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Afrique

Mali : Accident sur le Pont Fadh: Voici le dernier bilan du ministère (Communiqué)

Maliactu - Sat, 07/03/2020 - 16:56

COMMUNIQUE

Le Ministre des Transports et de la Mobilité Urbaine informe l’opinion publique nationale que ce samedi 07 mars 2020 aux environs de 08 heures, s’est produit un accident de la circulation routière entre deux véhicules de transports urbains (Sotrama).
Cet accident s’est déroulé à l’entrée du Pont Fahd, sur la rive droite du fleuve Niger. Les deux conducteurs, selon les premières analyses, ont eu recours à un dépassement dangereux, ce qui a donné lieu à une collusion avant de percuter sur leur passage 06 motocyclistes.
Le bilan provisoire fait état de trois (03) morts et sept (07) blessés graves qui ont été transportés à l’hôpital Gabriel Touré.
Les agents de l’Agence Nationale de la Sécurité Routière (ANASER) et ceux de la Protection Civile, se sont aussitôt mobilisés pour apporter secours aux blessés et réguler la voie.

Le ministre des Transports et de la Mobilité Urbaine présente ses condoléances attristées aux familles des disparus, souhaite un prompt rétablissement aux blessés.
Il invite les usagers au respect des dispositions du code de la route.
Enfin le ministre des Transports et de la Mobilité Urbaine sait pouvoir compter sur la bonne compréhension et le civisme de l’ensemble des usagers de la route.

Source : Cellule Communication du Ministère des Transports et de la Mobilité Urbaine.

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Cameroun : les législatives reportées dans les régions anglophones auront lieu le 22 mars

Jeune Afrique / Politique - Sat, 07/03/2020 - 16:55
Des élections législatives partielles seront organisées le 22 mars dans certaines localités des régions anglophones du Cameroun, où le scrutin du 9 février avait été annulé, selon un décret présidentiel publié vendredi 6 mars.
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Cameroun: décès de l’opposant Adamou Ndam Njoya

RFI /Afrique - Sat, 07/03/2020 - 16:47
Au Cameroun, Adamou Ndam Njoya, président de l'Union démocratique du Cameroun (UDC), est décédé dans la nuit de vendredi à samedi, à Yaoundé, à l’âge de 77 ans. Il était l'un des opposants historiques au président Paul Biya.
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Suite à l’incident du wali de Mostaganem : Le ministère de l’intérieur réagit

Algérie 360 - Sat, 07/03/2020 - 16:26

Suit à la vive polémique qu’a suscité les derniers « comportements du wali de Mostaganem vis-à-vis de citoyens » lors d’une sortie sur le terrain, le ministère de l’interieur a réagit ce samedi via un communiqué. En effet, le ministère de l’intérieur a rappelé au « wali en question que, pour le rétablissement de la confiance entre le […]

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Elections au Burkina : « Nous devons montrer à la face du monde que nos jeunes démocraties sont en nette progression … », lance Simon Compaoré

Lefaso.net (Burkina Faso) - Sat, 07/03/2020 - 16:21

Le parti au pouvoir, le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), tient les 6 et 7 mars 2020 à Ouagadougou, son 3ème Congrès sous le thème : « Consolidons le leadership du MPP sur l'échiquier politique nationale par une victoire éclatante de 2020, dans la paix et la cohésion sociale ». L'instance qui réunit, ce samedi, 7 mars 2020, « environ 4 000 congressistes », examinera, entre autres, le bilan des activités du parti depuis son dernier congrès (mars 2017) avant de dégager les perspectives et procéder au renouvellement du Bureau exécutif national, notamment l'élection du président du parti (dont l'intérim a été assuré par Simon Compaoré depuis le décès de Salifou Diallo en août 2017). En attendant les conclusions des travaux de cette instance suprême du parti, annoncées pour 17h, nous vous proposons le discours d'ouverture de Simon Compaoré.

Discours d'ouverture du président par intérim du MPP, Simon Compaoré

Je tiens à saluer cette mobilisation exceptionnelle des militantes, militants et sympathisants venus des 45 provinces des 13 Régions de notre pays. Il s'agit de :
de la Boucle du Mouhoun ;des Cascades ;du centre ;du Centre-Est ;du Centre-Ouestdu Centre-Nord ;du Centre-Sudde l'Est ;des Haut-Bassins ;du Nord ;du Plateau-central ;du Sahel ;du Sud-Ouest.

Je remercie sincèrement chacun de vous pour cette présence effective à notre Congrès ordinaire, le troisième dans l'histoire politique du MPP.

La tenue de ce Congrès nous donne l'opportunité de marquer une halte statutaire pour dresser le bilan de nos activités depuis notre dernier Congrès ordinaire de mars 2017 et surtout de dégager les perspectives pour consolider notre leadership en tant que première force politique au Burkina Faso.En cet instant précis de mon propos, je voudrais tout particulièrement rendre hommage en votre nom au grand Camarade qui fut un grand homme d'Etat, un visionnaire, dévoué, un homme qui a incarné la combativité militante, j'ai nommé feu Salifou DIALLO, notre Président Statutaire qui nous a malheureusement et précipitamment quitté le 19 aout 2017.

Je voudrais ensuite saluer la mémoire de tous nos Camarades disparus depuis notre dernier Congrès et également toutes les victimes civiles et des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) du fait de l'hydre terroriste.

Mes pensées vont également à l'endroit de tous les blessés de cette guerre asymétrique.Je leur souhaite un prompt rétablissement.En la mémoire de notre Président feu Salifou DIALLO, de tous les vaillants militantes et militants, des victimes civiles et de nos braves Forces de Défense et de Sécurité (FDS) tombés sur les champs de l'honneur et de la dignité, je vous demande d'observer une minute de silence.

Je vous remercie.

Je voudrais saluer la présence parmi nous des invités de marque qui sont venus nous réaffirmer leur soutien.

Merci à toutes et à tous de nous faire cet honneur.Chers Congressistes,
Trois ans après notre dernier congrès ordinaire, vous conviendrez avec moi que, le monde fait toujours face à des guerres ainsi que des explosions sociales violentes touchant tous les continents et la quasi-totalité des pays, notamment les pays africains. Par ailleurs, on note une intensification des phénomènes liés au terrorisme et à la radicalisation, qui sont la résultante de la métamorphose de l'Homme et représente une menace sérieuse pour la pérennité du genre humain et de la civilisation.Les aspirations des peuples à la liberté, à la démocratie et au progrès social, n'engendrent pas moins des paradoxes sociaux, culturels et institutionnels qui indiquent la complexité de l'évolution sociale et économique actuelles de notre monde en perpétuelle mutation.Aujourd'hui, les mouvements de contestation se développent et s'étendent en Europe suscitant des interrogations profondes sur la trajectoire de ces soulèvements, leurs causes profondes, les perspectives de leur évolution ainsi que leurs conséquences sur nos Etats en Afrique.

Distingués Invités,
Chers Congressistes,

La situation internationale est caractérisée par la découverte, depuis le 7 janvier 2020, d'un nouveau coronavirus, en lien avec des cas de pneumonie d'allure virale dans la ville de Wuhan en Chine a été officiellement annoncée par les autorités sanitaires chinoises. Au cours des semaines suivantes, au regard de l'évolution de l'épidémie, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré, le 30 janvier 2020, une urgence de santé publique de portée internationale à cause des cas qui ont été signalés à travers le monde. Depuis le 11 février 2020, l'OMS a nommé la maladie provoquée par ce nouveau coronavirus COVID-19. Et le branle-bas de combat se poursuit contre la maladie qui affole les statistiques de contamination et de victimes. La côte d'alerte est atteinte. Cependant, le MPP ne doute pas que face à cette bourrasque sanitaire, le résilient peuple chinois sous la direction du Parti Communiste Chinois (PCC) et sous le leadership du président XI Jinping saura apporter la riposte à cette grave crise sanitaire. C'est pourquoi, le MPP, à l'occasion de ce 3è Congrès ordinaire, affiche sa totale solidarité avec le PCC et le peuple chinois dans cette épreuve redoutable.

Face à l'extension de la maladie déjà signalée sur l'ensemble des continents y compris l'Afrique, le MPP appelle instamment à une mobilisation de Communauté Internationale afin de contenir et d'enrayer au plus vite cette menace sanitaire qui a déjà engendré plusieurs victimes et créé la psychose au sein des populations.

Le MPP salue la perspicacité du peuple chinois et l'ensemble des communautés qui s'organisent avec détermination et exhorte à la vigilance et à la prise de mesures efficaces afin d'apporter la riposte appropriées face à ce défi sanitaire si préoccupant.

D'ores et déjà, le MPP félicite le gouvernement pour les mesures prises pour parer à toute éventualité, la maladie ne connaissant pas de frontières.

Le MPP apprécie la collaboration de la mission diplomatique chinoise au Burkina Faso dans la gestion du premier cas suspect, finalement déclaré négatif après analyses médicales poussées avec le laboratoire spécialisé de Dakar au Sénégal.

Chers Congressistes

Le MPP se félicite de la reprise de la coopération entre la République Populaire de Chine et le Burkina Faso, voilà bientôt, deux ans. Il salue l'essor économique de la République Populaire de Chine qui a fait des bonds prodigieux en l'espace de quatre décennies grâce à la politique de réformes et d'ouverture impulsée par le PCC. La Chine a une expérience enrichissante à partager avec les pays africains à la croisée de l'évolution de son histoire sociopolitique. C'est pourquoi, le MPP apprécie à sa juste valeur l'Initiative la Ceinture et la Route du président XI Jinping, dont l'objectif, à terme, est de concentrer des efforts sur la connectivité, d'approfondir la coopération concrète, de répondre ensemble aux défis qu'affronte l'humanité et de réaliser des bénéfices mutuels pour un développement partagé.

Distingués invités,
Chers Congressistes,

Du haut de cette tribune, le MPP se félicite des bonnes relations que le Burkina Faso entretient avec l'ensemble des pays partageant nos idéaux et nos objectifs dans le respect mutuel et la franche collaboration dans l'intérêt de notre peuple.
Gratitude et remerciements appuyés du MPP à tous les partenaires techniques et financiers dont les apports multiformes permettent à l'Exécutif Burkinabè de réaliser des projets structurants au bénéfice de notre peuple. Cependant, le MPP regrette que le Burkina Faso ait été indexé comme destination à éviter par certaines chancelleries et officines pour cause de terrorisme. Nous déplorons que des initiatives aient été prises sans concertation avec les autorités nationales.

Mais, disons-le tout net, malgré l'insécurité que connaît notre pays depuis 2016, le soutien des partenaires techniques et financiers ne nous fait pas défaut et le Plan National de développement économique et social (PNDES) inspiré du programme présidentiel du chef de l'Etat, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE a pu être mis en œuvre avec un taux de réalisations satisfaisant.

La sécurité au Burkina Faso et particulièrement celle de la bande sahélo-saharienne interpelle tant par la cruauté que la multiplicité des assauts terroristes contre les cibles militaires et civiles. Des vies innocentes ont été fauchées pour des raisons que seuls les terroristes et leurs mandants peuvent justifier. Le Bureau des Nations-Unies pour l'Afrique de l'Ouest et le Sahel estime que le nombre des victimes d'attaques terroristes a été multiplié par cinq en trois ans au Burkina Faso, au Mali et au Niger. C'est dire que l'année civile écoulée a été particulièrement meurtrière dans notre pays et au Sahel.

Ce climat de violence terroriste fait courir, si l'on y prend garde, des risques graves de conflits communautaires et cause de nombreux mouvements de populations fuyant les zones d'opérations terroristes.

Je voudrais, à cet instant de mon propos, saluer la mobilisation nationale et internationale à l'endroit des personnes déplacées internes et leur témoigner l'expression du soutien constant et de solidarité du MPP.

Certes, il revient aux autorités nationales d'apporter les réponses nationales à la crise sécuritaire. C'est pourquoi, le MPP félicite la classe politique burkinabè, qui, dans un élan d'unité et de cohésion a voté, le 21 janvier 2020, à l'Assemblée nationale, la loi portant institution des Volontaires de défense de la Patrie (VDP). Ces volontaires viendront en appui aux Forces de Défense et de Sécurité (FDS), en première ligne de la lutte contre l'hydre terroriste dans notre pays.

Chers Congressistes

Compte tenu du caractère tentaculaire et international du phénomène terroriste observé au cours des deux dernières décennies, il convient que la réponse soit appropriée et sans équivoque parce que, nous estimons que dans la phase actuelle, la coopération militaire internationale revêt toute son importance et requiert le soutien de tous.

Le terrorisme apparaît aujourd'hui comme une guerre de 4è voire de 5è génération dont l'objectif est la déstabilisation de nos États. L'urgence du moment est de parvenir, tous ensemble, à contenir voire à éradiquer cette gangrène dont certains individus malveillants, hors-la-loi, se servent pour tracer de nouvelles routes de la criminalité transfrontalière et des trafics de toute nature dans la bande sahélo-saharienne. Cet appel à la solidarité dans l'épreuve se justifie, parce qu'aucun Etat au monde n'est à l'abri de la menace terroriste tant qu'elle ne sera pas anéantie.
Pour le MPP, le fait générateur du terrorisme dans ses manifestations actuelles au Sahel demeure l'effondrement de l'Etat de Libye causé par la politique solitaire des grandes puissances malgré l'inquiétude exprimée par l'Union Africaine. Aujourd'hui, le territoire Libyen sert de niche aux terroristes qui se sont ravitaillés dans l'arsenal de guerre existant et la suite, on la connaît.

A l'époque, l'Union Africaine n'a pas été écoutée encore moins consultée dans la gestion de la complexe crise libyenne. Les conséquences de cette expédition militaire en Libye, les populations du Sahel en paient rudement le prix aujourd'hui. Le MPP se fait le porte-voix des peuples qui souffrent le martyr, pour inviter instamment l'Organisation des Nations-Unies à user de ses compétences et à peser de toute son influence politique afin d'amener toutes les parties en conflit à entamer sans délai un dialogue sérieux et sincère à même de mettre fin à cette situation chaotique et à instaurer la paix. Pour l'heure, notre parti apprécie le retour à l'avant-scène de l'UA dans le dossier libyen.

La recherche de solutions au bourbier libyen ne peut se faire sans la participation des Africains. C'est pourquoi, le MPP salue à sa juste valeur les conclusions du 33ème sommet des Chefs d'Etat et de gouvernement qui s'est déroulée du 8 au 10 février 2020 à Addis-Abeba sous le thème « faire taire les armes : créer des conditions propices au développement de l'Afrique » qui a connu la participation du Président du Faso, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE. Il s'agit notamment de chercher à mettre fin aux conflits armés en Libye, au Sahel, au Soudan du Sud et dans la corne de l'Afrique.

Camarades Congressistes,

La solidarité autour de la crise sécuritaire en Afrique de l'ouest, le MPP la ressent à travers les actes des organisations sous régionales telles que l'UEMOA et la CEDEAO qui prennent à bras-le-corps la mesure de la menace terroriste dans la zone Ouest africaine parce que, malheureusement, la menace terroriste se métastase à grande vitesse. D'où l'impérieuse nécessité d'une vigilance accrue, d'une mutualisation des moyens, surtout dans le domaine du renseignement pour faire pièce à cette entreprise terroriste dans le Sahel qui endeuille les populations et sape les efforts de développement de nos gouvernements. En ce sens, le G5 Sahel doit amorcer sa phase d'opérationnalisation, car il est urgent d'agir au risque de céder du terrain aux terroristes. Le MPP remercie la France pour son soutien à travers l'opération Barkhane. Le MPP exhorte les Etats-Unis à continuer à participer à la lutte contre l'extrémisme violent en Afrique ; nous avons besoin du concours de tous pour vaincre l'hydre terroriste. Tous les pays épris de liberté, de dignité, de paix et de démocratie doivent se solidariser pour aider le G5 Sahel à se débarrasser de la menace terroriste qui pollue la bande sahélo-saharienne.

Distingués Invités,
Chers Congressistes

L'année 2020 est, vous le savez tous, une année électorale pour le Burkina Faso et pour de nombreux autres pays africains dont les pays voisins que sont la Côte d'Ivoire, le Ghana, le Togo et le Niger.

Le Togo ayant déjà accompli cette échéance le 22 février dernier, le MPP émet le vœu ardent que les différents scrutins se déroulent dans la paix sociale et en toute équité. Que les résultats sortis des urnes soient acceptés de tous. Nous devons montrer à la face du monde que nos jeunes démocraties sont en nette progression de par leur maturité, leur régularité, la pluralité des candidatures et la participation populaire à l'exercice du libre choix.

Dans ce sens, le MPP exprime sa gratitude au Président du Faso, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, pour l'initiative qui a permis, du 15 au 21 juillet 2019, de réunir l'opposition politique et la majorité autour d'un Dialogue politique sur les questions d'intérêt majeur pour le peuple burkinabè. Le MPP salue cette hauteur de vue du chef de l'Etat qui a rapproché la classe politique burkinabè. Un comité de mise en œuvre des conclusions du dialogue politique a été mis en place. Ainsi, de cette rencontre, la classe politique Burkinabè a pu s'accorder sur plusieurs questions et échanger sur la crise sécuritaire. Des points de vue consensuels ont permis de noter des avancées sur le code électoral et l'application du quota genre.

Ces réformes politiques ont permis non seulement de privilégier le dialogue politique entre les différents acteurs de la vie politique de notre pays, mais aussi de bonifier les règles du jeu démocratique et de renforcer le processus démocratique.
C'est dans cette même dynamique que notre parti, le MPP, réaffirme son adhésion à la démarche de la réconciliation nationale.Ce processus de réconciliation nationale, qui s'inscrit dans la vision de refonder notre vivre ensemble, doit être conduit sur le tryptique Vérité, Justice et Réconciliation avec la participation de toutes les composantes de la nation Burkinabè.

Camarades Congressistes,

Il est indéniable, au regard des performances de notre Parti, que notre action s'est inscrite dans une dynamique d'élaboration et d'exécution sereine des stratégies et des politiques justes et conformes aux aspirations de nos militants et de l'ensemble des populations de notre pays.

Fort de cela et au regard des défis qui sont les nôtres, cet engagement doit se poursuivre et se renforcer afin d'assurer une forte impulsion de l'organisation, du dynamisme et de la vitalité de nos structures qui doivent être mieux outillées pour respecter les directives et exécuter comme il se doit les missions à elles assignées par la direction politique nationale.A cet effet, je voudrais inviter particulièrement tous les Congressistes à faire preuve d'exemplarité dans leurs actions et à adopter des comportements fédérateurs et mobilisateurs à l'effet de jouer convenablement leur rôle en synergie avec les organes des structures de base du MPP.

Camarades Congressistes,

La tenue de ce troisième Congrès ordinaire autour du Thème : « Consolidons le leadership du MPP sur l'échiquier politique national par une victoire éclatante aux élections de 2020, dans la paix et la cohésion sociale. », marque une étape très importante de l'histoire de notre Parti. J'invite l'ensemble des Congressistes à œuvrer d'une part, au renforcement de la cohésion et de la discipline au sein du Parti afin que nous puissions assurer une mobilisation sans faille à la mesure des grands chantiers de développement et d'autre part, promouvoir l'esprit d'ouverture et de collaboration avec l'ensemble des forces vives de la Nation avec lesquelles nous devons développer des stratégies idoines et mutualisantes pour l'atteinte de notre objectif commun qui est de « Bâtir avec le peuple, un Burkina Faso de Démocratie, de Progrès économique et Social, de Liberté et de Justice ».

C'est en toute légitimité que nous pouvons nous réjouir des acquis engrangés par notre Parti, sa direction politique nationale, ses structures et ses militants ; mais nous ne devons pas perdre de vue la nécessité de continuer à multiplier nos efforts dans le sens de la consolidation de notre leadership et du renforcement de nos capacités pour l'accroissement de notre contribution à l'œuvre de construction nationale.

Notre Parti, le MPP, a su faire preuve de responsabilité face aux multiples attaques injustifiées des adversaires politiques en lien avec la situation sécuritaire et la fronde sociale, dans le seul et unique souci de sauvegarder la paix et la cohésion sociale dans notre pays. Ce n'est point de la faiblesse et ceux d'en face le savent.
Il me plaît de souligner que les solutions aux grandes questions de l'heure ne peuvent pas toujours être abordées avec légèreté dans des propos violents mais dans une capacité de retenue, de responsabilité et de lecture intelligente des évènements. Le Président du Faso, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, en a donné la parfaite illustration par sa capacité d'écoute, de dialogue, de sagesse, de concertation et sa force de persuasion sur les grandes questions d'intérêt national.

Notre peuple a mis sa confiance en Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian Kabore. Ce choix porté sur le Président du Faso est fondé sur sa grande capacité d'homme d'Etat pour conduire notre pays dans le sens des aspirations profondes du peuple, son génie à opérer des changements qui vont renforcer le socle d'une stabilité et d'un développement durable. A l'heure du bilan et à la veille du devoir de redevabilité, le constat est que des réformes économiques ayant engendré un progrès très significatif ont pu être réalisées et ce malgré un contexte sécuritaire très difficile.

Camarades Congressistes,

Le MPP est un parti organisé dont la force principale réside dans le respect de la discipline et le respect de ses textes fondamentaux.

C'est fort de cette conviction que les intérêts supérieurs de notre parti doivent être défendus avec fermeté contre toutes les formes d'indisciplines et d'égarements politiques. Lorsqu'on a la chance d'être à un niveau élevé de responsabilité, au sein du parti, on doit avoir l'humilité de reconnaitre que nous devons ces positions à l'engagement déterminé d'une multitude de militantes et militants qui se battent quotidiennement, souvent jusqu'au sacrifice suprême, sans rien attendre comme récompense sinon la satisfaction d'appartenance à la famille politique du MPP.

Camarades Congressistes

Notre responsabilité est grande devant l'histoire politique du Burkina Faso. Seul l'intérêt supérieur de notre parti et du peuple burkinabè doit nous guider dans nos débats, au-delà des critiques stériles et des délations de la part de nos contempteurs les plus zélés. Je suis persuadé que les travaux du présent congrès déboucheront sur des résolutions et recommandations de belle facture, pour un MPP renforcé dans son organisation, sa cohésion interne et son leadership national.

Un MPP prêt et déterminé à faire face victorieusement au scrutin présidentiel et législatif de novembre 2020, mais également à faire face aux autres défis que notre peuple doit relever pour promouvoir le développement économique durable et harmonieux que nous appelons de tous nos vœux. Mais ceci ne sera possible que lorsque nous allons tous faire preuve d'engagement et de sacrifice. C'est l'occasion pour moi d'exhorter l'ensemble des camarades à consentir des efforts supplémentaires en occupant d'ores et déjà le terrain politique pour qu'au soir du 22 novembre, notre victoire soit sans ambiguïté et sans appel. C'est seulement à ce prix que nous pouvons nous ériger en acteurs déterminés pour la confirmation du leadership politique de notre parti.

Je vous exhorte à une implication conséquente dans les activités du Parti afin qu'ensemble nous relevions les défis de développement pour plus de paix, de progrès et pour l'épanouissement du peuple Burkinabè.

Ensemble, dans l'unité, la cohésion, la discipline, la solidarité et avec détermination, nous devons nous mobiliser pour faire bouger les lignes dans la dynamique de donner un second mandat à notre El Commandaté, le camarade Roch Marc Christian KABORE et une majorité conséquente à l'Assemblée Nationale afin de créer les conditions d'un Burkina Faso prospère.Camarades Congressistes, Permettez-moi, en votre nom à tous, de saluer nos Chefs coutumiers garants de la tradition pour leur mobilisation ainsi que les bénédictions et conseils avisés qu'ils nous prodiguent sans cesse et sans contrepartie. Je voudrais également remercier les représentants des partis politiques de la majorité comme de l'opposition qui nous honorent par leur présence.

Je ne saurais terminer mon propos sans adresser mes vives félicitations au comité d'organisation ainsi que tous mes vœux d'une participation assidue des congressistes aux travaux de notre IIIè Congrès Ordinaire.

A tout le peuple Burkinabè de l'intérieur et de la diaspora, dont les aspirations à la démocratie, à la paix et au progrès économique et social, ont donné naissance et succès à notre parti, je renouvelle mes sentiments de reconnaissance.Plein succès à nos travaux.

Je déclare ouvert les travaux du IIIe congrès ordinaire du MPP.

Je vous remercie

Démocratie – Egalité- Progrès

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Kinshasa : la police annonce un contrôle sur « l’état physique » des véhicules à partir du lundi 16 mars

Radio Okapi / RD Congo - Sat, 07/03/2020 - 15:57


Le commissaire provincial de la police annonce le lancement pour le lundi 16 mars prochain d’une opération de contrôle forcé sur l’état physique des véhicules circulant dans la ville de Kinshasa. Le commissaire divisionnaire adjoint Sylvano Kasongo l’a fait savoir dans un communiqué publié vendredi 6 mars à l’issue de la réunion tenue jeudi dernier avec les responsables de l’Association des chauffeurs du Congo (ACCO).

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El Mina, à l’Ecole Nessiba : RYCM promeut «un citoyen construit autour de valeurs écologiques» [Photos]

CRIDEM (Mauritanie) - Sat, 07/03/2020 - 15:51
Ce samedi matin, 7 Mars, RIM Youth Climate Movement (RYCM), avait pris ses quartiers à l’Ecole Nessiba, à El Mina, dans la banlieue de...
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Beni : 13 ADF et 4 militaires tués dans de violents affrontements le long de la rivière Semuliki

Radio Okapi / RD Congo - Sat, 07/03/2020 - 15:49


Treize rebelles ADF et quatre militaires ont été tués dans de violents affrontements qui ont opposé les FARDC et les ADF vendredi 6 mars après-midi, le long de la rivière Semuliki dans la brousse du territoire de Beni. Parmi les militaires qui sont tombés sur le champ d’honneur figure un officier supérieur, commandant compagnie, rapporte le porte-parole adjoint des FARDC, le général Sylvain Ekenge.

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Alger : interpellation de Samir Belarbi (Vidéo)

Algérie 360 - Sat, 07/03/2020 - 15:14

Lors de la marche du 3e samedi du Hirak à Alger, le militant Samir Benlarbi, a été arrêté par la police au milieu de la foule. En effet, le militant qui a été acquitté il y’a quelques jours par le tribunal de Bir Mourad Rais, vient d’être arrêté selon ce qu’a rapporté le Comité national […]

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Programme de 100 jours : la Regideso est à 75% de ses réalisations, selon son DG

Radio Okapi / RD Congo - Sat, 07/03/2020 - 15:10


Sur une enveloppe de 18 millions USD affectée à la Regideso dans le cadre du programme de 100 jours du chef de l’Etat, 11 millions ont déjà été reçus. Et cette entreprise commerciale est à 75 % de ses réalisations.


C’est ce qu’a indiqué vendredi 06 mars au cours d’un point de presse, le directeur général de la Regideso.


Clément Mubiayi ajoute que les grandes réalisations se sont opérées jusque-là, dans la ville de Kinshasa et principalement dans les Camps militaires. 

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Covid-19 : la barre des 100 000 contaminations franchie dans le monde

CRIDEM (Mauritanie) - Sat, 07/03/2020 - 15:10
Euronews - La France, deuxième pays européen le plus touché, avec 577 cas et neuf décès, ferme dès lundi ses écoles crèches collèges et...
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D'hier à aujourd'hui : quel féminisme en Afrique ?

France24 / Afrique - Sat, 07/03/2020 - 15:00
À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars, nous vous proposons une émission spéciale d'Afrique Hebdo. Ndèye Fatou Kane, écrivaine et chercheuse en études sur le Genre à l'EHESS, nous parle de la condition des femmes aujourd'hui sur le continent et des combats à mener pour l'améliorer. Auteure notamment de l'essai "Vous avez dit féministe ?", elle nous explique pourquoi le féminisme dérange aujourd'hui. Cette lectrice d’Awa Thiam a aussi lancé le hashtag #BalancetonSaï-Saï pour dénoncer le silence trop présent sur les violences faites aux femmes. 
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Alger : Marche du 3e Samedi du Hirak (Vidéo)

Algérie 360 - Sat, 07/03/2020 - 14:59

Devenu une tradition depuis la célébration du 1er anniversaire du Hirak, le 3e samedi de la mobilisation populaire a été au rendez-vous ce samedi 07 mars. En effet, une impressionnante foule s’est déferlée, ce samedi, sur les rues de la capitale dans l’itinéraire habituel du Hirak. Les manifestants ont scandé des slogans hostiles aux tenants […]

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8-mars 2020 : « Il n'y a pas de métiers sans difficultés », déclare Sergent Colette Sawadogo

Lefaso.net (Burkina Faso) - Sat, 07/03/2020 - 14:56

Elle rêvait de la tenue depuis son lycée et le rêve est devenu réalité. Colette Sawadogo puisque c'est d'elle qu'il s'agit, est aujourd'hui, Sergent de police en poste à la direction générale de la Compagnie républicaine de sécurité (CRS) basée au quartier Wayalghin de Ouagadougou. A force de travail et au prix de nombreux sacrifices, elle fait partie des femmes qui font la fierté de la hiérarchie. A 26 ans, mariée et mère d'un garçonnet, elle tient bien serrer le volant de sa vie. Car elle s'est fixée comme défis d'être Lieutenant de police et plus tard Commissaire.

A Lire aussi : Livraison des marchés en légumes : Le périple quotidien d'Aminata Ouédraogo

Entretien : Aïssata Laure G. Sidibé
Vidéo et montage : Anhitaga Nathanaël Kalguié (Stagiaire)
Lefaso.net

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8-mars : Sabine Nana, hier fabricante de savon liquide, aujourd'hui chef d'entreprise

Lefaso.net (Burkina Faso) - Sat, 07/03/2020 - 14:54

Au Burkina Faso, il existe des femmes très discrètes, qui sont pourtant incontournables et efficaces. Parmi elles, Sabine Zoumbara/Nana. Elle est à la tête d'une usine de transformation de pâte de manioc en attiéké frais et séché. C'est dans les locaux de l'usine basée à Pabré, qu'elle nous a reçue. Portrait d'une battante qui est persuadée qu'un jour, « ses sœurs » pourront bouter la pauvreté hors de notre pays.

Sabine Zoumbara née Nana a vu le jour à Kindi, dans la province du Boulkiemdé. Elle a quitté les bancs après la classe de Terminale. Elle rejoint plus tard son oncle en Côte d'Ivoire où elle restera pendant de longues années. Elle n'avait alors que 20 ans. Pour se prendre en charge, Sabine a fait presque tous les métiers : coiffeuse, restauratrice, etc., avant de se lancer dans la fabrication de l'eau de Javel, de savon liquide et de vinaigre.

Tout semblait aller pour le mieux, jusqu'à ce qu'elle se retrouve à la case départ. Découragée, elle quitte sa terre d'accueil, en pleine crise en 2002, pour son pays natal le Burkina Faso, et « sans rien ». Toutefois, elle a, sur le destin, une revanche à prendre. Et rien ne l'arrêtera dans sa course vers la recherche d'un lendemain meilleur. Après de nombreuses péripéties, elle crée, en 2004, l'association féminine Teeg-Taaba pour la survie des rapatriés de la Côte d'Ivoire.

Cette association, qui compte plus de 300 membres, est active depuis 16 ans dans la transformation de la pâte de manioc (communément appelée « placali » par les Ivoiriens) en attiéké. Cette innovation émane de la présidente de l'association. Pour mener à bien les activités, elle s'est dotée d'une unité de transformation sise au quartier Tampouy de Ouagadougou. La vie d'entrepreneur commence ainsi pour cette dame. « Notre activité avait du succès. On n'arrivait pas à satisfaire la commande. J'ai recommandé aux femmes de se constituer en groupes de quatre personnes dans les quartiers pour renforcer cette activité génératrice de revenus », confie-t-elle. Et d'ajouter, toute fière, qu'à ce jour, plus d'une centaine de femmes sont autonomes dans la seule ville de Ouagadougou. Partie de rien, Mme Zoumbara force aujourd'hui le respect et l'admiration.

« Nanatiékê » ou attiéké séché

Elle a créé, par la suite, l'entreprise « Nanalim » en 2008, grâce à l'accompagnement du Programme développement de l'agriculture (PDA) mis en œuvre par la GIZ. « Cette ONG m'a aidée à monter mon plan d'affaires et à avoir un prêt auprès de Coris Bank », informe-t-elle. Elle y consacre la quasi-totalité de son temps. Cette entreprise emploie 50 personnes, constituées en majorité de femmes, dont 20 permanentes. L'une de ses spécialités, l'attiéké séché. Ce produit est commercialisé sous le nom de « Nanatiékê ».

Dans l'usine, cette femme dévouée à son travail circule d'un coin à l'autre, non pas en errance, mais pour s'assurer que le traitement et le conditionnement du produit respectent bien les normes d'hygiène. Son usine a une capacité de production de 100 tonnes d'attiéké par mois. Le produit sec est vendu à 750 F CFA l'emballage de 500 grammes, et le sac de 20 Kg à 20 000 F CFA. Concernant l'attiéké frais, le paquet d'un kg est vendu à 500 F CFA. Avec cette activité, elle réalise chaque année un chiffre d'affaires de 50 000 000 F CFA.

Aujourd'hui, « Nanalim » est une référence dans la commune de Pabré. Les produits sont vendus aussi bien dans les pays de la sous-région (Sénégal, Niger, Togo et Bénin) qu'en Europe (Italie, Canada). Enthousiasmée par l'ampleur que prend le projet et aussi par la satisfaction des clients, cette entrepreneure a maintenant pour rêve d'étendre ses activités au Maroc. Elle ne compte pas s'arrêter là. Elle prévoit également d'accompagner les producteurs à augmenter leur production locale et à introduire de nouvelles variétés à cycle court.

Mais pour l'instant, l'attiéké séché est introduit dans sept établissements de la ville de Ouagadougou. Son cri du cœur « serait que le gouvernement burkinabè et ses partenaires accompagnent les femmes des zones de grande production comme Orodara, Banfora, Léo, le Centre-Est, Bittou et Ouargaye, dans la fabrication de la pâte de manioc ». Lorsqu'on parle de difficultés, elle nous répond simplement : « Les difficultés ne manquent pas ». Mais aguerrie, dame Zoumbara, qui ne recule devant rien, dit s'en sortir, malgré tous les obstacles qui se dressent devant elle au sein de l'usine.

Des mérites reconnus

Figure de proue dans la transformation des matières premières agricoles du Burkina Faso, elle a reçu la reconnaissance du ministère de l'Agriculture en 2017. En 2018, le prix burkinabè de la qualité a été attribué à son entreprise. En 2019, elle a été distinguée parmi les dix meilleures entreprises, lors des Journées agro-alimentaires. Elle a également reçu le Grand prix du président du Faso. Enfin, Nanalim a été sélectionnée comme entreprise championne dans la filière manioc. En plus de la gestion de son usine de transformation, Mme Zoumbara est la présidente de l'Union nationale des transformatrices du manioc.

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

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Décret d'extradition de François Compaoré : « Le juge a aujourd'hui tous les éléments pour juger le dossier, avec ou sans la présence de François Compaoré », commente Me Bénéwendé Stanislas Sankara

Lefaso.net (Burkina Faso) - Sat, 07/03/2020 - 14:53

Au lendemain (6 mars 2020) de la publication du décret du gouvernement français portant extradition de François Compaoré dans l'affaire du journaliste Norbert Zongo, nous sommes allés à la rencontre d'un des membres du Collectif des avocats, Me Bénéwendé Stanislas Sankara. L'homme de droit et leader politique a bien voulu donner sa lecture sur cette étape du dossier.

Lefaso.net : Quelle est votre analyse sur le décret du gouvernement français qui donne quitus pour l'extradition de François Compaoré pour répondre aux chefs d'accusation dans l'affaire de l'assassinat du journaliste Norbert Zongo et compagnons.

Me Bénéwendé Stanislas Sankara : Il faut souligner avec force qu'il s'agit d'un procès pénal, qui suppose avant tout, une procédure particulière, qui respecte les normes internationales ; parce que le procès doit être équitable, garantir les droits de la défense, notamment la présomption d'innocence et également en respectant le principe du contradictoire.

Rappelez-vous que quand monsieur François Compaoré a été arrêté à Paris, en France, c'est suite à un mandat d'arrêt international lancé par le juge burkinabè contre lui. Quand on lance un mandat d'arrêt contre quelqu'un, il faut l'amener devant le juge qui a été l'auteur du mandat. Il se trouve que le juge-là, c'est le juge d'instruction burkinabè, qui a ouvert à nouveau le dossier du journaliste Norbert Zongo et ses compagnons assassinés en 1998.

Quand on regarde déjà le temps qui s'est écoulé, on peut, sans doute de se tromper, dire qu'il y a eu d'abord au plan interne du Burkina Faso, beaucoup d'obstacles à l'avancée de ce dossier. L'opinion se rappelle de cette fameuse ordonnance de « non-lieu », très ridicule, mais qui avait été prise par des juges acquis. Si fait que, quand il y a eu l'insurrection populaire, des éléments nouveaux ont permis à la justice burkinabè de relancer cette procédure.

C'est dans la réouverture du dossier que le juge d'instruction a certainement trouvé des charges qui pèsent désormais sur le citoyen, le justiciable, monsieur François Compaoré. Je dis cela en rappel parce que monsieur François Compaoré s'est constitué beaucoup d'avocats de renom, comme le bâtonnier Olivier Sur (Pierre-Olivier Sur) qui le défend, et bien d'autres. Vous avez remarqué qu'il a intenté au niveau des juridictions parisiennes de remettre en cause ce mandat. Donc, cette procédure est une procédure incidente sur le fond qui est pendant au Burkina Faso.

Quand on parle d'extradition, il s'agit purement et simplement d'une procédure administrative ; parce qu'entre le Burkina Faso et la France, il y a des accords de coopération en matière d'extradition et en matière judiciaire, qui voudraient que François Compaoré qui est actuellement entre les mains de la justice française, soit amené dans les règles de l'art devant le juge burkinabè.

La première étape a été une étape juridictionnelle, que nous avons épuisée. D'abord, il fallait que les juridictions françaises se prononcent sur la demande d'extradition du Burkina Faso. Cette demande a été accueillie favorablement par la justice. Mais, dès que la justice, dans les principes de son indépendance, s'est vidée de sa saisine, il revient à l'exécutif d'y procéder.

Donc, il y a un dédoublement de procédure parce que l'acte qui vient d'être pris (le décret d'extradition) est un acte administratif qui dit désormais que l'engagement qui a été pris par le Chef de l'Etat français, Emmanuel Macron sera respecté, à savoir que la France ne fait pas un obstacle à l'extradition de François Compaoré et l'Etat français est prêt à amener François Compaoré entre les mains de la justice burkinabè.

Grosso modo, c'est en français simple, le décret qui a été signé, qui est un acte administratif et comme tout autre acte administratif, cette décision (je dirais malheureusement) peut être déférée devant le Conseil d'Etat. Sinon, si François Compaoré veut, à partir de cette décision, il peut, lui-même, sans contrainte, déférer à cette décision et se présenter à l'autorité judiciaire burkinabè. S'il veut user de voie de droit, il peut effectivement attaquer le décret et on avisera.

Mais pour le moment, nous saluons vivement la prise de ce décret, que nous attendions depuis fort longtemps, nous félicitons le gouvernement français pour avoir respecté son engagement sur ce point et espérons que, in fine, François Compaoré, quel que soit le dilatoire qu'il voudrait utiliser, mais on ira, d'une manière ou d'une autre, indubitablement vers le procès. C'est-à-dire que le juge a aujourd'hui tous les éléments, tous les ingrédients pour juger, avec ou sans la présence de François Compaoré ; étant entendu que tous les moyens lui ont été donnés pour se défendre.

Le juge a la possibilité de juger avec ou sans François, retient-on. Mais, à votre avis, qu'est-ce qui bloque aujourd'hui pour que l'on veuille sa présence effective au Burkina ?

Tout simplement parce qu'un mandat a été émis et l'exécution du mandat était en cours. C'est pourquoi le juge, certainement, attendait de voir la bonne ou mauvaise foi de celui qui est poursuivi. L'essentiel étant qu'aujourd'hui, aux yeux de l'opinion, François Compaoré a eu toute la latitude de se présenter devant le juge. Mais, il peut choisir effectivement de ne pas se présenter, auquel cas, le juge peut aller par la voie de la contumace.

Quelles peuvent être les retombées sur le plan de la liberté d'expression, indépendance de la justice…et son incidence sur l'opinion publique nationale ?

Je dois dire que votre question est un peu transversale, en ce sens que le Burkina Faso, notre peuple, est extrêmement attaché à un certain nombre de dossiers, notamment de crimes de sang et de crimes économiques.

C'est une aspiration fondamentale à la vérité et à la justice qui caractérise notre peuple. Ce d'autant que le journaliste Norbert Zongo est resté comme une icône pour tous les Burkinabè de tous bords. Il est évident que la recherche de la vérité et de la lumière dans ce que nous appelons le crime odieux de Sapouy reste une quête permanente.

De ce point de vue-là, il y a eu, au moment des faits, beaucoup de supputations, beaucoup de déclarations, souvent l'opinion a indiqué ses coupables, sans que la justice ne dise mot. Mais chaque fois je dis le temps de la justice n'est pas le temps des hommes, et savoir qu'on va vers le bout du tunnel ; parce que la manifestation de la vérité aussi dépendra de comment ceux-là qui ont été indexés, soupçonnés, vont s'exprimer et se défendre.

Donc, quand l'opinion burkinabè a appris que monsieur François Compaoré a été arrêté et qu'entre autre, c'était monsieur le petit président, l'intouchable, qui, un beau matin se retrouve entre les mains de la police, eh bien, vous avez compris que c'était un grand soulagement pour les Burkinabè, qui ont applaudi son arrestation.

Autre chose, c'est ce que je dis tout à l'heure, le procès équitable, on lui donne la possibilité de dire que : ce n'est pas moi, ou c'est moi, et l'opinion fera son jugement. Donc, je pense que, ce décret, une fois de plus, vient, après son arrestation, attester, de façon péremptoire, que nul n'est aussi de la loi, et que tous les grands de jour et de nuit, si vous avez affaire de la justice, courrez, courez, la justice vous rattrapera. Tôt ou tard. Mieux vaut faire face, de façon intrépide, de façon courageuse, à sa justice que de chercher à la fuir. Elle vous rattrapera.

Au cas où François Compaoré viendra à interjeter Appel devant le Conseil d'Etat, la décision à ce niveau sera-t-elle susceptible d'un autre recours ou c'est en dernier ressort ?

Il y plusieurs types de recours, j'ai parlé tout à l'heure de dilatoire ; les procédures dilatoires, vous pouvez les multiplier à souhait. Mais cela ne va pas affecter le fond du dossier, ça retarde la procédure, ça retarde le dossier, et à la limite, vous courrez aussi à votre perte parce qu'on aurait compris votre mauvaise foi ! Sinon, il a la possibilité effectivement d'aller devant le Conseil d'Etat, mais aussi la Cour européenne des droits de l'Homme, il peut aussi multiplier des procédures que moi, personnellement, j'ignore, mais c'est pour cette raison qu'il paie aujourd'hui de fortes sommes d'argent à des avocats pour se protéger et essayer de se soustraire de la justice.

Mais, je pense que nul n'est ici, dupe, et encore moins, myope, pour comprendre que ce jeu-là, c'est un jeu qui n'en vaut pas vraiment la chandelle. En tout cas, pour quelqu'un qui a aimé son pays, le Burkina Faso, qui pense avoir, en tant que petit président, servi son pays, il y a des Burkinabè qui sont restés-là pour répondre à la justice, pourquoi pas lui, à moins d'être dans la logique de l'apatridie, je pense que c'est dans son intérêt d'y répondre.

Le plus vite possible, tout le monde y gagnerait. Mais comme je l'ai dit, le juge aura en tout cas prouvé, que c'est dans la recherche d'un procès véritablement équitable, dans le respect des droits de la défense, qu'il s'est donné tout ce temps-là, pour lui permettre de se défendre.

En que leader politique, quel commentaire faites-vous de cette opinion qui pense que cette extradition, vu le contexte national, laisse à penser que c'est un geste de la France pour décrisper la situation qui prévaut au Burkina (ébullition de la sociale surtout) ?

Non, ça n'a rien à avoir. Je suis très formel, ça n'a rien à avoir avec la situation socio-politique au Burkina Faso. Je rappelle que cette procédure d'il y a 22 ans (depuis 1998) ; elle est pendante, il y a des bas et des hauts. Quand Emmanuel Macron est venu ici, je pense qu'il n'évoquait pas la fronde sociale, les attaques terroristes dont on est l'objet, ça remonte pratiquement depuis 2016 ; alors que la procédure est recouverte depuis 2015.

Il peut avoir des coïncidences troublantes, c'est vrai, mais si vous vous rappelez, il y a longtemps de cela, que nous avons même essayé de demander à la France de tout faire pour qu'il y ait le décret d'extradition, quand la Cour de cassation avait définitivement tranché. Donc, c'est une procédure normale qui a suivi son cours et qui a donné lieu à ce décret, dans un contexte que nous vivons, mais ceci n'explique pas cela.

Interview réalisée par
Oumar L. Ouédraogo
Edouard K. Samboé
Lefaso.net

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Super Coupe Dames : Le trophée reste finalement au Camp

Lefaso.net (Burkina Faso) - Sat, 07/03/2020 - 14:52

Les Colombes de l'Union sportive des Forces armées (USFA) ont remporté, ce vendredi, 6 mars 2020, la deuxième Super Coupe Dames en battant Etincelles par trois buts à zéro (0-3). Le match s'est joué en présence du Ministre des sports et des loisirs, Daouda Azoupiou et du Ministre de la femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l'action humanitaire, Laurence Marshal/Ilboudo.

La Super coupe Dames, jouée à la veille de la commémoration du 8 Mars, s'institutionnalise. Après Koupèla, dans la région du Centre-est en 2019, les filles se sont donné rendez-vous à Ouagadougou pour la deuxième édition de la Super Coupe Dames.

Comme l'édition précédente, ce sont les mêmes équipes qui se sont affrontées avec la même issue de match. Etincelles, championne en titre, recevait l'USFA, vainqueur de la Coupe du Faso Dames pour une explication au sommet.

Une correction pour Etincelles…

Les filles de Tanghin ont connu un début de match très difficile. Prises de vitesse par l'attaque de l'USFA, elles concèdent un penalty dès la 2e minute. Gbougou Stéphanie prend ses responsabilités et rend justice à son équipe. USFA 1-0 Etincelles. Cette fausse note de départ ne décourage pas les filles de Pascal Sawadogo. Péniblement, elles parviennent quand même à se créer des occasions sans autant pouvoir les concrétiser. Le score reste inchangé jusqu'à la pause. L'arbitre de la partie, Jacqueline Nikiema, renvoie les deux formations aux vestiaires. Etincelles 0-1 USFA.

Du retour de la pause, l'espoir de revenir au score habite encore les filles de Tanghin. Mais c'était avant que Bilkissa Simporé, élément fondamental de la défense ne marque contre son camp compliquant d'avantage la tâche de l'équipe. La barque de Tanghin va même poursuivre tranquillement sa noyade en encaissant un troisième but. Le break est désormais fait. Mission impossible pour l'équipe d'Etincelles de revenir au score.

L'USFA remporte pour la deuxième fois consécutive la Super Coupe Dames. Organisée par le Ministère de la femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l'action humanitaire en partenariat avec la Fédération burkinabè de football, la Super Coupe oppose l'équipe championne en titre à celle qui a remporté la Coupe du Faso.
L'équipe victorieuse de la deuxième édition est repartie avec 1 million de francs CFA, des médailles d'or, des jeux de maillots et des ballons. L'équipe vaincue a reçu, quant à elle, la somme de 500 mille de francs CFA, des médailles d'argent, des jeux de maillots et des ballons.

Pour le Ministre des Sports et des loisirs, Daouda Azoupiou, la tenue de cette activité ne peut qu'être bénéfique au regard des bienfaits du sport pour l'organisme humain. Il a aussi souligné l'occasion offerte aux filles d'exprimer leurs talents en cette veille de 8 Mars, Journée internationale de la Femme.

Jacques Théodore Balima
Lefaso.net

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Journées de dialogue communal : un exercice de redevabilité pour rendre compte de la gestion des affaires locales

Lefaso.net (Burkina Faso) - Sat, 07/03/2020 - 14:52

Les collectivités territoriales au Burkina Faso pour rendre compte de leur gestion tiennent périodiquement des instances publiques dénommées ‘'journée de dialogue communal''. C'est une occasion pour les communes de marquer une halte pour faire le bilan d'une année et permettre aux populations d'apprécier la gestion des élus locaux. Tout au long du dernier trimestre de l'année 2019 plusieurs communes du sud-ouest comme Gaoua, Loropéni, Dolo ont tenues leur journée de dialogue communal.

La loi 055-2004/AN du 21 décembre 2004 ,portant Code Général des Collectivités Territoriales au Burkina Faso en son article 91 stipule que : « les collectivités territoriales élaborent et exécutent leurs politiques et plans de développement dans le respect des grandes orientations de l'Etat ».Aussi ,l'article 11 du code Général des collectivités Territoriales (CGCT) indique que : « les habitants de la collectivité territoriale ont droit à l'information sur la gestion des affaires locales ,droit qui s'exerce entre autre par leur participation aux débats publics organisés par le conseil sur les projets et programmes locaux de développement et sur les grandes orientations du budget local ».

S'inscrivant dans cette dynamique, les conseils municipaux du sud-ouest ont initiées des rencontres pour échanger avec les populations sur leur gestion de l'année 2019.Ces journées de redevabilité constituent pour les conseils municipaux, un tremplin pour promouvoir la culture démocratique.

Au cours de ces journées les conseils municipaux examinent entre autre l'exécution des recettes et des dépenses, les réalisations sur fonds propres, sur fonds transférés, les réalisations des partenaires techniques et financiers, le plan annuel d'investissement, les attentes et perspectives.

Le 13 décembre dernier le conseil municipal de Gaoua dans la province du Poni a tenu son dialogue communal. Et il ressort que plus de 132 millions de francs CFA de ressources propres et transférées ont été investi dans cette commune au cours de l'année 2019.Pour Le maire Fiacre Kambou, le bilan de réalisation est assez satisfaisant. « Nous avons pu : réaliser 10 forages dans 10 villages qui s'évaluent à peu près à une cinquantaine de millions, réhabiliter 5 forages en pannes, confectionner 300 table-bancs, rehabiliter 3 écoles, finaliser un centre de santé et de promotion sociale (celui de Bouléra)… ».

Dans la province de la Bougouriba la commune de Dolo a également tenue une journée de dialogue communal le 1er novembre dernier. Pour Pobel Kam, maire de la dite commune « nous avons travaillé sur la base du budget, ce qui a été prévu en 2018.Nous l'avons réalisés à 97 %, que ce soit les marchés passés dans le cadre des fonds transférés et celui avec l'accompagnement des partenaires techniques et financiers, les marchés sur les fonds propres ont a pu les exécuter ».

Mais l'arbre ne doit pas cacher la for, dit-on, la plupart de ces communes peinent à mobiliser des recettes propres. Et c'est pourquoi le maire de Gaoua Fiacre Kambou demande l'accompagnement de tous pour parfaire le défi de développement de nos communes « les communes font l'effort d'optimiser au niveau du recouvrement des ressources propres, à côtés de ces ressources propres nous comptons sur l'apport des partenaires techniques et financiers, des populations et des organisations de la société civile surtout dans les aspects de sensibilisation ».

Cet exercice est apprécié par les populations à l'image de Loudou Kinané habitant de la commune de Dolo qui a suivi avec intérêt les différents exposés. « faire le bilan de sa gestion est une preuve de transparence ,mais je suggère que pour les prochaines journées de redevabilité que le conseil municipal explique les choses en profondeur et en détail pour mieux nous situer ».Pour Yéri Momo qui a suivi la journée de dialogue communal de Loropéni tenu le 14 décembre dernier « nous devons tous avoir l'esprit de développement et s'engager auprès des conseils municipaux. Ce cadre est le lieu de féliciter les bonnes actions et condamner les insuffisances ainsi que les dérives… ».

A noter que des onze domaines de compétences à transférées aux collectivités locales seulement quatre secteurs sont effectifs dans la région du Sud-ouest.
Boubacar Tarnagda

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Maniema : 450 maisons détruites à la suite d’une pluie diluvienne dans la commune de Kalima

Radio Okapi / RD Congo - Sat, 07/03/2020 - 14:49


 Deux personnes ont été foudroyées et au moins 450 maisons détruites dans la commune de Kalima dans le territoire de Pangi (Maniema) à la suite d’une pluie diluvienne accompagnée d’un vent violent qui s’est abattue sur cette partie de la province du Maniema, dans la nuit de vendredi 6 mars.


Philémon Kikobya Fataki, bourgmestre de Kalima lance un appel aux autorités gouvernementales et aux humanitaires pour venir en aide à sa population en détresse.

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Le collectif des journalistes réitère son soutien à Sofiane Merakchi

Algérie 360 - Sat, 07/03/2020 - 14:40

Le collectif des journalistes algérien JAU, a réaffirmé ce samedi via un communiqué, son soutien au journaliste Sofiane Merakchi, tout en dénonçant son maintien en détention provisoire. En effet, le collectif rappelle Sofiane Merakchi est « en détention provisoire depuis le 26 septembre 2019 pour avoir exercé son métier de journaliste en couvrant de manière constante […]

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