La société civile de Kasindi-Lubirigha, commune rurale située à 90 kilomètres de la ville de Beni (Nord-Kivu), s'oppose à l'exécution de travaux de construction sur le site du parking public du quartier Congo ya Sika, à la lisière du Parc national des Virunga.
Cette structure citoyenne dénonce l'occupation progressive de cet espace domanial et exige la suspension des chantiers engagés par l'autorité municipale.
Après 23 années de paralysie, le bac Epamba, qui relie les provinces de la Lomami et du Haut-Lomami sur la rivière Lomami, a repris du service. L’embarcation a été remise en circulation le week-end dernier lors d’une cérémonie présidée par le gouverneur de la Lomami.
Les travaux de la première session extraordinaire du Conseil économique et social (CES) s'ouvrent ce mardi 18 août 2026.
La première session extraordinaire du Conseil économique et social (CES) démarre ce mardi 18 août 2026. Deux principales activités seront au cœur des travaux. Il s'agit de l'examen et l'adoption du nouveau règlement intérieur de l'institution. Cette étape cruciale vise à adapter le fonctionnement interne du CES aux exigences des récentes réformes de sa loi organique, promulguée en juillet 2026.
Le Plan stratégique 2027-2031 du Conseil sera officiellement lancé au cours de cette session. Cette importante activité sera l'occasion pour les participants de donner le coup d'envoi officiel de l'élaboration de cet outil de gouvernance moderne, pensé pour inscrire l'action de l'institution dans une dynamique prospective à long terme.
Les travaux prévus pour durer trois jours, sont placés sous la présidence de Abdoulaye Bio Tchané, président du CES.
F. A. A.
Promotion céleste du Révérend Pasteur Patriarche Koudgou Dénis DIPAMA
Les grandes familles DIPAMA, COMPAORÉ, KABORÉ, KONKOELE, BAGA, TARBANGDO, SAWADOGO et GUIGMA, BOUDA à Boura, Sougou, Manga, Ouagadougou, Tema, France, États-Unis d'Amérique et Canada.
Les familles alliées TIENDRÉBÉOGO, TOBOUA, DABRÉ et NADEMBEGA à Manga, Ouagadougou, Beguedo et Tenkodogo.
• Madame Madeleine SAWADOGO, veuve du Révérend Pasteur Patriarche Koudgou Dénis DIPAMA
Les enfants :
• Le Pasteur Jean DIPAMA et son épouse ;
• Wennengoudi Jean-Baptiste DIPAMA, Chargé de mission à la Primature du Burkina Faso, et son épouse ;
• Bouinzemwendé Jacques DIPAMA et son épouse, résidant aux États-Unis d'Amérique ;
• Les belles-filles, gendres, petits-enfants et l'ensemble de la famille,
profondément touchés par les nombreuses marques de compassion, de solidarité, de soutien moral, spirituel, matériel et financier reçues à l'occasion de la promotion céleste de leur très regretté père, époux, grand-père, frère, beau-père et patriarche,
Révérend Pasteur Patriarche Koudgou Dénis DIPAMA
rappelé à Dieu le 18 juillet 2026,
adressent leurs sincères et profondes gratitudes à toutes les personnes, institutions et communautés qui les ont accompagnés durant cette douloureuse épreuve.
Les familles expriment leur reconnaissance toute particulière :
• au Bureau Exécutif National de l'Église de la Mission Apostolique du Burkina Faso ;
• au Bureau Exécutif National des Églises des Assemblées de Dieu du Burkina Faso ;
• à l'ensemble des responsables nationaux, régionaux et locaux de l'Église de la Mission Apostolique du Burkina Faso ;
• à l'ensemble des responsables nationaux, régionaux et locaux des Églises des Assemblées de Dieu du Burkina Faso ;
• à l'Église locale des Assemblées de Dieu Temple Salem de Silmissin, sise à Kalgondin (Ouagadougou),
• à l'ensemble des pasteurs de la province du Zoundwéogo ;
• au personnel de la Primature du Burkina Faso ;
• à la communauté burkinabè vivant aux USA,
• à l'association des ressortissants du Zoundwéogo vivant à New-York,
• à l'église des Assemblées de Dieu Sinaï de New-York et à toute la communauté évangélique burkinabè vivant à New-york,
• à la 15e Promotion des journalistes et techniciens de l'audiovisuel de l'Institut des Sciences et Techniques de l'Information et de la Communication (ISTIC),
• aux anciens élèves du Lycée Provincial Naaba Baongo de Manga ;
• à l'ensemble des pasteurs de la région du Kadiogo et du Nazinon ;
• aux Pasteurs et aux différents fidèles de la province du Passoré ;
• aux pasteurs et responsables des différentes dénominations chrétiennes ;
• aux communautés religieuses de la région du Nazinon ainsi qu'à leurs responsables et leaders religieux ;
• à l'ensemble des fidèles des différentes Églises ;
• aux autorités administratives, coutumières, religieuses et aux leaders communautaires de la province du Zoundwéogo et de la région du Nazinon ;
• à la population de Boura, Sougou, Manga, de toute la province du Zoundwéogo, de la région du Nazinon ainsi que des localités environnantes ;
• aux ressortissants, parents, amis et connaissances venus de près comme de loin, du Burkina Faso, de France, des États-Unis d'Amérique et du Canada, qui ont effectué le déplacement ou manifesté leur soutien de diverses manières ;
• aux différentes structures des jeunes, femmes, hommes, de l'Église et à toutes les bonnes volontés qui ont contribué à l'organisation et au bon déroulement des obsèques.
Votre présence, vos prières, vos témoignages, vos messages de réconfort, vos contributions multiformes et les nombreux hommages rendus à la mémoire du Révérend Pasteur Patriarche Koudgou Dénis DIPAMA ont été pour toute la famille une source de consolation et de réconfort.
Dans l'impossibilité de citer individuellement toutes les personnes qui les ont soutenus, la famille prient chacune et chacun de trouver, à travers ce communiqué, l'expression de leur profonde gratitude et de leur reconnaissance.
Que le Seigneur Tout-Puissant, qu'il a fidèlement servi tout au long de son ministère, vous bénisse abondamment, vous garde et vous rende au centuple toutes les marques de générosité, d'affection et de solidarité que vous avez manifestées envers la famille.
« J'ai combattu le bon combat, j'ai achevé la course, j'ai gardé la foi. Désormais la couronne de justice m'est réservée … » 2 Timothée 4:7-8
La mortalité liée à la maladie à virus Ebola est en baisse sur le site de personnes déplacées de Kigonze, à Bunia, dans la province de l’Ituri, selon les responsables de la riposte et les autorités du site dans une déclaration lundi 17 août. Alors que jusqu’à huit décès étaient enregistrés quotidiennement au plus fort de l’épidémie en juin et juillet, le bilan se situe désormais entre un et trois morts par jour, pour une population estimée à près de 17 000 personnes.
Le Rassemblement pour le Développement Intégral et Fédéral (RADIF) mène des consultations auprès de plusieurs formations politiques extra-parlementaires en République démocratique du Congo. L’objectif est de mettre en place une plateforme baptisée « Bloc pour la réunification du Congo et la cohésion nationale », en vue de favoriser un dialogue inclusif et de contribuer à la préservation de l’unité du pays.
Le procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde, a instruit lundi 17 août 2026 les officiers de police judiciaire de rechercher activement les auteurs d’infractions commises sur les réseaux sociaux. Il leur demande notamment de se saisir d’office, sans attendre le dépôt d’une plainte, et de transmettre les procès-verbaux au ministère public pour d’éventuelles audiences en flagrance.
« Trop, c’est trop », prévient Firmin Mvonde
La chanteuse béninoise Angélique Kidjo sera honorée ce mardi 18 août 2026 d'une étoile sur le célèbre Hollywood Walk of Fame, à Los Angeles. À la veille de cette cérémonie historique, le gouvernement béninois salue une distinction qui vient couronner quatre décennies d'une carrière internationale exceptionnelle.
Une nouvelle consécration pour Angélique Kidjo. La chambre de commerce de Hollywood dévoilera, ce mardi 18 août, la 2854 étoile du Hollywood Walk of Fame au nom de la star béninoise dans la catégorie « enregistrement ».
Avec cette distinction, Angélique Kidjo devient la première artiste africaine à recevoir une étoile sur le Hollywood Walk of Fame. Une reconnaissance qui, selon le gouvernement béninois, vient consacrer une carrière qui a contribué à faire rayonner les musiques d'Afrique de l'Ouest sur les plus grandes scènes internationales.
Cinq fois lauréate d'un Grammy Award et auteure de 18 albums, Angélique Kidjo figure également parmi les personnalités les plus reconnues du continent et du monde. Elle a notamment été classée par le magazine Time parmi les 100 personnalités les plus influentes de la planète et désignée par Forbes comme la femme la plus influente d'Afrique.
« Au-delà de son œuvre musicale, elle porte, à travers la fondation Batonga qu'elle a créée, un engagement constant pour l'éducation et l'autonomisation des filles au Bénin et au Sénégal, prolongeant sur le terrain social le rayonnement qu'elle offre à son pays sur les grandes scènes internationales enregistrement », ajoute le gouvernement Béninois.
Le Bénin représenté à Los Angeles
Pour marquer l'importance de cette consécration, le président de la République, Romuald Wadagni, a dépêché à Los Angeles le ministre de la Culture, des Arts et du Patrimoine, Yassine Latoundji, ainsi que l'ambassadeur du Bénin aux États-Unis, Agniola Ahouanmenou. Le gouvernement adresse à Angélique Kidjo, « au nom du peuple béninois tout entier, ses plus vives et chaleureuses félicitations ».
Le Hollywood Walk of Fame est une célèbre promenade située à Los Angeles, aux États-Unis, connue pour ses milliers d'étoiles dédiées aux personnalités qui ont marqué l'industrie du divertissement. Les étoiles récompensent des artistes et professionnels dans plusieurs catégories, notamment le cinéma, la télévision, la musique, la radio et le spectacle vivant. Chaque étoile porte le nom de la personnalité honorée et est incrustée dans le trottoir de Hollywood Boulevard.
Entre janvier et le 19 juillet 2026, plus de 50 820 cas suspects de rougeole signalés dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, selon les données officielles citées par Médecins sans frontières (MSF) et consultées lundi 17 août 2026 par Radio Okapi. Et à l’échelle nationale, la République démocratique du Congo a enregistré plus de 108 643 cas suspects de rougeole et 1 394 décès au cours de la même période.
Le secrétaire général du ministère des Serviteurs du peuple a, avec ses collaborateurs, animé, ce lundi 17 août 2026 à Ouagadougou, une conférence de presse sur le bilan de l'administration des épreuves sur table des concours directs de la fonction publique et la suite du processus, session 2026.
Il s'est agi pour les organisateurs d'informer l'opinion publique, en particulier les candidats, du déroulement des compositions qui se sont tenues du 15 au 22 juillet 2026 sur l'ensemble du territoire national, des incidents relevés ainsi que des différentes étapes qui conduiront à la publication des résultats.
L'administration des épreuves écrites sur table des concours directs a été lancée officiellement le mercredi 15 juillet 2026 à Djibo, qui accueillait pour la première fois un centre secondaire de composition, rappelle le secrétaire général du ministère des Serviteurs du peuple, Rodrigue Oboulbiga, président du comité de pilotage des concours, principal intervenant à la conférence.
L'administration des épreuves s'est donc déroulée du 15 au 22 juillet dans les treize centres de composition, à savoir Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Banfora, Dédougou, Dori, Fada N'Gourma, Gaoua, Kaya, Ouahigouya, Manga, Koudougou, Ziniaré et Tenkodogo.
Ce sont 108 concours qui ont été, conformément au calendrier officiel, effectivement administrés, « dans des conditions globalement satisfaisantes », indique-t-il.
L'opération a mobilisé environ 3 300 jurys (dont 949 dans la seule ville de Ouagadougou), 92 997 surveillants, 21 507 membres de jurys (dont 7 408 personnels de soutien), 9 645 personnels de sécurité.
Le scannage des copies a, lui, pris fin le 1ᵉʳ août 2026 et la correction électronique des copies, qui a débuté le 29 juillet, se poursuit jusqu'à épuisement de toutes les copies de tous les concours. La délibération se fait au fur et à mesure de la correction, de même que la publication des listes d'admissibilité par ordre de mérite suivant les notes obtenues par les candidats.
« À titre d'information sur l'avancement actuel du traitement des copies et de la délibération, il importe de souligner que nous disposons de 155 concours administrés sur table, intégrant les concours avec options au niveau de l'enseignement secondaire et les concours à quota réservé. Le bilan de progression suivant peut être communiqué : 62 concours ont d'ores et déjà été intégralement corrigés, tandis que 93 concours sont actuellement en cours de correction. S'agissant de la phase de délibération et de publication, 40 concours ont eu leurs résultats d'admissibilité publiés et 22 concours sont actuellement en cours de délibération ou en phase de vérification des données avant publication des listes d'admissibilité », a détaillé le conférencier, précisant qu'après la publication des admissibilités, les candidats déclarés admissibles seront invités à déposer leurs dossiers physiques de candidature, conformément aux communiqués d'ouverture du concours.
À l'issue de cette phase de dépôt, les jurys se réuniront de nouveau pour le traitement des admissions, sur la base des admissibilités et des communiqués d'ouverture des concours.
Mention à la mobilisation exemplaire des différents acteurs
Les organisateurs invitent les candidats à la plus grande vigilance dans la constitution de leurs dossiers physiques et à se référer exclusivement aux communiqués d'ouverture, car tout dossier jugé incomplet ou non conforme entraînera l'écartement du candidat concerné. « Il peut s'agir d'un diplôme ne correspondant pas au profil exigé, de l'absence de la CNIB (Carte nationale d'identité burkinabè : Ndlr), de l'absence de l'extrait d'acte de naissance ou de toute autre pièce manquante ou non conforme », détaille M. Oboulbiga avant d'évoquer des cas antérieurs où le candidat a fourni par erreur l'extrait d'acte de naissance de son père ou le diplôme de son grand-frère.
« Dans ce cas de figure, le dossier est déclaré non conforme, et pour des raisons d'équité, le jury n'est pas autorisé à rappeler un candidat pour compléter ou corriger son dossier », souligne le secrétaire général du ministère des Serviteurs du peuple, président du comité de pilotage des concours de la fonction publique.
Le secrétaire général salue la mobilisation exemplaire des différents acteurs qui a ainsi permis un bon déroulement de l'opération.
Cependant, relève le président du comité de pilotage, en dépit du rappel formel des consignes avant le début de chaque épreuve, quelques incidents ont été recensés au cours des compositions. Il s'agit notamment de tentatives par certains candidats d'emporter des épreuves après la composition ; de tentatives d'utilisation de téléphones portables par des candidats durant la composition de certaines épreuves (les présumés coupables ont été arrêtés et la police poursuit les investigations pour démasquer d'éventuels réseaux) ; de tentatives de non-respect de la consigne relative au non-port de voile, foulard, bonnet, casquette, etc.
Sur ces incidents, le commissaire principal Hamadou Tassembédo, commissaire central de police de la ville de Ouagadougou, membre du comité de pilotage, a présenté la situation de la région du Kadiogo (capitale). Ils concernent cinq cas de fraude et une expulsion.
Les cas de fraudes sont relatifs à l'usage de téléphone, faux et usage de faux en écritures publiques (des candidats pris avec des récépissés qui ne sont pas reconnus) et détention frauduleuse de copie (un candidat qui sort à la fin avec sa copie). « Les investigations se poursuivent pour les cinq cas et les intéressés ont été tous déférés à la Maison d'arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO) », renseigne le commissaire Tassembédo.
Le seul cas d'expulsion, poursuit-il, concerne une dame, « qui a carrément refusé de soulever le voile » pour que les surveillants puissent clairement l'identifier. La dame a tenu mordicus, s'opposant à ce qu'on lève le voile pour l'identifier, rapporte le commissaire de police, précisant qu'elle n'a simplement pas composé (elle n'a pas été déférée, comme les cinq autres).
O.L. et Elysée Nikiéma
Lefaso.net
Ouagadougou, [17 août 2026] – Après une première édition placée sous le signe de la résilience, Le Faso Digital franchit une nouvelle étape. Dans le cadre de sa deuxième édition, le comité d'organisation annonce le lancement de l'appel à candidatures pour le Concours d'innovation digitale 2026, l'un des rendez-vous majeurs de la Foire virtuelle.
Organisée cette année autour du thème « Inclusion, souveraineté, innovation : Vers un Burkina digital pour tous », l'édition 2026 porte une ambition claire : faire du numérique un levier de développement accessible à tous, capable de réduire les fractures, de renforcer notre autonomie technologique et de faire émerger des solutions conçues à partir des réalités et des besoins du Burkina Faso.
Le Concours national d'innovation digitale constitue l'une des traductions concrètes de cette ambition. Il part d'une conviction : les talents, les idées et les solutions capables de contribuer à la transformation du Burkina Faso existent. Il faut les identifier, les révéler, les connecter aux opportunités et leur donner les moyens de grandir.
Inclusion, souveraineté, innovation : trois ambitions au cœur du concours
Partout au Burkina Faso, dans les startups, les universités, les laboratoires, les entreprises, les administrations et parfois autour d'un simple ordinateur, des femmes et des hommes imaginent des solutions numériques pour répondre aux défis de leur environnement. Le Concours national d'innovation digitale Le Faso Digital 2026 veut aller à leur rencontre.
Cette année, les innovations seront notamment appréciées à travers les trois grandes ambitions qui structurent Le Faso Digital 2026.
1. INCLUSION : Faire du numérique une opportunité pour tous
L'innovation doit contribuer à réduire les fractures plutôt qu'à en créer de nouvelles. Le concours accordera ainsi une attention particulière aux solutions qui facilitent l'accès au numérique des populations, des territoires ou des catégories sociales encore insuffisamment desservis.
Solutions accessibles aux populations rurales, services adaptés aux personnes vivant avec un handicap, technologies utilisant les langues nationales, outils d'éducation et de formation, services numériques destinés aux femmes et aux jeunes, innovations permettant l'accès aux services essentiels : le numérique doit pouvoir profiter à tous.
2. SOUVERAINETÉ : Concevoir et maîtriser nos propres solutions
La transformation digitale pose également une question stratégique : celle de notre capacité à maîtriser nos outils, nos infrastructures, nos données et notre avenir technologique. Le concours souhaite ainsi mettre en lumière les innovations qui renforcent les capacités technologiques nationales, valorisent les compétences locales et proposent des réponses adaptées aux réalités burkinabè.
Cybersécurité, intelligence artificielle, solutions de paiement, cloud, plateformes numériques, logiciels métiers, valorisation des données, technologies éducatives ou agricoles : la souveraineté numérique passe aussi par notre capacité à concevoir et développer localement les solutions dont nous avons besoin.
3. INNOVATION : Transformer les défis en solutions
Innover, ce n'est pas nécessairement inventer une technologie spectaculaire. C'est d'abord apporter une réponse nouvelle, pertinente et efficace à un problème concret. Le Faso Digital 2026 souhaite donc révéler des solutions capables d'améliorer les services publics, de créer des emplois, de renforcer la compétitivité des entreprises, d'accroître la productivité, d'améliorer les conditions de vie des populations ou de transformer durablement un secteur d'activité. L'innovation recherchée est une innovation utile, accessible et porteuse d'impact.
Quels sont les objectifs du concours ?
À travers cette deuxième édition, le Concours national d'innovation digitale ambitionne de :
– identifier et récompenser les innovations numériques qui répondent concrètement aux besoins du Burkina Faso ;
– stimuler la créativité technologique, la recherche et l'entrepreneuriat numérique ;
– promouvoir les solutions locales et les compétences burkinabè ;
– encourager le développement d'innovations inclusives et accessibles au plus grand nombre ;
– favoriser l'émergence de solutions contribuant à la souveraineté numérique nationale ;
– rapprocher les innovateurs des administrations, entreprises, investisseurs, incubateurs et partenaires techniques et financiers ;
– offrir une visibilité nationale et internationale aux projets les plus prometteurs ;
– contribuer à la construction d'un écosystème numérique national plus dynamique, compétitif et souverain.
Toutes les innovations numériques peuvent trouver leur place
Le concours est ouvert aux solutions numériques innovantes apportant une réponse concrète à un besoin économique ou social. Les projets peuvent notamment concerner : l'intelligence artificielle, l'agriculture et l'élevage, la santé, l'éducation et la formation, la fintech et les services financiers numériques, l'administration électronique, la cybersécurité, le commerce électronique, les industries culturelles et créatives, les transports et la mobilité, l'environnement, l'énergie, l'emploi, l'inclusion numérique, les technologies destinées aux personnes vulnérables, ainsi que tout autre domaine dans lequel le numérique peut contribuer au développement.
Au-delà de la sophistication technologique, une attention particulière sera accordée à l'utilité de la solution, son caractère innovant, son accessibilité, son impact potentiel, son adaptation au contexte burkinabè et ses possibilités de passage à l'échelle.
Qui peut participer ?
Le concours est ouvert notamment aux :
– startups et entreprises technologiques ;
– développeurs, ingénieurs et designers ;
– étudiants et jeunes diplômés ;
– chercheurs et enseignants-chercheurs ;
– porteurs de projets innovants ;
– équipes issues d'universités, de laboratoires ou d'incubateurs ;
– organisations de la société civile ;
– structures publiques et privées développant une innovation numérique.
Une attention particulière sera accordée aux candidatures portées par les jeunes, les femmes et les innovateurs proposant des solutions favorisant l'inclusion numérique.
Plus qu'un concours : une vitrine pour les innovateurs
Le Faso Digital veut aller au-delà d'une compétition ponctuelle. Les projets sélectionnés bénéficieront de la visibilité offerte par la Foire virtuelle Le Faso Digital 2026 et son écosystème médiatique. Ils pourront présenter leurs solutions, leurs usages et leur potentiel à un public composé de citoyens, de décideurs publics, de chefs d'entreprise, d'investisseurs, de chercheurs, de partenaires techniques et financiers ainsi que de membres de la diaspora.
Un jury composé de professionnels du numérique, d'entrepreneurs, d'experts et de représentants d'institutions partenaires évaluera les projets soumis.
Le concours veut ainsi devenir un pont entre l'innovation et l'opportunité : permettre à une bonne idée de rencontrer un partenaire, à un prototype de trouver un marché, à une startup d'accéder à de nouveaux réseaux et à une solution locale de changer d'échelle.
Des récompenses, mais surtout des opportunités
À l'issue du processus de sélection, les meilleures innovations seront distinguées lors de Le Faso Digital 2026. Au-delà des récompenses, les organisateurs souhaitent favoriser la mise en relation des lauréats avec les institutions publiques, les entreprises, les investisseurs, les incubateurs et les partenaires susceptibles d'accompagner le développement, l'expérimentation ou le déploiement de leurs solutions.
Comment participer ?
Les innovateurs intéressés sont invités à soumettre leur candidature à travers la plateforme officielle de Le Faso Digital.
Ouverture des candidatures : [18 août 2026]
Date limite de candidature : [30 septembre 2026]
Lien d'inscription : [https://lefasodigital.net/prix/]
Vous avez développé une application, une plateforme, un service ou une technologie qui facilite la vie des populations ?
Votre innovation contribue à rendre le numérique plus accessible ?
Elle permet de mieux maîtriser nos données, nos technologies ou nos infrastructures ?
Elle apporte une réponse originale à un problème concret du Burkina Faso ?
Ce concours est le vôtre.
Innovez. Candidatez. Faites connaître votre solution.
Et ensemble, faisons de l'innovation un moteur de l'inclusion, de la souveraineté et de la transformation du Burkina Faso.
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À propos de Le Faso Digital
Initiée par Lefaso.net, média pionnier de la presse en ligne professionnelle au Burkina Faso, Le Faso Digital est une plateforme de valorisation des solutions, des entreprises, des institutions, des talents et des initiatives qui participent à la transformation numérique du Burkina Faso.
Après une première édition consacrée au rôle du numérique dans la résilience nationale, Le Faso Digital 2026 est placé sous le thème : « Inclusion, souveraineté, innovation : Vers un Burkina digital pour tous »
À travers sa Foire virtuelle, ses conférences et panels, son Concours national d'innovation digitale, ses rencontres professionnelles, ses contenus éditoriaux et la série « Les 100 Visages du Burkina Digital », l'initiative veut contribuer à bâtir un écosystème numérique burkinabè dynamique, inclusif et souverain, capable de mobiliser les intelligences, de connecter les talents et de créer des opportunités durables pour tous.
Contacts presse et informations
Le Faso Digital 2026
E-mail : contact@lefasodigital.net
Téléphone : (+226) 70 74 07 51
Site web : lefasodigital.net
À 60 jours de l'ouverture de Le Faso Digital 2026, nous poursuivons notre série consacrée aux femmes et aux hommes qui ont contribué à écrire l'histoire du Burkina numérique. Aujourd'hui, nous remontons aux premières heures de l'Internet au Burkina Faso avec Émile Yaogo, ingénieur réseaux et télécommunications, entrepreneur et expert DNS, dont le parcours relie les débuts de la connexion du pays aux grands enjeux actuels de résilience et de souveraineté numériques.
Pour toute une génération, Internet semble avoir toujours existé. Pourtant, il y a moins de trente ans, se connecter au réseau mondial depuis le Burkina Faso relevait encore de la nouveauté. Il fallait construire les infrastructures, proposer les premiers abonnements, créer des messageries électroniques, héberger les premiers sites et familiariser les utilisateurs avec un univers alors largement inconnu.
Émile Yaogo appartient à la génération de techniciens et d'entrepreneurs qui ont participé à cette aventure.
1997, aux premières heures de l'Internet burkinabè
L'année 1997 constitue un tournant dans son parcours. Émile Yaogo crée River Telecom, fournisseur d'accès Internet qui figure parmi les premiers opérateurs du secteur au Burkina Faso aux côtés de l'ONATEL et du Cenatrin.
River Telecom propose alors des services qui paraissent aujourd'hui ordinaires mais qui, à l'époque, ouvrent une nouvelle fenêtre sur le monde : abonnements d'accès à Internet, messagerie électronique, noms de domaine et hébergement de sites web. Dans un Burkina Faso où le numérique en est encore à ses balbutiements, cette initiative contribue à installer les premières briques d'un écosystème Internet national.
Émile Yaogo participe également à un important projet de construction d'artères numériques interurbaines de transmission pour l'acheminement des images de télévision et du téléphone. Pour le compte de l'équipementier américain Lucent Technologies, il supervise notamment l'installation des multiplexeurs de trafic et la télésurveillance des équipements.
Quinze ans au service des infrastructures Internet nationales
Son rôle dans le développement de l'Internet burkinabè ne s'arrête pas à l'entrepreneuriat. Pendant quinze ans, Émile Yaogo assure le support technique des services Internet de l'ONATEL. Ses missions touchent à plusieurs composantes essentielles du fonctionnement du réseau : gestion du domaine national .bf, messagerie électronique des abonnés, hébergement de sites web ou encore lutte contre le spam. Des activités peu visibles du grand public, mais indispensables au fonctionnement quotidien d'Internet.
Son parcours rappelle ainsi une réalité souvent oubliée : derrière les sites web, les applications et les services numériques se trouve toute une infrastructure technique qu'il faut administrer, sécuriser et faire évoluer en permanence.
Vingt-sept années au cœur de France Télécom et Orange
L'expérience d'Émile Yaogo prend ensuite une dimension internationale. Pendant vingt-sept ans, il évolue au sein de France Télécom/Orange France, où il exerce notamment comme architecte technique dans une équipe chargée de l'architecture des projets complexes. Son métier consiste alors à traduire les besoins des organisations en solutions techniques capables d'accompagner leurs projets de transformation.
Il développe également une expertise approfondie du DNS, ce système essentiel qui permet notamment de traduire les noms de domaine utilisés par les internautes en adresses compréhensibles par les machines. Au sein du département DNS d'Orange France, il travaille sur l'analyse en temps réel des flux afin d'identifier les comportements anormaux, d'améliorer la qualité de service et de détecter des abonnés dont les équipements sont infectés par des logiciels malveillants.
Une expertise qui dépasse les frontières
Cette longue carrière lui permet d'intervenir dans différents environnements technologiques et industriels. Il effectue des missions de formation et de transfert de compétences à New Delhi auprès d'Orange India et intervient également chez Airbus à Hambourg.
Son parcours professionnel révèle par ailleurs une polyvalence assez singulière. Au sein de France Télécom Recherche et Développement, il participe à la conception d'outils de calcul de charge, de performance et de supervision des réseaux. Il intervient aussi comme consultant chez Renault dans le domaine du calcul de structures automobiles et chez le constructeur informatique Bull pour le développement d'un système expert destiné au pilotage de hauts-fourneaux dans l'industrie sidérurgique. Derrière l'expert télécom apparaît ainsi un ingénieur habitué à faire dialoguer informatique, réseaux, mathématiques et problématiques industrielles complexes.
Le retour au Burkina, près de trente ans plus tard
En juillet 2024, Émile Yaogo revient s'installer au Burkina Faso. Ce retour ouvre un nouveau chapitre de son parcours. Près de trois décennies après la création de River Telecom, les enjeux ont profondément changé. Il ne s'agit plus seulement de connecter le Burkina à Internet. Il faut désormais rendre cet Internet plus robuste, plus sécurisé et davantage maîtrisé localement. Il crée alors Standards Libres, une entreprise destinée à promouvoir l'utilisation des logiciels et standards libres au Burkina Faso, avec un intérêt particulier pour le DNS, IPv6 et les mécanismes d'authentification forte. Le pionnier des premiers accès Internet revient ainsi sur un terrain qu'il connaît bien, mais avec les problématiques d'une nouvelle époque.
DNSSEC, IPv6 : préparer l'Internet burkinabè de demain
Cette nouvelle étape de sa carrière est fortement orientée vers le transfert de compétences. Expert DNS, Émile Yaogo assure notamment des formations sur le DNS, DNSSEC et la cryptographie pour le compte de l'Alliance Burkinabè des Domaines Internet (ABDI), dont Standards Libres est membre. Son engagement dans ce domaine est salué le 5 décembre 2025 par une attestation de reconnaissance de l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), à l'occasion du lancement de DNSSEC au Burkina Faso.
Derrière ces acronymes techniques se jouent pourtant des questions stratégiques. DNSSEC contribue à renforcer la sécurité du système des noms de domaine, tandis qu'IPv6 prépare Internet à la multiplication continue des équipements et services connectés. Former des compétences nationales dans ces domaines revient donc à préparer les infrastructures sur lesquelles reposera une partie du Burkina numérique de demain.
Un parcours entre deux âges de l'Internet
Le parcours d'Émile Yaogo possède une particularité rare. Il a connu l'époque où l'enjeu était de faire arriver Internet et il participe aujourd'hui à celle où il faut mieux le sécuriser, le maîtriser et préparer son avenir. Entre les deux, près de trois décennies d'expérience dans les réseaux et télécommunications, dont vingt-sept années au sein de France Télécom/Orange France.
Sa formation reflète d'ailleurs cette double culture. Émile Yaogo est titulaire d'un diplôme d'ingénieur Réseaux Télécom de l'Université Paris 6-Jussieu et d'un diplôme de statisticien-économiste de niveau master de l'Institut Technique de Prévision Économique et Sociale de Paris. Une combinaison entre ingénierie et analyse qui accompagne un parcours consacré aux infrastructures invisibles sans lesquelles aucune transformation numérique n'est possible.
Pourquoi fait-il partie des 100 Visages du Burkina Digital ?
Parce qu'il appartient à la génération des pionniers qui ont contribué à introduire et développer l'Internet au Burkina Faso.
Parce qu'en créant River Telecom dès 1997, il a participé à l'émergence des premiers fournisseurs d'accès Internet du pays et à la diffusion de services alors nouveaux : connexion Internet, courrier électronique, noms de domaine et hébergement web.
Parce qu'il a consacré quinze années au support technique des services Internet de l'ONATEL et vingt-sept années à France Télécom/Orange France, développant une expertise pointue des réseaux et du DNS.
Parce qu'après une longue carrière internationale, il a choisi de revenir au Burkina Faso pour transmettre son expertise et contribuer aux nouveaux chantiers que sont DNSSEC, IPv6, l'authentification forte et les standards logiciels libres.
Et parce que son parcours dessine, à lui seul, une boucle remarquable de l'histoire numérique du pays : avoir contribué hier à connecter le Burkina à Internet et travailler aujourd'hui à rendre cet Internet plus sûr, plus résilient et mieux maîtrisé.
Le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a reçu en audience ce lundi 17 août 2026 à Ouagadougou les Étalons U20, sacrés champions du tournoi UFOA-B le 9 août dernier à Yamoussoukro. Il a félicité les jeunes joueurs pour leur performance et annoncé une nouvelle approche dans l'accompagnement des sélections nationales, en vue notamment de la CAN U20 2027 au Ghana.
Le chef de l'État a salué la brillante prestation des jeunes joueurs ainsi que le travail remarquable du staff technique, soulignant que cette victoire fait la fierté de toute la Nation.
« Soyez salués, soyez félicités pour le travail qui a été abattu, vous, les joueurs sur le terrain, l'encadrement technique et tous les soutiens. Le peuple est fier de vous. Quand les étalons jouent, c'est la patrie ; tout le monde suit et attend des résultats », a déclaré le président du Faso.
Tout en les exhortant à maintenir la discipline et à « rester concentrés » pour les échéances futures, le capitaine Ibrahim Traoré s'est montré attentif aux conditions de travail de l'équipe en les rassurant d'y apporter les améliorations adéquates.
Bien décidé à soutenir cette cuvée prometteuse, le président du Faso a annoncé une réorganisation dans le suivi des sélections nationales : « Je peux vous assurer qu'à partir de maintenant, nous allons tout faire pour changer la méthode afin de mieux accompagner cette nouvelle génération ».
Pour la ministre des Sports, de la Jeunesse et de l'Emploi, la camarade Annick Pikbougoum/Zingue Ouattara, les jeunes Étalons ont fait une participation honorable à cette compétition à Yamoussoukro.
Quatre victoires, un match nul, quatre fois le titre d'homme de match, la palme du meilleur gardien de la compétition et une qualification à la prochaine CAN de leur catégorie en 2027 sont, entre autres, les résultats engrangés par les étalons U20 à ce Tournoi UFOA-B.
Au nom du groupe, le capitaine des étalons U20, Chérif Badra Ali Barro, a exprimé sa profonde gratitude au Chef de l'État pour son soutien constant et réaffirmé l'engagement de l'équipe à se battre au Ghana pour porter haut les couleurs du Burkina Faso.
Lefaso.net
Sourc : DCRP Présidence du Faso
Après plusieurs années d'engagement dans la promotion des compétences numériques, l'expert en cybersécurité et en investigation numérique Younoussa Sanfo franchit une nouvelle étape. Désormais instructeur certifié EC-Council, il voit également son centre HorusLabs intégrer le réseau des centres de formation agréés de l'organisation. Une consécration qui témoigne d'un parcours marqué par la rigueur et la volonté de renforcer l'expertise en cybersécurité au Burkina Faso. Dans cet entretien accordé à notre rédaction ce lundi 17 août 2026 à Ouagadougou, il revient sur cette distinction et ses implications pour l'écosystème numérique burkinabè.
Lefaso.net : Cela fait un moment que nous n'avons pas eu de vos nouvelles. Que devient M. Younoussa Sanfo ?
Y.S. : Je suis là, bien là ! C'est vrai que depuis environ un an, j'ai disparu de l'espace public. Et pour une bonne raison : j'ai décidé de repasser tous mes examens et toutes mes certifications, dont certaines datent de plus de 25 ans.
Pourquoi me suis-je imposé cela ? Parce que dans notre métier, la cybersécurité et les investigations numériques, une certification vit rarement plus de trois à cinq ans. Au-delà, certaines entreprises ne la considèrent même plus comme valable : on vous demandera une certification plus récente.
Et la raison est simple : en cybersécurité, tout évolue à une vitesse grand V. Il y a vingt ans, quand j'évaluais la sécurité d'une entreprise, personne ne me demandait ce qu'elle avait prévu face aux inondations, aux vents violents ou aux autres phénomènes climatiques. Aujourd'hui, le changement climatique est devenu un domaine à part entière des certifications en cybersécurité. Et il faut y ajouter l'intelligence artificielle, devenue le cinquième grand domaine de la discipline : les hackers l'utilisent pour attaquer les entreprises et les individus, et les spécialistes l'utilisent pour mieux les protéger.
J'ai donc tout repassé. Et à l'issue de ce marathon, je peux le dire sereinement : je suis à la page, prêt à servir les entreprises et les administrations qui en auront besoin.
Vous venez d'obtenir la certification d'instructeur EC-Council, tandis que HorusLabs a été reconnu comme centre de formation agréé par cette organisation internationale de référence en cybersécurité et en investigation numérique. Que représente cette double distinction pour vous et pour le Burkina Faso ?
Pour nous, c'est une étape majeure. HorusLabs veut désormais mettre son expérience et ses compétences au service de la formation des jeunes et des spécialistes, en cybersécurité, en investigation numérique et en intelligence artificielle.
Être un centre agréé nous autorise à dispenser des formations reconnues par EC-Council, donc reconnues à l'international. EC-Council est l'un des leaders mondiaux de la formation en cybersécurité : l'armée américaine, Boeing et de très grandes structures utilisent ses programmes pour former leurs experts.
Cette reconnaissance s'inscrit dans la droite ligne de ce que nous avons toujours défendu : former les compétences locales ici même, au Burkina Faso. Avant, pour suivre ce type de formations et décrocher ces certifications, il fallait prendre l'avion. Aujourd'hui, tout cela s'obtient ici, au même prix qu'ailleurs, sans le billet d'avion ni les frais de séjour.
Et voici ce que je voudrais que chacun retienne : désormais, au Burkina Faso, tout le monde peut se former à la cybersécurité, à l'intelligence artificielle et aux investigations numériques, quel que soit son niveau, dès la classe de 3ᵉ, et obtenir des connaissances et un certificat reconnus dans le monde entier.
Nous comptons d'ailleurs collaborer avec les autorités. Le ministère en charge de la Jeunesse, par exemple, pourrait s'appuyer sur notre expertise pour former des jeunes. La cybersécurité comporte plusieurs niveaux de compétences, et le premier est accessible dès le BEPC. Ces jeunes formés aux compétences de base pourront accompagner les entreprises, notamment à travers des actions de sensibilisation. Ensuite viennent tous les autres niveaux, en cybersécurité comme en investigation numérique et en intelligence artificielle.
Sur l'IA, notre approche est particulière. Il ne s'agit pas d'apprendre à utiliser l'intelligence artificielle : il s'agit de comprendre comment elle fonctionne, comment l'intégrer dans une entreprise, et d'acquérir les connaissances nécessaires pour participer à une équipe qui conçoit une intelligence artificielle. Voilà le type de formations que nous allons proposer.
Le centre est prêt. Nous pourrions commencer demain si nous avions des inscriptions ! Mais nous avons choisi de lancer officiellement les activités le 14 septembre, pour finaliser tranquillement notre préparation. Deux formations ouvriront ce jour-là : la première est ouverte à tout public ; la seconde s'adresse aux spécialistes, aux informaticiens et à ceux qui sont déjà engagés dans la cybersécurité. Elle porte sur le CEH (Certified Ethical Hacker), la certification qui donne les compétences d'un hacker éthique, cette personne capable d'identifier les vulnérabilités d'un système pour prévenir les failles de sécurité.
La certification ouvre de nouveaux horizons à l'Académie HorusLabsPour ma part, les deux distinctions sont arrivées en même temps. J'ai été nommé EC-Council Certified Instructor : je suis donc autorisé à former et à faire passer des certifications à des ingénieurs comme à des jeunes, dans n'importe quel centre EC-Council du monde. Mais je commencerai, naturellement, par notre centre au Burkina Faso. Et ce n'est pas tout. EcCouncil nous a incités à passer le test pour avoir les compétences qui allient Sécurité Offensive et intelligence artificielle. Le combo parfait pour faire face aux récentes attaques qui secouent le monde.
Et la grande nouvelle en plus, c'est que je ne suis pas seulement instructeur certifié : je suis également EC-Council Senior Instructor. Cela signifie que je peux former des personnes qui deviendront à leur tour instructeurs certifiés EC-Council. Nous en sommes particulièrement honorés : dans tout l'espace francophone africain, nous sommes les premiers à atteindre ce niveau. Des centres comparables existent au Kenya ou au Nigeria, mais aucun centre francophone africain n'avait encore obtenu ce niveau de reconnaissance. Oui, nous en sommes fiers.
Comment s'est déroulé votre parcours jusqu'à cette distinction internationale ? Était-ce difficile ?
Oui, très difficile. Et je vais vous faire une confidence : j'ai échoué à l'un des examens, et j'ai dû le reprendre. La cause ? Justement ce volet sur le changement climatique, que je n'avais pas suffisamment travaillé. J'y ai perdu des points, et j'ai repassé l'examen pour décrocher la certification.
En pleine série de certifications, EC-Council m'a contacté. Ils voulaient comprendre comment j'avais pu obtenir sept certifications en seulement huit mois ! Je leur ai expliqué que je les possédais déjà et que je les repassais simplement pour me prouver que j'étais toujours d'actualité. J'ai d'ailleurs mesuré, à cette occasion, l'ampleur des évolutions depuis mes dernières certifications.
Au fil des échanges, ils m'ont suggéré de devenir instructeur. J'étais intéressé, mais il n'existait pas de centre au Burkina Faso. Ils m'ont encouragé à déposer un dossier, et nous remplissions les critères. Il fallait notamment des sponsors : des institutions reconnues, capables d'attester de votre expertise en cybersécurité et de votre expérience de formateur.
Cela fait sept ans que j'enseigne à l'Université Thomas Sankara, dans deux masters : Droit pénal et sciences criminelles, et Sciences politiques et juridiques. L'université a accepté de me sponsoriser et a signé le jour même. Les Nations unies m'ont également soutenu : elles me recrutent régulièrement pour former des unités de police dans plusieurs pays d'Afrique francophone, et elles ont validé mes compétences ainsi que mon expertise en matière d'enquêtes sur la fraude et les biens mal acquis. Tout cela a accéléré le traitement de mon dossier.
Restait l'épreuve finale : un examen de seize heures, réparties sur deux jours, entièrement en anglais. Trois jours plus tard, je reçois un courriel d'une seule phrase : « Congratulations ». J'ai compris immédiatement. Ce simple mot valait toutes les nuits de travail.
Il n'a donc pas été facile de concilier cette préparation avec vos activités professionnelles ?
Ah oui, absolument. J'enchaînais des journées de quatorze à quinze heures de travail. Je commençais souvent à 6 heures du matin, et il m'arrivait d'être encore dans mon bureau à 1 heure. J'ai passé de nombreuses nuits blanches. Mais quand on sait pourquoi on le fait, on tient.
Peut-on dire que ces certifications vous font entrer dans une nouvelle dimension ?
Oui. Aujourd'hui, nous pouvons rivaliser avec des sociétés occidentales dans le domaine de la cybersécurité. Il y a les certifications que j'ai obtenues, mais aussi celles de plusieurs membres de mon équipe. En les additionnant, nous atteignons le niveau des grandes sociétés spécialisées.
Quel regard portez-vous sur le niveau actuel de préparation des entreprises et des administrations face aux cybermenaces ?
Peut mieux faire. Très clairement, nous pouvons faire mieux, dans les entreprises privées comme dans les administrations publiques.
Younoussa Sanfo espère former au moins 5000 personnes en cybersécurité d'ici dix ansQuels sont aujourd'hui les profils les plus recherchés dans les métiers de la cybersécurité en Afrique ?
Tous secteurs confondus, la cybersécurité figure parmi les cinq métiers les plus en vue et les plus prometteurs. Viennent ensuite les spécialistes de l'intelligence artificielle, de l'analyse prédictive et de plusieurs métiers liés à la gestion et à l'exploitation des données. Aujourd'hui, les pays sont évalués en fonction du nombre de spécialistes en cybersécurité qu'ils possèdent, et de leurs capacités à contenir les cybermenaces. Nous pouvons contribuer à réduire notre déficit dans ce domaine et à en être les leaders en Afrique de l'Ouest.
Car le monde entier manque de spécialistes, et le Burkina Faso accuse lui aussi un déficit important de compétences réelles. On voit beaucoup de CV affichant le titre d'expert en cybersécurité, mais c'est souvent très trompeur. Notre objectif est de former de véritables compétences. Et nous invitons ceux qui se présentent déjà comme experts à venir obtenir des certifications reconnues, qui confirmeront officiellement leur niveau.
Est-ce que vous avez l'impression que les jeunes Burkinabè s'intéressent de plus en plus à la cybersécurité ?
Oui, de plus en plus. Le principal blocage aujourd'hui, c'est l'accès aux certifications de pointe. C'est précisément pour cela que nous nous sommes battus : pour les rendre disponibles au Burkina Faso. Je pense que le lancement de nos formations va susciter beaucoup d'intérêt chez les jeunes, surtout que le gouvernement indique clairement son intention de booster le secteur des technologies émergentes. Cela passe par la formation de vraies compétences.
L'autre obstacle pourrait être le coût. Alors nous avons décidé de faire un effort considérable : le tout premier niveau, qui coûte normalement autour de 600 000 F CFA, nous le proposons à 125 000 F CFA, formation et certification comprises. C'est imbattable. La même formation en France, c'est environ 1 000 euros, soit près de 650 000 F CFA, sans compter le voyage.
Quel conseil donneriez-vous à un étudiant qui souhaiterait se lancer dans la cybersécurité ou l'investigation numérique ?
Venez ! Nous avons mis en place tout un parcours de progression. Une personne qui suit nos formations pendant une année complète peut atteindre un très bon niveau en cybersécurité, surtout si elle possède déjà deux années de formation en informatique. Quelqu'un qui a étudié le développement informatique, ou les réseaux, ou les bases de données devrait absolument ajouter la brique cybersécurité à son profil. C'est un appel que je lance à tous les informaticiens.
Mais il n'y a pas que les informaticiens ! Tous les travailleurs, tous ceux qui utilisent un téléphone ou des outils numériques, devraient suivre le premier niveau, le CSCU (Certified Secure Computer User). La formation dure 20 heures ; à l'issue, vous passez un examen et obtenez un certificat reconnu dans le monde entier. Pour 125 000 F CFA, formation et certification comprises.
Nous ouvrons également cette certification aux adolescents à partir de 14 ans, c'est-à-dire dès la classe de 3ᵉ. Que vous soyez élève, secrétaire, comptable, enseignant, mécanicien, gendarme, policier, militaire ou de tout autre métier, vous pouvez passer le CSCU. Vous y apprenez à protéger votre téléphone, à gérer votre présence sur les réseaux sociaux et tout votre environnement numérique. Vous comprendrez le contenu de toutes nos sensibilisations habituelles, mais avec une validation officielle qui atteste que vous maîtrisez ces notions.
Et croyez-moi : quand un candidat ajoute une certification CSCU à son dossier d'embauche, le regard des recruteurs change immédiatement. Les entreprises apprécient les personnes déjà sensibilisées aux enjeux de cybersécurité.
La certification de HorusLabs désormais Centre de formation agréé EC-CouncilOù voyez-vous HorusLabs dans dix ans ?
Dans dix ans, nous aimerions avoir formé au moins 5 000 jeunes en cybersécurité, et avoir formé des instructeurs un peu partout dans le pays : il faudrait qu'au moins chaque ville du Burkina Faso dispose d'un instructeur qualifié. Notre ambition, c'est aussi que chaque entreprise burkinabè, sans exception, même celle qui n'emploie que cinq personnes, dispose d'un spécialiste ou d'un ingénieur en cybersécurité.
Peut-on envisager à terme que le Burkina Faso devienne un pôle régional de formation en cybersécurité ?
Le Burkina Faso peut devenir un leader de la formation en cybersécurité. Il suffit que nous obtenions l'approbation et l'accompagnement des autorités. Nous pouvons commencer dès le 14 septembre et, grâce aux formations en ligne, le nombre de participants n'est pas un problème : mille personnes peuvent suivre simultanément une même formation et passer la même certification.
Nous pouvons organiser des sessions de 200, 300 personnes ou davantage. Certains examens comportent une partie pratique, pour laquelle les participants viennent dans notre laboratoire installer et configurer un serveur ou réaliser d'autres manipulations techniques. Mais cela ne concerne qu'une partie des certifications : la majorité des formations et des examens peuvent être suivis à distance.
Vous faites partie de ceux qui croient au potentiel de la jeunesse. Depuis le mois de juin, vous avez entamé une série de formations à l'endroit des enfants dans le domaine de la robotique et du codage, de l'intelligence artificielle et du pilotage de drone. Comment cela se passe-t-il sur le terrain ?
En réalité, cela fait déjà douze ans que nous formons non seulement des jeunes, mais aussi des enfants, dès l'âge de sept ans.
Actuellement, à l'Institut supérieur de Technologies (IST), nous proposons aux enfants une formation à l'intelligence artificielle. Nous leur apprenons à utiliser l'IA pour réviser leurs leçons, comprendre les notions mal assimilées en classe et approfondir leurs connaissances. Et nous insistons énormément sur l'utilisation responsable : pas de copier-coller, pas de triche aux examens et aux évaluations.
Cette approche, nous y croyons profondément, et les résultats parlent. Les enfants qui avaient dix ans il y a douze ans en ont aujourd'hui vingt-deux. Ils sont à l'université, et nous continuons à les suivre. Ils sont nombreux. La plupart poursuivent leurs études en Chine, au Japon, au Canada ou aux États-Unis, dans des spécialités comme la robotique ou la cybersécurité, des disciplines encore trop peu développées chez nous.
Certains reviennent même effectuer leurs stages chez nous. En ce moment, j'ai quatre stagiaires, dont deux ont suivi nos formations lorsqu'ils étaient enfants : l'un avait huit ans, l'autre onze ans quand ils ont commencé. Aujourd'hui, ils sont de retour, en stage dans notre laboratoire. Les formateurs sont pour la plupart des anciens pensionnaires de l'académie de création et d'éveil scientifique (ACES). C'est l'une de mes plus grandes fiertés.
La certification de l'expert Younoussa Sanfo qui fait de lui un instructeur sénior certifié EC-CouncilPour la session 2026, constatez-vous un engouement particulier ?
Oui, un véritable engouement, alors même que nous n'avons pas beaucoup communiqué. Et cela dépasse l'IST. Le lycée Martin Luther King de Ziniaré, l'une des meilleures écoles du Burkina Faso, qui affiche chaque année 100 % de réussite au BEPC et au baccalauréat depuis sa création, souhaite désormais intégrer nos formations dans son programme.
Notre équipe y dispense actuellement des formations pendant les vacances, et les salles sont pleines : une trentaine d'enfants suivent les cours de robotique actuellement à Ziniaré. Les enseignants que nous avons envoyés sur place sont pris en charge par l'établissement et y résident pendant toute la durée de la formation.
Quel type d'accompagnement attendez-vous de l'État ?
Honnêtement, la plus grande aide que nous pourrions recevoir viendrait de l'État. Nous souhaiterions que les autorités nous orientent davantage de jeunes à former, et que les entreprises nous envoient leurs informaticiens. L'avantage, c'est que toutes ces formations se suivent ici, au Burkina Faso : ceux qui manquent de temps peuvent suivre les cours en ligne et venir au laboratoire pour les travaux pratiques.
Je rêve de voir émerger des équipes spécialisées dans toutes les administrations stratégiques du pays. Mon rêve, c'est de créer une Red-Team au sein de la police, une autre dans l'armée, dans les douanes, dans les universités et dans les entreprises sensibles comme la SONABHY, la SONABEL ou la SOFITEX. Ces Red-Teams auraient pour mission de rechercher et d'exploiter les failles afin d'identifier les vulnérabilités des systèmes. Et à leurs côtés, il faudrait des Blue-Teams, chargées de corriger les failles détectées et de renforcer les dispositifs de protection. J'ai déjà fait ce type de formation d'unités spécialisées déjà dans plusieurs pays africains et au Burkina Faso, ça a donné une équipe très efficace qui s'appelle la BCLCC.
Un message de fin à l'endroit des jeunes qui sont fascinés par la technologie, les drones, l'intelligence artificielle ou la cybersécurité ?
Désormais, il existe un centre de formation au Burkina Faso. Nos portes sont ouvertes, venez nous voir. Ceux qui ne sont disponibles que les week-ends trouveront des sessions adaptées ; nous organiserons aussi des formations en soirée, à partir de 18 heures, pour les travailleurs.
Une personne en reconversion professionnelle peut acquérir des compétences en cybersécurité ou en investigation numérique. Un journaliste peut se former à l'investigation numérique. Un comptable aussi. Et sur l'intelligence artificielle, je ne parle pas de la simple utilisation quotidienne, mais d'une compréhension approfondie de son fonctionnement et de la capacité à influencer efficacement le comportement d'une IA.
Ce que je veux que vos lecteurs retiennent, c'est ceci : désormais, au Burkina Faso, tout le monde peut se faire former en cybersécurité, en intelligence artificielle et en investigations numériques, quel que soit son niveau, à partir de la classe de 3ᵉ, et obtenir des connaissances et un certificat reconnus dans le monde entier. Il n'y a plus de barrière. La porte est ouverte : il ne reste qu'à la franchir.
Entretien réalisé par Fredo Bassolé
Lefaso.net
Contacts utiles : Téléphones : 07 00 07 00 et 03 13 13 13
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Le ministère de la Transition digitale, des postes et des communications électroniques tient ce lundi 17 août 2026 une session extraordinaire de son Conseil d'administration du secteur ministériel (CASEM). La rencontre réunit autour du ministre Aminata Zerbo/Sabané, présidente du CASEM, les premiers responsables des structures centrales et rattachées du ministère. Elle va constituer un cadre de réflexion sur la contribution du département ministériel à la mise en œuvre du plan RELANCE adopté en janvier 2026.
Le CASEM extraordinaire du ministère de la Transition digitale qui se tient ce jour va permettre d'examiner le rapport d'exécution des activités du plan de travail annuel au 30 juin 2026 ; d'examiner et d'adopter la version révisée du plan de travail annuel 2026 et aussi de débattre de diverses problématiques stratégiques pour le secteur du numérique. La mise en œuvre du plan de travail annuel permet d'enregistrer plusieurs acquis au 30 juin 2026. En ce qui concerne le développement d'infrastructures de communications électroniques, on note à ce niveau l'inauguration des deux datacenters modulaires et la préparation du processus de migration des données et plateformes hébergées à l'extérieur ou dans des datacenters privés, la poursuite des travaux pour la couverture des 750 localités, la finalisation de l'architecture du nouveau réseau national souverain de l'administration.
Pour ce qui est de la transformation numérique, les acquis portent essentiellement sur la refonte totale du Système intégré de gestion des courriers et documents (SIGED) ; le lancement de plusieurs plateformes dont Burkina en marche, eDimaakia, eServices publics, ePetition citoyenne et le portail des régions ; la poursuite du déploiement des plateformes transversales de l'administration CIM et CIMEXT dans 32 structures publiques ainsi que la validation de la feuille de route de l'intelligence artificielle.
Pour la ministre Aminata Zerbo/Sabané, les résultats enregistrés sont le fruit d'un engagement collectif et d'une action menée en synergie.Au titre de l'extension et de la modernisation du réseau postal, les gros œuvres des deux "Zama Tchè" pilotes (maisons du citoyen) qui seront construits à Ouaga et à Kaya ont été lancés. Les études architecturales témoins des autres Zama Tchè à construire dans les zones rurales et urbaines ont aussi été menées. Un atelier a également été organisé sur la diffusion de la norme d'adressage postal.
Tout en félicitant ses collaborateurs pour les différents résultats enregistrés, Aminata Zerbo/Sabané a souligné qu'ils sont la résultante d'une synergie d'action. « Ces résultats dont nous pouvons légitimement être fiers sont avant tout le fruit de notre engagement, de notre persévérance et de notre capacité à agir collectivement. Ils témoignent de ce que nous sommes capables d'accomplir lorsque nous avançons unis autour d'une même ambition », a-t-elle laissé entendre.
Elle a invité les acteurs de l'écosystème du numérique à redoubler d'efforts dans le but de consolider les acquis tout en apportant des solutions novatrices face aux attentes grandissantes des populations et des acteurs économiques.
La contribution au Plan RELANCE au cœur des réflexions
Le thème retenu pour cette session extraordinaire du CASEM est « Contribution du secteur du numérique et des postes au plan RELANCE ». Il s'agit de mener la réflexion pour une contribution remarquable du secteur du numérique au Plan RELANCE sur la période 2026-2030. Moussa Badiel, directeur général des études et des statistiques sectorielles, qui a livré une communication sur la thématique, a laissé entendre que le secteur du numérique et des postes contribue à la mise en œuvre de trois piliers stratégiques du Plan RELANCE à travers trois programmes, cinq effets attendus, quinze indicateurs d'effets et 22 extrants.
Moussa Badiel, directeur général des études et des statistiques sectorielles, a présenté la contribution du secteur du numérique aux trois piliers stratégiques du plan RELANCE.Les trois programmes portent sur le renforcement de l'accès aux infrastructures numériques, l'amélioration de la qualité des services numériques et la modernisation des services postaux. En ce qui concerne le renforcement des infrastructures numériques, l'objectif est d'améliorer la couverture numérique du territoire à travers l'augmentation du taux de pénétration de l'internet à 94 % d'ici 2030 ; l'extension du réseau de fibre optique ; l'interconnexion des administrations publiques ; le renforcement des capacités nationales de stockage et de traitement des données.
Pour ce qui est du développement des services numériques sécurisés et de qualité, l'ambition affichée est de moderniser l'administration et les services publics. Cela par la dématérialisation des procédures administratives ; la généralisation de l'identifiant unique électronique ; l'amélioration de la satisfaction des usagers.
Photo de famille des participants à la session extraordinaire du CASEM du ministère de la Transition digitale, des postes et des télécommunicationsPour l'année 2026, les principales actions prévues sont la mise en place du système d'interopérabilité des bases de données ; l'enrôlement de plus de 7,4 millions de personnes dans le système d'identification unique ; la dématérialisation de 100 procédures administratives et le déploiement d'infrastructures numériques mutualisées.
Pour ce qui est de la modernisation des services postaux, il s'agit de les rendre plus accessibles et plus performants sur l'ensemble du territoire. Les objectifs à l'horizon 2030 comprennent un taux de couverture géographique des agences postales de 42,7 % ; 295 points de contact postaux fonctionnels et une croissance annuelle minimale de 6 % des comptes financiers postaux.
Armelle Ouédraogo
Dalilha Ky (stagiaire)
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