Sacre au FESPACO, records aux Kundé, rayonnement international et buzz sur la toile : en 2025, la culture burkinabè a encore brillé. L'année a aussi été ponctuée de débats autour de certaines actualités culturelles. Voici quelques faits marquants de la scène artistique en 2025.
Le cinéma burkinabè a triomphé à la 29ᵉ édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO). Après 28 longues années d'attente, le pays d'Idrissa Ouédraogo a décroché l'Étalon d'or de Yennenga. Le réalisateurDani Kouyaté s'est illustré avec son long métrage « Katanga, la danse des scorpions ».
En rappel, l'acte 29 du FESPACO a enregistré 235 films sélectionnés, dont plus de 30 œuvres burkinabè. Du 25 février au 1ᵉʳ mars 2025, 13 500 festivaliers ont été accrédités, dont plus de 3 500 professionnels du cinéma et de l'audiovisuel et près de 2 000 journalistes.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que 2025 a été l'année du Baba national. Lors de la 23ᵉ édition des Kundé, tenue le 25 avril, Floby a été couronné pour la troisième fois consécutive Kundé d'Or. Il entre dans l'histoire en devenant le premier artiste burkinabè à décrocher trois fois le prestigieux trophée. Le Baba national a également enflammé les réseaux sociaux, surtout sur TikTok, avec son titre « Ouaga zeune ». À travers le monde, des challenges sur cette chanson ont fait la pluie et le beau temps, pour le plus grand bonheur de la culture burkinabè. Floby n'a pas été le seul à cartonner sur les réseaux sociaux.
Le titre « Tchaba tcha » du gendarme Privat a connu un grand succès. Tout comme « Ouaga zeune » de Floby, il a été repris comme challenge TikTok à travers le monde. À la date de janvier 2025, le clip avait été vu plus de 10 millions de fois sur YouTube.
Il a aussi fait parler de lui en 2025. Reman, puisque c'est de lui qu'il s'agit, a enflammé le show-biz burkinabè avec deux hits : « Ropero » et « Daaré ». Ils sont tous deux extraits de son album « Afro Faso », sorti en 2025. Ces deux titres à succès ont cumulé des millions de vues sur YouTube, sans oublier les challenges TikTok autour des chansons de Reman.
Reman et Privat ont fait des hits en 2025L'une des figures de proue du rap burkinabè s'est produite sur scène en France. Le 1ᵉʳ juin 2025,Smarty a fait salle comble au Casino de Paris. L'artiste a ainsi fait briller le drapeau national à l'international.
Autre fait marquant, le mercredi 12 novembre 2025, Tanya a présenté son deuxième album intitulé « Gôndal » (union ou solidarité en langue fulfuldé). Cette œuvre musicale a une saveur particulière, car elle est un métissage de styles urbains et traditionnels.
Une autre actualité musicale a enflammé les réseaux sociaux. Le samedi 22 mars 2025, l'artiste-musicien Dez Altino avait annoncé ne plus vouloir participer aux compétitions culturelles nationales. Mais le 3 avril 2025, son nom est apparu sur la liste des artistes nominés aux Kundé 2025. L'artiste figurait dans la catégorie « meilleure chanson moderne d'inspiration traditionnelle ». Dez Altino a finalement poursuivi en justice les organisateurs. À la suite du procès, le juge des référés a ordonné au commissariat général des Kundé de retirer le nom de Dez Altino de la liste des nominés. C'était le jeudi 24 avril 2025.
La Tuine et le chantre Alexandre Kafando ont été recus par le ministère de la CultureUne autre actualité s'est imposée aux mélomanes en 2025. La chanteuse la Tuine, avec son titre « Le bonheur », et le chantre Alexandre Kafando, avec sa chanson « Ils ont jeté Daniel dans le trou », ont connu un succès sur la toile, mais pas pour leurs talents artistiques. Ils ont été l'objet de moqueries de la part des internautes. Ce succès n'a pas été du goût de tous. Certains mélomanes estiment que le talent est de moins en moins valorisé et que ce type de succès ternit l'image de la musique burkinabè. D'autres, par contre, estiment qu'il faut encadrer les deux artistes afin qu'ils puissent s'améliorer. La Tuine et Alexandre Kafando ont été reçus par le ministère de la Culture, qui a promis de les accompagner.
NB : Cet article ne couvre pas toutes les actualités culturelles de 2025. Une fois de plus, l'an dernier, le monde des arts a connu une grande effervescence. Il est donc difficile d'aborder toutes les informations qui s'y rapportent.
Samirah Bationo
Lefaso.net
Le Ministère des Affaires étrangères, de la coopération régionale et des Burkinabè de l'extérieur a réuni l'équipe nationale chargée de la réduction des risques Nucléaires, radiologiques, biologiques et chimiques (NRBC), ce mardi 6 janvier 2026 à Ouagadougou. La rencontre vise à évaluer le bilan des actions menées en 2025 et à définir les perspectives pour l'année 2026.
Présidés par l'ambassadeur chargé de mission Seydou Sinka, représentant le ministre Karamoko Jean Marie Traoré, ces travaux annuels ont permis de passer en revue la mise en œuvre des activités prévues dans le cadre du Plan d'action national (PAN) NRBC et d'orienter le programme de travail à venir.
L'ambassadeur Seydou Sinka a réaffirmé l'engagement constant du Gouvernement burkinabè à accompagner l'équipe nationale NRBC, tant sur les plans politique que technique. Il a souligné l'importance stratégique du projet NRBC dans la protection des populations et le renforcement de la résilience nationale face aux menaces émergentes.
Faisant le point sur une année de mise en œuvre du plan d'action, le point focal national des centres d'excellence de l'Union européenne, le colonel-major Boukari Baggna, a salué des avancées significatives, notamment l'appropriation progressive de la thématique par les autorités nationales et l'implication accrue des départements ministériels concernés.
Lefaso.net
Source : Ministère des Affaires étrangères
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L'Office national d'identification (ONI) a présenté la nouvelle Carte d'identité biométrique de l'Alliance des États du Sahel (CIB AES), qui remplacera progressivement la carte nationale d'identité burkinabè (CNIB) actuellement en circulation. C'est ce qu'a annoncé Arzouma Parfait Louré, directeur général de l'ONI sur les antennes de la télévision nationale du Burkina (RTB), précisant que cette initiative s'inscrit dans le cadre de l'harmonisation des systèmes d'identification au niveau des États membres de l'AES.
La CIB AES reste avant tout une carte nationale d'identité, comme l'atteste l'inscription du nom du pays et du drapeau burkinabè sur la carte. Selon le directeur général de l'ONI, Arzouma Parfait Louré, le logo de l'AES figure également au recto et au verso, et la dénomination « Carte d'identité AES » est inscrite en français et en anglais, témoignant de son caractère harmonisé pour la sous-région.
Les innovations majeures
Cette nouvelle carte marque un bond technologique majeur. Elle est fabriquée en matière polycarbonate, beaucoup plus robuste que la matière teslin utilisée pour la CNIB, et intègre 16 éléments de sécurité conformes aux standards de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI). Le processus d'enrôlement est désormais entièrement électronique : captures d'empreintes, signature et photo numérique se feront directement sur ordinateur, avec une qualité supérieure à celle de la CNIB.
La production de masse va débuter en janvier 2026
L'autre innovation notable concerne l'âge de délivrance. La CIB AES pourra être délivrée dès 5 ans, et sera obligatoire à partir de 13 ans. La production de masse débutera en janvier 2026, et la carte coûtera 3 500 francs CFA, soit 1 000 francs de plus que la CNIB actuelle. Le directeur général de l'ONI a souligné que cette augmentation reflète les innovations technologiques et les mesures de sécurité intégrées, tout en restant accessible pour la population.
Les CNIB déjà en circulation resteront valables jusqu'en janvier 2031
Pour la transition, les CNIB actuellement en circulation resteront valables pendant cinq ans, jusqu'en janvier 2031, permettant aux détenteurs de continuer à circuler sans contrainte. À partir de cette date, la CNIB sera définitivement retirée de la circulation dans tout l'espace AES.
Arzouma Parfait Louré a également rappelé que la CIB AES constitue la cinquième génération de cartes d'identité burkinabè. La première remonte à 1960 avec la carte du citoyen voltaïque, suivie par la carte nationale d'identité voltaïque de 1976, la CIB de 1984, la CNIB actuelle et désormais la CIB AES.
Le DG de l'ONI a conclu en précisant que les difficultés rencontrées actuellement pour l'obtention de cartes sont liées à cette période de transition, mais que tout sera normalisé dès le début de la production en masse de la CIB AES. « Nous faisons de notre mieux pour répondre aux besoins d'identification de la population », a-t-il assuré.
Hamed Nanéma
Lefaso.net
La Compagnie Abdoul Transport (CA Trans) a procédé, le mardi 6 janvier 2026 à Ouagadougou, à la cérémonie officielle d'ouverture de ses activités au Burkina Faso, marquée par l'inauguration de sa gare siège et le lancement d'une ligne internationale reliant le Burkina Faso à la Côte d'Ivoire.
La gare CA Trans de Ouagadougou a servi de cadre à une cérémonie d'envergure, réunissant autorités administratives, représentants de l'État, chefs coutumiers et religieux, opérateurs économiques, partenaires techniques ainsi qu'un public nombreux. Cet événement marque l'implantation officielle au Burkina Faso de la Compagnie Abdoul Transport (CA Trans), déjà bien établie en Côte d'Ivoire.
Désiré Yaméogo, président du comité d'organisation, a qualifié l'initiative de « grandeur nature », soulignant qu'elle dépasse le simple lancement d'une entreprise de transport.
« Nous sommes rassemblés pour célébrer l'ouverture d'une action citoyenne dont la portée oblige respect et considération », a-t-il déclaré, mettant en avant la promotion des valeurs humaines, le patriotisme économique et la contribution directe au développement national.
Il a, à cet effet, salué la vision et le leadership du président-directeur général de CA Trans, Abdoul Sawadogo, qu'il a présenté comme un acteur engagé dans la construction de la mère patrie à travers la création d'emplois et l'investissement productif.
Prenant la parole au nom du président de la Délégation spéciale de l'arrondissement nᵒ 1, Hervé Tiendrébéogo a exprimé la satisfaction des autorités locales face à l'implantation de la compagnie dans leur ressort territorial.
Il a salué un investissement qui répond à l'appel des autorités nationales invitant les fils et filles du pays à bâtir un développement endogène fondé sur l'initiative privée.
« Ce joyau vient répondre à l'appel de notre première autorité. Le développement endogène passe par ces actes concrets », a-t-il souligné, avant de souhaiter plein succès à la nouvelle entreprise.
Une vision bâtie sur cinq années d'expérience
Le président-directeur général de CA Trans, Abdoul Sawadogo, a retracé le parcours et les ambitions de la compagnie. Il a rappelé que le lancement officiel au Burkina Faso de CA Trans marque l'aboutissement d'un processus engagé depuis 2020, année de création de CA Trans en Côte d'Ivoire.
« Cet événement est l'aboutissement d'un travail acharné, d'une vision claire et d'un engagement collectif », a-t-il affirmé, rendant hommage à ses équipes dont la rigueur et le professionnalisme ont permis à l'entreprise d'être classée parmi les meilleures compagnies de transport en Côte d'Ivoire.
Le PDG a insisté sur la mission fondamentale de CA Trans : assurer la mobilité des personnes et des biens dans la sécurité, le confort et la ponctualité, tout en misant sur l'innovation et la digitalisation. Il a évoqué notamment la vente de billets en ligne, le choix personnalisé des places, l'amélioration de l'accueil dans les gares, la présence d'hôtesses à bord, ainsi que les services de collation et de vente d'articles durant les voyages.
Coupure symbolique du ruban marquant l'inauguration officielle de la gare CA Trans de OuagadougouUne contribution à l'intégration sous-régionale et au développement national
Avec l'ouverture de la ligne internationale Côte d'Ivoire–Burkina Faso, CA Trans entend jouer un rôle actif dans le renforcement de l'intégration sous-régionale. « Notre ambition est de faciliter les échanges, de rapprocher les communautés et de contribuer au développement économique et social de nos deux pays frères », a déclaré Abdoul Sawadogo.
Au-delà des lignes internationales, la compagnie affiche également sa volonté d'intervenir sur le réseau national, en complémentarité avec les transporteurs locaux. Le PDG a tenu à préciser que CA Trans ne vient pas en concurrence, mais en appui à l'offre existante, dans une logique de collaboration pour un système de transport plus performant et inclusif.
Représentant le ministre des affaires étrangères, de la coopération régionale et des Burkinabè de l'extérieur, Michel Soma, directeur général des Burkinabè de l'extérieur, a salué une initiative exemplaire portée par un fils du pays vivant à l'étranger. Il a souligné que le projet CA Trans s'inscrit pleinement dans la vision d'un Burkina Faso souverain et tourné vers un développement endogène, prônée par les plus hautes autorités.
Michel Somma, représentant le ministre des affaires étrangères, a encouragé l'engagement de la diaspora dans le développement du paysPour lui, le transport constitue un pilier essentiel de l'intégration économique, de la création d'emplois et du renforcement de la cohésion sociale. Il a particulièrement mis en avant la contribution de la diaspora, rappelant que le développement national ne peut se faire sans une synergie entre les Burkinabè de l'intérieur et ceux de l'extérieur.
« Cette initiative est un signal fort et un appel à tous les opérateurs économiques de la diaspora : revenez, investissez, innovez », a-t-il lancé, assurant de l'engagement de l'État à créer un environnement favorable à l'investissement.
Des lignes structurantes et un départ imminent
À l'occasion de la cérémonie d'ouverture, CA Trans a présenté deux lignes internationales majeures destinées à renforcer la mobilité sous-régionale. La première relie Ouagadougou à Abidjan, via Bobo-Dioulasso, Banfora, Niangoloko, Ferkessédougou, Bouaké, Yamoussoukro et Abidjan, facilitant les déplacements des voyageurs et le transport des biens entre les deux pays.
La seconde ligne internationale dessert Ouagadougou–San Pedro, en passant par Bobo-Dioulasso, Banfora, Niangoloko, Ferkessédougou, Bouaké, Yamoussoukro, Gagnoa, Soubré, Méagui et San Pedro, offrant une nouvelle alternative de transport vers le sud-ouest de la Côte d'Ivoire.
Au plan national, la compagnie annonce l'exploitation de la ligne Ouagadougou-Bobo-Dioulasso, via Sabou, Boromo, Pâ et Houndé, avec l'ambition de contribuer à l'amélioration de la desserte intérieure, à la fluidité des déplacements interurbains et au désenclavement de certaines localités.
Avec une flotte en expansion, 270 emplois directs et environ 200 emplois indirects, CA Trans se positionne comme un acteur majeur du transport moderne en Afrique de l'Ouest. Fidèle à son slogan axé sur la sécurité, le confort et l'innovation, la compagnie entend poursuivre son développement au Burkina Faso tout en contribuant à l'essor économique et social du pays.
Par cette implantation officielle au Burkina Faso, CA Trans confirme l'ambition d'un entrepreneuriat burkinabè résolument tourné vers l'innovation, la sécurité et l'intégration sous-régionale. Portée par l'expérience acquise en Côte d'Ivoire et soutenue par une vision patriotique affirmée, la compagnie entend s'inscrire durablement dans le paysage du transport routier national. À l'heure où les autorités appellent à une mobilisation des compétences et des capitaux de la diaspora, l'initiative de CA Trans apparaît comme une illustration concrète de cet engagement collectif au service du développement et de la mobilité des populations.
Crédit photo : Bonaventure Paré
Anita Mireille Zongo
Lefaso.net
AVIS A SOLLICITATION D'UN AVOCAT SOCIÉTÉ D'EXPERTISE COMPTABLE ZENITH EXPERTISE ET AUDIT SARL SOCIETE EN LIQUIDATION
La société d'expertise comptable Zénith Expertise et audit SARL BF, société en liquidation depuis le 6/11/2025 représentée par sa liquidatrice Madame BERTE Grâce, précédemment Expert-comptable, Associé Gérante et Expert judiciaire est à la recherche des services d'un avocat pour assignation en justice pour recouvrer des créances de plus de 12 milliards.
Les voies amiables, par l'ONECCA BF, ou par Huissier de justice… sont restées vaines.
Depuis 2 ans aucune facture de l'entreprise n'a été payée. Nous avons des factures qui remontent à 2022.
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Avocat intéressé contactez-nous au 72 04 51 74 ou le 70 31 92 41 par e-mail expertisezea@gmail.com.
Ouagadougou le 6/01/2026
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Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a reçu en audience, les membres du Conseil constitutionnel, conduits par leur président, Me Barthélemy Kéré, ce mardi 6 janvier 2026 à Ouagadougou.
Cette rencontre s'inscrit dans la tradition républicaine de concertation et de dialogue interinstitutionnel, essentielle à l'accomplissement harmonieux des missions régaliennes de l'État.
Au terme de l'audience, le président du Conseil constitutionnel a indiqué être venu présenter, au nom de son institution, ses vœux de paix, de santé et de succès au chef du Gouvernement pour l'année 2026, tout en saluant les efforts consentis par l'équipe gouvernementale face aux nombreux défis de l'année écoulée.
Revenant sur le rôle du Conseil constitutionnel, Me Barthélemy Kéré a rappelé que l'institution a rendu en 2025, vingt-cinq décisions et deux avis dont vingt saisines émanant du Premier ministre, soulignant ainsi la nécessité d'une collaboration étroite avec les services de la Primature.
Dans cette dynamique, il a proposé la désignation d'un point focal au sein des services du Premier ministre afin de fluidifier les échanges administratifs et d'assurer un traitement diligent des dossiers, notamment en cas d'urgence constitutionnelle.
Se projetant sur l'année 2026, le président du Conseil constitutionnel a formulé un vœu de consolidation de la paix au Burkina Faso et dans l'ensemble des pays de l'Alliance des États du Sahel. Cela afin que les progrès sécuritaires enregistrés se traduisent durablement en avancées économiques et sociales.
Le Conseil constitutionnel a, à cette occasion, réaffirmé sa pleine disponibilité à accompagner le Gouvernement dans sa mission de garant du respect de la Constitution et du bon fonctionnement des institutions de la République.
Lefaso.net
Source : Primature du Burkina Faso
La Direction générale des impôts a procédé au lancement de la facturation électronique ce mardi 6 janvier 2026 à Ouagadougou. Cette innovation vise à moderniser le mode d'émission et de conservation des factures, en opérant une transition progressive de la facture papier, normalisée depuis 2017, vers une facture électronique sécurisée. Désormais, les factures sont émises à partir d'un système homologué par l'administration fiscale, ce qui garantit leur fiabilité, leur traçabilité et leur protection. Chaque facture devient ainsi une donnée numérique à valeur probante, impossible à modifier ou à falsifier après son émission.
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Autodidacte, travailleur acharné et profondément attaché à son pays, Kader Yoada est parti chercher les ressources nécessaires à ses projets pour revenir bâtir son pays. De son Ganzourgou natal à l'Italie, il a fait de nombreux travaux sans se décourager. Aujourd'hui à la tête d'une chaîne de supermarchés à Ouagadougou, son parcours est celui d'un homme qui a fait du travail une philosophie et du retour au pays un acte de foi.
Le bureau où Kader Yoada accueille ses convives est niché au cœur de l'une de ses supérettes. À l'entrée de la bâtisse, à travers la vitre, on aperçoit les rayonnages alignés, les clients qui entrent et sortent et le ballet des employés en uniformes. À première vue, Kader Yoada donne une apparence calme et posée avec un regard très souvent pensif. Derrière l'image que l'on aperçoit de ce PDG des alimentations Naco International se cache une histoire faite d'aventure, de sueur, de patience et de difficultés. Né dans le département de Tanama, dans la province du Ganzourgou, il grandit dans un environnement rural, modeste, où l'ingéniosité et la débrouille ne sont pas des options mais des nécessités. Très tôt, il s'initie au commerce, sans théorie ni formation académique, mais avec l'instinct de ceux qui observent, essaient et apprennent sur le tas. Au village, il fait et vend un peu de tout : recharge de téléphones à une époque où cela relevait presque de l'exploit technique, vente d'incassables, de fourreaux, de biscuits, de chewing-gums. Il gère même un vidéoclub à l'époque et se lance dans le prêt-à-porter. Sa première “boutique” tient sur un tabouret en bois, installé non loin de sa mère qui fait de la restauration. Une scène banale dans les villages mais qui sera fondatrice d'un commerce plus grand.
Cette précocité professionnelle et entrepreneuriale n'est pas guidée par un rêve de richesse rapide selon Kader Yoada. Elle répond à un besoin de faire, de créer quelque chose par soi-même. « Toutes ces petites activités que je vous ai citées, c'est au village que je les ai faites », insiste-t-il. Malgré tout, très vite, l'idée « d'aller à l'aventure » s'impose à lui comme une étape importante. L'Italie sera cette étape. En 2007, grâce à l'appui d'un oncle, Kader Yoada arrive en Italie. À peine quelques jours après y avoir posé le pied, il se rend compte que le décor ne correspond pas à l'imaginaire qu'il a nourri depuis le Burkina. Il observe, il analyse, et très vite il projette son retour au pays.
« J'ai aussi travaillé dans les sites d'orpaillage pendant un moment », indique Kader Yoada« Je suis venu avec un objectif », dit-il. Celui de travailler, économiser, puis rentrer investir au Burkina Faso et créer des emplois. Dès le départ, il voit son séjour comme temporaire. Les débuts sont rudes, raconte-t-il. Sans papiers complets, il prend la direction de Naples, une des grandes villes du pays. Là-bas, il découvre la réalité la plus brute de l'immigration économique. La cueillette des tomates sous le soleil, les mains plongées dans la terre, le dos courbé des heures durant. Les grosses caisses à remplir, une à une, sans machines, sans raccourcis. Puis, il s'adonne à la maçonnerie où il porte des matériaux pour monter et descendre des escaliers jusqu'à des niveaux d'étage élevés, toute la journée. Un travail de force, répétitif, éprouvant. Un travail épuisant mais qui le rapproche de son objectif. « Quel que soit le boulot, quand tu trouves, tu vas faire », résume-t-il. En Italie, il apprend que le temps n'existe plus en dehors du travail. « Pas de week-ends, pas de loisirs. Les jours ouvrables à l'usine, les week-ends dans les champs, parfois sur les collines », se souvient-il. Cette absence de répit, loin de le briser, forge chez lui la conviction que rien ne s'obtient sans effort.
Après six mois à Naples, il rejoint Brescia une fois ses papiers régularisés. La situation s'améliore, mais l'objectif reste le même. Chaque fin de mois, il économise. L'argent gagné là-bas ne doit pas dormir en Europe. Il doit construire quelque chose ici. « Quand je travaillais, j'avançais là-bas, mais j'avançais aussi au pays », explique-t-il simplement. Dès 2010, les premiers investissements prennent forme. Une parcelle, une construction, puis une petite boutique de vente de produits divers. La gestion est confiée à son frère, pendant que lui continue de faire la navette. De 2011 à 2013, il se prépare méthodiquement à un retour définitif. Mais il souligne que rien n'est improvisé. Revenir sans base solide serait un pari risqué. En 2013, il rentre pour de bon. Vivre en Italie est derrière lui. Désormais, tout se joue au Burkina Faso. Kader Yoada est lucide et il sait ce qu'il quitte. Un système mieux organisé, des revenus stables et un confort relatif. Mais il sait aussi ce qu'il veut construire. « Si nous tous on décide de rester là-bas, qui va construire notre pays ? », interroge-t-il sérieusement. Pour lui, le développement n'est pas un concept abstrait, mais une responsabilité collective. « Les pays européens sont organisés parce que leurs fils les ont bâtis. Il appartient donc aux Burkinabè de faire de même pour leur propre pays », ajoute l'entrepreneur.
Son entreprise a été sacrée meilleure alimentation du Burkina lors de la 2ᵉ édition des Prix de l'Excellence et de l'entrepreneuriat burkinabè en 2024Un retour porteur
De cette conviction naît progressivement « NACO ». D'abord une alimentation, puis plusieurs, jusqu'à devenir une chaîne de supermarchés reconnue. Aujourd'hui, le nom circule, s'impose dans le paysage commercial. Un succès qui repose selon lui sur des années de rigueur, de présence quotidienne sur le terrain, et une compréhension fine des réalités locales. L'aventure n'est pourtant pas exempte d'épreuves. En 2023, un incendie frappe l'un des sites. Beaucoup doutent. Certains vont jusqu'à dire qu'un Burkinabè ne peut pas relever un tel défi, insinuant qu'un étranger aurait repris l'affaire. Ces paroles, dit-il, le blessent, mais renforcent aussi sa détermination. « Ce que les étrangers peuvent faire au Burkina, nous aussi on peut le faire », martèle-t-il. Le redémarrage après l'incendie était une façon pour lui de prouver que la compétence et la résilience locale existent.
Aujourd'hui, Kader Yoada emploie de nombreuses personnes. Des familles dépendent directement de ses entreprises. Cette dimension sociale donne un sens supplémentaire à son parcours. « Grâce à moi, il y a pas mal de gens qui comptent sur moi à la fin du mois », dit-il sans emphase, mais avec conscience de la responsabilité. Créer de l'emploi, pour lui, est aussi important que réussir soi-même. Dans le commerce, les difficultés sont constantes. La gestion des ressources humaines, notamment, est un défi permanent. Il parle sans détour des déceptions, des collaborateurs malhonnêtes, des moments de découragement. Mais il refuse de s'y attarder. Ces obstacles font partie du chemin. L'essentiel est de s'organiser, de s'entourer des bonnes personnes et de continuer à avancer. « L'argent seul ne suffit pas. Créer une entreprise sans aimer ce que l'on fait mène souvent à l'échec. Il faut d'abord aimer la chose que tu fais. Avant d'injecter beaucoup d'argent surtout. Sinon, si tu penses qu'avec l'argent, tout peut marcher, ça peut te surprendre. » Beaucoup de faillites s'expliquent, selon lui, par une précipitation aveugle, par l'envie d'imiter ou de dépenser plutôt que de construire. L'expérience acquise à l'étranger, lorsqu'elle est bien capitalisée, peut devenir un atout majeur au retour.
« L'Europe n'est pas une solution magique »
Kader Yoada affirme ne rien regretter de son parcours. Ni les travaux pénibles, ni les sacrifices, ni les moments de doute. Pour lui, regarder en arrière ne doit servir qu'à se souvenir d'où l'on vient, jamais à se freiner. Avancer reste la priorité. Son message est que « l'Europe n'est pas une solution magique ». « Beaucoup y vont avec des illusions et s'y perdent. Sans préparation, sans compétence, sans discipline, l'aventure peut tourner au cauchemar. La réussite ne se décrète pas, elle se construit. Par le travail, la patience et la détermination. Être pressé est souvent l'ennemi du succès. Chacun doit avancer à son rythme, sans se comparer inutilement aux autres », suggère-t-il. Il insiste sur le fait de ne jamais renier ses origines, de transformer les épreuves en apprentissage et l'aventure en levier économique. Il estime que son parcours est unique comme celui de nombreuses autres personnes mais rappelle que le développement d'un pays passe aussi par ce genre de trajectoires individuelles, faites de courage, de volonté et d'un attachement profond à la terre natale.
Farida Thiombiano
Lefaso.net
La Brigade mobile des Douanes de Koudougou a mené une opération de grande envergure ayant permis la saisie de 81 fûts de cyanure dissimulés dans des maisons isolées en pleine brousse, le lundi 5 janvier 2026 à Boromo, à la suite de l'exploitation d'un renseignement fiable.
Cette intervention a été réalisée avec l'appui de la Direction de la surveillance du territoire (DST) des Douanes, mettant au jour un réseau opérant loin des axes routiers, dans une tentative manifeste d'échapper au contrôle de l'État.
Le cyanure, substance hautement toxique, était entreposé dans des conditions clandestines, exposant les populations, l'environnement et la sécurité nationale à des risques graves et irréversibles. Le mode opératoire révèle la détermination des réseaux frauduleux, misant sur l'isolement géographique et le secret pour opérer.
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Source : Douane du Burkina Faso
La Brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes (BMCRF) a saisi plusieurs cartons de bonbons périmés dans les environs du grand marché, ce mardi 6 janvier 2026 à Ouagadougou, mettant au jour un risque sanitaire majeur pesant sur les enfants.
Selon la BMCRF, ces produits impropres à la consommation, destinés en grande partie aux plus jeunes, constituent une menace sérieuse pour la santé publique, en particulier celle des enfants, premiers consommateurs de confiseries.
Face à cette situation, l'institution appelle tous les commerçants détenant des denrées alimentaires périmées, notamment les bonbons, biscuits et jus, à les retirer immédiatement du circuit de commercialisation, sous peine de sanctions.
La BMCRF rappelle que tout acte de dissimulation ou de vente de produits périmés destinés aux enfants constitue une infraction grave, passible de sanctions sévères prévues par les textes en vigueur.
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Source : BMCRF
Un des matchs choc des 8e de finales de la CAN Maroc 2025, c'est sans nul doute Burkina Faso vs Côte d'Ivoire. Un duel au sommet en Afrique de l'Ouest. A quelques heures de cette rencontre prévue pour ce 6 janvier 2026 à 19h, l'ex international burkinabè et consultant à Canal+, Alain Traoré, nous livre son analyse. Lisons !
« Je pense que le match du Burkina Faso vs Côte d'Ivoire va être très disputé. Il va être un très bon match mais après, il va falloir être très efficace dans les deux surfaces. L'équipe qui arrivera à gérer cela remportera le match. Défensivement, il faut que le Burkina Faso soit costaud et concrétise les occasions qu'il va se procurer. Contre l'Algérie par exemple, on a beaucoup péché dans la finition.
On a été très costaud défensivement mais on a péché offensivement. Ce match, on ne devrait pas le perdre si on avait été efficace devant les buts. La moindre des choses c'était de se quitter sur un match nul. Je sais que contre la Côte d'Ivoire, la motivation sera au rendez-vous, les Etalons seront même surmotivés. Mais il faudra qu'ils gardent leur calme le plus longtemps possible dans la rencontre. La deuxième chose que je vois, c'est que tout se jouera au milieu de terrain.
L'équipe qui va gagner la bataille du milieu de terrain aura l'ascendant sur son adversaire. Alors que le gros problème des Étalons actuellement, c'est leur milieu de terrain. Je ne connais pas la composition que mettra en place le coach, mais il va falloir aligner des joueurs un peu plus habiles, qui peuvent garder le ballon même étant sous pression et servir les attaquants.
Je pense également qu'on est un peu plus forts que les Ivoiriens en attaque. Nos attaquants, c'est vraiment du haut niveau, de même qu'à la défense et dans les buts. Donc, la seule incertitude, c'est au milieu de terrain. C'est en fonction des joueurs alignés au milieu qu'on saura si le coach a opté pour défendre, ou si on est là pour produire du jeu. Mais il faut savoir qu'avec cette équipe ivoirienne, il faut produire du jeu pour les mettre en difficulté. C'est comme ça qu'on peut avoir le gain du match. »
Propos recueillis par Obissa Juste Mien
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