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Diplomacy & Defense Think Tank News

Is Japan Prepared to Evacuate Its Nationals in a Taiwan War?

TheDiplomat - Fri, 30/01/2026 - 15:32
Part one of a two-part series exploring Japan’s civil protection planning for its southwestern islands.

What the Taliban’s New Criminal Procedure Code Does and Does Not Say

TheDiplomat - Fri, 30/01/2026 - 15:24
Accurate scrutiny should begin with precision about what the law actually says, how it functions legally, and where interpretation begins to exceed text.

Les États-Unis face à l’Iran : l’indécise armada

IRIS - Fri, 30/01/2026 - 15:12

La puissance économique, financière, numérique et militaire alliée à leur modèle démocratique a fait des États-Unis les défenseurs du monde occidental durant la guerre froide puis les régulateurs du monde depuis 1990. Balkans, Afrique, Proche-Orient, Pacifique, Europe et Ukraine, ils agissent, à l’appel de la communauté internationale ou sans son assentiment. Même si une opposition significative s’élève contre le projet de guerre contre l’Irak (2003), les États-Unis ont réussi à réunir une coalition prête à agir en dehors de tout mandat du Conseil de sécurité des Nations unies.  

Désormais, l’exercice solitaire de la puissance exercée « Urbi et Orbi » par Donald Trump et le cheminement erratique de sa dynamique décisionnelle incitent la communauté occidentale à plus de retenue autant dans le soutien que dans la critique des gesticulations américaines. L’idée est assez partagée qu’il faut aider la population iranienne dans sa lutte contre une tyrannie théocratique meurtrière oui, mais comment ? Les leviers des sanctions sont émoussés : l’Iran peut encore vendre son pétrole sans que la flotte fantôme qui le permet soit pourchassée ; l’Union européenne a certes pris des sanctions contre les Gardiens de la Révolution, pilier et coacteur du pouvoir des Mollahs, mais hésite encore sur son classement comme organisation terroriste ; le reste du monde n’est pas concerné ou livre de l’armement à l’Iran.

Restent donc les États-Unis, sa puissance et son CINC (commandant en chef)

Une armada est arrivée dans l’océan Indien, son engagement serait-il la bonne réponse ? Les États-Unis murissent leur décision en fonction de trois objectifs politiques :

  • Soit soutenir par la force le soulèvement populaire et empêcher la répression. Mission militairement difficile car les insurgés ne sont pas structurés en forces et en points d’appui à partir desquels ils pourraient attaquer le régime avec le soutien américain [scénario type Kosovo (1999), Afghanistan  (2001), Syrie (2003)]. Le renversement du régime iranien demande l’exécution d’un scénario de type Irak (2003) avec une capacité militaire au sol.
  • Soit faire pression sur le régime en lançant quelques frappes punitives lorsque la répression s’intensifie en espérant une chute du régime.
  • Soit saisir cette occasion pour obtenir sous menaces le démantèlement des programmes nucléaires et missiles et la fin de la stratégie des proxys (Houthis, Hamas, Hezbollah) menaçant les alliés du Proche-Orient.

Les Américains refusent le premier objectif ; trouvent le rapport coût/efficacité du second non rentable ; mais s’orientent ouvertement vers le troisième : NO NUCLEAR WEAPONS (@realDonaldTrump). Quelques échanges sont en cours avec le régime iranien, sans que de réelles négociations ne soient ouvertes et les déclarations sont toujours incendiaires de part et d’autre. Tentatives de dissuasion réciproques par le verbe, mais seul importe le rapport de force.

Quelles capacités iraniennes après la guerre de juin 2025 ?

Les États-Unis et Israël ont conduit, en juin 2025, une guerre aérienne méthodique avec un volume de moyens conséquent qui a permis de supprimer les défenses anti-aériennes, d’affaiblir les capacités iraniennes de frappe à longue distance et de pénétrer dans l’espace aérien pour attaquer les sites nucléaires stratégiques sans subir une seule perte. La réaction iranienne s’est concentrée sur Israël, et une frappe sans conséquence sur la base américaine d’Al-Udeid au Qatar. Cette fois-ci, l’Iran affirme être prêt à riposter avec violence et s’y préparer : outre que les Mollahs et les Pasdarans ne sont pas pris par surprise, ils comprennent bien qu’ils seront plus particulièrement visés à travers leurs intérêts économiques et leurs capacités militaires. Les Gardiens de la Révolution tiennent en main la quasi-totalité des infrastructures productives et de commerce et sont une véritable armée très bien équipée, autant de cibles qui toucheraient à leur cœur actif.

Leurs unités de défense anti-aériennes ont été en partie reconstituées avec le soutien de la Chine, leurs capacités de riposte reposent sur des stocks de missiles longue portée, des drones Shahed en quantité, une flotte de sous-marins (classe Kilo de 3 000 T armés de Kalibr et 23 de classe Gahdir de 123 T avec missiles, torpilles), des bateaux rapides, des proxys (Houthis, Hezbollah, Hamas). Cela leur donne la capacité de semer le désordre dans le Proche-Orient par les proxys, de bloquer le détroit d’Ormuz, de tenter d’atteindre les bateaux (civils et militaires) américains et bien sûr de couvrir Israël d’une pluie de missiles.

Quelles « cartes » pour les Américains ?

Les capacités de rétorsion iraniennes effrayent les alliés des Américains dans la région. Ils sont en contact avec les Iraniens et ont annoncé leur refus de voir des actions conduites depuis les emprises américaines sur leurs territoires (Qatar, Arabie saoudite, Émirats arabes unis). La Turquie dénonce des flux migratoires en cas de chute du pouvoir iranien. Or, les moyens de combat et logistique prépositionnés sont indispensables pour soutenir une campagne aérienne qui peut durer. Des moyens de défense anti-aérienne ont été acheminés sur ces bases, mais les craintes vont au-delà des ripostes par missiles. Israël émet des doutes sur toute action contre les Mollahs qui ne serait pas définitive, son état-major certainement associé à une planification, au minimum pour le renseignement. En conséquence :

  • Le premier temps de la manœuvre est politique pour obtenir des accords ou donner des assurances (Trump ne peut appliquer ici le « corollaire Donroe ») afin d’avoir la jouissance des bases sur lesquelles sont ses stocks pré-positionnés et ses avions.
  • Ce temps politique se développe en coordination avec un plan de recherche du renseignement pour réaliser le « ciblage » des objectifs à frapper en premier (suppression des défenses anti-aériennes) ; des objectifs majeurs (unités des Pasdarans et infrastructures économiques) ;
  • Et enfin l’élaboration d’un plan de frappe complet et soutenu dans la durée et d’un plan de défense portant sur l’ensemble de la zone de responsabilité du Central command américain ;
  • Autre temps concomitant : la génération de forces.
    • Le groupe aéronaval Abraham Lincoln est particulièrement puissant : escadre de 90 avions offrant la totalité des capacités nécessaires – renseignement, guerre électronique, défense aérienne et frappe air-sol – déployables jusqu’à plus de 700 km à augmenter de la portée des armes tirées ; trois frégates avec chacune 90 lanceurs de missiles dont les redoutables Tomahawk de frappes mer-terre jusqu’à 1 600 km. Il permet d’infliger une sérieuse correction aux Gardiens de la Révolution.
    • Mais si les premières salves ne les conduisent pas aux négociations, les États-Unis ne peuvent en rester là et devront développer leurs actions dans la durée : la campagne aérienne sur la Serbie, certainement moins résistante que l’Iran, a duré 78 jours avec 480 sorties/jours en moyenne ; dans les trois premiers jours de la guerre en Irak (2003) les États-Unis ont tiré 2800 missiles de classe Tomahawk.
    • Le renfort d’un second groupe aéronaval parait indispensable. Le George H.W. Bush a quitté Norfolk le 13 janvier pour rejoindre l’Atlantique Nord où se déroule l’exercice Orion de l’armée française. Il peut rejoindre aussi bien l’océan Indien selon les annonces du CINC.
L’indécise Armada

En se donnant comme objectif politique la renonciation par les Iraniens à ce qu’ils considèrent comme leurs intérêts majeurs (programme nucléaire et capacités d’action par proxys), et sans rassembler une coalition de volontaires autour de lui, le président Trump s’est fixé une tâche difficile à accomplir avec les moyens actuels dans la zone d’opération. Car, l’hypothèse la plus contraignante est de devoir aller au bout du bras de fer avec l’Iran. Pour l’instant il n’a pas réellement les cartes. Veut-il se les donner ou continuer une partie de poker dont il quittera la table s’il se lasse ?

Nous serons fixés si le GAN George W Bush entre en Méditerranée ou si d’autres moyens sont acheminés sur la zone (Frégates Tomahawk ; forces spéciales). Sinon le canon peut tonner, mais les effets ne seront pas à la hauteur des objectifs. Il s’agira de frappes punitives qui ne déstabiliseront pas le régime dans sa volonté de résister aux exigences sur le nucléaire militaire. Pour l’heure, nous en sommes à une planification méticuleuse et donc longue pour une opération majeure qui pourrait se vouloir déterminante et que l’on ne peut réduire à des frappes comme celles contre l’Afghanistan (2001) voire la Serbie (1999). L’ennemi est d’une autre pointure et le plan d’opération autrement plus complexe.

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China’s Emerging Two Front Problem

TheDiplomat - Fri, 30/01/2026 - 15:01
Growing Japan-Philippines defense ties are linking the East China Sea and South China Sea.

China’s Calculation and Canada’s Capitulation

TheDiplomat - Fri, 30/01/2026 - 14:30
Carney is trying to find an answer to his American problem by increasing Canada's engagement with China. He should remember he himself called China Canada’s “biggest geopolitical risk.”

Goodbye New START: How China’s Rise Ended Nuclear Arms Control

TheDiplomat - Fri, 30/01/2026 - 13:38
As China continues to expand its nuclear capabilities, and Russia and the U.S. walk away from arms control, the future is terrifying: a new nuclear arms race, with more players, and less predictability.

European Forum Alpbach 2025

SWP - Fri, 30/01/2026 - 12:47
Europe in the World Days – Security Track Report

Agenda - The Week Ahead 02 – 08 February 2026

European Parliament - Fri, 30/01/2026 - 12:43
Committee and political groups meetings, Brussels

Source : © European Union, 2026 - EP

Press release - Cyprus Presidency debriefs European Parliament committees on priorities

European Parliament - Fri, 30/01/2026 - 09:53
Ministers are holding a series of meetings in parliamentary committees to present the priorities of the Cyprus Presidency of the Council.
Committee on Constitutional Affairs
Committee on Foreign Affairs
Committee on Agriculture and Rural Development
Committee on Culture and Education
Committee on Development
Committee on Employment and Social Affairs
Committee on the Environment, Public Health and Food Safety
Committee on Women’s Rights and Gender Equality
Committee on the Internal Market and Consumer Protection
Committee on International Trade
Committee on Industry, Research and Energy
Committee on Legal Affairs
Committee on Civil Liberties, Justice and Home Affairs
Committee on Fisheries
Committee on Security and Defence
Committee on Transport and Tourism

Source : © European Union, 2026 - EP

Studentische Hilfskraft (w/m/div) im SOEP

Die im DIW Berlin angesiedelte forschungsbasierte Infrastruktureinrichtung Sozio-oekonomisches Panel (SOEP) ist eine der größten und am längsten laufenden multidisziplinären Panelstudien weltweit, für die derzeit jährlich etwa 30.000 Menschen in knapp 15.000 Haushalten befragt werden. Das SOEP hat den Anspruch den gesellschaftlichen Wandel zu erfassen und steht immer neuen vielfältigen Themen- und Aufgabenfeldern gegenüber. Für das Kohäsionspanel, das in Kooperation mit der Universität Bremen durchgeführt wird, suchen wir um nächstmöglichen Zeitpunkt eine studentische Hilfskraft (w/m/d) für 10 Wochenstunden.

Ihre Aufgabe ist die Mitwirkung bei der umfragemethodischen Erforschung der Daten, inklusive der Aufbereitung, Prüfung, Analyse und Visualisierung von längsschnittlichen und experimentellen Umfragedaten. Sie sind direkt in laufende Datenanalyseprojekte eingebunden, nehmen unterstützend an der Forschungstätigkeit teil und lernen so den Prozess von der Projektplanung über die Datenerhebung bis zur Publikation von Forschungsergebnissen kennen.


India-EU FTA: Some Challenges Ahead, but Strategic Signal Is Clear

TheDiplomat - Fri, 30/01/2026 - 07:37
Described as the "mother of all deals," this is the largest trade agreement that the EU and India have ever concluded.

Inside Pakistan’s Increasing Interest in the Mineral Sector

TheDiplomat - Fri, 30/01/2026 - 06:01
Its participation in the Future Mineral Forum meeting in Saudi Arabia reflects its plans to market its mineral reserves. But people in mining areas remain unenthused.

What’s Changed, and What Hasn’t, in Bangladesh

TheDiplomat - Fri, 30/01/2026 - 05:41
The BNP has a new leader. Students speak more openly about their affiliations with right-wing politics, and there is more freedom to criticize the powerful intelligence agencies.

ASEAN Will Not Recognize Myanmar Military’s Election, Lazaro Says

TheDiplomat - Fri, 30/01/2026 - 04:59
The Philippine foreign secretary nonetheless expressed optimism that "something positive" might emerge from the recent one-sided polls.

ASEAN’s Quiet Competition for Digital Nomads

TheDiplomat - Fri, 30/01/2026 - 02:04
How Thailand, Indonesia, Malaysia, Vietnam, and the Philippines are vying for the world's mobile workforce, and what it means for the region.

Vietnam, European Union Announce Major Diplomatic Upgrade Amid Trade Uncertainties

TheDiplomat - Fri, 30/01/2026 - 01:27
António Costa, the president of the European Council, said that the upgrade “underlines the importance we attach to the region and to Vietnam’s growing role within it.”

The Changing Role of ‘Alternate’ Members on the Central Committee of Vietnam’s Communist Party

TheDiplomat - Fri, 30/01/2026 - 01:14
From 2021-2026, despite massive vacancies leaving 35 empty seats in the Central Committee (due to disciplinary dismissals or deaths), none were filled by alternates.

Thousands Stranded in Cambodia After Fleeing Online Scamming Compounds

TheDiplomat - Fri, 30/01/2026 - 00:58
The rights group Amnesty International says that the government is doing nothing to deal with the mounting "humanitarian crisis."

The Growing Cost of China’s GDP Target

TheDiplomat - Thu, 29/01/2026 - 22:12
The country's growth has become increasingly expensive to maintain, and its dividends are reaching ordinary households with diminishing force.

Be(com)ing the largest donor in a post-aid world: analysing the EU’s expanding and evolving role as a Global development actor

PDF/EPUB Cite Share options Information, rights and permissions Metrics and citations Figures and tables Abstract In 2004 the European Union (EU)’s membership grew from 15 to 25 member states. This article analyses how the EU used this ‘big bang enlargement’ to promote horizontal and vertical expansion to its role as a global development actor. It describes how the Union’s larger membership realised considerable horizontal expansion, primarily by increasing the development cooperation budget managed by the EU institutions. The global financial crisis, austerity measures in its member states as well as legal and institutional changes, however, hampered vertical expansion, with many member states failing to sufficiently increase their own national budgets and efforts to promote coordination and harmonisation delivering limited results. The understanding of the task division between the EU and its member states has evolved with the EU having gained a stronger role as a global development actor in its own right. This article contextualises and describes these expansion patterns by analysing key policy trends in the period 2000–2025 in a historical and international perspective and contributes new evidence to the literature on international organisation expansion.

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