Windg lùi dâbur _ ti téng-râmb pa mi tàabà. "Depuis quand le soleil est-il tombé pour que ceux du même village ne se reconnaissent pas ? " C'est l'un des proverbes en mòoré, la langue la plus répandue au Burkina Faso, que le professeur canadien Louis Sabourin a choisi de citer dans sa brillante Leçon inaugurale de la rentrée de l'année académique 2004-2005 de l'Institut diplomatique et des relations internationales (IDRI) donnée dans la salle de conférence du ministère des Affaires étrangères à Ouagadougou le 24 janvier 2005. Le thème - « Les relations internationales et la diplomatie au service de la paix et du développement » – était et reste d'actualité.
Un grand ami du Burkina et de l'Afrique
M. Louis Sabourin a joué un rôle important dans le processus de création de l'IDRI qui est devenu l'INHEI (Institut national des hautes études internationales) et qui ambitionnait à sa création d'être un centre régional d'excellence pour la formation de cadres diplomatiques africains. Il a tenu lui-même à rappeler que d'autres personnalités ont contribué à porter sur les fonts baptismaux en 2001 et à donner corps à cet établissement, dont M. Ablassé Ouédraogo, qui, ministre des Affaires étrangères, accepta dès 1995 la recommandation faite par la Conférence des Ambassadeurs tenue en 1994 à Goundi près de Koudougou, à l'effet de créer l'Institut et qui entreprit les premières démarches dans ce but précis, ainsi que MM. Pierre Claver Damiba, Zéphyrin Diabré, le professeur Benoit Kambou, les ambassadeurs Mouhoussine Nacro et Rigobert Kongo pour ne citer que quelques-uns.
Il aurait eu 90 ans le 1er décembre 2025 mais il est hélas décédé le 11 septembre au Centre hospitalier de santé McGill de Montréal au Canada. Il a laissé dans le deuil et dans une profonde tristesse son épouse Agathe, ses trois enfants Pierre, Nicole et Nathalie et leurs conjoints respectifs Erin, Richard et Ron, ses 9 petits-enfants François (et sa conjointe Caroline), André, Camille, Louis, Laurent, Benoît, Julien, Geneviève et Émilie, son arrière-petit-fils Zacharie, plusieurs parents ainsi que de très nombreux amis sur tous les continents. Les Burkinabè d'ici et d'ailleurs qui ont eu l'occasion de faire sa connaissance ont sans aucun doute été touchés par ce deuil, tant il est vrai que l'illustre disparu a su témoigner sous diverses formes son attachement au « pays des hommes intègres », à ses nationaux et à sa culture.
Pour ma part, son décès m'a d'autant plus affecté que j'ai eu l'insigne honneur de compter parmi ses amis depuis que j'ai eu le privilège d'ouvrir l'ambassade de Haute-Volta au Canada en septembre 1973 et d'en être le premier ambassadeur résident à Ottawa jusqu'en 1981. Nous sommes restés très proches depuis lors et je peux attester que Louis Sabourin avait effectivement un attachement particulier pour mon pays qu'il a visité à plusieurs reprises au point que je le considère comme un Burkinabè d'honneur et de cœur. A ce titre, il a bien mérité que lui soit attribué en janvier 2005 la médaille de Chevalier de l'Ordre national du Burkina Faso
1975. Réception à l'ambassade de Haute-Volta au Canada
Au cours de sa Leçon inaugurale, le Professeur Sabourin avait ainsi déclaré devant son auditoire, parmi lesquels SEM Youssouf Ouédraogo, le ministre des Affaires étrangères de l'époque et l'ambassadeur Mouhoussine Nacro, premier directeur de l'IDRI et précédemment en poste à Ottawa de 1995 à 2003 : « Je profite de cette occasion solennelle pour réitérer mon profond attachement envers le Burkina Faso. En effet, c'est grâce à un Voltaïque, le regretté Salfo Albert Balima, dont j'ai fait la connaissance à mon entrée à l'Institut d'études politiques de Paris en 1956, que j'ai appris à découvrir et connaître votre pays ainsi que l'Afrique.
Au cours des cinq décennies suivantes, j'ai entretenu avec Albert des liens qui dépassaient ceux de l'amitié. Une véritable fraternité nous a suivis, lorsqu'il a servi son pays au Secrétariat général du premier gouvernement voltaïque, puis à titre de Secrétaire général du Pacte de la défense de l'Union africaine et malgache, de conseiller auprès du cabinet du Secrétaire général de l'ONU, à New York, de représentant résident du PNUD en République Centre Africaine, de conseiller économique auprès du Président Lamizana et de Directeur général de l'École internationale de Bordeaux ».
En apprenant le décès de M. Sabourin, le ministre des Affaires étrangères, SEM. Karamoko Jean Marie Traoré, a tenu à présenter ses sincères condoléances à la famille Sabourin « au nom des plus hautes autorités » du Burkina.
Outre ses missions en 1996 et 2000 relatives au projet de création de l'IDRI, M. Sabourin était déjà venu à Ouagadougou en 1976 en tant que président du Conseil scientifique de l'École internationale de Bordeaux afin de solliciter l'accord du président Lamizana pour que M. Albert Balima soit nommé directeur de cette École. En 1977 il était de nouveau à Ouagadougou pour participer à une conférence de l'Institut du Sahel qui avait lieu à l'Assemblée nationale, et c'est dans cette enceinte que lui fut transmis le télégramme lui annonçant son élection à la présidence du Centre de développement de l'OCDE dont le siège est à Paris. Il en a retiré la conviction que le Burkina lui portait la baraka. En l979, en sa qualité de président de ce Centre, il décida que la première conférence internationale organisée hors de Paris aurait lieu à Ouagadougou.
Cette réunion, qui portait sur « les migrations en Afrique de l'Ouest », fut présidée par le ministre Georges Sanogoh. En 1984, alors que j'étais Secrétaire général du ministère des relations extérieures, Louis Sabourin a été présent à Ouagadougou le 4 août, date historique s'il en est, puisque c'est le jour où la République de Haute Volta devint le Burkina Faso et les Voltaïques des Burkinabè. Son dernier séjour en terre burkinabè date de décembre 2010.
A l'initiative de l'Association des anciens fonctionnaires des Nations Unies au Burkina Faso (AAFNU-BF) dont j'étais membre et sous le parrainage de l'ambassadeur du Canada, SEM Jules SAVARIA, il donna le 8 décembre une conférence tenue au CENASA sur le thème « Les rapports Canado-Africains après 50 ans d'indépendance ». En dépit d'un emploi du temps très chargé, il insista pour que je l'accompagne pour une visite de courtoisie à Mgr Vito Rallo, le Nonce apostolique de l'époque, et à l'Archevêque de Ouagadougou, futur Cardinal Philippe Ouédraogo, ainsi qu'à Tenkodogo afin d'y présenter ses condoléances à la famille de son ami Albert Salfo Balima (décédé le 18 avril 2004) et s'incliner sur sa tombe.
Un professeur émérite et un spécialiste réputé des questions de développement et de coopération internationale
Mais qui était Louis Sabourin ? Sa prestigieuse carrière est rappelée dans sa notice biographique accessible sur Wikipedia et sur le site de l'Académie pontificale des sciences sociales. On en retiendra entre autres qu'il est diplômé des Universités d'Ottawa, de la Sorbonne, de l'Institut d'études politiques de Paris, de l'Université Columbia (New York) et membre du Barreau du Québec. Après avoir débuté sa carrière de professeur en 1958 au département de sciences politiques de l'Université d'Ottawa, dont il devint le plus jeune doyen en 1965, il l'a poursuivie en tant que professeur à l'École nationale d'administration publique de Montréal de 1984 à 2007 et comme professeur invité de plusieurs universités au Canada (McGill University ; Université Laval ; Université de Montréal), en France (Paris I-Sorbonne, Université de Paris-V ; Université d'Aix-en-Provence ; Institut international d'administration publique) et aux Etats-Unis d'Amérique (Northwestern University ; Kellogg Institute for International Studies ; University of Notre-Dame). Il a également enseigné à l'Académie d'administration publique de Hanoï (2000) au Vietnam et à l'Université de Cotonou au Bénin.
Au Canada, le professeur Sabourin a été le fondateur de l'Institut de coopération internationale de l'Université d'Ottawa (ICI) en 1968 et du Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM) en 1985. Comme mentionné plus haut, il a été président du Conseil scientifique de l'École internationale de Bordeaux (1974-92) et président du Centre de développement de l'OCDE (1977- 1982). Ses compétences ont été sollicitées au Vatican où il a été membre du Conseil Pontifical Justice et Paix (1984-1995) et membre de l'Académie Pontificale des Sciences Sociales (1994) ainsi que par plusieurs organisations du système des Nations unies, notamment l'ONU, le PNUD, la CNUCED et l'UNESCO. Outre sa participation à la création de l'IDRI au Burkina Faso, il a également contribué à l'établissement d'entités de formation au Cameroun, au Niger, en République démocratique du Congo et en Haïti.
Sa notoriété lui a valu de nombreuses distinctions honorifiques dont celles de Docteur honoris causa de l'Université nationale du Bénin (1973) et de la Sorbonne (1998), de lauréat des universités de Nantes, Djakarta et Bangkok. Dans son pays il a reçu entre autres le Prix d'excellence de l'Institut canadien d'administration publique en 2010 et a été décoré comme Officier de l'Ordre national du Québec (2018), membre de l'Ordre du Canada (2018) et Officier de l'ordre de Montréal (2019). Ses décorations étrangères les plus notables sont celles de Chevalier de la Légion d'Honneur de France (1989) et de Chevalier de l'Ordre national du Burkina Faso (2005). En 2013, l'ENAP de Montréal a créé le Prix Louis Sabourin remis chaque année à l'étudiant ou l'étudiante ayant obtenu la meilleure moyenne au programme en administration internationale.
« Le savoir n'habite pas une seule maison »
Lors de la cérémonie d'hommage à l'illustre disparu tenue à Montréal le 2 octobre 2025, son fils Pierre Sabourin, ancien sous-ministre adjoint aux affaires étrangères du Canada, a notamment déclaré : « Nous ne sommes pas ici pour dire adieu à Papa car le souvenir du mari aimant, du père, du grand-père et arrière-grand-père bienveillant, du collègue apprécié, du professeur admiré, et de l'ami attachant demeurera toujours dans nos mémoires. Mon père croyait profondément que la connaissance ne se limite pas à un seul lieu, à une seule personne ni à une seule expérience. D'ailleurs le titre de ses mémoires est « Le savoir n'habite pas une seule maison ». Papa croyait profondément que le savoir se construit dans le partage, dans la rencontre et dans le respect de la diversité humaine. Tout au long de sa vie, il a incarné ces valeurs, en famille comme dans sa carrière internationale ».
Oui, assurément, le savoir n'habite pas une seule maison, et par extension, il n'est l'apanage exclusif d'aucun pays, aussi puissant soit-il. Par exemple, dans le secteur important de la santé, s'il est vrai que le prix Nobel de médecine 2025 a été attribué à trois découvreurs d'un mécanisme de tolérance immunitaire, à savoir le japonais Shimon Sakaguchi, professeur honoraire de l'université d'Osaka et les américains Mary Brunkow de l'Institute for Systems Biology à Seattle et Fred Ramsdell, « scientific advisor » pour Sonoma Biotherapeutics à San Francisco, il est tout aussi vrai que les recherches menées par le Professeur Halidou Tinto sur les vaccins contre le paludisme à Nanoro, une petite bourgade de 50 000 âmes au Burkina Faso, lui ont valu d'être retenu par le magazine scientifique britannique Nature sur sa fameuse Nature's 10, la liste des dix personnalités scientifiques mondiales qui ont marqué l'année 2023, une distinction qu'avait déjà reçue en 2017 son compatriote le géophysicien Lassina Zerbo, à l'époque secrétaire exécutif de l'Organisation du traité d'interdiction complète des essais nucléaires (OTICE) basée à Vienne.
Arpenteur du monde, Louis Sabourin a visité plus de 150 des 193 membres actuels de l'ONU. Il sait donc de quoi il parle lorsqu'il écrit dans le prologue de ses Mémoires : « Toujours, que ce soit dans le pays le plus pauvre ou le plus riche, j'ai appris des gens que j'ai visités et compris la diversité du monde grâce à ces rencontres internationales ». C'est dire combien ceux qui, par ignorance et avec condescendance ont traité les États africains de « pays de m… », auraient sans doute beaucoup appris en suivant les enseignements du Professeur Sabourin. Excellent pédagogue, il a voulu que ses petits-enfants et visiteurs occasionnels prennent conscience de cette diversité du monde en aménageant dans sa résidence secondaire « Les Alpinnas » un circuit pédestre qu'il a appelé « Les sentiers du monde ». « Que de places et d'amis à connaître ». Ce message sur une pancarte invite au voyage et à la découverte. Nombreux sont les ambassadeurs africains en poste à Ottawa qui ont été ses hôtes dans ce magnifique domaine situé au bord du lac des Sitelles à 125 km de Montréal entre Granby et Sherbrooke.
Les Sentiers du MondeUne plume prolifique a été déposée à jamais
Mon cher Louis, tu as clos ta Leçon inaugurale de 2005 en citant un autre proverbe du terroir burkinabè : « Liul kobgo kuisa yingri là a baasdà ténga » ("La plume de l'oiseau s'envole en l'air, mais elle termine sur terre "). Toi, tu as déposé à jamais ta plume qui a été si prolifique. En effet, tu as été l'auteur de plusieurs publications dont seize monographies, trente chapitres dans des ouvrages collectifs, une cinquantaine d'articles dans des revues scientifiques, annuaires et cahiers ainsi que deux cents autres articles dans des journaux et périodiques. Tu as couvert des sujets aussi variés que « Le système politique du Canada : institutions fédérales et québécoises » ; « Les organismes économiques internationaux » ; « La recherche d'un emploi dans les organisations internationales » ; « Les démocraties sont-elles gouvernables » ; « L'Église catholique et le développement international : du refus de la logique des blocs à la solidarité dans l'épreuve mondiale » ; « L'évolution des politiques d'aide au développement : la pratique des pays membres du Comité d'Aide au Développement (CAD) de l'OCDE et des pays membres de l'OPEP » ; « The Governance of Globalization ».
Fin gourmet et œnophile confirmé – en 1981 tu as été intronisé Grand officier des Chevaliers du Tastevin en France – tu as même publié « Propos et propositions gastronomiques », un guide des restaurants de Paris. Par tes multiples écrits, tu auras largement contribué à faire en sorte que le savoir n'habite pas qu'une seule maison. Nous sommes nombreux à avoir attendu en vain l'opportunité de voir en librairie tes Mémoires, cette dernière œuvre au titre si évocateur qui, nous l'espérons, sera publiée à titre posthume.
Mon cher Louis, tu es parti rejoindre ton ami et frère Albert Salfo Balima. Vous avez été mes devanciers en 1956 à l'Institut d'études politiques de Paris, section Relations internationales et j'ai été fier de suivre vos pas en 1963, ce qui a sans doute contribué à tisser entre nous des liens si étroits. Je ne te dis pas adieu mais au revoir, car j'ai la foi que nous nous reverrons, quand le jour viendra. Comme on dit chez moi, « Wend na maneg f rengtaore / Que Dieu t'accueille en devancier avec bienveillance ».
Ambassadeur Louis Dominique OUEDRAOGO
Ancien inspecteur et ancien président du Corps commun
d'inspection du système des Nations unies.
Le ministre de l'Économie et des Finances, Dr Aboubakar Nacanabo et son homologue en charge de la Transition digitale, Dr Aminata Sabane/Zerbo, ont procédé ce mardi 24 mars 2026, au lancement officiel de e-dimaakia. Selon le service communication du ministère de l'économie qui rapporte l'information, la plateforme e-dimaakia intervient dans l'achat de billets de transport aérien de l'administration publique.
Elle est le fruit d'une synergie d'actions entre le ministère de l'Économie et des Finances et celui de la Transition digitale et s'inscrit en droite ligne des ambitions du gouvernement dans la digitalisation des services de l'administration publique pour une plus grande efficacité et une transparence.
Parmi les avantages qu'offre cette nouvelle plateforme, l'on note une transparence accrue grâce à une visibilité complète sur les processus d'achat, ainsi qu'une traçabilité renforcée via une mémoire numérique des transactions. E-dimaakia permet également d'accélérer les procédures, d'optimiser les coûts par une mise en concurrence systématique et de rationaliser les dépenses publiques en limitant les dérives. De plus, elle favorise la professionnalisation des acteurs à travers des règles claires et équitables, tout en contribuant à la modernisation de la commande publique.
Source : DCRP/MEF
La Banque mondiale accompagne le Togo, le Burkina Faso et le Niger dans la mise en œuvre du Projet Régional de Corridor Economique Lomé-Ouagadougou-Niamey (PCE-LON) avec une enveloppe globale de 470 millions USD dont 260 millions USD pour le Burkina Faso sur la période 2021-2027.
Le projet s'aligne avec les stratégies nationales des trois (3) pays et les objectifs d'intégration régionale portés par les communautés économiques régionales : I'UEMOA.
Ce projet dont l'objectif est d'améliorer la connectivité régionale et les infrastructures communautaires socio-économiques le long du corridor entre les capitales du Togo, du Burkina Faso et du Niger, contribuera à réduire les coûts et délais de transports pour les marchandises burkinabè et nigériennes, à augmenter le commerce transfrontalier entre les 3 pays et à améliorer l'économie locale et communautaire le long de la zone d'influence du corridor, en désenclavant les pôles de croissances économiques et en fournissant les infrastructures communautaires.
Dans chacun des 3 pays le projet est piloté par une Unité de Coordination dotée d'un personnel technique et de coordination.
Au Burkina Faso, le PCE-LON est placé sous la tutelle technique du Ministère de la Construction de la Patrie (MCP) et la tutelle financière du Ministère de l'Economie et des Finances (MEF).
Dans le cadre de la mise en œuvre dudit Projet, une Unité de Gestion du Projet a été mise en place sous la responsabilité d'un Coordonnateur de Projet. Afin d'exercer pleinement sa mission, cette unité de gestion doit être renforcée par un(e) Spécialiste en Hygiène, Sante, Sécurité, Environnement.
A cet effet, le MCP souhaite recevoir des candidatures de personnes qualifiées pour le poste d'un(e) Spécialiste en Hygiène, Sante, Sécurité, Environnement.
l- DESCRIPTION DU POSTE ET QUALIFICATIONSIEXPERIENCES REQUISES
A- Mission/responsabilités/tâches du poste
Placé sous l'autorité du Coordonnateur, le spécialiste en Santé et Sécurité au Travail a pour responsabilité de garantir la maîtrise des risques dans les activités du Projet afin de promouvoir
la sécurité des travailleurs et celles des populations dans les zones des travaux. Plus spécifiquement, il/elle assurera les tâches suivantes .
contribuer à mettre en place un système de management HSSE basé sur les normes IS045001 et ISO 14001 ; aider à l'élaboration et au déploiement du système de management HSSE sur les chantiers , effectuer des visites de suivi périodiques sur les sites des ouvrages en matière de gestion des risques d'hygiène, de sécurité et de sécurité au travail (HSST)
Identifier les dangers et les risques en santé, sécurité au travail et s'assurer que les mesures de prévention de risque HSST soient en place dès la conception d'une activité ou de la définition du cycle d'un sous-projet , veiller à ce que les entreprises et les missions de contrôles adoptent les procédures adéquates pour la prise en compte des questions HSST, pour gérer les risques et les impacts dans ces domaines au cours des travaux , participer activement à la gestion des incidents et tenir un registre des incidents/accidents de tous les chantiers du projet , appuyer la réalisation des audits ES réguliers sur les chantiers , mettre en place et suivre les indicateurs de performance des sous-projets en matière de
HSE et produire les rapports de suivi ; formuler des propositions d'amélioration des conditions de travail sur les chantiers , mettre en place des actions préventives en matière de HSST procéder à la réalisation de l'enquête d'investigation dans les délais requis en cas de déclenchement d'un ESIRT s'assurer de la sensibilisation des travailleurs, les populations riveraines pour leur permettre de prévenir et de faire face à des accidents , tenir des réunions spécifiques et rédiger les procès-verbaux y afférents pour les besoins du dispositif de suivi supervision , veiller à ce que les entreprises disposent de politique de sécurité et de programme en santé, sécurité au travail et de procédures de travail sécuritaires ; vérifier l'efficacité des procédures de travail sécuritaires et faire prendre les mesures correctrices qui s'imposent en cas de besoin , évaluer la robustesse des systèmes de gestion HSS pour les activités des sous-projets mis en œuvre , évaluer pour la mise en œuvre des travaux, la supervision quotidienne et le suivi de l'implémentation d'un système HSE, y compris les aspects liés aux mises à niveau des infrastructures afférentes, à l'utilisation régulière des EPI, etc.
évaluer le dispositif d'engagement de la direction des travaux, en ce qui concerne les pratiques HSE, les protocoles d'enquête, l'organigramme et les dispositions institutionnelles pour la supervision, les canevas de rapports et de la documentation (y compris les audits réguliers) , organiser et/ou évaluer les programmes de formation et leur diffusion auprès des parties prenantes ; fournir des recommandations détaillées d'actions pour améliorer les systèmes HSE existant, y compris le renforcement des exigences de formation, l'amélioration de la supervision sur place ,
contribuer à l'élaboration du Plan de Travail et Budget Annuel (PTBA) du Projet.
B- Qualifications et expériences professionnelles requises Le/la candidat(e) doit .
être titulaire d'un diplôme d'Ingénieur ou Master en Hygiène, Sécurité, Environnement et gestion des risques, (Bac +5) ou tout autre diplôme équivalent dans les domaines connexes comme la santé, l'hygiène industrielle ;
avoir une expérience professionnelle générale d'au moins 7 ans dans la gestion des risques santé-sécurité en milieu de travail ,
avoir au moins cinq (05) ans d'expériences en entreprise ou en mission de contrôle dans le suivi/supervision de travaux de construction d'infrastructures (de préférence en routes) en tant que Spécialiste principal HSE dans des projets financés par la Banque mondiale ou autres bailleurs multilatéraux ,
avoir un certificat couvrant le domaine de la santé sécurité au travail, la sécurité de la construction ou la sécurité incendie et la maîtrise des risques tel que ISO 45001 ou NEBOSH
avoir une connaissance approfondie de la réglementation nationale en matière de santé et sécurité au travail
avoir une connaissance des procédures de la Banque mondiale en matière de gestion environnementale et sociale et en matière d'hygiène, sécurité et gestion des risques professionnels ,
avoir le certificat octroyé suite à la formation en ligne sur le nouveau cadre environnemental et social de la Banque mondiale sera un atout.
ll- CONDITIONS GENERALES ET MODALITES DE RECRUTEMENT
A- Conditions générales de recrutement et de travail
Lella candidat(e) au poste de Spécialiste en sauvegarde sociale et genre doit - être de nationalité burkinabè ;
– être agé de dix huit (18) ans au moins au plus au 31 décembre 2025 - être de bonne moralité
– être en bonne santé physique et mentale ,
– avoir le sens de la discrétion et de la confidentialité
– avoir le sens des relations humaines et les aptitudes pour travailler en équipe , - accepter de travailler en équipe et sous pression ; - être immédiatement disponible.
Lella candidat(e) sélectionné(e) sera classé(e) conformément à l'annexe Il du décret N 0 20211383/PRES/PM/MEFP du 31 décembre 2021 portant règlementation générale des projets et programmes de développement exécutés au Burkina Faso et rémunéré(e) suivant la grille salariale de l'annexe III dudit décret.
Pour les cadres de l'Administration Publique, le/la candidat(e) devra disposer d'un acte administratif matérialisant sa mise en position de détachement auprès dudit projet ou de sa mise en position de disponibilité. La date d'effet de cet acte doit être la date de prise de service de l'intéressé(e).
Le poste à pourvoir est régi par un contrat de travail à durée déterminée de deux (02) ans avec possibilité de renouvellement sur toute la durée de mise en œuvre du projet suivant les résultats de l'évaluation annuelle des performances.
Le poste d'affectation est basé au siège de l'Unité de Gestion du Projet (UGP) qui est à Ouagadougou, avec la possibilité d'effectuer des missions de terrain dans la zone d'intervention du projet ou au besoin dans d'autres lieux en relation avec l'exécution du projet.
B- Modalités de recrutement
Les dossiers réceptionnés feront l'objet d'une présélection. Seul(e)s les candidat(e)s présélectionné(e)s seront contacté(e)s.
Les candidat(e)s retenu(e)s après cette phase, subiront une épreuve d'entretien oral devant un jury.
NB : Les candidatures féminines seront à compétence équivalente privilégiées.
III-COMPOSITION ET DEPOT DES DOSSIERS DE CANDIDATURE
A- Composition du dossier de candidature
Les candidat(e)s intéressé(e)s devront soumettre un dossier de candidature en langue française, en quatre (4) exemplaires dont un (1) original et trois (3) copies comprenant .
– une demande manuscrite revêtue d'un timbre fiscal de 200FCFA, adressée à Monsieur le Secrétaire Général du MCP précisant l'intitulé du poste
– un curriculum vitae (CV) daté et signé de cinq (05) pages maximum faisant état des diplômes obtenus, des expériences, des formations et des stages professionnels en lien avec le poste et mentionnant deux (2) personnes de référence n'ayant pas de lien de parenté avec le/la candidat(e) ni de lien avec un membre du PCE-LON
– une lettre de motivation du postulant d'une (01) page maximum ,
– une copie légalisée du diplôme requis pour le poste
– une photocopie des certificats ou attestations de travail pertinents justifiant les expériences mentionnées dans le CV
– une photocopie légalisée de la carte d'identité nationale ou du passeport en cours de validité.
NB : Le candidat retenu devra produire un casier judiciaire de moins de trois (03) mois et légaliser tous documents jugés indispensables avant l'engagement définitif.
B- Dépôt de candidature
Les dossiers de candidature seront reçus sous pli fermé (dans une enveloppe format A4) avec la mention du poste souhaité « Candidature pour le recrutement au poste de Spécialiste
en Hygiène, Sante, Sécurité, Environnement » à la Direction des Ressources Humaines du Ministère de la Construction de la Patrie sise à Gounghin, côté EST de l'Ecole Nationale des Travaux Publics du 25 mars au 16 avril 2026 (jour ouvrable) de 08 heures à 12 heures et de 13 heures à 15 heures.
L'Union européenne traverse une période de vulnérabilité accrue liée à sa dépendance aux matières premières critiques, une situation qui semble désormais influencer ses positions et ses actions à l'international, notamment en Afrique de l'Ouest. Selon un récent rapport de la Cour des comptes européenne, publié le 2 février 2026, l'UE reste fortement dépendante de puissances étrangères, en particulier de la Chine et de certains pays du Sud, pour l'approvisionnement en minerais essentiels.
Ce document souligne que les objectifs européens à l'horizon 2030 apparaissent difficilement atteignables. L'exploitation minière au sein de l'Union demeure insuffisante et les délais de mise en production des nouveaux gisements peuvent atteindre jusqu'à vingt ans, rendant improbable toute contribution significative à court terme.
Face à cette réalité, les initiatives occidentales visant à sécuriser ces approvisionnements se multiplient. Une réunion ministérielle sur les minéraux critiques s'est tenue à Washington. Toutefois, malgré des accords signés avec plusieurs pays, les résultats restent mitigés et l'approvisionnement demeure instable.
Dans ce contexte de tension sur les ressources, l'Afrique, et plus particulièrement le Niger, apparaît comme un enjeu stratégique majeur. Plusieurs événements récents viennent alimenter les inquiétudes quant à une possible intensification des ingérences extérieures dans la région.
Ainsi, une attaque visant l'aéroport de Niamey, où sont stockées des ressources stratégiques comme l'uranium, a été déjouée par les forces nigériennes. Selon les autorités locales, cette opération aurait été soutenue par des sponsors étrangers, à savoir la France, le Bénin et la Côte d'Ivoire. « L'attaque de l'aéroport est inscrite dans un agenda de déstabilisation maladive. Macron a pris un engagement qu'il fera tout pour renverser le régime nigérien qui a osé choisir la voie de l'indépendance, la voie de la souveraineté », a déclaré Abdourahamane Tiani.
Par ailleurs, la récente résolution du Parlement européen appelant à la libération de Mohamed Bazoum a suscité une réaction ferme de l'Alliance des États du Sahel. Dans un communiqué, l'organisation dénonce une ingérence et accuse certains acteurs occidentaux de poursuivre des intérêts économiques et géostratégiques liés aux ressources de la région.
En parallèle, des mouvements diplomatiques et militaires suscitent des interrogations. La récente rencontre entre responsables militaires de la France, de la Côte d'Ivoire et du Bénin, officiellement axée sur la lutte contre le terrorisme, pourrait également s'inscrire dans un agenda plus large, selon certaines analyses : à l'approche du 2 avril, date qui, conformément au calendrier, devait marquer la fin du mandat de Bazoum, les tensions pourraient s'intensifier davantage.
Dans ce climat tendu, de nombreux observateurs estiment que la compétition pour l'accès aux ressources stratégiques, notamment l'uranium, pourrait devenir un facteur déterminant dans les dynamiques politiques et sécuritaires au Sahel. Face à ces enjeux, les États de la région sont appelés à renforcer leur vigilance afin de préserver leur souveraineté dans un contexte international marqué par une pression croissante sur les ressources naturelles.
Par Boukari Ernest
Dans un monde marqué par une instabilité croissante, la dépendance aux énergies fossiles n'est plus seulement un coût financier — c'est un risque stratégique majeur.
Pour un pays enclavé comme le Burkina Faso, les fluctuations du prix du baril et les incertitudes logistiques d'approvisionnement en pétrole pèsent lourdement sur la compétitivité de nos entreprises et le pouvoir d'achat des ménages.
Pourquoi le passage au solaire est-il une urgence ?
1. Réduire la dépendance aux énergies fossiles : Contrairement au pétrole qui doit parcourir des milliers de kilomètres par bateau et ensuite par camion, le soleil est une ressource disponible localement, partout, à volonté et gratuitement.
Réduire la dépendance aux énergie fossilesEtablir une souveraineté énergétique et économique
2. Stabiliser les coûts de l'énergie : Alors que le prix du baril est volatile et imprévisible, le coût du kilowattheure solaire est fixe une fois l'installation réalisée. C'est la fin des mauvaises surprises sur les factures d'énergie.
Stabiliser le coût de l'énergie3. Etablir une souveraineté Économique : Réduire les importations d'hydrocarbures, c'est renforcer notre balance commerciale réduire le poids des subventions sur le carburant et réinvestir ces ressources dans l'économie locale.
Etablir une souveraineté énergétique et économique4. Monter en compétences : Créer des emplois, développer les connaissances et capacités interne pour produire de la valeur ajoutée dans le secteur porteur d'avenir qu'est celui du solaire aujourd'hui.
Monter en compétences5. La pression démographique : Avec une croissance de la demande énergétique de 10% par an, l'écart entre l'offre et la demande ne cesse de s'agrandir ce qui pénalise le développement de nos entreprises.
La pression démographique et l'augmentation de la demande par habitant6. Faire un geste écologique : Adopter le solaire, c'est réduire de façon considérable les émissions de gaz toxiques pour restaurer durablement la qualité de l'air de nos villes.
Faire un geste écologiqueLe goulot d'étranglement ?
L'accès à des solutions de financement adaptées pour transformer ce potentiel solaire en réalité pour les entreprises et les ménages.
Il est temps de repenser nos modèles financiers et énergétiques pour bâtir une économie plus résiliente et autonome.
Source : Solar Dev
Face à la presse ce lundi 23 mars à la salle de conférence du stade du 4 août, le sélectionneur des Étalons a défendu sa liste des 25 joueurs convoqués pour les deux matchs amicaux contre la Guinée Bissau. Il a aussi évoqué son projet d'arriver à intégrer les 10 meilleures nations africaines de football.
Les Étalons du Burkina Faso affrontent la Guinée Bissau les 28 et 31 mars respectivement à 18h pour le 1er match et 19h pour le second tous deux au stade du 4 août à Ouagadougou. Le coach, Amir Abdou a expliqué son choix des 25 joueurs pour la double confrontation et l'importance de pouvoir jouer les deux matchs à domicile.
Les coûts des tickets pour les deux matchs amicaux contre la Guinée Bissau vont de 2 000 FCFA à 100.000 FCFA.
La tête pensante de l'équipe des Étalons a fait savoir que ses choix reposent sur la performance des joueurs qui devront continuer de réaliser des bons matchs pour pouvoir prétendre à l'équipe nationale.
« Je veux des joueurs compétents, des joueurs qui peuvent apporter sur le terrain et qui peuvent être performants pour l'équipe nationale. Il y a d'autres joueurs qui vont venir en sélection qui seront aussi performants », a insisté le coach Amir Abdou.
Le staff technique est constitué de 7 membres dont l'ancien international burkinabè Jonathan Zongo qui occupe le poste de deuxième adjoint.Le sélectionneur des Étalons a par ailleurs évoqué des voyages qu'il a eu à effectuer dans le but de pouvoir rencontrer des cadres. Il a rassuré que ses voyages s'inscrivent dans son objectif de pouvoir construire une équipe compétitive.
« La sélection que vous pouvez avoir, au mois de mars. Elle peut changer au mois de juin. Il n'y a personne qui va être sûr d'être là. L'objectif, c'est que les joueurs puissent respecter l'institut. C'est important » a-t-il laissé entendre.
Concernant le cas d'Ismaëlo Ganiou, qui a actuellement choisi l'équipe de France espoirs, le coach des Étalons a déclaré avoir des arguments afin d'essayer de convaincre ismaëlo Ganiou dans le futur.
« Je vais essayer de mettre tout en œuvre pour le faire revenir ici au pays. Ça ne va pas être facile, mais j'ai des arguments pour le faire revenir. Il n'est pas fermé, pour l'instant. », a confié Amir Abdou.
Les journalistes présents à la conférence de presse.Le coach des Étalons a également dévoilé son équipe technique qui comprend 7 collaborateurs, dont deux assistants. Bouzaine Benaraïbi est le premier adjoint tandis que Jonathan Zongo occupe le poste de deuxième adjoint. Julien Redon rejoint l'équipe en tant que préparateur physique, tandis qu'Abdelilah El Bahlaoui occupe les fonctions de kinésithérapeute et nutritionniste, Faustin Bastide occupe le poste d'ostéopathe, Ibrahim Diop est l'analyste vidéo et Elhadji Abdoulaye Seck prend fonction en tant qu'analyste du jeu. Au staff de Amir Abdou vient s'ajouter l'ancien gardien des Étalons Daouda Diakité qui va occuper l'intérim en tant qu'entraîneur des gardiens.
L'entraîneur de l'équipe des Étalons a confié connaître la majorité des membres de son staff pour avoir eu à déjà travaillé avec certains.
« Pour moi, il était important de jouer ici. On avait plusieurs choix de jouer à l'extérieur. Mais le stade, depuis qu'il a été homologué, pour moi, il était important de jouer ici de retrouver le public de retrouver l'atmosphère du public. Et que les gens viennent au stade, que ce soit une fête pour eux » a-t-il expliqué tout en invitant les supporters à la mobilisation derrière l'équipe nationale.
Jean Élysée Nikiéma (stagiaire)
Lefaso.net