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Soutenance de thèse de doctorat : Inoussa Dianda, désormais Docteur en histoire avec la mention très honorable

mar, 17/03/2026 - 21:13

Inoussa Dianda a soutenu publiquement ce mardi 17 mars 2026 à l'université Joseph Ki-Zerbo, sa thèse unique de doctorat en histoire, spécialité histoire économique et relations internationales. Son travail de recherche mené sous la houlette de Pr Yacouba Zerbo, a porté sur le thème « La coopération Union européenne-Burkina Faso dans le cadre des projets et programmes de 2000 à 2020 ». Ce travail dont la qualité a été reconnue par l'ensemble du jury, a été sanctionné par la mention très honorable.

Inoussa Dianda a fait le choix du présent thème de recherche pour diverses raisons. D'abord, parce que la coopération au développement est un thème à la fois historique et d'actualité et ensuite parce qu'il existe très peu d'écrits sur les projets et programmes de développement de l'UE au Burkina Faso dans le département d'histoire de l'université Joseph Ki-Zerbo. Le candidat a donc approfondi son étude, débutée antérieurement à l'occasion de son mémoire de master.

L'objectif de cette thèse de doctorat, qui a couvert la période de 2000 à 2020, était d'analyser les impacts des projets et programmes de l'UE sur le développement socioéconomique du Burkina au cours de la période indiquée. De façon spécifique, il s'agissait d'examiner les fondements et le cadre institutionnel de la coopération entre l'UE et le Burkina Faso, d'analyser les domaines d'intervention des programmes et projets de l'UE au Burkina Faso et de décrypter les forces et faiblesses de ces interventions.

Le candidat a relevé que sur la période 2000-2020, la coopération entre l'UE et le Burkina Faso a été régi par l'Accord de Cotonou, qui avait pour objectif principal de lutter contre la pauvreté au Burkina Faso, à travers plusieurs programmes. Son étude a permis de recenser 133 projets et programmes mis en œuvre par l'UE sur la période concernée. Mais faute de données, il n'a pu analyser que 104 projets et programmes. Ces 104 projets ont été financés à hauteur de 1 200 milliards de francs CFA.

Inoussa Dianda a recensé au total 133 projets et programmes mis en œuvre par l'UE entre 2000 et 2020

Les secteurs ayant bénéficié de ces programmes sont le secteur du développement rural (301 milliards de FCFA pour 34 projets) composé de l'agriculture, de l'élevage, de la sécurité alimentaire et de l'environnement ; les secteurs structurants tels que les transports (534 milliards pour 32 projets), les infrastructures, l'énergie, la santé et l'éducation ainsi que les secteurs transversaux (158 milliards pour 38 projets) comme la culture, la justice, l'État de droit, la bonne gouvernance et le secteur privé.

À l'analyse, le candidat note que l'ensemble des projets exécutés ont eu des effets positifs sur le développement socio-économique du Burkina. Il cite en exemple le projet PADEG qui dans le domaine de la justice a permis de construire 11 tribunaux de grandes instances et 10 maisons d'arrêt et de correction. Aussi, sur la période 2002 à 2008, le PADEG a financé la formation d'une centaine d'élèves à l'École nationale de magistrature.

Si les effets des programmes et projets sur le développement socioéconomique du Burkina sont indéniables, Inoussa Dianda relève cependant, un paradoxe. Dans les régions où l'on a enregistré une concentration des interventions de l'UE, il y a une situation de pauvreté visible, avec plus de 50% des populations en 2021 qui vivaient toujours sous le seuil de pauvreté. Par contre, les régions les moins bénéficiaires des interventions européennes sont les régions les moins pauvres du Burkina. Ce qui fait dire au candidat que la concentration des projets et programmes de l'UE dans une zone ne garantit pas systématiquement l'amélioration des conditions de vie. Il indique que l'impact des projets et programmes dépend du contexte spécifique, mais aussi des réalités locales. L'exemple du Burkina invite donc à une approche flexible, territorialisée, régionalisée, pour prendre en compte les spécificités de chaque région, afin de transformer la présence des projets et programmes en des résultats concrets et durables au profit des populations locales, a-t-il soutenu.

Le directeur de thèse, Pr Yacouba Zerbo a félicité le candidat pour la qualité du travail présenté

Le jury présidé par Pr Claude-Etienne Sissao, a jugé la thématique abordée par le candidat intéressante. Le travail présenté a aussi été apprécié pour sa qualité scientifique, la richesse de la documentation fournie ainsi que sa contribution à l'histoire de la coopération internationale. Pr Yacouba Zerbo, directeur de thèse, a salué le sérieux de l'impétrant ainsi que son abnégation qui lui ont permis de mener à bout ce travail scientifique. Tout en le félicitant pour l'effort de recherche documentaire, il a indiqué que ce travail de recherche permet au candidat de mieux connaître les différents volets de coopération qui animent les relations entre l'UE et le Burkina Faso et de comprendre l'éventail des domaines de coopération et leur spécificité afin de voir ceux qui sont importants et ceux qui le sont moins. Autre apport de cette thèse, l'analyse des résultats engrangés par les différentes parties dans le cadre de la coopération.

Le jury a jugé Inoussa Dianda digne du grade de Docteur en histoire avec la mention très honorable

Inoussa Dianda a été élevé au grade de Docteur en histoire, avec la mention très honorable. Il a en perspective la poursuite de la recherche avec la rédaction d'un article scientifique sur les acteurs clés de la coopération entre l'UE et le Burkina.

Armelle Ouédraogo
Lefaso.net

Catégories: Afrique, France

Sécurité alimentaire au Burkina : Une ferme agroécologique et un bouli multiusage pour renforcer la résilience des communautés de Yaadga

mar, 17/03/2026 - 20:40

Une mission conjointe composée de l'Organisation des nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), du ministère en charge de l'agriculture et de l'eau, ainsi que de l'Ambassade de Belgique, a effectué une visite de terrain dans la région de Yaadga. Cette sortie du lundi 16 mars 2026, s'inscrit dans le cadre du suivi de la mise en œuvre du projet “GCP/BKF/068/BEL'', dédié au renforcement de la sécurité alimentaire et de la résilience des populations face aux effets du changement climatique.

Après une première étape dans la région des Koulsé, la délégation s'est rendue dans le village de SongNaaba, dans la commune de Yako, province du Passoré, où elle a visité une ferme agroécologique d'une superficie d'un hectare. Aménagée en 2025 grâce à l'appui financier de la coopération belge, cette exploitation agricole bénéficie à environ soixante femmes, dont une trentaine de jeunes. Sur ce site, les productrices cultivent plusieurs spéculations maraîchères, notamment l'oignon, l'oseille, la tomate et le gombo.

« Grâce à l'appui de la FAO et de ses partenaires, nous parvenons aujourd'hui à subvenir à nos besoins ainsi qu'à ceux de nos familles », Philomaine Sawadogo, exploitante de la ferme agroécologique de SongNaaba

Selon les responsables du projet, une production d'environ 35 tonnes d'oignons est attendue dans les prochaines semaines, une performance qui devrait contribuer à renforcer les revenus des bénéficiaires et à améliorer l'approvisionnement des marchés locaux.

Présent lors de la visite, le ministre délégué chargé des ressources animales, Amadou Dicko, a salué les résultats enregistrés depuis le lancement de ce projet mis en œuvre par la FAO depuis 2023.

Le ministre délégué chargé des ressources animales, Amadou Dicko, lors de sa visite de la ferme agroécologique de SongNaaba et une exposition des échantillons des spéculations

Un bouli multiusage pour sécuriser les ressources en eau

La mission s'est également rendue dans la commune rurale de Bassi, dans la province du Zondoma, où un bouli multiusage d'une capacité de 30 000 m³ est en phase de finalisation. Destiné à améliorer la disponibilité de l'eau pour les activités agropastorales, l'ouvrage est accompagné de plusieurs infrastructures connexes, notamment un forage, un château d'eau, un bassin partiteur, un bassin piscicole et une borne fontaine.
Pour le représentant de la FAO au Burkina Faso, Ernest-Moïse Mushekuru, ce type d'infrastructure constitue une réponse concrète aux défis climatiques auxquels font face les communautés rurales.

Le bouli multiusage érigé dans le village de Saye, dans la commune rurale de Bassi pourra contenir 30 000 m3 d'eau

« Le bouli est un système qui permet de collecter les eaux qui vont bénéficier à la fois aux communautés d'agriculteurs et d'éleveurs pour leurs productions. Comme vous le savez, nous sommes dans un contexte où il y a la rareté des pluies en raison des changements climatiques. C'est pourquoi mobiliser aussi bien les eaux de surface que les eaux souterraines reste une grande priorité », a-t-il indiqué.

Selon le représentant de la FAO au Burkina Faso, la ferme communautaire en cours d'aménagement constitue un espace intégré de production au bénéfice des populations locales. Hommes et femmes y mèneront des activités de production maraîchère et vivrière, auxquelles s'ajouteront d'autres initiatives génératrices de revenus, notamment la pisciculture. Dans cette zone caractérisée par une forte présence de bétail, le bouli en cours de réalisation jouera également un rôle essentiel en permettant à des centaines de têtes de bétail de s'abreuver, contribuant ainsi à préserver la santé animale. Les acteurs s'attèlent actuellement à finaliser les dernières infrastructures prévues afin d'assurer une exploitation optimale des aménagements réalisés.

« Financée par le gouvernement belge, cette initiative s'inscrit dans la phase finale du projet, dont l'achèvement est prévu pour juin 2027 », Ernest-Moïse Mushekuru, représentant de la FAO au Burkina Faso (à droite)

Améliorer la sécurité alimentaire et préserver les écosystèmes

Le conseiller technique du ministre délégué chargé des ressources animales, Jean-Marie Batiébo, a affirmé que les aménagements observés s'inscrivent pleinement dans la vision du gouvernement visant à intensifier les productions agricoles et pastorales afin d'atteindre la souveraineté alimentaire. Il a rappelé que plusieurs plaines ont déjà été aménagées pour garantir une meilleure maîtrise de l'eau, citant notamment l'exemple de Dourou, dans la province du Passoré, où l'expérience permet désormais de produire au-delà de la seule saison des pluies.

Pour lui, le modèle de la FAO en cours de développement dans la zone constitue une innovation majeure. Malgré l'absence de barrage à proximité, toutes les stratégies sont mobilisées pour capter et valoriser les eaux de surface et les eaux souterraines. Cette approche permet non seulement d'assurer l'abreuvement du bétail dans une zone où l'eau se fait rare à certaines périodes, mais aussi de soutenir des activités de production maraîchère tout au long de l'année.

Le conseiller technique du ministre délégué chargé des ressources animales, Jean-Marie Batiébo a salué un dispositif qui ouvre de nouvelles perspectives économiques pour les communautés locales

Ce qui leur permettra d'effectuer deux à trois cycles de récolte par an grâce à la disponibilité de l'eau. Selon lui, cette dynamique correspond parfaitement à la politique gouvernementale en matière de développement rural et de résilience des populations. Il a par ailleurs exprimé la reconnaissance du gouvernement envers la FAO, partenaire de longue date, ainsi qu'à la Coopération belge qui finance ce projet innovant dans des zones dépourvues de grandes retenues d'eau. Souhaitant voir ce modèle reproduit dans d'autres localités du pays, il s'est dit confiant quant à la capacité des bénéficiaires à assurer la pérennité des infrastructures, saluant leur organisation communautaire et leur engagement déjà perceptible dans la recherche de solutions aux défis de leur village.

Pour sa part, l'attaché de coopération à l'Ambassade de Belgique, Olivier Savadogo, a exprimé sa satisfaction quant aux résultats enregistrés. Mandaté par l'ambassadeur de Belgique, il a indiqué que cette mission de suivi a débuté depuis vendredi dernier dans la commune de Korsimoro relevant de la région des Koulsé. La délégation a pu constater dans cette localité, précise-t-il, plusieurs réalisations similaires à celles observées dans la région de Yaadga, notamment des infrastructures hydrauliques destinées à soutenir les activités agricoles et pastorales.

Selon l'attaché de coopération à l'Ambassade de Belgique, Olivier Savadogo, après trois années de mise en œuvre, les résultats du projet sont concrets et encourageants

Les boulis multiusages visités jouent un rôle essentiel dans la gestion des ressources en eau, tout en contribuant au renforcement de la cohésion sociale au sein des communautés bénéficiaires. Financée à environ 5,1 millions d'euros, soit près de 3,345 milliards de francs CFA, l'initiative illustre l'engagement de la Coopération belge aux côtés des autorités burkinabè et de leurs partenaires pour soutenir la résilience des populations rurales et améliorer durablement leurs moyens de subsistance.

Un bilan marqué par des réalisations significatives

Après trois années de mise en œuvre (2023-2025), le projet porté par la FAO avec l'appui de la Coopération belge affiche des résultats significatifs en matière de cohésion sociale et de mobilisation communautaire. Au total, 60 clubs dénommés “Dimitra'' ont été mis en place et accompagnés dans 20 villages, regroupant 1 800 membres dont 1 080 femmes. Ces espaces d'échanges ont favorisé le dialogue communautaire, la solidarité et le vivre-ensemble.

Dans cette dynamique, 96 leaders de clubs dont 70 hommes et 26 femmes ont été formés sur la prévention et la gestion des conflits afin de renforcer les mécanismes locaux de médiation. Les clubs ont également été dotés de 30 smartphones, facilitant les échanges interclubs et le partage d'expériences. Grâce à cette organisation, plusieurs initiatives endogènes ont vu le jour, notamment la construction de logements pour les écoles et centres de santé, la plantation d'arbres, la réalisation d'ouvrages de franchissement, le curage de boulis ou encore des campagnes de sensibilisation contre les grossesses précoces en milieu scolaire. Les membres des clubs Dimitra ont même contribué à la réhabilitation d'un bouli, illustrant leur engagement dans le développement local.

« L'initiative de la FAO en notre faveur est salutaire et nous allons nous organiser pour assurer un bon usage des ouvrages mis à notre disposition », Oumar Zallé, habitant du village de Saye dans la commune de Bassi

Le projet a également permis de renforcer les capacités économiques et organisationnelles des producteurs. Une étude diagnostique des bas-fonds et des ouvrages de mobilisation des ressources en eau a été réalisée afin d'orienter les investissements. Parallèlement, 20 CEAP/AVEC (groupements d'épargne et de crédit communautaires) ont été mis en place. Ces structures ont réussi à auto-mobiliser près de 16,7 millions de francs CFA, destinés à financer des activités génératrices de revenus au profit de leurs membres.

Dans le même temps, 600 agropasteurs membres des CEAP ont bénéficié de formations sur des pratiques agrosylvopastorales résilientes face au changement climatique. Le projet a en outre soutenu la dynamisation de trois fermes agroécologiques, grâce à des appuis en intrants, en formations et en suivi technique, tout en accompagnant la création de deux nouvelles fermes agroécologiques.

« Le château d'eau présenté à la mission de suivi du projet “GCP/BKF/068/BEL'' mesure 10 mètres de hauteur », Issa Kindo, expert génie rural à FAO Burkina

Sur le plan productif, les résultats enregistrés témoignent d'un impact tangible sur la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance des ménages. Les producteurs bénéficiaires ont enregistré une production de 2 350 tonnes de riz paddy au profit de 1 350 ménages, tandis que 1 321 tonnes de niébé ont été produites par 2 010 ménages. À cela s'ajoutent 652 tonnes de niébé fourrager pour 1 075 ménages et 920 tonnes de maralfalfa destinées à l'alimentation animale pour 660 ménages. Par ailleurs, 112 hectares de cultures maraîchères ont été aménagés et exploités par les communautés, contribuant à diversifier les sources de revenus et à améliorer la nutrition des populations rurales.

Enfin, des avancées notables ont été réalisées dans la gestion durable de l'eau et la protection de l'environnement. Une étude a été conduite pour la réalisation de neuf boulis et la réhabilitation d'un autre, tandis que six boulis et leurs ouvrages connexes sont actuellement en cours de réalisation. Le projet a également permis la réalisation de cinq nouveaux forages et la réhabilitation de cinq anciens forages, améliorant l'accès à l'eau pour les activités agricoles et pastorales. Dans le domaine environnemental, les agents communaux de l'environnement ont été formés à la protection de la biodiversité, tandis que les communautés ont été sensibilisées à la préservation des écosystèmes autour des sites des boulis.

« Le périmètre irrigué est alimenté par le bouli grâce à des motos pompes. L'eau du bouli devrait être disponible même pendant la période sèche », Daouda Adamou, chargé du contrôle des travaux

Un bosquet de deux hectares a par ailleurs été mis en place au profit de 120 membres. Pour les années à venir, plusieurs perspectives sont envisagées, notamment la réhabilitation de quatre boulis supplémentaires en 2026, la création du bosquet de Soundogo, la fourniture d'intrants de production agricole, halieutique et sylvicole, la mise en valeur des six complexes de boulis et le renforcement continu des capacités des acteurs locaux.

Mis en œuvre dans les régions de Yaadga, des Koulsé et du Liptako, le projet « GCP/BKF/068/BEL » d'une durée de 60 mois pour une cible de 16 350 ménages, vise à améliorer la sécurité alimentaire des populations tout en renforçant leur capacité d'adaptation aux effets du changement climatique. À travers la promotion de pratiques agroécologiques et la réalisation d'infrastructures de mobilisation de l'eau, l'initiative entend également contribuer à la préservation de la biodiversité et des écosystèmes, tout en soutenant les moyens de subsistance des communautés rurales.

Hamed Nanéma
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Catégories: Afrique, France

USA : Le chef du centre de lutte contre le terrorisme démissionne en raison de la guerre en Iran

mar, 17/03/2026 - 18:59

Joseph Kent, directeur du centre national de lutte contre le terrorisme aux Etats-Unis, a annoncé ce mardi 17 mars 2026, sa démission en raison de la guerre contre l'Iran. Selon plusieurs médias, il affirme dans une lettre à Donald Trump diffusée sur X que « l'Iran ne représentait aucune menace imminente » pour les Etats-Unis.

Il est le premier responsable de haut rang au sein de l'administration Trump à démissionner en raison de ce conflit déclenché le 28 février par des bombardements israélo-américains sur l'Iran.

« Je ne peux en toute conscience soutenir la guerre en cours en Iran. L'Iran ne représentait aucune menace imminente pour notre pays et il est évident que nous avons commencé cette guerre en raison de la pression exercée par Israël et son puissant lobby », écrit Joseph Kent dans sa lettre au président américain, selon plusieurs médias.

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Éducation et découverte : SITARAIL embarque 300 élèves pour une première expérience ferroviaire

mar, 17/03/2026 - 18:48

Dans le cadre de sa politique de responsabilité sociétale, la Société internationale de transport africain par rail (SITARAIL) a organisé, ce mardi 17 mars 2026, un voyage éducatif au profit de plus de 300 élèves du primaire. Entre excitation, découverte et apprentissage, cette initiative a permis aux enfants de vivre une première expérience ferroviaire, tout en s'imprégnant de l'histoire et du fonctionnement du chemin de fer au Burkina Faso.

Ce mardi matin, le hall d'attente de la gare de train de Ouagadougou offrait un spectacle peu ordinaire. Plus de 300 élèves du primaire, débordants d'enthousiasme, s'apprêtaient à embarquer pour un voyage à destination de Koudougou. Pour la majorité d'entre eux, il s'agissait d'une première expérience à bord d'un train. Encadrés par leurs enseignants et des responsables, les enfants manifestaient une joie palpable, mêlée d'impatience et de curiosité.

Cette initiative est portée par SITARAIL dans le cadre de sa Responsabilité sociétale d'entreprise (RSE). Elle vise à offrir aux élèves une expérience éducative concrète, au-delà des salles de classe. Avant le départ prévu pour 9h00, les consignes de sécurité ont été minutieusement données. Les encadreurs veillaient à l'organisation et à la discipline, garantissant ainsi un déroulement serein de l'activité du jour.

Les élèves à la gare de train à SITARAIL, écoutant religieusement les consignes

Selon Elie Sama, chef de la circonscription d'exploitation de Ouagadougou, cette activité s'inscrit pleinement dans une vision éducative et citoyenne. « L'activité de ce matin s'inscrit dans la politique RSE de SITARAIL et du groupe AGL. Il s'agit d'accompagner les élèves afin qu'ils découvrent nos entreprises, mais aussi notre manière de travailler. Nous voulons leur offrir un beau voyage de Ouagadougou à Koudougou, tout en leur permettant d'apprendre », a-t-il justifié.

Les jeunes enthousiasmés à l'idée d'emprunter le train pour la première fois

Toujours selon ses dires, ce déplacement relève d'une importance pédagogique qu'il ne faut sous-estimer : « L'objectif est de montrer le paysage de la section Ouagadougou aux enfants, mais aussi de leur parler du chemin de fer. Nous leur avons expliqué son histoire, de 1904 à nos jours, sa construction et sa mise en exploitation. C'est aussi une manière de susciter leur intérêt pour les métiers du rail, qui restent encore peu connus », a-t-il confié.

« Ce voyage peut susciter des vocations pour les métiers du rail », Elie Sama

Du côté des élèves, l'expérience a été vivement appréciée. Sharone Bama, élève en classe de CM2 à Nouvelle Vision scolaire, témoigne avec émotion : « C'est ma première fois d'emprunter le train. J'avoue que c'était vraiment chouette ! Nous étions très à l'aise et on s'est bien occupé de nous durant le trajet. Je remercie beaucoup les organisateurs, car c'est grâce à eux que j'ai découvert le train et compris comment il fonctionne. »

Les élèves à l'intérieur du train, avant qu'il ne démarre

Pour une première expérience, le stress pouvait être au rendez-vous, mais demoiselle Bama avoue avoir positivé avant cette activité. « Je n'avais pas peur du tout. Au contraire, j'ai beaucoup aimé le trajet et tout ce qu'on nous a expliqué », a-t-elle lâché à ce propos. « Si l'occasion se présente encore, je prendrai volontiers le train. C'est une très belle expérience que je n'oublierai pas », a-t-elle ajouté. Des propos qui traduisent l'impact positif de cette immersion sur les jeunes participants.

Les élèves descendant du train après 1h47 minutes de route

Les encadreurs eux aussi n'ont pas manqué de saluer cette initiative. « Nous concevons l'éducation comme un tout. Chaque année, nous organisons des sorties pédagogiques pour permettre aux enfants de découvrir le monde autrement. Cette année, nous avons choisi le train pour leur faire comprendre qu'il s'agit d'un moyen de transport important », a indiqué Joël Zoma, fondateur de l'établissement Nouvelle vision scolaire.

« Je remercie SITARAIL et AGL pour cette initiative », Sharone Bama

Il poursuit en insistant sur la portée éducative de l'activité : « Beaucoup d'enfants, et même certains parents, n'ont jamais pris le train. Il était donc essentiel de leur offrir cette opportunité. Cela leur permet d'élargir leurs horizons et de mieux appréhender la réalité. Nous remercions également le groupe AGL pour son accompagnement, qui a été une agréable surprise. »

« On était contents de savoir que les membres de SITARAIL et AGL nous accompagnaient pour ce voyage », Joël Zoma

Le voyage s'est déroulé dans de bonnes conditions, avec une arrivée du train à Koudougou à 10h47. Au-delà de l'aspect ludique, cette initiative aura permis de transmettre des connaissances précieuses aux élèves, tout en éveillant leur curiosité. Une expérience enrichissante qui illustre parfaitement le rôle que peuvent jouer les entreprises dans l'éducation et l'ouverture des jeunes générations.

Erwan Compaoré
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Catégories: Afrique, France

Diplomatie burkinabè : Le réseau des secrétaires et assistants des missions diplomatiques sollicite l'accompagnement du ministère des Affaires étrangères

mar, 17/03/2026 - 18:30

Reçu en audience par le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, le Réseau des secrétaires et assistants des chefs de missions diplomatiques (RSACMD) est venu se présenter et plaider pour un renforcement de la collaboration avec le département. Une démarche visant à mieux valoriser leur rôle dans la coopération internationale et à contribuer davantage au rayonnement de la diplomatie burkinabè.

Conduite par la présidente, Madame Reine Nadège Yaunsunnu/Sombré, la délégation est venue présenter le réseau au chef de la diplomatie burkinabè et solliciter son accompagnement ainsi qu'une collaboration avec le ministère des Affaires étrangères en vue de mener à bien ses missions.

Selon la présidente du réseau, cette démarche vise à mieux faire connaître le RSACMD et à valoriser les actions menées par ses membres en faveur du renforcement de la coopération bilatérale et multilatérale.

La délégation a aussi formulé des doléances, en lien avec la reconnaissance de leur rôle, le renforcement de la collaboration avec les services du protocole et la participation aux grands événements qui mobilisent les partenaires bilatéraux et multilatéraux au Burkina Faso.

Pour les membres du réseau, c'est ainsi qu'ils pourront, en tant que collaborateurs directs des diplomates accrédités au Burkina Faso, contribuer au rayonnement de la diplomatie burkinabè.

Le ministre des Affaires étrangères a félicité les membres du réseau pour l'initiative et salué leur démarche visant une meilleure collaboration avec son département.

Karamoko Jean Marie Traoré dit mesurer l'importance du travail fait par cette catégorie de personnel des Représentations diplomatiques, en ce sens que ce personnel facilite le contact entre les représentations diplomatiques et le ministère des Affaires étrangères.

Par conséquent, il a marqué la disponibilité du département des Affaires étrangères à renforcer la collaboration avec le réseau et à appuyer ses actions.

Créé en 2008, le RSACMD compte une trentaine de membres. Il mène des activités de formation, de partage d'expériences et de réseautage visant à renforcer les compétences professionnelles de ses membres.

Lefaso.net

DCRP/MAE

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Coopération Burkina–FAO : Cyrille Ganou Badolo renforce le partenariat stratégique avec le Directeur général Qu Dongyu

mar, 17/03/2026 - 18:30

En audience à Rome le 13 mars 2026, l'Ambassadrice du Burkina Faso auprès des agences onusiennes, Cyrille Ganou Badolo, a échangé avec le Directeur général de la FAO, Dr Qu Dongyu, sur plusieurs programmes clés liés à la sécurité alimentaire, à la santé animale et à la transformation du secteur agropastoral, tout en lui transmettant une invitation officielle à visiter le Burkina Faso.

Elle était pour l'occasion, accompagnée de Ousmane Kabré, ministre conseiller à l'ambassade, de Bekouanan Nabié, directeur de la protection des végétaux et du conditionnement (DPVC), ainsi que de Dominique Ouédraogo, chef du service du contrôle phytosanitaire et de la qualité à la DPVC. Les deux derniers séjournaient à Rome dans le cadre de la participation du Burkina Faso à la 20ᵉ session du Comité des mesures phytosanitaires.

Compte tenu de la sensibilité de certains sujets à aborder, l'audience s'est déroulée en deux phases, conformément à la demande de Son Excellence madame l'ambassadeur. La première phase, tenue en format élargi en présence des équipes des deux délégations, a permis de passer en revue plusieurs projets et programmes auxquels le Burkina Faso accorde une importance stratégique. Il s'agit notamment : du Programme de partenariat mondial de la FAO pour les maladies animales transfrontalières (PPM MATs), dont le lancement est prévu prochainement et pour lequel le Burkina Faso a exprimé un vif intérêt à adhérer, du Projet de développement des filières halieutiques (ProFIH), qui avait déjà fait l'objet de discussions avec le directeur général courant 2025, à l'occasion de la deuxième rencontre officielle entre les deux personnalités, du Programme d'élimination des pesticides, dont la première phase s'est récemment achevée avec succès.

La délégation burkinabè a également présenté la vision stratégique des plus hautes autorités du pays des Hommes intègres, en mettant en lumière le programme de développement Intégré des productions agropastorales et halieutiques, baptisé Initiative Lijeeguoli. Ce programme ambitieux vise une transformation structurelle du secteur agro-pastoral et halieutique, dans la perspective de l'atteinte de la souveraineté alimentaire.

L'audience a également servi de cadre à Son Excellence Madame l'Ambassadeur pour transmettre officiellement au Directeur général l'invitation des autorités burkinabè à effectuer une visite officielle au Burkina Faso. C'est avec un vif intérêt que le Dr Qu Dongyu a accueilli cette invitation et a exprimé sa volonté d'y répondre favorablement. Il a indiqué que cette visite, qui pourrait se tenir très prochainement en marge de la conférence régionale de la FAO prévue courant avril 2026 en Mauritanie, constituerait une occasion pour lui d'apprécier les efforts du gouvernement et de redécouvrir le Burkina Faso, un pays qu'il avait déjà visité par le passé lorsqu'il occupait les fonctions de ministre de l'Agriculture de la république populaire de Chine.

La seconde phase de l'audience, tenue à huis clos entre son excellence madame l'ambassadeur et le directeur général, a abordé plusieurs points d'ordre confidentiel et stratégique. Au terme de cet entretien, dont les objectifs ont été largement atteints pour la délégation burkinabè, il convient de souligner qu'il a notamment permis de faire le plaidoyer sur plusieurs dossiers prioritaires et de recueillir les avis et orientations du directeur général.
L'audience s'est achevée sur une note de satisfaction générale, après une séance photos.

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Décès de PALEY née KIEMDE Awa Syntiche : Faire-part

mar, 17/03/2026 - 18:11

La famille PALEY PARENKO à LOU, Bobo Dioulasso, Banfora,Ouagadougou, en France et en Turquie, la famille DAMA à Dédougou et Bobo-Dioulasso la famille KIEMDE Mamadou à Bobo-Dioulasso, Ouagadougou.
Les enfants : Lucie, David, Emmanuella, Démétrius, Esther, Grace et Félicité

Les familles alliées : Koné, Barro, Guiré, Traoré, Ouédraogo. Ira, Bazoum, Boly, Somé, Mandé, Kamal, Ouattara, Callac, Dakouré,

La famille Diarra Moussa à Ouagadougou
La famille Coulibaly Valy à Bobo-Dioulasso

Ont la profonde douleur de vous annoncer le décès de leur fille,belle-fille, sœur, épouse, mère, grand-mère, belle-sœur et amie,

Madame PALEY née KIEMDE Awa Syntiche, épouse de feu PALEY Roger

Décès survenu le Vendredi 13 Mars à Bobo-Dioulasso des suites d'une courte maladie.
L'inhumation a eu lieu le mardi 17 mars 2026 à Bobo-Dioulasso au cimetière Route de Banankélédaga.
UNION DE PRIERES

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Avis de recrutement d'un Chef de Service Informatique F/H

mar, 17/03/2026 - 14:00

Note: ">Lien du recrutement : https://recrutement.vimso.bf/

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Éducation : Dans certaines périphéries de Ouagadougou, l'intégration des élèves déplacés se construit grâce à des écoles solidaires

lun, 16/03/2026 - 23:00

Quand Vanessa Naré prend place dans sa classe de CM2 à l'école de Koumdayonré de l'arrondissement 8 de Ouagadougou, son sourire ne trahit pas son vécu. Originaire de Titao, elle a dû pourtant quitter sa terre natale avec sa famille pour rejoindre Ouagadougou, comme tant d'autres enfants déplacés par l'insécurité. À Yagm Koudogo B, à Marcoussis A, comme à Koumdayonré, des centaines d'élèves vivent aujourd'hui le même apprentissage. Celui de reprendre le chemin de l'école après une rupture, de retrouver des repères et d'apprendre à vivre avec d'autres.

Vanessa Naré, une douzaine d'années, a du mal à fixer les gens. La jeune élève, malgré le sourire timide qu'elle affiche, a vécu des moments peu reluisants. Originaire de la zone de Titao, dans le nord, la Vanessa aujourd'hui en classe de CM2 garde encore en mémoire le bouleversement brutal qui a conduit sa famille à quitter son village. Comme beaucoup d'enfants déplacés internes, elle a vu son univers se refermer en quelques jours. Quitter son école de force, abandonner les repères et suivre ses parents dans un déplacement imposé vers Ouagadougou, sans savoir si le retour serait possible. À son arrivée dans la capitale, elle a découvert un autre paysage avec des visages inconnus et surtout l'incertitude sur la suite de sa scolarité.

À l'école primaire publique de Koumdayonré, où elle est aujourd'hui inscrite, Vanessa reconnaît que les premiers jours ont été difficiles. La peur du monde, la crainte de ne pas trouver sa place parmi les autres élèves autochtones, le poids de ce qu'elle avait laissé derrière elle rendaient chaque matin lourd à porter. Puis l'accueil a changé le cours des choses pour elle. Peu à peu, les enseignants l'ont mise en confiance. Les autres élèves l'ont intégrée à leurs groupes de travail, puis à leurs jeux. Aujourd'hui, Vanessa dit se sentir à l'aise dans son établissement. Son intégration dépasse même le cadre scolaire. Elle fait partie de la troupe théâtrale de l'école, mobilisée pour sensibiliser les élèves à la cohésion sociale et au vivre-ensemble. Sur scène, elle joue parfois des scènes inspirées de situations réelles : le rejet, la peur, l'accueil, la solidarité. Son parcours illustre une réalité plus large : derrière chaque élève déplacé intégré, il y a un patient travail collectif.

L'école primaire publique de Yagm Koudogo B enregistre pour cette année scolaire 2025-2026 136 élèves déplacés internes selon sa directrice

Des écoles sous pression mais solidaires

Les chiffres des élèves déplacés internes traduisent une pression considérable sur les zones d'accueil. La province du Kadiogo n'est pas en reste avec plusieurs écoles de périphérie qui absorbent des EDI. À l'école primaire publique de Yagm Koudogo B, la directrice Aguératatou Ouédraogo Saba parle d'un défi quotidien. Pour cette année scolaire 2025-2026, son établissement accueille 136 élèves déplacés internes. Dans des salles déjà pleines, chaque nouvel élève impose une redistribution des places, une adaptation des groupes pédagogiques, et une gestion différente des rythmes d'apprentissage. Mais pour elle, le défi principal n'est pas seulement logistique.

« Ce sont des élèves qui ont vécu des situations traumatisantes. Leur intégration est souvent difficile parce qu'ils arrivent parfois sans matériel, sans repères, et avec des réactions liées à ce qu'ils ont vécu », explique-t-elle. Grâce à une formation reçue dans le cadre d'un projet d'accompagnement, l'école a élaboré un programme spécifique avec le conseil d'école : cours d'appui pour les élèves de CM2, journées culturelles, séances de sensibilisation à la paix, mise en place d'un comité de veille.

Les enseignants utilisent aussi des outils simples mais efficaces : jeux éducatifs, causeries-débats, sketches, échanges collectifs. Dans certaines classes, un simple bruit inattendu suffit encore à provoquer agitation ou panique chez certains enfants, déplore-t-elle. La directrice reconnaît cependant les limites du système car certains cas nécessitent un accompagnement spécialisé que l'école ne peut assurer seule. « Il y a des élèves qui ont besoin d'être référés. Notre formation psychosociale nous aide, mais ne suffit pas toujours. » Malgré cela, elle observe des progrès nets. « Il y a davantage de tolérance entre élèves, d'amélioration des comportements, et des résultats scolaires jugés satisfaisants pour une majorité des élèves déplacés », se réjouit la directrice.

Reconstruire par l'activité collective

À l'école primaire publique de Marcoussis A, le directeur Aboudou Siéba occupe les enfants pour les aider à reprendre confiance. Son établissement compte aujourd'hui plus de 150 élèves déplacés internes. Ici, l'intégration passe par des activités concrètes : troupe théâtrale, équipe de football, journées de salubrité, cours de soutien, sensibilisation des parents, apprentissage de fabrication de savon. Pour lui, l'école ne peut pas se limiter aux cours. « Quand l'enfant retrouve un collectif, une activité, une responsabilité, il se réinstalle progressivement dans une vie normale. » Le directeur explique que les enseignants ont appris à repérer les signes de stress.

Lorsqu'un élève présente un retrait inhabituel, de l'agitation ou une baisse brutale d'attention, un counseling individualisé est engagé à travers un entretien avec l'enfant, puis avec les parents, afin de prolonger le suivi à domicile. Quand la situation dépasse les capacités de l'école, un référencement vers un spécialiste est envisagé. Les résultats, selon lui, sont visibles : amélioration des performances scolaires, meilleure hygiène, relations plus fluides entre élèves. Il note toutefois que certaines contraintes ralentissent les initiatives : insuffisance de matériel, absence d'électricité pour certaines activités, manque de compétences spécialisées sur des cas complexes.

Dans ces écoles d'accueil, l'autre enjeu est d'éviter que ne se crée une frontière durable entre enfants déplacés et élèves autochtones. À l'école Koumdayonré comme dans les deux précédentes, les enseignants ont compris qu'il fallait aussi travailler avec les élèves déjà installés. Car sans accompagnement, les différences culturelles, linguistiques ou comportementales peuvent alimenter des formes de mise à l'écart. À travers les sketches, les jeux collectifs, les journées culturelles ou les discussions en classe, les établissements construisent des occasions de rencontre.

« J'ai eu l'occasion cette année d'aller connaître au moins 2 ou 3 concessions où ils sont accueillis », indique le directeur de l'école primaire publique Koumdayonré, Valentin Kaboré

Vanessa comme susmentionné, elle-même participe à cette pédagogie du rapprochement. Le directeur de l'école primaire de Vanessa explique que son établissement, situé dans l'arrondissement nᵒ 8, secteur 35, accueille officiellement 93 élèves déplacés internes pour l'année scolaire 2025-2026, un chiffre établi à partir des enfants disposant de documents délivrés par la mairie ou l'action sociale. Selon Valentin Kaboré, ce nombre reste en deçà de la réalité car certains enfants peuvent être dans des familles d'accueil sans toujours apparaître dans les statistiques officielles.

Pour favoriser leur adaptation, l'école a multiplié les séances de sensibilisation à la paix et à la cohésion sociale, les révisions encadrées, les études de nuit et des tournois interclasses de football réunissant élèves déplacés et élèves autochtones. « Les activités menées ont permis un meilleur rapprochement entre les élèves », souligne-t-il, évoquant aussi une amélioration progressive des résultats scolaires et un esprit collectif davantage tourné vers la cohésion.

Comme dans les autres établissements, Valentin Kaboré évoque des difficultés de classes surchargées, les barrières linguistiques et les besoins matériels et fragilités psychologiques. Mais, selon le directeur, des réponses locales ont été trouvées pour contenir ces obstacles. « Il faut d'abord créer la confiance. Tant que l'enfant ne sent pas qu'il est compris et en sécurité, le travail ne peut pas marcher », insiste-t-il. Il rappelle que la plupart de ces élèves ne vivent pas sur des sites structurés, mais dans des familles d'accueil dispersées dans les quartiers, chez des proches ou des parents qui les hébergent.

Une stratégie provinciale pour ne laisser aucun enfant hors de l'école

Pour Alexandre Yaméogo, directeur provincial de l'Éducation préscolaire, primaire et non formelle du Kadiogo, la question dépasse largement les trois établissements concernés. La province du Kadiogo, rappelle-t-il, reçoit depuis plusieurs années un nombre important de familles déplacées. « On ne peut pas laisser ces enfants à la marge du système éducatif », affirme-t-il. Sur instruction des autorités éducatives, un mécanisme de récupération permet d'inscrire les enfants déplacés sans frais de scolarité, même lorsqu'ils arrivent sans document administratif.

Dans les trois écoles actuellement ciblées par le programme d'appui, environ 400 élèves déplacés internes sont recensés. Le choix des établissements n'a pas été fait au hasard mais repose sur une identification préalable des zones recevant les effectifs les plus élevés. Pour Alexandre Yaméogo, l'enjeu est de garantir l'accès à l'école et d'accompagner l'insertion sociale. « Ce sont des enfants qui ont parfois des comportements marqués par ce qu'ils ont vécu. Il faut leur montrer qu'ils sont chez eux, qu'ils ont les mêmes droits que les autres enfants du Burkina Faso. » Il reconnaît cependant que les ressources restent limitées et que l'extension du dispositif dépendra de nouveaux appuis.

Selon Alexandre Yaméogo, directeur provincial de l'Éducation préscolaire, primaire et non formelle du Kadiogo, le projet a apporté une plus-value dans l'insertion sociale, scolaire et socio-éducative des élèves déplacés internes

Si ces expériences tiennent, c'est aussi grâce à des partenaires qui croient en une éducation inclusive et équitable. L'appui de l'Agence japonaise de coopération internationale (JICA) joue un rôle déterminant à travers le Projet d'appui aux initiatives communautaires en faveur de l'éducation en situation d'urgence. Ce projet, actuellement dans sa deuxième phase, vise à renforcer la résilience des écoles confrontées à l'afflux d'élèves déplacés. Concrètement, il soutient la formation des enseignants à l'éducation en situation d'urgence, la prise en charge psychosociale, l'organisation d'activités favorisant la cohésion sociale, l'implication des Comités de gestion d'école (COGES) et la dotation en matériel pédagogique. Dans les établissements bénéficiaires, cette approche modifie profondément la manière d'accueillir. L'école n'est plus seulement un lieu d'enseignement mais un espace de réparation sociale. Les COGES participent à l'identification des besoins, à l'organisation des activités communautaires et au dialogue avec les familles. Cette implication locale renforce l'acceptation du dispositif.

Les deux partenaires se sont d'ailleurs réunis avec les bénéficiaires ce 13 mars 2026 pour faire le bilan des acquis du programme. Les trois écoles présentes au bilan avec les enseignants ont présenté leurs réalisations depuis la rentrée. La majorité des activités d'insertion scolaires sont prévues pour les EDI. Pour la JICA et la Direction provinciale de l'Éducation préscolaire, primaire et non formelle du Kadiogo (DPEPPF), la coopération ne remplace pas les efforts nationaux, mais elle leur donne des moyens de tenir.
Si Vanessa et ses pairs rejoignent leurs camarades avec joie, c'est grâce à l'école qui se veut accueillante, inclusive afin de favoriser la paix et la cohésion sociale.

Les enseignants des 3 écoles se sont réunies pour faire le point de leurs activités du Projet d'appui aux initiatives communautaires en faveur de l'éducation en situation d'urgence

Une cohésion qui cache des dizaines d'heures de vigilance pédagogique, d'écoute, de médiation, de solidarité discrète d'enseignants. À l'échelle nationale, l'urgence éducative, selon le rapport statistique mensuel de l'Éducation en situation d'urgence arrêté au 31 mars 2024, faisait état de 5 319 structures éducatives fermées sur le territoire national, soit environ 20,15 % de l'ensemble des établissements du pays. Cette situation affectait 818 149 élèves, dont 394 293 filles, ainsi que 24 281 enseignants, parmi lesquels 7 413 femmes. Dans le même temps, 1 304 structures éducatives avaient pu être rouvertes, signe d'un effort progressif pour maintenir l'accès à l'école malgré la crise.

Farida Thiombiano
Lefaso.net

Catégories: Afrique, France

Métier d'hôtesse de l'air : Binta Ouédraogo, retraitée, a travaillé 27 000 heures dans les airs

lun, 16/03/2026 - 22:58

Pendant 37 ans, de 1987 à 2024, Binta Ouédraogo a exercé le métier d'hôtesse de l'air. Entre les annonces de sécurité, l'assistance aux passagers lors de l'embarquement et du débarquement, et les plateaux-repas servis, elle a travaillé, suspendue en l'air avec joie et abnégation. Depuis 2024, elle est à la retraite, mais il suffit qu'elle parle pour se remémorer ce métier qu'elle a porté comme une identité.

Il y a des vies professionnelles qui se racontent comme une succession de posts. Celle de Binta Ouédraogo, sienne ressemble davantage à une longue traversée. 27 000 heures de vol, accompagnées d'une discipline qui impose d'être prête à toute heure, qu'il fasse jour ou nuit, qu'il y ait une fête ou un deuil. « J'ai été hôtesse de l'air pendant 37 ans, de 1987 à 2024. Donc, 37 ans dans les airs qui m'ont apporté beaucoup de joie, beaucoup de paix et beaucoup d'amour dans ma vie. » À l'époque de son recrutement, devenir hôtesse de l'air au Burkina Faso ne relevait pas encore de l'évidence sociale. L'aviation restait rare, presque cérémonielle. On voyageait peu, on s'habillait pour l'avion comme on s'habillait pour une photographie importante. Dans certaines familles, le métier lui-même demeurait difficile à expliquer. « À l'époque, c'est vrai que ce n'était pas courant de voir une hôtesse de l'air », raconte-t-elle en souriant.

Il y avait déjà les pionniers d'Air Afrique, et à Air Burkina où elle a travaillé, une première promotion avait été recrutée en 1983. Binta appartient à la deuxième. Mais le plus délicat n'était pas le concours, mais comment expliquer ce métier des airs à la maison. « Pour expliquer vraiment à mes parents, c'était un peu épique parce que mes parents sont des illettrés. Donc, il fallait leur expliquer et puis trouver des mots qui ne les choquent pas en son temps », relate-t-elle, en précisant qu'il fallait rassurer sans trop promettre, contourner la peur d'un métier inconnu. « J'ai choisi ce travail parce que, pour le moment, je ne fais rien. Je vais essayer. Si ce n'est pas bon, je laisse », avait-elle dit à ses parents. Et cette promesse provisoire a tenu 37 ans.

Le portrait photo de Binta Ouédraogo habillée en tenue de travail est accroché dans son salon.

Avant même d'entrer en cabine, elle indique qu'elle avait découvert le métier à travers les livres. Elle lisait beaucoup. Dans les romans et récits qu'elle consultait, l'hôtesse apparaissait souvent comme une figure de mobilité, de raffinement, presque de liberté. « Moi, à mon temps, je voyais le côté glamour du travail. » Le glamour existait, dit-elle après exercice, mais seulement vu de loin. De près, il fallait posséder le baccalauréat, réussir les tests, passer une visite médicale poussée, apprendre la rigueur du corps. Le corps, justement, devait rester conforme. « Quand j'ai commencé à travailler, j'avais tendance à l'obésité. Donc, il fallait faire très attention à son alimentation, à ce qu'on boit, à ce qu'on mange », fait-t-elle savoir, soulignant que le métier demandait de surveiller son apparence sans jamais laisser voir l'effort.

Pas de jour férié, pas de week-end

À écouter Binta revenir sur ses années de fonction, on comprend vite qu'une carrière d'hôtesse ne se mesure pas en années, mais en réveils interrompus. Il faut imaginer les horaires cassés, les départs avant l'aube, les valises toujours prêtes, le téléphone qui peut modifier un planning au dernier moment. « Être hôtesse de l'air, il n'y a pas de week-end, il n'y a pas de fête », insiste-t-elle sans se plaindre, mais plutôt comme une norme qu'elle a acceptée très tôt. Le 31 décembre revient souvent dans ses souvenirs. Le chiffre semble avoir été répété tant de fois qu'il en devient presque symbolique. « Le nombre de fois que moi j'ai volé un 31 décembre, je ne saurais compter. » Elle prend pour exemple une situation de réveillon de l'an. Après un atterrissage à 22h40, elle a dû rejoindre une cérémonie toujours en uniforme. « J'étais obligée d'aller directement parce qu'il y avait des amis qui avaient organisé une soirée. »

Selon l'hôtesse de l'air à la retraite, un vol à 8h signifiait être là deux heures avant. Un départ à 1h du matin imposait la même précision. Mais la fatigue ne devait pas supprimer la netteté du sourire. Il faut toujours être non seulement patient et engagé, très engagé ; car, dit-elle, dans une cabine, le moindre relâchement ou la moindre crispation se fait ressentir. Dans cet espace, il faut aussi lire les visages. « Il y a des gens qui sont ouverts, il y a des gens qui sont joviaux, il y a des gens qui sont austères. » Elle indique que les passagers ne montent pas avec la même humeur et pourtant le service, lui, doit rester identique.

« Le métier a beaucoup évolué parce qu'à notre époque, on ne recrutait pas les femmes qui ont déjà des enfants. Mais aujourd'hui ce n'est plus le cas. »

Binta, même si elle a connu différentes époques, appartient à une génération qui a vu l'avion conserver longtemps quelque chose de cérémonial. « En notre temps, quand on voyageait, on mettait son plus bel habit. On achetait une valise, on achetait de beaux habits. » Le passager arrivait avec retenue, parfois impressionné avant même d'embarquer. Et elle, paradoxalement, se sentait plus émerveillée qu'eux. « J'avais un step ahead. C'est-à-dire que j'étais plus émerveillée que ceux que je transportais. »

Le métier lui a donné une géographie particulière. Non celle des cartes postales, mais celle des escales comptées. À Air Burkina, certains vols s'appelaient les « non-stop ». Ce mot, dans leur jargon, désigne les séjours courts, les nuits ailleurs, parfois deux jours avant de repartir. « On faisait les vols sur Paris, et là-bas, on avait deux ou trois jours », se rappelle-t-elle. D'autres escales étaient plus rapides à Dakar, Niamey ou Libreville par exemple. « On arrive le soir, on part le lendemain matin. » Le métier a longtemps traîné ses malentendus, sinon qu'il le traîne encore. Un cousin lui avait dit un jour à Binta ceci : « Ah, mais ton travail, je ne pense pas que je puisse laisser ma femme le faire, parce que tu es trop libre. » Le mot libre, chez elle, ne signifie pas absence de limites, mais autonomie conquise. « Ce boulot-là m'a permis de m'affirmer, d'être moi-même, de m'organiser. »

Aujourd'hui, Binta a une vie bien calme, loin des décollages et atterrissages permanents.

De l'adrénaline et du calme

Pendant longtemps, le risque est resté abstrait pour Binta. Puis certains drames l'ont rendu concret. Elle cite le vol parti de Rio de Janeiro pour Paris. Ce matin-là, elle devait travailler. Comme toujours, elle s'était levée, café à la main, dans ce petit rituel calme qui précède un service. « J'entends à la radio qu'il y a un avion qui est perdu. » Dans leur langage, ce mot a immédiatement un poids car perdu signifie que l'on attend encore une réponse radio qui ne vient pas. Ce jour-là, pendant un moment, quelque chose a changé sa façon de voir son métier. « J'ai compris ce jour-là que mon travail est dangereux. Au point où j'ai oublié un détail que je n'oublie jamais d'ordinaire : mon chapeau. Je suis arrivée au briefing, persuadée de l'avoir retiré. Il n'était pas là », raconte-t-elle comme pour montrer à quel point la nouvelle lui avait fait un choc.

Aujourd'hui, Binta a une vie bien calme car elle ne vole plus. Ou plutôt, elle ne vole plus professionnellement. « Les vols ne me manquent pas beaucoup, parce que j'ai fait avant 27 000 heures de vol. » Elle se réjouit des repas qu'elle peut prendre lentement, de la présence familiale retrouvée, des moments qu'elle peut savourer sans urgence. « En retraite, je réapprends à vivre avec ma famille. » Mais elle continue pourtant de défendre le travail avec une vigueur intacte. « Il n'y a pas de travail facile. Tout travail est dur. Je rends énormément grâce parce que je trouve que ma vie a été une grâce », affirme Binta avec le sourire. Lorsqu'elle évoque ce que le métier lui a laissé, elle ne parle ni de prestige ni de biens accumulés, mais seulement de découvertes et de moments magiques que parfois rien ne peut acheter.

Farida Thiombiano
Lefaso.net

Catégories: Afrique, France

Burkina Faso : Culture et Tourisme, ces mal-aimés d'une République en pleine « RELANCE »

lun, 16/03/2026 - 22:56

Alors que le Burkina Faso affiche une ambition de relance et de renaissance culturelle, l'absence de postes ouverts dans les concours publics de 2026 pour les spécialistes de la culture et du tourisme suscite l'incompréhension. Dans cette tribune, Ousmane Djiguemdé directeur des études et du partenariat de Faso Tourisme et ancien secrétaire technique de l'Institut des peuples noirs (IPN) et s'interroge sur ce paradoxe et plaide pour une véritable prise en compte de ces secteurs qu'il considère comme essentiels à la reconstruction identitaire, à la cohésion sociale et même à la sécurité nationale.

J'ai appris après la publication des listes des concours ouverts au titre de l'année 2026 par le Burkina Faso, l'absence de postes ouverts pour le recrutement des spécialistes du secteur de la culture et du tourisme. En ma qualité d'ancien Secrétaire technique de l'Institut des Peuples Noirs (IPN) et d'actuel Directeur des Études et du Partenariat, j'ai eu froid quand je fais le rapprochement avec le contexte que nous vivons, un contexte de décolonisation des savoirs et de (re)construction identitaire.

I. Entre incompréhension et paradoxe

Je n'ai pas compris cette contradiction flagrante entre la vision politique et cet acte politique de prise (non prise) en charge effective de la vision politique, dans un champ vierge où le Burkina Faso est en pleine période de restauration culturelle, à travers la détermination des listes de son patrimoine culturel matériel et immatériel, de son répertoire patronymique, de leur prise en charge dans les curricula du système éducatif, ainsi que dans les normes sociales à travers la morale et le civisme.

II. Coup de grâce porté à un secteur déjà en mal ?

Le secteur du tourisme, à lui seul, sans la culture, fait 10 % des emplois dans le monde et génère presque la même proportion des revenus du produit intérieur brut pour un pays. Si on lui ajoute la culture, pour le capital de ressources informationnelles et financières qui changent les mentalités et les conditions de vie d'un citoyen, en un mot, qui changent le citoyen selon le profil type défini par la vision politique, on peut se dire : quel gâchis !

Je ne suis pas sûr que ceux qui conseillent les décideurs du moment sachent véritablement le coup de grâce qu'ils viennent de porter à ce secteur déjà en mal, et à tout le pays ! Ne serait-ce qu'à mesurer le degré d'incivisme et les ressources immenses que l'État injecte pour mettre les gens aux pas, ou pour corriger les dégâts, il est difficile de se convaincre que les conseillers ont été bien inspirés de commencer à sacrifier la culture et le tourisme à l'autel du bien-être, de la sécurité et de l'éducation, des processus qui s'abreuvent des référents culturels que les acteurs administratifs doivent aider à restaurer, capitaliser et structurer en ressources diverses consommables par les politiques publiques.

III. La culture : ce pilier méconnu de la sécurité nationale, dans le cadre de la promotion du paradigme de sécurité humaine

Je me souviens encore de cette phrase, lancée par un cadre de l'armée, lorsque je suis allé faire valoir l'expertise du Ministère en charge de la culture et du tourisme, à la commission nationale d'élaboration de la politique de sécurité nationale : « Qu'est-ce que la culture vient faire dans une histoire où on parle d'armes ? ».

Comme toute réponse, je lui ai gentiment souri et j'ai donné le meilleur de moi-même durant les travaux pour les convaincre de baser tout le processus de la Réforme du Secteur de la Sécurité (RSS) autour des référents culturels, conformément à nos engagements internationaux, et conformément à la dynamique de Renaissance Culturelle Africaine de 2006. Le résultat se trouve dans les fruits de la réforme et je salue au passage tous les membres de ma commission, ainsi que les responsables qui ont bien voulu croire en moi à l'époque.

IV. On ne peut pas décoloniser sans une solide architecture administrative culturelle et touristique

L'intellectuel kenyan Ngũgĩ wa Thiong'o parlait à juste titre de « décoloniser l'esprit », faisant référence à la démarche qui procède de la réappropriation de sa langue et de concepts convoqués en débat dans cette langue pour traduire nos opinions, notre vision de l'univers ; un processus qui oblige à se débarrasser des concepts de l'oppresseur pour être libre.

Dès lors, la rupture décoloniale ou décolonialité est un combat contre les traces invisibles de la colonisation qui persistent aujourd'hui dans le corps social. Il s'agit d'un combat éminemment culturel. Et nulle part ailleurs, aucun peuple ne part en guerre en détruisant ses armes. C'est un processus radical de déshabillage des structures de pouvoir, de pensée et de culture héritées de la colonisation.

Il se bâtit sur trois (3) piliers de rupture dont la brique principale est l'être (le citoyen). C'est lui qu'il faut libérer de tout complexe, principalement de celui d'infériorité et des hiérarchies raciales ou culturelles intériorisées. C'est une réappropriation de l'estime de soi et de sa propre culture qui doit se faire avec des hommes et femmes armés scientifiquement jusqu'aux dents (comme l'a recommandé Cheikh Anta Diop).
Le second, c'est le savoir ou l'épistémologie.

C'est le point le plus crucial, dans la mesure où c'est à ce niveau que la rupture décoloniale remet en cause l'idée que la science, la philosophie ou l'histoire universelle ne proviennent que de l'Occident, parce qu'elle est simplement issue d'un biais historique introduit par l'idéologie gréco-romaine, en toute méconnaissance, ignorance et/ou réappropriation des savoirs millénaires de l'Orient ancien, de l'Asie (Chine-Inde), d'Afrique et des Amériques, bien avant l'éveil de l'Empire romain. Il faut une masse critique de compétences et d'experts de l'administration culturelle et touristique pour accompagner cela. Les meilleurs sont en train de partir sous d'autres cieux et le terrain administratif se vide. C'est le moment que le ministère des Serviteurs du Peuple valide et soumette un tel projet au Conseil des ministres !

Enfin, le troisième pilier, c'est le pouvoir, principalement politique et économique, tel que nous sommes en train de le vivre actuellement. Mais, je le répète, sans une masse critique de compétences dans l'administration du secteur, c'est un chantier sans avenir. Le plus important, ce n'est pas simplement d'ouvrir des postes. Il faut aller au-delà, repenser toute la politique de l'emploi public afin de l'orienter véritablement vers l'ambition première de renaissance culturelle africaine. C'est le seul projet qui peut sauver l'Afrique et le Burkina Faso, à l'heure du chamboulement de l'ordre mondial.

Ousmane DJIGUEMDE
Ancien Secrétaire Technique de l'IPN
Directeur des Études et du Partenariat de Faso Tourisme
(oustehit@hotmail.fr)

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Insolite : À la découverte des îles Diomède, là où « hier » regarde « demain »

lun, 16/03/2026 - 22:55

Entre l'Alaska et la Sibérie, deux îles sœurs séparées de moins de quatre kilomètres vivent pourtant avec 21 heures d'écart. Situées de part et d'autre de la ligne internationale de changement de date, les îles Diomède offrent un spectacle géographique unique où l'on peut, littéralement, apercevoir « demain » depuis « hier ». Une curiosité scientifique et géopolitique qui rappelle que le temps, au-delà de la nature, reste aussi une construction humaine, estime l'enseignant chercheur Arouna Darga, spécialiste du solaire photovoltaïque

Le monde regorge de curiosités géographiques, mais rares sont celles qui donnent ce sentiment vertigineux que le temps lui-même s'est dédoublé. Au cœur du détroit de Béring, entre l'Alaska et la Sibérie, deux îles sœurs séparées de moins de 4 kilomètres vivent avec 21 heures de décalage. Une frontière documentée par la NASA, où la géographie physique et le temps administratif se percutent de façon spectaculaire.

Une situation digne d'un roman de science-fiction

Au milieu des eaux glaciales qui séparent les États-Unis de la Russie, se font face la Grande Diomède (russe) et la Petite Diomède (américaine). Selon l'Observatoire de la Terre de la NASA, ces deux formations rocheuses sont les derniers vestiges de l'ancienne Béringie — ce pont terrestre qui reliait jadis l'Asie à l'Amérique, il y a plus de 10 000 ans.

Ce qui rend ces îles uniques, ce n'est pas seulement leur isolement extrême. C'est leur rapport au temps.

Un saut temporel de 21 heures : comment est-ce possible ?

Bien qu'elles ne soient distantes que de 3,8 kilomètres, les deux îles sont séparées par la Ligne internationale de changement de date (LICD). L'explication est scientifiquement simple, mais le résultat reste saisissant :
• La Grande Diomède suit l'heure du Kamtchatka (UTC +12)
• La Petite Diomède suit l'heure de l'Alaska (UTC −9)

Résultat : lorsqu'il est lundi midi sur l'île russe, il est encore dimanche 15h sur l'île américaine. Un habitant de la Petite Diomède peut littéralement observer, à l'œil nu, le lendemain sur la rive d'en face.

Le « Rideau de glace » de la géopolitique

Au-delà de la curiosité chronologique, les Diomède portent une histoire politique brutale. Pendant la Guerre froide, cette frontière fut surnommée le « Rideau de glace ». Les populations autochtones inupiates, qui circulaient librement entre les deux îles depuis des siècles, se retrouvèrent du jour au lendemain séparées de leurs familles par une frontière hermétiquement fermée.

Aujourd'hui, la Grande Diomède abrite une base militaire et météorologique russe strictement gardée. La Petite Diomède, elle, accueille toujours une communauté civile d'environ 80 personnes, vivant selon des modes traditionnels.

Franchir la frontière : 20 minutes à pied, une illégalité internationale

L'imagerie satellite de la NASA (via le satellite Terra) montre qu'en hiver, un pont de glace se forme parfois entre les deux îles. Théoriquement, on pourrait traverser à pied en vingt minutes — et ainsi changer de jour. Mais la zone figure parmi les plus surveillées au monde : tout franchissement non autorisé constitue une intrusion illégale entre deux puissances nucléaires.

Une leçon de relativité grandeur nature

Cette curiosité géographique nous rappelle, avec une certaine élégance, que le temps est une convention humaine. La ligne de changement de date est un tracé imaginaire, indispensable à la navigation mondiale, mais qui crée ici une situation absurde : deux voisins séparés de moins de 4 kilomètres ne partagent ni le même jour, ni la même semaine.

Une belle leçon de relativité — pour nous rappeler que, parfois, le futur n'est qu'à quelques battements de rames.

Repères techniques
Localisation : Détroit de Béring (65° 47′ N, 169° 01′ W) · Distance : 3,8 km · Décalage : 21 heures · Source : NASA Earth Observatory — Yesterday and Tomorrow Islands
Visualisation : Voir les deux îles sur Google Maps

Arouna DARGA
Enseignant chercheur, Sorbonne-Université
spécialiste du solaire photovoltaïque

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Mariage d'enfants au Burkina Faso : « Une pratique en recul mais toujours préoccupante », selon Joanny Compaoré, de la Direction générale de la famille et de l'enfant

lun, 16/03/2026 - 22:52

Dans le cadre de la mise en œuvre du Projet régional pour l'autonomisation des femmes et le dividende démographique en Afrique subsaharienne plus (SWEDD+), une formation de renforcement de capacités a été organisée les 20 et 21 janvier 2026 au profit des hommes et femmes de médias, conformément à la composante 1.1 du projet dédiée à la Communication pour le changement social et comportemental (CCSC). En marge de cette formation, Joanny Compaoré de la Direction générale de la famille et de l'enfant a animé une communication sur le mariage des enfants au Burkina Faso. Selon ses révélations, cette pratique est en recul au pays des hommes intègres mais demeure toujours préoccupante.

Selon les données présentées, le mariage d'enfants est une union qui implique au moins une personne âgée de moins de 18 ans, qu'elle soit célébrée de manière civile, religieuse ou coutumière. Cette pratique, considérée comme une violation des droits humains des femmes et des enfants, reste particulièrement répandue en Afrique subsaharienne et au Burkina Faso, notamment en milieu rural.

Les statistiques présentées lors de cette séance de formation indiquent toutefois une légère baisse du phénomène ces dernières années. En effet, l'enquête démographique et de santé (EDS V) de 2021 révèle que 38,2 % des femmes âgées de 20 à 24 ans étaient en union avant l'âge de 18 ans, contre 51,6 % en 2015 et 53 % en 2010. La proportion des mariages avant 15 ans est également passée de 10,2 % en 2010 à 7,8 % en 2021. Cependant, les disparités restent marquées entre les zones urbaines et rurales où la pratique demeure plus fréquente.

La communication a également mis en lumière plusieurs formes de mariages d'enfants observées dans certaines communautés. Il s'agit notamment du don de filles, qui vise à renforcer les liens entre familles ; de l'échange de filles entre deux familles appelé « litho » ; du rapt ou encore des unions imposées à la suite d'une grossesse précoce.

Les causes du mariage d'enfants sont d'ordre économique et socio-culturel...

À entendre Joanny Compaoré, plusieurs facteurs expliquent la persistance de cette pratique. Les causes économiques figurent parmi les plus importantes car la précarité pousse certains parents à marier leurs filles afin de réduire les charges familiales. À cela s'ajoutent des facteurs socioculturels tels que le respect des traditions, la crainte des grossesses hors mariage, le faible accès à l'éducation ou encore l'ignorance des conséquences et de la législation en vigueur.

Mais cette pratique néfaste n'est pas sans conséquences sur la vie des victimes. Elles sont multiples et touchent plusieurs dimensions de la vie des jeunes filles. Cette pratique entraîne souvent la déscolarisation, accentue les inégalités entre les sexes et expose les victimes à des violences domestiques. Sur le plan sanitaire, elle favorise les grossesses précoces, les complications lors de l'accouchement, les fistules obstétricales ainsi qu'une hausse de la mortalité maternelle et infantile.

Face à ces défis, le Burkina Faso a engagé diverses initiatives pour lutter contre ce phénomène. Le pays a ratifié plusieurs instruments internationaux relatifs aux droits de l'enfant et a adopté en 2015 une stratégie nationale de prévention et d'élimination du mariage d'enfants. Des plateformes multisectorielles ont également été mises en place pour coordonner les actions, tandis que des campagnes de sensibilisation et des programmes de maintien des jeunes filles à l'école sont menés dans plusieurs régions.

Des milliers d'adolescentes victimes ou à risque bénéficient aujourd'hui d'un accompagnement psychosocial, de formations et d'activités génératrices de revenus. Par ailleurs, plus de 6 000 villages ont publiquement déclaré l'abandon du mariage d'enfants et des mutilations génitales féminines dans leurs communautés.

Le communiquant a terminé en indiquant que malgré ces avancées, plusieurs obstacles persistent, notamment l'insuffisance des ressources, la persistance des pratiques socioculturelles néfastes, la faible coordination des actions et l'application insuffisante des textes juridiques. C'est pour cela qu'il a souligné le rôle essentiel des médias dans la lutte contre ce fléau. Il a invité les journalistes à relayer les politiques de protection des enfants, à sensibiliser les populations et à accompagner les initiatives qui visent à mettre fin au mariage d'enfants.

H.K
Lefaso.net

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Burkina : L'exportation de la tomate fraîche suspendue

lun, 16/03/2026 - 22:50

Dans un communiqué en date du 16 mars 2026 et signé conjointement par le ministre de l'Agriculture et celui du commerce, il est porté à la connaissance des opérateurs économiques et de la population que l'exportation de la tomate fraîche est suspendue sur toute l'étendue du territoire national et ce jusqu'à nouvel ordre.

Cette mesure a pour but d'assurer l'approvisionnement des unités nationales de transformation. La délivrance des Autorisations Spéciales d'Exportation (ASE) est de ce fait suspendue. Aussi, les opérateurs économiques qui disposent des autorisations d'exportation de la tomate fraîche en cours de validité ont un délai de deux (02) semaines à compter de la date de signature du présent communiqué pour accomplir leur procédure d'exportation. Passé ce délai, l'autorisation est considérée comme caduque.

Le communiqué prévient que tout contrevenant à cette décision s'expose à des sanctions conformément à la réglementation en vigueur. Toute marchandise saisie en violation de la présente mesure sera rétrocédée, à titre gracieux, aux unités industrielles de transformation de la tomate fraîche mises en place dans le cadre de l'actionnariat populaire.

Tout cas de non-respect des dispositions du présent communiqué peut être dénoncé aux numéros verts suivants : 80 00 11 84/85/86

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Projet "Ma brique pour Sankara" : Des agents des ministères de l'Enseignement de base et de l'Enseignement secondaire contribuent pour plus de 2 millions de FCFA

lun, 16/03/2026 - 22:47

Dans l'optique de contribuer au développement du tourisme local, des agents du ministère chargé de l'enseignement de base et ceux de l'enseignement secondaire ont répondu présent au projet dénommé « Ma brique pour Sankara ». Ce lundi 16 mars 2026, les deux ministères ont officiellement remis une somme de 2 500 000 FCFA. La cérémonie de remise s'est déroulée sur le site du mémorial Thomas Sankara à Ouagadougou.

Ce geste symbolique s'inscrit dans un engagement collectif des personnels des deux ministères de soutenir le projet de construction du mémorial Thomas Sankara. « Lors de la 5ᵉ cérémonie d'hommage au capitaine Thomas Sankara, nous avons trouvé l'initiative très belle. C'est ainsi que nous avons saisi l'occasion pour témoigner notre patriotisme, notre sens du civisme et également de la solidarité à la construction de la patrie », a fait comprendre Prosper Henri Paré, secrétaire général du ministère de l'Enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique. Prosper Henri Paré a aussi souligné que cette contribution, première du genre, ne sera pas la dernière.

« Ce n'est pas le fait de réaliser simplement ces ouvrages que nous avons vus à un moment donné sur les maquettes. Mais c'est l'appel à tout un chacun pour construire la nation, pour se remémorer cette révolution que beaucoup n'ont pas vécue », confie Prosper Henri Paré, secrétaire général du ministère de l'Enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique.

À l'entendre, même si bon nombre de jeunes n'ont pas connu Thomas Sankara, ils découvrent son héritage à travers des actions et des cérémonies organisées en sa mémoire. Ainsi, il les encourage donc à s'inspirer des valeurs qu'il prônait pour bâtir une révolution capable de transformer le Burkina Faso. Ce faisant, il invite la communauté éducative, les élèves y compris, à saisir cet élan de patriotisme pour cultiver le sens du civisme au sein des structures éducatives. Car, dit-il, « On ne demande pas des centaines de milliers de francs, ni des dizaines de milliers de francs. C'est juste le geste qui importe ».

Pour lui, il ne s'agit pas de s'engager dans la révolution simplement parce qu'il s'agit d'un événement du moment, mais plutôt parce que cela contribue à redonner une autre image du pays et un sens à l'existence des citoyens. À travers ce don, les deux ministères réaffirment leur engagement à œuvrer pour le développement et la valorisation des richesses culturelles du pays.

Aperçu du mausolée

De son côté, Etienne Lompo, coordonnateur du projet, salue l'engagement entrepris par les deux ministères en faveur de la construction du mémorial. Tout en témoignant sa reconnaissance envers les donateurs, il a signifié que de tous les visiteurs, les scolaires et les élèves sont ceux qui effectuent le plus de visites au mémorial.
« Nos statistiques montrent que les élèves constituent le plus grand nombre de visiteurs du mémorial. Dans le même temps, ils contribuent par leurs visites non seulement au rayonnement du mémorial, mais par leur modeste contribution à faire fonctionner le mémorial », a-t-il indiqué.

Lui aussi a saisi l'occasion pour rappeler que les besoins pour la construction du mémorial demeurent énormes. De ce fait, il lance un appel aux citoyens burkinabè et même de la diaspora, à contribuer chacun à sa manière à l'édification du mémorial en mémoire du père de la révolution.

Etienne Lompo, coordonnateur du projet “Ma brique pour Sankara” Souligne que les élèves sont les plus grands visiteurs du mémorial Thomas Sankara

À noter que le projet “Ma brique pour Sankara” est une initiative citoyenne qui offre à chaque citoyen burkinabè la possibilité de contribuer concrètement à la réalisation du mémorial Thomas Sankara. Lancée le 17 octobre 2025, cette campagne vise à collecter environ 4 milliards de FCFA de contributions citoyennes, qui représentent environ 8 % du budget total du projet.

Les contributions se font immédiatement sur place car un guichet y est aménagé à cet effet. Elles peuvent également se faire en ligne à travers la plateforme Arzèka. Il n'y a pas de valeur précise. Chaque citoyen est libre de contribuer en fonction de ses moyens.

Muriel Dominique Ouédraogo
Vidéo : Anita Mireille Zongo
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Burkina/Lutte contre l'exportation illégale des ânes : Un convoi de 95 têtes intercepté par les services des Eaux et Forêts

lun, 16/03/2026 - 22:45

Le mercredi 11 mars 2026, 4 individus qui convoyaient deux troupeaux d'ânes totalisant 95 têtes en direction d'un pays voisin ont été interceptés par le service départemental des Eaux et Forêts de Gon-Boussougou dans la province du Zoundwéogo, région du Nazinon. Selon la direction de la communication des Eaux et forêts qui rapporte l'information, cette intervention s'inscrit dans la dynamique nationale visant à préserver le cheptel asin contre le trafic et l'abattage abusif.

Il faut noter que le Ministre d'Etat, Ministre de l'Agriculture, de l'Eau, des Ressources Animales et Halieutiques, le Commandant Ismael Sombié, par communiqué en date du 9 mars 2026 rappelait les dispositions du décret N°2016-0857/PRES/PM/MRAH/MCIA/MINEFID/MATDSI du 07 septembre 2016 portant règlementation de l'abattage et de l'exportation des asins, des équins et de leurs produits au Burkina Faso. Il a instruit les Forces de Défense et de Sécurité d'interpeller et de traduire devant les juridictions compétentes toute personne se livrant au transport ou au convoyage de plus de trois têtes d'asins sur le territoire national.

Le Directeur Général des Eaux et Forêts a salué le professionnalisme, la vigilance et l'engagement des services des Eaux et Forêts de Gon-Boussougou qui par leur intervention, contribuent efficacement au respect de la réglementation et à la lutte contre les pratiques illicites.

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Source : DComD/DGEF

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Journée internationale d'évangélisation Koudougou 2026 : Plus de 3 800 âmes gagnées à Christ

lun, 16/03/2026 - 22:40

La ville de Koudougou a été le centre d'une mobilisation spirituelle sans précédent du 4 au 8 mars 2026. Entre enseignements profonds, actions de compassion et une croisade d'évangélisation géante à la place de la Nation, cette édition de la Journée internationale d'évangélisation (JIE) s'est achevée sur un bilan de plus de 3 800 âmes sauvées et un impact social majeur dans la région du Nando.

Sous le thème : « Jésus-Christ est le même hier, aujourd'hui et éternellement », la JIE a transformé Koudougou en un épicentre de foi. Chaque soir, une marée humaine estimée entre 15 000 et 20 000 personnes a envahi l'esplanade de la place de la Nation.

Le pasteur Mamadou Philippe Karambiri satisfait de la mobilisation historique de la ville de Koudougou

Le point culminant de ces rassemblements fut sans conteste l'intervention du patriarche, le Dr Mamadou Philippe Karambiri. Malgré ses 79 ans, l'homme de Dieu a fait preuve d'une vigueur renouvelée, proclamant avec force que « Christ est la seule source de la vraie bénédiction ». Son message a suscité une réponse massive : au total, plus de 3 800 personnes ont décidé de donner leur vie à Jésus-Christ au cours de cet événement.
Le volet enseignement a également été une priorité. Les matinées ont été consacrées à l'édification du corps de Christ avec des orateurs de renom tels que le Prophète Koko Kambou, l'Enseignant Kossi Amen, le Pasteur Oumarou Ouédraogo et l'Apôtre Gilbert Kaboré.

3 844 personnes ont donné leur vie à Jésus

La « Compassion dynamique » en action

L'évangélisation ne s'est pas limitée à la tribune. Fidèle aux enseignements de Matthieu 25:36, le CIE/MIA, sous l'impulsion du Dr Hortense Karambiri, a déployé un vaste programme social.
Une visite à la maison d'arrêt de Koudougou a permis d'apporter un soutien moral et des dons (une demi-tonne de vivres, de l'huile et du savon), le tout couronné par un repas communautaire. À cette occasion, une centaine de détenus ont également pris l'engagement de donner leur vie au Christ. Des gestes de solidarité similaires ont été posés envers les malades dans les centres de santé et les veuves de la région.

C'est lors d'une cérémonie tenue au Centre hospitalier régional (CHR) de l'Amitié de Koudougou que plusieurs dons ont été remis (matelas, chaises roulantes et médicaments). Parallèlement, le département en charge de l'hôpital a offert des consultations et des dépistages gratuits (hépatite, diabète) à des centaines de personnes durant la croisade, avec l'appui de l'Union chrétienne médicale et paramédicale de Koudougou.

Le Dr Hortense Karambiri a déployé un vaste programme social à travers cette JIE

L'impact auprès des femmes a été particulièrement visible le 7 mars, en prélude à la Journée internationale de la femme. Un moment d'échange baptisé « Cœur à cœur » a réuni les femmes du Nando à l'Hôtel Splendid pour un temps de restauration et d'équipement spirituel.

Au même moment, le Dr Karambiri tenait une session stratégique avec les leaders spirituels locaux (pasteurs, évangélistes et responsables d'églises). Ce temps de transmission a permis de présenter le nouveau logo réadapté du CIE/MIA, et au patriarche de partager son expérience ministérielle avec la jeune génération afin de fortifier la relève pour la poursuite de la mission dans la région.

Les femmes n'ont pas été en reste en prélude de cette journée du 8 mars

Un cadeau d'anniversaire pour l'éternité

Il convient de souligner que cette Journée internationale d'évangélisation s'inscrit dans le cadre des grandes croisades « Jésus-Christ est le même hier, aujourd'hui et éternellement ». Cette édition revêtait un caractère tout particulier, car la JIE est également le jour de célébration de l'anniversaire du patriarche. Pour marquer ses 79 ans, le Dr Mamadou Philippe Karambiri a exprimé un vœu unique : celui d'avoir en guise de cadeau d'anniversaire le salut des âmes. Cette moisson exceptionnelle des 3 844 vies est ainsi la plus belle réponse à ce désir pastoral.

Au terme de ces quatre jours d'intense visitation, le Dr Mamadou Philippe Karambiri s'est réjoui de l'intervention divine dans cette localité où la vision du CIE/MIA a initialement pris son envol. Pour lui, ce passage à Koudougou résonne comme un retour aux sources et une volonté de continuité, plaçant la ville au cœur de la vision de son ministère.

Ces moments furent l'occasion de présenter le nouveau logo réadapté du CIE/MIA

Il a ainsi saisi l'occasion pour exprimer sa gratitude au Seigneur : « Gloire soit rendue à Dieu pour la Croisade Koudougou 2026. Le Seigneur s'est manifesté, des âmes ont été sauvées, des malades guéris et la bonne nouvelle du Royaume des cieux a été portée dans toute la région du Nando. »
Aujourd'hui, Koudougou respire au rythme d'un renouveau spirituel, laissant derrière lui des milliers de vies transformées et une communauté chrétienne plus unie et équipée que jamais.

Prince Omar
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Coopération : La République centrafricaine s'inspire de l'expérience de la chambre des métiers artisanaux du Burkina

lun, 16/03/2026 - 22:36

Le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a reçu en audience, ce lundi 16 mars 2026, le ministre des Petites et Moyennes Entreprises et de la Promotion du secteur privé de la République centrafricaine, Hyppolite Jean-Paul Ngate-Robard, accompagné de son homologue burkinabè, indique la direction de la communication de la Primature. Les échanges ont essentiellement porté sur le renforcement de la coopération entre les deux pays, notamment dans le domaine de l'artisanat.

En effet, la République centrafricaine envisage de créer une Chambre des métiers artisanaux, afin de stimuler la création d'emplois et de contribuer à la diversification de son économie. Pour la mise en œuvre de ce projet, Bangui a donc choisi de s'inspirer du modèle burkinabè, au regard de l'expérience reconnue du Burkina Faso dans ce domaine.

Le ministre centrafricain a fait savoir que ce choix repose sur des résultats concrets enregistrés par le Burkina Faso. « Les indicateurs que nous avons retenus pour identifier le pays-modèle nous ont permis d'apprécier les résultats mesurables obtenus par le Burkina Faso en termes de création d'emplois et d'entreprises, de réduction du taux de chômage, ainsi que d'autres incidences macroéconomiques. Étant donné que le Burkina Faso a une longueur d'avance dans ce domaine, nous sollicitons son expertise », a déclaré Hyppolite Jean-Paul Ngate-Robard.

Le Premier ministre a salué le choix porté sur le Burkina Faso et réaffirmé la disponibilité du pays à accompagner la République centrafricaine dans l'élaboration de ses instruments stratégiques.

www.lefaso.net
Source : DCRP/ Primature

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Bouroum Bouroum : Les sapeurs-pompiers maitrisent un incendie déclaré dans une habitation

lun, 16/03/2026 - 22:30

La Quinzième Compagnie d'Incendie et de Secours des sapeurs-pompiers basée à Gaoua, est intervenue le dimanche 15 Mars 2026 pour éteindre le feu dans une habitation. C'était à Bouroum Bouroum, localité située à 30km de Gaoua. Fort heureusement, aucune perte en vie humaine n'a été enregistrée, mais les dégâts matériels sont importants.

La Brigade Nationale de Sapeurs-Pompiers recommande la prudence et le respect de la réglementation en matière de sécurité incendie.

www.lefaso.net

Source : Page Facebook Brigade nationale des sapeurs-pompiers

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Musique : Danielle Bonté présente son premier album « Zusoaba Boolame »

lun, 16/03/2026 - 22:26

Danielle Bonté a débuté sa carrière musicale en 2022.
Le samedi 7 mars 2026, Sawadogo Salmata, de son nom à l'état civil, a mis sur le marché du disque son tout premier album intitulé « Zusoaba Boolame » (qui signifie « l'appel de Dieu »).

Cette œuvre musicale, de style tradimoderne, comporte six titres.
L'album est disponible au prix de 5 000 FCFA.

Infoline : +226 65 44 80 58

Samirah Bationo
Lefaso.net

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