins d'exercices physiques.

Serge Ika KI
Lefaso.net

Categories: Afrique

Burkina/Nourriture vendue aux abords des écoles : Entre nécessité sociale et défis sanitaires

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 13/01/2026 - 22:50

Dans de nombreux établissements scolaires, lycées et collèges notamment, la récréation rime souvent avec achats de jus, de pains ou de petits plats rapides. Pour les élèves, ces moments de pause sont l'occasion de calmer la faim. Pour les vendeuses, c'est un moyen de subsistance. Mais derrière cette pratique largement répandue, la question de l'hygiène et de la qualité nutritionnelle des aliments continue de susciter débats et inquiétudes.

Dans un contexte où tous les ménages ne peuvent pas toujours préparer un goûter à la maison, la nourriture vendue à l'école apparaît comme une solution pratique. « Tous les enfants n'ont pas forcément un goûter à la maison », reconnaît Nafissata Barry, parent d'élève. Cette réalité sociale explique en grande partie la forte affluence autour des vendeuses à chaque pause.

Dans certains établissements, la vente de nourriture se fait à l'intérieur même de l'enceinte scolaire, avec l'accord de l'administration. Ces vendeuses, souvent présentes depuis plusieurs années, revendiquent une connaissance du milieu scolaire et un sens des responsabilités accru.

Hélène Bancé/Yabré, vendeuse de jus dans un collège de la place depuis plus de vingt ans, fait partie de ces figures bien connues des élèves. Chaque jour, elle propose une variété de jus locaux : bissap, tamarin, gingembre, petit mil, baobab, ainsi que des crèmes glacées. Elle insiste sur la rigueur de ses pratiques. « Quand nous fabriquons les jus, personne n'a le droit de mettre la main à l'intérieur. Chaque jus a son plat et son tamis. Les contenants sont stérilisés avant la mise en bouteille et conservés au frais », explique-t-elle. Elle souligne également le rôle de la direction, qui « contrôle régulièrement la qualité et la propreté » des produits vendus.

Hélène Bancé/Yabré, vendeuse de jus dans un collège de la place

Une organisation similaire est décrite par Alizèta Kaboré, vendeuse de pain au soja dans un collège. Présente depuis une dizaine d'années, elle rappelle que l'installation au sein de l'établissement ne se fait pas au hasard. « C'est la direction qui choisit les personnes autorisées à vendre. Avant, nous passons des examens de sang et de selles pour vérifier que nous n'avons pas de maladies contagieuses », confie-t-elle. Elle précise que la vente est limitée à certaines heures et que toute prolongation nécessite une autorisation. Convaincue de la qualité de ses produits, elle affirme utiliser des matières premières saines et assure que « les enfants ne se sont jamais plaints ».

Alizèta Kaboré, vendeuse de pain au soja dans un collège

Dans les écoles primaires, la relation entre vendeuses et élèves repose souvent sur la confiance. Felicia Ouédraogo, plus connue sous le nom de Yaadga, vend des jus naturels depuis quatre ans. Elle propose notamment du bissap, du tamarin et du gingembre, sans additif ni colorant, tient-elle à préciser. « Tous les enfants savent que Yaadga ne vend pas du n'importe quoi », affirme-t-elle avec assurance. Elle dit faire de la propreté une priorité et rappelle qu'elle exerce avec l'autorisation de l'école.

Felicia Ouédraogo, alias Yaadga, vendeuse de jus dans une école primaire

Des parents attentifs, parfois inquiets

Si les vendeuses se veulent rassurantes, les parents d'élèves portent un regard plus critique sur la situation. Pour Rabiatou Komboïgo/Baguian, la question de l'hygiène est étroitement liée à l'environnement. « Quand les femmes vendent au bord des routes poussiéreuses, ce n'est pas prudent. Il y a des risques de maladies et d'infections », explique-t-elle. Elle estime que la solution serait de permettre à un nombre limité de vendeuses d'opérer à l'intérieur des établissements, où les conditions seraient plus contrôlées.

Rabiatou Komboïgo/Baguian préconise un encadrement strict des ventes

Elle encourage par ailleurs les parents à privilégier les goûters faits maison, même si elle reconnaît que cela n'est pas toujours possible.
Nafissata Barry partage cette prudence. Si elle reconnaît l'utilité de ces ventes pour les enfants qui n'ont rien à manger à la maison, elle affirme avoir déjà constaté des maux de ventre chez son enfant après la consommation de certains aliments achetés à l'école. « Depuis, je préfère qu'il apporte son goûter de la maison. La santé est primordiale », tranche-t-elle.

Des élèves aux expériences contrastées

Chez les élèves, les témoignages reflètent des réalités diverses. Certains consomment régulièrement sans incident. Ariane Kaboré, élève en classe de 6ᵉ, raconte qu'elle achète souvent du jus, du pain et des gâteaux pendant la récréation. « Je n'ai jamais eu de problème. La tantie qui vend les jus est très propre et ses jus sont bien faits », assure-t-elle.

Ariane Kaboré consomme régulièrement des jus et du pain pendant la récréation

D'autres, en revanche, évoquent des expériences moins positives. Assia Niampa, en classe de 5ᵉ, dit consommer du pain au soja, du pain au foie et des jus pendant la récréation. « Je n'ai jamais eu de problème sauf avec le pain au soja, qui m'a déjà donné des maux de ventre », confie-t-elle.
Adila Roamba, collégienne, raconte quant à elle avoir changé ses habitudes après un malaise. « J'ai eu mal au ventre en buvant du zoom-koom et depuis ce jour, je n'en achète plus », explique-t-elle.

Assia Niampa confirme que certains produits consommés à l'école lui ont déjà provoqué des maux de ventre

Nourrir l'estomac ne suffit pas

Pour la diététicienne Yasmine Zerbo, l'enjeu va bien au-delà de la simple hygiène visible. Elle rappelle qu'un enfant en âge scolaire a besoin d'une énergie durable, de protéines de bonne qualité, de fer pour prévenir l'anémie, très fréquente au Burkina Faso, de vitamines A, B et C, ainsi que d'une hydratation saine et non sucrée, indispensable au fonctionnement du cerveau.

Or, les aliments consommés autour des écoles apportent surtout « du sucre, du gras et du sel », mais très peu de fer, de vitamines, de protéines et de fibres. Cette alimentation déséquilibrée favorise déjà, selon elle, plusieurs problèmes de santé observés chez les enfants burkinabè, notamment en milieu urbain : surpoids et obésité précoces, anémie, fatigue chronique, baisse de l'immunité, caries dentaires et difficultés de concentration en classe.

Adila Roamba a changé ses habitudes alimentaires pendant la récréation après un malaise lié à un jus acheté à l'école

La spécialiste attire particulièrement l'attention sur les boissons très sucrées consommées quotidiennement par de nombreux élèves : bissap très sucré, jus de gingembre sucré, sirops dilués, sodas et « jus glacés ». Ces boissons provoquent une excitation passagère, suivie d'une chute d'énergie et d'une baisse de l'attention en classe. À long terme, elles augmentent le risque de caries sévères, de prise de poids excessive et même de diabète précoce.
Elle alerte également sur les conditions de fabrication de certains « jus glacés », parfois préparés avec de l'eau non potable, ce qui accroît les risques de maladies infectieuses.

Au-delà de la nutrition, les risques sanitaires restent importants. Les aliments vendus à l'air libre sont exposés à la poussière, aux mouches, à la pollution et à la forte chaleur. L'absence de chaîne du froid pour certains produits, notamment les yaourts locaux, les jus artisanaux, les œufs, le poisson et la viande, peut entraîner diarrhées, vomissements, salmonellose, fièvre typhoïde ou parasitoses. La diététicienne met également en garde contre l'utilisation répétée des huiles de friture, toxiques pour le foie et le système cardiovasculaire.

La diététicienne Yasmine Zerbo appelle à une amélioration de la qualité nutritionnelle des aliments vendus autour des écoles, sans pour autant supprimer cette activité

Améliorer sans interdire

Pour Yasmine Zerbo, l'objectif n'est pas de supprimer la vente de nourriture autour des écoles, mais d'en améliorer la qualité. Elle recommande la promotion de boissons plus saines comme l'eau potable, le bissap et le tamarin peu sucrés, les jus frais de mangue, de pastèque ou de papaye, ainsi que le lait ou les yaourts bien réfrigérés. Côté en-cas, elle suggère des fruits locaux de saison, des bouillies enrichies, de la patate douce cuite ou des sandwichs simples au poisson.

« Ce qui se vend aujourd'hui nourrit l'estomac. Ce qu'il faut promouvoir demain doit nourrir le cerveau et l'avenir du pays », résume-t-elle, rappelant que la malnutrition au Burkina Faso n'est pas seulement une question de quantité, mais avant tout de qualité nutritionnelle.

Au-delà des habitudes bien ancrées et de la nécessité économique, la nourriture vendue dans les établissements scolaires interroge la responsabilité collective face à la santé des enfants. Si ces ventes répondent à un besoin réel, elles ne peuvent plus rester en marge de toute réflexion sanitaire et nutritionnelle. Mieux encadrer, mieux contrôler et mieux sensibiliser apparaît aujourd'hui comme une urgence, afin que le goûter scolaire, loin d'être un risque invisible, devienne un véritable soutien à l'apprentissage et au développement des élèves.

Hanifa Koussoubé / Anita Mireille Zongo
Lefaso.net

Categories: Afrique

Pharmacologie et toxicologie : « Le Burkina dispose d'un fort potentiel en plantes médicinales à valoriser », Pr Estelle Noëla Youl, présidente de la SOPHATOX

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 13/01/2026 - 22:47

Présidente de la Société de pharmacologie et de toxicologie du Burkina (SOPHATOX) depuis juin 2025, Pr Estelle Noëla Youl, pharmacienne de formation et professeure titulaire de pharmacologie à l'université Joseph Ki-Zerbo, met en lumière les enjeux de la recherche en pharmacologie et toxicologie au Burkina Faso. Elle est la coordonnatrice des affaires académiques du Centre de formation, de recherche et d'expertise en sciences du médicament (CEA-CFOREM) et également la secrétaire générale à la Conférence internationale des facultés de pharmacie d'expression française (CIDPHARMEF), un réseau de facultés de pharmacie francophones. Dans cet entretien, elle insiste sur la valorisation des plantes médicinales locales, la sécurisation des médicaments et le rôle stratégique de ces disciplines dans la souveraineté sanitaire et la résilience du système de santé. ‎

‎Lefaso.net : Que faut-il comprendre par pharmacologie et toxicologie, et en quoi ces disciplines se distinguent-elles de la pharmacie ?

‎Pr Estelle Noëla Youl : La pharmacologie est la science qui étudie les médicaments. Elle ne se limite pas aux médicaments modernes, mais s'intéresse également aux médicaments traditionnels améliorés. Elle analyse leur efficacité, leur mode d'action, mais aussi les effets indésirables liés à leur utilisation, dans une logique de surveillance et de sécurité des patients.

‎La toxicologie, quant à elle, s'intéresse aux effets nocifs des substances sur l'organisme. Un médicament peut avoir un effet bénéfique, mais aussi devenir toxique selon la dose, la durée d'exposition ou les conditions d'utilisation. Le rôle du toxicologue est justement d'évaluer ces risques, de déterminer les seuils de toxicité et de mener des études visant à réduire ou prévenir les effets indésirables.

‎La pharmacie, pour sa part, est une formation de base, une discipline générale. Après des études de pharmacie, il est possible de se spécialiser en pharmacologie ou en toxicologie. Toutefois, ces spécialités ne sont pas réservées uniquement aux pharmaciens. Il existe aussi des médecins pharmacologues ou toxicologues, ainsi que des chercheurs issus d'autres formations scientifiques qui exercent dans ces domaines. Dans notre cas, nous avons une double casquette. Nous sommes à la fois impliqués dans la recherche, présents à l'hôpital, et formés en épidémiologie, ce qui nous permet de relier la science, la pratique clinique et la santé publique.

‎Quel regard la SOPHATOX porte aujourd'hui sur l'état de la pharmacologie et de la toxicologie au Burkina Faso, tant sur le plan de la recherche que de la pratique clinique ? ‎

‎On peut dire que le regard actuellement que porte la SOPHATOX sur la pharmacologie et la toxicologie au Burkina, c'est celui d'une discipline qui est vraiment en pleine mutation. Elle est portée par une volonté politique aussi de souveraineté sanitaire, mais qui est confrontée à des défis structurels importants actuellement. Concernant la recherche burkinabè en pharmacologie, elle est historiquement forte, notamment grâce à l'expertise de l'université Joseph Ki-Zerbo, mais également du Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST) à travers l'Institut de recherche en sciences de la santé (IRSS), qui ont fait beaucoup de travaux sur la valorisation de la pharmacopée traditionnelle.

Mais, il y a quand même quelques défis à ce niveau, compte tenu du faible nombre de médicaments qui ont des autorisations de mise sur le marché. Quand on fait des recherches, on s'aperçoit que la reconnaissance est un peu faible au niveau du Burkina. Concernant la toxicologie environnementale, la recherche s'est beaucoup intensifiée, surtout au niveau de l'IRSS, sur l'impact de plusieurs pesticides, des méthodes et on voit des défis parce que l'on manque souvent de matériel pour faire la recherche.

‎Dans un contexte marqué par les crises sanitaires et environnementales, en quoi la pharmacologie et la toxicologie peuvent-ils soutenir des niveaux de résilience en matière de santé au Burkina ?

‎Dans ce contexte de crise, les ressources sont rares donc les pharmacologues bien sûr, de concert avec d'autres chercheurs peuvent, grâce à leurs recherches, développer des phytomédicaments efficaces, sûrs et de qualité également. On peut prendre le cas du FACA qui a été mis au point par des chercheurs. Le premier pharmacologue et toxicologue du Burkina, Pr innocent Pierre Guissou et aussi le Dr Zéphirin Dakuyo à Banfora. Donc il y a beaucoup de médicaments qui ont été mis sur le marché. Il y a à côté, des médicaments de la pharmacopée traditionnelle qui sont utilisés par la population. Mais à ce niveau, on n'a pas trop d'informations sur leur toxicité. C'est pourquoi les toxicologues peuvent nous donner des informations sur ces médicaments pour rassurer la population.

‎Quels sont selon vous actuellement les risques toxiques auxquels la population burkinabè est exposée ?

‎À ce niveau, nous avons plusieurs risques. D'abord, on peut évoquer les risques liés aux pesticides agricoles. On sait que dans notre pays, il y a beaucoup de cultures de saisons, de produits maraîchers. Donc il y a souvent des pesticides agricoles non homologués qui sont utilisés. Donc cela peut entraîner des risques pour la population. On sait que notre pays fait de l'orpaillage et il y a souvent des risques liés à l'orpaillage, surtout celui artisanal. Les gens vont utiliser des substances comme le cyanure, le mercure, qui sont neurotoxiques. Et également, ce sont des substances qui peuvent aller dans la nappe phréatique et qui peuvent intoxiquer la population. Donc en dehors de ça, on a la pollution urbaine aussi, par les mobylettes, les tricycles, les voitures, etc. La stratégie dit qu'il y a un rôle clé dans la production et la diffusion de savoirs scientifiques dans ce domaine-là.

‎La question des médicaments de rue et de l'automédication demeure préoccupante. Quel rôle la pharmacologie et la toxicologie peuvent-elles jouer dans la lutte contre ces pratiques ?


‎Alors ce que nous pouvons faire, c'est d'abord diffuser les résultats de la recherche contre ces fléaux. Nous savons que beaucoup de gens utilisent ces médicaments qui entraînent des problèmes sanitaires. Donc, en diffusant les résultats de la recherche, cela servira à sensibiliser la population. Nous allons également faire des campagnes spéciales de sensibilisation pour que les gens puissent voir l'impact négatif vraiment de ces médicaments de la rue. Les pharmaciens et les toxicologues peuvent également collaborer avec la police et la douane pour analyser les saisies par exemple et déterminer les dangerosités des produits. Et on peut également appuyer les cliniciens dans la prise en charge des différents cas d'intoxication.

‎Quels sont, selon vous, les obstacles majeurs à surmonter en matière de toxicologie et de pharmacologie au Burkina Faso ?

‎Les obstacles majeurs sont surtout le faible nombre de spécialistes. Nous avons très peu de pharmacologues et de toxicologues pour la population au quotidien. Quand on prend le nombre au niveau de l'enseignement et de la recherche, les hospitaliers universitaires on n'a que trois pharmacologues et trois toxicologues. Ils sont donc très peu nombreux. Si on arrive à former les praticiens, je pense que ce sera un plus. Et également financer la recherche. Donc il faut que la recherche soit financée pour qu'on puisse avoir les résultats de la recherche. Et également équiper les centres de recherche pour qu'on n'ait pas à chaque fois aller à l'extérieur pour pouvoir effectuer nos analyses.

‎Quelles sont les priorités et les axes clés de votre mandat ?

‎‎ L'axe clé de notre mandat, c'est d'abord la promotion de la recherche et de l'innovation. Donc on veut plutôt axer la recherche sur les plantes locales. Puisqu'on a vraiment beaucoup d'espèces végétales au Burkina et nous voulons valoriser ces plantes. Nous envisageons d'axer notre mandat là-dessus. Il y a également la formation et l'enseignement. La SOPHATOX veut proposer des certifications pour des praticiens au niveau de la formation continue. Le troisième axe également, c'est de garantir la sécurité du médicament. Garantir la sécurité de tout ce que l'on utilise, notamment la pharmacovigilance. Et aussi surveiller et prévenir aussi le mauvais usage des substances psychoactives. Parce qu'on sait qu'il y a beaucoup de médicaments qui sont mal utilisés actuellement. Et on voudrait également intervenir dans la prévention de ces mauvais usages.

‎Comment est-ce que vous voyez la SOPHATOX dans les prochaines années ? ‎

‎Donc il faut d'abord qu'on fasse connaître davantage la SOPHATOX, non seulement au Burkina mais également, à l'international. ‎ Que l'on puisse suivre des collaborations avec d'autres pays. Donc lors de nos journées passées, il y avait 5 pays qui étaient là. Donc on va essayer de continuer. Aussi, on voudrait être quand même une voie pour pouvoir soutenir la souveraineté pharmaceutique au Burkina Faso. Parce que ça, il faut qu'on puisse soutenir les projets industriels. Notamment le projet de technopole pharmaceutique qui est en train de se mettre en place à kokologho pour accélérer la recherche sur les phytomédicaments. Et également renforcer la sécurité sanitaire et environnementale dans le public.

‎Donc quel est le message que vous souhaitez adresser aux jeunes chercheurs, aux professionnels de la santé qui s'intéressent à ce domaine de pharmacologie et de toxicologie ? ‎

‎Le premier message, c'est de ne pas baisser les bras car même si c'est un domaine qui est assez difficile, il est quand même passionnant. Et avec les réformes actuelles, on pense qu'il y a de l'avenir. Et surtout avec l'Initiative présidentielle 5x1 000, où ils vont recruter près de 1 000 spécialistes par an pendant 5 ans. Donc on se dit qu'il y aura du renfort. Et cela va supposer aussi que l'État mettra également les moyens pour que les gens puissent faire les différents travaux au niveau de la pharmacologie et de la toxicologie. La SOPHATOX est engagée à travailler dans ce sens afin d'améliorer la santé des populations.

‎Farida Thiombiano
Lefaso.net

Categories: Afrique

Alimentation : La salade verte, un légume aux multiples vertus

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 13/01/2026 - 22:45

Actuellement disponible sur le marché et accessible de par son prix, la salade verte est un aliment simple dont la consommation peut se révéler très bénéfique. Lorsqu'elle est bien composée, la salade apporte un véritable équilibre nutritionnel, au regard de nos habitudes alimentaires qui sont très riches en amidon.

Au Burkina Faso, l'alimentation quotidienne est majoritairement riche en amidon (riz, spaghetti, tô, pain, attieké, pommes de terre, pâtes alimentaires…) et assez pauvre en fibres, vitamines et antioxydants. Ce qui entraîne bien souvent digestion lente et lourde, constipation, prise de poids abdominale, carences nutritionnelles, diabète, hypertension artérielle (HTA).

Intégrer régulièrement la salade dans l'alimentation permet d'apporter un véritable équilibre nutritionnel selon Yasmine Zerbo, diététicienne. Elle indique en effet que grâce à sa richesse en fibres, la salade facilite le transit intestinal. « Elle est particulièrement utile lorsqu'on consomme du riz, du tô ou des pâtes le soir », précise-t-elle. De plus, la salade régule le sucre et le cholestérol, car les fibres ralentissent l'absorption du sucre et des graisses. La salade est donc bénéfique pour les personnes diabétiques, les hypertendus et les personnes en surpoids ou obèses.

Autre bienfait de la salade verte, elle renforce l'immunité, grâce à l'apport en vitamine C et des antioxydants, essentiels pour lutter contre les infections. Elle protège aussi la vision et hydrate en période chaude. La salade contient plus de 90 % d'eau, contribuant ainsi à une bonne hydratation. Elle aide également à la gestion du poids et peut se révéler très utile chez la femme après une grossesse, après 30 ans ou encore en cas de prise de poids abdominale, car elle permet de manger à satiété avec peu de calories.

Pour bénéficier pleinement des bienfaits de la salade verte, il faut qu'elle soit nourrissante. « Beaucoup de personnes pensent que salade = feuilles + tomate, ce qui est insuffisant et peu rassasiant. Résultat, on a faim rapidement et on complète avec du pain ou des aliments gras », affirme Yasmine Zerbo, qui soutient qu'une salade équilibrée doit contenir 3 familles d'aliments. La première est une base de légumes frais (salade, tomate, concombre, oignon, carotte râpée, poivron), la deuxième classe d'aliments à intégrer est celle des protéines accessibles comme le haricot rouge ou blanc, les œufs durs, le thon, le poulet, le steak, etc.

La troisième catégorie d'aliments à intégrer, ce sont les graisses saines locales telles que l'avocat, les graines de sésame, l'huile d'arachide, de tournesol ou d'olive. Les bonnes graisses apportent satiété, énergie, protection du cœur et du cerveau, fait savoir la diététicienne.

Pour profiter pleinement des bienfaits de la salade, il faut la consommer avec une vinaigrette diététique simple et saine. Nul besoin de mayonnaise tous les jours car elle est trop grasse et peu nutritive selon Yasmine Zerbo. Elle propose une recette simple de vinaigrette composée de jus de citron, un peu d'huile, de l'ail écrasé, du persil, du sel (en petite quantité) et du poivre. En période où le citron est cher, le vinaigre est une bonne alternative locale.

Pour consommer la salade sans risque pour la santé, l'étape du lavage est très importante. Elle permet d'éliminer les pesticides souvent utilisés dans le maraîchage ainsi que les microbes que l'on peut retrouver sur les feuilles. Pour être sûr d'avoir de la salade propre et saine, deux étapes sont à respecter scrupuleusement : le rinçage à grande eau pour éliminer poussière et sable et la désinfection. Pour la désinfection, il convient d'utiliser soit du bicarbonate de soude alimentaire (1 cuillère à café / 1 litre d'eau / 15 minutes), soit du vinaigre blanc (2 cuillères à soupe / 1 litre d'eau / 10 minutes) ou encore de l'eau citronnée ou du sel. Le lavage au savon est à éviter car jugé toxique. Après le lavage, il faut égoutter les feuilles correctement à l'air libre ou dans un égouttoir pour éviter la fermentation et la prolifération microbienne.

La diététicienne recommande fortement d'éviter de consommer les crudités sans les désinfecter, de couper les légumes avant de les laver car cela contamine le couteau, de les laisser tremper dans une eau sale ou encore d'utiliser de l'eau de puits non traitée.

Armelle Ouédraogo
Lefaso.net

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