Die US-amerikanische Verteidigungspolitik ist von Widersprüchen gekennzeichnet, die sich auch in den jüngsten Strategiedokumenten der Trump-Administration widerspiegeln. Die Ursachen dafür liegen weit tiefer als nur im erratischen Verhalten des Präsidenten. Im Kern geht es um die unbeantwortete Frage, wie die USA mit dem Verlust globaler Dominanz umgehen sollen. Für Europa liegen in dieser Gemengelage nicht nur Risiken, sondern auch Chancen. Die Politik sollte hierzulande dennoch nicht der trügerischen Hoffnung erliegen, dass die Nato in ihrer jetzigen Form auch die zweite Amtszeit von Trump überdauern wird.
Cet article est un extrait de l’introduction de l’ouvrage Russie-Ukraine : la guerre hybride. Aux racines agricoles d’un bouleversement mondial de Sébastien Abis (Éditions Dunod, Armand Colin, 2026).
Impossible de comprendre la guerre en Ukraine si l’on ignore sa dimension agricole. Trop souvent reléguée à l’arrière-plan, elle constitue pourtant une clé d’analyse essentielle. Appréhender ce conflit par le prisme agricole, c’est mieux déchiffrer le monde dans lequel nous vivons et mieux anticiper celui qui se dessine.
Depuis longtemps, le territoire ukrainien est convoité pour ses ressources agricoles. Hier la démocratie athénienne, qui allait y chercher le blé qu’elle n’avait pas ; plus près de nous Staline ou Hitler qui pillèrent ces terres fertiles en céréales pour mener leurs guerres. Ce temps long n’est pas contredit par l’actualité plus contemporaine. Quand l’Ukraine accède à l’indépendance en 1991 et que l’URSS s’effondre, elle s’appuie sans hésiter sur son potentiel agricole pour se développer et trouver une place sur la scène internationale. Ce processus prend de l’ampleur dès le début du XXIe siècle, avec des récoltes qui vont s’amplifier grâce à la modernisation du secteur et des investissements considérables, y compris en provenance de l’extérieur. Un géant agricole (ré)émerge, à travers un tryptique tournesol, maïs et blé qui depuis rivalisent pour s’octroyer la symbolique du jaune sur le drapeau national. Son voisin russe, depuis l’arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine en 2000, a pris le même chemin agricole. Il s’y est lancé avec des objectifs géopolitiques bien plus large que les seules considérations sur les retombées économiques nationales et les demandes alimentaires mondiales. La Russie, après être redevenue hyper-puissance du blé au début de la décennie 2010, monte en capacité dans tous les domaines de production, consciente des opportunités qui s’élargissent sur le marché mondial. Il faut dire que les consommations progressent sous le double effet de la croissance démographique et socio-économique. Et la Russie, plus vaste pays du globe, sait valoriser ses atouts géographiques pour jouer sur ce terrain global et arsenaliser progressivement les dépendances alimentaires qu’elle crée avec plusieurs États pivots du monde ou ceux bien trop faibles pour résister aux sirènes de Moscou. À partir de 2014, outre l’explosion des hostilités entre Russes et Ukrainiens, une guerre géoéconomique se développe entre le Kremlin et l’UE, puisqu’un embargo sur les produits agricoles et alimentaires européens s’érige en écho aux sanctions de Bruxelles. En l’espace d’une décennie, l’Europe perd un grand marché et gagne un redoutable concurrent, non sans être elle-même tiraillée par le rythme des transitions à faire en matière agricole, entre agenda climatique en surchauffe et réveil stratégique lié à l’effroi du Covid puis à l’intensification du conflit russo-ukrainien qui glace l’UE.
À partir de cette géohistoire du premier quart de siècle, où l’agriculture et l’alimentaire n’ont jamais été autant nécessaires pour les sociétés et mobilisées à des fins de puissance, il importe de révéler à quel point la guerre agricole russo-ukrainienne s’avère sans frontières : ni spatiales, ni temporelles, ni sectorielles. L’effet cascade bat son plein. Derrière les affrontements militaires et les cartes des offensives se joue une autre partie, plus silencieuse mais tout aussi déterminante : celle de la production agricole, de la circulation des grains, de l’accès aux engrais et de la sécurité des approvisionnements. Ce conflit rappelle avec brutalité ce que beaucoup avaient fini par oublier : l’agriculture est une arme. Qui permet de se développer et d’installer la paix, ou parfois, hélas, de rivaliser et d’oppresser. La Russie n’a pas attendu la guerre pour s’imposer dans ce registre. Depuis le début des années 2000, Moscou a méthodiquement réarmé son agriculture. Investissements publics, consolidation d’acteurs privés puissants, contrôle des exportations, projection diplomatique : tout un arsenal qui a permis au pays de redevenir l’une des premières puissances agricoles du globe. À l’inverse, l’Ukraine, immense grenier fertile, n’a cessé d’être freinée par des blocages internes, des incertitudes juridiques et des tensions géopolitiques. Elle avait pourtant entamé une trajectoire prometteuse, mais la guerre est venue brutalement interrompre cet élan. Le résultat, c’est une bataille agricole dans la bataille militaire. Les ports de la mer Noire fermés ou minés ; les récoltes compromises par les combats et les pollutions générées ; les infrastructures de stockage et de transport ciblées par les bombardements ; les corridors céréaliers négociés puis rompus : autant de scènes où la guerre se mesure aussi à l’aune de la faim. Car priver un pays de ses exportations agricoles, c’est réduire sa capacité à financer son effort de guerre, mais c’est aussi déstabiliser ses partenaires commerciaux et ses clients alimentaires, souvent situés dans les régions les plus fragiles du globe.
La guerre russo-ukrainienne force aussi l’Union européenne (UE) à changer. Une époque s’entrouvre, assurément plus laborieuse et moins confortable pour elle, ses États membres et ses populations. Des logiciels doivent être mis à jour, pour éviter d’avancer dans ce siècle avec des visions anachroniques ou angéliques. Et à ce titre, il s’agit pour l’UE de réaliser que ses propres perspectives agricoles sont en profonde recomposition. L’Europe de la sécurité alimentaire et de la stabilité conférée par une politique agricole commune est amenée à se transformer dans un contexte géopolitique, économique et climatique qui bouleverse d’anciens équilibres. L’Ukraine, avec son lot d’inconnues, catalyse ces défis que l’UE doit affronter et qui pourraient l’affaiblir, faute de clairvoyance stratégique et de jeux collectifs responsables. Dans l’ère géopolitique des hippopotames – féroces, véloces et polygames – l’Europe ne saurait faire l’autruche et ignorer les renversements en cours. Pour elle aussi, les productions agricoles riment avec puissance. L’UE veut-t-elle se tourner vers le futur ?
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Zivile Krisenprävention ist von zentraler Bedeutung für das Leitbild der integrierten Sicherheit, an dem sich die Nationale Sicherheitsstrategie der Bundesregierung derzeit orientiert. Dies umfasst auch Konfliktprävention: Gewaltkonflikten mit zivilen Mitteln vorzubeugen oder sie einzudämmen. Konfliktprävention ist auch zentral, um die Außenpolitik der Bundesregierung als wehrhafte Friedenspolitik zu gestalten und das Prinzip zu stärken, Gewalt nur als Ultima Ratio einzusetzen. Dafür ist es wichtig zu wissen, ob und mit welchen Mitteln zivile Konfliktprävention wirkt. Hierfür fasst dieser Policy Brief wissenschaftliche Evidenz über die Wirksamkeit von Konfliktprävention durch Entwicklungszusammenarbeit (EZ) zusammen. Der Überblick zeigt, dass bestimmte EZ-Ansätze nachweisbar Konflikte verhindern oder abmildern können, EZ insgesamt aber nicht automatisch konfliktpräventiv wirkt. Eine Ausdifferenzierung nach verschiedenen Bereichen von EZ macht deutlich, dass vor allem Demokratie- und Friedensförderung konfliktpräventiv wirken. Verschiedene Formen von Gewalt wie Bürgerkrieg oder Wahlgewalt treten seltener auf, wenn in Demokratieförderung investiert wird. Friedensförderung kann maßgeblich den Wiederausbruch von Gewaltkonflikten verhindern, Friedensmissionen Todesopfer reduzieren oder Gewalt eindämmen. Für die EZ insgesamt sind derartige Effekte aber nicht nachgewiesen. Schlimmstenfalls kann EZ in Konfliktkontexten zur umkämpften Ressource werden und Gewalt befeuern. Schlecht geführte Projekte ohne Monitoring und solche, die nicht ausreichend kontextsensibel waren, haben Gewaltkonflikte begünstigt. Gleichzeitig wirken EZ-Schocks – abrupte Rückgänge von EZ – erwiesenermaßen konfliktfördernd. Soll EZ dabei unterstützen, Gewaltkonflikte zu verhindern oder einzudämmen, so muss sie bewusst auf diese Ziele ausgerichtet und mit den notwendigen Ressourcen ausgestattet werden. Außerdem sind gutes Projektmanagement und eine konfliktsensible Umsetzung für alle Arten von EZ maßgeblich, um nicht-intendierte konfliktfördernde Auswirkungen zu vermeiden.
Es empfehlen sich folgende Handlungsgrundsätze:
Friedens- und Demokratieförderung priorisieren und Ressourcen umsteuern. Um EZ als Konfliktprävention aufzustellen, empfiehlt es sich, Demokratie- und Friedensförderung prominenter auf die Agenda zu setzen und Mittel gezielt in diese Felder zu investieren.
Analyseinstrumente schärfen und als Entscheidungsgrundlage nutzen. Die bestehenden Analyseinstrumente sollten in ihrem Fokus auf Konfliktprävention geschärft und konsequenter genutzt werden. Besondere Bedeutung kommt der strategischen Vorausschau zu, die Frühwarnung mit Szenarienarbeit kombiniert.
Do-no-Harm durch EZ bleibt Handlungsmaxime.
Exit-Schocks vermeiden. Wo EZ erheblich reduziert oder beendet werden soll, hilft die detaillierte Analyse möglicher konfliktverschärfender Auswirkungen im Vorhinein, um diese mit entsprechenden Übergangsstrategien abzufedern. Wo der Ausbruch oder die Eskalation von Gewalt als Folge wahrscheinlich sind, gilt es, geplante Rückzugsentscheidungen zu überdenken.
Zivile Krisenprävention ist von zentraler Bedeutung für das Leitbild der integrierten Sicherheit, an dem sich die Nationale Sicherheitsstrategie der Bundesregierung derzeit orientiert. Dies umfasst auch Konfliktprävention: Gewaltkonflikten mit zivilen Mitteln vorzubeugen oder sie einzudämmen. Konfliktprävention ist auch zentral, um die Außenpolitik der Bundesregierung als wehrhafte Friedenspolitik zu gestalten und das Prinzip zu stärken, Gewalt nur als Ultima Ratio einzusetzen. Dafür ist es wichtig zu wissen, ob und mit welchen Mitteln zivile Konfliktprävention wirkt. Hierfür fasst dieser Policy Brief wissenschaftliche Evidenz über die Wirksamkeit von Konfliktprävention durch Entwicklungszusammenarbeit (EZ) zusammen. Der Überblick zeigt, dass bestimmte EZ-Ansätze nachweisbar Konflikte verhindern oder abmildern können, EZ insgesamt aber nicht automatisch konfliktpräventiv wirkt. Eine Ausdifferenzierung nach verschiedenen Bereichen von EZ macht deutlich, dass vor allem Demokratie- und Friedensförderung konfliktpräventiv wirken. Verschiedene Formen von Gewalt wie Bürgerkrieg oder Wahlgewalt treten seltener auf, wenn in Demokratieförderung investiert wird. Friedensförderung kann maßgeblich den Wiederausbruch von Gewaltkonflikten verhindern, Friedensmissionen Todesopfer reduzieren oder Gewalt eindämmen. Für die EZ insgesamt sind derartige Effekte aber nicht nachgewiesen. Schlimmstenfalls kann EZ in Konfliktkontexten zur umkämpften Ressource werden und Gewalt befeuern. Schlecht geführte Projekte ohne Monitoring und solche, die nicht ausreichend kontextsensibel waren, haben Gewaltkonflikte begünstigt. Gleichzeitig wirken EZ-Schocks – abrupte Rückgänge von EZ – erwiesenermaßen konfliktfördernd. Soll EZ dabei unterstützen, Gewaltkonflikte zu verhindern oder einzudämmen, so muss sie bewusst auf diese Ziele ausgerichtet und mit den notwendigen Ressourcen ausgestattet werden. Außerdem sind gutes Projektmanagement und eine konfliktsensible Umsetzung für alle Arten von EZ maßgeblich, um nicht-intendierte konfliktfördernde Auswirkungen zu vermeiden.
Es empfehlen sich folgende Handlungsgrundsätze:
Friedens- und Demokratieförderung priorisieren und Ressourcen umsteuern. Um EZ als Konfliktprävention aufzustellen, empfiehlt es sich, Demokratie- und Friedensförderung prominenter auf die Agenda zu setzen und Mittel gezielt in diese Felder zu investieren.
Analyseinstrumente schärfen und als Entscheidungsgrundlage nutzen. Die bestehenden Analyseinstrumente sollten in ihrem Fokus auf Konfliktprävention geschärft und konsequenter genutzt werden. Besondere Bedeutung kommt der strategischen Vorausschau zu, die Frühwarnung mit Szenarienarbeit kombiniert.
Do-no-Harm durch EZ bleibt Handlungsmaxime.
Exit-Schocks vermeiden. Wo EZ erheblich reduziert oder beendet werden soll, hilft die detaillierte Analyse möglicher konfliktverschärfender Auswirkungen im Vorhinein, um diese mit entsprechenden Übergangsstrategien abzufedern. Wo der Ausbruch oder die Eskalation von Gewalt als Folge wahrscheinlich sind, gilt es, geplante Rückzugsentscheidungen zu überdenken.
Zivile Krisenprävention ist von zentraler Bedeutung für das Leitbild der integrierten Sicherheit, an dem sich die Nationale Sicherheitsstrategie der Bundesregierung derzeit orientiert. Dies umfasst auch Konfliktprävention: Gewaltkonflikten mit zivilen Mitteln vorzubeugen oder sie einzudämmen. Konfliktprävention ist auch zentral, um die Außenpolitik der Bundesregierung als wehrhafte Friedenspolitik zu gestalten und das Prinzip zu stärken, Gewalt nur als Ultima Ratio einzusetzen. Dafür ist es wichtig zu wissen, ob und mit welchen Mitteln zivile Konfliktprävention wirkt. Hierfür fasst dieser Policy Brief wissenschaftliche Evidenz über die Wirksamkeit von Konfliktprävention durch Entwicklungszusammenarbeit (EZ) zusammen. Der Überblick zeigt, dass bestimmte EZ-Ansätze nachweisbar Konflikte verhindern oder abmildern können, EZ insgesamt aber nicht automatisch konfliktpräventiv wirkt. Eine Ausdifferenzierung nach verschiedenen Bereichen von EZ macht deutlich, dass vor allem Demokratie- und Friedensförderung konfliktpräventiv wirken. Verschiedene Formen von Gewalt wie Bürgerkrieg oder Wahlgewalt treten seltener auf, wenn in Demokratieförderung investiert wird. Friedensförderung kann maßgeblich den Wiederausbruch von Gewaltkonflikten verhindern, Friedensmissionen Todesopfer reduzieren oder Gewalt eindämmen. Für die EZ insgesamt sind derartige Effekte aber nicht nachgewiesen. Schlimmstenfalls kann EZ in Konfliktkontexten zur umkämpften Ressource werden und Gewalt befeuern. Schlecht geführte Projekte ohne Monitoring und solche, die nicht ausreichend kontextsensibel waren, haben Gewaltkonflikte begünstigt. Gleichzeitig wirken EZ-Schocks – abrupte Rückgänge von EZ – erwiesenermaßen konfliktfördernd. Soll EZ dabei unterstützen, Gewaltkonflikte zu verhindern oder einzudämmen, so muss sie bewusst auf diese Ziele ausgerichtet und mit den notwendigen Ressourcen ausgestattet werden. Außerdem sind gutes Projektmanagement und eine konfliktsensible Umsetzung für alle Arten von EZ maßgeblich, um nicht-intendierte konfliktfördernde Auswirkungen zu vermeiden.
Es empfehlen sich folgende Handlungsgrundsätze:
Friedens- und Demokratieförderung priorisieren und Ressourcen umsteuern. Um EZ als Konfliktprävention aufzustellen, empfiehlt es sich, Demokratie- und Friedensförderung prominenter auf die Agenda zu setzen und Mittel gezielt in diese Felder zu investieren.
Analyseinstrumente schärfen und als Entscheidungsgrundlage nutzen. Die bestehenden Analyseinstrumente sollten in ihrem Fokus auf Konfliktprävention geschärft und konsequenter genutzt werden. Besondere Bedeutung kommt der strategischen Vorausschau zu, die Frühwarnung mit Szenarienarbeit kombiniert.
Do-no-Harm durch EZ bleibt Handlungsmaxime.
Exit-Schocks vermeiden. Wo EZ erheblich reduziert oder beendet werden soll, hilft die detaillierte Analyse möglicher konfliktverschärfender Auswirkungen im Vorhinein, um diese mit entsprechenden Übergangsstrategien abzufedern. Wo der Ausbruch oder die Eskalation von Gewalt als Folge wahrscheinlich sind, gilt es, geplante Rückzugsentscheidungen zu überdenken.
Dega Konaté Agossou, conseiller communal à la mairie de Sèmè-Podji est décédé vendredi 6 février 2026.
Deuil à la municipalité de Sèmè-Podji. Le conseiller communal, Dega Konaté Agossou n'est plus. Il a rendu l'âme vendredi 6 février 2026, des suites d'une longue période de convalescence. L'information a été confirmée par le conseil communal à travers un communiqué en date du lundi 9 février 2026.
Le regretté, a-t-on appris, est acteur de la bonne gouvernance, très connu pour sa rigueur budgétaire et le développement économique. Il occupait jusqu'à son décès, le poste de président de la Commission permanente des affaires économiques et financières.
F. A. A.
Après près de quatre ans à la tête de la mission diplomatique américaine au Bénin, Brian Shukan s'apprête à quitter Cotonou. À l'occasion d'une table ronde avec les professionnels des médias, ce mardi 10 février 2026, l'ambassadeur a dressé un bilan du partenariat entre Washington et Cotonou, tout en réaffirmant l'engagement des États-Unis aux côtés du Bénin face aux défis sécuritaires, économiques et sociaux. La rencontre s'est déroulée en présence de la cheffe de mission adjointe, Brinille Eliane Ellis, et de la directrice des Affaires publiques, Elizabeth Ategou.
En poste depuis mai 2022, l'ambassadeur des États-Unis près la République du Bénin, Brian Shukan, est en fin de mission. Durant près de quatre années, il a œuvré au renforcement des relations de coopération entre les deux pays. « Mon épouse et moi sommes arrivés pour la première fois au Bénin en 1996, au début de ma carrière diplomatique. Nous sommes revenus en 2022 en tant qu'ambassadeurs », a rappelé le diplomate.
Des transformations « remarquables »
Brian Shukan a souligné les profondes mutations observées au Bénin au fil des décennies. « Sur une période de 30 ans, les changements et le développement qu'a connus le Bénin sont remarquables », a-t-il déclaré. Il a notamment relevé les progrès réalisés en matière d'infrastructures et de développement économique, en particulier dans les secteurs du coton et du textile. « Cela inclut également l'accent mis par le Bénin sur la production à valeur ajoutée », a-t-il précisé.
Au cours de son séjour, l'ambassadeur a sillonné plusieurs régions du pays, allant à la rencontre de communautés bénéficiaires de projets soutenus par les États-Unis, notamment dans les domaines de la santé, des infrastructures et de la sécurité. Il s'est également dit fier du travail accompli avec le Corps de la paix, dont les volontaires interviennent au plus près des populations.
« Nous avons eu la chance de travailler en partenariat avec des agences fédérales américaines performantes présentes au Bénin, telles que le Millennium Challenge Corporation et le Corps de la paix, ainsi qu'avec le gouvernement béninois, afin d'améliorer l'accès à des services essentiels comme l'électricité et l'eau potable », a indiqué Brian Shukan. Selon lui, les projets mis en œuvre ont eu des impacts significatifs dans les communautés à travers tout le pays.
Une coopération renforcée face aux défis sécuritaires
Sur le plan sécuritaire, l'ambassadeur s'est réjoui du niveau de coopération entre les deux pays. Plus de 30 millions de dollars ont été mobilisés pour appuyer les Forces armées béninoises et la Police républicaine, à travers des dons d'équipements, des formations et la construction d'un centre de formation pour policiers. Pour le diplomate, les défis sécuritaires ne peuvent être relevés de manière isolée. « Il est important que les pays régionaux et internationaux travaillent ensemble et partagent les informations, car les organisations extrémistes violentes ne respectent pas les frontières nationales », a-t-il souligné. Brian Shukan appelle à une approche globale intégrant le développement et la lutte contre la pauvreté dans les zones marginalisées.
Interrogé sur les réformes politiques au Bénin, l'ambassadeur a réaffirmé l'attachement des États-Unis à certaines valeurs fondamentales, notamment le droit des citoyens à choisir leurs dirigeants, la responsabilité des gouvernants, la liberté d'expression et la liberté de la presse. Tout en respectant la souveraineté du Bénin, il a assuré de la disponibilité de son pays à accompagner les autorités béninoises « dans un esprit de partenariat, de respect mutuel et de coopération constructive ».
Dans le domaine de la culture, Brian Shukan s'est dit profondément marqué par la créativité et la richesse culturelle du Bénin. Il a salué le soutien des autorités à la culture, citant l'art, la musique et des initiatives telles que les Vodun Days. « C'est très impressionnant et je garderai cela dans mon cœur bien après mon départ », a-t-il confié.
Une assistance américaine malgré les réformes
L'ambassadeur a également mis en lumière l'impact des programmes de santé soutenus par les États-Unis, notamment à travers des milliers de relais communautaires appuyés par l'USAID, engagés dans la santé maternelle et infantile ainsi que la vaccination dans les communes.
L'Ambassadeur des États-Unis d'Amérique près le Bénin, Brian Shukan avec les professionnels des médiasConcernant l'assistance américaine, Brian Shukan a tenu à rassurer. Malgré les réformes et la fermeture de certaines missions de l'USAID, les programmes essentiels se poursuivent. Plus de 50 millions de dollars sont investis pour continuer le soutien aux relais communautaires, la lutte contre le paludisme et la surveillance des maladies. Le Millennium Challenge Corporation et le Corps de la paix poursuivent également leurs actions au Bénin. À la veille de son départ, l'ambassadeur Brian Shukan a salué la qualité des relations entre les États-Unis et le Bénin, qu'il qualifie de ‘'constructives et porteuses d'avenir''.
Akpédjé Ayosso
Le locataire d'un immeuble à Porto-Novo a été expulsé pour 46 mois de loyers impayés soit près de 4 ans d'arriérés. Il doit payer également à son bailleur la somme de deux millions quatre cent quatre-vingt-dix mille (2.490.000) FCFA.
Le tribunal de commerce de Cotonou a ordonné, mardi 3 février 2026, l'expulsion d'un locataire. Il occupait un immeuble au quartier Houinmè à Porto-Novo « dans le cadre de ses activités professionnelles ». Celui a cumulé plusieurs loyers.
Assigné une première fois en mai 2023 pour le règlement de 800 000 francs CFA, le locataire « n'a pas cru devoir s'exécuter ».
Les loyers se sont accumulés au fil des mois.
Les bailleurs, des héritiers, ont engagé plusieurs démarches pour obtenir paiement. Mais toutes les tentatives effectuées sont restées vaines. Ils procèdent alors à l'expulsion du locataire le 29 octobre 2025.
Assigné une seconde fois en décembre 2025 pour le règlement de la somme totale de deux millions quatre cent quatre-vingt-dix mille (2.490.000) francs au titre des arriérés de loyers couvrant la période de janvier 2022 à octobre 2025, le locataire n'a pas comparu à l'audience.
Le Tribunal, statuant le 3 février 2026, a jugé la demandé des bailleurs fondée puisqu' « aucune preuve de paiement » n'a été rapportée au dossier.
Le locataire a été condamné au paiement de la somme de deux millions quatre cent quatre-vingt-dix mille (2.490.000) francs CFA au titre des arriérés de loyers dus en octobre 2025 aux héritiers.
Une patrouille motorisée du commissariat de l'arrondissement de Savè, dans le département des Collines, a surpris ce mardi 10 février 2026 à un carrefour de la ville, un individu en plein cambriolage d'un restaurant.
Un présumé cambrioleur arrêté ce mardi 10 février 2026 à Savè en pleine action de cambriolage. La Police à travers une publication sur ses canaux digitaux informe que le mis en cause ayant aperçu les éléments de l'équipe de patrouille, s'est aussitôt camouflé pendant un laps de temps avant de prendre la fuite.
La course poursuite engagée par les policiers a permis de le rattraper après 500 mètres plus loin dans une concession environnante dont il a escaladé la clôture pour s'y réfugier. Interpellé, il a cité son receleur. Ce dernier a également été arrêté avec divers objets retrouvés chez lui et issus de cambriolages antérieurs.
Le cambrioleur avait déjà conditionné un gros colis de vivres. En garde à vue avec son receleur, les deux seront bientôt présentés au procureur pour répondre de leurs actes.
F. A. A.
Au Bénin, le parquet spécial près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a requis le lundi 09 février 2026 une peine de prison contre le prévenu Bob K. poursuivi par le député Armand Gansè pour harcèlement par le biais d'un système électronique. Le verdict du procès est attendu pour le lundi 27 avril 2026.
Vers une peine de prison avec sursis pour l'homme poursuivi après des statuts WhatsApp considérés comme visant un député. Lundi 09 février 2026, une nouvelle audience s'est ouverte le lundi 15 décembre 2025 dans ce dossier opposant le député Armand Gansè au prévenu Bob K. dans une affaire de harcèlement par le biais d'un système électronique. Dans cette affaire, l'élu du Bloc républicain (BR) a porté plainte.
À l'ouverture de l'audience, c'est l'avocat du député Armand Gansè qui a fait ses demandes. Il a notamment déclaré que les statuts visés du prévenu poursuivi sans mandat de dépôt ont porté préjudice à son client. Pour cela, il a réclamé dix millions FCFA à titre de dommages et intérêts.
Vingt-quatre (24) mois de prison assortis de sursis requis
Après les demandes de la partie civile, c'est autour du ministère public représenté par le premier substitut du procureur spécial près la CRIET de faire ses réquisitions. Il a notamment souligné à la Cour la gravité des actes du prévenu envers le député.
Le ministère public a donc demandé à la Cour de le retenir dans les liens de prévention des faits de harcèlement par le biais d'un système électronique. Il a requis vingt-quatre (24) mois de prison avec sursis et une amende de deux millions FCFA. Par ailleurs, le procureur a requis la condamnation de Bob K. au paiement d'un franc symbolique à Armand Gansè, rapporte l'envoyé spécial de Libre Express.
Les faits
Dans ce dossier, le prévenu Bob K. est poursuivi sans mandat de dépôt pour des faits de harcèlement par le biais d'un système électronique. Selon la déposition du plaignant Armand Gansè lors d'une audience en février 2025, les faits de harcèlement à son encontre ont commencé le jour où il a décidé de couper les ponts avec le prévenu.
Armand Gansè confie également que le prévenu l'a accusé d'avoir enceinté une femme voisine dans son quartier à Bohicon. « J'ai amené l'affaire ici pour qu'il puisse apporter la preuve de ses allégations. J'ai ajouté les vidéos de depuis un an. Il a détruit ma famille avec ces vidéos », avait indiqué le député à la Cour, rapporte l'envoyé spécial de Libre Express.
Dans sa déposition, le parlementaire du Bloc républicain (BR) déplorait aussi les statuts visés remplis d'insultes sur WhatsApp. Armand Gansè indiquait à la Cour que le prévenu utilise même l'un de ses noms connus à Bohicon pour lui attribuer des faits et des dires.