Des maisons inondées, des murs effondrés, des familles réveillées en pleine nuit par la montée des eaux. Les fortes pluies qui s'abattent sur le golfe de Guinée ces derniers jours ont laissé des centaines de ménages dans le désarroi. Les spécialistes alertent sur un phénomène régional qui touche l'ensemble du golfe de Guinée.
À Aïbatin, dans le 12e arrondissement de Cotonou, Dominique Noumonvi peine encore à croire ce qu'il a vécu. Pour la première fois, l'eau s'est invitée jusque dans sa maison. « Nous n'avons jamais assisté à un tel phénomène auparavant. C'est la première fois que l'eau stagne dans ma maison. Heureusement, quelques heures après, la situation est revenue à la normale », raconte ce père de famille.
Chez sa voisine, Bernadette Lawson, les traces des inondations sont toujours visibles. Depuis plusieurs jours, la cour est envahie par les eaux. « J'habite ici depuis cinq ans et je n'avais jamais connu cela. On nous explique que nous sommes dans une zone marécageuse, mais depuis les travaux de voies réalisés, la moindre pluie fait entrer l'eau dans notre cour, puis dans les chambres », confie-t-elle.
Quartier Tanzoun à Porto-NovoÀ Bakhita, dans la commune d'Abomey-Calavi, Maxime Amoussou garde en mémoire cette nuit où tout a basculé. « Vers deux heures du matin, dans la nuit du mardi 30 juin, je me suis réveillée et j'ai découvert de l'eau partout dans le salon. J'ai aussitôt réveillé mon fils. Nous sommes restés éveillés jusqu'au lever du jour. Je n'avais jamais vécu une telle situation. Un pan entier de ma clôture s'est effondré sous la pression des eaux. »
À Porto-Novo, dans le quartier Tanzoun, le récit de Joël Akoakou est tout aussi bouleversant. Réveillé vers 3 h 45, le mardi 30 juin, par les cris de son père, il découvre une scène inhabituelle : « En moins de cinq minutes, l'eau avait atteint toutes les chambres. J'ai pu récupérer mes documents les plus précieux ainsi que ma Bible. Mes vêtements étaient déjà trempés avant même que je puisse les toucher. En un clin d'œil, toute la maison était sous les eaux. Quelques poulets que nous élevions ont perdu la vie. Les marchandises de ma mère ont été englouties par les eaux. » Selon ce jeune habitant, le quartier avait déjà connu des inondations en 2011. « Chaque saison des pluies semble pire que la précédente », déplore-t-il.
Plusieurs localités du département de l'Ouémé, notamment Vakon et Akpro-Missérété, ont également été inondées à la suite des pluies diluviennes. À Comè, dans le département du Mono, une équipe communale a effectué une descente dans plusieurs quartiers, dont Ouèdèmè-Pédah et Oumako, afin d'évaluer les dégâts.
Un phénomène qui dépasse les frontières du Bénin
Le Bénin n'est pas un cas isolé. Les pluies diluviennes touchent simultanément plusieurs pays du golfe de Guinée. Le Centre de prévision climatique des États-Unis (NOAA/CPC), dans son bulletin couvrant la période du 2 au 8 juillet 2026, confirme que des précipitations supérieures à la moyenne ont été observées en Côte d'Ivoire, au Ghana, au Togo et au Bénin. Sans oublier le Nigéria.
Le portail humanitaire ReliefWeb, géré par le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), dresse le même constat. Son rapport sur les risques météorologiques mondiaux couvrant la période du 25 juin au 1er juillet 2026 souligne que les pluies exceptionnelles ont provoqué des inondations meurtrières au Ghana, où des maisons, des terres agricoles, des routes et des infrastructures publiques ont été englouties par les eaux. Les mêmes excédents de pluie ont également concerné le Bénin, le Nigéria, le Togo et la Côte d'Ivoire.
Opération de sauvetage dans l'une des villes du GhanaPourquoi les pays du golfe de Guinée sont-ils autant touchés ?
Pour les experts, cette situation résulte de plusieurs facteurs qui se combinent. La mousson ouest-africaine transporte actuellement d'importantes masses d'air humide sur l'ensemble du littoral du golfe de Guinée. Ce phénomène favorise des pluies abondantes simultanément dans plusieurs pays.
Le changement climatique accentue également ces épisodes extrêmes. L'Organisation météorologique mondiale (OMM) rappelle qu'une atmosphère plus chaude retient davantage de vapeur d'eau, ce qui augmente l'intensité des précipitations lorsqu'elles surviennent.
L'urbanisation rapide amplifie aussi les conséquences des pluies. L'occupation des zones marécageuses, les constructions dans les lits naturels d'écoulement des eaux ainsi que l'insuffisance ou l'obstruction des ouvrages d'assainissement réduisent fortement la capacité des villes à évacuer les eaux de pluie. Après avoir survolé les zones sinistrées, le président ghanéen John Dramani Mahama a pointé ces facteurs comme des causes majeures de l'ampleur des dégâts dans son pays.
Au Bénin, si les dégâts restent limités par rapport à certains pays voisins, les témoignages recueillis montrent que les populations s'inquiètent d'un phénomène qui semble gagner en intensité d'année en année. Pour beaucoup d'habitants, ces pluies ne sont plus un simple épisode saisonnier, mais le signe d'une nouvelle réalité climatique à laquelle les villes du golfe de Guinée devront désormais apprendre à faire face.
La Fédération Béninoise de Football (FBF) a annoncé le report de son Assemblée générale ordinaire initialement prévue le 25 juillet 2026.
L'Assemblée générale ordinaire de la Fédération Béninoise de Football (FBF) est désormais fixée au mercredi 5 août 2026 et se tiendra à Lokossa, au Centre d'excellence de football des jeunes filles.
Dans une note circulaire datée du 6 juillet 2026 et signée du Secrétaire général Claude Paqui, la FBF a évoqué des « raisons d'ordre technique » pour justifier ce décalage.
La rencontre était prévue pour le 25 juillet.
L'Assemblée générale regroupera les présidents des clubs des championnats professionnels de Ligue 1 et Ligue 2, ceux de la Ligue 3, ainsi que les responsables des ligues départementales de football amateur. Y prendront également part les représentants des associations nationales affiliées à la Fédération, notamment celles des entraîneurs, médecins et kinésithérapeutes.
M. M.
Le président béninois Romuald Wadagni a achevé, lundi 6 juillet, sa visite d'amitié et de travail en Mauritanie, marquée par des échanges avec son homologue mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani sur le renforcement des relations entre les deux pays.
Reçu ce lundi 6 juillet 2026 à l'invitation du chef de l'État mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani , Romuald Wadagni s'est entretenu avec son homologue afin de faire le point sur la coopération bilatérale. Les discussions ont porté sur plusieurs domaines jugés prioritaires, notamment la coopération économique, la connectivité, la sécurité ainsi que l'intégration régionale.
A l'issue de cette rencontre, les deux dirigeants ont réaffirmé leur volonté commune d'intensifier le partenariat entre le Bénin et la Mauritanie. Ils sont convenus de poursuivre le dialogue afin de développer une coopération plus étroite au bénéfice de leurs populations et de renforcer leur concertation sur les questions de paix, de stabilité et de développement en Afrique.
Avant de quitter la Mauritanie, le président béninois a exprimé sa reconnaissance à son homologue ainsi qu'au peuple mauritanien pour l'accueil qui lui a été réservé.
M. M.
Chaque année, le CICR accompagne environ 2.000 personnes dans son programme de réadaptation physique au Nord‑Kivu, principalement des blessés de guerre amputés nécessitant des prothèses pour les bras ou les jambes. À Goma, ce travail est mené en partenariat avec le centre Shirika la Umoja, qui offre ces soins gratuitement.
Le Président burundais et Président en exercice de l’Union Africaine, Evariste Ndayishimiye, a échangé ce lundi 7 juillet à Bujumbura avec une délégation en provenance de la République Démocratique du Congo, rapporte la Présidence burundaise. Cette délégation était composée des responsables des partis politiques d'opposition ainsi que des leaders des principales confessions religieuses de ce pays.
L’ONG Vipatu poursuit son opération de distribution de cash à plus de 6.000 déplacés installés sur les sites de Kapango, Kirungu, Mulonde et autres, dans le territoire de Moba (Tanganyika). Cette initiative est financée par le Programme Alimentaire Mondial (PAM).