Vous êtes ici

Afrique

Saif al-Islam Kadhafi : ce que nous avons de sa mort

BBC Afrique - mer, 04/02/2026 - 12:11
Cet homme de 53 ans, qui était autrefois largement considéré comme la deuxième personnalité la plus puissante de Libye, a été tué mardi, selon les médias libyens.
Catégories: Afrique

Im Gedenken an Ägyptens gescheiterte Revolution

15 Jahre sind seit Beginn der ägyptischen Revolution vergangen, die am 25. Januar 2011 Präsident Mubarak stürzte. Statt Feierlichkeiten sind die Jahrestage von Trauer geprägt, von erzwungenem Schweigen und stillem Gedenken an jene, die im Streben nach einem verratenen Traum gefallen sind. Die Revolution wurde demontiert, umgeschrieben und ihres Sinns entleert – nicht nur wegen dem, was verloren ging, sondern auch dem, was niemals Wirklichkeit wurde. Revolutionen werden nicht an Parolen oder Momenten kollektiver Euphorie gemessen, sondern daran, ob sie radikale institutionelle Veränderungen bewirken, die über den Moment der Straße hinaus Bestand haben. Gemessen daran ist die ägyptische Januarrevolution politisch, wirtschaftlich und moralisch gescheitert.

Burkina : Moov Africa pose la première pierre de son nouveau siège

Lefaso.net (Burkina Faso) - mer, 04/02/2026 - 11:42

Dans l'après-midi du mardi 3 février 2026, Moov Africa a procédé à la pose de la première pierre de son nouveau siège. La cérémonie de lancement s'est déroulée en présence des premiers responsables de l'entreprise. Elle a aussi connu la présence du ministre en charge de la transition digitale Aminata Zerbo/Sabané, représentante du Premier ministre, et du ministre des serviteurs du peuple Mathias Traoré.

Placée sous le haut patronage du Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, cette activité marque le lancement officiel des travaux. L'initiative prise par ONATEL-SA-Moov Africa vient répondre à la volonté politique du président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, demandant aux grandes entreprises opérant sur le territoire national de se doter de sièges de haut standing. La mise en place de ce siège marque alors une étape historique où l'ambition technologique rencontre le devoir patriotique.

Aperçu de la maquette

Le nouveau siège de l'entreprise de télécommunication sera érigé dans la Zone d'activités commerciales et administratives (ZACA), située au quartier Koulouba, dans l'arrondissement 1 de la ville de Ouagadougou.
Une action qui a été accueillie avec une grande joie de la part des riverains. À cet effet, Wend-Yam Pierre Koanda, président de la délégation spéciale de l'arrondissement 1, s'est réjoui à l'idée d'accueillir ce joyau architectural dans sa zone. Pour lui, la construction de ce nouveau siège contribue à l'embellissement de la ville de Ouagadougou en général, et de son arrondissement en particulier. « Je tiens à féliciter Moov Africa pour cette initiative et à souhaiter que cette première pierre soit le socle d'un édifice qui contribuera au grand bonheur de l'ensemble des populations du Burkina Faso », a-t-il dit.

Wend-Yam Pierre Koanda, PDS de l'arrondissement 1 de la ville de Ouagadougou, salue l'initiative prise par l'entreprise Moov Africa d'ériger son futur siège dans son arrondissement

Ce nouveau joyau s'étend sur une superficie de 7000 m². Il s'agira d'un bâtiment R+5, extensible à R+7. Le tout, pour un montant d'environ 9 milliards de francs CFA. Les porteurs du projet formulent le vœu de réaliser ce projet architectural sur une durée de 26 mois. Outre cela, le futur siège de Moov Africa aura à son actif un sous-sol capable de prendre 44 véhicules et un parking qui pourra supporter autour de 200 véhicules.
Selon Mohamed Karim, directeur général de Moov Africa, ce projet poursuit plusieurs objectifs.

D'abord, affirmer une image de modernité, d'excellence à la hauteur du rôle stratégique que joue l'entreprise dans le développement économique et social du pays. Ensuite, offrir aux femmes et aux hommes des conditions de travail exemplaires, propices à la performance, à l'innovation et à l'épanouissement professionnel. Enfin, ce nouveau siège incarne un renouveau dans leurs méthodes, leurs cultures d'entreprise, mais aussi dans leur engagement au service de l'État, des citoyens et des entreprises burkinabè.

Mohamed Karim, directeur général de Moov Africa, formule le vœu que ce futur siège devienne un lieu d'innovation, de dialogue social exemplaire et de création de valeur durable pour le Burkina Faso

Il a fait comprendre que ce projet n'est pas seulement un édifice moderne mais plutôt le reflet d'une ambition collective. « Le bâtiment que nous lançons aujourd'hui ne sera pas seulement un édifice moderne autour de la ZACA, quartier des affaires de notre capitale, il sera le reflet de notre ambition collective. Le symbole d'un opérateur en pleine transformation, aligné avec les exigences d'un monde numérique en constante évolution », a-t-il laissé entendre.
Il formule le vœu que ce futur siège devienne un lieu d'innovation, de dialogue social exemplaire et de création de valeur durable pour le Burkina Faso.

« La construction de ce bâtiment témoigne de la stabilité de l'entreprise et de la confiance placée dans notre cher pays, le Burkina Faso, un pays qui inspire, qui bâtit, qui avance avec détermination vers un horizon de bonheur partagé pour tous ses fils et filles », déclare le Premier ministre dans son discours délivré par le ministre en charge de la transition digitale, Dr Aminata Zerbo / Sabané

Dans son allocution prononcée par le ministre en charge de la transition digitale, le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo indique que cette action des pionniers de la télécommunication au Burkina Faso constitue un signal fort qui témoigne de la stabilité de l'entreprise et de la confiance placée au Burkina Faso.
« Ce futur siège reflètera davantage l'ambition de l'entreprise, son statut d'opérateur historique des communications électroniques au Burkina Faso, tout en offrant un cadre de travail moderne et propice à la performance. Par son architecture moderne, son intégration harmonieuse dans le tissu urbain et son orientation vers l'efficacité énergétique, ce bâtiment incarnera l'esprit d'une entreprise engagée sur la voie de l'excellence, de l'innovation et de la durabilité », confie le Premier ministre dans son discours lu par le ministre en charge de la transition digitale, Dr Aminata Zerbo/Sabané.

Il a profité de l'occasion pour inviter les autres entreprises à prendre l'exemple de Moov Africa. La cérémonie a connu des temps forts, notamment la présentation du projet aux autorités.

Muriel Dominique Ouédraogo
Lefaso.net

Catégories: Afrique, European Union

Lieutenant- Colonel Damiba, l’agneau sacrificiel ?

Togo Actualités - mer, 04/02/2026 - 11:31

 L’affaire Damiba a cessé d’être un simple épisode bilatéral entre le Togo et le Burkina Faso. Par sa portée symbolique, par le moment régional dans lequel elle s’inscrit et par les interrogations qu’elle soulève, elle s’est imposée comme un cas d’école désormais scruté bien au-delà de l’espace ouest-africain. À l’heure où les États redéfinissent leurs alliances, leurs lignes rouges et leur conception même de la souveraineté, la décision de Lomé d’extrader le lieutenant -colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba mérite une lecture rigoureuse, débarrassée de toute passion. 

En droit international classique, un État dispose d’un pouvoir souverain d’admission, de maintien ou d’éloignement des étrangers présents sur son territoire. Le séjour d’un ancien chef d’État déchu n’ouvre pas automatiquement droit à une protection particulière, sauf si celui-ci bénéficie formellement du statut de réfugié politique ou d’un régime d’asile reconnu. 

Toutefois, ce pouvoir souverain n’est pas absolu. Il est encadré par plusieurs principes fondamentaux, au premier rang desquels figure le principe de non-refoulement, consacré par le droit international des droits de l’homme. Ce principe interdit à un État de livrer une personne vers un pays où elle risquerait des traitements inhumains, dégradants ou une justice manifestement partiale. 

Dès lors, la question centrale n’est pas tant de savoir si le Togo pouvait livrer Damiba, mais à quelles conditions juridiques et procédurales cette remise pouvait être conforme aux normes internationales. Le ministre de la Justice et des Droits de l’homme du gouvernement togolais indique, dans un courrier en date du 19 janvier 2026, avoir obtenu des autorités burkinabè des garanties quant au respect de l’intégrité et de la dignité de M. Paul-Henri Sandaogo Damiba, de ses droits au cours de la procédure notamment celui à un procès équitable ainsi que l’assurance de l’absence de la peine de mort. C’est précisément sur ce terrain que le débat se déplace aujourd’hui. 

Du point de vue des autorités togolaises, la décision s’inscrit dans une logique de coopération régionale et de responsabilité politique. Lomé rappelle son attachement à la stabilité de la sous-région, à la prévention des tensions et au refus de servir de base arrière aux conflits internes des États voisins. Dans un environnement régional marqué par de profondes fractures entre États membres de la CEDEAO, pays de l’AES et partenaires extérieurs, conserver sur son sol une figure aussi politiquement chargée que Damiba pouvait être interprété comme un acte de défi, ou à tout le moins comme une ambiguïté stratégique. 

La remise de l’ancien chef de la transition burkinabè apparaît alors comme un choix de clarification diplomatique : le Togo affirme qu’il ne protège ni ne recycle les acteurs de transitions avortées et qu’il entend rester aligné sur une logique de désescalade régionale. 

*Les zones de friction avec les standards internationaux*

 C’est ici que l’analyse se complexifie. Le droit international n’évalue pas seulement les intentions politiques, mais aussi les effets concrets des actes étatiques. Or, une interrogation demeure : la remise de Damiba a-t-elle été précédée de garanties publiques, vérifiables et juridiquement opposables sur le respect de ses droits fondamentaux ? 

Le communiqué publié par les autorités burkinabè à l’issue de l’extradition, confirmant officiellement la remise de l’ancien chef d’État, insiste sur la souveraineté judiciaire du Burkina Faso et sur la nécessité de répondre aux exigences sécuritaires nationales. En revanche, il reste silencieux sur les garanties procédurales évoquées par Lomé, notamment quant aux modalités concrètes de protection des droits de l’intéressé. Ce décalage alimente le doute sur la traçabilité et la portée réelle des assurances diplomatiques avancées par la partie togolaise. 

La rapidité avec laquelle la demande d’extradition a été traitée interroge également. Lorsque le ministre togolais de la Justice affirme l’absence de la peine de mort, la question de la sincérité et de la solidité de cet engagement se pose, au regard de l’évolution récente du cadre juridique burkinabè et des chefs d’accusation susceptibles d’être retenus contre l’ancien homme fort de Ouagadougou. Une fois le citoyen livré, la capacité de l’État requérant à infléchir le cours de la justice d’un autre État devient, de fait, inexistante. 

Dans un climat de tensions persistantes entre les pays de l’AES, marqué par une communication souvent abrupte et une logique de réciprocité parfois teintée de revanche politique, la question de la sécurité juridique et personnelle de Damiba demeure ouverte. 

*Un acte juridique ou un signal géopolitique ?*

 Au-delà du droit, l’affaire Damiba révèle une réalité plus large : la montée en puissance d’une diplomatie de rapports de force, dans laquelle les États, y compris ceux qui se veulent médiateurs, doivent composer avec des alliances mouvantes et des pressions croisées. 

L’inquiétude publiquement exprimée par le président ivoirien Alassane Ouattara à propos de cette extradition illustre l’internationalisation du malaise. Elle confirme que l’affaire ne relève plus d’un simple différend bilatéral, mais qu’elle est perçue comme un précédent potentiellement déstabilisateur pour l’équilibre régional et la gestion future des transitions politiques.

 Engagé dans des efforts de médiation, le Togo se retrouve ainsi exposé à des lectures contradictoires : jugé trop proche des juntes par certains, trop conciliant avec l’ordre régional par d’autres. Dans ce jeu délicat, Damiba apparaît comme une variable d’ajustement diplomatique. 

La question devient alors profondément politique : un État médiateur peut-il rester neutre lorsqu’il devient, malgré lui, l’hôte des fractures régionales ? 

*Damiba, un sacrifice politique ?*

 À la lumière de ces éléments, l’hypothèse du « sacrifice » mérite d’être posée, non comme une accusation, mais comme une grille de lecture analytique. Damiba n’aurait pas été livré uniquement pour ce qu’il est, mais pour ce qu’il représente dans un équilibre régional instable.

 Si tel est le cas, l’affaire dépasse largement l’individu. Elle interroge la capacité des États africains à concilier leurs engagements internationaux, leur souveraineté diplomatique et la pression croissante des nouveaux blocs régionaux.

 À mesure que la realpolitik s’impose plus frontalement, la frontière entre le droit et la nécessité politique devient poreuse. Et lorsque cette frontière se brouille, ce sont souvent les individus — même anciens chefs d’État — qui en paient le prix. 

Damiba fut-il livré par respect du droit ou pour préserver un équilibre stratégique fragile ? La question reste posée. Et c’est précisément cette incertitude qui confère à l’affaire Damiba sa dimension internationale.

Journal La Sentinelle

The post Lieutenant- Colonel Damiba, l’agneau sacrificiel ? appeared first on Togo Actualite - Premier site d'information du Togo.

Catégories: Afrique, Union européenne

Togo : L’ANC condamne la livraison de Dambia aux autorités burkinabè

Togo Actualités - mer, 04/02/2026 - 11:28

L’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) dénonce avec vigueur la remise par les autorités togolaises de l’ancien président burkinabè Henri Sandaogo Damiba à la junte militaire au pouvoir à Ouagadougou. Dans une déclaration au ton grave, le parti d’opposition fustige une violation flagrante du droit d’asile et du principe de non-refoulement, y voyant un acte de soumission diplomatique et un dangereux précédent qui, selon lui, met désormais en péril la sécurité de tous les réfugiés politiques accueillis au Togo.

DECLARATION

L’ANC condamne la livraison de M. Henri Sandaogo Dambia aux autorités burkinabè

L’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) exprime sa consternation et sa réprobation face à la remise par les autorités togolaises de M. Henri Sandaogo Dambia, ancien Président du Burkina Faso, aux autorités burkinabè issues du coup d’État militaire qui l’a renversé.

Par cet acte, le régime togolais pose un précédent gravissime, qui marque une rupture brutale avec les principes fondamentaux du droit d’asile, du droit international et des valeurs humanistes dont le Togo se réclamait jusqu’ici.

C’est un acte de refoulement politique déguisé, une trahison manifeste des obligations internationales du Togo, un acte de soumission diplomatique indigne, exécuté au mépris de la vie, de la sécurité et des droits fondamentaux d’un réfugié politique placé sous la protection de l’État togolais depuis plus de trois ans.

Le principe de non-refoulement, pilier du droit international qui interdit aux Etats de renvoyer des réfugiés vers un pays où leur vie ou leur liberté est menacée, a été cyniquement violé. Aucun État responsable ne peut livrer un réfugié aux autorités mêmes dont il a fui le pouvoir, surtout lorsqu’il s’agit d’un régime militaire issu d’un coup d’État. Même si le Togo fonde sa décision d’extradition de Paul Henri Sandaogo Dambia sur des « garantis » du respect de son intégrité physique et de sa dignité, de ses droits lui épargnant la peine de mort.

Les accusations de détournement criminel de deniers publics, d’enrichissement criminel, de corruption, d’incitation à la commission de délits et crimes, de recel aggravé et blanchiment de capitaux, avancées par les autorités du Burkina Faso et retenues par le gouvernement togolais, apparaissent comme un prétexte politique commode cousu de fil blanc, non étayé par la moindre décision judiciaire indépendante, ni par la production de preuves vérifiables. L’ANC dénonce un procès expéditif, une décision arbitraire, opaque et unilatérale, prise en dehors de toute procédure contradictoire et en violation flagrante des principes de l’État de droit.

Même dans l’hypothèse — non démontrée — où de tels soupçons existeraient, le Togo disposait de solutions légales et responsables, notamment l’expulsion de M. Dambia vers un pays tiers sûr.

Le choix délibéré de livrer M. Damiba à ses adversaires politiques révèle une volonté assumée de complaire à des régimes militaires, au détriment des principes juridiques et moraux les plus élémentaires.

L’ANC estime que cet acte s’inscrit dans une stratégie hasardeuse et dangereuse de rapprochement avec l’Alliance des États du Sahel (AES), dans une logique de marchandage diplomatique, alors même que le Togo demeure membre de la CEDEAO et ne fait pas partie de l’espace sahélin.

Voilà comment, poussé par un opportunisme géopolitique sans vision ni boussole éthique, le régime togolais sacrifié sur l’autel sur l’autel de la duplicité, la souveraineté juridique du pays, son honneur international et sa dignité ainsi que la sécurité des personnes qu’il accueille.

En posant cet acte, les autorités togolaises envoient un message glaçant : plus aucun réfugié politique n’est en sécurité au Togo.

L’Alliance Nationale pour le Changement :

· condamne avec la plus extrême fermeté la remise de M. Henri Sandaogo Damiba aux autorités burkinabè ;

· tient personnellement responsables les plus hautes autorités de l’État togolais des conséquences humaines, politiques et juridiques de cet acte ;

· appelle les juridictions et mécanismes internationaux compétents, ainsi que les organisations de défense des droits humains, à se saisir sans délai de ce dossier ;

· alerte l’opinion nationale et internationale sur les dérives intentionnellement opportunistes du régime togolais dont la duplicité et le double langage mettent en danger la stabilité régionale.

L’ANC réaffirme que la stabilité régionale ne se construit ni par la peur, ni par la trahison des réfugiés, ni par l’alignement complaisant et opportuniste sur des juntes militaires, mais par le respect du droit, des libertés et de la dignité humaine.

Le Togo mérite mieux que cette diplomatie de renoncement et de compromission.

Fait à Lomé, le 02 février 2026

Pour le Bureau National

Le Président

Togoactualité

The post Togo : L’ANC condamne la livraison de Dambia aux autorités burkinabè appeared first on Togo Actualite - Premier site d'information du Togo.

Catégories: Afrique, Union européenne

Des potions naturelles pour un accouchement facile, des femmes en parlent

BBC Afrique - mer, 04/02/2026 - 11:14
De plus en plus de femmes en Afrique utilisent des tisanes naturelles pour faciliter et accélérer l’accouchement. Mais est ce réellement bénéfique ?
Catégories: Africa, Afrique

Spillovers from foreign land-based investments in agriculture: evidence from a nucleus-outgrower scheme in Zambia

Nucleus-outgrower schemes (NOSs) are considered particularly effective private-sector mechanisms for supporting smallholder farmers and mitigating problematic aspects of large-scale agricultural investments. Using two rounds of panel household surveys from approximately 780 households in Zambia, this study examines the impact of a NOS associated with one of the largest foreign land-based investments in agriculture in Zambia. We focus on links between NOS interventions and smallholder farmers’ adoption of agricultural technologies, sustainable land management (SLM) practices, and crop productivity. Findings indicate that NOS participation increased adoption of full-suite conservation agriculture (CA) practices. However, impacts on other technologies, specifically improved seed varieties, are less clear and depend on support type and scheme design. Results also show that while overall productivity impacts are modest, the programme contributed to maize productivity improvements during its initial phase, but less so latter when focus shifted towards oilseed crops. In summary, NOSs, despite associated risks, have potential to make substantial contributions to sustainable agricultural practices and improve smallholder productivity.

Appel d'offre national pour la réalisation de forages équipés de pompes solaires, de clôtures grillagées, de bassins de stockage d'eau pour l'irrigation, de latrines, de maisonnettes, d'éclairage et de hangars dans les arrondissements 10 et 11 de la...

Lefaso.net (Burkina Faso) - mer, 04/02/2026 - 09:00

Ouagadougou, le 04 février 2026

N/Réf : 01/2026/MT/LAGRO/F41D24000140008

0) Information générale : MANI TESE est une ONG italienne fondée en 1964 qui opère au Burkina Faso depuis les années 1980 dans les régions du Centre, du Plateau Central, du Centre-Est, du Centre-Ouest, Centre-sud, du Nord, des Cascades. Les principaux domaines d'intervention sont les suivants :
• Sécurité alimentaire
• Agroécologie
• Promotion du leadership des femmes dans la société et dans le secteur rural
• La microfinance, accompagnement à la professionnalisation et la formalisation des micro-entreprises et des coopératives

Les thèmes qui ont toujours caractérisé nos interventions sont la promotion de l'agroécologie tant au niveau de la production que de la transformation, la sensibilisation à une alimentation saine avec des produits issus d'une filière courte et locale, la création d'emplois dignes et durables notamment pour les jeunes et les femmes, et la protection des groupes les plus vulnérables en promouvant une culture de paix, de solidarité et de non-discrimination
1) Objet : Appel d'offre national pour la réalisation de forages équipés de pompes solaires, de clôtures grillagées, de bassins de stockage d'eau pour l'irrigation, de latrines, de maisonnettes, d'éclairage et de hangars dans les arrondissements 10 et 11 de la commune de Ouagadougou

2) Financement : Ministère de l'Intérieure d'Italie
3) Eligibilité : L'objet de cette invitation à soumissionner est de solliciter des propositions compétitives pour la signature d'un contrat ponctuelle pour la réalisation des travaux mentionnés
L'appel d'offres s'adresse à toute entreprise régulièrement installée, disposant de l'expérience et des capacités requises et qui ne se trouve dans aucune situation d'interdiction de soumissionner (faillite, liquidation, sanctions, etc.)
4) Acquisition du DAO : Le Dossier d'Appel d'Offres peut être consulté gratuitement et retiré aux conditions suivantes :

Frais d'acquisition
Non applicable

Date, jour et heures

Tous les jours ouvrables, dès le 04 février 2026, de 9h00 heures à 13 heures 00. Se munir d'une adresse électronique(active) pour le retrait des dossiers d'appels d'offre.

Adresse(s) de retrait :
Le dossier d'appel d'offres (DAO) peut être retiré à l'adresse suivante : Bureau de Mani Tese. sis au quartier Wayalghin/Ouagadougou pas loin de SONACOF.geoloc :12.291485.-484786, Tel 56 50 53 76. Pour des informations complémentaires veuillez écrire à l'adresse mail christsebego@gmail.com et en copie burkinafaso@manitese.it en utilisant l'objet :
« LAGRO – questions DAO 01/2026/MT/LAGRO/F41D24000140008 »
5) Dépôt des offres : Dossiers concernés

REALISATION DE FORAGES EQUIPES DE POMPES SOLAIRES, DE CLOTURES GRILLAGEES, DE BASSINS DE STOCKAGE D'EAU POUR L'IRRIGATION, DE LATRINES, DE MAISONNETTES, D'ECLAIRAGE ET DE HANGARS DANS LES ARRONDISSEMNTS 10 ET 11 DE LA COMMUNE DE OUAGADOUGOU

Date limite 20 mars 2026

Heure 16 heures 00

Lieu de dépôt Bureau de Mani tese sis à Wayalghin

6) Validité des offres : Les offres seront valables pendant une période de quatre-vingt-dix (90) jours à compter de la date d'ouverture des plis.

AVIS IMPORTANT

NB : TOUTES LES OFFRES ARRIVÉES APRÈS L'HEURE LIMITE DE DEPOT NE SERONT PAS RECEPTIONNÉES

Catégories: Afrique, European Union

Communiqué de presse - Sondage européen : des préoccupations croissantes qui demandent une action européenne plus forte

Parlement européen (Nouvelles) - mer, 04/02/2026 - 07:03
Dans un contexte de tensions géopolitiques accrues, les citoyens sont de plus en plus inquiets pour leur avenir et souhaitent que l’UE agisse avec unité et ambition.

Source : © Union européenne, 2026 - PE
Catégories: Afrique, Union européenne

Russia/Ukraine : Black Owl Team: Ukraine's bludgeoning of Russia's digital fortress

Intelligence Online - mer, 04/02/2026 - 06:00
On 12 June last year, members of Black Owl Team (BO Team), a group of hackers working for the Ukrainian government, took to their Telegram channel to claim responsibility for yet another cyberattack on a strategic Russian company. This time, [...]
Catégories: Afrique, Defence`s Feeds

United States : US start-up poised to assist Abu Dhabi in its online counter-influence battle

Intelligence Online - mer, 04/02/2026 - 06:00
Faced with a rapidly changing regional environment, the Emirati authorities are looking to strengthen their data collection and analysis capabilities [...]
Catégories: Afrique, Defence`s Feeds

Spheres of influence are officially back - and China stands to gain

Russia’s full-scale invasion of Ukraine, the United States abducting Venezuela’s president,and U.S. President Donald Trump’s public musings about annexing Greenland all point in the same direction. After decades marked by Western dominance, economic globalization and the expansion of multilateral institutions, the ostentatious exercise and threat of raw military power are back at the center of world politics. Overall, we are seeing the return of overt geopolitics: a style of major power politics that does not bother to hide behind international law or multilateral norms. That’s good news for China – and bad news for Taiwan.

Factures d'eau impayées : La brigade Laabal accorde une semaine aux débiteurs pour se mettre à jour à compter de ce 3 février 2026

Lefaso.net (Burkina Faso) - mar, 03/02/2026 - 23:59

L'Office national de l'eau et de l'assainissement (ONEA) a tenu une conférence de presse ce mardi 3 février 2026, dans les locaux de l'institution, sis à Ouagadougou.

Cette conférence avait pour but d'alerter sur la situation préoccupante des impayés de factures d'eau et d'assainissement et d'annoncer les mesures prises pour y remédier.

Selon le directeur général de l'ONEA, Idrissa Sourabié, la santé financière de l'office est sérieusement affectée par l'accumulation des arriérés, estimés à près de 35 milliards de francs CFA au 31 janvier 2026. Un niveau jugé critique, qui fragilise la trésorerie, ralentit les investissements et menace, à terme, la continuité ainsi que la qualité du service public d'approvisionnement en eau potable.

« Pour accomplir sa mission de service public, pour rendre l'eau disponible chaque jour, pour réaliser des infrastructures structurantes, pour étendre les réseaux et sécuriser durablement l'approvisionnement en eau potable, I'ONEA a besoin de ressources financières. La mobilisation de ces ressources financières passe d'abord par le recouvrement des factures d'eau et de travaux. Au 31 janvier 2026, les impayés des factures d'eau, d'assainissement et des travaux réalisés par l'ONEA sont estimés à près de 35 milliards de FCFA. Ce niveau d'arriérés est critique au regard des besoins du secteur car il fragilise la trésorerie de l'office, ralentit les investissements et menace, à terme, la continuité et la qualité du service public. Aujourd'hui, nous lançons un appel aux clients et à toutes les structures qui enregistrent des impayés dans leurs portefeuilles. Payer sa facture d'eau est un acte de solidarité, un geste de responsabilité. Il est donc essentiel que chacun assume pleinement ses responsabilités », a expliqué le directeur général de l'ONEA, Idrissa Sourabié.

« Au 31 janvier 2026, les impayés des factures d'eau, d'assainissement et des travaux réalisés sont estimés à près de 35 milliards de FCFA », a déclaré le directeur général de l'ONEA, Idrissa Sourabié

Tout en rappelant avoir toujours privilégié le dialogue et la flexibilité dans le recouvrement des créances, l'ONEA a annoncé un changement de posture en raison de l'ampleur des impayés.

Le directeur général a annoncé l'officialisation du partenariat entre l'ONEA et la Brigade Laabal, appelée à appuyer les actions de recouvrement. La brigade interviendra notamment dans la sensibilisation des citoyens, la lutte contre l'incivisme lié au non-paiement des factures et l'accompagnement des actions de terrain pour le bien-être collectif.

« Au regard de son caractère social, l'ONEA a toujours privilégié le dialogue et la flexibilité. Mais cette approche ne peut justifier l'accumulation d'arriérés aussi importants, c'est pourquoi, avec les orientations des structures de tutelle, l'ONEA opte désormais pour un changement de posture. Nous nous engageons désormais dans une dynamique claire de renforcement du recouvrement, fondée sur un suivi rigoureux des créances ; la responsabilisation de chaque consommateur ; la mise à contribution de la brigade Laabal. Payer sa facture d'eau est un devoir citoyen, un acte patriotique, un devoir collectif, et une condition indispensable pour garantir l'accès à l'eau potable pour tous ; financer les infrastructures d'aujourd'hui et de demain et renforcer la souveraineté de notre pays dans le secteur vital de l'eau. Nous scellons officiellement le partenariat entre l'ONEA et la brigade Laabal. La brigade Laabal intervient donc en appui à l'ONEA dans la sensibilisation des citoyens, la lutte contre l'incivisme en matière de paiement de factures, la lutte contre la fraude et l'accompagnement dans la facilitation des actions menées pour le bien-être collectif, conformément à la vision de refondation nationale », a-t-il précisé.

L'ONEA et la Brigade Laabal donnent 7 jours aux débiteurs pour régulariser les factures d'eau impayées

Prenant la parole, le commandant de la brigade Laabal, le lieutenant Franck Octave Kabré, a invité l'ensemble des débiteurs, particuliers comme entreprises, à régulariser leur situation dans un délai d'une semaine. Passé ce délai, des mesures de réquisition pourraient être engagées.

« L'État burkinabè a mis toutes les dispositions nécessaires pour que la population se sente bien, mais malheureusement certains actes inciviques de certaines personnes qui rament à contre-courant ne cessent de mettre les bâtons dans les roues chaque jour. C'est dans ce sens que nous sommes ici pour dire qu'on ne peut pas se construire dans l'opposition aux règles ou lois qui sont établies. Payer sa facture d'eau est un acte civique et en même temps un devoir. Donc refuser de payer sa facture d'eau est un acte incivique et un manquement à son devoir. Et c'est là qu'intervient donc la brigade Laabal, qui est une brigade civique pour l'ordre et la discipline. Le mot d'ordre a été lancé et le message est clair et reste le même. Nous appelons les particuliers, les différentes entreprises à se mettre à jour en payant leurs factures et cela dans un délai d'une semaine. Passé ce délai, ils seront naturellement réquisitionnés. Ils vont contribuer d'une autre manière à construire le pays et ils vont payer leurs factures. Nous appelons la population au sens de la responsabilité et nous espérons que ce message, lorsqu'ils l'auront entendu, ils vont se mettre à s'exécuter en payant leur facture », a souligné le commandant de la brigade Laabal.

En rappel, l'Office national de l'eau et de l'assainissement (ONEA) a pour missions d'assurer l'approvisionnement en eau potable des populations et la fourniture de services d'assainissement adéquats.

Hanifa Koussoubé
Lefaso.net

Catégories: Afrique, European Union

Burkina/Production du piment : « L'or rouge peut générer jusqu'à 10 millions de francs CFA à l'hectare si les bonnes pratiques agricoles sont appliquées », foi de Dr Lucienne Kima/Waongo

Lefaso.net (Burkina Faso) - mar, 03/02/2026 - 23:55

Face aux défis climatiques et à la recherche de meilleures performances agricoles, le piment se révèle être une culture à fort potentiel au Burkina Faso. Dr Lucienne Kima/Waongo, qui a travaillé sur la culture de ce produit pour son doctorat, analyse, à travers cette interview, la rentabilité de la filière, le rôle des semences de variétés améliorées et sa contribution à l'économie locale. Lisez-plutôt !

Lefaso.net : Présentez-vous à nos lecteurs ?

Dr Lucienne Kima/Waongo : Je suis docteur en génétique et amélioration des plantes de l'université Joseph Ki-Zerbo, et titulaire d'un master en Sélection et valorisation des ressources phytogénétiques (SVRPG). Je suis également ingénieur en agriculture de formation professionnelle et assermentée pour le contrôle qualité dans la certification des semences végétales. Par ailleurs, je suis actuellement la directrice provinciale de l'agriculture, des ressources animales et halieutiques de Bassitenga.

Mes travaux de recherches ont porté sur le piment (Capsicum spp.), une culture très importante pour l'économie locale et la sécurité alimentaire, dont l'objectif était de connaître la gestion paysanne (savoirs-faire locaux) et recenser la diversité génétique existante du piment cultivé au Burkina Faso puis caractériser cette collection sur le plan agro-morphologique et moléculaire. En tant qu'agronome, j'ai également travaillé sur la chaîne de valeurs du piment dans ses différents maillons et la façon dont elle peut améliorer les revenus des acteurs et renforcer la sécurité alimentaire au Burkina Faso. Les travaux ont été conduits sous la responsabilité du Pr Bationo/Kando Pauline, notre directrice de thèse.

Quelles sont les principales zones de production du piment au Burkina Faso ?

Le piment est cultivé dans toutes les provinces du pays car il s'adapte à une large gamme de sols. Les données de 2018 du ministère en charge de l'agriculture montrent les régions de Tannounyan, de Nazinon, de Oubri, du Yaadga, des Kuilsé, de Kadiogo et de Nando sont des principales zones de production. Mais des tendances plus récentes n'occultent pas les régions de Djôrô, de Guiriko et de Bankui.

Quel rôle joue le piment dans l'économie des ménages agricoles ?

Le piment qualifié de « l'or rouge » traduit toute son importance économique. Il joue un rôle économique très stratégique dans les ménages agricoles puisqu'il se présente comme une première source de revenues monétaires qui est rapidement utilisé pour les dépenses courantes, les soins de santé et la scolarisation des enfants. Parmi plus de 18 cultures maraîchères pratiquées par les ménages agricoles selon le RGPH de 2019, le piment vient en 7e position. Nos études ont montré qu'il n'y a ni âge, ni sexe dans la production du piment, il est cultivé sur des superficies de 100 m2 à 2 hectares, toute l'année dans les jardins ou en plein champ, en monoculture ou en culture associée.

Les revenus nets générés sont de 100 000 à 2 000 000 de FCFA pour des petits producteurs. Pour les professionnels qui planifient bien leur production et appliquent les bonnes pratiques agricoles, les bénéfices partent très loin au-delà des 2 millions de francs à l'hectare (plus de 10 millions), car le kilogramme se vend entre 1 000 à 2 500 FCFA pendant les périodes de pénurie. Des pratiques artisanales de transformation, des petites unités de transformations connaissent le jour actuellement.

Le piment burkinabè a-t-il une importance particulière sur les marchés locaux ou à l'exportation ?

Le piment est l'une des épices les plus consommées et présent dans la majorité des plats nationaux et très demandé sur les marchés urbains et ruraux, dans les supermarchés et boutiques dans toute l'année sur toutes ses formes vendues (frais, séché, en poudre ou en pâte). Il est bien exporté vers les pays côtiers et même au-delà des pays africains qui apprécient sa saveur brûlante. Lors de nos enquêtes il a été montré qu'il est exporté vers la Côte d'Ivoire, le Mali, le Ghana et le Niger. Selon les données du 5e RGPH analysées par INSD en 2023 le taux de commercialisation du piment produit est de 78,1%. Il faut noter aussi que la vente locale dépasse la part exportée. Cela montre que le marché du piment au Burkina Faso est une opportunité à saisir et constitue une réelle offre d'emploi pour les femmes et les jeunes.

Qu'entend-on exactement par « semences de variétés améliorées » de piment ?

On entend par semences de variétés améliorées de piment des variétés dont au moins une ou plusieurs caractéristiques présentent des performances supérieures à celles des variétés dont elles sont issues. Elles sont sélectionnées suivant la démarche scientifique et rigoureuse pour aboutir aux variétés ayant des caractéristiques supérieures aux variétés locales.

Quelles variétés améliorées de piment existent actuellement au Burkina Faso ?

Il existe une multitude de variétés de piments de couleur, formes et tailles très variées ayant des goûts piquant à très piquants (la teneur en capsaïcine, molécule responsable de ce goût), ou aromatisées (ex la variété Big Sun surnommée “sent bon à cause de son arôme). La variété population dénommée « jaune de Farako-Bâ » très piquante connu sous le nom de Jaune du Burkina et deux autres variétés de saveur douce dénommées Papri King et Papri Queen, inscrites dans le catalogue national des semences en 2014, sont des variétés issues des travaux de Dr SANOU Jacob, sélectionneur renommé du Burkina Faso. Deux autres variétés viennent d'être inscrites en 2025 par l'INERA. Les variétés des firmes semencières inondent le marché et les plus fréquemment rencontrées chez les producteurs sont le “Jaune du Burkina”, le Sent bon ou Big Sun, Strella… Dans le groupe des petits piments, on dénombre aussi le “piment de Cayenne”, le paprika, piment bec d'oiseau ou le piment oiseau.

Quels sont les principaux avantages de ces variétés par rapport aux variétés locales ?

En général l'avantage des semences de variétés améliorées réside dans le fait qu'elles ont des bonnes performances agronomiques (rendement plus élevé, cycle plus court, meilleure tolérance aux maladies, meilleure résistance à la chaleur, fruits plus homogènes et adaptés au marché, meilleure efficience de l'eau). Pour cela, elles ont des impacts socio-économiques positifs, notamment en termes d'augmentation des revenus, de réduction des risques et de renforcement de la résilience des ménages agricoles.

Comment se fait le processus de sélection et d'amélioration des variétés de piment ?

La sélection et l'amélioration des variétés du piment suivent un processus itératif combinant l'exploitation de la diversité génétique, des croisements contrôlés et des évaluations agronomiques et socio-économiques en station et en milieu paysan. Plusieurs méthodes de sélection sont utilisées mais le schéma classique intègre les étapes suivantes, notamment la prospection collecte du matériel génétique existant afin de disposer d'une large diversité génétique du piment. La deuxième étape consiste à caractériser le matériel végétal collecté afin d'identifier les génotypes intéressants.

Ensuite vient la sélection des plants géniteurs ayant des caractères d'intérêt recherchés dans le matériel végétal caractérisé et les croisements contrôlés de ces géniteurs (contrôle ou orientation de la pollinisation) afin de combiner les caractères souhaités. Après plusieurs autofécondations pour fixer les caractères génétiques, on passe à l'évaluation en station expérimentale et en milieu paysan puis à l'homologation et l'inscription pour une reconnaissance officielle dans le catalogue national.

Combien de temps faut-il en moyenne pour développer une nouvelle variété de piment ?

Selon le schéma classique de création variétale, il faut en moyenne 7 à 10 ans (selon la complexité des caractères recherchés pour la nouvelle variété). La biotechnologie peut être utilisée pour raccourcir le temps, mais nécessite aussi les moyens et équipements conséquents de laboratoire.

Les variétés améliorées sont-elles adaptées aux conditions climatiques actuelles du Burkina Faso ?

En général, le piment s'adapte bien au climat chaud et ensoleillé donc à notre climat. Néanmoins une thèse est en cours, conduite par Mahamadi Belem pour étudier le comportement des variétés collectées soumises aux différentes saisons de culture.

Comment la recherche prend-elle en compte la sécheresse et les fortes chaleurs ?

Dans le processus de sélection et amélioration variétale les paramètres pédoclimatiques sont pris en compte. Généralement les variétés locales sont sources de résistance à certaines pathologies et aux conditions pédoclimatiques, dont la recherche utilise ces gènes de résistance comme gène d'intérêt à intégrer dans le génome d'une autre variété ayant des rendements élevés mais sensibles à ces contraintes. Ensuite on fait des criblages pour maintenir les génotypes qui s'adaptent.

Peut-on dire que ces variétés contribuent à la résilience des producteurs au Burkina ?

Les variétés améliorées présentent de meilleures performances agronomiques et une plus grande stabilité des rendements, ce qui contribue à l'amélioration des revenus et à la résilience des ménages agricoles. Seulement il faut signaler des variétés hybrides nécessitent un renouvellement constant, chose que les producteurs trouvent difficile au regard des coûts élevés des semences.

Les producteurs adoptent-ils facilement les variétés améliorées de piment ?

L'adoption d'une variété par les producteurs est conditionnée d'abord et à majeure partie par le bon rendement et la demande sur le marché. Lorsque ces conditions sont remplies, l'adoption est facile. Mais de fois, ils manquent d'information sur les variétés et ils sont limités parfois par le coût élevé des semences. Ce qu'on a constaté, beaucoup de producteurs adoptent les nouvelles variétés (le gros piment surtout pour la facilité de récolte par rapport au petit ou la récolte nécessite énormément de main d'œuvre), mais ils conservent tout de même leurs semences locales (par exemple ils disent que le petit piment est utilisé dans les médicaments traditionnels), ce qui est intéressant pour les sélectionneurs car ils conservent la diversité génétique car sans la diversité, il n'y a pas de sélection.

Interview réalisée par Yvette Zongo
Photos

Catégories: Afrique, European Union

Burkina/Extension des centrales photovoltaïque de Zagtouli et thermique de Komsilga : « Dans trois semaines, nous allons revenir… Trois semaines », a insisté le ministre en charge de l'énergie

Lefaso.net (Burkina Faso) - mar, 03/02/2026 - 23:50

Afin d'anticiper sur la forte demande d'électricité pendant la période chaude, période par excellence des "délestages", le ministre en charge de l'énergie, Yacouba Gouba, a effectué une visite des chantiers en cours, dans l'après-midi de ce mardi 3 février 2026. Il voulait voir de ses propres yeux l'état d'avancement des différents chantiers enclenchés et s'assurer que tout se passe dans les meilleurs des cas, s'est-il justifié.

Il s'est agi notamment des centrales solaires photovoltaïque de Zagtouli et thermique de Komsilga dans le cadre de leur extension. En visitant ces deux projets d'extensions des dites centrales, le ministre a rappelé qu'ils ont été initiés pour augmenter notre capacité de production, mais également pour renforcer le dispositif de façon générale.

Une séance de présentation de l'état d'avancement du chantier du projet d'extension de la centrale solaire photovoltaïque de Zagtouli

Au niveau de Zagtouli, il s'agit d'une capacité additionnelle de 17 MW, qui doit renforcer cette centrale et la porter à une capacité de 50 MW. Parce que, dit le ministre, elle est destinée à être la première, alors qu'elle occupe actuellement la troisième place après Gonsin et Kodeni. Une fois les travaux achevés, cette centrale devrait aider à faire face à la forte chaleur qui s'annonce. En effet, cette infrastructure d'extension, selon la cheffe de projet Rosette Dombwa/Kienou, est installée sur un site de 26 hectares et abrite un total de 28 485 panneaux, et chaque panneau fait 620 watts.

Le ministre en charge de l'énergie, Yacouba Gouba (à droite en tenue bleu marine), écoutant les explications du chef de projet

En termes d'avancement physique, on note autour de 80%, ce qui est en phase avec le délai contractuel restant trois mois (30 avril 2026). Mais M. Gouba a jugé cela insuffisant, et c'est pourquoi il a interpellé l'entreprise, l'enjoignant de mettre les bouchées doubles afin de livrer l'infrastructure avant la date contractuelle prévue.

Rosette Dombwa/Kienou, chef de projet d'extension de la centrale solaire de Zagtouli

Ce, en travaillant 24/24, 7 jours sur 7 pour qu'ils puissent injecter ces 17 MW dans le réseau au plus tard dans trois semaines, a-t-il dit à l'entreprise en charge du chantier. « Dans trois semaines, nous allons revenir. Trois semaines. Pour nous rassurer que les travaux sont finis », a-t-il insisté auprès de l'entreprise.

Vue partielle du chantier du projet d'extension de la centrale thermique de Komsilga

Même interpellation au niveau de la centrale thermique de Komsilga où 50 MW sont attendus de l'extension. « Sur place, nous avons trouvé beaucoup d'infrastructures qui sont à l'arrêt. C'est pourquoi nous avons également interpellé l'entreprise, quand bien même nous sommes autour de 70 %, avec un délai contractuel restant de trois mois », a instruit le ministre.

Le ministre répondant aux questions des journalistes

Sur ces interpellations, le directeur commercial et marketing de l'entreprise Tecmon Energy, assurant les deux projets d'extension des deux centrales, F. Désiré Zoubga, a rassuré qu'ils mettraient les bouchées doubles afin de fournir les centrales dans les meilleurs délais. Tout en assurant au ministre que les équipes sont déjà renforcées et les sites sont éclairés pour que les travaux de nuit commencent incessamment afin de pouvoir doubler la capacité de travail sur le terrain. En plus de cela, il a souligné que les matériaux qui servent aux travaux, à savoir les moteurs, deux sur trois sont déjà disponibles, et ils ont une capacité de production de 54 MW. Donc quatre MW de plus qui serviront au renforcement du dispositif.

Photo de famille entre le ministre, l'équipe de la Sonabel et de l'entreprise Tecmon Energy

Ces projets ont été lancés pour 24 mois et ils étaient attendus au 30 avril 2026. L'autorité demande que les travaux soient accélérés pour faire face aux coupures d'électricité pendant la période chaude de l'année.

F. Désiré Zoubga, directeur commercial et marketing de l'entreprise Tecmon Energy rassure de pouvoir respecter les nouveaux délais proposés par le ministre

Yacouba Gouba a effectué la visite de ces deux chantiers, en compagnie du directeur général de la Sonabel, Souleymane Ouédraogo, et de son équipe, et elle se poursuivra le mercredi 4 février sur les sites de Kossodo et de Pabré.

Yvette Zongo
Lefaso.net

Catégories: Afrique, European Union

Dr Bertrand Meda : « Aider un patient ne doit jamais mettre un médecin en danger »

Lefaso.net (Burkina Faso) - mar, 03/02/2026 - 23:45

Cette tribune du Dr Bertrand Meda publiée sur sa page Facebook ce 3 février 2026 intervient dans un contexte marqué par la diffusion récente, sur la télévision nationale, de vidéos montrant des agents publics présentés comme étant en situation de corruption. On les voit en effet recevoir de l'argent d'usagers. Parmi les incriminés, un médecin. À la lumière de cette actualité, l'auteur livre une réflexion personnelle et argumentée sur les dérives possibles de certaines pratiques médicales pourtant dictées par l'humanité, et rappelle, à travers le Code de déontologie, les lignes rouges à ne jamais franchir afin de protéger l'exercice médical et ceux qui l'assument.

À la faveur de l'actualité brûlante, j'aimerais partager cette réflexion avec mes confrères. Certains se demanderont alors pourquoi je la publie sur Facebook avec un accès à tous au lieu de le faire dans un cercle restreint de médecins ? C'est parce que les changements qui s'imposent aux médecins et à tous les agents de santé auront des répercussions sur les usagers des services de santé, habitués à certaines pratiques qu'ils avaient fini par croire normales. Il faudrait donc que le respect des règles par les uns ne soient pas mal interprétés par les autres.

Je ne suis pas un habitué du code pénal donc j'appuierai ma réflexion exclusivement sur le code de déontologie des médecins du Burkina Faso (Décret n•2014-048/PRES/PM/MS du 7 février 2014). Cette réflexion est strictement personnelle.

L'actualité récente a mis en lumière une situation que beaucoup de médecins burkinabè connaissent trop bien : un patient gravement malade, un plateau technique insuffisant, une référence difficile voire impossible, et un médecin placé devant un dilemme humain.

Dans notre contexte, il est fréquent que le médecin soit celui qui :
indique où réaliser un examen indisponible dans sa formation sanitaire,
oriente vers un fournisseur fiable de médicaments ou de consommables,
aide un patient démuni à comprendre un circuit de soins complexe.

Ces pratiques sont socialement compréhensibles. Elles sont parfois cliniquement salvatrices. Mais il faut le dire clairement : elles sont juridiquement et déontologiquement extrêmement risquées pour le médecin.

La ligne rouge déontologique est clairement tracée. Notre code de déontologie est explicite. Il rappelle que la médecine ne doit pas être pratiquée comme un commerce, et qu'il est strictement interdit au médecin de tirer un avantage direct ou indirect de ses prescriptions (article 25). Toute commission, tout transit d'argent, toute intermédiation financière entre le patient et un fournisseur est prohibée, quelle que soit l'intention (article 29).
Il faut le rappeler avec force : le droit ne juge pas l'intention, il juge les actes.

Dès que l'argent entre dans la relation médecin-patient, même pour « aider », même sans enrichissement personnel, le médecin sort de la zone de protection déontologique.

À partir de cet instant, il devient vulnérable : aux accusations, aux interprétations malveillantes, aux procédures disciplinaires, voire pénales.

Le médecin n'a pas à se substituer au système de santé. Le Code rappelle également que le médecin ne doit pas entreprendre ou poursuivre des soins qui dépassent ses connaissances, son expérience ou les moyens techniques dont il dispose (article 43).

Référer un patient pour insuffisance de plateau technique est une bonne pratique, pas une faute.
Le médecin n'a aucune obligation de “se surpasser” matériellement pour pallier les défaillances structurelles du système.

Aussi la responsabilité médicale reste personnelle. Même dans un système défaillant, l'exercice de la médecine demeure personnel, et chaque médecin reste responsable de ses décisions et de ses actes (article 37). Ni la pression sociale, ni l'insistance du patient, ni la pénurie de moyens ne transfèrent cette responsabilité ailleurs et le système ne viendra pas répondre à la place du médecin en cas d'accusations.

Il y a donc une ligne rouge absolue à ne jamais franchir :
ne jamais recevoir ou faire transiter de l'argent pour un patient ;
ne jamais commander du matériel en son nom ;
ne jamais servir d'intermédiaire actif entre patient et fournisseur ;
ne jamais gérer financièrement ce qui relève des soins prescrits.

Ce sont parfois des gestes dictés par l'humanité. Mais ce sont aussi des pièges juridiques majeurs.

La bonne conduite, même dans un système défaillant, reste claire (articles 115 et 116) :
informer loyalement le patient des limites du plateau technique ;
proposer une référence appropriée ;
prescrire de manière claire et traçable ;
respecter le refus éventuel du patient, tout en le documentant dans le dossier médical.

La traçabilité protège.
La distance financière protège.
La confusion des rôles, elle, détruit.
Cette réflexion ne vise pas à nier la souffrance des patients. Elle vise à protéger les médecins contre des pratiques qui peuvent ruiner une carrière, une réputation et une vie, parfois en quelques minutes sur les réseaux sociaux.

Aider un patient est un devoir moral.
Mais se protéger est une obligation professionnelle.
La compassion ne protège pas devant le droit.
La rigueur déontologique, si.

Dr Bertrand Meda

Catégories: Afrique, European Union

Harmattan au Burkina Faso : « Les personnes âgées sont très fragiles, la prévention peut sauver des vies », alerte le Dr Louis Sylvain Pengwende Ouédraogo

Lefaso.net (Burkina Faso) - mar, 03/02/2026 - 23:40

En cette période d'harmattan marquée par la poussière, le froid et la pollution, les personnes âgées paient un lourd tribut, notamment à travers les maladies respiratoires. Dans cette interview, le Dr Louis Sylvain Pengwende Ouédraogo, médecin gériatre et gérontologue au CHU de Bogodogo et maître assistant à l'université Joseph Ki-Zerbo, appelle à une vigilance accrue des familles et insiste sur l'importance de la prévention et de la prise en charge précoce pour éviter des décès évitables.

Lefaso.net : Actuellement, c'est la période de l'harmattan au Burkina Faso. On sait que durant cette période les personnes âgées sont beaucoup exposées. Quels comportements et attitudes doivent-elles adopter pour éviter de tomber malade ?

Dr Louis Sylvain P. Ouédraogo : Effectivement, nous sommes dans une période dans laquelle les personnes âgées sont exposées et très fragiles. Avec la poussière, le froid et la pollution, leurs poumons sont souvent atteints. Elles ont souvent des infections pulmonaires. Elles toussent le plus souvent et ont des difficultés respiratoires et des douleurs à la poitrine. C'est une période où on enregistre malheureusement le plus grand nombre non seulement de maladies respiratoires mais aussi de décès. Il est important qu'on se concentre sur la question et qu'on essaie de faire de la prévention.

Vous venez de parler du grand nombre de décès durant cette période. Est-ce que vous avez des statistiques ?

Nous n'avons pas de statistiques précises sur le nombre de cas de maladies respiratoires et leur type chez les personnes âgées ainsi que sur les décès liés à ces pathologies pour le moment. Mais on sait qu'il y a deux périodes de pics de décès chez les personnes âgées. Il y a cette période de novembre à février et d'avril à mai.

Quels conseils pouvez-vous donner pour éviter qu'elles soient exposées ?

Le premier conseil que je peux donner, c'est bien la prévention. Il faut se protéger contre ces aléas climatiques. Il faut éviter d'inhaler la poussière et de prendre froid. Qu'est-ce qu'il faut faire ? Il faut garder les fenêtres fermées. Il faut éviter les déplacements à l'extérieur. Mais en cas de déplacement à l'extérieur pour X raison, avant de sortir de la maison, il faut porter des vêtements chauds et un masque. De plus, il faut prendre l'habitude de porter des chaussettes la nuit parce que les personnes âgées prennent froid facilement par les pieds. Même s'il fait chaud dans la soirée, il faut éviter de laisser les fenêtres ouvertes. Car il fait froid autour de 1h-2h du matin.

Hormis les maladies respiratoires, quelles autres maladies les personnes âgées contractent-elles durant cette période ?

C'est vraiment surtout les infections respiratoires qu'elles contractent. Bien sûr, il y a toujours la survenue d'autres problèmes de santé comme le diabète, la dénutrition et les problèmes de cœur.

Quels sont les signes qui doivent alerter les familles à envoyer une personne âgée en consultation ?

Si vous constatez qu'une personne âgée a le rhume et qu'elle a du mal à respirer, il faut l'emmener à l'hôpital. Parfois, la personne peut ne pas trop tousser dans la journée mais tousser beaucoup la nuit, il faut l'amener à l'hôpital. Si vous voyez une personne âgée qui a changé de comportement, par exemple, il a l'habitude de se réveiller tôt pour arroser ses plantes ou vaquer à ses occupations et soudain, il ne se réveille plus tôt ou il ne sort pas comme d'habitude, c'est qu'il y a un problème, il ne faut pas tarder, il faut l'amener à l'hôpital. Parce qu'avec les personnes âgées les choses vont vite et les maladies s'aggravent vite. Donc, il faut les surveiller pour vite détecter les maladies.

Dr Louis Sylvain P Ouédraogo, médecin gériatre et gérontologue au CHU de Bogodogo et maître assistant à l'université Joseph Ki-Zerbo

Pourquoi les maladies emportent plus vite les personnes âgées ?

Les personnes âgées traînent plusieurs maladies à la fois. Souvent vous allez voir une personne âgée qui a l'hypertension, l'arthrose, le diabète, la goutte. Donc, il suffit qu'elle ait une autre pathologie et les choses deviennent compliquées. La personne âgée est fragile. Donc, si sa prise en charge n'est pas précoce, elle peut facilement décéder.

Nous sommes à la fin, quel est votre message pour les personnes âgées et leurs familles ?

Il faut toujours surveiller les personnes âgées qui sont avec nous. Au moindre changement de comportement, d'attitude, il ne faut pas traîner, il faut les amener à l'hôpital pour consulter un médecin. Ce qui nous permet de les sauver, c'est lorsqu'on les amène tôt à l'hôpital. Elles peuvent tomber malades mais si elles sont vite prises en charge, généralement, on évite les décès.

Interview réalisée par Rama Diallo
Lefaso.net

Catégories: Afrique, European Union

Brigade anti-criminalité : Le commissaire principal Wendlanam Moïse Kaboré installé dans ses fonctions de commandant de la section Ouagadougou

Lefaso.net (Burkina Faso) - mar, 03/02/2026 - 23:35

La Brigade anti-criminalité (BAC) de Ouagadougou a officiellement un nouveau commandant. Le commissaire principal de police Wendlanam Moïse Kaboré a été installé dans ses fonctions, ce mardi 3 février 2026, à l'occasion d'une cérémonie de prise de commandement tenue dans la capitale burkinabè. Une étape importante pour cette unité stratégique, au cœur de la lutte contre l'insécurité urbaine.

Nommé par arrêté n°2025-0428/MSECU/CAB du 22 décembre 2025, le nouveau commandant, commissaire principal de police Wendlanam Moïse Kaboré, hérite d'une brigade engagée quotidiennement dans la prévention et la répression de la criminalité sous toutes ses formes. Il succède ainsi au commissaire principal de police Somnobgna Ouédraogo, qui a marqué son passage à la tête de l'unité par un engagement constant pour le renforcement de l'efficacité opérationnelle. Ce dernier occupe désormais les fonctions de directeur des unités d'intervention de la Police nationale, une promotion qui témoigne de la reconnaissance de son expérience et de son leadership.

Dans un discours d'humilité, de reconnaissance et de détermination, le nouveau commandant a rendu hommage aux forces vives de la nation, salué l'héritage de son prédécesseur et tracé les grandes lignes d'un commandement tourné vers l'efficacité opérationnelle, la cohésion et le service du citoyen.

Une prise de fonction marquée par l'humilité et la gratitude

C'est avec « un profond sentiment de responsabilité » que le commissaire principal de police Wendlanam Moïse Kaboré a pris la parole lors de cette cérémonie solennelle marquant son incorporation au sein de la BAC-Ouaga et sa prise de fonction en qualité de commandant. Dès l'entame de son allocution, il a tenu à rendre grâce à la providence divine, qu'il reconnaît comme un fil conducteur tout au long de sa carrière professionnelle.

Le nouveau commandant a également rendu un vibrant hommage à ses parents et à sa famille, soulignant le rôle déterminant de leur soutien, de leurs prières et de leurs bénédictions dans son parcours. Il a par ailleurs exprimé sa profonde gratitude au ministre de la sécurité ainsi qu'à la hiérarchie policière pour la confiance placée en lui à travers cette nomination stratégique.

La prise officielle de commandement du commissaire principal, Wendlanam Moïse Kaboré, nouveau commandant de la BAC-Ouaga

Un hommage appuyé à un prédécesseur au parcours exemplaire

Moment fort de son discours, le commissaire Kaboré a salué le travail « remarquable » de son prédécesseur, le commissaire principal de police Somnobgnan Ouédraogo, aujourd'hui directeur des unités d'intervention de la Police nationale. Il a reconnu la solidité des bases laissées à la tête de la BAC-Ouaga, qualifiant la succession de « véritable challenge » face à un homme d'engagement, de charisme et très apprécié de ses collaborateurs.

Dans un esprit de continuité et de respect hiérarchique, il a affirmé sa volonté de s'inspirer de l'expérience et des conseils avisés de son ancien commandant, désormais son supérieur direct, tout en lui adressant des vœux de plein succès dans ses nouvelles fonctions.

Le nouveau commandant de la BAC-Ouaga, commissaire principal Moïse Kaboré, félicité par le directeur général de l'École nationale de la police, le commissaire divisionnaire Abdoulaye Belem

Une pensée pour les héros tombés et les victimes du terrorisme

En ces circonstances solennelles, le nouveau commandant de la BAC-Ouaga a eu une pensée émue pour les forces combattantes tombées sur le champ d'honneur en défendant la mère patrie, ainsi que pour toutes les victimes civiles de l'hydre terroriste. Il a invité l'assistance à observer une minute de silence en leur mémoire, avant d'adresser des mots de compassion aux familles endeuillées et de souhaiter un prompt rétablissement aux blessés.

Célébrant 16 ans d'existence, le commissaire Kaboré a indiqué que ces seize années symbolisaient pour la Brigade anti-criminalité des années de défis relevés, d'engagement constant, de résilience et de résultats concrets.

Depuis sa création, la BAC-Ouaga s'est imposée, dit-il, comme une fierté pour la Police nationale et pour la ville de Ouagadougou, se dressant avec courage et honneur contre la criminalité et la délinquance urbaines.

« Gardez les yeux rivés sur l'objectif, car la grande victoire contre le terrorisme est pour très bientôt par la grâce de Dieu », commissaire principal Wendlanam Moïse Kaboré, nouveau commandant de la BAC-Ouaga

Aujourd'hui, la BAC est également engagée de manière intensive dans la lutte contre le terrorisme pour la reconquête du territoire national. « Notre mission est bien claire : Protéger les personnes et les biens, prévenir et réprimer la criminalité, assurer la sécurité de nos concitoyens, lutter contre le grand banditisme et le terrorisme sous toutes leurs formes. La tâche est énorme, mais je suis convaincu que nous sommes prêts à relever les défis qui nous attendent, tout en apportant des innovations stratégiques et opérationnelles, suivant la vision déclinée par le directeur général de la Police nationale, et ce, dans la démarche patriotique de notre pays, sous la bannière de la révolution progressiste et populaire », a déclaré le commissaire principal Wendlanam Moïse Kaboré.

Le nouveau commandant a salué avec respect tous les hommes et femmes qui ont contribué à bâtir cette unité d'élite, ainsi que ceux qui la composent actuellement, s'inclinant devant les sacrifices consentis pour la sécurité des populations.

Un commandement basé sur l'efficacité et la cohésion

Conscient de la mutation permanente de la criminalité urbaine et du contexte sécuritaire difficile que traverse le Burkina Faso, le commissaire principal de police Moïse Kaboré a réaffirmé le rôle central de la BAC, en synergie avec les autres unités de police et les forces républicaines, pour garantir une ville paisible et sûre.

Des participants à la cérémonie de prise de commandement du commissaire principal Wendlanam Moïse Kaboré, nouveau commandant de la BAC-Ouaga

Mesurant pleinement la responsabilité qui lui incombe, il promet d'assumer sa mission avec vigueur, rigueur et honneur. Sa vision repose sur un commandement sans complaisance, mais humain, favorisant l'épanouissement professionnel de chaque élément. Le partage, la concertation, la responsabilité, l'engagement, le professionnalisme et l'honneur seront les piliers de son action, précise-t-il, avec une communication forte au service de la mobilisation collective.

Discipline, dévouement et loyauté au service du citoyen

S'adressant directement aux hommes et femmes de la BAC-Ouaga, le nouveau commandant les a invités à demeurer déterminés, dynamiques et solidaires, rappelant la devise fondatrice de l'unité : discipline, dévouement et loyauté. Une ligne de conduite essentielle pour servir les citoyens et préserver l'honneur de la Police nationale du Burkina Faso, reconnue pour son professionnalisme à l'échelle africaine.

L'hymne national exécuté au cours de la cérémonie

Convaincu que l'union des forces, appuyée par la foi et l'engagement patriotique, conduit toujours à des exploits, le commissaire Kaboré a conclu son propos par des remerciements appuyés à ses anciens collaborateurs des Groupements des unités mobiles d'intervention (GUMI). Ses remerciements sont allés également à l'endroit du coordonnateur du Centre des opérations de la Police nationale, le commissaire divisionnaire de police Sinaly Zei, pour son encadrement et son exemple de loyauté et de courage.

La BAC joue en effet un rôle clé dans le dispositif sécuritaire de Ouagadougou, notamment à travers des interventions rapides, ciblées et visibles sur le terrain. Cette prise de commandement intervient dans un contexte sécuritaire exigeant, où les attentes des citoyens sont fortes. Avec l'arrivée du commissaire principal Wendlanam Moïse Kaboré à la tête de la BAC de Ouagadougou, les autorités entendent certainement consolider les acquis et renforcer la présence policière pour une capitale plus sûre.

Hamed Nanéma
Lefaso.net

Catégories: Afrique, European Union

Évaluation des contrats d'objectifs : Le ministère de la Transition digitale franchit le cap des 91 %

Lefaso.net (Burkina Faso) - mar, 03/02/2026 - 23:30

Évaluée le 03 février 2026 par le Premier ministre, la ministre de la Transition digitale, Dr Aminata Zerbo Sabané, affiche un taux d'exécution de plus de 91 % de son contrat d'objectifs. Une performance marquée par des avancées majeures en matière de connectivité, de services numériques et de souveraineté digitale.

« Nous avons reçu les encouragements de Son Excellence le Premier ministre au regard des résultats obtenus. Nous pouvons juger satisfaisante la mise en œuvre du contrat d'objectifs, avec un taux d'exécution de plus de 91 % », a déclaré la ministre à l'issue de la séance.

Selon Dr Aminata Zerbo Sabané, l'année 2025 a constitué une étape charnière pour son département. En matière de connectivité, 370 nouvelles localités ont été interconnectées aux réseaux de téléphonie, permettant pour la première fois à leurs populations d'accéder aux services de téléphonie et d'internet.

Sur le volet de l'hébergement des données et des services numériques, le ministère a achevé la construction de deux data centers modulaires. Ces infrastructures constituent un levier majeur pour le renforcement de la souveraineté numérique nationale.

S'agissant des services digitaux de l'administration, la dynamique de dématérialisation s'est poursuivie avec le développement ou la mise en chantier de 69 nouvelles plateformes. Depuis les assises de 2023, ce sont au total 272 plateformes qui ont été initiées, dont 146 déjà opérationnelles au bénéfice des usagers.

L'inclusion numérique a également connu une avancée notable à travers la signature d'un contrat-plan entre La Poste et l'État, prévoyant la construction de 20 espaces « Zama Tchey », également appelés « Maisons du citoyen », sur une période de cinq ans. Ces infrastructures visent à accompagner les populations dans l'accès aux services publics en ligne. Par ailleurs, la 20ᵉ édition de la Semaine du Numérique a contribué à renforcer la dynamique de l'écosystème digital national.

« Au-delà des chiffres, nous avons posé en 2025 des fondamentaux essentiels pour réussir la transformation digitale de notre pays, notamment en matière de connectivité, d'hébergement des données et de services numériques », a souligné la ministre.

Pour l'année 2026, plusieurs chantiers structurants sont annoncés. Le programme « zéro zone blanche » sera intensifié avec la couverture de 750 nouvelles localités, en complément des 370 déjà réalisées en 2025, puis le lancement d'un autre lot de 750 localités au cours de l'année. Un nouveau réseau dédié à l'administration publique sera également engagé, avec un démarrage prévu à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso, en vue de soutenir l'ambition d'une administration davantage électronique.

« En 2026, nous allons accélérer l'identification unique électronique, renforcer la couverture des zones blanches et bâtir un nouveau réseau pour l'administration publique, tout en avançant vers des outils numériques souverains conçus par nous-mêmes », a indiqué la ministre.

Elle a par ailleurs précisé avoir reçu une orientation forte du Premier ministre en faveur de l'utilisation d'outils numériques souverains au sein de l'administration publique, notamment pour la messagerie, la gestion et le partage de documents, en substitution progressive aux solutions tierces.

Dr Aminata Zerbo Sabané a enfin salué l'engagement de ses collaborateurs et des Directeurs des Systèmes d'Information, tout en les appelant à une mobilisation soutenue pour relever les défis de 2026 et consolider les acquis de la transformation digitale.

Lefaso.net

DCRP/Primature

Catégories: Afrique, European Union

Église en Afrique : Le Pape Léon XIV appelle à une évangélisation enracinée dans les cultures africaines

Lefaso.net (Burkina Faso) - mar, 03/02/2026 - 23:25

À l'occasion de la 13ᵉ assemblée générale de l'Association des Conférences épiscopales de la Région de l'Afrique centrale (ACERAC), tenue à N'Djamena, au Tchad, du 25 janvier au 1ᵉʳ février 2026, le Pape Léon XIV a exhorté les évêques à poursuivre la mise en œuvre de l'exhortation apostolique Ecclesia in Africa. Mais aussi à relever les défis contemporains afin de préserver la crédibilité du message de l'Église sur le continent.

Dans un message signé par le cardinal Pietro Parolin et lu à l'ouverture des travaux le lundi 26 janvier par le nonce apostolique au Tchad, Mgr Giuseppe Laterza, le Saint-Père rappelle que l'exhortation apostolique Ecclesia in Africa, publiée par Jean-Paul II en 1995 et dont on célèbre cette année le 31ᵉ anniversaire, demeure pleinement actuelle. Ce document identifie plusieurs défis majeurs pour l'Église en Afrique, notamment l'inculturation de la foi, la promotion de la justice, de la paix et du développement, l'autonomie et l'autofinancement, la formation des agents pastoraux, le dialogue interreligieux ainsi que la lutte contre les idéologies contraires aux valeurs anthropologiques et chrétiennes.

Le Pape souligne que, malgré les réalités parfois marquées par le tribalisme, les conflits interethniques et les divisions familiales en Afrique centrale, le continent regorge de cultures riches et diverses, appelées à devenir un terreau fécond pour la proclamation de l'Évangile et la promotion de la réconciliation.

Dans son message, Léon XIV adresse ses salutations au président de l'ACERAC, Mgr Martin Waïngue Bani, ainsi qu'à l'ensemble des évêques et aux prêtres engagés au service des communautés. Il relève l'importance des rencontres régulières de l'ACERAC, qui favorisent la coopération entre les Églises locales, approfondissent la compréhension des vérités chrétiennes et renforcent le dialogue avec les autres confessions religieuses et les autorités civiles. Ces rencontres contribuent, selon lui, à inscrire l'Évangile dans la culture et la société, à promouvoir la protection de la vie humaine, la paix et la justice, à soutenir les victimes des conflits et à défendre la Création.

Le Saint-Père rappelle que l'Église en Afrique est « vivante, forte et dynamique », reprenant les termes de Ecclesia in Africa, qui décrit le continent comme « un signe des temps, un moment propice, un jour de salut ». Il insiste sur l'inculturation de la foi, précisant qu'il ne s'agit pas d'adapter l'Évangile au monde, mais de découvrir, dans chaque culture, les voies appropriées pour annoncer la Parole de Dieu, au service de l'existence humaine.

Face aux conflits, aux divisions et au tribalisme, Léon XIV appelle à promouvoir la réconciliation et la paix propres à l'Évangile. La nouvelle évangélisation, affirme-t-il, doit contribuer à bâtir l'Église-famille, en rejetant tout ethnocentrisme et en favorisant une véritable communion entre les différents groupes ethniques, ainsi que la solidarité et le partage des ressources entre les Églises particulières.

Enfin, le Pape invite les pasteurs à s'engager résolument sur le chemin synodal, en se rapprochant des fidèles par l'écoute, la compassion et la bienveillance. Il les exhorte à être attentifs aux aspirations des jeunes en quête de meilleures conditions de vie et aux souffrances des réfugiés et des personnes déplacées, appelant les communautés chrétiennes à être pour eux un signe de consolation et d'espérance.

Lefaso.net
Source : Vaticannews

Catégories: Afrique, European Union

Pages