La Cour suprême guinéenne a validé dimanche la victoire de Mamadi Doumbouya à l'élection présidentielle du 28 décembre. Le chef de la junte l'a emporte dès le premier tour avec 86,72 % des voix, selon les résultats définitifs.
En 2026, la Chine instaurera une taxe de 13 % sur la vente de contraceptifs, afin d'inciter les couples à avoir plus d'enfants. Mais nombreux sont les Chinois qui ne considèrent pas cette mesure comme une solution : "les gens connaissent la différence entre le prix d'un préservatif et le coût d'élever un enfant."
Selon des sources médicales, plus de 110 civils ont été tués en une semaine au Darfour-Nord, où les paramilitaires affrontent l'armée soudanaise.
Lai, qui risque la prison à vie, a toujours affirmé qu'il avait une dette envers Hong Kong, une ville qui lui avait tout donné.
Une révolution est en cours pour les personnes atteintes de drépanocytose au Sénégal. Un générique de l’hydroxyurée est désormais produit localement. Nommé “Drepaf”, il est désormais disponible dans certaines pharmacies de Dakar. Reportage de notre correspondant à Dakar, Elimane Ndao.
Mouhamadou Sow, à la tête de Teranga Pharma était l’invité du JTA pour insister sur une logique souverainiste de santé.
Alors que la population de République Centrafricaine attend les résultats provisoires des élections générales du 28 décembre dernier, des violences armées ont éclaté ce vendredi à Zémio, une ville située dans le sud-est du pays, poussant des milliers de personnes à trouver refuge en RD Congo et au Soudan du Sud. Précisions de Cyrille Jefferson Yapende, correspondant de France 24 à Bangui.
Une mission extraordinaire baptisée « Opération Absolute Resolve » a vu des troupes d'élite pénétrer dans le complexe fortifié du président vénézuélien.
Alors que la Centrafrique attend les résultats provisoires des élections générales du 28 décembre dernier, des violences ont éclaté vendredi à Zémio, une ville située dans le sud-est du pays, poussant des milliers de personnes à trouver refuge du côté de la RD Congo et du Soudan du Sud.
En Guinée-Bissau, plus d'un mois après le coup d’État militaire qui a porté le général Horta N'Tam au pouvoir, la situation politique reste incertaine. Des manifestations de la société civile, qui réclame notamment la publication des résultats électoraux, ont été empêchées. Précisions d'Aminatou Diallo, correspondante de France 24 an Sénégal.
Au Gabon, le pouvoir tourne la page du coup d'État contre Ali Bongo en août 2023. Après une période de transition de plus de deux ans, le pays s'offre un gouvernement présenté comme celui de la nouvelle Ve République. Une équipe réduite d’un poste, avec plusieurs nouveaux visages, mais qui suscite déjà des interrogations sur sa capacité à répondre aux préoccupations de la population. Précisions d'Ismaël Obiang Nzé, correspondant de France 24 à Libreville.
Des dizaines d'entités et de pays, dont la Turquie, l'Arabie saoudite et l'Union africaine, ont condamné cette décision inattendue d'Israël.
Après la fin des phases de poules, seize équipes s’apprêtent à s’affronter en huitièmes de finale. Le Sénégal et le Maroc, grands favoris, héritent d’un tableau plus favorable. On attend des chocs dont RD Congo-Algérie et Côte d'Ivoire-Burkina Faso.
Ce que Rob et Dianne Parsons pensaient être un accord de quelques jours seulement a fini par transformer leur vie à jamais.
Dix-huit ans après le scandale des adoptions illégales d'enfants africains impliquant l'ONG française L'Arche de Zoé, de nombreuses victimes tchadiennes se battent encore pour obtenir réparation. Reportage d'Harold Girard et Fadile Bhayat.
Plusieurs dizaines de personnes ont péri dans l'incendie qui s'est déclaré pendant une fête du Nouvel An dans la station de ski de Crans-Montana.
Les responsables de l'orphelinat Baluarts ont fui avec les enfants après que leur centre a été secoué par des bombardements à Goma.
Équipe suspendue, encadrement démis et mise à l'écart de Pierre-Emerick Aubameyang et Bruno Ecuele Manga : l'élimination au premier tour de la Coupe d'Afrique des Nations passe mal au Gabon, où le ministre des Sports a annoncé des sanctions. Face à la Côte d'Ivoire, la sélection gabonaise s'est inclinée (3-2) mercredi, pour la troisième fois en trois matches. Aubameyang se défend dans un tweet : "Je pense que les problèmes de l'équipe sont bien plus profonds que la petite personne que je suis".
Sommaire
Actualité
Sud Kivu : l’emblématique prise d’Uvira par le M23
DossierL’année 2025 en Afrique : bilan et perspectives pour 2026
- Algérie : 2025, l’annus horribilis
- Du Sahel au Sahélistan ?
- Soudan : une guerre à la fois ethno-raciale et régionale
- Le Kivu face à l’expansionnisme du Rwanda
Dossier
Les changements climatiques et le peuplement de l’Afrique
Editorial de Bernard Lugan
Le chaos démocratique
Si la France fait face aujourd’hui à un rejet massif et global en Afrique, le désamour remonte à la Conférence franco-africaine de La Baule, quand, en 1990, François Mitterrand déclara que c’était par déficit de démocratie que le continent ne parvenait pas à se « développer ». Il conditionna alors l’aide de la France à l’introduction du multipartisme.
Le résultat de ce diktat démocratique fut que, dans toute l’Afrique francophone, la chute du système de parti unique provoqua une cascade de crises et de guerres, le multipartisme y exacerbant l’ethnisme et le tribalisme jusque-là contenus et canalisés dans le parti unique.Or, la démocratie du « one man, one vote » imposée à l’Afrique a mathématiquement donné le pouvoir aux peuples, aux ethnies ou aux tribus ayant le plus grand nombre d’électeurs. Ce que j’ai défini comme l’« ethno-mathématique électorale africaine », les peuples les plus prolifiques étant automatiquement détenteurs d’un pouvoir issu de l’addition des suffrages.
Or, encore, ce furent ces diktats électoraux vus localement comme des ingérences néocoloniales, qui ont peu-à-peu conduit à l’éviction de la France, notamment de la région sahélienne où, en dehors des officiels français et des vampires des ONG, personne n’a jamais cru à la comédie électorale, sondage ethnique grandeur nature et rite destiné à satisfaire les donateurs occidentaux… Plus de trois décennies après l’injonction faite à l’Afrique par François Mitterrand lors de son « discours de La Baule » le 20 juin 1990, la démocratie qu’il postulait être le remède aux maux du continent n’y a en effet apporté ni développement économique, ni stabilité politique et encore moins sécurité. Cet échec explique pourquoi des pays comme le Mali, le Burkina Faso, la Guinée, le Tchad et la Centrafrique, ont décidé de tourner le dos à l’impératif de la « bonne gouvernance » et de se donner ou de se redonner des régimes autoritaires. Nous assistons là, à la fois à la fin d’un cycle et à un changement de paradigme.
Or, si la démocratie électorale a échoué à régler les conflits africains, c’est en raison de l’inadéquation entre des réalités socio-politiques communautaires enracinées et un système politique importé à base individualiste. Comment le greffon démocratique européen aurait-il d’ailleurs pu prendre en Afrique sud-saharienne où, traditionnellement, l’autorité ne se partageait pas, où la séparation des pouvoirs était inconnue, et où les chefs détenaient à travers leur personne à la fois l’auctoritas et la potestas ?Comment a-t-on pu faire croire aux Africains que la transposition de la démocratie occidentale était possible sans qu’auparavant il ait été réfléchi à la création de contre-pouvoirs, au mode de représentation et d’association au gouvernement des peuples minoritaires condamnés par l’ethno-mathématique électorale à être pour l’éternité écartés du pouvoir ?
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